Archive pour colonisation australie john pilger

Résistance au colonialisme: 26 Janvier… Australia Day pour le grand silence de la honte coloniale… (John Pilger)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 janvier 2016 by Résistance 71

On ne le répètera jamais assez: Le pays du goulag levant (ex-USA) et son satellite du Canada ne sont pas les seuls exemples passés et actuels de pays toujours ACTIVEMENT colonialistes. Nous avons déjà mentionné l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ici, John Pilger nous (re)fait réfléchir sur l’ignominie coloniale toujours silencieuse de son pays: l’Australie. Les pays sus-mentionnés ainsi que tous les pays du Commonwealth (soi-disantes ex-colonies britanniques toujours pour la plupart sous le joug de la « couronne »/city de Londres) sont toujours des pays colons qui sont LEGALEMENT dépourvus de territoire puisque la terre qu’ils OCCUPENT a été volé aux nations originellement habitant ces contrées au prix d’un génocide de leurs populations.

Pour pouvoir combattre le plus grand fléau de l’histoire de l’humanité: le colonialisme occidental (au fondement religieux chrétien) et changer de paradigme politique pour tous, encore faut-il comprendre les tenants de l’affaire. Ceci n’est pas de « l’histoire ancienne », çà se passe toujours aujourd’hui en 2016. Vaincre le colonialisme, son idéologie, sa pratique, véhiculées, facilitées et protégée par son garde-chiourme: l’État, ces deux fléaux de l’humanité, brandis par l’oligarchie parasite, nous devons comprendre l’histoire, admettre nos erreurs, nos crimes contre l’humanité et nous émanciper de cette spirale mortifère qui nous fait tourner toujours plus vite autour du trou de vidange de la baignoire à infamie qui se vide inexorablement.

Nous devons nous tenir debout, émancipés, côte à côte avec nos frères des nations des cinq continents pour enfin lier les liens de solidarité, d’entr’aide mutuelle, de compassion et de coopération qui nous mèneront ensemble à la création d’une société des sociétés d’associations volontaires, juste, égalitaire, non-coercitive et universelle, fondée de la loi naturelle et l’essence même de la nature humaine: l’entr’aide.

— Résistance 71 —

 

Le jour de l’Australie pour les secrets, les drapeaux et les lâches

 

John Pilger

 

21 janvier 2016

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/australias-day-for-secrets-flags-and-cowards

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 26 janvier, un des jours les plus tristes de l’histoire de l’humanité va être célébré en Australie. Ce sera “un jour des familles”, disent les journaux de la presse de Ruppert Murdoch. Des drapeaux seront mis aux coins des rues et sur des chapeaux rigolos. Les gens répèteront sans cesse combien il sont fiers (d’être Australiens).

Pour beaucoup, ce sera soulagement et gratitude. Dans l’espace de mon temps de vie, l’Australie non-indigène a changé pour passer d’une société anglo-irlandaise à une des plus ethniquement diverses sur terre. Ceux que nous avions l’habitude d’appeler “les nouveaux Australiens”, souvent choisissaient le 26 Janvier, jour d’ Australia Day, pour prêter serment en tant que citoyens (NdT: j’ai personnellement assisté à une de ces cérémonies en plein-air dans les années 1990…). Ces cérémonies peuvent être émouvantes (NdT: je confirme..). Regardez les visages de ces gens du Moyen-Orient et comprenez pourquoi ils serrent leur nouveau drapeau.

C’était au lever du soleil, un de ces 26 janvier il y a bien des années, lorsque je me tenais avec des indigènes et des Australiens non-indigènes et que nous jetions des couronnes de fleurs dans le port de Sydney (Sydney Harbour). Nous étions descendus sur une de ces parfaites petites criques de sable où d’autres se tinrent comme des silhouettes, regardant les navires de la “première flotte” britannique jeter l’ancre le 26 Janvier 1788. Ce fut le moment où la seule île continent de la planète fut prise à ses habitants ; l’euphémisme utilisé fut “établie” (NdT: pour colonisée). Ce fut, écrivit Henry Reynolds, un des seuls honnêtes historiens australiens qui soit, un des plus grand vol de territoire de l’histoire du monde. Il décrivit le massacre qui s’en suivit comme “un murmure dans nos cœurs”.

Les Australiens originels sont la plus vieille présence humaine. Pour les envahisseurs européens (NdT: et chrétiens ne l’oublions pas, ceci est lié encore et toujours à la doctrine de la découverte…), ils n’existaient pas parce que leur continent avait été déclaré terra nullius: terre vide. Pour justifier de cette fiction, un meurtre de masse fut ordonné. En 1838, le journal du Sydney Monitor rapporta: “Il a été résolu d’exterminer toute la race noire dans ce quartier.” Ceci faisait référence au peuple Darug qui vivait le long de la grande Hawkesbury River, pas très loin de Sydney. Avec une toute remarquable ingéniosité et sans armes à feu, ils combattirent et résistèrent de manière épique, ce qui demeure toujours aujourd’hui un quasi secret national. Sur une terre où fleurissent de partout les cénotaphes à la gloire des colons australiens morts dans des guerres impérialistes, personne ne se lève pour ces valeureux guerriers qui se sont battus et sont tombés en défendant l’Australie.

Cette vérité n’a pas sa place dans la conscience australienne. Parmi les nations coloniales à populations indigènes, mise à part une “excuse” facile en 2008, seule l’Australie a refusé d’accepter sa honte passée coloniale (NdT: et toujours présente, car comme les Etats-Unis, le Canada et la Nouvelle-Zélande, l’Australie est toujours en 2016 un pays COLONIAL et à ce titre comme l’empire nord-américain, ne possède aucune terre et est un “pays” fondé sur le vol et le génocide…). Un film d’Hollywood, Soldier Blue, en 1970, a fameusement inversé les stéréotypes raciaux et donné aux Américains un regard éclair sur le génocide dans leur propre “établissement” (colonial) mythique. Près d’un demi-siècle plus tard, il est tput à fait juste de dire qu’un film équivalent ne serait jamais fait en Australie.

En 2014, lorsque mon propre film-documentaire “Utopia”, qui raconte l’histoire du génocide australien, a cherché un distributeur local, Je fus conseillé par une des lumières de ce business: “Jamais on ne pourra distribuer ceci. Les audiences ne l’accepteront jamais.”

Il a eu tort, jusqu’à un certain point. Lorsqu’Utopia fut présenté à Sydney quelques jours avant le 26 janvier, à la belle étoile, sur un terrain vague dans une zone aborigène de la ville connue sous le nom de The Block, plus de 4000 personnes vinrent, la vaste majorité non-indigène. Beaucoup voyagèrent depuis l’autre côté du continent. Les leaders indigènes qui apparaissent dans le film se tinrent devant l’éran et parlèrent dans la “langue”… la leur. Rien de semblable ne s’était jamais produit auparavant, et pourtant, il n’y avait aucun représentant de la presse. Pour la plus vaste communauté blanche du pays, ceci ne se passait pas. L’Australie est une Murdochratie, dominée par l’éthique d’un homme qui changea de nationalité pour le Fox News Network des Etats-Unis.

La vedette du football australien (AFL) indigène Adam Goodes écrivit émotivement au Sydney Morning Herald pour demander que “le silence soit brisé”. “Imaginez”, écivit-il. “regarder un film qui dit la vérité au sujet de terribles injustices commises envers votre peuple, un film qui révèle que les Européens et les gouvernements qui ont dirigé notre pays, ont violé, massacré et volé notre peuple pour leur seul profit. Imaginez maintenant ce qui peut être ressenti lorsque le peuple qui a bénéficié le plus de ces viols, de ces meurtres et de ce vol, le peuple au nom de qui ceci fut perpétré, se tourne avec dégoût lorsque quelqu’un expose les faits.

Goodes lui-même a déjà brisé ce silence lorsqu’il se dressa contre les abus racistes qui lui furent lancés ainsi qu’à d’autres athlètes aborigènes. Cet homme courageux et plein de talent, qui a pris sa retraite du football australien l’an dernier comme s’il était sous un lourd nuage avec, écrivit un commentateur sportif “la nation sportive divisée à son sujet”. En Australie, il est respectable d’être divisé en s’opposant au racisme.

En ce jour d’Australia Day le 26 janvier 2016, le peuple indigène préfère parler de Jour de l’Invasion ou le Jour de Survie, il n’y aura aucune reconnaissance que cette unicité de l’Australie réside en son peuple originel, le tout allant avec une mentalité coloniale infuse qui devrait être un embarras de longue date dans une nation indépendante. Cette mentalité s’exprime de bien des façons, de la prosternation politique sans relâche aux pieds d’Etats-Unis prédateurs en passant par un mépris presque normal pour les Aborigènes d’Australie, un écho de “kaffir”, des abuseurs sud-africains.

L’apartheid est pervasif dans la société australienne (NdT: expérimenté en première main sur place, surtout dans le Queensland et les Territoires du Nord…). Pas très loin de Sydney par avion, le peuple indigène a une espérance de vie des plus courtes. Les hommes meurent souvent avant 45 ans. Ils meurent de maladies remontant au temps de Dickens, comme les maladies cardiaques rhumatiques, les enfants deviennent aveugles de la trachoma et sourds à cause d’otites de l’oreille moyenne, des maladies typiques de la pauvreté. Un médecin m’a dit: “Je voulais donner à une patiente des anti-imflammatoires pour une infection qui aurait été inexistant si les conditions de vie étaient meilleures, mais je n’ai pas pu la traiter parce qu’elle n’avait pas assez de nourriture à manger et ne pouvait pas ingérer les tablettes (sans nourriture). J’ai le sentiment parfois de gérer des conditions similaires que celles de la classe ouvrière anglaise au début de la 1ère révolution industrielle.

Le racisme qui permet cela dans une des sociétés les plus privilégiées de la planète est très profond. Dans les années 1920, un “Protecteur des Aborigènes” supervisa le vol, le kidnapping, d’enfants métis avec pour justificatif de “laver la couleur par le brassage”. Aujourd’hui, un chiffre record d’enfants indigènes sont enlevés de leurs foyers et beaucoup ne revoient jamais leur famille d’origine. Le 11 Février, un groupe qui force le respect appelé “Grandmothers Against Removals” mènera une marche sur le parlement fédéral de Canberra, demandant le retour des enfants volés.

L’Australie est le modèle des gouvernements européens qui cloisonnent leurs frontières auparavant ouvertes tout en facilitant le fascisme, comme en Hongrie. Les réfugiés qui osent faire route par mer vers l’Australie dans des bateaux surchargés en passagers, ont été depuis longtemps traités en criminels, avec les “passeurs” dont la notoriété est pompée hors de proportion par les médias australiens afin de faire diversion sur l’immoralité et les crimes de leur propre gouvernement. Les réfugiés sont parqués derrière du fil de fer barbelé en moyenne pour bien plus d’une année, certains indéfiniment, dans des conditions barbares, qui ont mené certains au suicide, au meurtre, à la maladie mentale. Les enfants ne sont jamais épargnés. Un goulag australien géré par des firmes de sécurité privées sinistres et qui inclut des camps de concentration sur les îles isolées du Pacifique de Manus et Nauru. Les gens n’ont aucune idée de quand ils serot libérés et si même ils le seront un jour.

L’armée australienne, dont les faits d’armes sont le sujet de tomes dénués de toute critique remplissant les pleins rayons des librairies d’aéroports, a joué un rôle important à “refouler les bateaux” des réfugiés fuyant les guerres, comme en Irak, guerre commencée et prolongée par les Américains et leurs mercenaires australiens. Aucune ironie et encore moins de responsabilité, ne sont reconnues dans ce rôle si lâche.

Ce jour de fête nationale de l’Australia Day qui vient, la “fierté des services” sera au balcon. Cette fierté s’étend au département de l’immigration australien qui envoie les gens dans son goulag pour un “service de contrôle au large”, le plus souvent de manière tout à fait arbitraire, laissant ces gens se morfondre, se désespérer et pourrir. La semaine dernière on a annoncé que les hauts fonctionnaires de l’immigration ont dépensé 400 000 dollars pour des médailles qu’ils vont s’attribuer à eux-mêmes pour tant d’héroïsme. Allez, sortez encore plus de drapeaux !…

Résistance au colonialisme occidental: Une vision australienne (John Pilger)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 septembre 2014 by Résistance 71

Nous avons souvent mentionné sur ce blog que considérer que nous vivons dans « un monde post-colonial » comme le veut la doxa élitiste colonialiste occidentale est au mieux naïf, au pire complice des exactions commises envers les peuples indigènes du monde entier. Nous ne vivons en aucun cas dans un monde « post-colonial » mais dans un monde où l’empire anglo-américain plus que jamais hégémonique, est toujours fondé sur un colonialisme actif , dont les racines se trouvent dans les bulles papales Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493). Si cela est une évidence pour le pays du goulag levant (ex-USA) et son satellite qu’est l’entreprise commerciale « Canada », on oublie par trop souvent le cas de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. 

John Pilger nous rappelle ici l’ignominie coloniale également pratiquée « DownUnder » à l’encontre des peuples indigènes victime de la doctrine du « Terra Nullus »… La salut de l’humanité passe par les peuples occidentaux libérés de l’idéologie coloniale les accablant tout autant et se tenant debout, la main dans la main avec leurs frères autochtones des cinq continents ! C’est devenu une évidence.

— Résistance 71 —

 

Guerre, grand cirque et injustice en Australie

 

John PIlger

 

19 Septembre 2014

 

url de l’article:

http://johnpilger.com/articles/war-circus-and-injustice-down-under

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a des moments où la farce et la caricature vivante consumme presque le cynisme et le manque total de confiance en la vie quotidienne des dirigeants australiens. Sur toutes les manchettes de journaux se trouve la photo d’un Tony Abbot (NdT: premier ministre australien) résolu, se tenant avec des enfants indigènes à Arnhem Land, dans le lointain et isolé nord du pays. “Politique intérieure aujourd’hui, concentration sur la guerre demain” nous dit la légende.

Rappelant un anthropologue d’antan, le premier ministre se saisit de la tête d’un enfant indigène qui essaie de lui serrer la main. Il est aux anges, comme s’il ne pouvait pas croire au succès de cette double opération de relation publique: “gérer la nation” depuis une tente de savane sur la Gove Peninsula tout en “menant la nation à la guerre”. Comme dans toute “télé réalité” qui se respecte, il est entouré de caméras et de spectateurs frénétiques, qui alertent la nation de ses actions réfléchies et décisives.

Mais attendez un peu. Le chef de tous les Australiens doit s’envoler vers le sud pour dire au revoir au SAS, sur le départ pour sa dernière mission héroïque depuis son orgie sanguinaire d’Afghanistan. “Poursuivre le mal absolu” est une phrase bien sûr familière, un rôle historique de mercenariat est indiscible, cette fois-ci soutenant le tout dernier régime sectaire installé par les Etats-Unis à Baghdad et des anciens “terroristes” kurdes re-étiquetés, qui gardent maintenant les puits et champs pétroliers de Chevron, Exxon-Mobil, Marathon Oil, Hunt Oil et al.

Aucun débat parlementaire n’est autorisé ; aucune invitation fabriquée d’étrangers en détresse n’est nécessaire, comme ce fut le cas pour le Vietnam. La vitesse d’exécution est l’essence même de la chose. Quid des services de renseignement américains insistant qu’il n’y a aucune menace de l’État Islamique aux Etats-Unis ni même de manière présumée en Australie, la vérité pourrait mettre en péril la mission si on perd du temps. Si le spectacle médiatique et policier “anti-terreur” de cette semaine sur les arrestations au sujet d’un “complot contre Sydney” n’arrive pas à exciter les suspicions de la nation, alors rien ne le fera. Que l’acte de guerre irresponsable d’un Abbott impopulaire prouvera à un moment donné que les Australiens seront moins sécures, devrait aussi faire partie des manchettes de journaux. Rappelez-vous le choc en retour des guerres de Bush et de Blair.

Qu’en est-il des décapitations ? Pendant les 21 mois qui se sont écoulés entre la capture de James Foley et son exécution, il y a eu 113 personnes qui ont été décapitées en Arabie Saoudite, un des alliés les plus proche d’Obama et d’Abbott dans leur entreprise “morale et idéaliste”. De fait, la guéguerre d’Abbott aura sûrememt droit à sa petite plaque commémorative à l’Australian War Memorial aux côtés de toutes les invasions colonialistes reconnues dans ce grand sanctuaire du nationalisme blanc, sauf bien sûr, l’invasion coloniale de l’Australie elle-même durant laquelle la décapitation des défenseurs australiens indigènes n’était pas considérée comme mal absolu.

Ceci nous ramène au spectacle d’Arnhem Land. Abbott dit que la raison pour laquelle lui et les médias ont campé là-bas est qu’il pouvait consulter les “chefs” indigènes et “avoir une meilleure compréhension des besoins des gens vivant et travaillant dans ces zones.”

L’Australie est inondée de la connaissance des “besoins” de ses premières nations. Chaque semaine, semble t’il, une autre étude vient s’ajouter au torrent d’information existant au sujet de l’appauvrissement imposé et de la discrimination raciale vicieuse et éhontée se produisant contre le peuple indigène: L’apartheid sans en porter le nom. Les faits, qui ne peuvent plus être pirouettés, doivent être ancrés dans la conscience nationale si pas dans celle du premier ministre. L’Australie a un ratio d’incarcération de sa population indigène bien supérieur à celui de l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid. Les décès en détention se produisent comme au son des tambours, les maladies de l’ère de Dickens sont légion, incluant pour ceux qui vivent au sein du boum économique minier qui fait engranger des milliards de dollars par semaine. Des maladies cardiaques rhumatiques tuent des indigènes trentenaires et quarantenaires et leurs enfants deviennent sourds et souffent de trachoma, maladie parasitaire qui les rend aveugles.

Lorsqu’alors qu’il était un ministre de la santé fantômatique en 2009, Abbott fut rappelé à l’ordre par le rapporteur des Nations-Unies sur les peuples indigènes, disant que l’”intervention” frauduleuse du gouvernement Howard était raciste, il rétorqua alors au professeur James Anaya d’aller se “faire voir” et “d’arrêter d’écouter la brigade des vieilles victimes”. Le très distingué Anaya revenait juste d’Utopia (NdT: territoire indigène du nord de l’Australie), une vaste région du nord où j’ai filmé la preuve du racisme et de la privation forcée qui l’ont choqué lui et des millions de spectateurs dans le monde entier. “La sous-alimentation est très commune”, m’a dit un médecin généraliste du centre de l’Australie.

Aujourd’hui, alors qu’Abbott pose pour les photographes avec des enfants d’Arnhem Land, les enfants d’Utopia n’ont pas accès à l’eau potable. Pendant 10 semaines, des communautés entières n’ont eu aucune eau courante. Un nouveau puit aménagé coûterait juste 35 000 $. L’impétigo et toujours plus de trachoma en sont le résultat. (par comparaison, considérez que la dernière ministre des affaires indigènes d’un gouvernement socialiste, Jenny Macklin, a dépensé 331 144 $ pour réaménager son bureau de Canberra).

En 2012, Olga Havnen, une officielle vétéran du gouvernement de la province du Northern Territory, a révélé que 80 millions de dollars ont été dépensés sur la surveillance des familles et sur le retrait des enfants indigènes de leur environnement familial, comparés aux 500 000 dollars aloués pour le soutien des familles appauvries. Sa mise en garde contre l’émergence d’une seconde génération perdue a eu pour résultat son limogeage. Cette demaine à Sydney, Amnesty et un groupe connu sous le nom des Grands-mères contre le retrait des enfants ont présenté plus de preuves du fait que le nombre d’enfants indigènes enlevés à leur famille, souvent de manière violente, est bien plus important aujourd’hui qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire coloniale de l’Australie.

Will Tony Abbott, l’ami auto-proclamé du peuple indigène s’interpose t’il pour défendre ces familles ? Bien au contraire, dans son budget fédéral du mois de Mai, Abbott a coupé 536 millions de dollars pour les “besoins” du peuple indigène pour les cinq prochaines années, un quart de cet argent était aloué au système de santé. Bien loin d’être un “ami” des indigènes, le gouvernement Abbott continue le vol des terres indigènes avec une supercherie à la confiance appelée la “location sur 99 ans”. En retour d’abandonner leur terres, l’essence même de l’aboriginalité, les communautés vont recevoir des bribes de loyers, que le gouvernement prendra des royalties sur l’extraction minière en territoires indigènes. Peut-être que seulement en Australie peut avoir lieu une telle politique du mensonge, de la mascarade et de la tromperie.

Similairement, Abbott semble soutenir une réforme constitutionnelle qui “reconnaîtra” le peuple indigène dans un referendum proposé. La campagne “Reconnaissance” consiste en des gestes familiers et remise de récompense, promus par une campagne de relation publique “autour de laquelle la nation peut se rassembler”, d’après le journal du Sydney Morning Herald, voulant dire que la majorité ou ceux que cela intéresse, peuvent avoir le sentiment qu’ils font quelque chose tout en ne faisant rien.

Durant toutes les années de mes reportages et de mes documentaires sur l’Australie indigène, un “besoin” m’a toujours paru essentiel. Un traité. Par cela je veux dire une charte des droits effective et cohérente des droits indigènes: droits sur la terre, droits sur les ressources, droits sur la santé, droits sur l’éducation, droits sur le logement et bien plus. Aucune des soi-disantes “avancées” de ces dernières années, comme le Native Title, n’a donné les droits et les services accordés à presque tous les Australiens et que ceux-ci considèrent comme acquis.

Comme le dit si bien la leader Arrente/Amatjere Rosalie Kunoth-Monks: “Nous n’avons JAMAIS cédé la propriété de cette terre. Ceci demeure notre terre et nous devons négocier un traité légal avec ceux qui s’en sont emparés.” La vaste majorité si ce n’est pas tous les indigènes sont d’accord avec elle et une campagne pour l’obtention d’un traité, bien qu’ignorée par les médias, est en train de gagner un sérieux momentum, spécifiquement parmi la jeunesse indigène éduquée qui n’est pas représentée par des leaders corrompus et vendus au système, disant à la société blanche ce qu’elle désire entendre. Que l’Australie possède un premier ministre qui a décrit ce pays comme étant “inhabité” jusqu’à ce que les Britanniques n’y arrivent, ne fait qu’indiquer l’urgence d’une véritable réforme, de la fin du paternalisme et de la mise en action d’un traité négocié entre partenaires EGAUX. Car tant que nous, qui sommes arrivés bien plus tard, ne redonnons pas aux premiers Australiens leur nationalité, nous ne pourrons jamais clâmer la nôtre.

Hégémonie culturelle et colonialisme: Le passé et le présent brutaux de l’Australie (John Pilger)

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 11 novembre 2013 by Résistance 71

Des Amériques à l’Australie en passant par l’Afrique, le glas sonne pour le colonialisme toujours avéré et son avatar moderne néo-colonialiste. Les DOM-TOM français, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, toutes les dépendances pseudo-indépendantes du Commonwealth britannique inféodées à la « couronne » (à savoir: la Banque d’Angleterre et la City de Londres…), tous ces territoires sont sous contrôle direct ou indirect de leur maison mère et tout cela est en train de toucher à sa fin, sous l’impulsion des peuples indigènes humiliés mais survivants à des siècles de génocide.

John Pilger nous rappelle (ou nous apprend c’est selon…), ce qu’est la véritable histoire de son pays l’Australie. Après un premier documentaire dézingant en 1985 sur la question aborigène, il récidive avec son nouveau documentaire « Utopia » au sujet de l’infâmie coloniale… Quoi d’autre vraiment ? Plus on y pense et plus on se rend compte que toute la situation politico-économique du monde actuel n’est basée que sur une seule et unique chose: l’Idéologie de la suprématie raciste de l’occident sur le reste du monde, avalisée, encouragée par les églises et soutenue par tous les états au fil de l’histoire.

Changer de paradigme politique, c’est en finir avec ce dogme suranné et criminel. La colonisation est avant tout idéologique. L’oppression s’exerce sur nous les peuples occidentaux de manière plus « feutrée », le degré de coercition n’est pas le même, car au fond il ne s’agit que du degré d’expression et d’application de cette infâmie suprémaciste… Il est évident aujourd’hui que les oligarques ont autant de mépris et de griefs contre nous que contre les populations qu’elles ont conquises au cours de l’histoire.  Comme le disait for justement Howard Zinn, le grand historien américain: « On ne peut pas être neutre dans un train en marche »… Pilger n’est pas neutre non plus… Arrêtons de l’être !

— Résistance 71 —

 

Le passé et présent brutaux sont un autre pays dans l’Australie secrète

 

John Pilger

 

7 Novembre 2013

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article36776.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bande annonce du film de John Pilger “Utopia”, sur les écrans en Grande-Bretagne le 15 Novembre, en Australie en Décembre 2013:

http://www.youtube.com/watch?v=-M-_-DwJg8s

 

Les couloirs du parlement australien sont si blancs que cela vous fait plisser les yeux. Les sons sont feutrés, l’odeur de cire. Les parquets brillent tellement qu’ils réfléchissent les portraits cartoonesques des premiers ministres ainsi que des rangées de peintures aborigènes, suspendues aux murs blancs, leur sang et leur larmes invisibles.

L’Assemblée Nationale australienne siège à Barton, une banlieue de Canberra qui a pris le nom du premier ministre initial de la nation, Edmond Barton, qui mit en place la politique de l’Australie blanche en 1901. “La doctrine de l’égalité de l’Homme”, disait Barton, “n’a jamais eu l’intention de s’appliquer aux non britanniques et aux non-blancs”.

La préoccupation première de Barton était les Chinois, connus sous le vocable de péril jaune; il ne fit aucune mention de la plus ancienne et plus endurante présence humaine sur Terre: les premiers Australiens. Ils n’existaient pas. Leur méticuleuse attention envers ce pays rugueux n’avait aucun intérêt. Leur résistance épique ne s’est jamais produite. De ceux qui luttèrent contre les envahisseurs britanniques de l’Australie, le journal du Sydney Monitor rapporta en 1838: “Il fut résolu d’exterminer toute cette race noire dans ce quart de siècle.” Aujourd’hui, les survivants sont un secret national qui fait honte.

La ville de Wilcannia en Nouvelle Galles du Sud (NSW), s’est distinguée par deux fois. Elle est l’heureuse récipiente de la ville la plus propre d’Australie et ses peuplades indigènes ont l’espérance de vie la plus courte de tout le pays. Ils sont en général morts avant l’âge de 35 ans. Le gouvernement cubain a mis en place un programme d’alphabétisme pour eux, comme ils le font pour les plus pauvres en Afrique. D’après le rapport du Crédit Suisse sur la richesse mondiale, l’Australie est l’endroit le plus riche au monde.

Les politiciens de Canberra sont parmi les citoyens les plus riches au monde. Leur auto-suffisance est légendaire. L’an dernier, la ministre des affaires indigènes Jenny Macklin a fait rénover son bureau pour la modique somme de 331 144 AUD (NdT: environ 300 000 Euros) aux frais du contribuable.

Macklin a récemment déclaré qu’elle avait fait une “énorme différence” au sein du gouvernement. C’est vrai. Pendant son mandat de ministre, le nombre d’aborigènes vivant dans des bidonvilles a augmenté de près d’un tiers et plus de la moitié de l’argent fédéral dépensé pour le logement des indigènes fut empoché par des sous-traitants contractants blancs et une bureaucratie dont elle était responsable. Une maison en ruine typique de la cambrousse d’une communauté indigène doit loger jusqu’à 25 personnes. Les familles, les vieux et les handicapés attendent des années pour des toilettes et salles de bain qui fonctionnent.

En 2009, le professeur James Anaya, le très respecté rapporteur de l’ONU pour les droits des peuples indigènes, avait décrit comme raciste “L’état d’urgence” qui avait privé les communautés indigènes australiennes du peu de droits et de services dont elles bénéficiaient sous prétexte que des gangs pédophiles étaient présents en nombre “impensable”, affirmation qui fut réfutée par la commission australienne sur le crime et la police.

Le porte-parole de l’opposition aux affaires indigènes d’alors, Tony Abbott, avait dit à Anaya d’aller se faire voir et “de ne pas écouter l’éternelle brigade des vieilles victimes”. Abbott est maintenant le premier ministre de l’Australie.

J’ai conduit dans le centre rouge de l’Australie centrale et ai demandé au Dr. Janelle Trees au sujet de la “brigade des vieilles victimes”. Une médecin généraliste dont les patients indigènes vivent à quelques kilomètres des stations balnéaires à 1000 $ la nuit d’hôtels desservant Uluru (Ayers Rock) et elle m’a dit: “Il y a de l’amiante plein les maisons des aborigènes et lorsque quelqu’un a une fibre d’amiante dans les poumons et développe un mésothélioma, le gouvernement s’en fiche. Quand les enfants ont des infections chroniques et s’ajoutent à ces horribles statistiques d’aborigènes mourant de maladies rénales et vulnérables à des records mondiaux de maladies cardiaques rhumatiques, rien n’est fait. Je me demande: pourquoi pas ? La malnutrition est commune. J’ai voulu donner un anti-inflammatoire à une patiente pour une infection qui aurait pu être anticipée si les conditions de vie étaient meilleures, mais je n’ai pas pu la traiter car elle n’avait pas assez à manger pour pouvoir prendre les comprimés en sécurité. J’ai l’impression parfois de gérer les mêmes conditions sanitaires que la classe laborieuse britannique durant la révolution industrielle.”

A Canberra, dans des bureaux ministériels exposant toujours plus d’art des premières nations, on m’a répété à plusieurs reprise à quel point les politicens “étaient fiers” de ce que “nous avons fait pour les Australiens indigènes”. Quand j’ai demandé à Warren Snowdon, le ministre délégué aux affaires de santé indigènes au sein du gouvernement travailliste (NdT: équivalent PS en France), récemment remplacé par le gouvernement conservateur d’Abbott, pourquoi après un quart de siècle représentant les plus pauvres et les plus malades des Australiens, il n’est pas parvenu à une solution, il a dit alors: “Quelle question stupide… Quelle question puérile.”

A la fin de la parade de l’ANZAC à Canberra se dresse le monument commémoratif australien de la guerre, que l’historien Henry Reynolds appelle “le centre sacré du nationalisme blanc”, là on m’a refusé l’autorisation de filmer dans cet endroit public. J’avais commis l’erreur d’exprimer un intérêt dans les guerres de frontière où les indigènes se battirent contre l’invasion britannique sans armes à feu, mais avec ingénuosité et courage, l’épitome pourtant de la “tradition de l’ANZAC”. Et pourtant, dans un pays littéralement couvert de cénotaphes, pas un seul n’est érigé pour commémorer officiellement ceux qui sont tombés en résistant “un des plus grand vol de territoire de l’histoire de l’humanité” écrivit Reynolds dans son ouvrage phare “La guerre oubliée”. Plus d’indigènes australiens moururent en combattant l’envahisseur que les Indiens d’Amérique du nord ou les Maoris de Nouvelle-Zélande. L’état du Queensland fut un abattoir. Un peuple entier devint prisonnier de guerre dans son propre pays, avec les colons demandant leur extermination. L’industrie de l’élevage prospéra grâce aux indigènes réduits quasiment à l’état d’esclaves. L’industrie de l’extraction minière fait un profit aujourd’hui d’un milliard de dollars par semaine en exploitant des terres volées aux peuples indigènes.

Supprimer ces vérités tout en vénérant le rôle servile de l’Australie dans les guerres coloniales de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, a obtenu un statut culte à Canberra aujourd’hui. Reynolds et les quelques ceux qui questionnent cela ont été diffamés et ostracisés. L’unique peuple aborigène d’Australie est considéré comme Untermensch, sous-homme. Lorsque vous entrez dans le musée national de la guerre, des visages aborigènes sont mis en gargouilles de pierre avec les kangourous, reptiles et autre “faune sauvage locale”.

Quand j’ai commencé à filmer cette Australie secrète il y a plus de 30 ans, une campagne générale mondiale avait lieu pour en finir avec la politique d’apartheid en Afrique du Sud. Ayant fait des reportages en Afrique du Sud, je fus choqué par la similarité de la suprématie blanche et du laxisme et de la défense des libéraux Et pourtant, pas d’opprobe internationale, pas de boycotts, ne venaient perturber la surface de l’Australie la “chanceuse”. Allez voir les gardes de la sécurité privée expulser des aborigènes d’une galerie marchande de la ville d’Alice Springs, conduisez un peu à l’écart des barbecues banlieusards de Cromwell Terrace vers Whitegate Camp, là où les baraques en tôles ondulées n’ont ni eau ni électricité. C’est çà l’apartheid, ou ce que Reynolds appelle: “le murmure dans nos cœurs”.

Le film de John Pilger Utopia, au sujet de l’Australie, sera diffusé dans les cinémas en Grande-Bretagne à partir du 15 Novembre, sur ITV en Décembre et sera sur les écrans en Australie en janvier 2014.

Colonialisme, apartheid et génocide: Le cas de l’Australie refait surface (John Pilger)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 5 novembre 2013 by Résistance 71

Nous l’avons dit car c’est la réalité à ne pas (plus) masquer: Le colonialisme occidental à l’échelle planétaire trouve sa source profonde dans les bulles pontificales Romanus Pontifex et Inter Caetera de 1455 et 1493. Toutes les colonies établies par l’occident en Afrique, aux Amériques (Nord, sud, centrale et dans les Caraïbes), en Asie et en Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande et tous les territoires toujours sous contrôle colonial français ou britannique dans le Pacifique) n’ont pu être possibles et ne sont possibles aujourd’hui que par leur racine des bulles vaticane datant du XVème siècle, clef de voûte de l’impérialisme colonial occidental et des génocides d’hier et d’aujourd’hui.

Après un premier documentaire sur son pays de l’Australie en 1985,  John Pilger soulève de nouveau le rideau de la honte sur la pratique coloniale d’apartheid et de vols de terres en Australie au détriment des premières nations aborigènes de ce continent.

Nous le disons et ne le répéterons jamais assez : Le colonialisme est le fléau absolu dont l’humanité doit impérativement se débarrasser si elle veut vivre  et s’émanciper totalement.

Des Indiens des Amériques aux peuples d’Afrique en passant par les peuples asiatiques et d’Océanie, il n’est pas un km2 de terre au monde qui ne subisse l’influence néfaste et mortifère de l’arrogance suprémaciste raciste occidentale, établie et forcée par l’infime minorité sue ses propres populations en premier lieu. La première colonisation est celle des esprits et à ce titre, nous sommes aussi colonisés que les peuples physiquement colonisés, voire même bien plus tant on nous a fait « accepter » le concept de dominance, de suprématie comme étant de « l’ordre naturel des choses » souvent dans l’ère moderne à grand renfort de pseudo-science telle le darwinisme et la biologie-socilae phagocytées dès le départ par l’idéologie dominante idoine…

Il est plus que temps pour le monde que nous en terminions avec cette infâmie !

— Résistance 71 —

 

Le nouveau film de John Pilger “Utopia” sera à l’écran en Novembre

 

JohnPilger.Com

 

url de l’article:

http://johnpilger.com/articles/a-new-john-pilger-film-utopia-to-be-released-in-uk-cinemas-in-november

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un des films documentaire les plus extraordinaire sur l’Australie sera à l’affiche ce mois de Novembre en GB. Il s’agit du documentaire “Utopia”, une production épique du journaliste d’enquête moultes fois primé John Pilger.

Utopia sera visionné en première dans l’Ouest de Londres à Curzon Soho le 4 Novembre, où John PIlger répondra aux questions de l’audience. Le film sera à l’affiche dès le 15 Novembre.

Le lundi 18 Novembre, la Picture House de Brixton diffusera Utopia dans 30 cinémas à travers la GB avec des questions/réponses à John Pilger.

ITV le diffusera sur les ondes en Décembre.

Utopia est une vaste région du nord de l’Australie et le lieu d’habitation de la plus ancienne présence humaine sur terre, “Ce film est un voyage dans un pays secret”, dit John Pilger d’Utopia. “Il décrira non seulement l’unicité des premiers Australiens, appelés Aborigènes, mais aussi leur propre chemin des larmes (NdT: en référence qu “chemin des larmes”, “trail of tears” de la nation Cherokee des Etats-Unis, déportée de ses territoires ancestraux par l’armée américaine…), la trahison dont ils furent victimes et la résistance, d’une utopie à une autre.”

Pilger commence son voyage à Sydney où il a grandi et à Canberra, la capitale de la nation, où le parlement national se tient dans une banlieue riche appelée Barton, qui est récemment devenue la communauté la plus privilégiée d’Australie.

Barton est nommé après le premier premier ministre australien, Edmund Barton, qui en 1901, introduisit la première politique de l’Australie blanche. “La doctrine de l’égalité de l’Homme”, disait Barton “n’a jamais été faite pour être appliquée à ceux qui ne sont pas britanniques et blancs.” Il ne fît aucune mention des habitants originels qui étaient à peine considérés comme humains et ne valant pas la peine d’une quelconque reconnaissance dans cette première utopie de banlieue.

Un des secrets les mieux gardé du monde est révélé sur fond du plus grand des boum économique sur la richesse minière. Le “pays chanceux” a t’il hérité de l’apartheid sud-africain ? Comment cela peut-il se produire au XXIème siècle ? Quel rôle ont joué les médias dans cette affaire ? “Utopia” est à la fois un voyage personnel et une histoire universelle au sujet du pouvoir et de la résistance et du comment les sociétés modernes peuvent être divisées entre ceux qui se conforment et un monde dystopique de ceux qui ne se conforment pas.

“Utopia” prend des gens et place le premier film sur l’australie de Pilger d’il y a 28 ans durant sa longue association avec les peuples indigènes de son pays natal. Les preuves et évidences qu’il produit sont très souvent émouvantes et choquantes.

Le film est produit par Dartmouth Film et distribué par Network Releasing.

“Utopia” sera diffusé en Australie au Musée d’Art Contemporain de la ville de Sydney avec des audiences les 21-23 janvier et durant la fête nationale australienne le 26 janvier. Une diffusion nationale dans les salles et sur la chaîne de TV SBS s’ensuivront.

Dans un article for the Guardian, John Pilger  donne un avant-goût de son dernier film au sujet de l’Australie, son premier fut The Secret Country, diffusé en 1985.

Film Credits

Written, produced and presented by John Pilger

Directed by John Pilger & Alan Lowery

Edited by Joe Frost

Line Producer: Sandra Leeming

Archive Producer: Alec Morgan

Associate Producers: Paddy Gibson & Chris Graham

Director of Photography: Preston Clothier

Co-Executive Producer: Tim Beddows

Executive Producer: Christopher Hird

*  *  *

Facebook – johnpilgerutopia

Twitter – @Utopia_Film