Archive pour colonialisme et terrorisme d’état

Résistance politique: Les entreprises « Etats-Unis » et « Canada » partent en sucette… Les criminels en charge doivent être arrêtés…

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Plan de sortie

 

Mohawk Nation News

 

10 février 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/02/10/exit-plan/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La farce hiérarchique touche à sa fin. Il apparaît que le Canada soit en train de rejoindre la grille de contrôle des Etats-Unis et l’ONU (Agenda 21). Les avocats de l’entreprise “Canada” se sauvent et disent en fait: “Sortons tant que c’est encore bon. Nous allons rejoindre Piper, la firme légale internationale, gérée depuis l’ONU. Nous pouvons aider à promulguer des lois pour les banquiers dans le monde. Nous avons déjà notre fric volé bien en sécurité sur des comptes off-shore dans des paradis fiscaux et personne ne peut y toucher.”

La première agence légale à plier bagages fut celle des premiers ministres, des juges de cour ssuprême et fédérales et des politiciens locaux. Leur boulot fut de faire un pare-feu aux banquiers. Maintenant, ils quittent le navire pour rejoindre leus manoirs au “Vaterland”.

Ces criminels devraient aller direct en prison. Ils ne veulent pas retourner sur les bateaux d’esclaves qui les ont amenés ici. Cela doit être en première classe, selon leurs propres termes, pensent-ils. Ils essaient de dicter les termes de leur rédition.

Il n’y a pas de réconciliation avec ceux qu’ils laissent derrière. L’entreprise Canada importe de nouveaux immigrants qui ont beaucoup d’argent et à qui personne ne dira qu’ils arrivent en terre autochtone. Ils établiront des affaires et voleront tout ce que leurs prédécesseurs ont laissé derriere eux. Leur boulot est de continuer le génocide.

Le Canada n’a pas de constitution en place qui soit au-dessus des règlementations de la Corporation Canada. C’est une pseudo-démocratie fondée sur le vol et l’abus de notre terre. Le premier ministre Harper renforce les règlementations corporatistes et le système de coercition. 50 000 nouveaux prisonniers peuvent-être hébergés dans de nouvelles prisons privées.

Nous, les peuples autochtones, devons rester enfermés au sein du Bureau des Affaires Indiennes et le la loi sur les Indiens (Indian Act). Indian Affairs et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) sont toutes deux des branches de l’armée canadienne.

La corporation est en train de se dissoudre. Les actionnaires essaient d’amener la dissolution de la corporation en leur faveur. Nous demandons la liste des actionnaires de la Corporation du Canada. Nous allons les inculper de génocide et de vol de notre toujours croissant fond de l’Indian Trust Fund de 650 000 milliards de dollars. Le monde veut voir cela.

Le Canada et les Etats-Unis ont besoin de retenir la leçon de l’Islande, qui a mis ses banquiers et politiciens escrocs derrière les barreaux, qui a réécrit sa constitution et a détruit leur machine à faire du fric.  Ils doivent rembourser tout ce qu’ils ont volé.

Ils pensent qu’il vont pouvoir continuer à se barrer avec la caisse, comme le dit la chanson sur Billy Joe et Bobby Sue, vous ne pouvez pas vous sauver pour toujours.

“Take the Money & Run!”

“Jumping Heenan Ship”.

“Coming Fall of House of Windsor”

=  =  =

Ici une excellent émission du “Keiser Report” sur RT (Max Keiser and Stacy Herbert tous deux spécialistes financiers), expliquant la fraude perpétuelle des banques de la City de Londres et de la Banque d’Angleterre (qui fut impliquée dans le scandale de la manipulation du taux directeur Libor). Ils débattent de l’indépendance de l’Écosse, qui sera soumise à referendum le 18 Septembre 2014 et du fait qu’une indépendance politique déclarée, si elle n’est pas accompagnée d’une indépendance économique et financière, hors de la putréfaction du système bancaire international, n’est que leurre avéré.

Keiser cite également les efforts d’indépendance financière de l’Islande et de la république des Lakotas  (Sioux), si chère à l’activiste Russell Means:

http://www.youtube.com/watch?v=uy_sJyLevQY#t=774

Combattre efficacement l’idéologie dominante…

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En prélude quelques textes essentiels de Bakounine:

– « La Science et la question vitale de la révolution »

Dieu et l’État

œuvres choisies

A (re)découvrir en 2014. Une très grande partie des solutions politiques et économiques à nos problèmes actuels est contenue dans les ouvrages essentiels de cette tierce d’auteurs: Pierre Joseph Proudhon (1 et2), Michel Bakounine et Pierre Kropotkine (1 et 2). La pensée féconde et Ô combien dynamique de ces auteurs, combinée à la pensée anti-colonialiste non moins importante dont nous offrons quelques exemples ici et ici, constituent un balisage effectif de la voie des peuples à emprunter pour sortir du système oligarchique mortifère qui nous emmène droit au néo-féodalisme et à la destruction de la planète. Demeurons vigilant au fait que toute prise de conscience sans action n’est bien souvent que verbiage creux et que toute action sans pensée critique (réflexion) n’est qu’activisme souvent vain. Nous avons besoin de l’un et de l’autre pour unifier les peuples dans la réflexion ET l’action sensée. Ces auteurs et textes ci-dessus proposent l’ensemble…

— Résistance 71 —

« Affirmer que tout homme et toute femme sont des personnes et qu’en tant que personnes, elles doivent être libres sans faire quoi que ce soit de tangible pour faire de ceci une réalité n’est rien d’autre qu’une farce. » (Paolo Freire)

*  *  *

2014 année Bakounine

 

Fédération Anarchiste

 

16 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.federation-anarchiste.org/spip.php?article1213

 

L’année 2014 marquera le 200e anniversaire de la naissance de Bakounine.

La Fédération anarchiste (FA) et l’Internationale des Fédérations anarchistes (IFA) vont s’engager dans des actions afin de promouvoir les idées et pratiques anarchistes, à travers la commémoration de sa naissance.

La Fédération anarchiste a décidé, lors de son dernier congrès, de développer des actions fédérales autour de l’anarchisme en général et de Bakounine en particulier. Bakounine a joué un rôle d’importance dans la structuration et l’affirmation des idées et des pratiques anarchistes face au socialisme autoritaire et au parlementarisme, face à la religion et au l’État, au sein du mouvement ouvrier et du syndicalisme, et enfin au niveau de l’internationalisme révolutionnaire.

Les secrétariats aux Relations Internationales de la FA et de l’IFA feront tous les efforts nécessaires afin de garantir le succès des diverses manifestations internationales et fédérales.

Ces manifestations pourraient être de trois ordres : 
 Réunions / conférences / débats 
 Rencontres festives 
 Congrès internationaux dans lesquels l’IFA pourrait s’investir et inviter d’autres organisations à travailler sérieusement

Sans nécessairement organiser festivités grandioses, plusieurs initiatives pourraient être prises : 
 Une série d’articles dans nos journaux 
 Un numéro spécial consacré à Bakounine 
 Une série d’émissions sur nos radios 
 Des brochures et des livres 
 Un congrès organisé sur un week-end 
 Une tournée à travers la France 
 Des initiatives internationales

Nous envisageons également plusieurs destinations internationales : 
 La Russie, en nous joignant aux initiatives lancées par le groupe de Pryamukhino (http://bakunin2014.wordpress.com) 
 Lyon, Paris, etc. en France 
 en Italie et en Suisse

Nous invitons aussi tous les Salons du livre anarchiste à faire une place particulière à Bakounine et à sa pensée lors de leurs événements.

Nous référencerons toutes les initiatives et blogs qui s’associeront à cette année internationale de l’anarchisme dédiée à Bakounine.

La FA et l’IFA soutiendront toutes les initiatives à cet égard et invite instamment tous les groupes à se saisir de cette occasion pour étendre notre organisation et diffuser nos idées.

Novembre 2013

Fédération anarchiste (FA) – relations-internationales@federation-anarchiste.org http://federation-anarchiste.org

Internationale des Fédérations anarchistes (IFA-IAF) – secretariat@i-f-a.org http://i-f-a.org

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Résistance au colonialisme au Canada: Le soutien non autochtone à la lutte des Mik’maq et des nations indigènes croît sans cesse…

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De plus en plus d’occidentaux réalisent que la lutte pour la souveraineté et l’environnement des nations autochtones des Amériques EST sans soute la seule chance que nous ayons tous de changer de paradigme politique et économique.

L’idée suit son chemin… comme nous le disons depuis un certain temps…

— Résistance 71 —

 

Nous ne sommes pas seuls

 

John Kane

 

23 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://tworowtimes.com/opinions/columns/lets-talk-native/we-are-not-alone/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien des choses ont été clarifiées depuis les évènements de la dernière semaine. La première est que nous ne sommes pas seuls. Les Mik’maq qui se dressent contre l’exploitation du gaz de schiste sur leur territoire à Elsipogtog (Nouveau Brunswick) ne le font pas seulement avec le courage de leurs propres convictions, mais aussi avec le soutien d’endroits très divers tant géographiquement que culturellement et ethniquement.

Les médias sociaux rendent bien plus facile il est vrai, le fait d’étendre son influence à travers le temps et l’espace. Nous nous connectons entre nations natives des Mohawks aux Lakotas, mais aussi des Paiute aux Objiwe en passant par les Kumeyaay et des centaiens d’autres peuples indigènes avec lesquels nous pouvons être familiers ou pas. Nous ne formons peut-être pas une force armée prête en permanence, mais ceci n’est pas ce que notre force sera jamais, et ne devrait pas l’être du reste.

Nos forces sont dans chacun des territoires ou régions dans lesquels nous vivons. Pour certains, c’est saisir le moment de sa propre résistance sur un problème parallèle qui renforce le combat de tous et de chacun. Pour d’autres, c’est simplement utiliser le terrain de jeu dans lequel nous nous trouvons pour développer une conscience, faire des déclarations et construire un soutien à toute épreuve.

Alors que je diffusais l’information du raid policier sur Elsipogtog dans mes entretiens précédents à Albany, dans l’état de New York, sur la radio publique et câblée, j’ai été surpris de l’intérêt que cela suscita.

Et tandis que j’écoutais la radio publique en conduisant sur la route de retour d’Albany à Cattaraugus, je fus bouleversé par l’interview d’un élu local non-indien du Nouveau Brunswick qui disait:

“Que dieu bénisse les nations premières”. Ce gentleman décrivit comment les leaders municipaux votèrent de façon quasi unanime pour un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste au Nouveau Brunswick à cause de leurs préoccupations au sujet de la fracturation hydraulique.

Il suggéra que seuls les manifestants autochtones pouvaient avoir du succès en combattant cette insulte à la terre, à l’eau et à la vie dans la région, parce que son propre gouvernement fédéral œuvrait contre les intérêts des gouvernements municipaux. Ces élus locaux se dressaient côte à côte avec les manifestants autochtones, de façon littérale dans bien des cas. L’élu que j’écoutais à la radio fut blessé par balle de caoutchouc dans la jambe par une des armes “non léthales” de la gendarmerie royale du canada (RCMP/GRC) alors qu’il manifestait sur place.

Alors que nous faisons face à plusieurs ennemis dans notre combat pour notre souveraineté, de plus en plus d’activistes non-autochtones en viennent à la conclusion comme ce fut le cas pour Pamela Palmater qui a dit dans mon émission de radio, que les autochtones étaient vraisemblablement le dernier meilleur espoir pour quiconque était vraiment intéressé à sauver la planète.

Beaucoup d’entre nous se raccrochent à des images très symboliques, des icônes, provenant des évènements du passé. Il y a bien sûr le Guerrier Mohawks contre le soldat lors du face à face d’Oka en 1990 (voir la célèbre photo ici: http://en.wikipedia.org/wiki/Oka_Crisis ) et Richard Nicolas debout son fusil à bout de bras, juché sur une fourgonnette retournée de a Sûreté du Québec, durant le même conflit (http://en.wikipedia.org/wiki/Oka_Crisis ). Mais les images ces jours-ci arrivent encore plus vite que jamais dans l’histoire et voyagent autour du monde à la vitesse de la lumière… Pensez aux images provenant du conflit d’Elsipogtog: parmi elles, il y a quelques images les plus éoiques de ces dernières décennies. Mon grand ami Gregg Deal a peut-être aidé à immortaliser une de ces images icônes avec son dernier poster créé pour la campagne “Honorez les Traités” de la photo d’une femme agenouillée devant un cordon de policiers robocops et tenant une plume d’aigle à la main. Gregg, un indien Paiute de Pyramid Lake, travailla fiévreusement pour parfaire son cliché et l’avoir posté tres rapidement sur les médias sociaux. (voir la photo ici: http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2013/10/18/download-anti-fracking-protest-poster-artist-gregg-deal-151814 From Ottawa, Toronto and Montreal to cities across D’Ottawa à Toronto en passant par Montréal et des villes de l’état de New York et des Etats-Unis, l’activisme soutenu sur différentes plateformes a pris forme. Alors que je suis assis tapant sur mon clavier, je vois des photos publiées sur Facebook depuis Hollywood et l’acteur Adam Sandler tenant une pancarte en Californie où il est écrit: “Nous soutenons Elsipogtog”.

Nous n’avons pas besoin de gagner tous les cœurs, mais alors que plus de personnes rejoignent de l’extérieur des communautés autochtones, ces personnes comprennent qu’elles ont besoin de nous, nous gagnons un soutien accru et une responsabilité qui s’accroit d’autant.

Nous ne sommes pas seuls et des mots de tonton Ben Parker: “Avec un grand pouvoir, vient une grande responsabilité”.

Nos peuples sont toujours regardés de manière condescendante et avec racisme, comme la couverture médiatique de masse d’Elsipogtog le montre. Ceux qui ont un solide contrôle des médias sont parmi eux, mais les médias sociaux nous donnent une chance de combattre presque à armes égales. Si nous jouons bien le coup et refusons de laisser quiconque kidnapper notre message (NdT: comme c’est hélas bien trop souvent le cas!… du mouvement des indignés espagnols à Idle No More en passant pas Occupy Wall Street…) ou de s’approprier à mauvais escient notre pouvoir et notre responsabilité, alors nous pourrions bien voir un grand chambardement politique.

Les Mik’maq d’Elsipogtog nous ont rendu fiers. Et moi en particulier, me sent plus fort que jamais dans notre combat pour notre terre, notre eau, nos femmes et nos enfants.

– John Karhiio Kane, Mohawk, a national commentator on Native American issues, hosts “Let’s Talk Native…with John Kane,” ESPN-AM 1520 in Buffalo, Sundays, 9-11 p.m. He is a frequent guest on WGRZ-TV’s (NBC/Buffalo) “2 Sides” and “The Capitol Pressroom with Susan Arbetter” in Albany. John’s “Native Pride” blog can be found at www.letstalknativepride.blogspot.com. He also has a very active « Let’s Talk Native…with John Kane » group page on Facebook.

Résistance politique: Déclaration du Congrès National Indigène

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Les peuples indigènes et la décision des peuples occidentaux de les soutenir, détermineront l’avenir de la planète.

~ Résistance 71 ~

 

Déclaration de la chaire Tata Juan Chávez Alonso

 

mercredi 21 août 2013, par CNI

 

url de l’article:

http://www.lavoiedujaguar.net/Declaration-de-la-chaire-Tata-Juan

 

Aux peuples et gouvernements du monde 
À la Sexta, nationale et internationale 
Aux femmes et hommes élèves de la petite école zapatiste

Ainsi que c’est le cas en ce temps et dans notre histoire avec la Terre Mère, nous les peuples nations et tribus indigènes suivants : Yaqui, Mayo, Náyeri, Wixárika, Rarámuri, Odam, Nahua, Purépecha, Ñañu ou Ñuhu, Mazahua, Popoluca, Tzotzil, Chol, Tzeltal, Tojolabal, Zoque, Totonaque, Coca, Mam, Binnizá, Chinantèque, Ikoot, Mazatèque, Chontal, Ñu Saavi, Chatino, Triqui, Afrométis, Mehpa, Nancue Ñomndaa, Ñhato et Maya péninsulaire des États de Sonora, Chihuahua, Veracruz, Durango, Nayarit, Jalisco, Michoacán, Querétaro, San Luis Potosí, Morelos, État de Mexico, Guerrero, District fédéral, Puebla, Tlaxcala, Oaxaca, Tabasco, Yucatán et Campêche ; ainsi que les peuples Ixil, Quiché, Quechua et Nasa des pays de Guatemala, Pérou et Colombie, avec qui nous avons cheminé ensemble, et attentionnés, comme les enfants, hommes et femmes, de la Terre Mère que nous sommes tous, nous nous sommes rencontrés et nous nous sommes reconnus les 17 et 18 août 2013 à San Cristóbal de Las Casas (Chiapas), dans les locaux du Cideci-Unitierra, pour rappeler la parole vivante de notre grand frère Tata Juan Chávez Alonso et agir en conséquence ; il nous enseigne, il nous guide, et sa mémoire, au bout d’un an d’absence, se transforme en espérance et en force pour nous, les peuples qui nous sommes refondés et reconstitués parce que nous avons décidé de continuer à être les Indiens que nous sommes, de continuer à parler la langue que nous parlons, de continuer à défendre le territoire où nous vivons.

Nous nous reconnaissons dans la lutte pour le respect de notre mode de vie ancestral, lutte que nous avons entreprise ensemble et dans laquelle nous avons parlé, nous avons exigé, et nous avons été trahis de façon répétée par les mauvais gouvernements.

Nous avons appris sur ce chemin de lutte que les puissants n’ont aucun respect pour la parole donnée, ils la trahissent et la violentent encore et encore sur toute l’étendue de ce pays qui s’appelle le Mexique, depuis le reniement des accords de San Andrés Sakamchén de los Pobres, la contre-réforme indigène de 2001, et les innombrables trahisons envers nos peuples des différentes régions et luttes, dans un Mexique indien qui est vivant, debout, et avec un seul cœur qui devient grand, aussi grand qu’est la douleur dont nous souffrons et l’espérance avec laquelle nous luttons, car, malgré la guerre d’extermination qui est devenue plus violente que jamais, nous sommes toujours là.

Nous nous reconnaissons dans le chemin de notre histoire, dans nos ancêtres qui sont le présent, le futur, et le miroir de l’autonomie exercée dans les faits comme seule voie pour l’avenir de notre existence. Elle devient notre vie communautaire, nos assemblées, nos pratiques spirituelles et culturelles, notre autodéfense et notre sécurité, nos projets propres pour l’éducation et la communication, nos revendications culturelles et territoriales dans les villes pour les peuples déplacés ou envahis qui ont gardé une mémoire historique vivante.

Nous sommes les Indiens que nous sommes, bien décidés à nous reconstituer dans un autre monde possible.

Ce miroir profond, ancien et nouveau, ce sont les luttes que nous sommes et pour lesquelles nous nous déclarons avec un seul cœur et une seule parole.

1. Nous exigeons la libération immédiate des prisonniers politiques dans notre pays, en particulier celle de notre compañero indigène tzotzil Alberto Patishtán emprisonné injustement depuis treize ans pour purger une condamnation illégale de soixante ans. De même, nous exigeons la libération de nos six frères nahuas de la communauté de San Pedro Tlanixco, prisonniers injustement au pénitencier d’Almoloya pour avoir défendu l’eau de leur communauté. Il s’agit de nos frères Pedro Sánchez, condamné à cinquante-deux ans, Teófilo Pérez, à cinquante ans, Rómulo Arias, à cinquante-quatre ans, et des compañeros Marco Antonio Pérez, Lorenzo Sánchez et Dominga González, actuellement en cours de procès. Nous exigeons aussi l’annulation des mandats d’arrêt contre Rey Pérez Martínez et Santos Alejandro Álvarez, également de Tlanixco ; la libération des compañeros prisonniers de la communauté tzeltal de Bachajón (Chiapas) Miguel Demeza Jiménez et Antonio Estrada Estrada ; des compañeros loxichas Eleuterio Hernández García, Justino Hernández José, Zacarías Pascual García López, Abraham García Ramírez, prisonniers au Cefereso n° 6 de Huimanguillo (Tabasco) ; ainsi que de Pablo López Álvarez de San Isidro Aloapan (Oaxaca), emprisonné au pénitencier de Villa de Etla.

2. Nous dénonçons le fait que les mauvais gouvernements et les entreprises multinationales se sont servis de groupes paramilitaires pour imposer des mégaprojets d’extraction au moyen de l’exploitation illégale de minerais et de bois précieux, en particulier sur la côte nahua et le plateau purépecha du Michoacán, et la communauté nahua d’Ayotitlán dans la sierra de Manantlán (Jalisco).

3. Nous demandons justice pour la communauté nahua de Santa María Ostula, sur la côte du Michoacán, où les mauvais gouvernements, en collusion avec les cartels du narcotrafic, ont protégé la spoliation des terres ancestrales de la communauté, le pillage des ressources naturelles par des groupes de la délinquance organisée, et la sanglante répression contre l’organisation communale qui a débouché sur des assassinats et des disparitions.

4. Nous saluons la lutte historique de la communauté de Cherán (Michoacán) et le digne exercice du droit d’autodéfense qui a fleuri parmi le peuple purépecha pour la défense de sa propre vie, de ses familles, de sa culture et de son territoire, menacés par la complicité des mauvais gouvernements avec des groupes paramilitaires ; ses exigences sont la sécurité, la justice, et la reconstitution de son territoire.

5. De la même façon, nous saluons la défense digne par les communautés et quartiers indigènes des savoirs traditionnels et de la culture native du maïs.

6. Nous condamnons la répression contre le peuple ikoot de San Mateo del Mar et San Dionisio del Mar, ainsi que celle contre le peuple binnizá de Juchitán et du quartier Álvaro Obregón ; nous exigeons la libération immédiate d’Alejandro Regalado Jiménez et d’Arquímedes Jiménez Luis, de même que l’annulation immédiate des couloirs éoliens aux mains des entreprises espagnoles Endesa, Iberdrola, Gamesa et Unión Fenosa, qui dans la région de l’isthme de Tehuantepec envahissent et détruisent les terres communales et les sites sacrés des peuples ci-dessus mentionnés.

7. Nous exigeons l’arrêt de la répression contre la communauté de San Francisco Xochicuautla de l’État de Mexico, ainsi que l’annulation définitive du projet routier appelé autoroute privée Toluca-Naucalpan ; de même, nous soutenons la demande de mesures de suspension devant le Système interaméricain des droits humains par les habitants de cette communauté.

8. Nous exigeons du mauvais gouvernement fédéral qu’il applique le jugement d’annulation de la construction de l’aqueduc Independencia, qui prétend dépouiller la Tribu Yaqui de l’eau qu’elle a défendue dans l’histoire au travers du río Yaqui ; nous réaffirmons notre parole : nous agirons en conséquence face à toute tentative de répression contre le campement en résistance qui se maintient sur la route internationale à la hauteur de Vícam, premier chef-lieu de la Tribu Yaqui.

9. Nous exigeons l’arrêt de la répression et le retrait de la force publique de la communauté de Huexca (Morelos), à cause de la construction d’une usine thermoélectrique ; l’annulation du projet d’aqueduc et d’extraction d’eau du río Cuautla, car il affectera vingt-deux communautés de la commune d’Ayala ; de même que l’arrêt du harcèlement contre soixante communautés des États de Morelos, Puebla et Tlaxcala qu’on prétend dépouiller par l’installation d’un gazoduc. Tout ce qui précède fait partie du Projet intégral Morelos, qui vise à détruire la vie paysanne de ces territoires pour les transformer en industries et autoroutes. Nous exigeons le respect du gardien sacré, le volcan Popocatépetl, déjà sujet à déprédation par l’abattage clandestin immodéré de ses forêts.

10. Nous sommes solidaires de la lutte de la communauté coca de Mezcala (Jalisco) pour la récupération de son territoire, et nous exigeons l’annulation de tous les mandats d’arrêt contre des comuneros dont le délit a été de défendre leur terre.

11. Nous exigeons le respect du territoire communal et de l’assemblée générale des comuneros de Tepoztlán, et nous nous joignons à l’exigence d’annulation du projet d’autoroute La Pera-Cuautla ; de même nous rejetons la campagne de mensonges et de tromperies envers l’opinion publique de la part du gouvernement de Morelos pour justifier la spoliation.

12. Nous faisons savoir qu’il existe une attaque sans précédent contre les piliers sacrés du monde reconnus et soutenus par les peuples originaires, qui les défendent très justement au nom de la vie dans l’Univers. C’est le cas des territoires sacrés de Wirikuta et Hara Mara, dans les États de San Luis Potosí et Nayarit, menacés par des projets capitalistes miniers et touristiques avec la complicité des mauvais gouvernements des États et de la Fédération. De même, nous faisons nôtre l’exigence de l’annulation totale des concessions minières et touristiques sur lesdits territoires et sur la totalité des territoires indigènes. Nous condamnons la campagne de confrontation qu’ont menée la compagnie minière First Majestic Silver et le mauvais gouvernement municipal de Catorce (San Luis Potosí). Nous saluons le digne village paysan de Wirikuta qui a décidé d’élever la voix pour la défense de sa terre, son eau, sa santé et son environnement et en solidarité avec le peuple wixárika.

13. Dans le même sens, nous faisons savoir que nous ne resterons pas en marge face à la tentative de destruction du site sacré de Muxatena et quatorze autres sites sacrés du peuple náyeri par le projet de construction du barrage de Las Cruces sur le río San Pedro Mezquital, dans l’État de Nayarit.

14. Nous dénonçons les invasions commises par des entreprises agro-industrielles sur les territoires indigènes et paysans, qui altèrent délibérément le régime des pluies pour leur propre bénéfice et détruisent la vie paysanne, comme c’est le cas de la communauté nahua de Tuxpan (Jalisco) et du Haut Plateau de Potosí sur le territoire sacré de Wirikuta.

15. Nous exigeons l’annulation des concessions minières au cœur de la sierra de Santa Marta, en territoire popoluca, et nous dénonçons la tentative d’invasion des terres communales de San Juan Volador, commune de Pajapan, par l’entreprise éolienne Dragón, au sud de l’État de Veracruz.

16. Nous exigeons l’annulation du projet routier Tuxtepec-Huatulco, baptisé couloir touristique chinantèque, sur le territoire chinantèque, ainsi que l’annulation des réserves écologiques dans la région nord de l’État d’Oaxaca.

17. Nous exigeons l’annulation du projet d’aqueduc impulsé par le mauvais gouvernement du Guerrero qui prétend dépouiller les peuples Na Savi, Nancue Ñomndaa et Afrométis de l’eau du río San Pedro de la Costa Chica du Guerrero.

18. Nous refusons la tentative d’inondation des lieux sacrés du peuple guarijio d’Álamo (Sonora) avec la construction du barrage Pilares, de même que le détournement du río Sonora au préjudice de la nation komkaak, qu’on a privée d’eau depuis quatre mois au profit des grands propriétaires agricoles de la côte du Sonora.

19. Nous dénonçons la politique d’extermination de la part du gouvernement du District fédéral contre les communautés et villages de la sierra del Ajusco, au travers de la spoliation et de la dévastation des territoires des ejidos et des communes de San Miguel Xicalco et San Nicolás Totolapan ; nous soutenons et reconnaissons les sous-délégués communautaires en résistance de San Miguel et Santo Tomás Ajusco.

20. Nous saluons la lutte de la communauté autonome de San Lorenzo Aqueltán, dans l’État de Jalisco, et nous reconnaissons ses autorités autonomes ; nous restons attentifs et solidaires de leur lutte pour la reconnaissance de leur territoire ancestral.

21. Nous saluons et reconnaissons la rénovation des autorités de la communauté autonome wixárika de Bancos de San Hipólito (Durango) ; de même nous soutenons sa lutte pour la reconnaissance de son territoire ancestral qu’elle réclame depuis plus de quarante-cinq ans.

22. Nous rendons responsables les fonctionnaires publics de la délégation politique de Xochimilco des menaces envers le compañero Carlos Martínez Romero, du village de Santa Cruz Acalpixca en lutte pour la défense de l’eau et du territoire.

23. Nous nous joignons aux demandes de dizaines de communautés nahuas et totonaques de la Sierra Nord de Puebla qui exigent l’annulation des concessions à des entreprises minières et de la mise en œuvre de projets hydroélectriques, ainsi que l’annulation des concessions minières dans la Sierra Sud et la Côte d’Oaxaca à l’entreprise Altos Hornos de México.

24. Nous soutenons la lutte de la communauté de Conhuas à Calakmul (Campêche) pour la défense de son territoire et de son travail digne, et en même temps nous exigeons l’arrêt des agressions contre la communauté de la part du gouvernement de cet État.

25. Nous exigeons la reconnaissance des terres communales de San Pedro Tlaltizapán, près de la station thermale du Chignahuapan (État de Mexico), et l’arrêt des projets immobiliers sur les terrains communaux.

26. Nous exigeons le respect des terres récupérées par l’Union paysanne indigène autonome du Río Grande (Oaxaca), et nous saluons son campement en résistance.

27. Nous exigeons également le respect du fonctionnement de la radio communautaire Ñomndaa, voix du peuple amuzgo à Xochistlahuaca (Guerrero), ainsi que le respect de toutes les radios communautaires dans les différents territoires du pays.

28. Nous renouvelons l’exigence que l’État mexicain garantisse les conditions de sécurité de Raúl Gatica, du Conseil indigène et populaire d’Oaxaca Ricardo Flores Magón.

29. Nous exigeons le respect des économies communautaires qui fonctionnent de manière autonome et en marge du libre marché qu’impose le capitalisme, comme c’est le cas de l’usage du tumin sur le territoire totonaque de Papantla (Veracruz), et du conseil du troc dans les communautés de la commune de Tianguistenco, dans l’État de Mexico.

Nous reconnaissons, nous soutenons et nous encourageons les luttes pour l’autonomie et la libre détermination de tous les peuples indigènes qui formons le Congrès national indigène, de la péninsule du Yucatán à la péninsule de Basse-Californie.

C’est cela que nous sommes, c’est là notre parole et notre lutte indéfectible, nous sommes le Congrès national indigène et nôtre est le futur de nos peuples.

Le 18 août 2013, 
au Cideci-Unitierra, San Cristóbal de Las Casas (Chiapas).

Pour la reconstitution intégrale de nos peuples 
Jamais plus un Mexique sans nous

Congrès national indigène

NB : pour la transcription des noms des tribus, nations et peuples indigènes, toujours problématique et controversée, on a décidé de ne pas chercher à se montrer plus indien que le CNI et on a repris l’orthographe du texte original (NdT).

Traduit par El Viejo 
le 21 août 2013.

Source du texte original : 
Enlace Zapatista

Résistance politique: L’Iran défenseur des droits indigènes au Canada

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 4 juillet 2013 by Résistance 71

L’Iran défendra les droits des peuples indigènes canadiens

 

16 Octobre 2012

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2012/10/16/267040/iran-to-defend-native-canadian-rights/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le secrétaire iranien du Haut Conseil au Droits de l’Homme dit que la République Islamique défendra les droits

des peuples aborigènes du Canada de la même manière qu’elle soutient tous les peuples opprimés à travers le monde.

Mohamed Javad Larijani a fait ces remarques au cours d’une réunion avec le leader des peuples indigènes du Canada Terry Nelson en visite à Téhéran.

Larijani a noté que les peuples aborigènes canadiens ont été marginalisés plutôt que considérés comme la richesse culturelle du pays.

“De la même manière que nous défendons les droits des peuples au Bahrein, en Irak, en Afghanistan et en Palestine dans les organisations internationales, nous défendrons également de manière acharnée la population indigène du Canada”, a t’il ajouté.

“Larijani qui est aussi le conseiller principal du ministre de la justice iranien Sadeq Amoli Larijani, a dit que “malheureusement, le Canada a exploité et a même commis un génocide contre les peuples aborigènes plutôt que d’investir dans le trésor de leur richesse cuturelle et de civilisation.”

Pour sa part, Nelson a félicité et remercié le gouvernemernt iranien pour son soutien aux peuples natifs du Canada.

L’activiste a dit qu’Ottawa a refusé à la jeunesse indigène les droits fondamentaux de citoyenneté en les maintenant dans la pauvreté et en ne les autorisant pas à suivre un enseignement universitaire.

Nelson a montré du doigt le nombre croissant de femmes natives et de filles qui disparaissent dans le pays d’Amérique du Nord, disant “Nous avons une liste de 600 femmes indigènes portées disparues ces dernières années au Canada, dont nous ne savons même pas si elles ont été assassinées ou utilisées comme esclaves sexuels.”

L’ONU a condamné véhémentement les statistiques du Canada concernant les droits des enfants, accusant Ottawa de discrimination systématique contres les natifs et les immigrants.

D’après certains rapports, le Canada a forcé des milliers d’enfants indigènes dans des pensionnats où ils furent abusés sexuellement, psychologiquement et physiquement.