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Résistance au colonialisme occidental: Mythes et réalités sur l’esclavage des Amérindiens… Petit parallèle avec les « codes noirs » français du XVIIème siècle…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 21 janvier 2016 by Résistance 71

En parallèle, voici ce que disent quelques uns des 60 articles du premier “Code Noir” français de Mars 1685, édicté par Louis XIV. Il commence comme suit:

“Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre…” C’est à dire, par “droit divin”, le roi de France édicte un code de régulation de l’esclavage ! Comme pour les bulles des papes Nicolas V et Alexandre VI au XVème siècle, la “subjugation et la mise en esclavage perpétuel des païens et ennemis du christ… ainsi que la saisie de leurs terres, territoires, propriétés et possessions”, l’église ne voit absolument aucun inconvénient, bien au contraire, à réduire les peuples “ennemis du christ” en esclavage. De fait, tout croyant est de fait esclave, pas grave donc pour l’église de pousser le bouchon un peu plus loin pour certains… Ainsi, par “droit divin”, Louis informe que les esclaves devront être baptisés et ne pourront être admis et instruits que dans “la foi catholique” (article 2). Donc un Africain baptisé et “catholique” n’est plus un païen, mais toujours esclave. Des chrétiens catholiques (et protestants, les autres faisaient pareil…) réduisirent donc et maintinrent en esclavage d’autres catholiques, de mieux en mieux, mais est-ce si surprenant ?…

Article 12: Les enfants qui naîtront des mariages entre esclaves seront esclaves et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves et non à ceux de leurs maris, si le mari et la femme ont des maîtres différents.

Article 38: L’esclave fugitif, qui aura été en fuite pendant un mois, à compté du jour où son maître l’aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lys à une épaule ; s’il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé et il sera marqué d’une fleur de lys sur l’autre épaule et la troisième fois il sera puni de mort.

(Source: “Codes Noirs”, Dalloz, 2007)

Il est vrai que ce “Code Noir” régule également parfois dans le sens des esclaves, mais le sujet n’est pas de discuter les “bons côtés” d’un tel texte ignoble, mais de le dénoncer pour ce qu’il est: la régulation d’un crime contre l’humanité, crime qui par essence est intemporel, même si l’activité était “légale” à l’époque.

Il y eut un second “Code Noir” édicté sous Louis XV en Décembre 1723. La révolution française abolît l’esclavage sur tous les territoires de France et de ses colonies par un décret de la Convention Nationale du 16 Pluviôse An II ou le 4 Février 1794. Bonaparte le rétablira par décret du 30 Floréal An X ou le 20 Mai 1802. C’est la révolution de 1848 qui abolira officiellement définitivement l’esclavage en France et dans les colonies par un décret d’abolition le 27 Avril.

L’article 1 de la loi 2001-434 du 21 Mai 2001 reconnaît la traite négrière transatlantique, dans l’océan indien et l’esclavage sur les populations africaines, malgache, amérindiennes et indiennes comme crime contre l’humanité.

~ Résistance 71 ~

 

Mise en esclavage des Amérindiens: pêcheurs et secrets dans le livre “Brethen by Nature”

 

Tanya H. Lee

 

18 janvier 2016

 

url de l’article original:
http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/01/18/american-indian-slavery-sinners-and-secrets-brethren-nature-163054

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A l’automne dernier, National Geographic et PBS axèrent leurs séries télévisées respectives sur le premier “Thanksgiving” ou “Jour d’action de grâce” pour interpréter l’évènement de manière historiquement précise, celui de la colonisation de la Nouvelle-Angleterre par les Européens.

Mais ni “Saints and Strangers” (NG), ni “American Experience: The Pilgrims” (PBS) n’ont osé aller là où Ellen Newell a été dans son récent livre “, Brethren by Nature,” un compte-rendu méticuleusement recherché de la mise en esclavage des Indiens d’Amérique, durant la période coloniale de la Nouvelle-Angleterre (NdT: période coloniale qui existe toujours aujourd’hui sur le continent des Amériques. Nous ne vivons pas du tout dans un “monde post-colonial” comme l’empire l’inculque depuis des lustres…). Newell est professeure adjointe d’histoire américaine à l’université de l’état de l’Ohio ; son second ouvrage représente près de 15 ans de recherche et d’écriture.

L’esclavage des Indiens a disparu du curriculum d’histoire après la première guerre mondiale, écrit Newell, alors que “les historiens reconstruisaient la narratif de la migration des puritains anglais… Beaucoup de ces travaux insistaient sur l’unicité de la culture de la Nouvelle-Angleterre et recherchèrent là l’origine de l’exceptionalisme états-unien.” (NdT: la Nouvelle-Angleterre est constituée de 6 états: le Connecticut, le Maine, le Massachussetts, le New Hampshire, Rhode Island et le Vermont)

Alors qu’elle recherchait pour écrire son premier livre: “From Dependency to Independence: Economic Revolution in Colonial New England”, 1998, Cornell University Press, Newell dit qu’elle est alors tombée sur une liste d’esclaves indiens dans la colonie de Massachussetts Bay. Elle en fut très surprise, ayant compris, comme bien du monde, que les colons de la Nouvelle-Angleterre n’eurent pas besoin, ni même ne voulurent d’Indiens comme esclaves, évoquant que les Indiens ne font pas de bons esclaves, qu’ils se sauvent toujours et qu’ils ont disparu.

Mais la mise en esclavage des peuples natifs de la Nouvelle-Angleterre fut intégral à la fabrique même de la vie coloniale, même aussi précocement que dans les années 1620 (NdT: époque des pèlerins du “Mayflower”), dit Newell. L’économie coloniale dépendant de l’esclavage, bien des maisons qui fructifièrent dès lors, ne fonctionnèrent que grâce à l’esclavage, les codes légaux du début de l’époque coloniale furent mis en place et écrits pour justifier l’esclavage ; la guerre des Péquots ainsi que la guerre du roi Philippe furent combattues pour essentiellement le maintenir.

Note de Résistance 71: Voici les principales nations vivant sur leurs territoires respectifs, que les colons nommèrent “Nouvelle-Angleterre” (liste non exhaustive): Péquot, Abenaki, Iroquois (essentiellement Mohawk et Oneida), Mi’kmaq, Mashantucket, Maliseet, Narrangansett, Nipmuc, Passamaquoddy, Shinnecock, Wampanoag…

Les deux séries télévisées propagent le mythe que les puritains sont arrivés sur une terre inoccupée où les peuples natifs avaient déjà été virtuellement décimés par les maladies. Alors que quelques villages furent il est vrai dévastés par les maladies (NdT: importées par les colons quoi qu’il en soit…), un grand nombre demeurèrent et les colons s’installèrent près des zones où les Indiens vivaient parce qu’ils avaient besoin d’apprendre et dépendaient des technique indigènes d’agriculture, de chasse, de pêche, des techniques de construction maritimes et autres ainsi que du travail, dit Newell. Les colons ne pouvaient pas survivre, encore moins contrôler le territoire qu’ils avaient clâmé être leur, sans le travail des Indiens, ainsi le contrôle du travail des Indiens devint un moyen de consolider leur pouvoir et leur richesse.

La guerre des Péquots dans les années 1630, juste une décennie après que les colons aient débarqué à Plymouth et seulement cinq ans après l’établissement de la colonie de Massachussetts Bay, se déroula durant une période de pénurie de travail régional. Parce qu’ils avaient été faits prisonniers dans une “guerre juste”, les Péquots pouvaient être réduits en esclavage. Les prisonniers étaient donnés aux soldats au lieu d’un salaire et distribués aux chefs colons comme biens individuels propres.

En 1641, Massachussetts Bay passa la toute première loi sur l’esclavage du monde britannique atlantique, bien que le statut légal des peuples autochtones en Nouvelle-Angleterre demeurera ambigü pour les colons, qui essayèrent de tirer sur les deux tableaux. Si les Indiens étaient sujets du roi d’Angleterre ou des gouvernements coloniaux, ils étaient liés par la loi anglaise, ce qui voulait dire qu’ils pouvaient être punis de servitudes, mais pas de mise en esclavage. Si en revanche, ils étaient “étrangers”, ils pouvaient être faits prisonniers et forcés en esclavage, mais cette position reconnaissait implicitement la souveraineté des nations indiennes, un concept très problématique. Les colonies ne réglèrent jamais vraiment le statut des Amérindiens de manière définitive, ce qui permit aux individus une grande marge de manœuvre pour les colons de décider si leurs “ouvriers” autochtones étaient des serviteurs ou des esclaves, combien de temps ils pouvaient être détenus et si leurs enfants étaient ou non aussi des esclaves.

L’esclavage et la liberté étaient les pôles opposés d’une grande échelle sociale et bien des Indiens occupèrent des points le long de cet ordre des choses en faisant l’expérience de degrés variés de ‘non-liberté’ “, écrit Newell. Le travail forcé devint une des doléances qui mena à la guerre du roi Philippe au milieu des années 1670. A la fin de la guerre, plus de 40% des Indiens du sud de la Nouvelle-Angleterre vivaient dans les foyers des colons anglais comme serviteurs ou esclaves. Les Indiens vivaient côte à côte avec les Anglais dans ces foyers, créant une intimité qui aura une influence profonde sur à la fois les sociétés indiennes et coloniale, dit Newell.

Alors que le nombre de prisonniers de guerre diminua après la guerre des Péquots, les colons utilisèrent d’autres moyens pour réduire les Indiens en esclavage. Un de ceux-ci fut la mise en esclavage judiciaire. Une personne pouvait être condamnée à la servitude ou à l’esclavage et pouvait être vendue. Beaucoup d’Amérindiens furent vendus au sein du commerce atlantique des esclaves pour travailler dans des plantations ou pour être marins dans les Caraïbes, aux Açores en Afrique du Nord et d’autres endroits d’où il n’y avait virtuellement aucune chance qu’ils puissent revenir. Les maîtres pouvaient faire payer des frais de maintenance à ceux qui les servaient ainsi que pour la subsistance de leurs enfants, une des pratiques qui voulait dire que les enfants d’esclaves étaient le plus souvent esclaves, même si la loi n’était pas claire sur ce point.

Au XVIIème siècle. Plus de 200 ans avant que les enfants des Indiens ne furent enlevés de force de leurs communautés pour être incarcérés dans des pensionnats pour Indiens du gouvernement fédéral, les Indiens de la Nouvelle-Angleterre étaient souvent encouragés de lier leurs enfants en service à des familles anglaises et furent souvent forcés de le faire afin de pouvoir payer des dettes et des amendes. L’héritage de cette pratique continua bien plus avant jusqu’au XXème siècle: “L’ethnologue Narrangansett Ella Sekatau rappelle que les foyers blancs aisés voulaient que les parents des Indiens Narangansett louent leurs enfants pour le travail et ce jusque dans les années 1930. Si les Indiens refusaient, les sheriffs locaux intervenaient.” écrit Newell.

L’esclavage des Indiens fut effacé des annales de l’histoire alors que l’esclavage africain devint plus commun et que les esclaves et les serviteurs indiens se retrouvaient classés comme “noirs ou mulâtres”. “Même le mouvement abolitionniste de la Nouvelle-Angleterre, qui avait reconnu les esclaves et serviteurs indiens dans ses efforts militants pendant le XVIIIème siècle, focalisa presqu’entièrement sur l’émancipation des afro-américains et sur les droits civiques dès le XIXème siècle.

Mais en tant que première et plus grande population d’esclaves de la Nouvelle-Angleterre, les Indiens façonnèrent l’institution légale et culturelle de l’esclavage que les Africains rencontrèrent plus tard, dit Newell.

Résistance au colonialisme: Génocide et esclavage frères jumeaux mortifères de la colonisation du « nouveau monde »…

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Génocide et esclavage Les jumeaux malfaisants du colonialisme

 

Dina Gilio-Whitaker

 

23 février 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/02/23/genocide-and-slavery-evil-twins-colonialism

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le mois de Février est le mois de l’histoire afro-américaine, le temps de reconnaître les contributions afro-américaines envers les Etats-Unis et célébrer l’identité noire. Cela veut aussi dire d’inévitablement revisiter l’histoire très dérangeante de ce pays pour comprendre comment le pouvoir européen et américain fut utilisé pour construire les Etats-Unis d’Amérique en se fondant sur une idéologie de l’infériorité des races non-blanches. La colonisation, la doctrine coloniale, en son cœur même, est l’exploitation des autres non-blancs pour faire avancer les agendas politiques et économiques de ceux qui se prétendent supérieurs. Les jumeaux malfaisants du colonialisme sont le génocide et l’esclavage ; les nations indiennes natives et les poulations noires importées payèrent un très lourd tribut à la construction et au développement des Etats-Unis et nous savons tous pertinemment que l’héritage de cette exploitation est bel et bien en vie aujourd’hui.

Une photo circule actuellement sur internet. Elle est un montage dénonçant l’impact du colonialisme sur les afro-américains et les nations et peuples indiens natifs du continent. Elle montre une photo de style rétro en noir et blanc montrant un visage à deux côtés. D’un côté le demi-visage d’un homme noir (de manière présummée un esclave ou un esclave émancipé), tandis que l’autre moitié du visage montre la moitié du visage du grand chef Lakota Sitting Bull/Taureau Assis. La légende de l’image dit ceci:

Name the country built on the genocide of one race and the enslavement of another” (“Nommez le pays bâti sur le génocide d’une race et la mise en esclavage d’une autre”… NdT: pour trouver l’image, faites un copier/coller de la phrase en anglais dans votre navigateur…). L’image nous rappelle non seulement la dévastation des processus coloniaux portée aux nations indiennes et aux Africains forcés à venir sur le continent, mais aussi que la colonisation et le traumatisme historique qu’elle a infligé à ces deux groupes ethniques signifient un lien commun né de l’oppression et de son héritage persistant.

Le colonialisme a nécessité le génocide pour nettoyer la terre de ses occupants pour permettre l’installation des colons blancs tandis que l’esclavage a fourni la main d’œuvre pour refaçonner le paysage à l’image de l’homme blanc. L’histoire de l’esclavagisme américain n’est pas controversive en ce que le fait de son authenticité historique est indiscutable. Le génocide par contre, n’a pas été reconnu dans les grandes largeurs, certainement pas comme un évènement historique reconnu par le gouvernement des Etats-Unis. Le pays a fait passer quelques résolutions et déclarations reconnaissant les “mauvais traitements” et la violence utilisée contre les Indiens et s’est même fendu d’une excuse officielle (risiblement enterrée en page 45 de la loi de la defense appropriations bill…), mais nulle part trouverez-vous le mot “génocide”.

Les universitaires et érudits voient le génocide comme un aspect du but des intervenants du colonialisme pour éliminer les natifs de l’endroit. Mais en général, l’élimination des peuples autochtones prend plusieurs formes insérées dans la société coloniale. Historiquement, cela met les peuples natifs dans une relation complexe avec les noirs. L’exemple le plus flagrant est le comment la propriété esclavagiste devint intégrée aux nations natives du sud. Les dites “Cinq tribus civilisées” devinrent connues sous ce vocable à cause de leur adoption des pratiques blanches, qui incluaient le fermage de grandes terres et l’esclavage. Si elles pouvaient être perçues comme “civilisées”, raisonnèrent ces tribus, peut-être ne seraient-elles alors pas forcées hors de leurs terres comme le furent tant d’autres nations. La pratique de la possession d’esclaves fut donc adoptée du moins en bonne partie en tant que mécanisme de survie des nations indiennes du sud au XVIIIème siècle. (NdT: Ces cinq tribus considérées “civilisées” selon les normes européennes étaient les nations: Cherokee, Choctaw, Chickasaw, Creek et Seminole)

Une étude en profondeur de l’esclavage tel qu’il fut pratiqué par les nations Cherokee, Creek, Chickasaw, Seminole et Choctaw révèle bien des différences en comparaison de la pratique des blancs. Les universitaires ont argumenté que les propriétaires d’esclaves indiens avaient une forte tendance à être bien moins cruels que leur contre-partie blanche. Ils incorporaient également des pratiques coutumières tribales fondées sur les relations de semblable à semblable et de cette façon, la distinction entre un esclave et un membre de la famille pouvait devenir quelque peu floue, comme ce fut le cas avec le célèbre Shoe Boots.

Shoe Boots était un Cherokee pur-sang d’une classe familiale de petits propriétaires mais néanmoins aisée pour les standards de l’époque ; en 1794, il acheta une femme africaine nommée Doll (Poupée). Non seulement était-elle sa propriété, mais il s’avéra qu’ils eurent une relation intime consensuelle, qu’on pourrait qualifier de relation maritale. Cette relation qui dura des décennies produisit cinq enfants qui seraient impliqués dans les histoires complexes de l’expulsion des Indiens, de la politique Cherokee, de la guerre civile et de l’émancipation, parfois expérimentant la liberté, parfois l’esclavage fondé sur leur statut de métis. Les descendants de Shoe Boots et de Doll sont aujourd’hui parmi les Freedman (émancipés) qui se battent toujours pour l’inclusion au sein de la nation Cherokee.

Le gouvernement des Etats-Unis a exploité le besoin survivaliste des peuples indiens et noirs. Alors que la survie indienne dépendait en partie de l’esclavage, ce fut le cas pour la survie noire pendant et après la guerre civile avec une dépendance des boulots offerts par les régiments de cavalerie de l’armée des Etats-Unis. Plus de 200 000 noirs ont combattu dans la guerre civile ( dite de sécession). Après leur émancipation, les noirs étaient enrôléss pour cinq ans dans l’armée et pouvait gagner plus que dans la vie civile. Les régiments de Buffalo Soldiers furent créés spécifiquement pour répondre aux besoins de l’expansion américaine vers l’Ouest (NdT: Il n’y a jamais eu autant de terres indiennes volées et d’Indiens déplacés et massacrés dans l’Ouest que pendant la guerre de sécession…) et parce qu’ils n’étaient admis qu’à l’Ouest du Mississippi, ils furent instrumentaux pour la protection des colons pendant les guerres indiennes. Ainsi les deux groupes les plus opprimés furent montés l’un contre l’autre.

Le contentieux relationnel entre les Indiens et les Afro-Américains a persité depuis la guerre civile et le problème récurrent des Freedmen illustre la complexité à laquelle doit faire face le peuple mixte, spécifiquement ceux qui ont un héritage à la fois indien et noir. Bien que cela ne constitue aujourd’hui qu’un petit pourcentage de la population noire américaine, d’après Henry Louis Gates, l’effort pour construire les passerelles de la compréhension est pris très sérieusement par les membres du National Congress of Black Indians qui, en 2014, a tenu sa première réunion annuelle à Washington D.C

Ceux dont la génétique appartient aux deux cultures sont les porteurs du flambeau de l’union entre les Africains-Américians et les peuples natifs américains. Ils personnalisent une vérité importante: au final, à cause de nos histoires avec le colonialisme, nous avons plus en commun l’un avec l’autre que nous avons de différences. Ainsi, à tous nos frères et sœurs afro-américains, le pays Indien est solidaire de vous en ce mois de l’histoire afro-américaine. Nous avons tous beaucoup pour être fiers.