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Mythologie biblique: Les 10 plaies d’Egypte pour une conversion loupée… (Ashraf Ezzat)

Posted in actualité, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 3 novembre 2017 by Résistance 71

Lecture complémentaire sur le sujet:

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

 

Pourquoi les Egyptiens ne se convertirent pas en masse après les 10 plaies bibliques ?

 

Dr Ashraf Ezzat

 

28 octobre 2017

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2017/10/28/why-didnt-egyptians-convert-after-the-ten-plagues/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tout ce dont on a besoin est un miracle, une plaie (d’Egypte…), pour que l’Homme, ancien ou moderne, croit en un dieu qui a révélé sa puissance et sa divinité au travers de ce miracle.

Les scribes bibliques argumentent que l’histoire de l’Exode s’est déroulée dans l’Egypte antique. Si cet argument est valide, alors tout le peuple de l’Egypte ancienne se serait instantanément converti au judaïsme (ou plus exactement au culte des Israélites) après que leur dieu eut révélé au sus de tous toute sa puissance en détruisant “miraculeusement” la terre d’Egypte et son roi (appelé du reste par erreur pharaon).

Mais la réalité est que l’Egypte ne s’est pas convertie en masse au culte des Israélites ou judaïsme à quelque moment de sa très longue histoire. Yahvé (le dieu des Israélites) n’a jamais été mentionné dans les archives égyptiennes antiques, encore moins adoré. Qu’est-ce que cela nous apprend ? J’ai bien peur que cela nous en apprenne beaucoup.

Si la bible affirme que le cœur du pharaon a été endurci par le dieu des Israélites, ceci ne se serait sans doute pas passé pour les Egyptiens eux-mêmes. Car, si c’est pour cela que les Egyptiens ne se sont pas convertis, alors toute l’affaire des 10 plaies d’Egypte aura été vaine et futile, moralement parlant. Même si les Israélites avaient fuis l’Egypte, cette évasion miraculeuse (comme dépeinte dans le livre de la Génèse) aurait dû laisser un effet dramatique sur le peuple égyptien ainsi que sur leurs vieilles croyances et traditions. La plupart des suiveurs des religions judéo-chrétiennes (musulmans inclus) répondront à ce paradoxe du livre de la Génèse en ne faisant que réciter ce qu’on leur gave depuis l’enfance. “L’Exode avait une mission et celle-ci était de faire sortir les esclaves israélites d’Egypte.” répondront-ils rapidement et sans faillir. Ce faisant, ils ne réalisent pas que cela ne fait que dégrader le dieu israélite de son piedestal de déité universelle, pour le rendre à ce qu’il est: un dieu mineur tribal, créé il y a longtemps par sa propre tribu.

Si le but ultime de l’histoire du pharaon et de Moïse est de simplement offrir une sortie de secours, par la dévastation et le carnage, à un groupe de gens sortant d’une terre spécifique, qui au fait, ne fut en aucun cas l’Egypte, alors nous pourrions fort justement identifier cette histoire des Israélites comme étant injuste et immorale tout autant que le dieu tribal israélite est très partial. Un concept moralement corrompu qui a fini par donner naissance au vil concept du peuple élu de dieu.

Revenons-en aux miracles. Essayez de vous imaginer parmi ces anciens Egyptiens qui ont survécu la dévastation des 10 plaies sur leur pays. Vous avez été témoin en première instance de la toute puissance du dieu des Israélites alors qu’il se révélait à vous au moyen de ses 10 plaies (dévastation zombiesque durant laquelle des armées de grenouilles, de poux, de mouches, de locustes, la grêle furent lâchés sur la terre d’Egypte et son peuple, l’eau du Nil se transforma en sang, chaque premier né de chaque famille fut tué et finalement la terre fut enveloppée dans d’épaisses ténèbres).

Yahvé a de toute évidence par là-même démontré aux Egyptiens l’impuissance ultime de leurs dieux et leur a démontré sans l’ombre d’un doute possible sa toute puissance et son pouvoir sur eux. Si vous étiez un Egyptien de l’époque, abasourdi et ayant été le témoin oculaire de ces miracles alors qu’ils semaient panique, terreur et destruction sur votre terre et sur son peuple, quelle aurait été votre réaction ?

Humilié par la puissance et la révélation de Yahvé, vous seriez sans aucun doute tombé à genoux et avec les larmes aux yeux, auriez imploré son pardon et auriez, dans la foulée, renoncé à vos dieux impuissants et vous vous seriez converti de grande joie à la religion des Israélites et de leur dieu si puissant, tout puissant. Mais cela ne s’est jamais produit. Les dieux égyptiens comme Amun-Re, Horus, Isis et Osiris sont restés debout, inébranlés dans leurs temples. révérés par les Egyptiens pour les siècles qui ont suivis cette soi-disante aventure biblique racontée dans l’Exode.

Si l’Egypte avait été la terre de la mise en esclavage et de l’exode des Israélites, tous les Egyptiens antiques se seraient convertis de bonne grâce au judaïsme aux alentours de 1400-1200 AEC, la période présumée de l’Exode biblique. De fait, tout le royaume khazar s’est converti au judaïsme pour bien moins que cela…

Mais ceci, comme nous l’avons dit, ne s’est jamais produit, pas à cette époque, ni à aucun autre moment plus tard. L’Egypte ne s’est jamais convertie au judaïsme et la raison de cela est très simple et clairement évidente: l’Egypte antique ne fut jamais frappée par les soi-disantes 10 plaies, car l’Egypte n’a jamais connu ni Pharaon, ni Moïse.

… Et oui, l’histoire du pharaon et de Moïse ne s’est en fait jamais déroulée dans l’Egypte antique.

La vérité historique déchire le voile du mensonge: Résolution de l’UNESCO sur Jérusalem ou l’émergence de la vérité cachée…

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 octobre 2016 by Résistance 71

“Il ne fut pas possible de creuser sous Haram al-Sharif directement, mais les explorations et les fouilles de tous les autres sites avoisinants échouèrent de trouver quelque trace que ce soit d’un important royaume du Xème siècle AEC, au temps présumé de David et de Salomon. Aucun vestige ne fut jamais trouvé, pas de structures monumentales, de murs ou de grands palais et les poteries qui furent trouvées étaient très peu nombreuses et très simples.”
~ Schlomo Sand ~

Où est le compte-rendu des merdias de base sur cette info ?… L’ensemble fait l’impasse ? Même pas de soutien à la pleureuse en chef Bibi ?…
– Résistance 71 –

 

La résolution de l’UNESCO sur Jérusalem: La vérité cachée

“La (folle) idée d’amener les juifs du monde entier à quitter leurs patries, pour s’établir sur une terre (palestinienne) occupée en “s’inventant un peuple juif” est le véritable théâtre de l’absurde.”

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

20 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/10/20/unesco-resolution-on-jerusalem-the-hidden-truth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une récente et exceptionnellement dure et osée résolution de l’UNESCO sur les sites historiques de la vieille ville de Jérusalem, Israël y est explicitement nommé, et à plusieurs reprises, comme “la puissance d’occupation”, le mur occidental (dit mur des lamentations) est mentionné de son nom arabe, la place Al-Bourak et le Mont du Temple comme Al Haram Al Sharif. En d’autres termes, après des années de recherches et d’enquêtes L’United Nations Educational. Scientific and Cultural Organization (UNESCO) a échoué de trouver des racines originelles, historiques réelles juives à la vieille ville de Jérusalem. N’est-ce pas choquant ? Comment cela peut-il être vrai ? Oh, vous allez être surpris…

Le comité exécutif de l’UNESCO s’est réuni à Paris à partir du 4 octobre courant. Après une semaine d’étude attentive et de délibération, l’UNESCO a décidé qu’il n’y avait aucune connexion juive avec Jérusalem et le Mont du Temple. Le vote de la résolution qui fut soumise par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, avait été repoussée depuis le mois de juillet. Quoi qu’il en soit, une résolution similaire avait été approuvée en avril courant.

26 pays se sont abstenus tandis que 24 pays ont soutenu l’initiative, 6 pays ont voté contre: les Etats-Unis, la GB, la Lithuanie, les Pays-Bas, l’Estonie et l’Allemagne.

La résolution “condamne fermement les agressions croissantes israéliennes et les actions illégales entreprises dans Jérusalem-Est. Elle déplore également les mesures israéliennes refusant aux musulmans un accès à leur site sacré d’Al Aqsa / mosquée Al-Haram al Sharif et demande à Israël, la puissance d’occupation, de respecter le status quo historique et d’immédiatement cesser ces mesures.”

Lisez le texte complet de la décision de l’UNESCO here.

Le premier ministre israélien Netanyahou a répondu en disant: “Le théâtre de l’absurde continue avec l’UNESCO et aujourd’hui, l’organisation a rendu une de ses décisions les plus bizarres. En disant qu’Israël n’a pas de connexion avec le Mont du Temple et le mur occidental, c’est comme dire que la Chine n’a pas de connexion avec la Grande Muraille ou l’Egypte avec les pyramides.”

De manière évidente, ils n’ont jamais lu la bible, mais je conseillerais aux membres de l’UNESCO de visiter l’arche de Titus à Rome, où ils pourront constater ce que les Romains amenèrent à Rome après qu’ils aient eu détruit et pillé le Mont du Temple il y a 2 mille ans” a ajouté Netanyahou.

De prime abord, ce qu’a dit Mr Netanyahou semblerait être tout à fait persuasif et d’un grand bon sens, Mais en fait non. De plus, la résolution de l’UNESCO n’est ni politisée, ni biaisée.

En fait, le parallèle que fait Mr Netanyahou n’est pas valide. Le lien des peuples égyptien et chinois avec les pyramides et la grande muraille est essentiellement fondé sur leur histoire commune et leur culture en tant que nation et groupe ethnique, ainsi le lien culturel est absolument indiscutable.

Le Mont du Temple (s’il y a effectivemert eu une telle chose en Palestine…) n’est important pour les juifs que comme La Mecque l’est pour les musulmans du monde entier.

Tout comme il serait ridicule d’entendre que les musulmans d’Indonésie clâment des droits historiques sur La Mecque, juste parce qu’ils sont musulmans (ou nouvellement convertis à l’Islam), ce serait la même chose que de voir les juifs européens clâmer des droits historiques sur Jérusalem.

En bref, le judaïsme est une religion dont les croyants ne devraient avoir aucun droit historique sur la terre de leurs sites saints et sacrés.

Tout comme les chrétiens latins ne peuvent pas (et ne devraient pas) clâmer le “Vatican” comme leur patrie historique, les juifs européens ne le peuvent pas non plus pour Jérusalem.

A l’encontre des Egyptiens et des Chinois, les juifs ne sont pas une nation ou un groupe ethnique qui a une culture et une histoire commune. Shimon Perès, l’ancien président qui vient de mourir était un juif européen né en Pologne qui ne serait jamais venu en Palestine en première instance.

Et pourtant, non seulement Pérès (né Szymon Perski) vint en Palestine, mais il y a vécu suffisamment longtemps pour s’assurer que la très vaste majorité du peuple natif de l’endroit ait été virée à grand renfort de force brutale et de diplomatie trompeuse. Pour cela, Shimon Pérès, un criminel de guerre par essence, a été enterré en Palestine comme héros national d’Israël.

Les juifs qui furent conquis par l’empereur romain Titus étaient une petite communauté qui habitait à une époque une partie de Jérusalem il y a deux mille ans. La perception de longue durée qu’après cela il y eu une diaspora juive n’est qu’un mythe ; les Romains n’ont exilé personne de Palestine, encore moins la communauté juive. Les descendants de ces anciens juifs sont plus que probablement les musulmans et les chrétiens de la Palestine moderne.

L’état israélien moderne est fondé sur la croyance en “un peuple juif” en tant que nation unifiée, établie dans les temps bibliques, dispersée par Rome, forcée à l’exil pendant 2000 ans et retournée en terre promise.

Mais d’après l’historien israélien Schlomo Sand, il n’y a pas eu d’exil, et comme il le montre par une dense analyse archéologique, historique et scientifique, il est absurde de parler aujourd’hui de “peuple d’Israël”. Du moins pas si par cela vous voulez dire les juifs.

Les juifs qui ont récemment migré d’Europe vers Israël sont des descendants des Khazars (Khazars,) et s’ils sentent le mal du pays, alors ils feraient bien mieux de s’installer en Ukraine, en Russie (ou en Pologne dans le cas de Pérès), mais certainement pas en Palestine.

Les juifs sont comme les musulmans et les chrétiens: ils viennent en toutes couleurs, tailles et cultures du monde entier. L’idée (folle) d’amener les juifs du monde entier à quitter leur pays, de s’installer en terre (palestinienne) occupée et “de s’inventer” un peuple juif est le véritable “théâtre de l’absurde”.

Dans une réponse angoissée à la résolution (attendue) de l’UNESCO, le ministre israélien des affaires étrangères a fait publier une brochure de la connexion historique juive à Jérusalem, qui a été distribuée aux 120 délégués permanents à l’UNESCO dont les pays ont des relations diplomatiques avec Israël. Mise en place de choix dans la brochure se tient une photo de l’arc de triomphe de Titus qui commémora la conquête de Jérusalem par l’empereur romain en 70 EC. Gravé sur l’arc se trouve un menorah ou candélabre à sept branches, largement vu et compris comme un symbole hébraïque.

Il est bien vrai que l’empereur romain a mené une énorme armée et a conquis l’ancienne ville de Jérusalem. De fait, Titus laissa Jérusalem en totales ruines.

“Maintenant les Romains ont mis le feu aux extrémités de la ville [banlieues] et les brûlèrent et ils démolirent complètement ses murs [de Jérusalem]” Josephus (guerre VI. 9,4.)

Les chrétiens connaissent les quatre prophéties de Jésus dans le Nouveau Testament disant qu’il n’y aurait plus une pierre se tenant sur une autre, ni au temple et ses murs, ni même de la ville de Jérusalemm et de ses murs (Mathieu, 24:1,2 ; Marc 13:1,2 ; Luc 19:43,44 et 21:5,6). Mais aussi étrange que cela puisse paraître, les murs entourant Al Haram Al-Sharif demeurent dans toute leur gloire passée et leurs pierres d’Hérode et pré-Hérode de plus de 10 000 ans, toujours solidement ancrés en place dans leurs fondations mêmes. Si ces pierres sont celles du Temple, alors les prophéties de Jésus peuvent être sérieusement mises en doute et n’ont aucune valeur historique ni aucun mérite au gré de toute analyse par des observateurs intelligents et non biaisés.

D’après les témoignages de témoins occulaires de la campagne impitoyable de Titus, absolument tout dans la vieille ville de Jérusalem fut aplati, absolument rien ne resta debout: les marchés, ls bâtiments officiels, les maisons et bien sûr le temple juiif et les murs qui l’entouraient. Donc, si cela était le cas (historique), alors qu’est-ce que c’est que cet énorme mur que l’Israël moderne appelle le “Mur Occidental” ?

Ce que Mr Netanyahou n’a pas mentionné, et je suis certain que les historiens sionistes le savent parfaitement, c’est que Titus a démoli PRESQUE tous les bâtiments qui se tenaient à l’endroit de la vieille ville de Jérusalem, tous sauf une construction: sa forteresse militaire romaine.

Ce que nous avons été amenés à connaître comme étant le mur occidental n’est qu’un des murs toujours en place de la forteresse romaine: alias Fort Antonia.

L’archéologue et auteur américain, le professeur Ernest L. Martin (1932-2002) a fait des fouilles archéologiques dans l’Est de Jérusalem. Dans son livre controversif “The Temple that Jerusalem Forgot”, publié en 1999 et suivant son travail de terrain exensif, le Dr Martin a conclu que les sites saints musulmans, la mosquée Al Aqsa et le dôme de pierre ne sont pas construits sur les ruines du Mont du Temple.

Plusieurs autres historiens, incluant le professeur Benjamin Mazar, ancien président de l’Hebrew University, sont parvenus à une conclusion similaire, à savoir que les 45 acres de terre connus dans le monde musulman comme Haram Al-Sharif depuis 638 EC sont en fait une forteresse romaine construite par le roi Hérode et que le “mur des lamentations” juif (ou mur occidental) n’a jamais fait partie du second temple détruit en 70 EC.

En fait, si vous y pensez bien, la résolution de l’UNESCO sur Jérusalem n’est pas une résolution aussi choquante que de connaître la vérité sur ce soi-disant “mur occidental”. Je veux dire que découvrir soudainement que des millions de juifs dans le monde ont prié et se sont lamentés sur un mur romain païen est incroyablement douloureux. Les archéologues ne peuvent pas montrer de manière conclusive de pierres appartenant au second temple, encore moins le premier. Tout autant douloureux est le fait que les experts et les historiens commissionnés par l’UNESCO n’ont pas réussi à trouver une quelconque connexion juive à l’endroit que les sionistes appellent le “Mont du Temple”. L’historicité du site a commencé avec la mosquée Al Aqsa qui était à l’origine une toute petite maison de prière construite par le calife Oumar. Elle fut reconstruite et étendue par le calife de l’Oumayyadh Abd al-Malik et finie sous son fils Al-Walid en 705 EC. Que vous l’aimiez ou pas, c’est ce que les archives historiques anciennes nous disent au sujet de cet ancien site.

Une fois de plus, un bon nombre de personnes trouvera ces nouvelles révélations quelque peu perturbantes, car comme l’a si bien dit Mr Netanyahou, la bible raconte une toute autre histoire. La bible dit que le Temple Juif aussi bien que toutes les histoires des Israélites se sont passées à Jérusalem. La bible peut-elle avoir tort ?

Elle n’a pas tort, mais cela revient au comment le monde en est venu à l’interpréter, le livre et ses histoires. En premier lieu, la bible n’a jamais rien dit au sujet de la Palestine, mais cela fut rendu très clair dans le livre que la terre des anciens Israélites était appelée “Canaan”

En d’autres termes, ce que la bible (hébraïque) mentiona de manière répétitive comme étant “Jérusalem”, n’est pas situé géographiquement sur la terre ancienne de Palestine.

Par conséquent, toutes les histoires israélites comme celles d’Abraham, de David, de Salomon et de Moïse, se sont déroulées sur une autre terre, loin de la Palestine et de ce qu’est l’”Israël” des temps modernes. C’est sur cette terre ancienne que le premier temple des Israélites s’est tenu à cette époque.

Ceci n’est en rien une théorie de la conspiration, mais simplement la vérité cachée. Pour vous aider à digérer ces nouvelles révélations choquantes, stimulons un peu votre pensée critique avec quelques faits historiques qui vont vous aider à différencier la Palestine de Canaan.

  • Dès la fin de l’âge du bronze (1150 AEC), la terre qui s’étendait de la Méditerranée à la rivière Jourdain était connue sous le nom de “Peleset” dans les archives égyptiennes et “Pilitsu” dans les archives assyriennes.
  • La première claire utilisation du terme de Palestine pour se référer à cette zone entre la Phénicie et l’Egypte fut au Vème siècle AEC dans la Grèce ancienne, lorsque Hérodote écrivit au sujet d’un district de la Syrie appelé Palaistiné dans “Les Histoires”. De manière intéressante, dans ses archives historiques, Hérodote n’a jamais mentionné avoir vu ou même entendu parler de quelques juifs que ce soit ou de leur Temple.
  • En 332 AEC, lorsqu’Alexandre le Grand conquît toute la côte méditerranéenne orientale, les villes qu’il conquît comme Tyre, Gaza et Jérusalem étaient référées en tant que villes phéniciennes et non pas cananéennes.
    • Lorsque l’empereur Titus conquît Jérusalem, toute le territoire était appelé “Palastina” et non pas Israël ou Canaan. Après le siège de 70 EC et avant la révolte juive de 132 EC (Bar Kokhba), Jérusalem fut reconstruite et renommée “Aelia Capitolina” par les Romains. Ce nom resta jusqu’à la conquête islamique de 638 EC. Ensuite, et jusqu’à aujourd’hui, elle fut toujours appelée “Quds” par les Arabes.

L’endroit que les esclaves israélites ont conquis après leur exode est bibliquement appelé “Canaan”.

Si, historiquement parlant, la terre de l’ancienne Palestine était, à un moment des temps anciens, réferée comme étant Canaan, alors nous pourrions avoir une base, un fond commun pour considérer la “Jérusalem” moderne comme la ville biblique de David et Salomon.

Mais jamais la Palestine ne fut appelée Canaan et jamais Jérusalem n’a été la ville de David. “Canaan” est un terme biblique qui a été projeté frauduleusement par les érudits occidentaux biaisés sur la terre de Palestine.

Ce qui est absurde n’est pas la résolution de l’UNESCO ; mais pendant tout ce temps, notre (fausse) lecture de l’histoire biblique et de celle de l’ancien Proche-Orient.

=*=

Le Dr Ashraf Ezzat sur Résistance 71

De la mythologie au mensonge: L’Egypte antique n’a connu ni pharaons ni Israélites…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 6 octobre 2016 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv,
dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999~

 

L’Egypte antique n’a jamais connu de pharaons

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

18 Juin 2011

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2011/06/18/ancient-egypt-had-no-pharaohs-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Du même auteur: « Les racines juives de la culture takfirie »

 

Si vous pensez que l’histoire ne concerne que le passé… Vous devriez y penser à deux fois.

Si vous pensez que les histoires de la bible hébraïque au sujet de l’Egypte ancienne sont vraies… Vous devriez y penser à deux fois…

Et si vous pensez que l’Eypte ancienne était dirigée par des pharaons.. alors lisez ces lignes qui suivent.

PROLOGUE

Le titre peut paraître un peu étrange et laisser perplexe, mais dans mon livre (publié en format Kindle), j’ai élaboré sur les raisons historiques du pourquoi les anciens gouvernants de l’Egypte antique étaient appelés “rois” et non pas “pharaons”.

Note de Résistance 71: Nous avons lu le live en question du Dr. Ezzat. Il apporte une vision totalement novatrice sur l’affaire de l’Egypte antique, de l’exode biblique et de ce qu’il faut bien appeler l’escroquerie multi millénaires de la “terre promise”. Nous le traduirons sans doute dans le futur.

Soutenu par une communauté d’universitaires connus et de haut niveau ainsi que par leurs recherches et trouvailles impressionnantes dans le domaine, je vais révéler un des plus grands actes de déception et de tromperie de l’histoire, responsable de la création et du concoctage du mythe des pharaons égyptiens.

Oui, l’histoire d’une Egypte ayant toujours été dirigée dans les temps anciens par des pharaons n’est rien d’autre qu’un mythe et un mensonge éhonté. En fait, la célèbre histoire de Moïse et du Pharaon ne s’est jamais produite dans l’Egypte antique, l’histoire de l’exode du peuple juif tel qu’elle est narrée dans la bible hébraïque, s’est produite dans un obscur petit village du nom de Misraïm (qui, sur une carte moderne, serait localisé dans le nord du Yémen).

Ma propre recherche, combinée avec tout un corps d’investigations académiques très sérieuses et soutenue par des trouvailles sur base de preuves, exposera un mensonge qui a tenu de manière incroyable pendant deux mille ans.

Au troisième siècle avant notre ère, la bible hébraïque fut traduite en grec à la célèbre bibliothèque d’Alexandrie. Soixante-dix scribes juifs, donnant ainsi sa dénomination de bible septante, furent assignés à cette tâche par le roi Prolémée II. Dans la traduction grecque, les scribes juifs ont adroitement remplacé cet obscur endroit de Misraïm et son Pharaon par la puissante Egypte et son roi.

Depuis lors, la traduction falsifiée de la “septante” portant cette déformation malicieuse de l’histoire ancienne, a été la source de toutes les traductions de la bible dans le monde (même celle qui se trouve sous votre oreiller…)

א וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶלמֹשֶׁה, עוֹד נֶגַע אֶחָד אָבִיא עַלפַּרְעֹה וְעַלמִצְרַיִםאַחֲרֵיכֵן, יְשַׁלַּח אֶתְכֶם מִזֶּה: כְּשַׁלְּחוֹכָּלָה, גָּרֵשׁ יְגָרֵשׁ אֶתְכֶם מִזֶּה

Et DIEU a dit à Moïse: “Une calamité de plus vais-je amener sur le pharaon et sur Misraïm après quoi il sera obligé de vous laisser partir. Lorsqu’il le fera, il vous expulsera tous ensembles.” Exode 11:1

“Rois ou Pharaons, quelle différence cela peut-il bien avoir ?” argumenteront certains. Et bien, cela ferait une énorme différence si nous découvrions que pendant des milliers d’années, nous avons vécu un mythe, un autre conte juif mal interprêté, détourné et auquel nous nous accrochons comme la seule vérité irréfutable jusqu’à ce jour. Cela ferait une grande différence de découvrir qu’après quelques siècles suite à la chute de l’ancien monde, nous avons regrettablement renoncé à sa sagesse et à son mysticisme et au lieu de cela, embrassé dogme et mensonge.

Cela ferait une énorme différence si nous savions que ce qui se passa en ces temps anciens dans le vieux proche-orient, a modelé, au fil de longs siècles et par notre ignorance voulue, la façon dont nous vivons aujourd’hui avec toute cette toile de conflit et d’intolérance politique, ethnique et religieuse. Ce n’est qu’en mettant au grand jour le mensonge ancien et en révélant la vérité, que nous pourrons démêler ce réseau intriqué d’antagonisme et de belligérence que nous n’avons que par trop subi. Séparer la vérité du mensonge est ce que nous pensons réussir à faire en mettant au grand jour ce mythe du pharaon et de Moïse en Egypte.

L’Egypte antique, l’essor et la chute

L’Egypte, une nation connue dans le monde entier et à tort, comme la terre des pharaons, est tellement imbriquée dans l’histoire que vous pouvez retracer sa culture, sa spititualité et ses traditions sur des milliers d’années. Tandis que le monde rampait hors des âges préhistoriques, l’Egypte ancienne construisait les grandes pyramides sous un puissant gouvernement centralisé et hautement organisé.

Une chose qui fait que l’Egypte se tient à part comme civilisation assez unique du monde antique, mis à part les colossales merveilles laissées à l’humanité, est le fait que les anciens égyptiens maintenaient une documentation solide et très cohérente de leurs chroniques, tout était dûment archivé.

Les archives égyptiennes couvraient les affaires géopolitiques, socio-économiques, militaires etc… et même les activités de la vie quotidienne d’une telle manière que cela ne laissait aucune place à la supposition ou à la spéculation.

Malgré cette obsession pour la documentation, les archives égyptiennes ne comportent absolument aucune mention de Moïse, des Israélites ou d’un soi-disant pharaon.

Avec la chute de l’Egypte ancienne, la langue de cette civilisation, les hiéroglyphes, qui demeurèrent intacts et actifs pendant plus de trois millénaires, furent éventuellement déclarés obsolètes pendant la période ptolémaïque et romaine (332 AEC ~ 395 EC)

Par la suite, les monuments et les textes égyptiens furent enveloppés de silence et de négligence. La grande civilisation qui fut témoin de l’aube de la première conscience humaine et avait aidé à façonner le code de conduite morale de l’humanité passait aux oubliettes de l’histoire.

Durant les 1500 ans que s’en suivirent, bien trop de narratifs et d’histoires furent inventées pour essayer de reconstruire l’histoire de l’Egypte ancienne, non pas comme cela se passa dans les faits, mais au travers d’interprétations et de manipulations qui quelque part, servaient les intérêts des raconteurs d’histoire (dans notre cas précis de la bible, la monarchie grecque et le clergé juif).

L’histoire de l’Egypte ancienne, version israélite

De tous les narratifs disponibles au sujet de l’Egypte antique, celui de la bible hébraïque est le seul qui a dans un sens clâmé détenir la seule vérité et l’a monopolisée.

Ainsi, pendant plus de deux mille ans, la plupart des érudits et universitaires de l’histoire ancienne du Proche-Orient, se sont essentiellement appuyés sur la bible en tant que référence scientifique. Ce faisant, ils ont simplement suivi ce que les scribes hébraïques écrivirent dans leur traduction erronée et manipulée de ce qui se voulait être l’histoire de l’Egypte ancienne et ils prirent ces écrits comme étant irréfutables. Quant au commun des mortels, qui était essentiellement illétré et très naïf, il fut victime de ces histoires tronquées et manipulées dites au gré d’un nouvel afflux d’immigration juive en Egypte et en Afrique du Nord.

Après la traduction de la bible hébraïque en grec, on ne pouvait plus arrêter la vaste dissémination des histoires déformées des Israélites, spécifiquement celle de Moïse et du pharaon.

Le monde commença à voir l’Egypte, en accord avec la narratif hébreu déformé, comme étant la terre où règnaient brutalement les pharaons et qui avaient réduit en esclavage les Hébreus. L’Egypte biblique fut la terre témoin des soi-disantes 10 calamités, de la séparation fictive de la Mer Rouge et de l’exode des Israélites.

Mais la vérité, déformée par l’oligarchie grecque et le clergé juif dans leur bible septante, est que l’ancienne Arabie fut l’endroit où l’histoire de Moïse et du pharaon se produisit. A ce point, vous vous demandez sûrement pourquoi les scribes juifs commirent cet acte de déception à grande échelle, plus encore, comment purent-ils cacher l’origine arabe/yéménite de leurs histoires israélites (je fournis la réponse à cette question dans mon livre “Egypt knew no Pharaohs nor Israelites”)

“Préparez-vous à l’impensable et à imaginer ce qui ne fut jamais pensé comme l’étant, car si l’Egypte n’a connu aucun pharaon, alors il va s’en dire qu’elle n’a jamais non plus connu de Moïse…”

Donc, à chaque fois que l’Egypte fut mentionnée pendant les deux mille dernières années, le mot pharaon devait être prononcé, donnant ainsi toujours plus de puissance, même si erronée, à la désignation biblique des dirigerants de l’Egypte antique comme étant des pharaons.

La résurrection de l’Egypte antique

Ce ne fut pas avant 1822 et les travaux de l’égyptologue et philologue français Jean-François Champollion que l’on put déchiffrer les hiéroglyphes et ce grâce à son travail ardu et sa réussite dans la traduction de la pierre de Rosette (Rosetta Stone). Merci donc au grand Champollion, car les archives muettes depuis si longtemps et les chroniques inscrites, gravées dans la pierre et écrites sur papyrus, purent être ramenés à la vie et finalement comprises.

Ce que ses prédécesseurs pensaient être une maçonnerie brute couverte de quelques écritures bizarres et des cercueils hantés de malédiction éternelle, commença à attirer des historiens et archéologues modernes avides de savoir.

En époussetant les anciens objets et les inscriptions des temples, les archéologues modernes, et ce pour la toute première fois, commencèrent à écouter la pierre parlant de la vérité au sujet de l’histoire réelle de l’ancienne Egypte.

Au milieu du XIXème siècle, la véritable version de l’histoire de l’Egypte ancienne et du Proche-Orient a commencé à se savoir alors que ses véritables narratifs étaient de nouveau expliqués. Ironiquement, ce que les archives exhumées de l’Egypte antique ont dit aux historiens et archéologues modernes fut complètement différent de ce qu’avait dit et affirmé le narratif hébreu en ce qui concerne les faits de la terre d’Egypte.

Mais ce qui prit les historiens complètement par surprise fut le fait que les archives de l’ancienne Egypte ne faisait absolument aucune mention des Israélites en Egypte, absolument aucune, alors que la bible hébraïque regorge de contes épiques sur l’Egypte.

Alors que toujours plus de textes et d’inscriptions de l’Egypte antique étaient décodés, le narratif biblique s’éloignait de plus en plus de la vérité. De manière plus qu’intéressante, alors que les découvertes archéologiques incessantes ravivaient l’histoire réelle de l’Egypte ancienne, le narratif biblique continua à se décomposer, soumettant quelques unes des histoires dominantes israélites, comme celle de l’exode, aux doutes scientifiques et à une seconde réflexion.

Pendant deux mille ans, le monde a été endoctriné par la croyance indéfectible liant les Israélites avec l’Egypte. Alors que toujours plus d’outils sortaient de terre la vérité sur l’Egypte antique, le narratif biblique continua à se dégrader et à passer de plus en plus pour inauthentique aux yeux des universitaires.

L’histoire de l’exode est couramment réfutée par de prominents archéologues modernes, dont un certain nombre de manière plus qu’intéressante, sont Israéliens. Les égyptologues regardent maintenant l’histoire de l’exode des Israélites comme un mythe qui ne pouvait refléter la véritable histoire.

L’incroyable découverte

Si nous remontions dans le temps et cherchions à savoir comment le mot “pharaon” obtint cette célébrité mondiale, nous devrions sans aucun doute nous arrêter avant l’histoire phare hébreue de l’exode d’Egypte.

Pharaon était-il le nom du roi égyptien ou était-ce son titre ou épithète ? Voilà une chose sur laquelle la bible n’est pas claire du tout.

Tracer l’éthymologie et l’historicité de ce mot “pharaon” m’a emmené dans un long voyage dans le temps, celui de l’Egypte antique. Durant ce voyage des plus excitant, je suis tombé sur la plus incroyable des découvertes.

Non, je n’ai pas trouvé une nouvelle momie royale, ni n’ai trouvé le tombeau perdu du roi Akhenaten, j’ai simplement trouvé et ce contrairement à ce que tout le monde croyait, que la véritable histoire et les chroniques de l’ancienne Egypte ne faisaient absolument aucune mention de soi-disants pharaons.

L’histoire montre que l’Egypte antique ne connaissait que des rois et parfois des reines, mais jamais de “pharaons”, ni du reste aucune mention d’une quelconque mise en esclavage des Israélites. De fait, l’esclavage n’était pas du tout une pratique courante dans l’Egypte ancienne et il ne fut introduit que dans les dynasties tardives après la conquête perse et romaine.

L’époustoufflante vérité est que l’endroit géographique narré dans la bible hébraïque ne peut pas être et ne sera jamais trouvé sur des territoires égyptiens, ni palestiniens. En d’autres termes, la bible hébraïque et ses histoires est un cas énigmatique de perte de notion géographique (comme je l’explique plus en détail dans mon livre).

Lorsqu’on en arrive au décodage des énigmes connectées à l’histoire ancienne de l’Egypte et à ses traditions, croyez-en mon expérience, les Egyptiens en savent plus long (et ce alors même que l’égyptologie est une création occidentale), simplement parce que les chercheurs égyptiens ne sont pas étrangers au code culturel de leur terre ancestrale natale et là réside l’échec majeur des orientalistes. Décoder l’histoire du Proche-Orient au travers d’un prisme culturel occidental, orienté par les histoires de la bible, est le pourquoi toute cette affaire est partie en vrille.

“Maintenant respirez un grand coup et essayez de digérer le fait que la terre promise aux Israélites n’est pas en Palestine, où l’Israël des temps modernes a été établi depuis près de sept décennies maintenant. Pas mal comme renversement de paradigme non ?..”

Les universitaires occidentaux se sont jusqu’ici préoccupés de mettre à jour non pas la vérité historique, mais le narratif biblique du Proche-Orient antique, de la façon dont on leur a dit que cela s’était passé. Mais ce que les orientalistes croient et savent qu’il s’est passé est en fait la supposition erronée que mon livre expose. Nous y révélons que les Israélites bibliques et leurs histoires, contes et livre (la bible) ont plus à voir avec l’ancienne histoire de l’Arabie et ses traditions que la culture et la spiritualité occidentales.

Dans le livre, le Dr. Ezzat ne brise pas seulement un stéréotype du lien entre les pharaons et l’Egypte ancienne, mais aussi celui du judaïsme et de la spiritualité occidentale.

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“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.

Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste. Pendant un siècle, ils fournirent le carburant textuel de qualité canonique qui donna grande énergie à une politique d’expansion identitaire et territoriale demandant une auto-justification et un sacrifice considérable.

Des archéologues et des érudits de la bible empêcheurs de tourner en rond, en Israël et ailleurs, mirent à mal ces mythes, qui à la fin du XXème siècle semblaient avoir été relégués aux statut de fiction ayant un fossé infranchissable entre eux et la réalité archéologique.”
~ Professeur Schlomo Sand
, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~

“Le sionisme a sécularisé et nationalisé le judaïsme. Pour y parvenir, les penseurs sionistes affirmèrent la possession du territoire biblique et recréèrent, en fait le réinventèrent, comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Comme ils le voyaient, la Palestine étaient occupée par des ‘étrangers’ et avaient été repossédée. ‘Étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. En fait pour bien des sionistes, la Palestine n’était même pas une terre ‘occupée’ quand ils arrivèrent dessus en 1882, mais plutôt une terre ‘vide’: les natifs palestiniens qui vivaient là leur étaient invisibles ou sinon, ils faisaient partie de la dureté et des obstacles de la nature et à ce titre devaient être conquis et retirés du paysage. Rien, ni pierres, ni Palestiniens, devaient se mettre sur le chemin de la ‘rédemption’ nationale de la terre convoitée par le mouvement sioniste. Jusqu’à l’occupation de la Palestine par la Grande-Bretagne en 1918, le sionisme était un mélange d’idéologie nationaliste et de pratique colonialiste…”
~ Ilan Pappe, professeur et chaire d’histoire à l’université d’Exeter
, “The Ethnic Cleansing of Palestine”, 2006 ~

 

Aux sources du colonialisme: la mythologie biblique contre les nations colonisées des Amériques… (Steven Newcomb)

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Des arguments présupposés émanant de l’ancien testament biblique sont toujours utilisés contre nos nations

 

Steven Newcomb

 

15 juin 2016

 

url de l’article original*

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/06/15/old-testament-premised-arguments-still-being-used-against-our-nations

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En écoutant la radio publique nationale l’autre jour, j’ai entendu une histoire au sujet d’une étrange proposition faite au Pakistan. Il serait légalement possible pour les maris de sévèrement réprimander leurs épouses désobéissantes. Bien entendu, ceci provoqua une levée de boucliers en réponse à cette idée qui prendrait du passé des éléments archaïques au sujet d’un homme ayant le droit légal de domination sur une femme et d’appliquer ces idées archaïques dans le context contemporain du monde moderne.

Je me suis alors demandé si la radio publique passerait jamais à l’antenne une histoire sur le fait que le gouvernement des Etats-Unis utilise toujours au moment où j’écris, des idées archaïques directement empruntées à la bible et de l’ancien testament contre nos nations natives et originelles. Les Etats-Unis utilisent ces idées comme moyen d’affirmer que ceux-ci ont le droit de domination sur des nations non-chrétiennes. Après tout, les Etats-Unis utilisent toujours les idées bibliques au sujet de leur “destinée manifeste” contre nos nations dans le contexte du monde moderne et ce au nom du maintien de la loi et de la politique fédérale indienne.

Dans son livre Culture on the Moving Frontier (1955), Louis B. Wright faisait remarquer: “La doctrine politique de la destinée manifeste qui a joué une part si importante dans l’expansion vers l’Ouest fut une excroissance naturelle de la croyance puritaine britannique qu’ils étaient le peuple élu de dieu.” Les puritains ont tiré cette croyance de l’ancien testament biblique et nous trouvons les racines de ce mode de pensée dans des archives remontant jusqu’à l’empereur romain Constantin.

Edward Gibbon, dans son Decline and Fall of the Roman Empire, a expliqué comment Constantin “par des lettres tournant en boucle, exhorta tous ses sujets à imiter sans tarder, l’exemple de leur souverain en embrassant la vérité divine du christianisme.” Gibbon écrivit au sujet de “l’enthousiasme qui inspira les troupes de Constantin”, basé sur l’imagerie tirée de l’ancien testament. Il note par exemple, que les troupes romaines “marchèrent au combat avec la même certitude que le même dieu, qui avait auparavant ouvert le passage aux israélites vers la Jordanie et avait mis à mal les murs de Jéricho au son des trompettes de Joshua, montrerait sa majesté et sa puissance avec la victoire de Constantin.

Des siècles plus tard, les esprits politiques qui conçurent l’empire américain, suivirent également l’imagerie de l’ancien testament du “peuple élu” ayant un pacte divin pour la saisie de la “terre promise” (les terres des nations originelles libres et indépendantes, NdT: comme également celles de la nation palestinienne originelle à la terre de Palestine depuis plus de 2000 ans… même topo) en Amérique du Nord (Île de la Grande Tortue). Comme le dit Edwin Scott Gaustad dans A Religious History of America (1974), “comme les anciens israélites suivant le pilier de nuages de jour et le feu de nuit, les explorateurs de l’Amérique, les colons et citoyens furent édifiés dans leur voyage par la vision du futur.” Il continue ensuite en disant: “Et pour eux, tout comme pour leurs prédécesseurs approchant de Canaan [dans l’ancien testament], la main qui les y mena fut la main de dieu. La providence savait et la providence dirigea donc.” (p.154)

Les nations qui ensemble furent ce qu’on appela à une époque, la famille chrétienne des nations utilisèrent ce type d’idées issues de l’ancien testament dans leurs efforts acharnés de coloniser la planète. Les mêmes idées et images bibliques forment la toile de fond et les fondations du présent et de la loi et politique fédérale indienne actuelle, avec son affirmation d’un droit de domination (exercé par “droit plénier”) sur les nations non-chrétiennes.

A l’époque de la “famille des nations”, les états chrétiens d’Europe occidentale étaient autrement connus sous le nom d’union de la chrétienté. Henry Wheaton, un éminent universitaire de droit international du XIXème siècle a fait remarquer dans ses “Éléments de droit international” que ce qui était typiquement appelé “états” étaient en fait des groupes d’individus qui étaient reconnus (et se reconnaissaient eux-mêmes) comme possédant l’indépendance parfaite. Cette reconnaissance d’indépendance parfaite donna à ces groupes d’individus chrétiens les prérogatives dont ils avaient besoin pour opérer et fonctionner comme “un état”.

Lorsqu’il s’agissait d’interaction avec des sociétés non-chrétiennes, ceux reconnus comme “états” refusèrent véhémentement de reconnaître les non-chrétiens comme possédant eux aussi une indépendance parfaite. Exemple, le professeur Antony Anghie note la méthode religieuse d’argumentation présupposée que le théologien Francisco de Victoria utilisa pour défendre le fait que “les Indiens n’étaient pas souverains”. Victoria fonda son argumentation sur “la simple assertion qu’ils sont païens”. En d’autres termes, il fonda son argument sur l’assertion simple que parce que les Indiens n’étaient pas chrétiens, ils ne pouvaient pas posséder les prérogatives appartenant aux nations indépendamment souveraines. (p.29)

Avec des chrétiens projetant mentalement leurs noms sur les non-chrétiens et sur nos nations originellement libres (en nous qualifiant de “païens”, d’”Infidèles”, de “sauvages”, d’Impurs” etc…) ils placèrent aussi nos ancêtres en dehors de la catégorie qui incluait les prérogatives chrétiennes appartenant à des nations indépendantes, absolues et souveraines. Les penseurs chrétiens furent capables de développer un argument en acier: les chrétiens avaient le droit de mentalement désapproprier les non-chrétiens d’être reconnus comme possédant l’indépendance parfaite et les prérogatives de pouvoir des états.

Le point de vue chrétien “a empêché” des nations non-chrétiennes d’être vues comme possédant les prérogatives de souveraineté (c’est à dire un droit de domination) et de dominion/domination qui leur permettrait de fermer la porte de leurs territoires et terres ancestrales aux colonisateurs. Ceci bien sûr a présumé que les chrétiens arrivèrent invasivement avec les facultés mentales de permettre et d’empêcher les non-chrétiens d’avoir la plus puissante identité politique, qui pourrait être équivalente voire même surpasser celle des nations chrétiennes. Des penseurs et écrivains influents travaillant pour les Etats-Unis ont adopté cette forme dérivée de l’ancien testament contre nos nations originelles. Ils ont tissé cette fondation biblique et sa forme de raisonnement dans des écrits qui sont toujours traités en tant que précédents légaux américains.

Nous, en tant que descendants de nos ancêtres non-chrétiens, nous trouvons maintenant confrontés à un dilemne: nous sommes continuellement contrôlés par des narratifs que des narrateurs chrétiens ont développé il y a très longtemps. Pour nous, le passé est sujet à un médiateur, si on veut, et ce au travers des historiographies pondues par des narrateurs/historiens/juristes, chroniqueurs chrétiens, tout ceci ayant été développé afin qu’ils soient et demeurent les contrôleurs de l’écrit.

Aujourd’hui, nous faisons typiquement l’expérience de ce passé en subissant une historiographie eurocentrique héritée des générations précédentes de raconteurs d’histoire. Ainsi, en 2016, le gouvernement des Etats-Unis utilise t’il toujours la loi et la politique fédérale indienne contre nos nations ainsi que des narratifs, des histoires et des arguments qui furent développés il y a très longtemps et basés sur des idées et une imagerie dérivées de la bible et de son ancien testament. Comment cela est-il même encore possible au XXIème siècle ? Et aussi pourquoi n’y a t’il aucun des articles ou des provisions de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (DDPI) fait pour adresser et rectifier expressément ce problème tout spécifique ?