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Résistance au colonialisme: De la controverse de Valladolid aux massacres de Gaza… Le colonialisme fléau de l’humanité…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 31 juillet 2014 by Résistance 71

Enfin quelques articles commencent à sortir liant la cause originelle du « conflit en Palestine » pour ce qu’il est vraiment: une affaire coloniale ! Cette affaire ne trouvera pas de solutions avec l’occident et son empire dominant anglo-américain pour la simple et bonne raison, comme exposé ici, que cet empire est fondé, bâti, sur des terres colonisées, volées, usurpées à la fois en Amérique du nord (Etats-Unis et Canada), mais aussi de tous les territoires toujours sous le joug du Commonwealth de la « couronne » britannique, à savoir la City de Londres et sa Banque d’Angleterre représentant les intérêts de la famille Rothschild et des grandes familles banquières ainsi que du Vatican ; ce même Vatican à l’origine de la « doctrine chrétienne de la découverte » sur laquelle se fonde toutes les colonies occidentales depuis 1492 (bulles papales Romanus Pontifex de 1455 et Inter Caetera de 1493). La solution n’est pas non plus avec l’ONU qui est une entreprise vassale des banquiers et qui agit dans l’intérêt de l’oligarchie.

Dans les années 1970, israël et les sionistes avaient invité et fait envoyé en Israël, les représentants d’un grand nombre de « conseils de tribus/bandes » amérindiens, conseils représentant l’administration coloniale sous les lois fédérales sur les Indiens. Le but propagandiste était le suivant: Convaincre et propager l’idée que les Indiens des Amériques étaient comme les Hébreus cherchant leur « retour à la terre », assimilant ainsi les luttes pour l’auto-détermination indigène à la lutte pour la survie de l’état d’Israël, alors qu’il est tout à fait évident que si parallèle il y a à faire, c’est celui de la cause autochtone indienne et celle des Palestiniens. Cela avait marché ! Bon nombre de leaders Indiens et d’intellectuels, universitaires amérindiens avaient embrassé l’idée et le soutien à Israël. L’American Indian Mouvement (AIM) quant à lui soutenait la cause palestinienne, qu’il voyait, à juste titre, comme une lutte anti-coloniale. L’article ci-dessous éclaire sur la question coloniale…

— Résistance 71 —

 

De Valladolid à Gaza

 

Brahim Senouci

 

28 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/De-Valladolid-a-Gaza.html?lang=fr

 

Israël c’est le nouveau Cortès, chargé de faire régner la loi de l’Occident sur cette terre qu’il aura auparavant débarrassé de sa population par le massacre ou la domestication. Etre solidaire de la Palestine aujourd’hui, c’est se battre contre cette perspective et militer pour une démocratie monde dans laquelle l’égalité entre les hommes, tous les hommes, deviendrait la règle….

Au 16ème siècle, la puissance espagnole est à son apogée. Ses bateaux traversent l’Atlantique, conquièrent l’Eldorado américain et font main basse sur les extraordinaires richesses qu’il recèle. Les populations indigènes leur facilitent la tâche. Elles ne connaissent pas les armes et, en dépit de leur nombre, finissent par se soumettre à un petit détachement espagnol conduit par Hernan Cortès.

Des colons s’installent dans ces régions et accumulent des fortunes considérables tirées de l’exploitation d’immenses terres et d’une main d’œuvre constituée d’esclaves peu enclins à se rebeller.

Les nouveaux maîtres en profitent pour leur infliger des corvées épuisantes, exercer sur eux des sévices sexuels, des tortures pouvant aller jusqu’à la mise à mort.

Il s’est tout de même trouvé des Espagnols pour s’émouvoir du sort de ces malheureux et porter plainte devant l’Eglise. Pour leur défense, les colons soutiennent que, au vu de leurs coutumes « barbares », ces indigènes ne méritent pas d’appartenir à l’espèce humaine et que, de ce fait, il est licite de les traiter comme des animaux ordinaires. Un débat s’ensuit et débouche sur la fameuse controverse de Valladolid. De nombreuses personnalités, religieux, philosophes, sont requises. C’est ainsi qu’en 1550 a lieu ce que l’Histoire retiendra comme le premier débat sur les droits de l’homme. La question posée est simple : « Les Indiens ont-ils une âme ? ». L’affrontement se cristallise rapidement entre le père Bartolomé de Las Casas et Ginès de Sepùlveda, ami d’Hernan Cortes, chanoine de Cordoue. La thèse de ce dernier est simple : Dieu a donné à l’Espagne des royaumes inférieurs sur lesquels étendre son pouvoir pour Sa gloire. Dans cette optique, les Indiens sont des « animaux » nés pour être sous le joug des Espagnols. De l’autre côté, le père Bartolomé de Las Casas, âgé de 27 ans, plaide pour respecter leur dignité, allant jusqu’à s’opposer juridiquement aux conquistadors en imposant un territoire protégé, sans esclaves, sans violence. C’est lui qui remporte la mise ! Le sort des indiens est ainsi quelque peu adouci. Ils doivent toutefois se convertir par la force au christianisme. L’épilogue de la controverse est beaucoup plus sombre. Les colons, ayant perdu la masse d’ouvriers dociles et corvéables à merci dont ils disposaient, se mettent en quête de « chair fraîche ». L’Afrique la leur fournit. C’est ainsi que naît le sinistre commerce triangulaire, tragédie des Noirs qui a enrichi des trafiquants sans scrupules dont la fortune s’exhibe dans les somptueux hôtels particuliers de Nantes ou de Bordeaux, hôtels dont les frontons s’ornent, encore aujourd’hui, d’une « tête de nègre »…

IL EST TELLEMENT LOIN, LE 16EME SIECLE. LES CHOSES ONT BIEN CHANGE DEPUIS… VRAIMENT ?

Certes, l’esclavage et les conversions forcées ont disparu. Les indigènes d’hier vivent dans leur grande majorité dans des pays libres. Les Occidentaux ont fini en effet par se soumettre à la volonté d’indépendance des peuples qu’ils ont longtemps asservis. Force est de constater toutefois que cette nouvelle configuration du monde n’a pas débouché sur la généralisation du bien-être économique, resté cantonné peu ou prou à la sphère occidentale. Surtout, la libération des peuples est restée largement théorique. La plupart d’entre eux sont encore dans un tête-à-tête inégal avec leurs anciennes puissances tutélaires qui continuent de dicter leurs lignes politiques et même de peser sur le choix de leurs dirigeants ! L’exemple de la Françafrique en dit long sur le caractère factice des indépendances de bon nombre de pays africains et de la permanence de leur sujétion vis-à-vis des intérêts de l’ex métropole. Au besoin, l’Occident ne répugne pas à recourir à la bonne vieille politique de la canonnière. Il le fait souvent au nom de principes moraux dont il nous explique qu’ils constituent les fondements de sa politique. Il s’agit, proclame-t-il, de chasser des dictateurs et d’offrir à des peuples asservis la perspective d’un horizon de liberté et de démocratie. Le résultat de cet interventionnisme est là, sous nos yeux. L’Irak et la Libye se liquéfient sous le regard indifférent de leurs « sauveurs ». L’effet domino se propage jusqu’à la Syrie, vouée sans doute à se transformer en un conglomérat de chefferies régionales en état de guerres incessantes…

Ecartons l’hypothèse d’un aveuglement de l’Occident qui l’aurait conduit à méconnaître les effets de ses interventions. Ce serait lui prêter une dose d’imbécillité sans rapport avec la réalité. Ecartons de la même façon la thèse d’une bonne action aboutissant à des effets pervers. Qui pourrait imaginer que Blair et Bush, ne trouvant plus le sommeil à cause de la situation du peuple irakien gémissant sous la botte de Saddam, en soient venus à mentir de façon éhontée pour pouvoir voler à son secours ? Cette guerre menée contre l’Irak constitue une démonstration de la réalité du paradigme occidental, qui subordonne le devenir du monde à son intérêt exclusif. Peu importe que des peuples entiers soient emportés dans la tourmente, peu importe que des centaines de milliers d’enfants meurent des effets du long embargo qui a précédé l’invasion de l’Irak, peu importe que le devenir même de la Terre soit compromis par une pollution désastreuse engendrée par un mode de vie follement consumériste. La prééminence de l’Occident doit être maintenue quel qu’en soit le prix. Il ne se contente pas de faire tomber des obus. Il habille ses équipées militaires d’un discours moral, démocratique, de respect des droits de l’homme. Il veut conserver non seulement sa supériorité militaire mais aussi le monopole de l’universalisme. Les valeurs qu’il prône, tout en s’en affranchissement, sont les valeurs universelles. Il ne saurait y en avoir d’autres. La « communauté internationale », c’est lui. Le reste du monde n’est qu’un fournisseur de matières premières, de main d’œuvre bon marché, tenu par des dirigeants obligeants et attentifs aux desiderata de celui qui leur assure le maintien sur le trône. Voilà donc l’immense zone grise à laquelle nous appartenons, dans laquelle ceux qui président à nos destinées n’en sont pas comptables devant leurs peuples mais devant ceux à qui ils doivent leurs positions. Au regard de l’Occident, il y a « eux et nous ». Eux, ce sont ceux dont l’humanité est questionnable, voire niée. Ce déni fait aussi partie de la matrice occidentale. C’est grâce à lui qu’il a pu les massacrer à grande échelle, les torturer, sans que sa conscience et son inoxydable foi en lui-même en soient significativement altérées. Massu, le Massu de la bataille d’Alger, expliquait que la torture n’avait été possible que parce que les soldats qui la pratiquaient avaient entre les mains non pas des êtres humains mais des « bicots », des « ratons », des « bougnoules ». Songeons que la République française n’a même pas eu besoin de modifier sa constitution pour instaurer le code noir en Afrique ou le code de l’indigénat en Algérie. Les populations qui les subissaient formaient le « corps d’exception », constitué de sujets n’ayant pas vocation à être des citoyens. Cette attitude n’était pas le fait d’une minorité raciste. Elle était partagée par la majorité des artistes, intellectuels, personnalités politiques de l’époque. Jamais revisitée, jamais formellement remise en cause, la matrice essentialiste continue d’être la boussole de l’Occident !

Gaza en fournit une nouvelle illustration aujourd’hui. Tout a été dit sur l’horreur que connait cette petite bande de terre, soumise à un blocus inhumain depuis 8 ans. Pas besoin d’en rajouter, sauf quelque chose d’essentiel. Tout le monde a constaté le soutien unanime de l’Occident à Israël, ou plutôt la réitération de ce soutien qui dure en réalité depuis qu’Israël existe. Tout le monde a constaté la singulière absence d’empathie de la part de l’Occident pour les victimes palestiniennes, le peu de sensibilité à l’égard de morts d’enfants ou de nourrissons. Parfois se glisse un mot de compassion mais suivi aussitôt par un reportage fortement empathique sur la « souffrance » d’Israéliens ne pouvant pas rester tranquillement sur une plage, s’adonner au surf ou à la dégustation de glaces. C’est la matrice essentialiste qui parle. Les Palestiniens n’ont ontologiquement pas les mêmes droits que leurs bourreaux. Leur mort est dans l’ordre des choses. Celle des Israéliens fait en revanche scandale. Les frontières politiques cessent d’être pertinentes quand l’essentiel, c’est-à-dire la prééminence du « Nous » sur le « Eux », est en jeu. La gauche de gouvernement française vole au secours de l’extrême droite israélienne. Obama, Merkel, Hollande, Cameron, et la quasi-totalité des dirigeants occidentaux, à l’exception de quelques pays tels que la Suède ou la Norvège, oublient leurs divergences pour communier dans leur amour pour Israël. Ils en oublient même de tenter de donner le change en assortissant leurs déclarations enflammées du couplet habituel sur la nécessité de trouver un accord. Hollande va même jusqu’à accuser le Hamas de torpiller le processus de paix. Personne ne l’a donc prévenu qu’il n’existait plus ?

Que l’Occident jette aux orties son discours moral habituel au profit de la défense inconditionnelle de l’un des siens n’est pas pour surprendre. Il le fera de plus en plus, à mesure que son leadership jusque là incontesté se fissurera avec l’arrivée de nouveaux acteurs. Plus désolante, en revanche, est l’attitude de certains de nos compatriotes qui reprennent à leur compte les arguments favoris des sionistes. Ainsi dénoncent-ils l’antisémitisme qui serait l’aliment des manifestations contre le massacre de Gaza. De même, ils s’insurgent contre une sorte de solidarité automatique avec la Palestine qui s’exercerait au détriment du soutien au peuple syrien, de l’aide aux mozabites de Ghardaïa et, de façon plus générale, les détournerait du combat pour l’instauration de la démocratie dans notre propre pays. Cukierman et Prasquier, dirigeants du CRIF, ne disent pas autre chose. Eux sont en service commandé. Les nôtres, en revanche, malgré leur bonne foi évidente, jouent contre leur camp. Il est tout de même étrange, au vu des images atroces de corps d’enfants disloqués, d’imaginer que ce n’est pas contre ces assassinats que les manifestants crient leur colère mais qu’ils le font par un antisémitisme qui serait inscrit dans leurs gènes. Cela s’appelle un procès d’intention particulièrement mal venu au moment où des populations sans défense sont sous les bombes. Il y en a même qui reprennent à leur compte la plaisanterie des « boucliers humains » dont se servirait le Hamas pour se protéger. C’est l’argument favori d’Israël… Cela revient à justifier les crimes qu’il est en train de commettre. Un autre reproche récurrent : Si les Algériens sont solidaires des Palestiniens, c’est par un réflexe tribal arabo-islamique. Pourquoi devrions-nous nous interdire de nous solidariser avec un peuple avec qui nous avons tant de choses en partage ? Pourquoi devrions-nous obéir aux injonctions de ceux qui nous somment de nous défaire de ces « archaïsmes » qui nous portent vers ceux qui nous ressemblent, d’autant plus que la justice est de leur côté ? Les auteurs de ces critiques ont-ils quelques chose à redire quand 26 des 27 pays de l’Union européenne voulaient faire figurer la dimension chrétienne de l’Europe dans le projet de constitution ? Trouvent-ils normal que la Turquie, pourtant laïque, soit déclarée non grata dans l’UE parce que musulmane ? Rien à dire sur les solidarités entre pays orthodoxe ou entre pays catholiques ? Dernière chose, pour ceux qui reprochent aux manifestants leur tropisme palestinien : je les invite à la lecture de l’ouvrage d’Alain Gresh « De quoi la Palestine est-elle le nom ? ». On y retrouve les raisons de la centralité de la cause palestinienne, cause qui dépasse le simple enjeu du partage de quelques arpents de terre, et qui a beaucoup à voir avec la carte géographique du Moyen-Orient qui se redessine sous nos yeux dans le sang des enfants de Syrie,

Les enjeux sont donc globalement les mêmes qu’en 1550. Il s’agit pour l’Occident de réaffirmer sa suprématie, à un moment où elle est contestée. La région la plus sensible est ce Proche et Moyen-Orient dispensateur généreux de pétrole. C’est donc là que le fer est porté et qu’à grands coups de ciseaux, on fait disparaître des pays aussi vieux que le monde. Sans états d’âme. Les millions de victimes, directes ou indirectes, sont des arabes ou assimilés, des « bougnouls », une espèce inférieure qui ne vaut pas la peine qu’on prenne des gants avec elle. Israël, dès sa création, s’est défini comme une « citadelle avancée de la civilisation ». C’est le nouveau Cortès, chargé de faire régner la loi de l’Occident sur cette terre qu’il aura auparavant débarrassé de sa population par le massacre ou la domestication. Etre solidaire de la Palestine aujourd’hui, c’est se battre contre cette perspective et militer pour une démocratie monde dans laquelle l’égalité entre les hommes, tous les hommes, deviendrait la règle….

Source : brahim-senouci.over-blog.com

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Le modèle colonialiste sioniste: Les Etats-Unis et le Canada

Posted in actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 juillet 2014 by Résistance 71

Ce qui est expliqué ci-dessous par Steven Newcomb peut également servir d’explication de ce qu’il se passe en Palestine depuis 1948 parce que cela relève des mêmes concepts appliqués à une situation simplement n’impliquant plus les chrétiens et leur doctrine coloniale, mais celle de la doctrine coloniale dérivée sioniste. Des sionistes qui sont du reste venus en Amérique étudier les méthodes de contrôle des populations autochtones des régimes coloniaux en place (Etats-Unis et Canada).

Nous ne le dirons jamais assez, le colonialisme, en tant que stigmate du capitalisme privé ou d’état, est le fléau le plus abject de notre soi-disante “civilisation”. Il est plus que temps de nous en débarrasser.

~ Résistance 71 ~

 

La demande de droit de réduction et les Nations-Unies

 

Steven Newcomb

 

12 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/07/12/claimed-right-reduction-and-united-nations

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Considérez un moment l’existence de toute nation originelle de ce continent (des Amériques), qui a eu une relation intime avec son territoire depuis des temps immémoriaux. Assumons que le peuple de cette nation a vécu pendant des milliers d’années en relation culturelle, spirituelle, économique harmonieuse avec les terres et les eaux de son territoire. Ce peuple a de manière indubitable, des mots dans son propre langage pour exprimer son amour et son appréciation pour ces terres et ces eaux qui lui ont permis de faire mieux que survivre, ainsi que pour les sols vivants de la Terre-Mère, qui ont été enrichis des os de ses ancêtres.

Maintenant, passez à une tout autre image mentale. C’est l’image d’un envahisseur qui arrive de terres bien lointaines, possédant dans sa mentalité une autorité présumée pour caractériser, pour définir en termes limitatifs, le type de relation qu’il pense que la nation déjà en place depuis tant de temps a avec ses terres, ses eaux et ses sols.

Dans le contexte de l’invasion, le peuple d’une nation originelle doit faire quelques choix. Il peut choisir d’utiliser ses propres mots dans sa propre langue pour caractériser ses relations avec les terres et eaux de son territoire, de sa perspective. Ou il peut choisir d’adopter les idées concoctées par l’envahisseur dans le langage de l’envahisseur pour caractériser la relation que l’envahisseur affirme qu’il a avec ses terres et ses eaux. Ou encore, le peuple de la nation originelle peut tenter d’utiliser simultanément, de manière contradictoire, ses propres termes et ceux de l’envahisseur.

En 1823, dans le rendu de la cour suprême des Etats-Unis dans l’affaire Johnson contre McIntosh, la cour a présumé le droit de caractériser, en termes limitatifs, le type de relation que le gouvernement des Etats-Unis pensait que les nations originelles d’Amérique du Nord devaient avoir en rapport avec les territoires de ces dites nations. La cour a défini la relation comme étant un “droit de possession”, ce qu’elle choisît alors de qualifier métaphoriquement de “droit d’occupation”.

D’après la cour, le premier “peuple chrétien” à localiser les terres des païens et des infidèles était caractérisé comme ayant assumé la “domination ultime” (domination souveraine) sur ces terres, ce basé sur le “droit” de “découverte”. C’était un droit que la cour suprême déclara “confiné aux pays alors inconnus au peuple chrétien”. En d’autres termes, les chrétiens affirmèrent un “droit de découverte” seulement sur des terres habitées par des nations non-chrétiennes.

L’action de la cour suprême d’imposer une définition limitatrice de “l’occupation” pour les nations originelles du continent était fondée sur la cour poursuivant alors un droit de réduction présumé ou auto-proclamé. La cour présuma un droit de “réduire” métaphoriquement le statut libre et indépendant de nos nations en redéfinissant notre indépendance comme ayant été “diminuée”, c’est à dire terminée par l’acte de “découverte”. Un exemple de ce présumé Droit de Réduction est trouvé dans le concept latin de dominorum christianorum ou “domination chrétienne”, de la bulle papale du 3 Mai 1493 (NdT: Inter Caetera du pape Alexandre VI).

L’imposition dominatrice de telles définitions par la cour suprême sur nos nations fut basée sur un droit présumé du “peuple chrétien” d’exercer le pouvoir de deprimantur, le terme latin invoqué par le pape Alexandre VI lorsqu’il appela que nos nations originelles soient réduites ou subjuguées. Que nos ancêtres ne fussent pas chrétiens et que les territoires ne fussent pas déjà en possession d’aucun prince chrétien, furent deux justifications utilisées par le pape pour autoriser les monarques chrétiens d’exercer un droit de réduction et de domination contre nos nations et peuples à perpétuité.

A ma connaissance, un argument n’a jamais été soutenu par le leadership indien et cet argument est celui-ci: Le gouvernement des Etats-Unis n’a pas aujourd’hui et n’a jamais eu, un quelconque droit légitime d’imposer des concepts limitatifs métaphoriques comme celui “d’occupation” (des terres) et de “nation dépendante domestiquement” sur nos nations originelles et nos peuples.

En ne défiant pas explicitement la subjection, domination de nos nations à de tels concepts que ceux “d’occupation” et de “nation dépendante domestiquement”, le leadership indien a tacitement accepté le Droit de Réduction présumé des Etats-Unis et agit comme si les nations originelles de ce continent sont désireuses d’accepter le système de domination qui leur a été imposé.

Le Juge Suprême de la cour Justice Marshall, qui écrivit le rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh, a caractérisé nos ancêtres comme “un peuple dont les droits lui ont été arrachés”. Sur un plan physique, le terme “arracher” (NDT: “wrest” en anglais) est défini comme “des mouvements violents de torsion” ; mais il y a un autre sens qui s’appliquerait ici: “divertir vers une utilisation non naturelle ou impropre”, peut également être interprêté comme “déformer”, voulant dire “changer de sa condition normale, de sa signification ou de son interprétation”.

Déformer mène aussi à “sortir de la véritable signification”. Ceci combiné avec l’admission tardive de Marshall au sujet du rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh que la décision de la cour suprême a employé “une prétention extravagante pour convertir la découverte d’un pays habité en une conquête”, une chose devient très claire: La cour suprême a fabriqué une litanie de mensonges et de déformations à l’interprétation qui ont été utilisés depuis 1823 dans un effort de réduire et de diminuer nos nations et nos peuples toujours plus avant.

Le désaccord du juge Thomas (rejoint en cela par Alito, Ginsberg et Scalia) dans l’affaire Michigan contre la Communauté Indienne de Bay Mills, a utilisé la phrase “la subjection des “tribus indiennes” à l’autorité et à la protection des Etats-Unis”, pour nommer le système de domination utilisé contre nos nations et nos peuples. Cette opinion en désaccord avec ce qui précède dit en termes non équivoques que les quatre objecteurs chercheront qu’un de leurs collègues les rejoingne pour qu’ils puissent utiliser le système de “subjection” pour diminuer plus fortement la force de nos nations en invalidant “l’immunité souveraine tribale”.

Maintenant que nous avons été capables d’identifier ce système de domination, la question se pose: Quand le leadership indien va t’il commencer à défier directement les mensonges et les déformations que constitue la loi fédérale américaine sur les Indiens (U.S Federal Indian Law) et son système politique ?

La dernière chose au monde que le leadership indien se doit de faire est d’être en faveur pour que l’ONU reconnaisse formellement le sytème américain de domination, de réduction et de déformation d’interprétation appelé “US Federal Indian Law and Policy”, en étant en faveur du fait que l’ONU reconnaisse nos nations et peuples originels comme des “tribus reconnus fédéralement par les Etats-Unis”. Et pourtant, c’est exactement ce qu’il se passe au niveau de l’ONU en ce qui concerne le “document résultant” qui est préparé pour la réunion pléniaire de haut niveau à l’assemblée générale de l’ONU en Septembre prochain.

Bizarrement, l’effort d’intégrer le système de loi fédérale et de politique indienne américain au sein de l’ONU et de la sorte le “normaliser” internationalement, se fait au nom d’une “réforme” en implémentant” de manière supposée la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (UNDRIP).

La source du conflit en Palestine ?… Le colonialisme… Israël applique la méthode d’apartheid éprouvée en Amérique et dans le Commonwealth

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 21 juillet 2014 by Résistance 71

“La position inférieure des noirs, l’exclusion des Indiens de la nouvelle société, l’établissement de la suprémacie pour les riches et les puissants dans la nouvelle nation, tout ceci était déjà établi dans les colonies au moment de la révolution américaine. Les Anglais hors de la route, cela pouvait donc être maintenant couché sur le papier, solidifié, régularisé, légitimisé par le moyen de la Constitution des Etats-Unis.”
~ Howard Zinn ~

“La seule façon de mettre en échec et de stopper ce mal colonial est pour tous les Hommes Rouges de s’unir et d’affirmer un droit commun et égal sur la terre, comme cela fut en premier lieu et comme cela aurait dû le rester, car la terre ne fut jamais divisée et elle appartient à tous et pour chacun de l’utiliser. Aucune part ne peut-être vendue, même entre nous, encore moins à des étrangers, ceux qui veulent tout et ne se contenteront pas de moins.”
~ Chef Shawnee Tecumseh (de la même nation que l’auteur de notre article ci-dessous)

 

Nos nations originelles libres et indépendantes

 

Steven Newcomb

 

16 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/07/16/our-original-free-and-independent-nations

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 13 Juin, le président Obama a visité la réserve indienne de Standing Rock. Pendant sa visite, Mr Obama a dit que “chaque américain, incluant chaque autochtone, a le droit d’avoir une chance de travailler dur et de réussir.” Il voulait sans doute dire “réussir” dans la société américaine des Etats-Unis.

En 1832, dans le rendu de l’affaire Worcester contre l’état de Georgie, le juge de la cour suprême Marshall (NdT: le même qui rendit la décision tristement célèbre dans l’affaire Johnson contre McIntosh de 1823…) caractérisa nos nations comme “indépendantes l’une de l’autre et du reste du monde”. Etant donné le contexte historique de notre existence libre et indépendante en tant que nations de plein droit, il est très troublant de voir le président Obama parler de nous comme si nos nations avaient été réduites avec succès à n’être plus que de simples “variétés” de citoyens américains. En accord avec ce point de vue, “Les indiens natifs ne sont plus donc qu’une ‘variété’ d’Américains.”

Un compte-rendu de l’agence Associated Press a rapporté que le président Obama et la première dame Michelle Obama, sont arrivés à la réserve de Standing Rock durant un jour de “fête, célébration du drapeau”. Ce qui serait une célébration du drapeau des Etats-Unis au cas où quelqu’un se poserait la question. Donc, le drapeau de l’empire, qui s’est engagé dans plus de 200 ans de politique faite pour déposséder, détruire et assimiler politiquement nos nations est maintenant “célébré” par ceux qui furent les victimes de la dépossession et de ces politiques destructrices. Que nous est-il arrivé bon sang ?

Ironie du sort: Il y a exactement 40 ans, la première conférence internationale sur les traités indiens se tenait des 8 au 16 Juin 1974, à… je vous le donne en mille… à Standing Rock. Un des résultats de cette conférence internationale fut la Déclaration de Continuité d’Indépendance. Elle fut appelée internationale parce que ce fut arrangé en discussions de nation à nation entre nos nations et peuples originels.

La partie ironique vient du fait que 40 ans plus tard, le 13 juin 2014, le président des Etats-Unis est honoré et le drapeau des Etats-Unis sont célébrés sur la réserve indienne de Standing Rock et ce malgré le fait qu’il n’y a eu aucune réforme de la fondation du système de domination et de “subjugation” qui continuent à être utilisé contre nos nations.

Ceci, bien sûr, fait apparaître au monde l’illusion que la pays indien dans son entièreté est ok avec le système de dominaton émanant de la loi fédérale sur les Indiens. Le 27 Mai 2014, quatre juges suprèmes en désaccord identifièrent le système de domination américain dans l’affaire de l’état du Michigan contre la Communauté Indienne de Bay Mills. Ils s’y réfèrent comme l’assujettissement des “tribus indiennes à l’autorité et la protection des Etats-Unis.”

Le pays indien est vraiment une terre “schizophrène”. Nous vivons quotidiennement avec les effets pervers du système de domination et de subjugation qui nous a été imposé et qui continue de l’être et pourtant il y a ceux d’entre nous que célèbrent le drapeau et le président d’un pays qui continue à nous imposer ce système de domination et de subjugation ? Pourquoi ? Avons-nous accepté notre destin imposé de “nations tributaires”, tributaires de la politique courante des Etats-Unis ? Le statut de sous-souverain du gouvernement des Etats-Unis est-il le mieux que nous voudrions espérer pour parvenir à une “vraie” auto-détermination ? Est-ce notre nouveau plafond ?

Le document de 1974 dit: “La Conférence Internationale sur le Traité Indien adopte par le présent ce Déclaration de Continuité d’Indépendance des nations indiennes natives souveraines de l’Amérique. Dans le cours de ces évènements humains, nous appelons le euple du monde à soutenir cette lutte pour nos droits de souveraineté et nos droits de traités. Nous assurons de notre assistance toute autre nations cherchant sa propre indépendance.” De quoi affirmaient-ils leur indépendance ? D’un système de domination et de subjugation qui est imposé par la loi et la politique coloniales fédérales américaines.

Quatre décennies plus tard, le gouvernement des Etats-Unis a réussi à créer l’impression devant la communauté internationale que la “grande nation Sioux” n’existe plus et que ses traités et droits inhérents n’ont plus aucune valeur. Ceci, bien sûr, donne aussi la fausse impression que la Déclaration de Continuité d’Indépendance qui fut proclamée sur cette même réserve de Standing Rock en 1974, est devenue lettre morte.

L’histoire colportée par Associated Press disait que le président Obama et sa femme Michelle “ont rencontré en privé des jeunes de la tribu au sujet des défis qu’ils rencontrent de grandir dans la réserve qui fut l’hâvre du chef Sitting Bull / Taureau Assis.” Quelqu’un perçoit-il le mensonge dans cette seule phrase ? Le grand leader spirituel des Hunkpapas Sitting Bull est né libre sur le territoire de la nation indépendante Sioux en 1831.

La nation Hunkpapa fut une des nations au sujet de laquelle le juge suprème John Marshall dit dans son rendu de justice sur l’affaire Johnson contre M’Intosh de 1823, qu’elle était une des nations du territoire dit “de la Louisiane”, qui “était de fait indépendante”.

Ce fut bien longtemps après que le système de réserves indiennes fut imposé par la force à la Grande Nation Sioux, que Sitting Bull finît par vivre à Standing Rock. Il fut éventuellement assassiné par la police indienne, d’autres indiens payés par le gouvernement, parce que le gouvernement américain avait peur de lui et de l’émergence d’un “empire indien”. Je n’invente absolument rien. Ils voulaient empêcher Sitting Bull de rejoindre le mouvement spirituel de la “Ghost Dance” ou “Danse fantôme”, qui avait été commencé par le grand leader Paiute, Wovoka et qui prenait une sérieuse ampleur. De tels détails et nuances sont bien sûr complètement omis par l’auteur de l’article d’Associated Press.

En contraste avec les dires d’Obama, il est important de nous rappeler que chacune de nos nations à travers l’Île de la Grande Tortue possède le droit sacré de naissance d’une existence libre et indépendante. Je veux dire par là, originellement libre et indépendante des systèmes de domination importés de manière invasive et coercitive dans cette partie du monde par les monarchies et les puissances impérialistes de la chrétienté occidentale à partir du XVème siècle.

Les Etats-Unis ont été fondés en tant qu’empire américain avec le désir de détruire notre mémoire de notre existence originellement libre et indépendante. George Washington lui-même a appelé les Etats-Unis “un empire juvénile”. Thomas Jefferson l’a appelé un “empire de liberté”. Le juge suprême John Marshall a appelé les Etats-Unis “notre empire s’étendant large”. La cour suprème des Etats-Unis a appelé les Etats-Unis: “L’empire américain” dans ses rendus Loughborough contre Blake de 1820 et de Downes contre Bidwell en 1901.

Les commentaires dqu’Obama a tenu sur la réserve de Standing Rock nous placent (et nous résument) dans la catégorie de “tout américain” et ainsi effacent toute reconnaissance et respect pour notre existence libre et indépendante en tant que nations originelles de l’Île de la Grande Tortue. Ceci fait partie du but stratégique de l’empire américain de nous assimiler politiquement dans la “fabrique” métaphorique de la société, d’une société impérialiste, qui s’est engraissée de nos vastes territoires, de nos eaux et de nos ressources naturelles.

La sénatrice du Dakota du Nord Heidi Heitkamp a accompagné le président Obama sur la réserve de Standing Rock et fit cette remarque qui nous cadra en termes de “citoyens américains”. Heitkamp a dit que le voyage d’Obama “était un grand pas en avant dans nos efforts d’élever à un niveau national les problèmes auxquels font face nos citoyens américains autochtones.” Une fois de plus, cette réthorique est faite pour nous assimiler politiquement dans le corps politique des Etats-Unis, comme partie du processus de destruction de notre conscience nationale et de toute reconnaissance de notre existence originelle libre et indépendante.

La vision que les Etats-Unis soient le “niveau national” est implicite dans la déclaration de la sénatrice Heitkamp et que quelque part, nous sommes en dessous de cela. Ceci implique aussi quelque chose d’autre: Si le “niveau national” est supposé être le “plus haut niveau au sein même des Etats-Unis”, alors quoi que ce soit d’autre, comme notre existence politique, est, par définition, condamné à exister à un niveau inférieur et qui est assujetti au “plus haut niveau”.

Le plus haut niveau est le niveau suprême ou iultime, qui établit ce que le juge Marshall appelait “domination ultime” dans le rendu de Johnson contre M’Intosh, ou “le pouvoir politique émanant de la propriété”, ce qui veut dire “la de facto domination”, d’après William Brandon dans on livre “New Worlds for Old”. N’est-il pas plus que temps de cesser de traiter cette domination et ce système de subjugation comme valides et normaux ?

Mohawk Nation avec Gaza: Le modèle coloniale israélien est copié sur le modèle d’apartheid américano-canadien…

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« En tant que partie intégrante de l’héritage de la lutte politique et culturelle de notre peuple, nous avons gagné en défiance, tenacité, et une incroyable capacité à endurer la souffrance. En conséquence, nous avons développé un courage moral et une patience exceptionnelle. »
~ Taiaiake Alfred, Ph.D, Mohawk ~

Cette citation du professeur Alfred s’applique aussi parfaitement au peuple palestinien dont le courage et la résilience est un modèle pour toute résistance au colonialisme. Puissions-nous nous en inspirer… car nous sommes tous des colonisés !

~ Résistance 71 ~

 

Gaza réserve palest’indienne !

 

Mohawk Nation News

 

18 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/07/17/rez-gaza/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les templiers/sionistes ont envahi Jérusalem pendant la croisade chrétienne de 1099. Pendant 88 ans, en tant qu’échangeurs d’argent illégaux, ils saisirent le temple de Solomon et commirent débauche et brutalité envers le peuple palestinien indigène. Saladin, un général musulman, les vira. En 1192, ils arrivèrent en Crète. En 1307, ils furent définitivement mis hors-la-loi par le pape et le roi de France. Ils trouvèrent refuge en Suisse. Le drapeau suisse est toujours frappé de la croix des templiers.

Mille ans plus tard, les templiers, au travers de leurs associés anglais, retournèrent à Jérusalem et y créèrent Israël. Comme les profs d’histoire le disent: “Si vous ne connaissez pas l’histoire, vous la répèterez”. Ils tuent les Palestiniens tout comme ils l’ont fait tous les mille ans depuis qu’ils ont tué Jésus. Aujourd’hui, les Israéliens amènent leurs chaises longues et leurs salons de jardin pour regarder le massacre depuis les collines avoisinantes, applaudissant et criant lorsque des hommes, femmes et enfants palestiniens sont pulvérisés par leurs bombes. Comme les massacres d’Onkwehonwe (NdT: habitants de l’Île de la Grande Tortue ou Amérique du Nord) à Sand Creek, Wounded Knee, Black Hawk, Buffalo Creek, Trail of Tears, le chemin des larmes, le massacre de la vallée de l’Ohio par Washington et des centaines d’autres, les Israéliens confinent leurs Indiens dans des endroits exigus et pointent leurs “gattling guns” (NdT: les premières mitrailleuses) sur eux pour les faucher.

Les Etats-Unis ont légalisé l’assassinat en série en établissant cet état d’esprit sur l’Île de la Grande Tortue. Ils planifièrent d’exterminer tous les peuples indigènes. Aucun pays ne nous a défendu. L’histoire se répète en Palestine. Les Israéliens se livrent ouvertement à un génocide, diffusé dans les médias. Ils essaient de rendre le génocide légal avec le support du premier ministre canadien Harper et du président Obama. Le Canada et les Etats-Unis sont tous deux des entreprises commerciales fondées sur la légalisation du génocide (NdT: se référer à la “doctrine chrétienne de la découverte” entérinée par les bulles papale Romanus Pontifex et Inter Caetera de 1455 et 1493 et base de décisions de justice aux Etats-Unis, au Canada, en Australie en en Nouvelle-Zélande au XIXème et XXème siècles…).

Certains Israéliens ont la même passion pour assassiner des femmes palestiniennes. La stratégie était la suivante: “Tuer les femmes car ce sont elles qui ont les bébés indiens.” Avelet Shaked, du gouvernement israélien, appelle les Palestiniens “terroristes” et qu’ils devraient tous être tués. Elle appelle au massacre des mères palestiniennes qui donnent naissance “aux petits serpents”. Elles doivent mourir et leurs maisons doivent être démolies de façon à ne plus abriter d’autres terroristes. Elle appelle au génocide de quiconque ils décident être un “ennemi” de l’agenda entrepreneurial. Gaza a été renvoyé au Moyen-Age.

L’histoire se répète. Qui sera le prochain Saladin pour virer le cul des templiers hors de Jérusalem une nouvelle fois ? Le bourdonnement, hurlement et explosion de la Terre-Mère sont des signes qu’elle arrive à des changements de fréquence. Elle va rééquilibrer toute chose.

Comme Shirley Bassey nous le rappelle: “The word is about, there’s something evolving, whatever may come, the world keeps revolving. They say the next big thing is here, that the revolution is near, but to me it seems quite clear that it’s all just a little bit of history repeating”. Shirley Bassett. “Histor y Repeats”.

Lisez: Iroquoian Women, the Gantowisas. B. Mann. Peter Lang. NY. 2000.

Video: Israelis watch bombs kill Palestinians.

Video: Knights Templar.

Knights Templar documentary.

Iran to stand with Palestinians.

Canada’s surveillance of Indigenous.