Archive pour commune et société des sociétés

Au 1984 du larbin rothschildien Macron, répondons par la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !!

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 13 juillet 2021 by Résistance 71

 

 

communarde
1871-2021 Vive la Commune Universelle !

 

Résistance 71

 

13 juillet 2021

 

Enfin le pouvoir usurpateur met bas le masque ! Les nazillons de service au service de la dictature marchande se montrent tels qu’ils sont et le peuple trahi pour la énième fois par les larbins pathétiques et criminels à qui il délègue son pouvoir depuis des siècles n’a plus de raison de mettre de gants avec la pourriture qui nous gouverne de l’extrême gauche à l’extrême droite de cette pitrerie étatique, 1000 fois vendue et rachetée par le capital qui la subjugue.
Nous le disons depuis début 2020 : la falsification et l’escroquerie de cette « pandémie COVID » ne sert qu’à mettre en place les rouages de la dictature technotronique. Ceci est une guerre biologique contre l’humanité, jusqu’à quand les laisserons-nous faire ? Quand assez est-il assez ?

Il n’y a pas de solutions au sein du système et ne saurait y en avoir !

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat ! Tout le reste n’est que pisser dans un violon !
L’heure est venue de reprendre la barre du bateau ivre…

Vive la Commune de notre humanité enfin réalisée !

 

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La véritable réinitialisation : Refonte de la société à la racine sur la base de l’action directe hors État et hors marchandise

Posted in actualité, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 25 juin 2021 by Résistance 71

GustaveLefrançais
Gustave Lefrançais (1826-1901)

Les vrais crimes de la Commune devant la bourgeoisie

Gustave Lefrançais

“Souvenirs d’un révolutionnaire, de juin 1848 à la Commune”

Source :
http://guerredeclasse.fr/2021/06/20/la-commune-a-demontre-que-le-proletariat-pouvait-se-passer-de-vous/

Les vrais « crimes » de la Commune, ô bourgeois de tous poils et de toutes couleurs : monarchistes, bonapartistes et vous aussi républicains roses ou même écarlates ; les vrais crimes de la Commune, qu’à son honneur vous ne lui pardonnerez jamais ni les uns ni les autres, je vais vous les énumérer. 

La Commune, c’est le parti de ceux qui avaient d’abord protesté contre la guerre en juillet 1870, mais qui, voyant l’honneur et l’intégrité de la France compromises par votre lâcheté sous l’Empire, ont tenté l’impossible pour que l’envahisseur fût repoussé hors des frontières, alors que vous ne songiez qu’à lui livrer Paris pour reprendre au plus vite votre existence de tripoteurs et de jouisseurs. 

La Commune, pendant six mois a mis en échec votre œuvre de trahison. 

Jamais, jamais vous ne le lui pardonnerez. 

La Commune a démontré que le prolétariat était préparé à s’administrer lui-même et pouvait se passer de vous, alors que vous vous prétendiez seuls capables de « mener les affaires ». 

La réorganisation immédiate des services publics, que vous aviez abandonnés, en est la preuve évidente. 

Jamais vous ne le lui pardonnerez. 

La Commune a tenté de substituer l’action directe et le contrôle incessant des citoyens à vos gouvernements, tous basés sur la « raison d’État », derrière laquelle s’abritent vos pilleries et vos infamies gouvernementales de toutes sortes. 

Son triomphe menaçait de ruiner à jamais vos déprédations, vos brigandages légaux, vos incessants dénis de justice. 

Jamais, non jamais, vous ne le lui pardonnerez. 

Vous, moins que tous autres encore, républicains modérés, radicaux et même intransigeants ; car, à l’instar des bonapartistes – vos cousins germains – vous n’aspirez au pouvoir que pour en récolter les monstrueux bénéfices. 

Vous ne pardonnerez jamais à la Commune d’avoir pour longtemps, et peut-être pour toujours, compromis vos avides espérances, votre seul programme à vous, qui nous reprochez de n’en avoir pas eu. 

Voilà les vrais, les seuls motifs de vos calomnies à tous; de votre haine unanime et implacable contre les vaincus de mai 1871, qui, à leur tour, ne pourront jamais trop vous cracher à la face le mépris et le dégoût que vous leur inspirez.

Gustave Lefrançais, Souvenirs d’un révolutionnaire, De juin 1848 à la Commune

Le 19 juillet 1870, l’Empire français déclara la guerre au royaume de Prusse. La section parisienne de l’Internationale avait dénoncé cette guerre : “Une fois encore, sous prétexte d’équilibre européen, d’honneur national, des ambitions politiques menacent la paix du monde. Travailleurs français, allemands, espagnols, que nos voix s’unissent dans un cri de réprobation contre la guerre ! […] La guerre […] ne peut être aux yeux des travailleurs qu’une criminelle absurdité.” (Manifeste de la section parisienne de l’Association internationale des travailleurs publié dans Le Réveil, le 12 juillet 1870) 

La Commune de Paris a duré 72 jours, du soulèvement du 18 mars 1871 aux derniers combats au cimetière du Père-Lachaise le 28 mai. Mais le 18 mars ne fut pas un éclair soudain dans un ciel serein. Deux soulèvements avaient précédemment échoué le 31 octobre 1870 et le 22 janvier 1871, contre la politique capitularde du gouvernement républicain de “Défense” nationale et pour la proclamation de la Commune. Après la répression du 22 janvier, le gouvernement eut les mains libres pour signer la capitulation de Paris. Les négociations entamées dès le 23 par Jules Favre avec les Allemands aboutirent à la signature de l’armistice le 26 janvier qui entra en vigueur deux jours plus tard. La guerre franco-allemande était terminée.

La victoire des insurgés le 31 octobre “aurait changé complètement la nature de la guerre. Elle serait devenue la guerre de la France républicaine, hissant l’étendard de la révolution sociale du XIXe siècle contre la Prusse, porte-drapeau de la conquête et de la contre-révolution.” (Marx, Première ébauche de la Guerre civile en France)

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Commune_1871-2021
… de notre humanité enfin réalisée

Recadrage

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 juin 2021 by Résistance 71

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Mission : Réhabilitation des chauve-souris…

Recadrage

Résistance  71

23 juin 2021

L’évolution de la “crise sanitaire” liée à la maladie induite par le virus de laboratoire SRAS-CoV-2 nous a amené ces derniers temps à relayer un bon nombre d’informations aidant à comprendre non seulement la supercherie et la fabrication, la planification de cette crise par l’oligarchie, mais aussi son niveau de criminalité en tant qu’”expérience” génétique planétaire au moyen des injections chimériques “vendues” au public comme “vaccins anti-COVID19”.

Dès mars 2020, nous avions traduit et relayé l’information documentée que ce virus du SRAS-CoV-2 a de fait été fabriqué dans le laboratoire de l’université de Caroline du Nord aux Etats-Unis entre 2006 et 2015, puis récupéré par le Pentagone pour en faire une arme biologique dans ses labos militaires. Ceci n’exclut en rien que d’autres labos aient pu travailler de concert ou indépendamment sur ce même virus initialement issus des chauve-souris, comme cela a été suggéré par ailleurs. Nous avons créé par la suite sur le blog une page au libellé sans équivoque : “Coronavirus, guerre contre l’humanité”, que nous mettons à jour régulièrement au fil de nos traductions et publications.

Depuis plus d’un an, nous faisons partie de ceux qui dénoncent sans relâche cette infamie planétaire eugéniste qu’est cette “pandémie” fabriquée de toute pièce pour générer la peur du public et son acceptation des moyens de contrôle dictatoriaux mis en place, moyens qui culminent depuis quelques mois avec une campagne de pseudo-vaccination planétaire avec une substance transgénique toxique injectable qui a non seulement déjà occasionné des dizaines de milliers de mort dans le monde, mais en a handicapé des centaines de milliers d’autres et certainement bien plus à venir. Le but final de l’opération est cette “Grande Réinitialisation” prônée par le Forum Economique Mondial, structure exécutrice du décisionnaire oligarchique planétaire, un Nouvel Ordre Mondial revampé sauce fin du capitalisme.

Si l’info vitale fut mise sous le boisseau très vite durant la crise grâce à la complicité des merdias qui, sur ordre, censurèrent l’information sur l’origine du virus, les traitements simples et efficaces existant, et les véritables chiffres bien en-deça de ce qui fut annoncé, et entretinrent la peur du public en complète coordination avec les instances étatico-capiltalistes en place et firent une propagande éhontée de l’agenda, du “remède miracle” que serait le “vaccin”, permettant d’empoisonner des centaines de millions de personnes à court, moyen et long termes tout en permettant à Big Pharma de s’en foutre une fois de plus plein les poches au passage ; l’info a fini par émerger via le canal des médias alternatifs pour atteindre aujourd’hui un niveau de diffusion tel, qu’il n’est plus possible pour les criminels aux manettes de l’étouffer, ce qui les amène à entrer en mode de “contrôle des dégâts” et du “sauve qui peut”.

L’acharnement sans précédent dont est victime le peuple de France au sein de cette crise, n’a de raison que la velléité oligarchique transnationale de briser ce “Gaulois Réfractaire”, communard dans l’âme, pour mieux faire passer la pilule dictatoriale au vieux continent. Mais une fois de plus, pas à pas, le Communard qui sommeille en chacun de nous, gens du peuple, s’éveille et commence à réaliser l’ampleur de la supercherie dont il a été et est toujours la victime. Sanction immédiate anti-système : 68% d’abstention des inscrits aux dernières élections régionales, c’est à dire pas loin de 80% de la population en âge de déléguer son pouvoir aux criminels patentés et institutionnalisés, avec une moyenne de 85% d’abstention dans la tranche d’âge 18-34 ans, superbe jeune génération qui commence à rejeter en masse la falsification “républicaine” et “démocratique” de la dictature marchande en mouvement. Ces chiffres sont rassurants et montrent aussi que la peur est en train de changer de camp, les larbins privilégiés font dans leur froc et savent maintenant que la fin est proche. L’Illusion démocratique n’agit plus, le charme est rompu, le ressort est cassé et c’est tant mieux, il est plus que grand temps ajouterions-nous. Nous devons donc concrétiser l’avancée des consciences vers une reprise en main du pouvoir, c’est à dire de la capacité de décider et de mettre en œuvre la construction et le développement de notre société selon le seul critère juste et valide, celui de la satisfaction du bien commun, du bien-être de tous dans une société harmonieusement connectée avec la Nature et ses lois fondamentales, dont celle du “plus fort” érigée en dogme incontournable depuis des siècles, ne fait évidemment pas partie. Qui mieux que nous-mêmes peut y parvenir ?…

Pour ce faire, nous devons individuellement d’abord puis par rayonnement collectif, comprendre qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir, tant celui-ci ne peut perdurer que sur la base de la division, de la supercherie, du mensonge et de la falsification à outrance et artificiellement induits. A partir de là nous devons analyser critiquement notre réalité afin de pouvoir agir sur elle et la changer radicalement, c’est à dire en retournant à la racine des choses, qui est la seule question du pouvoir.

Nous devons donc opérer un recadrage de notre réflexion et de notre action, qui toutes deux doivent provenir d’une pensée et analyse critiques de notre réalité politico-sociale et mener à une action directe individuelle et collective tout aussi critique et décisive pour que triomphe enfin le bien commun dans son écrin de la société des sociétés.

Tout part de l’individu, de sa volonté de dire NON ! de penser et d’interagir avec ses semblables, s’unifiant pour ignorer la supercherie ambiante et agissant ensemble pour cette transformation décisive de la société en une entité organique symbiotique viable et durable, utilisant la complémentarité de notre diversité comme ciment social.

Pour l’heure, nous avons donc décidé de recadrer notre action et de retourner à notre fonction pédagogique initiale, celle de mettre à la disposition du plus grand nombre possible, quelques outils de réflexion critique politique et sociale permettant d’ouvrir quelques portes vers notre humanité enfin réalisée, bref, nous retournons aux fondamentaux. Nous ne relaierons dorénavant que des infos vraiment décisives sur la situation de la pandémie COVID fabriquée et nous recentrerons nos publications sur la compréhension critique de notre monde afin que les solutions hors système étatique et marchand puissent pas à pas émerger et être embrasser par le plus grand nombre agissant.

Ce n’est pas d’un “vaccin” dont nous avons besoin contre ce monde toxique en tout point, mais d’un antidote… et tout comme l’hydroxychloroquine… Il existe !

Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

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Un avant goût ci-dessous et toujours plus à venir :

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Commune_1871-2021
… de notre humanité enfin réalisée !

1871-2021 : 150 ans de la Commune. Les manifestations de la Commune en province d’août 1870 à mai 1871

Posted in actualité, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 12 avril 2021 by Résistance 71

Commune_1871-2021

La Commune, ses manifestations en province d’août 1870 à mai 1871

Article publié originellement en 1977

Source:
https://www.commune1871.org/la-commune-de-paris/histoire-de-la-commune/chronologie-de-la-commune-a-paris-et-province/441-chronologie-des-evenements-en-province

Août 1870

8. Manifestation au Creusot.

7-9. Marseille, des milliers de manifestants avec Gaston Crémieux, Rouvier, Naquet s’emparent de l’hôtel de ville.

13. Lyon, le notaire Lentillon proclame la déchéance de l’Empire. Emeute écrasée.

23-24 Manifestation à Arquian (Nièvre].

Septembre 1870

4. A Lyon, à Marseille, la République est proclamée, avec installation de comités de salut public. Le drapeau rouge apparaît à Foix, Varilhes, Pamiers (Ariège), à Nantes, à Rennes, à Avignon. A Grenoble, la foule oblige le maire à démissionner.

5. Marseille arbore le drapeau rouge, création d’une commission départementale et d’une garde civile.

A Grenoble, expulsion du conseil municipal.

A Bordeaux, formation d’une commission municipale provisoire.

6. A Grenoble, création d’une commission municipale provisoire.

A Lyon, arrivée de Challemel-Lacour.

7. A Marseille, arrivée d’Esquiros.

13. Bakounine quitte Locarno pour Lyon.

15. Lyon, élections municipales. Le Comité de salut public se transforme en un Comité central fédératif qui demeure auprès du conseil municipal élu.

18. Marseille, formation de la Ligue du Midi pour la défense de la République.

20. A Saint-Étienne, les Internationaux forment un comité central républicain.

22-24. A Rouen, formation par les Internationaux d’un comité de vigilance.

24. A Nîmes, réunion des délégués départementaux de la Ligue du Midi.

28. Emeute à Lyon, dispersée par la Garde nationale.

Octobre 1870

1-3. A Marseille, constitution définitive de la Ligue du Midi.

7. Garibaldi acclamé à Marseille.

16. A Marseille, Esquiros est révoqué par Gambetta.

17-19 Marseille, manifestation en faveur d’Esquiros et contre Dufraisse, désigné par la délégation de Tours.

Lille, manifestation organisée par un comité républicain socialiste.

25. A Toulouse, déclaration de principes de la Ligue du Sud-Ouest.

27. Bazaine capitule à Metz.

29. A Lyon, formation d’une commission départementale.

A Grenoble, manifestation contre le commandant militaire Du Barral.

30. A Grenoble, manifestation à la nouvelle de la capitulation de Metz.

31. Manifestations à Nîmes, Toulouse, Grenoble, Saint-Etienne.

Novembre 1870

1. Réunion publique à Rouen.

A Marseille, à l’appel de Cluseret, Bastelica, proclamation de la Commune.

2. Marseille, heurts entre gardes civiques et gardes nationaux. Arrivée de Gent, commissaire extraordinaire de Gambetta.

3. Toulouse, le préfet Duportal, ancien déporté de 1848, révoque tous les magistrats qui ont, pendant l’Empire, siégé dans les « commissions mixtes  » .

3-4. Lyon, échec d’une insurrection conduite par le Comité central fédératif.

6. Bordeaux, projet de proclamation d’une Commune.

Lyon. Challemel-Lacour dissout le Comité central fédératif et arrête 32 de ses membres. Challemel-Lacour sera ministre de Jules Ferry et président du Sénat.

7. A Marseille, les gardes civiques, chassés de la préfecture, sont fondus dans la Garde nationale.

13. Marseille, élections municipales (les révolutionnaires sont battus).

Décembre 1870

5. Rouen, échec d’une tentative insurrectionnelle pour s’emparer de l’hôtel de ville.

6. Bordeaux, mutineries dans la Garde nationale.

10. À Lyon, dissolution des Chantiers nationaux.

19. Nuits-Saint-Georges, les deux légions de volontaires lyonnais sont écrasées.

20. Lyon, émeute.

23. Agitation à Saint-Étienne.

25-31. Tumultes à Lyon.

28. Dissolution officielle de la Ligue du Midi.

Janvier 1871

1. Bordeaux, manifestation de la Garde nationale.

Limoges, début de la grève des ouvriers porcelainiers.

9. Marseille, Esquiros quitte la ville.

28. Conclusion de l’armistice.

29. Bordeaux, manifestation contre l’armistice.

Marseille, le préfet des Bouches-du-Rhône écrit à Jules Favre : « Je n’obéis pas au capitule de Bismarck  ».

30. Lyon, démission du préfet du Rhône Challemel-Lacour.

31. Gent, préfet des Bouches-du-Rhône, refuse de publier le décret annonçant les élections législatives.

Février 1871

3. Lyon, désordres.

6. Bordeaux, démission de Gambetta.

Marseille, démission de Gent.

8. Elections à l’Assemblée nationale.

11. Le Comité central républicain des vingt arrondissements de Paris décide l’envoi de délégués en province, parmi lesquels Albert Leblanc, membre de l’Internationale.

12. Réunion de l’Assemblée nationale à Bordeaux.

17. Thiers désigné comme chef du pouvoir exécutif de la République française.

21. Agitation à Saint-Étienne.

26. Préliminaires de paix conclus à Versailles.

Agitation à Saint-Étienne.

Mars 1871

3. Lyon, en signe de deuil, pour trois jours, le drapeau noir remplace le drapeau rouge sur la mairie.

8-9. Grève à Roubaix.

10. Le drapeau rouge est planté à La Charité-sur-Loire.

12. A Epinac, les mineurs arborent un drapeau tricolore sur un arbre de la liberté.

13. A Epinac, les mineurs en grève.

22. Mouvement insurrectionnel à Marseille.

23. Proclamation de la Commune à Lyon et à Marseille.

24. Manifestation à Nîmes.

Proclamation de la Commune à Narbonne.

A Toulouse, les officiers de la Garde nationale se prononcent pour la Commune. Mais l’ordre est rétabli rapidement.

25. A Saint-Etienne, l’hôtel de ville est envahi.

Manifestations à Tarbes et Chalon.

26. A Auch, manifestation.

A Saint-Etienne, le préfet, M. de l’Espée, est tué.

Proclamation de la Commune au Creusot.

27. Commune de Perpignan.

Des troupes venues de Lyon arrivent à Saint-Etienne.

Landeck et May, délégués du comité central de la Garde nationale, arrivent à Marseille accompagnés d’Amouroux, membre de la Commune.

28. A Saint-Etienne, les insurgés doivent quitter l’hôtel de ville et un hobereau local, Vital de La Rochetaillée, enlève le drapeau rouge.

L’ordre est rétabli au Creusot.

30. La Garde nationale de Marseille reste neutre dans le conflit armé.

31. L’armée donne l’assaut à la Commune de Narbonne.

Crémieux dissout le conseil municipal de Marseille et convoque les électeurs.

Avril 1871

3. « La Tribune de Bordeaux » lance l’idée d’un congrès des villes républicaines.

4. Troubles à Limoges. Le général Espivent de Villeboisnet donne l’assaut à la Commune de Marseille.

5. Au Havre, le club Bernardin-de-Saint-Pierre se prononce pour la Commune.

Manifestation à Vierzon.

9. Manifestation de chômeurs à Laval. Manifestation d’ouvriers à Auxerre.

10. Montereau, émeute en faveur de la Commune.

Mouvement insurrectionnel à La Charité-sur-Loire.

11. Manifestation à Boulogne-sur-Mer, à Compiègne, à Annonay (Ardè¬che).

11-13 Périgueux, manifestations. Les gardes nationaux et les cheminots résistent pendant deux jours aux forces de l’ordre.

12-15. Nouvelles manifestations à Boulogne.

14. Rouen, Internationaux et radicaux décident d’aller soutenir la Commune les armes à la main.

15. Manifestation à Auxerre.

15-18. Mouvement insurrectionnel à Cosne (Nièvre) et à Saint-Amand (Cher).

16. Manifestations à Pouilly, Castres, Annecy, Grenoble.

17. Manifestation à Bordeaux.

Tentative de Commune à Voiron, Tullins, Saint-Marcellin.

18-19. Le drapeau rouge est aboré à Neuvy (Nièvre).

19. Déclaration de la Commune au peuple français. (voir l’affiche)

Manifestations plus ou moins importantes à Bayonne, Fleury-sur-Loire, Arquian, Saint-Amand-en-Puisaye, Clamecy, Gien.

21. Grève et manifestation à Moreuil (Somme). Intervention des troupes prussiennes.

Tulle arbore le drapeau rouge.

25. Manifestations à Montlucon et à La Palisse ..

La ville de Bordeaux lance des invitations pour un congrès des municipalités.

27. Castres, échec d’une manifestation.

28. Manifestation au Havre.

La Commune de Paris lance sa proclamation «  Au peuple des campagnes  ».

30. Premier tour des élections municipales.

Manifestations à Sarlat, Agen, Vallières (Creuse), Nice, Carpentras, Maurs (Cantal), Reims.

Tentative d’insurrection au faubourg de la Guillotière, à Lyon.

Thiers (Puy-de-Dôme), occupation de l’hôtel de ville.

Mai 1871

1. Un drapeau rouge flotte au fronton du théâtre de Montargis.

3. Opposition au départ des trains de canons pour Versailles à Foix et à Varilhes (Ariège).

7-8. Mouvement insurrectionnel à Montereau.

8-9. Drapeau rouge à Vierzon.

12-15. Des envoyés de la Commune de Paris essayent de soulever la Nièvre.

14. A Lille, manifestation anti-versaillaise de soldats du 75e de ligne.

14. Lyon, congrès « privé » des conseillers municipaux de la vallée du Rhône.

17-24. Anzin, grève des mineurs.

17. Emeute paysanne à Parthenay (Deux-Sèvres).

17-18. Moulins, congrès des journalistes radicaux.

19. Sablé (Sarthe), troubles sur le marché.

20. Les délégués du congrès de Lyon sont reçus à Versailles et à Paris.

21. Saint-Pierre-des-Corps, agitation parmi les troupes que l’on envoie sur Paris.

22. A Blois, manifestations de ces mêmes troupes.

A Tours, tentatives pour empêcher les soldats d’aller à Versailles.

Troubles à Romans, à Albi.

22-30. Troubles à Pamiers. Ils du¬rent pendant neuf jours. Il faut l’intervention de la troupe.

24. Nouvelle émeute paysanne à Parthenay.

Manifestation à Vienne. Troubles à Voiron.

En dehors des lieux cités dans la chronologie qui précède, voici, classées par département, les agglomérations où on enregistre des témoignages de sympathie pour la Commune :

Allier : Montluçon ; Alpes-de-Provence : Digne, Manosque, Oraison, Riez, Valensole ; Ardennes : Nouzon ; Ariège : Lavelanet ; Aude : Carcassonne ; Bouches-du-Rhône : Aix ; Calvados : Bayeux ; Charentes-Maritimes : Rochefort ; Cher : Bourges, Néronde ; Corrèze : Ussel ; Creuse : Aubusson, Bourganeuf ; Doubs : Besancon Montbéliard ; Ille-et-Vilaine : Renne ; Indre : Issoudun ; Isère : Voiron ; Haute-Loire : Le Puy ; Loiret : Dordives, Gien, Nogent-sur-Vernisson ; Mayenne : Laval ; Meurthe-et-Moselle : Nancy ; Morbihan : Hennebont ; Nièvre : Fourchambault, Guérigny ; Nord : Saint-Soupplets, Templeuve, Valencienne ; Oise : Creil, Senlis ; Orne : Argentan ; Pas-de-Calais : Calais, Montreuil ; Pyrénées-Atlantiques : Pau ; Hautes-Pyrénées : Tarbes ; Pyrénées-Orientales : Céret ; Saône-et-Loire : Cluny, Mâcon ; Sarthe : Pontvallain ; Seine-et-Marne :

Château-Landon, Coulommiers, Nemours, Souppes ; Somme : Amiens ; Tarn : Mazamée ; Var : Brignoles, Cuers, Draguignan, Le Lude ; Vaucluse : Avignon, Pernes, Saint-Didier ; Sarrians, Veilleron ; Yonne : Tonnerre, Dixmont.

Evidemment les témoignages en faveur de la Commune ont des dimensions bien différentes. Dans quelques villes, il y a eu des Communes. Ailleurs il s’agit de manifestations ou d’attroupements. Ici on arbore le drapeau rouge. Là on s’efforce d’empêcher les soldats de partir pour Versailles. Dans certaines agglomérations à dominance ouvrière, les revendications se mêlent à la solidarité en faveur des Communards de Paris. Quoi qu’il en soit, la Commune a été moins isolée qu’on ne le dit. Nous avons cité bien des noms de lieux. Nous souhaitons pouvoir la compléter grâce aux recherches de nos lecteurs. Les manifestations en province ne sont pas seulement des manifestations de solidarité envers Paris. Elles ont leur caractère propre. On a pu parler avec raison d’un communalisme provincial. Il est marqué par une profonde tradition républicaine (souvent plus républicaine que socialiste). Ce n’est pas par hasard que réapparaissent dans cette chronologie des départements dont en 1851 les habitants (paysans, artisans, petits bourgeois) s’étaient fait remarquer par leur hostilité au coup d’Etat.

Toutefois, il ne convient pas de s’en tenir à la filiation républicaine. On constate aussi que, comme l’a écrit Maurice Moissonnier, « les Mouvements les plus importants ont bien lieu là où l’Internationale bénéficie d’une implantation réelle et là où l’action gréviste des années 1869-1870 a laissé des traces en aguerrissant et en éduquant les travailleurs ».

Jean Bruhat

vivelacommune

1871-2021 : 150 ans de la Commune… La déclaration de la Commune de l’Algérie du 28 mars 1871

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Déclaration de la Commune de l’Algérie

28 mars 1871

Citoyens,

Les délégués de l’Algérie déclarent au nom de tous leurs commettants, adhérer de façon la plus absolue à la Commune de Paris.

L’Algérie toute entière revendique les libertés communales.

Opprimés pendant quarante années par la double concentration de l’armée et de l’administration, la colonie a compris depuis longtemps que l’affranchissement complet de la Commune est le seul moyen pour elle d’arriver à la liberté et à la prospérité.

Lettre du délégué de la Commune aux relations extérieures aux grandes villes de France

Avril 1871

Grandes villes !

Le temps n’est plus aux manifestes ; le temps est aux actes ce que la parole est aux canons.

Assez de sympathies, vous avez des fusils et des munitions, debout les grandes villes de France !

Paris vous regarde, Paris attend que votre cercle se serre autour des lâches bombardeurs et les empêche de d’échapper au châtiment qu’il leur réserve.

Paris fera son devoir et le fera jusqu’au bout. Mais n’oubliez pas Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nantes, Bordeaux et les autres, si Paris succombait pour la liberté du monde, l’histoire vengeresse aurait le droit de dire que Paris a été égorgée parce que vous avez laissé s’accomplir l’assassinat.

Pashal Grousset

Délégué de la Commune aux Relations Extérieures

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La Commune sur Résistance 71

« Je me révolte donc nous sommes », lâcher prise et avancer sur le chemin de l’émancipation finale (JBL1960, R71 PDF)

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Résistance 71

14 mars 2021

Dernier PDF compilation / analyse critique en date de Jo dans l’esprit communard que nous espérons resurgir très bientôt à l’occasion du cent-cinquantenaire de la Commune de Paris (18 mars 1871 ~ 18 mars 2021), esprit qui comme nous le verrons très bientôt, ne doit pas être à chercher bien loin, puisqu’il est en nous.
Gilets Jaunes !… Faisons resurgir et remplir sa fonction finale à cet esprit communard, de fait esprit de la société humaine.
Jo nous rappelle la célèbre phrase d’Albert Camus tirée de « L’homme révolté » (1951) : « Je me révolte donc nous sommes. » Plus tôt, en 1942, Camus écrivit « Le mythe de Sisyphe » un essai sur l’absurde. Il y disait ceci au tout début : « Qui de la terre ou du soleil tourne autour de l’autre, cela est profondément indifférent. Pour toute dire, c’est même une question futile. En revanche, je vois que beaucoup de gens meurent parce qu’ils estiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. J’en vois d’autres qui se font paradoxalement tuer pour les idées ou les illusions qui leur donnent une raison de vivre (et en même temps une excellente raison de mourir). Je juge donc que le sens de la vie est la plus pressante des questions. »

Elle l’est toujours Ô combien dans ce monde de l’absurdité et de la toxicité marchandes accomplies. Le sens de la vie passe sans aucun doute par une certaine symbiose avec notre environnement et notre temporalité… Chacun se doit d’y voir plus clair et de refuser les raisons illusoires proposées par un système au bout de son rouleau et son oligarchie agonisante. Debout donc les damnés de la terre ! Il est l’heure…

Mars-1871-Mars-2021-lesprit-communard-de-la-commune-en-marche
(format PDF)


« Je tire ainsi de l’absurde trois conséquences
qui sont ma révolte, ma liberté et ma passion. »
~ Albert Camus, « Le mythe de Sisyphe » ~

Crise finale du capital et conditions objectives insurrectionnelles (Robert Bibeau)

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Bonne analyse du camarade Bibeau avec laquelle nous sommes d’accord. La conscience politique  s’élève, nous constatons dans nos entourages respectifs que de plus en plus de gens comprennent et admettent enfin qu’il n’y a pas et ne saurait y avoir de solution au sein de ce système. L’étape suivante est l’union et la solidarité pour affirmer la ligne d’action commune, la seule qui remplira les conditions de l’intérêt commun des peuples par delà les frontières fictives et les divisions factices n’ayant aucun lieu d’exister : A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat ! Vive la Commune Universelle des associations libres et de la vie organique réalisant enfin notre humanité vraie !
Il est plus que temps de devenir politiquement adulte et d’arrêter de déléguer notre pouvoir. La chance nous en est offerte, Saisissons-la et devenons ce que nous sommes. Hoka Hey !
~ Résistance 71 ~

 

Les conditions objectives de l’insurrection sont réunies

 

Robert Bibeau

 

17 février 2021

 

url de l’article original: https://les7duquebec.net/archives/262124

 

Un article d’un observateur perspicace de la scène internationale recadre les puissances concurrentes sur l’échiquier mondialisé extrêmement compliqué. Toutefois, l’auteur commet quelques erreurs qui émanent de sa vision idéaliste et métaphysique de la géopolitique. Il écrit: « En conséquence, ils (les milliardaires) façonnent nos esprits et nos vies, faisant de l’État un pauvre roi illégitime parmi des barons autrement riches et puissants. (…)  Il semble que nos tycoons ont tiré le plus grand profit de la crise du Corona. Leurs avoirs ont augmenté de plusieurs billions, tandis que ceux des classes moyennes ont diminué dans les mêmes proportions. Plus importants encore, tous les États ont souffert de la crise; ils ont contracté des emprunts et des crédits auprès des riches (…) Twitter a débranché le président Trump, montrant ce faisant qui est le vrai patron des États-Unis.»  https://les7duquebec.net/archives/262028

L’ÉTAT a toujours représenté l’État-major de la classe dominante – État-major à son service exclusif au prix de tous les sacrifices.  Si aujourd’hui l’ÉTAT des riches est secoué-critiqué-ébranlé-malmené par une faction des multimilliardaires,  ceux du Big Tech des technologies numériques de plateformes, et ceux du Big Pharma, c’est que ces nouveaux champions de l’accumulation cherchent  à s’emparer du contrôle exclusif de l’appareil d’État fétiche, du moins des États qui sont encore sous l’emprise des vieux capitalistes d’arrières gardes, ceux des industries conventionnelles et de l’énergie traditionnelle.

Bref, étant donné l’errance de la gouvernance de l’État providence, les nouveaux riches GAFAM  exigent qu’on leur confie l’administration du radeau bancal du capital, pensant faire mieux que leurs prédécesseurs les Rockefeller et consorts, disqualifiés.

Le dernier « round » punitif vient juste de se solder aux USA par le rejet de la procédure d’impeachment contre Donald Trump, ce dinosaure représentant du vieux capital obsolescent et décadent.  Il suffisait de l’effrayer… pas de l’éliminer.  https://les7duquebec.net/archives/262049

Ce qu’aucun de ces milliardaires ne soupçonne, pas plus que les larbins politiciens à leur solde, c’est que le rafiot de la Méduse du capital ne sombre pas pour une quelconque erreur de pilotage, suite à une mauvaise répartition de la richesse entre les 2500 milliardaires de bonne fortune et le milliard de prolétaires d’infortunes. Seuls les bobos de gauche et de droite croient à ce bobard d’équité sociale.

Sous le mode de production capitaliste, il va de soi que la richesse appelle la richesse, qui tend naturellement à se concentrer au sommet de la pyramide sociale et rien, aucun programme de «New Deal», de «New Green Deal», de «Great Reset» ou de «Nouvel Ordre Mondial» (sic) ne pourra contrevenir à la loi fondamentale de l’accumulation-valorisation du capital. Le riche accumule la richesse aux dépens de tous les autres et il n’y peut rien, le système est ainsi conçu. Il fut un temps où des miettes tombées de la table de bombance satisfaisaient la bourgeoisie de sous-traitance et la petite bourgeoisie de service, et calmait le prolétariat des pays dominants et des pays émergents, mais la crise systémique du capitalisme a mis fin à cette époque de transition et aujourd’hui c’est chacun pour soi et «la guerre de tous contre tous» disait Vladimir Poutine. https://les7duquebec.net/archives/261724

La situation générale n’a jamais été aussi favorable pour le prolétariat international qui a aujourd’hui atteint la maturité sociologique. La bulle pandémique et sanitaire que les médias des riches et les larbins politiciens ont stupidement gonflée au-dessus de leurs têtes tétanisées va bientôt exploser en même temps que la bulle boursière entraînant son lot de chômage intolérable, de misère sociale, de désespérance rurale et de violence urbaine.

Les riches savent déjà tout cela et d’une main ils exigent de leurs larbins politiques qu’ils durcissent la répression de l’État policier et qu’ils mettent l’armée sur un pied de guerre contre la Résistance intérieure. De l’autre main, les riches milliardaires courent aux canots de sauvetage larguant leurs sous-fifres de qui ils exigent l’ultime sacrifice (l’abandon de leur carrière politique) et ne parlons pas des énergumènes de gauche comme de droite espérant leur embarquement, accrochés au bastingage de l’épave en perdition. Les conditions objectives de l’insurrection sont maintenant réunies. Saurons-nous accompagner les forces disparates de la Résistance sociale et contribuer au mûrissement des conditions subjectives de l’insurrection?

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Tout le pouvoir aux ronds-points !

 

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Solidarité Internationale…


… Dans l’esprit de Cheval Fou

Lutter contre la confusion régnante, garder le cap et réinventer l’engagement (OSRE)

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L’émancipation est à contre-courant

 

“La révolte sans conscience politique est comme une explosion d’impuissance.”
“L’activité humaine se compose de réflexion et d’action. Ceci est la praxis, la transformation du monde.”
~ Paulo Freire ~

 

Sortir de la confusion, réinventer l’engagement

 

OSRE

 

Décembre 2020

 

Source :
http://rebellion-sre.fr/edito-du-rebellion-90-sortir-de-la-confusion-reinventer-lengagement/

 

La pratique contemporaine de redéfinir pour mieux brouiller le sens des mots touche particulièrement les milieux contestataires. Le sens du mot militant par exemple a beaucoup évolué. Hier encore associé à une idée quasiment sacrée, chevaleresque et idéaliste, il n’est devenu qu’une coquille vide. Il ne s’incarne désormais que très rarement, et les gens qui se disent « militants » ne sont souvent que des zappeurs sans constance, des profils psychologiques fragiles ou des cyber « militants ». Les quelques personnes qui cultivent encore la constance des anciens militants, se retrouvent bien seuls face à cette vaste scène « militante ». Ils font vivre l’idéal pour assurer un décor pour les poseurs et alimenter les bêtises des malins parasites qui jugent tout engagement inutile (eux-mêmes étant totalement inutiles et inféconds).

Le militantisme étant la forme structurée et coordonnée de l’engagement dans la pratique du XXème siècle, il est normal qu’il ne réponde plus aux enjeux du XXI siècle. On ne fait vivre un idéal qu’en l’incarnant et en lui donnant une orientation positive. Le militantisme était au centre de nos vies, mais il est devenu inutile dans le contexte actuel, comme un escalier d’honneur dans un château en ruines. Un changement radical de perspective s’impose pour sortir de la confusion qui nous touche.

D’abord misons sur la qualité. Travaillons uniquement avec des gens qui nous ressemblent et qui partagent notre goût sauvage pour la liberté. Nous n’avons pas besoin des clones ou d’esclaves de leurs lubies. Les personnes qui viennent à la politique par besoin de reconnaissance ou par envie de pouvoir finissent par repartir. Ce qui est une bonne chose, et nous ne devons pas les retenir. Nous voulons un collectif qui élève et permette de s’épanouir dans l’action. L’émulation dans la créativité, la solidarité réelle et la camaraderie authentique doit être le cœur de notre pratique.

La constance de Rébellion est le souci principal, quoi qu’il arrive, de maintenir notre faculté d’intervenir dans le réel. Nous voulons donner à notre communauté les moyens de dominer le chaos, de se réaliser individuellement et collectivement, loin des faux-semblants. Au moment où il faut douter le plus de la légitimité du système dominant, on ne doit plus douter de soi. On doit se construire de manière forte, stable et durable. Cela passe par la formation, la diffusion et l’action ! Faire émerger des individus de qualité est l’urgence révolutionnaire de notre temps.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

1871-2021 : L’année nouvelle sous le signe de la Commune Universelle ?…

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« Un spectacle épouvantable et douloureux s’est élevé devant mes yeux : j’ai écarté le rideau de la corruption des Hommes. »
~ Friedrich Nietzsche ~

 

Résistance 71

 

1er janvier 2021

 

2020 a été placée sous le signe du passage avéré au Nouvel Ordre Mondial dictatorial planétaire oligarchique par le truchement de cette crise « pandémie » de la COVID-19 provoquée par ce monstre de laboratoire SRAS-CoV-2 (voir notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité » pour suivre la chronologie de cette supercherie planétaire par les chiffres bidouillés de cette « science » modélisée régnante et d’un test n’étant pas fait pour des diagnostiques cliniques). La classe régnante, pilotée par la haute finance et Big Pharma a pour mission de souffler le chaud et le froid et d’entretenir le malaise public entre la peur et la panique sciemment induites afin de pousser toujours plus avant leur agenda totalitaire de leur dictature technotronique planétaire. Il n’est en rien question de contrôler une « pandémie » générée par une maladie létale à 0,15% des gens infectés et symptomatiques, mais de forcer une thérapie génique sous forme de « vaccins » chimériques, visant à la transformation du génome humain et au puçage nonotech de la population mondiale pour qu’à terme, se referme la grille de contrôle technotronique sur une humanité stérilisée et asservie.
De plus en plus de gens se rendent compte de l’agenda en cours, des médecins et professeurs encore intègres, de par le monde, se lèvent et dénoncent cette horreur transgénique qui, si nous laissons faire, nous sera imposée si non plus directement, mais indirectement par toujours plus de privation de libertés et de droits (qui n’en sont pas, juste de simples privilèges temporaires, révocables à souhait par les ordures du haut de la pyramide devant un système arrivé à terme dans sa folie du contrôle absolu et créé à ces fins).
L’empereur est nu, l’oligarchie de ce système étatico-capitaliste moribond avance désormais totalement à découvert et sait que le temps ne joue plus pour elle, contrairement à ses décennies de préparation en mode « camouflage et hypocrisie » maintenant l’illusion démocratique par nécessité. L’humanité est victime depuis des siècles d’un pillage criminel en bande organisée et l’heure est venue d’y mettre fin à tout jamais.
Bien entendu, l’avenir peut paraître toujours bien sombre, mais l’oligarchie et le système qu’elle sert ne semblent puissants que parce que nous les laissons faire, tout n’est qu’illusion de puissance parce que nous consentons par aveuglement et anesthésie quasi générale dans le pseudo-confort marchand transfiguré en société du spectacle. Aujourd’hui, il en va de nos vies et de la vie des générations futures, des non-nés que les eugénistes aux manettes ne veulent pas voir venir au monde. Nous arrivons à cette croisée des chemins dont nous parlons depuis des années, on la distingue là, dans la fine brume de ce brouillard artificiel qui s’estompe au fil de la prise de conscience individuelle et collective du piège dans lequel on nous a enfermé pas à pas en anesthésiant notre conscience politique.
Grand espoir il y a car qui sait peut agir.
2021 est l’année du cent-cinquantenaire de la Commune de Paris (1871-2021), de cet esprit communard et gouailleur d’un peuple français qui une fois de plus se trouve en position de mener la charge sur la voie de l’émancipation finale. Si une chose doit être apprise de cette foutaise pandémique créée et entretenue qu’est cette crise du SRAS-CoV-2 / COVID-19, c’est qu’au vu de la gestion de cette crise, il doit être clair une fois pour toute qu’il n’y a pas de solution au sein du système. L’heure n’est pas à une chimérique énième révolution qui, par définition, nous ramènera, à terme, au point de départ de ce samsâra politico-social, mais à une véritable (r)évolution nous faisant enfin prendre la tangente échappatoire de ce cercle vicieux induit pour nous propulser dans les limbes de la Commune Universelle,  dans la complémentarité non antagoniste d’une société des sociétés de l’amour, de l’entraide, de la compassion et de la fraternité vraies… de notre humanité vraie enfin réalisée.
Ceci n’est pas une « utopie », l’utopie nous la vivons maintenant, celle de croire que ce système qui nous oppresse est l’aboutissement à quelques réformes près, de ce que nous pouvons faire de mieux sur cette planète et se résoudre aux desiderata de maîtres nous réduisant toujours plus avant dans ce néo-esclavagisme technotronique chimérique et mortifère sous ce slogan devenu classique du « il n’y a pas d’alternative ».
La Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée est la seule voie pour notre émancipation et notre épanouissement social définitif, elle ne pourra survenir que lorsqu’un nombre critique de gens, partout, agira communément dans l’intérêt de tous en commençant par clamer un NON ! retentissant à la face de l’hydre hideuse à la barre du bateau ivre nous dirigeant vers les récifs infranchissables d’un capitalisme décadent. 2020 nous a fait (entre)voir le monstre, le rideau est retiré et il navigue en pleine vue de tous. Nous savons ce qu’il nous reste à faire, unis, ensemble. Ne cédons plus à la peur, la division, la haine et la rancœur insufflées et distillées par l’haleine putride du plus froid des monstres froids et faisons de 2021 l’année du grand chambardement et du grand commencement de cette Commune Universelle, fruit de l’émancipation !
Le SRAS-CoV-2 / COVID-19 est un révélateur, il faut le voir comme une chance inouïe qui nous est donnée de mettre un terme définitif à la tyrannie du plus petit nombre au service d’un système autant criminel qu’obsolète et contre-nature. Saisissons la et devenons enfin ceux que nous sommes !…

Meilleurs vœux 2021 à toutes et à tous !

Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

 

Déliquescence systémique et dictature en marche : Thèses et observations sur les objectifs de la lutte en France (Raoul Vaneigem)

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De biens bonnes choses dans cette analyse de Raoul Vaneigem même si parfois il laisse un peu à penser que ce qu’il préconise tient plus d’un énième réformisme futile du système en place, notamment avec le passage où il parle de coopération entre l’État et des assemblées populaires, comme si l’État autoriserait ces dites assemblées, ou encore ce passage sur un autre type de monnaie à terme tout aussi chimérique. La société qu’il entrevoit fort justement ne peut de fait se construire qu’en dehors de toute falsification étatico-capitaliste, sur une base de solidarité et de complémentarité mais totalement hors de tout système marchand, monétaire et étatique. 

Si Raoul lit ces lignes : il est temps de totalement lâcher prise, il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! Tout doit partir et oui, être remplacé par cet élan naturel de l’humanité vers la Vie… tout simplement. Compagnon, ne t’accroche plus à ces derniers scintillements factices d’un système totalement illusoire et mortifère ! Il n’y a rien à sauvegarder.

Ainsi. adoptons ce principe des peuples originels du continent des Amériques qui dit que chaque décision prise doit l’être en considération de ce que pensera de nos actions la 7ème génération a venir. Ce faisant, il devient très, très difficile de faire fausse route parce que non seulement l’intérêt commun immédiat est évalué et pris en compte, mais aussi celui d’un lointain futur, éradiquant toute velléité égoïste conjoncturelle.

Telle est la voie de la sagesse, celle du respect de toute vie, façonnant le moule de nos décisions présentes et à venir.

~ Résistance 71 ~

 

 

Retour à la base : Thèses et observations sur les objectifs de la lutte en France

 

Raoul Vaneigem

 

22 décembre 2020

 

url de l’article :
https://www.lavoiedujaguar.net/Retour-a-la-base-Theses-et-observations-sur-les-objectifs-de-la-lutte-en-France

 

1. L’autodéfense de la femme est au cœur de l’émancipation individuelle et sociale.

Débarrassée du féminisme étatique et autoritaire, la volonté d’éradiquer le comportement patriarcal est le plus sûr moyen d’en finir avec la peur et le mépris et de la nature et de la vie.

2. Contre les résurgences du patriarcat.

Religieux ou laïque, de gauche ou de droite, le comportement patriarcal est le pilier de la société hiérarchisée. Il faut, pour l’abattre, abolir le règne des chefs, sans distinction de sexe.

3. Contre l’écologie idéologique.

Le viol et la violence sont inhérents à une économie fondée sur l’exploitation de la nature. C’est de son pillage, inaugurant le règne de la marchandise, que date l’infortune de la femme. L’écologie restera une idéologie de marché tant que le combat de la femme pour son autonomie n’impliquera pas une nouvelle alliance avec l’univers de la vie.

4. Contre la manipulation de la peur.

La crainte suscitée par l’apparition d’un virus, à la fois insolite et prévisible, a été délibérément amplifiée par le pouvoir à des fins désormais évidentes :

a) tenter de dissimuler l’état désastreux des structures sanitaires, devenues des entreprises à but lucratif ;

b) obtenir à l’échelle planétaire un confinement des populations qu’aucun régime totalitaire n’avait réussi à imposer ;

c) stimuler le développement du marché sécuritaire. En alimentant le fonds de commerce du populisme fascisant (racisme, sexisme, peur de l’autre), il profite aussi à une gauche trop heureuse d’avoir à combattre sur le front des idéologies plutôt que sur le front social où elle s’est discréditée ;

d) la terreur où chacun se calfeutre joue en faveur du principal souci des gouvernants : durer le plus longtemps possible, même en pourrissant sur pieds.

5. Contre la paupérisation de la vie.

« Jouissez d’aujourd’hui car demain sera pire » a été le slogan consumériste le plus efficace du capitalisme. Désormais, il n’en a plus l’usage car il nous met devant un fait accompli. Il décrète : « Le pire est arrivé, force est de vous en accommoder. » Le modèle chinois est en place, en attente de technologies toujours plus efficaces. Le prochain remède à la paupérisation — hormis la suppression des inutiles — sera le bol de riz et le transhumanisme.

6. Contre le retour du puritanisme.

La nécessité de travailler proscrit la jouissance de soi et du monde. Cet interdit, le patriarcat l’a érigé en dogme. Mais en stimulant le marché des plaisirs consommables, le consumérisme lui a porté des coups mortels. La paupérisation qui menace la course à la consommation provoque le retour du puritanisme sous sa forme particulièrement vicieuse : la peur et le mépris de la vie. Le confinement tue en tuant les relations affectives. N’entendez-vous pas retentir avec un bruit de chaînes ces cris de veillée funèbre : « Fini de rire ! Fini de jouir ! Fini de vivre ! » ?

7. Contre la réification ou transformation en chose.

Le capitalisme ne voit dans la vie qu’un objet marchand. Il ne tolère pas qu’elle échappe à la toute-puissance de l’argent. La machine du profit montre qu’au prétexte d’un virus de passage elle a été capable de déclencher une véritable peste émotionnelle. Une hystérie panique a poussé des millions d’individus à se terrer dans un coin, où le désespoir et la morbidité achevaient de les délabrer.

8. Contre le sacrifice.

Le consumérisme avait fondé son pouvoir de séduction sur le mythe de l’abondance édénique. Le « tout à la portée de tous » prêtait une éphémère séduction à ces libertés de supermarché qui s’arrêtent au tiroir-caisse. Le salaire durement gagné trouvait sa récompense dans un laisser-aller qui avait les vertus d’un défoulement. Avec la paupérisation qui vide le « panier de la ménagère » l’exhortation à se sacrifier remonte en surface, tel le péché originel que l’on croyait enfoui dans le passé. Il faut accepter la Chute, il faut admettre que la vie s’assèche. Le temps est venu de rappeler qu’on ne travaille jamais assez, qu’on ne se sacrifie jamais assez. L’existence non lucrative est un délit. Vivre est un crime à expier. L’éloignement, le repli sécuritaire, la peur de l’autre instaurent une pratique de la délation, un culte de la pudibonderie, un regain de violences, une avancée de l’obscurantisme (à défaut d’oser brûler les livres, le gouvernement français les taxe d’inessentiels).

9. Contre le marché de la tuerie sanitaire et sécuritaire.

a) En France, la gestion politique des soins de santé a prémédité l’assassinat en série des premières victimes de la paupérisation : les retraités, les vieux, les dénués d’efficacité lucrative. La république des nantis a fait peser la main froide de l’argent sur la république des sans-grade. Elle a agi et continue d’agir sous l’emprise d’une économie pour qui le profit à court terme compte plus que la santé d’un peuple. Ne nous y trompons pas : elle annonce sans ménagement la solution finale que la tyrannie mondialiste réserve aux peuples décidés à ruiner l’enrichissement des riches.

b) La sécurité garantie au citoyen par contrat social a laissé place à une idéologie sécuritaire qui accroît et multiplie les dangers, l’agressivité, les actes de folie. La police et la magistrature dont la fonction officielle est de nous prémunir contre les violeurs, les assassins, les empoisonneurs et les pollueurs en sont devenus les sbires en raison des tendances fascisantes encouragées en leur sein par l’État. La stratégie du bouc émissaire — qui accable pêle-mêle gilets jaunes, émigrés, manifestants écologistes, musulmans et incendiaires de poubelles — les frappe à leur tour au cri de « tout le monde déteste la police ». Un tel enfumage a pour but de détourner notre attention de la liberté de nuire laissée à ceux qui dévastent impunément la planète et viennent « jusque dans nos foyers » violer notre liberté de vivre.

10. Contre le progrès technologique complice de la régression humaine.

L’intrusion d’un virus a dévoilé le cynisme des groupes de pression pharmaceutiques et médicaux. On les a vus moins soucieux de soigner les humains que d’engranger les bénéfices d’une morbidité dont la presse oligarchique et ses compteurs de la mort trafiquée amplifiaient la hantise. La logique économique confirme ainsi l’imposture d’un progrès technologique qui, pour justifier ses mensonges d’aujourd’hui, bat le rappel des vérités d’hier. Nul ne conteste l’utilité originelle des antibiotiques, des vaccins contre la tuberculose, la poliomyélite, le tétanos mais quelle confiance accorder à des lobbies qui jettent sur le marché d’anciens médicaments vendus sous de nouvelles appellations ? Comment se fier à des vaccins expérimentaux délivrés à des bien-portants comme l’extrême onction à un agonisant ? Comment tolérer de surcroît que les instances au pouvoir calomnient et poursuivent pénalement les praticiens de terrain qui dénoncent leurs malversations ? À quand la bonne vieille méthode de Staline liquidant les médecins complotistes ?

11. Pour une réinvention permanente.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Le propos de Mark Twain gagne chaque jour en pertinence à mesure que se multiplient, décroissent et renaissent les insurrections planétaires. Chacun s’en aperçoit : les affrontements idéologiques sont des leurres. Le vrai combat est partout où les habitants d’un village ou d’un quartier urbain refusent les pesticides et les nuisances, renouvellent l’enseignement, restaurent les structures hospitalières, posent le problème de la mobilité, sauvent les commerces locaux, étudient le passage de l’agro-alimentaire à une agriculture renaturée, ouvrent des centres d’accueil pour celles et ceux qui subissent au quotidien une oppression bureaucratique, économique, familiale, sexiste ou raciste.

12. Pour une autodéfense sanitaire.

Les mesures coercitives et incohérentes dont nous sommes victimes résultent des malversations budgétaires qui ont ruiné et ruinent les structures hospitalières. Celles et ceux qui œuvrent sur le terrain n’ont nul besoin de complotisme et d’anti-complotisme pour dénoncer les discours qui nous éloignent de la réalité vivante. Cependant, vitupérer le mensonge du haut ne fait pas reculer d’un pouce la politique d’étouffement budgétaire. N’est-ce pas s’enliser dans la victimisation que de ne pas donner la priorité, ici et maintenant, au bien-être individuel et social, de ne pas briser la tyrannie du profit, principale cause du mal-être et des troubles qui en découlent ? L’État fait primer sur l’efficacité des médecins de terrain, en contact direct avec leurs malades, les intérêts de firmes pharmaceutiques multinationales qui stipendient la valetaille politique. Le simple bon sens prescrit de restaurer la relation consensuelle entre patients et praticiens, voire d’encourager une automédication sinon curative du moins préventive.

a) L’examen du virus en vogue nous a appris que son intensité variait d’une région à l’autre. Le traiter sur le plan national et mondial est une sottise. Il appartient aux assemblées citoyennes de décréter l’autodéfense sanitaire. Agir sur le terrain où patients et médecins cohabitent, se connaissent, entretiennent des relations de confiance fait de tous et toutes des aides-soignants s’initiant à éradiquer la morbidité dominante et à révoquer ses cyniques gestionnaires.

b) Tout en faisant preuve, en certains domaines, d’une efficacité incontestable, le progrès médical a jeté le discrédit sur un usage des plantes qualifié de « remède de bonnes femmes », une appellation qui en dit long sur l’esprit patriarcal de la médecine traditionnelle. Toute une flore a été pillée, brevetée, frelatée, vendue à des populations qui en disposaient gratuitement et étaient en mesure d’en améliorer les vertus. À nous d’empêcher sa spoliation par une science sans conscience et de veiller à ce que la phytothérapie ne tombe pas dans le marché alternatif qui s’apprête à la récupérer avec la même avidité boutiquière.

c) La nocivité du confinement, du repli sur soi, de la peur panique d’une mort programmée a montré a contrario la vertu thérapeutique de la joie d’être ensemble, de se rencontrer, de se toucher sans « gestes barrière ». La peur de vivre a toujours galvanisé l’attrait de la mort. Nazisme et stalinisme l’ont démontré. Qui ne fait fête au plaisir d’exister fait fête à la charogne. Ce qui mobilise aujourd’hui les insurgés planétaires c’est le combat sans merci du parti pris de vivre contre le parti de la mort que la civilisation marchande enrégimente en s’autodétruisant.

13. Pour une autodéfense alimentaire.

La fausse garantie de nourrir les populations du globe ne dissimule plus le vrai mobile des monopoles agro-alimentaires, qui est de promouvoir pour tous une nourriture infectée à des fins lucratives. Qui pourrait croire à la philanthropie de groupes qui s’enrichissent en altérant la santé des consommateurs ? Ne voit-on pas l’État et ses commanditaires supranationaux accorder aux pesticides et autres nuisances la liberté commerciale de polluer la planète ? Victimes d’un endettement croissant, nombre de paysans se retrouvent à la fois empoisonnés et empoisonneurs. Cessons d’en faire des boucs émissaires ou des pions sur l’échiquier électoral. La question qui se pose est : comment venir en aide à ceux qui s’orienteront vers la permaculture ou autre forme d’agriculture renaturée ? Si vous êtes lassés du discours abstrait, si vous voulez du concret, voilà la pierre de touche à laquelle frotter les belles intentions écologistes.

14. Pour une autodéfense scolaire et culturelle.

À l’encontre de l’école militarisée qui sévit encore de nos jours, nous désirons promouvoir un enseignement pour tous les âges. Agora, place publique, maison du peuple, centre communal sont les jardins d’un savoir prodigué par cette passion majeure et inextinguible qu’est la curiosité. L’apprentissage ludique du « vivre ensemble » montre qu’il exclut compétition, prédation, culpabilisation, sectarisme. Redécouvrir la joie de vivre en créant un environnement qui la favorise fortifie peu à peu cette autonomie qui nous protège en nous libérant de la protection des autres. C’est un art difficile qui exige une tout autre forme d’intelligence que la ruse et la force requises par les guerres financières et les rivalités de pouvoir. L’intelligence sensible est l’intelligence du vivant ; elle prévaut toujours sur celle du portefeuille.

a) Le grégarisme finit où l’individu se libère de l’individualisme. La créativité dont font montre les insurrections de notre temps annonce la fin de la foule imbécile et versatile. Le calcul égoïste assèche la pensée. L’entraide la revivifie.

b) La qualité l’emporte sur le nombre. Les propos d’un Gilet jaune d’une quinzaine d’années, entendus lors d’une manifestation de rue, laissent à penser par leur acuité que l’intelligence sensible et jubilatoire de quelques-uns suffira à crever la baudruche, démesurément enflée, des préjugés millénaires.

c) L’intelligence sensible est celle de l’être. Elle supplantera la gestion intellectuelle de l’avoir. Paupérisation oblige !

15. Pour une autodéfense énergétique.

Le capitalisme industriel avait favorisé dans son essor l’efflorescence d’inventions nouvelles (électricité, machine à vapeur, chemin de fer). Ce qui subsistait de recherche indépendante est désormais soumis au contrôle accru des intérêts mercantiles qui gèrent les budgets. Le capitalisme financier produit un vide de la science et de la conscience. Cette béance, « dont la nature a horreur », révèle d’autres voies possibles, elle encourage à explorer un savoir issu de la vie ; non plus de la survie, comme ce fut le cas jusqu’à présent. Physique, biologie, art, médecine sont en quête d’une refonte radicale. Alors que, sous le choc du coronavirus, les milieux scientifiques se sont discrédités par leur incompétence, leurs mensonges et leur arrogance, la curiosité et le goût de la recherche sont en quête d’un nouveau dynamisme. Marginalisés par les lobbies scientifiques, nombre d’investigateurs aspirent à la liberté de puiser dans la vie inexplorée de quoi améliorer notre existence quotidienne et son environnement.

a) Il appartient aux collectivités locales et régionales de soutenir les projets contribuant à la gratuité de l’électricité et du chauffage. Seules l’ingéniosité et l’obstination permettront d’évincer la mainmise des mafias vert-dollar sur les énergies renouvelables.

b) Il en va de même pour l’auto-organisation de la mobilité, qui exige la mise en place de transports non polluants et gratuits. Ce que l’État et les mafias pétrolières ont détruit, n’est-ce pas aux collectivités locales de les réinventer ?

c) Nul besoin d’apocalyptisme pour comprendre que nous sommes au cœur d’une mutation de civilisation. Si tout change de base, cela signifie aussi que les décisions à prendre en matière d’environnement relèvent exclusivement des assemblées communales et régionales et n’ont que faire de référendums patronnés par l’État pollueur.

16. Pour une autodéfense monétaire.

La plupart des économistes conviennent que la gestion mondialiste du profit prépare la suppression du cash au profit de cartes bancaires, qui comportent en prime le profil policier de leur utilisateur.

a) Alors que des millions de citoyens vont se trouver dans l’impossibilité d’acquitter taxes et impôts (destinés à enrichir les riches), une initiative se propage : la création de banques coopératives locales, avec une monnaie non capitalisable, dont la valeur d’échange sert, en circuit fermé, à rétribuer les commerces locaux, à subventionner les entreprises d’utilité publique, à soutenir les projets d’indépendance énergétique, à faciliter l’émergence une agriculture renaturée.

b) Une telle mesure a l’avantage d’assurer la primauté de la valeur d’usage sur la valeur d’échange, autrement dit d’annoncer la fin de la marchandise.

17. Il appartient aux assemblées de démocratie directe de hâter par en bas le dépérissement de l’État qui pourrit par le haut.

a) L’État n’est plus qu’un instrument manipulé par les firmes multinationales, qui, avec ou sans le relais de l’Europe, lui imposent leurs lois et leurs juridictions. La répression policière est la seule fonction qui lui incombe encore.

b) Le jacobinisme, traditionnellement chargé d’assujettir la province à Paris, subit de plein fouet la politique incohérente d’un gouvernement qui ne gouverne plus et a fait du mot élite le synonyme d’imbécile. Le danger est de voir lui succéder des régionalismes qui ne feraient qu’ajouter des États dans l’État national.

c) Le parlementarisme masque de moins en moins l’odieux ridicule d’une dictature qui n’a gardé de la démocratie que le nom de baptême. Les élections ont toujours été les arènes où la jactance des élus sollicitait la sottise d’électeurs persuadés d’être représentés par eux. Cependant, l’ineptie, le mensonge, la corruption des politiques, tous partis et factions confondus, ont atteint à un tel cynisme que la probabilité d’une abstention massive s’accroît dangereusement. Si bien que les instances gouvernementales différeraient, voire annuleraient volontiers la bouffonnerie électorale. Ne serait-ce que dans l’espoir de susciter un regain d’intérêt en sa faveur.

d) Le vote et la démocratie directe prennent tout leur sens chaque fois qu’une collectivité locale est appelée à se prononcer sur un problème qui la concerne au premier chef. La vérité du terrain dévoile les mensonges du haut, elle récuse ces statistiques qui se moquent des réalités vécues. Celles et ceux qui sont sur le lieu de leur existence ne sont-ils pas les mieux à même de juger si un décret qui les concerne est inique ou nuisible ? Qui est plus qualifié qu’eux pour décider des moyens de le combattre ?

e) De défenseur de la République qu’il prétendait être, l’État en est à se protéger contre les citoyens à qui il arrache les droits dont il était le garant. Son délabrement le contraint de convertir en milice privée une police dont une partie réprouve les atteintes aux droits de l’homme. Hochet du capitalisme financier, l’État règne sans gouverner. Il n’est plus rien. Son inanité sonne pour nous l’heure d’être tout.

18. Pour une république autogestionnaire abrogeant la république parlementaire et affairiste.

L’époque où nous tentons de vivre parmi les ruines est celle d’une mutation dont les séismes ébranlent le monde entier : la vieille civilisation n’en finit pas d’agoniser, la nouvelle tarde à éclore comme si elle redoutait sa propre audace.

a) La parodie d’une guerre civile entre conservatisme et progressisme participe d’une mise en scène qui dissimule la vraie guerre, la guerre de destruction massive entreprise par le capitalisme. Pendant que s’affrontent rétro-bolchévisme et rétro-fascisme, les mafias mondialistes empoisonnent et polluent impunément villes et villages. Communes, quartiers, régions aspirant à plus d’humanité demeurent isolés et sans voix, tandis que la rage impuissante et l’indignation compulsive se défoulent en provocations de matamores et en incendies de poubelles.

b) L’État et ses commanditaires font primer leurs intérêts en méprisant les nôtres. À nous de nous préoccuper de notre propre sort. Le sens humain est notre légitimité.

c) Notre lutte est inséparablement existentielle et sociale. Elle ne nie pas les options personnelles religieuses et idéologiques, elle est l’entraide qui les dépasse et possède l’art de les harmoniser. Dans le combat de la désobéissance civile, qui se soucie de la couleur de peau, du sexe, des croyances ?

d) Le peuple prenant par lui-même les décisions qui le concernent, lui et son environnement, s’inscrit dans la lignée de l’expérience autogestionnaire menée par les collectivités libertaires espagnoles de 1936. Les zapatistes du Chiapas, les insurgés du Rojava, la tendance la plus radicale du mouvement des Gilets jaunes en France s’en inspirent aujourd’hui unanimement en dépit d’une grande diversité de conditions historiques, politiques et géographiques. L’apparition de petites sociétés cherchant à s’autogérer et à se fédérer de communes en régions, expose inévitablement à des erreurs, à des confusions, à la « chienlit » comme disent les cancrelats d’État. Mais, où il n’y a ni mort d’homme ni culpabilité, tout se corrige. Pourquoi hésiter à expérimenter des sociétés du vivre ensemble alors qu’en permanence nous servons de cobayes dans les laboratoires de la déshumanisation et du profit ?

19. L’émergence de microsociétés passant outre à l’autorité étatique permet-elle une coexistence avec les instances dirigeantes ?

a) Le dialogue avec l’État n’existe plus. Aucune doléance du peuple n’a été reçue, si ce n’est à coups de matraque. Pourtant, malgré la rupture effective — et sans même espérer des manifestations qu’elles obtiennent le retrait de décrets iniques —, il est bon de soumettre l’État à un harcèlement constant. Rappeler leur parasitisme aux instances gouvernementales gagnera en pertinence lorsque les microsociétés qui font retentir les rues des cris de la liberté, opposeront aux diktats du totalitarisme démocratique la légitimité de décrets votés par leurs assemblées de démocratie directe.

b) La colère et la résistance d’un nombre croissant de maires de villages et de quartiers urbains soulignent la ligne de démarcation existentielle et sociale qui sépare en chacun d’eux le fonctionnaire d’État et le garant du bien-être des administrés. Le déchirement sans cesse accru entre intérêts privés et bien public est de nature à rallier aux assemblées de démocratie directe nombre de citoyens déstabilisés par l’appauvrissement, la tyrannie des interdits, les taxes à payer (petites entreprises, paysans, avocats, enseignants, médecins, commerçants, artisans, hôteliers, cafetiers, policiers de proximité écœurés par le rôle que l’État oligarchique leur assigne). Au maire de résister aux menaces et pressions étatiques et mafieuses, de prendre en compte les intérêts de la population, de devenir un interlocuteur éventuel entre l’assemblée et l’État. Le jeu de bascule revêt autant importance (sinon plus) que la révolte d’une partie de la police qui passerait au côté du peuple insurgé avec l’assurance d’exercer un service public auquel seul mettra fin le règne de l’Homme devenu humain.

c) Un collectif autogestionnaire s’efforçant d’esquiver un affrontement avec l’État et le suprématisme économique aurait le mérite d’éviter une violence qui répugne à la plupart des citoyens, même si la majorité silencieuse est un grand cri de haine. Néanmoins, qui niera que la violence est, de toute évidence, indispensable à un gouvernement qui ne doit sa durée qu’à la répression, son ultime fonction. Comme l’écrasement de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes le laisse présager, l’apparition de microsociétés s’émancipant de la tyrannie étatique et marchande suscitera une intervention militaire du gouvernement français, avec l’appoint d’une extrême droite dont il ne cesse de conforter les espérances dictatoriales sous couvert de les combattre.

20. Pour une guérilla démilitarisée.

L’insurrection planétaire en cours émane de la vie quotidienne des femmes, des hommes, des enfants. Le phénomène n’est pas nouveau, ce qui est nouveau, c’est la prise de conscience qui la propage. Ses revendications vont bien au-delà de la satisfaction consumériste. Sa poésie s’échappe du panier de la ménagère avant même qu’il soit vidé par la paupérisation.

a) L’insurrection de la vie quotidienne offre la singularité d’être une insurrection pacifique en ce qu’elle se veut le dépassement de la lutte traditionnelle entre pacifisme réformiste et révolution barricadière.

b) La vie est une arme qui harcèle sans tuer. L’ennemi ne manque pas une occasion de nous entraîner sur un terrain qu’il connaît parfaitement car il en possède la maîtrise militaire. En revanche, il ignore tout de la passion de vivre qui renaît sans cesse, abandonne un territoire dévasté, se le réapproprie, multiplie les occupations de zones à défendre, disparaît et reparaît comme le chat du Cheshire. Il est incapable de comprendre que le combat de la vie pour l’être dissout l’avoir et révoque l’ordre de la misère. Notre guérilla est sans fin. Au contraire de la lutte pour l’avoir qui elle, ne survit pas au dépérissement de l’être qu’elle provoque. La cupidité est un étouffement.

c) « Ne jamais détruire un être humain et ne jamais cesser de détruire ce qui le déshumanise » est un principe de lutte qui a le mérite de s’en prendre à un système d’oppression et non à ceux qui s’en croient le moteur et n’en sont que les rouages. Saboter l’implantation d’une nuisance n’est pas tuer ceux qui en sont responsables.

d) Le temps est avec nous. L’insurrection de la vie quotidienne commence à peine à faire preuve de sa créativité et de sa capacité de renaître sans cesse. Mieux vaudrait se soucier non d’aller plus vite mais d’aller plus loin.

e) Collationner en assemblées les fragments d’une Constitution par et pour le peuple apportera le poids de la légitimité au refus des décrets liberticides que nous impose le totalitarisme démocratique. En nous plaçant devant leur fait accompli, les instances du haut nous défient de leur opposer le nôtre. Or nous n’avons que faire de relever un défi qui ne ferait que nous traîner sur le terrain de l’ennemi. Notre message est clair : le droit de vivre passe outre aux ordonnances de l’argent qui tue.

f) L’important n’est pas le nombre des insurgés mais la qualité des revendications. L’autonomie des individus est la base de l’autogestion. Elle émancipe de l’individualisme, qui prête une liberté fictive aux moutons de la servitude volontaire. Elle apprend à distinguer militantisme et militarisme. L’engagement passionnel ne peut se confondre avec le sacrifice. Le combat pour la liberté refuse les ordres. La confiance et le mandat que lui accorde la solidarité lui suffisent.

g) L’autonomie individuelle dispose d’une puissance de harcèlement inépuisable. Or la peau distendue du Léviathan le rend vulnérable aux piqûres de moustiques.

21. L’autodéfense environnementale est une autodéfense de la joie de vivre.

Que celles et ceux qui trouvent la formule abstraite ou vide de sens se réfèrent à leur propre existence quotidienne et au milieu ambiant qui la conditionne. N’est-ce pas le terrain où leurs problèmes psychologiques, familiaux, sociaux se tortillent et appellent à l’aide ?

a) L’idée que l’on accroît son bonheur en favorisant le bonheur des autres a l’occasion de se concrétiser en ouvrant des centres d’accueil pour celles et ceux qui subissent dans leur quotidien une oppression bureaucratique, économique, familiale, sexiste ou raciste.

b) Il n’est pas jusqu’au problème de l’accueil des migrants que l’entraide ne puisse résoudre. Sous la glaciation statistique qui les réduit à des objets, il y a des êtres humains en détresse qu’un grand nombre de communes auraient le loisir d’héberger en petit nombre, avec l’assentiment de la population locale.

c) C’est bien le moins que la générosité humaine qui vient en aide aux plus faibles implique chez les accueillis comme chez les accueillants une reconnaissance absolue des droits de la femme et des libertés reconnues à l’homosexualité. Il n’est pas tolérable que communautarisme, multiculturalisme ou tradition autorisent des comportements prédateurs que nous tentons d’éradiquer depuis un siècle.

d) Dans un univers de plus en plus en proie à la laideur de l’argent et du calcul égoïste, le retour à la beauté, à l’amitié, à l’amour, à la générosité, à l’entraide propage une subversion qui ridiculise la ritournelle des belles intentions morales et caritatives. Le sens humain se moque de l’humanitarisme, comme la vie authentique des mises en scène qui la falsifient.

e) Le consumérisme a démontré qu’un plaisir acheté est un plaisir gâché. En éteignant le néon des supermarchés, la paupérisation s’éclaire de lumières moins trompeuses. En annonçant l’effondrement de l’inutilité rentable, elle laisse à la disette à venir le temps de renaturer la terre, de retrouver une nourriture saine et des agréments qui ne soient plus frelaté. De même que le coronavirus nous a enseigné à mieux renforcer notre immunité, la faillite économique nous enjoint de recourir à nos ressources créatives. Le do it yourself fait la nique au self made man dont l’affairisme avait fait son héros.

f) La protection des animaux, de la végétation, des paysages, de la nature a cessé d’être un pastel vendu sur le marché écologique. Si utile qu’elle soit et même si elle va au-delà de la compassion, l’aide tutélaire à la terre et à ses espèces a l’inconvénient d’être un impératif. Elle cède aujourd’hui la place à un sentiment fusionnel avec le vivant. La conscience d’une « vie profonde » ravive en nous les composantes minérales, végétales, animales que la superficialité de la survie percevait comme des stratifications mortes. Ainsi s’accomplit sans doute le plus grand pas de l’Homme vers son humanité.

g) L’appel de la totalité a toujours résonné au cœur de notre destinée. Le monde nouveau s’esquisse dans l’émerveillement que les enfants enseignent à qui redécouvre son enfance. Il nous est donné d’apprendre à renaître dans la renaissance du monde.

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Lectures complémentaires :

L’essentiel de Raoul Vaneigem (PDF)

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Gilets Jaunes 2021 !… An III