Archive pour communiqué UJFP

Illusion démocratique: La Macronie choisit le lobby sioniste contre le cause palestinienne (UJFP)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 25 février 2019 by Résistance 71

 

Macron choisit le lobby sioniste américain et israélien contre la cause palestinienne

 

Coordination Nationale de l’UJFP

 

21 février 2019

 

url de l’article: http://www.ujfp.org/spip.php?article6954&lang=fr

 

Ménageant ses effets, le président de la République avait publiquement refusé la veille une loi spécifique contre l’antisionisme, inutile selon lui, et pour cause ! Cela fait des mois que le lobbying pro-israélien s’échine à faire adopter par tous les pays européens une définition de l’antisémitisme concoctée par lui [1], au sein d’un organisme européen l’IHRA qui inclut l’antisionisme dans les exemples qu’elle fournit.

L’IHRA a par ailleurs refusé de voter ces exemples qui évoquent des manifestations d’antisémitisme pouvant inclure : 

  •  « le fait de prendre pour cible l’État d’Israël, conçu comme une collectivité juive ». 
  • « Accuser les citoyens juifs d’être plus loyaux à l’égard d’Israël (…) qu’aux intérêts de leur propre nation » 
  • « Nier au peuple juif le droit à l’autodétermination, en prétendant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est une entreprise raciste. » 
  • « Faire preuve d’un double standard en exigeant de l’État d’Israël un comportement qui n’est attendu ni requis d’aucun autre pays démocratique. »

L’utilisation stricte de ces exemples pourrait donc interdire de critiquer les officines sionistes en France qui travaillent à plein temps au service de la propagande du gouvernement israélien, quelles qu’en soient les conséquences sur la société française. Les nombreuses lois discriminantes adoptées en Israël ne pourraient donc plus être critiquées, pas plus que le comportement de cet État sauf à pouvoir démontrer qu’on le critique exactement de la même manière que tout autre pays démocratique..!

Il faut rappeler l’origine de tout ce processus. Au tournant du millénaire et de l’échec des accords d’Oslo, se met en place ce qui s’est appelé la “grande stratégie vers l’UE” pour maintenir la colonisation israélienne, et contrecarrer la pression pour une solution à deux États. Cette stratégie a été discutée par des think tanks israéliens, des sionistes de droite étatsuniens et des organisations proches du Likoud au Jerusalem Center for Public Affairs (JCPA) et partiellement publié dans Jewish Political Studies Review.

Depuis 2004, ses principales recommandations ont été utilisées et appliquées par tout le lobby sioniste de droite étatsunien et israélien :

  • délégitimer critiques et décisions – sur le terrain du droit international, de l’antisionisme, des principes éthiques ou de solidarité avec le peuple palestinien – contre l’État d’Israël, en définissant ces critiques ou actions comme des manifestations antisémites 
  •  en faisant pression sur les organisations internationales, les gouvernements et l’UE pour qu’ils combattent l’antisémitisme sur la base de cette “définition étendue » .

C’est une grande première dans l’histoire de la démocratie française que cette police de la pensée qui s’installe, assortie d’une répression que l’on voit à l’œuvre toutes les semaines contre le mouvement populaire des Gilets Jaunes.

Une période qui évoque plutôt la Restauration, et ses lois de censure.

Le président Macron n’avait pas besoin d’autres prétextes pour imposer cette définition, car il faut bien reconnaître que le calendrier s’est idéalement conformé à ses vœux. Cette décision vise aussi le mouvement BDS de Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international. Rappelons que la Haute représentante de l’UE Mme F. Mogherini avait pris une position claire contre sa criminalisation au nom de la liberté d’expression [2].

Le gouvernement français abandonne le peuple palestinien aux mains de son bourreau, et ignore la colère de toutes celles et ceux qui en France considèrent légitime la cause palestinienne et sont prêts à la défendre contre la loi du plus fort. Une colère qui ne manquera pas de s’ajouter ou de se confondre avec le ressentiment de la France périphérique des Gilets Jaunes méprisée par le pouvoir, ainsi que de la France racisée et discriminée des quartiers. Cette décision qui rallie malgré eux les Juifs du côté des élites et du pouvoir qui soi-disant les « protège » est lourde de menaces : on peut s’attendre à une augmentation programmée des actes antisémites. Car comme chacun sait, dans toutes les cours de récréation du monde, le chouchou de la maîtresse est détesté et persécuté…

[1] https://www.jforum.fr/lhistoire-de-la-definition-de-lantisemitisme.html l’American Jewish Committee revendique aussi la paternité de cette définition augmentée.

[2] https://www.bdsfrance.org/la-haute-representante-de-lue-federica-mogherini-affirme-le-droit-au-bds/

 

Communiqué de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et des juifs antisionistes

Posted in actualité, colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 21 février 2019 by Résistance 71

« Le lobby juif américain l’AIPAC n’est pas non plus réticent au sujet de son agenda, de ses pratiques et de ses succès. L’AIPAC, le CFI au Royaume-Uni et le CRIF en France opèrent ouvertement et se vantent très souvent de leurs succès.
Nous nous sommes accoutumés à voir nos leaders démocratiquement élus faire la queue sans honte pour s’agenouiller devant leurs maîtres-payeurs. Les néo-conservateurs n’ont jamais fait tentative de masquer leurs étroites affiliations sionistes… Mais bien qu’elles soient omniprésentes, ces entités de l’AIPAC, CFI, CRIF, ADL etc ne sont que des symptômes du pouvoir juif. Le véritable pouvoir juif réside en fait dans le pouvoir, la capacité de réduire au silence toute critique du pouvoir juif. »

~ Gilad Atzmon, 2017 ~

Halte à l’amalgame ! Une position antisioniste est une position POLITIQUE. Y a t’il des anti-sionistes antisémites ? Probablement, ne nous voilons pas la face, mais comme les poissons volants « ils ne constituent pas la majorité du genre » dans ce domaine… Nous sommes ici dans le cas par cas et il est HORS DE QUESTION d’accepter tout amalgame. Quand on pond une loi, c’est ce qu’on fait: de l’amalgame en l’occurence ciblé et biaisé en faveur d’un intérêt particulier, mais doit-on encore prouver que l’État n’est que ça: le perpétuation et la protection des intérêts du plus petit nombre… L’État n’est bon qu’à réprimer, en général à sens unique.
Prenez la citation ci-dessus: Gilad Atzmon, grand artiste israélien, né en Israël dans une famille sioniste, lui-même longtemps sioniste, puis réflexion, révélation, exil au Royaume-Uni et devenu grande voix anti-sioniste s’il en est une. Qui accuserait Atzmon d’antisémitisme ? Il en va de même avec les grands critiques juifs du sionisme, les Schlomo Sand, Illan Pappe, Norman Finkelstein, Uri Avreny et bien d’autres.
Gilets Jaunes ! Ne nous laissons pas embarquer dans cette manipulation qui ne vise qu’à enterrer le mouvement. Si des propos racistes sont tenus, les auteurs en subiront les conséquences d’une manière ou d’une autre, mais refusons la grande salade de l’amalgame qui ne vise qu’à enterrer et étouffer toute critique.

Merci à l’UJFP d’avoir publié ce communiqué ci-dessous… A lire et diffuser sans aucune modération !

~ Résistance 71 ~

 

Nous sommes juifs et nous sommes antisionistes

 

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

18 février 2019

 

url de l’article: https://www.ujfp.org/spip.php?article6938&lang=fr

 

Nous sommes juifs, héritiers d’une longue période où la grande majorité des Juifs ont estimé que leur émancipation comme minorité opprimée, passait par l’émancipation de toute l’humanité.

Nous sommes antisionistes parce que nous refusons la séparation des Juifs du reste de l’humanité.

Nous sommes antisionistes parce la Nakba, le nettoyage ethnique prémédité de la majorité des Palestiniens en 1948-49 est un crime qu’il faut réparer.

Nous sommes antisionistes parce que nous sommes anticolonialistes.

Nous sommes antisionistes par ce que nous sommes antiracistes et parce que nous refusons l’apartheid qui vient d’être officialisé en Israël.

Nous sommes antisionistes parce que nous défendons partout le « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».

Au moment où ceux qui défendent inconditionnellement la politique israélienne malgré l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza, les enfants arrêtés, les emprisonnements massifs, la torture officialisée dans la loi …

préparent une loi liberticide assimilant l’antisémitisme qui est notre histoire intime à l’antisionisme,

Nous ne nous tairons pas.

La Coordination nationale de l’UJFP, le 18 février 2019