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Colonialisme en Palestine: L’arme suprême des Palestiniens: leur existence

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C’est l’existence même des Palestiniens qui fait peur

 

Denijal Jecic

 

8 avril 2018

 

Source: http://www.chroniquepalestine.com/existence-des-palestiniens-fait-peur/

 

La peur à l’égard de la population palestinienne autochtone a constamment façonné l’attitude du sionisme.

Comme il a été reproché aux Palestiniens de se trouver simplement sur la route du colonisateur, leur enlèvement, qui a entraîné des politiques multidimensionnelles de nettoyage ethnique et de génocide, a été justifié sur le plan rhétorique par la transformation orientaliste des Palestiniens de propriétaires originels de la terre en terroristes «islamistes». Tandis que les Palestiniens sont confrontés à une multitude de formes de violence physique et structurelle, les paroxysmes récurrents d’agressions israéliennes qui ont entraîné la production à grande échelle de morts palestiniens ont à maintes reprises mis en évidence la position déjà et toujours déshumanisée des Palestiniens dans la sphère publique et politique occidentale.

La Grande Marche du Retour, protestation pacifique et populaire des réfugies palestiniens à Gaza, révèle une fois de plus qu’Israël et ses alliés reprochent aux Palestiniens le simple fait d’exister. La protestation est la demande d’une population colonisée que le droit international soit appliqué. Les Gazaouis sont collectivement incarcérés, assiégés sur terre, dans les airs, sur l’eau, et depuis sept décennies on leur refuse le droit au retour – droit accordé par la Résolution 194 de l’ONU en 1948 – alors que dans le même temps ils sont confrontés à une catastrophe humanitaire terrible qui implique une pénurie de nourriture, d’eau, et d’électricité. Réduits à une existence des plus élémentaire, Israël les bombardent régulièrement – comme lors de la guerre de 2014 – et teste de nouvelles armes sur leur corps.

Il n’était pas surprenant que, cette fois encore, l’armée moderne d’Israël ait immédiatement attaqué les manifestants. Les enregistrements audiovisuels partagés sur les réseaux sociaux par les Palestiniens montrent comment les tireurs d’élite israéliens ont tiré aveuglément sur quiconque s’approchait de la « barrière frontalière » d’Israël. Cette violence banale qui s’est traduite par le massacre des Palestiniens a été encouragée par le gouvernement israélien, largement ignorée par les gouvernements occidentaux et légitimée par les médias occidentaux.

Les principaux organes d’information ont usé d’euphémismes, tels que réponse passive, pour parler de l’agression israélienne, faisant appel linguistiquement à l’Orientalisme implicite des lecteurs, et rationalisant le recours à l’agression militaire contre des manifestants pacifiques. Par exemple, dans le Washington Post il était question d’ «affrontements meurtriers» (30 mars) et CNN rapporta que des Palestiniens furent «tués lors de confrontations avec les forces israéliennes » (31 mars).Selon un article du New York Times (30 mars), qui ne fait que paraphraser le discours israélien, «les Israéliens ont réagi.» Le même article se conclut sur la justification rétrospective des trois guerres d’Israël contre Gaza comme étant le combat contre la menace que posent les tirs de roquettes par le Hamas et d’autres groupes militants, et les tunnels qui passent sous la frontière.» Fox News a rendu le Hamas responsable des «attaques de Gaza.» La plupart des reportages comprenaient des photos de Palestiniens portant le Keffiah en train de jeter des pierres. Des photos et vidéos de soldats israéliens fortement armés, ou de fusillades de civils palestiniens non armés – bien que omniprésentes sur les réseaux sociaux – en étaient absentes.

Cette fiction d’ «affrontements» et de «confrontations» projette la notion de conflit entre deux pays indépendants. Tout comme le gouvernement israélien, les médias privent les Palestiniens de leur contexte historique et géopolitique, insinuent qu’il existe une parité de puissance entre colonisateur et colonisés, et laissent à penser que les Palestiniens meurent simplement parce qu’ils le doivent, non parce qu’ils sont massacrés.

C’est aussi le discours israélien standard. Un message du ministère des affaires étrangères d’Israël envoyé aux diplomates israéliens met en évidence la tactique pure et simple du copier-coller que le gouvernement israélien utilise inlassablement pour justifier tout nouveau meurtre de Palestiniens : comme d’habitude, la manifestation est diabolisée comme étant «dangereuse», «préméditée,» et une «campagne de confrontation menée par le Hamas.» Tous les Palestiniens sont verbalement transformés en terroristes combattant pour le Hamas, qui est qualifié d’organisation terroriste la plus dangereuse au monde capable de détruire Israël en un temps record. Ainsi, toute violence contre les Palestiniens est de la légitime défense nécessaire. Parallèlement, les Palestiniens sont rendus responsables de leur propre mort – comme en 2014, lorsque Naftali Bennett accusa le Hamas d’ «auto-génocide» palestinien.

Il s’ensuit que selon le récit derrière cette criminalisation généralisée de la dissidence palestinienne, les Palestiniens ne protesteraient pas à cause de conditions d’existence insoutenables, à cause de l’omniprésence de la mort, ou parce qu’ils sont confrontés à une occupation militaire brutale – mais simplement parce qu’ils éprouvent une haine infondée. Ces hypothèses orientalistes laissent à penser que les Palestiniens n’ont pas de représentation.

L’Anti-Defamation League (ADL) a décrit les protestations comme «un appel à la fin de l’État d’Israël.» L’ADL a raison. Les revendications palestiniennes, c’est à dire l’application du droit international, la fin de l’occupation, et l’octroi des droits de l’homme, mèneraient très certainement à la disparition d’Israël dans sa forme actuelle. En effet, les fondements d’Israël sont le colonialisme de peuplement, l’occupation, l’apartheid, l’ethnocratie, le nettoyage ethnique, et des politiques génocidaires, ce qui présuppose la perpétuation de la déshumanisation et de la racialisation islamophobe, eurocentrique et orientaliste des Palestiniens, que simultanément on ne peut connaître et qu’on imagine violents. Les Palestiniens sont considérés coupables de ne pas se rendre et d’attirer l’attention internationale sur leur lutte. Donc, on leur reproche leur instinct de survie éminemment humain et de refuser d’accepter leur propre mort.

Les discours médiatiques révèlent que les Palestiniens sont perçus comme un fléau. Si le fait que l’armée israélienne tire sur un manifestant non armé est considéré comme un «affrontement», alors le danger que représentent les armes israéliennes est équivalent au danger que représente un Palestinien non armé. Donc, les Palestiniens n’ont pas besoin de prendre d’armes afin d’être considérés comme dangereux. Leur existence même est comprise comme une attaque en soi, et la visibilité de cette existence continue de hanter le projet colonial sioniste, tandis qu’Israël continue d’essayer de faire disparaître les Palestiniens discursivement et physiquement.

Denijal Jegić est un doctorant en études américaines transnationales. Il a transmis cet article à The Palestine Chronicle. Pour le suivre sur Twitter : @denijeg

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Colonialisme et totalitarisme pervers: quand les sionistes dépassent les bornes et font l’apologie de la violence et de la haine raciale… (LGS)

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« Comprendre, en un mot, consiste à regarder la réalité en face avec attention, sans idée préconçue, et à lui résister au besoin, quelle que soit ou qu’ait pu être cette réalité. »
~ Hannah Arendt ~

« Les juifs sont les gens les plus extraordinaires de l’histoire du monde, car lorsque confrontés à la question d’être ou ne pas être, ils choisirent, en une délibération parfaitement hors de ce monde, d’être à tout prix: ce prix impliquait une falsification radicale de toute la nature, de tout l’aspect naturel, de toute réalité, de tout le monde intérieur ainsi que du monde extérieur. Ils se sont inscrits contre toutes ces conditions sous lesquelles de fait, un peuple fut capable de vivre, ou fut autorisé à vivre ; d’eux-mêmes ils émirent une idée qui se posa en opposition directe aux conditions naturelles, une par une ils déformèrent les notions de religion, de civilisation, de moralité, d’histoire et de psychologie jusqu’à ce que chacune d’entre elles devinsse une contradiction de sa signification naturelle. Nous rencontrerons ce même phénomène plus tard, sous une forme bien exagérée, mais seulement en tant que copie: l’église chrétienne, mise à côté du « peuple de dieu », démontre un total dénuement d’une quelconque affirmation d’originalité. Pour cette raison précisément, les juifs sont les gens les plus fidèles de l’histoire mondiale: leur influence a ainsi falsifié le raisonnement de l’humanité sur ce sujet ce qui fait qu’aujourd’hui, le chrétien peut chérir l’anti-sémitisme sans réaliser qu’il n’est rien de plus que la conséquence finale du judaïsme. »
~ Friedrich Nietzsche, « L’antechrist », 1895 ~

= = =

La violer ou pas ?

Encouragés par un journaliste israélien., des internautes s’enthousiasment à l’idée de violer et tuer Ahed Tamimi

 

Maxime Vivas

 

6 avril 2018

 

url de l’article original: https://www.legrandsoir.info/la-violer-ou-pas.html

 

L’adolescente palestinienne Ahed Tamimi était poursuivie pour avoir frappé un soldat étranger qui s’était introduit dans la cour de sa maison en Cisjordanie. Arrêtée quelques jours plus tard à 4 heures du matin, extirpée de son lit par l’armée israélienne, conduite menottée en Israël, elle est devenue un symbole de la résistance contre l’occupation. Elle a été condamnée à 8 mois de prison après avoir accepté de plaider coupable. Faute de quoi, elle risquait jusqu’à sept ans de prison.

Je vais vous parler d’un pays où Elor Azrya, un soldat franco-israélien de l’armée d’occupation qui a liquidé d’une balle dans la tête un arabe gisant à terre (à 0.39 mn), a fait moins de prison qu’une adolescente de 17 ans qui a giflé chez elle un intrus armé.

Mais d’abord, le contexte

  • En mars 2008, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien a prévenu que les opérations militaires israéliennes contre la bande de Gaza allait exposer les Palestiniens à une « shoah » (il a dit « shoah »).
  • En mars 2015, Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien vice-Premier ministre d’Israël a menacé de « décapiter à la hache » (il a dit ça) les citoyens arabes israéliens s’ils ne manifestaient pas une absolue fidélité à « l’État juif ». Il a préconisé le nettoyage ethnique (il a dit « ethnique ») des citoyens palestiniens.
  • En avril 2016, un député israélien a prôné la séparation des femmes juives des Arabes dans les maternités (sans prononcer le mot « apartheid », et sans coller un panonceau « Interdit aux arabes »).
  • En octobre 2016, le maire-adjoint de Jérusalem a comparé les Palestiniens à des « animaux » (il a dit « animaux).
  • En décembre 2017, le ministre de l’Éducation israélien, Naftali Bennett a déclaré à propos d’Ahed Tamimi : « Elle devrait finir ses jours en prison. » En prison à vie, pas même décapitée ? Nourrie logée, peinarde ? Ah que non ! C’est une fille, jeune et jolie, et Tsahal a beau être « l’armée la plus morale du monde » (ils disent ça), ses soldats ont des gonades gorgées de testostérone.

Donc…

L’avocate d’Ahed Tamimi, Gaby Lasky, a déposé une requête auprès du ministère de la Justice israélien précisant que l’enquêteur du renseignement militaire qui a interrogé Ahed Tamimi lui aurait dit les phrases du genre : « Tu as un visage d’ange, les yeux bleus, des boucles blondes » ou « d’autres expressions similaires qui peuvent être considérées comme des manifestations de harcèlement sexuel de la part de l’enquêteur et ce qui a mis ma cliente mal à l’aise ». 

Il a dit : « Tu as un visage d’ange, les yeux bleus, des boucles blondes ». Il n’a pas dit : « J’ai un début d’érection ».

Ben Caspit, influent analyste israélien a écrit (19 décembre 2017) : « Concernant les filles à Nabi Salah, [où habite Ahed Tamimi. Note de MV] le prix devrait être perçu à une autre occasion, dans le noir, sans témoins ni caméras ». Il a dit « noir », mais il n’a pas prononcé les mots « cave et tournante ».

Sur le site JSSNews, qui se prétend « 1er média israélien en langue française en termes d’audience – spécialiste de diplomatie et de géopolitique internationale », des lecteurs de Ben Caspit appellent en toute impunité au viol.

Florilège (Ils ont écrit tout ça sans émouvoir le modérateur.) : « …La culotte “petit bateau” arrachée ! trés mimi ! … la fausse pucelle foufoune a l’air….. la possession des femmes de l’ennemi vaincu c’est une règle absolue ! Que ces pétroleuses soient violées n’est qu’une infime punition devant leur malfaisance, alors, OUI !! viol des femmes voulant se mesurer à Tsahal, cela seul « revilisera” l’armée israélienne… à Alger, à la sinistre prison de la “villa Susini, [les femmes algériennes] étaient sauvagement violées et toujours exécutées une fois réduites à l’état de loques… je suis d’accord avec Ben Caspit, il faut les violer hors caméra et sans témoin ».

S’ils n’ont pas écrit : « Et on les finira au gaz Zyklon » c’est pour ne pas risquer une faute d’orthographe.

Mais ils osent aussi : « Azriya doit être décoré : point final, dédommagé et gratifié d’un grade supérieur (1) ».

Ils ont dit animaux, décapitation, nettoyage ethnique, shoah (extermination systématique d’un peuple). Ils préconisent de réduire à l’état de loque, violer et exécuter les femmes des vaincus. Ils attaquent ou ont attaqué la plupart des pays de leur région. Ils ont volé des territoires à plusieurs. Ils ont inventé un camp de concentration à ciel ouvert. Ils bombardent sans discernement pour terroriser les populations qu’ils contrôlent.

Est-ce que voir une ressemblance avec des méthodes naguère en vigueur en Europe serait pertinent ou dangereux (ou les deux) ? Parfois les gens honnêtes ont peur devant les violences des défenseurs français du gouvernement israélien. Nous sommes quelques-uns à envisager de quitter la France. On n’est pas en sécurité dans ce pays. Même sans arborer de signes ostentatoires d’athéisme, on est menacé et insulté dans les marches pacifiques en plein Paris.

Tout le monde a peur. La preuve

Imaginons des appels jubilatoires au crime sur un site français assez téméraire pour préconiser, en retour, le viol et l’exécution de femmes juives de 17 ans. Devinez si le site sera fermé et ses administrateurs traduits en justice, juste après la crise d’apoplexie de Caroline Fourest, William Goldnadel, Manuel Valls, Alain Finkielkraut, et du crypto-colonialiste pro-israélien Francis Kalifat qui usurpe le titre de représentant des israélites de France pour mieux les grimer en agents dormants d’un pays étranger et faire ainsi monter l’antisémitisme mieux que le FN (que ses nervis protègent).

Jean-Luc Mélenchon a bien raison de dire : « Kalifat et la LDJ ont fait plus pour l’antisémitisme à cette occasion [par la déclaration contre la présence de JLM à la « marche blanche » pour Mireille Knoll et par les incidents provoqués. Note de MV.] que des dizaines de basses besognes des vecteurs antisémites ».

Silence ou discrétion des mouvements féministes, des défenseurs des droits humains, des #balancetonporc, des journalistes et éditorialistes vertueux, du DECODEX du Monde, des autorités gouvernementales, de la Justice, des champions de la cause féminine et de l’écriture inclusive (ce leurre déguisé en fer de lance de la libération de la femme !).

Silence du CRIF et de sa branche violente interdite aux USA et même en Israël : la Ligue de défenses juive (LDJ) pour qui toute critique d’Israël est émise par des « pédés et des enculés ».

Chacun a compris, à lire et entendre cette clique de… (salopards, dites-vous ? Bon, je prends) de salopards qu’une armée ça détruit, ça tue, ça extermine, ça viole et que tout cela est mal, SAUF si elle est la béquille d’un Etat religieux peuplé de citoyens dont certains ont des ancêtres qui ont subi la même chose en Europe sous la moustache d’Hitler. Ces salopards (je garde le mot, mais ce n’est pas trop dans le style de ce site) et les taiseux qui en sont complices semblent acharnés à démontrer que la théorie selon laquelle les anciens enfants battus deviennent des bourreaux d’enfants ne souffre pas d’exception.

Les soutiens français de la politique criminelle d’Israël sont les antisémites décomplexés du 21 ème siècle. En justifiant le massacre d’un peuple ils préparent le malheur de celui dont ils se réclament.

Paradoxalement, c’est le succès de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions) qui, en poussant Israël à un comportement plus humain et moins dominateur, fera reculer l’antisémitisme.

En attendant, les dirigeants israéliens et leur thuriféraires se conduisent comme des judéo-nazis tandis que, ainsi que l’a écrit dans Haaretz le 20 décembre 2017 le journaliste israélien Gideon Levy « Ahed Tamimi est une héroïne, une héroïne palestinienne ».

Maxime VIVAS

Note (1) Elor Azrya est un soldat franco-israélien qui a tiré une balle dans la tête d’un palestinien blessé, gisant immobile à terre. On le voit ici, hilare et béat, à son procès et (à 0.39) commettant son assassinat.. Il a été condamné à 18 mois de prison. Sa peine (essentiellement passée « aux arrêts ») et non en prison, a été réduite d’un tiers. Il a été libéré. On ignore s’il est en France à présent.

Justice coloniale: Procès Ahed Tamimi à huit-clos en Palestine occupée…

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L’occupant israélien impose un procès à huis-clos pour l’adolescente Ahed Tamimi

 

Jaclynn Ashly

 

15 février 2018

 

Source:

http://www.chroniquepalestine.com/occupant-israelien-impose-proces-huit-clos-adolescente-ahed-tamami/

 

Les procès d’une jeune militante palestinienne et de sa mère ont commencé à huis clos après qu’un juge militaire israélien ait interdit aux médias d’entrer dans la « cour de justice ».

Ahed Tamimi, 17 ans, a été kidnappée par les forces israéliennes d’occupation en décembre dernier, après qu’une vidéo de sa gifle et de ses coups contre deux soldats israéliens à l’extérieur de sa maison dans le village de Nabi Saleh, soit devenue virale. Sa mère, Nariman, a été enlevée à son tour, peu de temps après.

Les procédures judiciaires ont débuté mardi au centre de détention israélien d’Ofer, avec seulement des membres de famille autorisés à être présents à l’audience après que le juge ait interdit les journalistes, malgré une demande de procès public par Gaby Lasky, l’avocate de la famille Tamimi.

« Le tribunal a décidé de fermer les portes parce qu’ils prétendent que ce n’est pas bon pour Ahed, mais ce que je pense, c’est que le tribunal ne pense pas que ce soit bon pour le tribunal », a déclaré Gaby Lasky aux journalistes.

L’audience était la première session du tribunal depuis que le juge a décidé le mois dernier de garder la mère et la fille dans une prison israélienne toute la durée de leurs procès.

L’audience d’Ahed a duré deux heures et sa prochaine audience est prévue le 11 mars. Elle est jugée séparément de sa mère, dont la prochaine audience aura lieu le 6 mars.

L’adolescent, qui a eu 17 ans alors qu’elle était en détention, fait face à 12 chefs d’accusation, y compris des allégations de voies de fait et « d’incitation », et pourrait passer jusqu’à 10 ans de prison si elle est déclarée « coupable ».

La vidéo devenue célèbre a été filmée peu de temps après qu’Ahed ait été informée que son cousin de 15 ans avait été grièvement blessé par les forces israéliennes qui lui avaient tiré une balle en acier enduite de caoutchouc.

« Complètement routinier »

Amit Gilutz, porte-parole du groupe israélien de défense des droits de l’homme, B’Tselem, a déclaré que toutes les pratiques utilisées contre Ahed et Nariman « sont complètement routinières » pour les Palestiniens en Cisjordanie occupée.

« Les tribunaux militaires eux-mêmes sont l’un des mécanismes les plus violents de l’occupation et ne sont pas mis en place pour rechercher la justice ou la vérité, mais pour maintenir l’occupation », a déclaré M. Gilutz à Al Jazeera.

Ahed et sa mère sont détenues à la prison HaSharon d’Israël depuis près de deux mois.

Ahed est depuis devenue une icône pour les 330 enfants palestiniens actuellement détenus dans les prisons israéliennes, et des groupes de défense des droits de l’homme ont exigé sa libération immédiate.

« En tant que jeune fille désarmée, Ahed n’a présenté aucune menace lors de l’altercation avec les deux soldats israéliens lourdement armés et portant des gilets pare-balles », a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique d’Amnesty International.

Mughrabi a déclaré qu’Ahed n’avait rien fait qui puisse justifier sa détention prolongée et « les longues et agressives séances d’interrogatoires qu’elle a dû subir ».

« Une fois de plus, les autorités israéliennes ont répondu aux actes de défi lancés par un enfant palestinien avec des mesures totalement disproportionnées par rapport à l’incident en question », a-t-elle ajouté.

Human Rights Watch (HRW) a également condamné la détention de l’adolescente.

Le procès de Tamimi « est une violation du droit international et sans justification aucune », a déclaré Bill Van Esveld, un chercheur de HRW, dans un communiqué publié lundi.

« Son cas soulève des inquiétudes. Le système de justice militaire israélien, qui détient des centaines d’enfants palestiniens chaque année, est incapable de respecter les droits des enfants. »

Depuis l’enlèvement d’Ahed, les forces israéliennes ont continué de sévir contre les habitants de Nabi Saleh, selon Manal Tamimi, une proche de l’adolescente et de sa mère.

Les deux fils de Manal sont restés emprisonnés en Israël depuis leur arrestation par les forces israéliennes le mois dernier.

Depuis le kidnapping d’Ahed, au moins neuf autres membres de la famille Tamimi ont été enlevés, dont cinq sont toujours détenus par Israël. La plupart ont été enlevés pendant les raids de l’armée israélienne durant la nuit.

Dans ce contexte, Manal a déclaré que les résidents de Nabi Saleh ont organisé des sessions de formation et de réflexion pour les enfants et les jeunes adultes de la communauté, afin de les préparer à d’éventuelles arrestations et interrogatoires par les forces israéliennes d’occupation.

Pendant la formation, les enfants ont eu les yeux bandés et les mains liées derrière le dos – une scène typique lors des raids israéliens de nuit en Cisjordanie occupée.

Manal a déclaré à Al Jazeera que les exercices étaient nécessaires pour « préparer nos enfants aux tactiques de détention israéliennes et s’assurer qu’ils savent quels étaient leurs droits ».

Le village a également fait face à des menaces grandissantes de la part des colons résidant dans la colonie illégale de Halamish, située à côté du domicile de la famille Tamimi.

Plus tôt ce mois-ci, les habitants ont déclaré que les colons israéliens s’étaient infiltrés à Nabi Saleh au milieu de la nuit pour laisser des graffitis [appels au meurtre] sur les murs du village, notamment « Mort à Ahed Tamimi » et « Il n’y a pas de place dans ce monde pour Ahed Tamimi ».

Impérialisme et entité sioniste: quand le chantage fait les collabos…

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En Palestine occupée, nos dirigeants sont les “collabos” de la politique coloniale

 

Daniel Vanhove

 

23 janvier 2018

 

Source: http://chroniquepalestine.com/en-palestine-occupee-dirigeants-collabos-politique-coloniale/

 

La liste des plaintes, des blâmes et des condamnations que l’on peut adresser à l’État factice israélien (*) est longue. Très longue. Trop longue même.

A tel point qu’aucun autre État ne pourrait se permettre le 10è, le 100è de ce que l’administration israélienne s’autorise. N’importe quel autre État aurait été soumis depuis longtemps aux sanctions et embargos utilisés comme actuels moyens de coercition sur ceux qui ne respectent pas les Résolutions et décisions prises par l’ensemble des nations lors de leurs réunions à l’ONU… quand ce n’est pas le simple fait de s’opposer à l’empire !

Dans le cas présent, les gouvernements successifs israéliens peuvent tout se permettre. Aucun État de par le monde ne réagit de manière adaptée aux graves infractions que n’importe quel citoyen peut constater, et cela, quelles que soient les tendances « de droite ou de gauche » des États en question.

Pourquoi ? Sinon grâce un sentiment de culpabilité toujours bien présent et d’ailleurs savamment entretenu par ceux qui y trouvent leur intérêt, à savoir les protagonistes et défenseurs de l’idéologie sioniste. Ces derniers utilisent les victimes du génocide perpétré par les nazis lors de la seconde guerre mondiale afin de pousser toujours plus loin leurs exigences. Ce que j’ai appelé dans un précédent article, l’un de leurs « jokers » : dans une attitude victimaire qu’ils maîtrisent à la perfection, ils se servent de ces victimes pour entretenir et alimenter une dette morale des pays qui y ont participé de près ou de loin. Et à ce compte-là, ces pays sont nombreux. Les premiers concernés étant les pays européens où se sont déroulés les pogroms et autres actes proprement ignobles. L’autre « joker » étant l’antisémitisme qu’ils jettent à la tête de tout individu ou association osant se mettre en travers de leur abjecte idéologie coloniale.

La question qu’il serait vraiment temps de se poser est de savoir si ces « jokers » peuvent permettre à cet État factice devenu « terroriste » dans ses pratiques, toute licence pour se comporter depuis des décennies de manière aussi brutale et inhumaine envers les Palestiniens que les nazis de l’époque envers eux. Aux yeux du Droit international, la liste des délits gravissimes commis par l’État factice israélien est impossible à reprendre dans ce billet, tant elle est longue. L’histoire de cette nouvelle entité créée de toutes pièces en 1947 sur les terres palestiniennes n’est qu’une succession de massacres, de bombardements, d’assassinats, de guerres, de spoliations, de destructions massives et diverses tant privées que publiques comme des hôpitaux, des écoles, des ambulances, le port et l’aéroport de Gaza, des mosquées, des centres de jeunesse… sans parler des multiples Résolutions onusiennes dont aucune n’est respectée. Ni que cet État factice en est à appliquer un régime d’apartheid vis-à-vis d’une large partie de la population qui y réside, et qui peut désormais être assimilé à un terrorisme d’État.

Encore une fois, quel État digne de ce nom, pourrait-il à notre époque s’autoriser le 100è de ce que les gouvernements israéliens se permettent ? La réponse est simple : aucun ! Dès lors, l’impunité arrogante dont jouit Israël doit bien trouver sa justification dans certains éléments qui échappent à l’entendement et qui se situent dans ce sentiment de culpabilité insidieusement entretenu d’une part, et peut-être aussi dans un sentiment raciste d’autre part, dans la mesure où ceux-là mêmes qui traitent les uns d’antisémites sont la plupart du temps d’une islamophobie avérée.

Le paradoxe est à son comble dans la mesure où, plus la ainsi nommée « Communauté internationale » recule devant l’accumulation de délits de cet État factice sans prendre de sanctions méritées à son encontre, plus ce dernier se sent autorisé à poursuivre ses exactions. Ce qui, dans les faits, est devenu un véritable cercle vicieux dont il semble de plus en plus difficile de sortir au fil du temps. Ainsi, plus l’ensemble des Nations reste sans réactions concrètes, plus les responsables israéliens se sentent libres d’appliquer n’importe quelle odieuse politique à l’encontre des Palestiniens. Et les gouvernements israéliens le savent : à ce jeu-là et jusqu‘à présent, le temps a joué pour eux.

Sauf que, les paradigmes sont en train de changer. La guerre en Syrie où la colonie israélienne s’est rangée du côté des mercenaires anti-Assad a déjoué tous les plans des stratèges américano-sionistes. Le président Assad n’a pas été démis, et de l’avis général, ressort renforcé de cette terrible épreuve. Tout comme l’Iran et la Russie. Les temps de l’impunité semblent donc arriver à leur terme et le rapport des forces, s’inverser.

En effet, les États-Unis, Israël et leurs sinistres alliés – dont l’UE – sont affaiblis. Cette guerre qui n’est pas encore achevée est un tournant dans le remodelage qu’avaient prévus les USA pour le Moyen-Orient. Il n’en sera pas selon leurs plans, ni ceux de la colonie israélienne qui magnifie à grands cris la décision de D. Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël pour mieux dissimuler son désarroi face à l’étau qui se resserre lentement mais sûrement.

Certains pensent que la colonie israélienne sort gagnante de ces guerres au Moyen-Orient. Je pense que c’est le contraire. Si l’on veut bien regarder les choses en face, la colonie israélienne n’a cessé de perdre du terrain, chose qu’elle convoite pourtant par-dessus tout ! Contre le sentiment répandu, elle a dû abandonner les colonies qui s’étaient implantées à Gaza ; de même, elle a dû lâcher des terres qu’elle occupait illégalement dans le sud du Liban et les quelques fermes du Chaaba finiront par être récupérées ; suite à sa guerre perdue en Syrie, ses positions sur les hauteurs du Golan sont de plus en plus fragiles et finiront par céder… ce qui finit par faire beaucoup !

Certes, à l’intérieur de la Palestine, les colonies se multiplient, continuent à s’étendre, et Jérusalem vient d’être déclarée par leur soutien majeur que sont les USA de D. Trump, capitale d’Israël… mais à y regarder de près, c’est une bien maigre consolation, toute éphémère, d’autant que le résultat au niveau de l’image internationale de la colonie israélienne n’a, tout comme celle des USA, de cesse de se détériorer au point d’être au plus bas. La perte est donc autant territoriale que morale et se répand au niveau psychologique au sein même de la population israélienne, y compris en son armée où les désertions et suicides sont nombreux.

Ne sachant plus qu’inventer pour briser l’opiniâtre résistance de la population palestinienne, voici ce que les députés psychopathes israéliens ont sorti de leurs kippas : une loi pour condamner à la peine capitale – c’est-à-dire, la peine de mort – tout résistant palestinien qui se verrait qualifié par les autorités de « terroriste ». Ce projet de loi présenté par le ministre d’extrême-droite des Affaires extérieures Avigdor Liebermann a été fermement soutenu par le 1er ministre B. Netanyahu, et est passé en première lecture à la Knesset en ce début d’année. Il doit encore faire l’objet de trois lectures avant son éventuelle adoption. Actuellement, la peine de mort ne peut être décidée que si elle est prononcée à l’unanimité par trois juges militaires. Si la nouvelle loi devait être adoptée, la majorité suffira. Pas belle, « la seule démocratie dans la région » à qui nos éminences européennes déroulent le tapis rouge et multiplient les accords spéciaux ?!

Franchement, jusqu’où faudra-t-il fermer les yeux face à cet État factice qui enfreint toutes les règles du Droit international ?! Jusqu’où nos responsables politiques s’abaisseront-ils pour lécher les bottes d’un occupant qui mène une odieuse guerre coloniale contre une population démunie, privée pour une partie d’entre elle des besoins les plus élémentaires, comme l’électricité, une eau saine et en suffisance, et pour certains, une nourriture qui ne soit pas rationnée ?! Jusqu’où ces ténors politico-médiatiques s’imaginent-ils que les citoyens sont dupes de leur justice à géométrie variable et comment peuvent-ils encore espérer être respectés et pris au sérieux dès lors que dans les faits, eux-mêmes ne respectent en rien les leçons de moralité qu’ils n’ont de cesse de claironner à longueur d’antenne ?!

Décidément, il faut qu’ils soient vraiment incompétents pour ne pas comprendre ce qui fait l’abc de n’importe quel comportement, à savoir : la cohérence ! Vous voulez que les citoyens respectent les lois et adoptent en toutes circonstances un comportement civique ? Commencez donc à être cohérents avec ce que vous prônez pour les autres ! Tant que vous ne le serez pas, ne soyez pas étonnés que des citoyens ne vous suivent pas. Ce n’est que logique… et il ne fait pas avoir fait Bac + 10 pour le comprendre. Tout enfant sent et sait cela, dès le plus jeune âge !

Note:

(*) Je parle « d’État factice » dans la mesure où d’après la Résolution 181 du 29.11.1947 recommandant le partage de la Palestine en deux États, l’un arabe et l’autre juif, la lecture stricte de cette Résolution implique qu’aucun de ces deux Etats ne peut exister sans la reconnaissance explicite de l’autre. Ils sont liés l’un à l’autre par cette Résolution. Si donc, Israël ne reconnaît pas la Palestine selon les frontières comprises dans cette Résolution 181, celle-ci est caduque ce qui entraîne de facto l’inexistence de l’État israélien et le retour à la Palestine historique.

Média et propagande: France télévision, larbin de l’occupant sioniste

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 3 janvier 2018 by Résistance 71

France télévision vulgaire propagandiste de l’occupant israélien

 

Daniel Vanhove

 

31 décembre 2017

 

Source:

http://chroniquepalestine.com/france-tv-vulgaire-propagandiste-de-loccupant-israelien/

 

L’odieuse ‘désinformation’ de France Télévision dans ses JT. Une HONTE journalistique!

La semaine dernière, la jeune résistante palestinienne Ahed al Tamimi était arrêtée par la soldatesque israélienne en pleine nuit (plus commode !) et emmenée menottée dans une jeep de l’armée.

Il y a deux ans, lors d’un JT de France2 présenté par le « has been » – qui paraît-il ne se remet pas de son remplacement au 20h par ‘une journaliste’ – David Pujadas, commençait son sujet à propos de l’adolescente par ces mots : « L’image est une arme au moins aussi efficace que les fusils. Celle-ci a fait le tour du monde. Regardez, des boucles blondes, un visage d’ange (…) Héroïne ou enfant manipulée ? La fabrique d’une histoire… »

L’introduction est éloquente et explique que « les Palestiniens l’ont bien compris, plus que les pierres les images sont devenues une arme redoutable ».

Le téléspectateur n’a déjà plus le choix. Il est prié de comprendre que derrière ces « boucles blondes, visage d’ange » il va découvrir un montage, une image travaillée, truquée, composée… que derrière ce visage lumineux qui apparaît à l’écran se cacherait peut-être (sans doute) toute la félonie de la résistance à l’occupation, se servant d’enfants pour mener sa lutte de libération…

Tout au long du reportage les commentaires sont d’une honteuse partialité et ne relatent en aucun cas les faits pour ce qu’ils sont. En revanche, ils insinuent à demi-mots, ils manipulent les téléspectateurs pour leur faire accroire que les enfants palestiniens sont utilisés par leurs parents comme des armes vivantes envoyées au contact direct de l’armée israélienne.

Cela venant s’ajouter aux nombreuses allégations déjà entendues en d’autres temps que les Palestiniens se servent de leurs enfants comme boucliers vivants, alors que tous les témoins qui se sont rendus sur place ont pu voir à diverses reprises – et de nombreuses vidéos existent sur Internet – que la plupart du temps, ce sont les courageux soldats israéliens qui prennent des enfants comme boucliers humains, quand ils ne sont pas des dizaines à s’y mettre harnachés comme des Robocops pour en arrêter l’un ou l’autre qui n’a que son courage pour toute arme!

Plus loin, il est question d’une vidéo de 2015 tournée par l’oncle d’Ahed qui d’après les sous-entendus du journaliste en a fait son business et où, sans jamais pointer le fait que ce valeureux soldat s’en est pris à un enfant – jeune frère d’Ahed – qui a le bras cassé et qu’il étrangle sans ménagement par une clé de bras sous prétexte qu’il est ‘soupçonné’ d’avoir jeté des pierres, le journaliste Franck Jenauzeau poursuit son commentaire: « …l’adolescente apparaît et tente de le libérer et en vient aux mains avec le soldat… lui-même roué de coups par le reste de la famille (le pauvre!) et devra finalement renoncer (à emmener l’enfant)… et poursuit en disant « …à aucun moment l’oncle n’a lâché sa caméra… »,  mais ne soulignera pas que de rage, le courageux soldat lâche une grenade lacrymogène au beau milieu du groupe de jeunes et d’adultes venus secourir l’enfant.

Et le journaliste d’insister : « Ces images seront mises à disposition gracieusement dans le monde entier… stratégie assumée par le père de l’adolescente, accusé par certains Israéliens de provoquer à dessein ces scènes de tensions ».

Pourquoi souligner cela ? Ces images devraient-elles être payantes ? Internet ne sert-il pas aussi à diffuser des infos le plus largement possible et à tous ceux qu’elles peuvent intéresser dès lors que les chaînes officielles ne sont plus fiables mais qu’elles sont au service du pouvoir?!

Et comme si cela ne suffisait pas, le journaliste dont on a bien compris l’impartialité, enfonce le clou en s’adressant au père : « Ahed est devenue l’une de vos armes, en fait ».

Ce que le père réfute, en concédant sourire en coin, qu’elle serait alors une « arme de communication… c’est une enfant qui accomplit son devoir et ses responsabilités… »

« C’est une icône » lancera le journaliste qui n’en démord pas et ne saisit pas à quel point les Palestiniens ont le sens de l’humour et de la dérision : « Oui, une icône, lâche le père, pour convaincre les autres pays, grâce à elle ». Peu de chance que ces mots soient compris par celui qui a définitivement choisi son camp !

Et la sentence tombe : « Alors, adolescente manipulée ou caractère bien trempé… ? » Mais, après un tel reportage le téléspectateur a-t-il encore le choix ? La manière dont sont proposés les éléments (images et commentaires) pousse à faire passer les occupés pour la menace et les occupants pour les menacés. C’est encore et toujours cette abjecte façon de retourner les faits, de travestir la réalité et de transformer la victime en coupable et inversement de présenter une armée, dont on connaît toutes les dérives, pour de pauvres victimes.

A aucun moment de ce reportage il ne sera question d’une armée d’occupation déployée depuis des décennies dans tout le pays, dans tous les villages et qui ne lésine pas sur les moyens pour détruire les habitations, brimer, blesser, tuer les Palestiniens de tous âges, y compris des enfants sans autre défense que des cailloux ! Ni des handicapés, comme on a pu le voir encore la semaine dernière à Gaza.

Le téléspectateur est laissé face à une enfant présentée comme une diablesse déguisée en ange aussi redoutable et dangereuse que la cinquième armée du monde !

Si comme moi, vous êtes outrés par ce reportage, vous pouvez suivre ma démarche et écrire au médiateur de France2 à l’adresse suivante pour lui exprimer votre désapprobation :

https://www.francetvinfo.fr/nous-contacter/mediateur-info

Par ailleurs, j’ai adressé aussi un Tweet directement à D. Pujadas que je vous relaie ci-après :

@DavidPujadas : odieux votre séquence au JT à propos de la petite Ahed Tamimi face aux soldats de la colonie israélienne… cela s’appelle de la « désinformation » doublée de propagande sioniste. Mais, rien de neuf de la part d’un ‘has been’…

La Palestine a besoin de nous… sachons rester mobilisés à chaque moment et n’hésitons pas à faire entendre notre voix. Ne baissons pas les bras comme certains le voudraient tant et espèrent que nous nous lasserons.

Lors de mes déplacements sur place, les Palestiniens m’ont demandé une chose que je m’efforce de faire, à chaque occasion : « Comme nous ne pouvons pas sortir de notre prison et venir vous dire nous-mêmes ce qu’il en est, vous qui pouvez voyager, soyez notre voix ! »

Je ne l’oublierai jamais.

Résistance politique: Seconde bonne nouvelle en provenance de la Palestine occupée… Yanks et entité sioniste quittent l’UNESCO !

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Les Etats-Unis et Israël quittent l’UNESCO… Bon vent et bon débarras !

 

Jeremy Salt

 

29 décembre 2017

 

Source de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/etats-unis-israel-quittent-unesco-bon-debarras/

 

Main dans la main, les États-Unis et Israël ont décidé de quitter l’UNESCO. On ne pouvait rien espérer de mieux ! Deux états voyous dirigés par deux dangereux bouffons ! Deux États qui ont semé une violence inouïe au Moyen-Orient depuis l’implantation d’ « Israël » en Palestine.

En plus de la Palestine, les États-Unis ont lancé des guerres génocidaires contre trois pays depuis 1990, l’Irak (deux fois), la Libye et la Syrie, et ils continuent de soutenir l’Arabie Saoudite dans sa guerre tout aussi génocidaire contre le Yémen.

Quant à Israël, vivre en permanence en dehors du droit international est une condition nécessaire à son existence. Ce pays aurait dû être exclu de l’ONU il y a longtemps, ou, au moins, suspendu jusqu’ à ce qu’il change de comportement. Après tout, quel club continue d’accepter un adhérent qui n’obéit pas aux règles, qui a été mis en garde une fois, une, deux, trois, voire 50 fois, mais refuse toujours d’obéir aux règles? Mais Israël n’a pas à modifier ses manières pour rester membre de la « communauté internationale » parce qu’un autre État qui ne respecte pas davantage les règles, ni même le droit international, les États-Unis, le protège à tous les niveaux et de toutes les manières, provoquant ainsi toujours plus de violence.

L’UNESCO a fait de son mieux pour protéger le patrimoine culturel palestinien. Rien de ce qui n’est pas juif n’a d’intérêt pour les Sionistes et il y a si peu de traces juives en Palestine que la Palestine musulmane et chrétienne a été ravagée, pas une seule fois (1948) ou deux fois (1967), mais sans arrêt. La destruction de la Palestine est la condition nécessaire à la création de l’ « État juif » de Netanyahou. C’est tout ou rien: il ne peut y avoir de compromis, ni d’alternative. Les Palestiniens ont proposé plusieurs options, un État séculier, deux États vivant côte à côte, mais la seule option acceptable pour Israël, c’est toute la Palestine pour nous et rien pour vous.

L’élimination des Palestiniens en 1948 s’est accompagnée de la destruction de près de 500 villages ou hameaux palestiniens, en dépit de leur valeur historique et culturelle. D’autres destructions ont suivi celles de 1967, à commencer par la démolition du quartier de Magharibah en 1967 pour faire place à une « plaza » autour de Haram al Sharif (dôme du Rocher), et se sont poursuivies dans les années suivantes. La guerre a également permis de chasser d’autres Palestiniens de leur patrie, plus précisément, cette fois-ci, de Cisjordanie, où beaucoup s’étaient réfugiés pendant l’agression sioniste de 1948.

La guerre a été une autre occasion de repousser la Palestine plus loin dans l’histoire en détruisant toutes les preuves matérielles de présence palestinienne, ce qui permet aux sionistes de dire: « Quelle Palestine? Il n’y a jamais eu de Palestine ici. » C’est d’ailleurs en fait ce qu’ils disent depuis le début, sans convaincre qui que ce soit en dehors de leurs propres rangs parce que les Palestiniens ne sont pas partis, parce que leur nombre augmente (il y a peut-être maintenant plus de Palestiniens entre la Méditerranée et le Jourdain que de colons sionistes) et parce que trop de traces de leur histoire peuvent encore se voir dans le paysage. Et si le danger qui menace Al Aqsa qui resplendit sur Jérusalem, est si grand, c’est parce que l’esplanade des Mosquée est le symbole éclatant des mensonges que racontent les sionistes.

A ce propos, il est tout à la fois incompréhensible et frustrant pour les sionistes que, malgré le demi-siècle, de fouilles intensives qu’ils mènent sous et autour d’Haram al Sharif, ils n’aient trouvé aucun objet prouvant qu’il y a bien eu un temple là. On trouve aujourd’hui des ruines et des vertiges d’époques beaucoup plus anciennes dans le monde. La Turquie en est pleine : le temple de Gobeklitepe, dans le sud-est de la Turquie, est vieux de 12 000 ans. Comment se fait-il alors qu’il ne reste rien de la structure grandiose qui aurait été construite par Salomon, là où se trouve actuellement l’esplanade d’Al Aqsa? La Bible parle d’un bâtiment de plus de 60 mètres de haut, une construction de bois (les cèdres du Liban) et d’énormes blocs de pierre. Des matériaux similaires auraient été utilisés dans la construction du second temple, achevé en 515 avant JC. et détruit par les Romains en 70 après JC. On dit qu’il aurait eu les mêmes dimensions massives et pourtant rien n’a été trouvé, aucun vestige des colonnades ou des piliers, aucun bol votif, absolument rien ; cela signifie que si le temple se trouvait bien sur ce site, sa description biblique était terriblement exagérée (ce qui n’est pas surprenant dans un livre plein d’exagérations fantastiques).

[Note de Résistance 71: A lire en complément sur le sujet évoqué par l’auteur ci-dessus:

Ashraf Ezzat Mythe Biblique ]

De plus, les Sionistes d’aujourd’hui ne sont liés à l’ancien Israël que par leur religion. Leurs premiers colons n’avaient aucun lien vivant avec la terre et aucun lien ethnique avec les gens qui y vivaient. Les sionistes s’appuient sur la relation vivante des Juifs avec la Palestine au cours des siècles mais se gardent bien de dire que les Juifs qui étaient là quand leurs ancêtres sont arrivés considéraient le sionisme comme une hérésie. L’affirmation de Netanyahou selon laquelle Jérusalem est la capitale d’Israël depuis 3000 ans ne pouvait convaincre que les idiots, vu qu’Israël n’a que 70 ans et que le dernier État juif de Palestine s’est effondré au sixième siècle avant JC.

De toute façon et quoi qu’il en soit, une ancienne présence juive en Palestine ne saurait justifier la destruction de ce qui était là quand les colons sionistes sont arrivés à la fin du XIXe siècle.

Les Sionistes partagent avec les Croisés la distinction peu recommandable d’être responsables, en Palestine, de la plus grande œuvre de destruction de l’histoire moderne. Après avoir conquis la Palestine à la fin du XIe siècle, les Croisés massacrèrent ou chassèrent de Jérusalem tous les musulmans et les juifs. Le retour de la domination musulmane fut suivi, dès le début du XVIe siècle, par quatre siècles d’une longue paix ottomane jusqu’ à la prise de Jérusalem par les Britanniques en décembre 1917. Depuis lors, la Palestine n’a pas connu un seul jour de paix. La violence et la répression dont se sont rendus coupables les occupants britanniques ont été suivies par encore plus de violence, de répression et de dépossession du fait des Sionistes, et cela se poursuit aujourd’hui.

Jérusalem a toujours été une cible privilégiée. Les massacres et les saisies de biens palestiniens de 1948 ont recommencé après l’occupation de la moitié orientale de la ville en 1967, elle-même suivie d’une perpétuelle guerre démographique raciste menée en violation totale du droit international et des lois de n’importe quel pays qui se prétend civilisé. Ce que cela montre, c’est qu’Israël n’est pas un État moderne, mais une communauté tribale atavique qui vit selon ses propres normes brutales, en tout cas en ce qui concerne les Palestiniens, et qui est indifférente à ce que le reste du monde pense, quand elle ne se montre pas carrément insultante. Le fait que les Sionistes pensent qu’ils peuvent s’en tirer indéfiniment est un signe évident de leur folie et de leur délire.

Les États-Unis sont maintenant allés jusqu’à « reconnaître » Jérusalem comme la capitale d’Israël alors qu’en droit international Jérusalem est une ville occupée, et pas seulement la moitié orientale qui a été capturée par la force des armes et colonisée en violation directe du droit et des lois de la guerre. Commentant le vote de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a rejeté la déclaration de Trump, Nikki Haley, l’ambassadrice américaine, a ouvertement menacé ceux qui avaient voté pour. Des noms ont été relevés et des châtiments seront infligés au moment opportun. En votant pour la résolution, les membres de l’ONU ont fait preuve d’un manque de respect pour les États-Unis, selon Haley : on pourrait se demander à quel moment les États-Unis ont eux-mêmes manifesté le moindre respect pour le droit international et le droit des membres de l’ONU à prendre des décisions indépendantes en vertu de ce même droit international!

La déclaration de Trump sur Jérusalem a fait l’effet d’une bombe dans tout le Moyen-Orient et chez les musulmans du monde entier. Il faut la saluer parce qu’elle arrache le dernier voile de l’imposture connue sous le nom de processus de paix. Le nez de Mahmoud Abbas a été mis dans son caca. Les gouvernements saoudien et qatari, qui traitaient en cachette avec les sionistes, ont dû s’aligner sur la question de Jérusalem. La déclaration de Trump a uni les musulmans au-delà de toutes leurs divisions.

Par eux-mêmes et tout seul, malgré le courage, la force et la fermeté dont ils ont toujours fait preuve, les Palestiniens n’auraient jamais pu vaincre leurs ennemis. Ils étaient bien trop puissants. Comme George Habash l’a écrit dans les années 1950, le chemin du retour vers la Palestine a toujours dû passer par le monde arabe qui s’étend maintenant, vu l’essor de l’Iran, à tout le monde islamique. Nasser a enflammé le peuple arabe dans les années 1950 et, à eux deux, le Hezbollah et l’Iran sont une fois de plus le fer de lance de l‘opposition aux États-Unis et à Israël, au point qu’Israël est maintenant bien engagé dans les préparatifs de la guerre destinée à les détruire une fois pour toutes.

C’est une guerre existentielle, une guerre pour sa survie, une guerre extrêmement violente, à laquelle Israël se prépare intensivement. Israël menace son ennemi de destruction totale et Hasan Nasrallah répond que le Hezbollah est prêt et a des missiles qui peuvent atteindre n’importe quel endroit de la Palestine occupée. La menace de guerre au Moyen-Orient n’a jamais été aussi grande, ses conséquences éventuelles n’ont jamais été aussi dramatiques pour ne pas dire cataclysmiques. Les conséquences de la déclaration de Trump étaient si faciles à prévoir qu’il semble vain de la qualifier de stupide. Peut-être avait-il pour but de déclencher la guerre avec l’Iran dont les États-Unis et Israël rêvent depuis longtemps.

* Jeremy Salt a enseigné l’histoire moderne du Moyen-Orient à l’Université de Melbourne, à la Bosporus University à Istanbul et à la Bilkent University à Ankara pendant de nombreuses années. Parmi ses publications récentes son livre paru en 2008 : The Unmaking of the Middle East. A History of Western Disorder in Arab Lands (University of California Press).

Espoir de fin d’année en provenance de Palestine occupée…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2017 by Résistance 71

Terminons l’année 2017 sur une note d’espoir en provenance de la Palestine occupée où une partie de la jeunesse israélienne ouvre les yeux et agit pour être du bon côté de l’histoire… Quoi de plus beau que de voir les éléments internes à une dictature se soulever et entrer en dissidence ?…
2018 s’annonce être une année qui fera date, à suivre…
~ Résistance 71 ~

 

Des élèves israéliens refusent de servir leur armée en Cisjordanie occupée

Al Manar

30 décembre 2017

url de l’article en français: http://french.almanar.com.lb/717066

Des dizaines d’élèves israéliens de terminale ont affirmé dans une lettre qu’ils refusaient d’être enrôlés dans l’armée d’occupation israélienne après leur bac pour protester contre ce qu’ils qualifient de « mise en œuvre par l’armée d’une politique gouvernementale raciste qui viole les droits de l’Homme ».

La lettre, signée par 63 lycéens de tout le pays, est adressée au Premier ministre Benjamin Netanyahu, au ministre de la Défense Avigdor Liberman, au ministre de l’Education Naftali Bennett et au chef d’état-major de l’armée Gadi Eisenkot, rapporte la chaine d’information israélienne i24.

La missive appelle tous les lycéens israéliens à se joindre à eux et à refuser d’être enrôlés tant que la Cisjordanie continuera d’être « occupée ».

« L’armée met en œuvre une politique gouvernementale raciste qui viole les droits de l’homme fondamentaux et applique une loi pour les Israéliens et une autre loi pour les Palestiniens dans le même territoire », souligne la lettre.

« Toute une nation vit sous une incitation à la haine institutionnalisée et dirigée contre les Palestiniens des deux côtés de la Ligne Verte, et nous – jeunes hommes et femmes de différentes parties du pays et de différents milieux sociaux – refusons de croire à l’incitation systématique ou de prendre part à la politique oppressive du gouvernement », conclut la lettre.

Le refus de servir dans l’armée d’occupation est l’une des questions les plus controversées en ‘Israël’.

Selon le site d’information Ynet, les signataires prévoient de descendre dans la rue pour mobiliser davantage de lycéens.