Archive pour colonialisme canada exploitation autochtone

Résistance politique au colonialisme: Vérités dérangeantes sur l’Amérique du Nord…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , on 19 décembre 2013 by Résistance 71

“Nous regardons vers le futur, comme cela représente une des toutes premières obligations qui nous incombe en tant que chefs, afin d’être sûr et de prendre chaque décision en relation avec le bien-être de la septième génération à venir… Qu’en sera t’il d ela septième génération ? Où l’emmenez-vous ? Qu’aura t’elle en héritage de nos actions ?”
~ Oren Lyons, Onondaga, Haudenosaunee ~

 

La Grande Paix sur terre !

 

Mohawk Nation News

 

18 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/12/18/great-peace-on-earth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Pour mieux comprendre ce texte court mais très significatif tant sur l’explicite que sur l’implicite de la situation actuelle, nous allons expliquer paragraphe par paragraphe le phrasé employé par l’auteur Mohawk. Ce texte explique, avec un minimum de connaissance de la culture autochtone, le pourquoi les problèmes du monde d’aujourd’hui (liés à l’impérialisme anglo-américain) sont DIRECTEMENT liés à la persistance de la colonisation du continent des Amériques et en l’occurence de l’Amérique du nord, antre de la puissance colonialiste actuelle. (Résistance 71)

[]-[]-ˆ-[]-[]

Le dollar US a commencé avec le vol des terres indigènes et des ressources ici sur l’Île de la Grande Tortue (NdT: L’Amérique du nord, ce qui est aujourd’hui le Canada, les Etats-Unis et le Mexique…). Personne ne nous a aidé à résister. Maintenant c’est devenu un problème mondial. Ceci aura bientôt  une fin !

Explication: == La véritable raison de la guerre d’indépendance des 13 colonies contre la “couronne” britannique (à savoir la City de Londres et la Banque d’Angleterre) en 1776 est une raison monnétaire. Le roi d’Angleterre ayant refusé aux colonies le droit d’émettre leur propre monnaie. Dès l’indépendance gagnée sur l’empire britannique, les colonies nouvellement indépendantes s’empresserent de briser tous les traités avec les autochtones établis par les Anglais afin d’étendre les territoires vers l’Ouest. Par traité, qui ne fut jamais brisé sous la domination britannique (même si cela n’aurait bien sûr pas duré), les colons s’étaient engagés à ne jamais bouger à l’Ouest des montagnes Appalaches. La jeune “Amérique” brisa cet accord dès le départ pour piller, assujettir plus de territoires afin de permettre à plus de colons de s’installer (ceci s’est répété dans l’ère moderne avec la Palestine et la colonisation sioniste de territoires pas à pas usurpés…) et ainsi de se renforcer. La loi canon et ses bulles papales de 1455 et 1493 sont les fondements du droit civil et romain nord-américain. Les cours suprêmes des Etats-Unis et du Canada ont rendu des décisions incorporant la notion fondamentalement raciste et hégémonique que toute terre non chrétienne était déclarée “terra nullius”, vide de tout occupant et devait être saisie au nom du pape et de ses représentants royaux. Le système légal colonial est fondé sur la loi canon qui demande la saisie des terres non chrétiennes et la mise en “esclavage perpétuel” (termes exacts de la bulle) des populations les occupant. Cette main-mise illégale et coercitive sur des terres et ressources au nom d’une doctrine raciste ecclésiastique dite “de la découverte” a amené le monde à a situation actuelle. L’empire anglo-américain a pu développer sa puissance au fil du temps en monneyant contre crédit des ressources territoriales qui ne lui appartient aucunement et qu’il a de facto volé en perpétuant l’héritage de la doctrine de la découverte comme stipulé dans les bulles papales datant du XVème siècle ! Par extension, l’empire s’est développé de manière incontrôlé et les problèmes du monde actuel sont enracinés profondément dans cet état de fait. Cela peut se finir bientôt, dans la mesure où les nations autochtones possèdent le potentiel légal de forcer à la répudiation des bulles pontificales qui sont la base du système légal et de la propriété sur les territoires des Amériques. Si la base légale s’effondre, l’empire territorial s’effondre et l’empire n’a plus de justificatifs pour continuer l’emprunt faramineux pour se financer. La territorialité de cet empire est totalement fictif. Les oligarques le savent, une partie des Indiens des Amériques le sait et ce n’est pas du tout un hasard s’il y a eu récemment un “remplacement” de pape au Vatican: L’ancien pape avait trop de “casseroles au cul”, il a été remplacé par un jésuite, c’est à dire que le Vatican est passé en mode de guerre. Les fondements du système  sont sous attaque et l’oligarchie usurpatrice sait que là réside le nerf de cette guerre pour l’hégémonie et va les défendre coûte que coûte. ==

La seule entrave à la paix sur terre est le groupe des 13 familles du crime connu aujourd’hui sous le nom des “banquiers”. Lorsque vous suivez les grandes racines de l’arbre albino jusqu’à leur source, la formule pour vivre dans une paix durable et viable vous y attend. Brûler du tabac, regardez la vidéo et suivez les racines albino…

 Michael Rivero. “All Wars Are Bankers Wars”.

Explication: == Le monde de la finance et du gros business transnational est contrôlé pas à pas, petit à petit depuis le XVIIIème siècle par 13 familles : Astor, Bundy, Collins, DuPont, Freeman, Kennedy, Li, Onassis, 
Reynolds, Rockefeller, Rothschild, Russell, and Van Duyn. A celles-ci viennent se greffer les familes royales européennes et les 8 banques qui contrôlent la réserve fédérale américaine et qu’on retrouve en fait aux manettes de tout le système tentaculaire des banques centrales, géré depuis la Banque des Règlements Internationaux (BRI) dont le siège est à Bâle en Suisse:
Rothschild Banks of London and Berlin, banquiers de la reine Victoria
Lazare Brothers Banks of Paris
Israel Moses Seif Bank of Italy
Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
Lehman Brothers Bank of New York
Chase Manhattan Bank of New York 
(Rockefeller)
Kuhn, Loeb Bank of New York
Goldman, Sachs Bank of New York
Ces familles contrôlent la “couronne” qui n’est pas la famille royale britannique, mais la City de Londres et la Banque d’Angleterre, qui est une entité privée comme toutes les banques centrales.
Toutes les guerres depuis disons au moins l’ère napoléonnienne sont faites pour et par leurs leurs intérêts (il a été établi depuis longtemps que la banque Rothschild de Paris prêtait à Napoléon, tandis que la banque Rothschild de Londres prêtait au rival, le duc de Wellington…)
Selon la loi de la Grande Paix de la nation Haudenosaunee (Confédération Iroquoise), les armes de la guerre sont enterrées sous le grand pin blanc de la paix, dont les racines se ramifient dans les 6 nations et au delà. Si des personnes ou des nations désirent vivre en paix sous les auspice de la constitution iroquoise (Kaiaera:kowa), ils peuvent remonter et suivre les racines et trouver refuge sous l’arbre de la paix et y vivre en harmonie, comme un en esprit. Le Wampum devenu drapeau de la confédération iroquoise symbolise les 5 nations originelles reliées entre elles et soudées à l’arbre de la paix en son milieu, symbolisé géographiquement par la nation Onondaga, qui se situe au centre de la “longue maison” de la confédération et dépositrice, gardienne, du feu permanent du conseil des nations..
Avant toute action déterminante ou avant tout évènement important, il est de coutume pour bien des nations autochtones de faire l’offrande du tabac, qui est une plante sacrée. Certaines nations brûlent du tabac, d’autres le fument (calumet), d’autres encore font déposer une petite quantité de feuilles de tabac séchées sur le lieu de la cérémonie par le ou les shamans. Une fois fait et le message compris, tout à chacun est libre et bienvenu de suivre les racines du pin albino et venir trouver refuge en l’esprit commun de la grande paix sous les auspices de la loi de la grande paix (constitution haudenosaunee). ==

Notes: Les terres et ressources de l’Île de la Grande Tortue ont été déclarées parcs et propriétés privés de manière frauduleuse et ont été faussement listées dans l’inventaire de la grande entreprise commerciale (que sont les Etats-Unis, le Canada et le Mexique). L’illusion continuera aussi longtemps que ses sujets le permettent dans leur esprit. La résistance indigène est leur plus grande peur parce que tout le monde attend de pouvoir suivre leurs “Indiens”.

Explication: == Comme nous l’avons dit plus haut, le système légal canadien et états-unien a pour référence de base, incorporé dans la loi civile et foncière, le droit canon et la doctrine suprémaciste et raciste de la “découverte”, englobé dans les bulles pontificales Romanus Pontifex de 1455 et Inter Caetera de 1493. Le droit foncier, le droit de propriété canadien et états-unien est basé, reconfirmé par des décision des cours suprêmes respectives, sur une doctrine datant du XVème siècle, stipulant clairement que toute terre non possédée par des chrétiens devaient être saisies au nom du pape et de dieu et tous les peuples païens vivant sur ces terres devaient être réduits à l’état “d’esclavage perpétuel” selon les propres mots de la bulle du pape Nicolas V de 1455. Par héritage, les terres sont passées aux familles royales sous responsabilité papale, même la royauté anglicane britannique, puisqu’il faut bien savoir que la banque du Vatican est un gros actionnaire de la City De Londres, de fait historiquement, la dite City de Londres est sous responsabilité du Vatican et du pape. La soi-disante scission entre les églises “catholique” et “protestante” n’est qu’un leurre de plus, car les tenants financiers des églises demeurent liés à la banque du Vatican toute puissante. Les pays connus sous le nom d’Etats-Unis et de Canada ne sont en fait que des entités commerciales, l’entreprise Canada a été de fait enregistrée en tant que corporation à Wahington DC en juillet 1867. Le Canada est une “entreprise/corporation” dépendante de la loi de l’amirauté britannique et n’est pas un pays en tant que tel.
De fait, la loi sur l’Amérique du Nord Britannique (connue sous le vocable de BNA ou British North America Act) de 1867 n’a pas été per se la naissance de l’indépendance du Canada comme on veut le faire croire, mais ce ne fut que l’incorporation formelle de l’entité entrepreneuriale “Canada” et de son gouvernement fédéral, une entité commerciale qui est la propriété légale de la couronne britannique, c’est à dire de la City de Londres (Banque d’Angleterre et ses familles de contrôle + Banque du Vatican). Le premier ministre canadien n’est que le de facto PDG de l’entreprise Canada qui ne rend de compte qu’à ses maîtres de la City de Londres. La Banque du Canada est propriété de la “couronne”, c’est à dire de la City de Londres et de la Banque d’Angleterre.

“L’illusion demeurera” tant que les peuples colonisés et ceux qui ont été lobotomisés comme colons le permettront. Les nations autochtones détiennent la clef de ce nœud gordien, car elles peuvent véritablement si elles retrouvent une unité, faire annuler les bulles, forcer le Vatican à renier son abject dogme et ainsi de facto retirer le tapis de dessous les pieds de l’oligarchie, privant ainsi légalement l’empire de sa “terre” usurpée depuis plus de 500 ans. Ceci ne pourra se produire qu’avec le soutien des peuples “colons”, libérés du voile de l’ignorance et s’engageant dans une véritable réconciliation et en honorant les traités, notamment le traité père de tous les autres, celui du traité Wampum à deux rangées, le seul permettant une cohabitation harmonieus, juste et pacifique entre différentes nations sur un même territoire.
A titre indicatif, nous l’avions déjà mentionné sur ce site, voici le numéro d’entegistrement de l’entreprise “canada” à Washington DC en juillet 1867: 0000230098 CANADA DC SIC: 8880 American Depositary Receipt. Business Address Canadian Embassy 1746 Massachusetts Ave., NW, Washington, DC 20036. ==

Proverbe Cree: “Vous n’héritez pas de la terre de vos parents. Vous l’empruntez à vos enfants  jusqu’à la 7ème génération.”

 “Le pouvoir est le peuple et non pas l’argent ou la guerre. Montons le ton de nos voix qu’ils puissent nous entendre. Grondons. Assez du meurtre de notre propre famille. Donnons naissance à la paix ; parce que nous sommes tous partie-prenante de tout cela, nous les peuples de la Terre-Mère.”

http://www.youtube.com/watch?v=y71MBDGe-Ik

Résistance au colonialisme au Canada: Le soutien non autochtone à la lutte des Mik’maq et des nations indigènes croît sans cesse…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 octobre 2013 by Résistance 71

De plus en plus d’occidentaux réalisent que la lutte pour la souveraineté et l’environnement des nations autochtones des Amériques EST sans soute la seule chance que nous ayons tous de changer de paradigme politique et économique.

L’idée suit son chemin… comme nous le disons depuis un certain temps…

— Résistance 71 —

 

Nous ne sommes pas seuls

 

John Kane

 

23 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://tworowtimes.com/opinions/columns/lets-talk-native/we-are-not-alone/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien des choses ont été clarifiées depuis les évènements de la dernière semaine. La première est que nous ne sommes pas seuls. Les Mik’maq qui se dressent contre l’exploitation du gaz de schiste sur leur territoire à Elsipogtog (Nouveau Brunswick) ne le font pas seulement avec le courage de leurs propres convictions, mais aussi avec le soutien d’endroits très divers tant géographiquement que culturellement et ethniquement.

Les médias sociaux rendent bien plus facile il est vrai, le fait d’étendre son influence à travers le temps et l’espace. Nous nous connectons entre nations natives des Mohawks aux Lakotas, mais aussi des Paiute aux Objiwe en passant par les Kumeyaay et des centaiens d’autres peuples indigènes avec lesquels nous pouvons être familiers ou pas. Nous ne formons peut-être pas une force armée prête en permanence, mais ceci n’est pas ce que notre force sera jamais, et ne devrait pas l’être du reste.

Nos forces sont dans chacun des territoires ou régions dans lesquels nous vivons. Pour certains, c’est saisir le moment de sa propre résistance sur un problème parallèle qui renforce le combat de tous et de chacun. Pour d’autres, c’est simplement utiliser le terrain de jeu dans lequel nous nous trouvons pour développer une conscience, faire des déclarations et construire un soutien à toute épreuve.

Alors que je diffusais l’information du raid policier sur Elsipogtog dans mes entretiens précédents à Albany, dans l’état de New York, sur la radio publique et câblée, j’ai été surpris de l’intérêt que cela suscita.

Et tandis que j’écoutais la radio publique en conduisant sur la route de retour d’Albany à Cattaraugus, je fus bouleversé par l’interview d’un élu local non-indien du Nouveau Brunswick qui disait:

“Que dieu bénisse les nations premières”. Ce gentleman décrivit comment les leaders municipaux votèrent de façon quasi unanime pour un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste au Nouveau Brunswick à cause de leurs préoccupations au sujet de la fracturation hydraulique.

Il suggéra que seuls les manifestants autochtones pouvaient avoir du succès en combattant cette insulte à la terre, à l’eau et à la vie dans la région, parce que son propre gouvernement fédéral œuvrait contre les intérêts des gouvernements municipaux. Ces élus locaux se dressaient côte à côte avec les manifestants autochtones, de façon littérale dans bien des cas. L’élu que j’écoutais à la radio fut blessé par balle de caoutchouc dans la jambe par une des armes “non léthales” de la gendarmerie royale du canada (RCMP/GRC) alors qu’il manifestait sur place.

Alors que nous faisons face à plusieurs ennemis dans notre combat pour notre souveraineté, de plus en plus d’activistes non-autochtones en viennent à la conclusion comme ce fut le cas pour Pamela Palmater qui a dit dans mon émission de radio, que les autochtones étaient vraisemblablement le dernier meilleur espoir pour quiconque était vraiment intéressé à sauver la planète.

Beaucoup d’entre nous se raccrochent à des images très symboliques, des icônes, provenant des évènements du passé. Il y a bien sûr le Guerrier Mohawks contre le soldat lors du face à face d’Oka en 1990 (voir la célèbre photo ici: http://en.wikipedia.org/wiki/Oka_Crisis ) et Richard Nicolas debout son fusil à bout de bras, juché sur une fourgonnette retournée de a Sûreté du Québec, durant le même conflit (http://en.wikipedia.org/wiki/Oka_Crisis ). Mais les images ces jours-ci arrivent encore plus vite que jamais dans l’histoire et voyagent autour du monde à la vitesse de la lumière… Pensez aux images provenant du conflit d’Elsipogtog: parmi elles, il y a quelques images les plus éoiques de ces dernières décennies. Mon grand ami Gregg Deal a peut-être aidé à immortaliser une de ces images icônes avec son dernier poster créé pour la campagne “Honorez les Traités” de la photo d’une femme agenouillée devant un cordon de policiers robocops et tenant une plume d’aigle à la main. Gregg, un indien Paiute de Pyramid Lake, travailla fiévreusement pour parfaire son cliché et l’avoir posté tres rapidement sur les médias sociaux. (voir la photo ici: http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2013/10/18/download-anti-fracking-protest-poster-artist-gregg-deal-151814 From Ottawa, Toronto and Montreal to cities across D’Ottawa à Toronto en passant par Montréal et des villes de l’état de New York et des Etats-Unis, l’activisme soutenu sur différentes plateformes a pris forme. Alors que je suis assis tapant sur mon clavier, je vois des photos publiées sur Facebook depuis Hollywood et l’acteur Adam Sandler tenant une pancarte en Californie où il est écrit: “Nous soutenons Elsipogtog”.

Nous n’avons pas besoin de gagner tous les cœurs, mais alors que plus de personnes rejoignent de l’extérieur des communautés autochtones, ces personnes comprennent qu’elles ont besoin de nous, nous gagnons un soutien accru et une responsabilité qui s’accroit d’autant.

Nous ne sommes pas seuls et des mots de tonton Ben Parker: “Avec un grand pouvoir, vient une grande responsabilité”.

Nos peuples sont toujours regardés de manière condescendante et avec racisme, comme la couverture médiatique de masse d’Elsipogtog le montre. Ceux qui ont un solide contrôle des médias sont parmi eux, mais les médias sociaux nous donnent une chance de combattre presque à armes égales. Si nous jouons bien le coup et refusons de laisser quiconque kidnapper notre message (NdT: comme c’est hélas bien trop souvent le cas!… du mouvement des indignés espagnols à Idle No More en passant pas Occupy Wall Street…) ou de s’approprier à mauvais escient notre pouvoir et notre responsabilité, alors nous pourrions bien voir un grand chambardement politique.

Les Mik’maq d’Elsipogtog nous ont rendu fiers. Et moi en particulier, me sent plus fort que jamais dans notre combat pour notre terre, notre eau, nos femmes et nos enfants.

– John Karhiio Kane, Mohawk, a national commentator on Native American issues, hosts “Let’s Talk Native…with John Kane,” ESPN-AM 1520 in Buffalo, Sundays, 9-11 p.m. He is a frequent guest on WGRZ-TV’s (NBC/Buffalo) “2 Sides” and “The Capitol Pressroom with Susan Arbetter” in Albany. John’s “Native Pride” blog can be found at www.letstalknativepride.blogspot.com. He also has a very active « Let’s Talk Native…with John Kane » group page on Facebook.

La solution au colonialisme occidental en Amérique du nord passe par la restitution (Taiaiake Alfred)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 23 octobre 2013 by Résistance 71

La restitution est le véritable chemin de la justice pour les peuples indigènes

 

Taiaiake Alfred

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je pense que la réconciliation doit être intellectuellement et politiquement déconstruite de façon à devenir le but des peuples indigènes dans leurs luttes politique et sociale. Je considère la réconciliation comme étant un concept émasculateur, faible et acceptant trop facilement des demies-mesures d’une notion de justice qui n’aident en rien les peuples indigènes à regagner leur dignité et leur force. Une de mes préoccupations dans toute discussion impliquant la réconciliation est de trouver des moyens pour briser son emprise sur notre conscience de façon à ce que nous puissions aller vers une véritable fondation de justice durable, qui résultera en de véritables changements dans les vies des peuples indigènes et le retour à leurs territoires.

Sans une restitution territoriale massive effectuée aux peuples natifs, collectivement et individuellement, incluant les terres, les transferts de fonds fédéraux et provinciaux et toutes autres formes de compensation pour les maux passés et les injustices continuelles toujours commises contre la terre et les nations indigènes, la réconciliation absoudra de manière permanente les injustices coloniales et ceci en soi n’est qu’une autre injustice de plus. Ceci est au moins clair dans notre compréhension des choses du passé et du présent dans un cadre indigène et de nos histoires communes et ce même si les leaders natifs ont trop peur des répercussions politiques et sont peu enclins de faire les sacrifices nécessaires pour faire avancer un tel agenda.

La compréhension des autres de la nature des problèmes auxquels nous avons à faire face est bien plus complexe. L’ignorance totale de la société canadienne au sujet des faits de leur relation avec les peuples indigènes et le déni volontaire et orchestré de la réalité historique par les Canadiens empêchent toute discussion cohérente au sujet d’une véritable réconciliation. Se limitant à une discussion historique n’englobant que les cinq ou dix dernières années, les médias et le public focalisent sur l’inefficacité des milliards de dollars dépensés par an et donnés par la voie du système des affaires indiennes (Department of Indian and Northern Affairs ou DINA). L’histoire complexe de ce qu’il s’est passé et des complexités entremêlées du passé impactent sur les relations présentes et futures et sont réduites à des questions de titres de propriété, de droit et de bon gouvernement le tout au sein d’institutions déjà établies par l’état. Considérons l’effet d’élargir nos visions et celles de la société. Quand on considère 200 ou 300 ans d’interactions, cela deviendrait très clair et ce même pour les blancs, que le véritable problème auquel leur pays doit faire face est que les nations se disputent sur les questions de conquête et de survie, d’empire et de génocide et sur les requis moraux pour être une société juste.

En considérant une longue vision des choses et les faits réels, le problème indien devient une question de bien et de mal pour la justice dans sa forme la plus fondamentale.

Quelque chose a été volé, des mensonges ont été dits et rien n’a jamais été corrigé. Ceci est le cœur même du problème. Si nous ne nous écartons pas du discours pacificateur de réconciliation et si nous ne commençons pas à recadrer la vision des gens sur ce problème, afin de concevoir que la question n’est pas de savoir comment se réconcilier avec le colonialisme qui nous oppose, mais au lieu de cela, comment utiliser la restitution comme étant le premier pas vers la justice et un retour vers une société morale, alors nous ne ferons que faire avancer la colonisation et non pas la décolonisation.

Ce qui a été volé doit être rendu et des excuses doivent être faites pour les crimes qui ont été commis, crimes qui sont la base de la vie de tout Canadiens non-indigènes, vieilles familles tout comme immigrants récents, car tous ont profité de la terre pour être citoyen de ce pays.

Quand je dis à un “colon”: “rendez-le”, suis-je en train de lui dire de tout rendre et de quitter le pays ? Bien sûr que non. L’irrédentisme n’a jamais fait parti de la vision de nos peuples. Quand je dis: “rendez-le”, je parle de ce que les colons montrent du respect pour ce que nous partageons, la terre et ses ressources et de faire une bonne et juste chose en nous offrant la dignité et la liberté qui nous sont dûes en nous retournant suffisamment de terres pour que nous soyons de nouveau libres, indépendants et auto-suffisants.

La restitution n’est pas un jeu sur la culpabilité blanche, c’est ce que les processus de réconciliation sont devenus de fait. La culpabilité est un concept monothéiste totalement étranger à la culture indigène, cela ne se rumine pas sous la menace d’une punition pour des méfaits passés au point d’une paralysie morale et politique. La restitution est une purification. C’est un rituel de reconnaissance et de confession dans lequel il y a une reconnaissance et une acceptance des mauvaises actions et une véritable démonstration de tristesse et de regrets, continués dans la réalité d’une promesse de ne plus jamais causer de tort et de rediriger ses actions vers ceux à qui le tort a été commis. Rien que de considérer ce type de discussion serait un changement et un défi radicaux envers les négociations de réconciliation, qui sont plus au sujet de nous faire tenir dans le cadre colonialiste, plutôt que de confronter et de vaincre ce même cadre. Quand je parle de restitution, je parle de nous restaurer nous-mêmes en tant que peuples, notre pouvoir spirituel, notre dignité ainsi que les bases économiques pour notre auto-suffisance. Les Canadiens comprennent de manière implicite que le processus de réconciliation ne va pas les forcer à remettre en question ce qu’ils ont fait, mais cela va les réconforter dans leur idée de persévérance et de comprendre une fois que les peuples indigènes, pardon aborigènes, sont réconciliés avec l’impérialisme. La réconciliation sera alors peut-être capable de bouger en dehors de la puanteur du racisme ouvertement prôné dans les relations sociales et publiques. Ceci représente une solution facile au problème du colonialisme pour les blancs et il ne fait aucun doute que beaucoup se satisferaient de cet escamotage de la réalité coloniale. Mais logiquement et moralement, on ne peut pas échapper au fait que les problèmes réels et profonds du colonialisme sont un résultat direct du vol de nos terres, ce qui ne peut pas être solutionné autrement qu’en nous rendant ces territoires.

Il y a au moins deux aspects de ce vaste problème. Le premier est la compréhension de la dimension économique; l’effet continue sur nos communautés d’être illégalement dépossédées de nos terres. Le second est la dimension sociale, les dénis politiques et légaux des existences collectives indigènes. Recibler la lutte d’Onkwehonwe (peuples originels) comme cherchant la restitution comme étant la précondition de la réconciliation n’est ni extrémiste ni irrationnel, comme le diraient sans aucun doute les intellectuels et leaders politiques indigènes et certainement les blancs. La restitution de manière générale, implique le retour de ce qui a été volé, accepter des réparations (soit par terres, matérielles ou monnétaires) pour ce qui ne peut pas être rendu et forger une nouvelle relation socio-politique basée sur “l’admission canadienne des fautes et malveillances passées et l’acceptation de la responsabilité et l’obligation  de s’engager dans un processus de reconstruction avec les peuples indigènes fondé sur la restitution-réconciliation-paix”.

L’autre aspect du problème est méthodologique; les leçons apprises des luttes des peuples indigènes pour leur auto-détermination depuis le milieu du XIXème siècle sont que la restitution et la réconcilation ne peuvent être achevées qu’au travers d’un conflit constructif de contentieux avec l’état et avec la société canadienne par la résurgence et la la démonstration du pouvoir indigène dans les sphères sociales et politiques. Du Mouvement de la Force Rouge (Red Power Movement) à la crise d’Oka en passant par la nouvelle génération des sociétés de guerriers, l’histoire a démontré qu’il était impossible de transformer la société coloniale de l’intérieur de ses institutions, ni de parvenir à la justice et à une coexistence pacifique sans d’abord transformer les institutions de la société coloniale elles-mêmes. Pour le dire simplement, l’entreprise économique “Canada”, qui fonctionne sous le déguisement d’un état “démocratique libéral » est, par sa création même et sa culture, simplement incapable de relations de coexistence pacifique avec les nations indigènes. L’échec constant des solutions négociées pour changer des choses conséquentes dans la vie des indigènes ou d’un accord du retour de la terre le prouve (être d’accord de gouverner et d’utiliser la terre comme le ferait l’homme blanc en échange de la reconnaissance de son corps de gouvernement n’est pas une libération du colonialisme). Le véritable changement interviendra lorsque les colons seront forcés de reconnaître ce qu’ils sont, ce qu’ils ont fait, et ce dont ils ont hérité, dès lors. Ils seront incapables de fonctionner comme entité coloniale et commenceront à voir et à envisager des relations de respect avec les autres personnes, les considérant comme d’autres êtres humains.

Il y a de gros obstacles à la reconnaissance des droits indigènes dans ce pays parce que l’impératif d’assimiler toute différence est, en fait, une caractéristique inhérente de la démocratie libérale. Les tentatives de sortir du paternalisme raciste si typique de tous les pays coloniaux, sont handicappées par le cadrage de tout le projet de décolonisation dans le contexte légal et politique de l’état démocratique libéral. Détachées de la mythologie coloniale de la société des colons au travers de l’application d’une logique disciplinée de justes principes, les relations entre les indigènes et les colons ne peuvent pas être réconciliées sans déconstruire les institutions qui furent construites sur le racisme et l’exploitation coloniale. Pour qu’il y ait finalement justice au sortir de cette situation coloniale, une réhabilitation radicale de l’état est requise. Sans changements radicaux de l’état lui-même, toutes propositions de changement sont ultimement des propositions assimilatrices.

Il y a des différences fondamentales entre les modèles d’organisation de la société et de gouvernance indigène et canadien. Les cultures indigènes et les structures gouvernementales qui ont émergées en leur sein sont fondées sur des relations de rapports et d’obligatons d’humains à humains et sur la vision économique que la durabilité des relations et de la reproduction perpétuelle de la vie matérielle sont des objectifs premiers, sur la croyance que les organisations doivent être fondées sur les unités familiales liées à la terre, et sur la conception d’une liberté politique qui équilibre l’autonomie d’une personne avec la responsabilité de la famille. Mettez ceci en contraste avec l’état démocratique libéral dans lequel la relation première est entre des citoyens de droit et la fonction principale du gouvernement est d’intégrer des diversités politiques et sociales pré-existantes au sein de la singularité d’un état, assimilant toutes les cultures en une identité unique patriotique et dans lequel la liberté politique est régulée par des structures distantes et supposément représentatives dans un système inaccessible de responsabilité publique, qui a depuis longtemps été corrompu par l’influence des grosses entreprises commerciales.

Comment quelqu’un peut-il s’attendre à ce que ces deux cultures politiques totalement différentes et opposées puissent être réconciliables ? Elles ne le sont pas. Les institutions coloniales et les sous-cultures disfonctionnelles qu’elles ont pondues dans les communautés indigènes sont le résultat des tentatives échouées de forcer les nations indigènes dans leur moule de démocratie libérale. Etant donnés les différents conflits de forme et d’objectifs entre la gouvernance indigène et la gouvernance libérale, l’une ou l’autre doit être radicalement transformée si on veut parvenir à une forme de réconciliation. En tant que tyrannies majoritaires dans les situations coloniales, les sociétés démocratiques libérales opèrent toujours sur la conviction que les peuples indigènes vont succomber et se soumettre à la plus grande force culturelle et numérique de la société coloniale. Cela coûte très cher financièrement et socialement de faire l’effort d’assimiler les individus indigènes dans la démocratie libérale et les valeurs culturelles judéo-chrétiennes et ce sans autre justification que ces faibles arguments formés sur un préjudice idéologique et culturel envers la supposée supériorité de l’héritage intellectuel et culturel européen. Voici pourquoi la réconciliation, comme elle est couramment comprise, est injuste; tout compromis à la démocratie libéral est une capitulation de l’essence même de toute forme d’existence indigène.

Des logiques sans préjudices de la décolonisation pointent vers le besoin de créer une coexistence parmi des communautés politiques autonomes. Une coexistence éventuelle pacifique demande un processus de décolonisation dans lequel Onkwehonwe sera émancipé et non pas coincé dans les valeurs, cultures et pratiques de la démocratie libérale. Si les buts de la décolonisation sont la justice et la paix, alors le processus pour y parvenir doit refléter une clause basique à respecter de la part des indigènes et des colons afin de reconnaître l’existence de l’un l’autre. Ceci ne peut pas se produire lorsqu’un des partenaires dans la relation est forcé de sacrifier son héritage et son identité en échange de la paix. Voilà donc pourquoi la seule possibilité d’une relation juste entre les peuples indigènes et la société coloniale est le concept d’une relation de nation à nation entre les peuples, le type de relations qui fut reflétée dans les traités originels de paix et d’amitié qui furent consacrés entre les natifs et les nouveaux arrivants qui commencèrent à arriver dans nos territoires. Le seul moyen de sortir de l’injustice de la relation courante est de commencer à pratiquer un processus de résurgence-excuses-restitution et de chercher à restaurer les relations pré-coloniales qui étaient fondées sur le partage et la coopération entre des peuples différents.

Le Canada refuse les tentatives de raisonner logiquement sur ce problème de cette façon. Les arguments communs au sujet de la restitution et de la réconciliation se terminent toujours par des prises de position défensives et conservatrices concernant les injustices évidentes et ce à l’encontre des arguments les plus justes et les plus raisonnables formulés en faveur de la restitution. Cela devrait être l’évidence même que légitimer les injustices ne fait qu’en promouvoir d’autres.

Tolérer les crimes encouragent la criminalité. Mais cet argument actuel canadien présume que comme les injustices sont historiques et que le passage du temps a certainement mené à un certain changement de circonstances pour à la fois les perpétrateurs et les victimes, le crime a été effacé et il n’y a pas d’obligation d’en payer le tribut.

Ceci est la version sophistiquée du sentiment le plus commun du colon: “Les Indiens l’ont eu dur, mais ce n’est pas de ma faute parce que je n’étais pas ici il y a cent ans”, ou bien: “J’ai acheté mon ranch au gouvernement de manière honnête”. Dans le sillage des excuses faites pour les pensionnats indiens et l’accord de compensation, nous devons dire ici que des excuses à moitié sincères et légalement restreintes du gouvernement plus quelques paiements de menues monnaies à ceux qui ont survécus les abus durant leur séjour dans ces pensionnats, sont loin d’une véritable reconnaissance, encore moins d’une absolution morale, légale ou politique pour le plus grand crime de la dépossession des peuples de la totalité de leur masse territoriale.

Le premier argument, pro-restitution, est puissant en lui-même. C’est précisément la reluctance des colons d’enquêter sur et d’inculper ses propres actions et celles de ses ancêtres, qui permet à l’injustice de s’accumuler continuellement et de se renfermer dans la culture dominante. En considérant les faits et la réalité qui définissent les relations entre les colons et les indigènes, le contre-argument de l’histoire pointe vers la restitution. Placer le contre-argument dans un contexte socio-politique actuel annule tout pouvoir qu’il pourrait avoir dans un autre contexte historique, théorique ou mythique. La clé de tout cela est d’assumer que le passage du temps mène au changement de circonstances. Ceci est faux, surtout considérant la relation entre les nations indigènes et la société canadienne et l’injustice d’une relation coloniale. Entre le début de ce siècle et le début du siècle dernier, les vêtements ont peut-être changés et leurs noms sont peut-être différents, mais leur rôle est toujours le même. Sans un changement substantiel dans les circonstances de la colonisation, il n’y a aucun fondement à considérer l’injustice historique. Le crime du colonialisme est présent aujourd’hui, tout comme le sont ses perpétrateurs et il n’y a toujours pas de raison morale et logique pour les peuples indigènes de chercher une réconciliation avec le Canada.

Cet essai est adapté de la discussion de l’auteur sur la réconciliation dans son livre: “Wasáse: Indigenous Pathways of Action and Freedom” (Peterborough, ON: UTP/Broadview Press, 2005).

Source:

http://speakingmytruth.ca/downloads/AHFvol2/17_Alfred.pdf

Résistance politique au Canada: Les manifestations autochtones contre le gaz de schiste et l’appropriation illégale de territoires continuent…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, démocratie participative, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 20 octobre 2013 by Résistance 71

Cet article ci-dessous provient de la radio iranienne francophone… Le soutien au peuple Mik:maq Elsipogtog vient de partout, du Canada bien sûr et des Etats-Unis mais aussi d’Europe, d’Amérique du Sud. La solidarité et la résistance s’organisent au travers des continents… Ce n’est que le début…

— Résistance 71 —

 

Poursuite des manifestations autochtones au Canada

 

IRIB

 

Le 20 0ctobre 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/279511-canada-poursuite-des-protestations-des-autochtones

 

 

Malgré la répression violente que la police canadienne leur inflige, les autochtones poursuivent leurs protestations contre les opérations de forage d’une société américaine, dans les terres qui leur appartiennent.

Les manifestants se sont réunis, dimanche, dans la province du New Brunswick, pour manifester contre ces activités qu’ils jugent inégales, mais l’intervention de la police a été suivie, aussi, par l’arrestation d’une quarantaine de manifestants. Auparavant, les autochtones avaient, déjà, perturbé, à plusieurs reprises, les activités d’une société canadienne, active dans le domaine du gaz et du pétrole. Ils avaient même brûlé plusieurs véhicules, pour empêcher que les agents de cette société puissent continuer leurs activités. A présent, la société américaine qui collabore avec ces projets, est en train de mener des opérations d’exploration, dans la province du New Brunswick, en se servant d’une méthode hydraulique, pour explorer des gisements de gaz. Ces opérations polluent les nappes phréatiques et les ressources d’eau douce, disent les représentants des protestataires. Il est à noter qu’en avril 2013, les Canadiens et les autochtones avaient, déjà, protesté contre les activités de la société, qui est en train de construire un oléoduc, pour transférer le brut canadien à une raffinerie située, dans l’Etat du Texas, aux Etats-Unis.

Selon les protestataires, la construction de cet oléoduc pollue l’environnement naturel des terre, dont une grande partie appartient aux Amérindiens. Ces derniers accusent, aussi, le gouvernement, ainsi que les sociétés canadiennes et américaines, de confisquer les terres qui appartiennent, depuis de longues années, aux autochtones. Sur ces terres, ces sociétés pillent, aussi, les ressources d’eau, disent les protestataires. Il est à noter qu’il y a quelques jours, l’Organisation des Nations unies a proposé au gouvernement canadien de résoudre les problèmes des autochtones, par le dialogue, et en respectant les droits de ces populations. Un représentant des Nations unies, James Anaya, avait dénoncé, également, les problèmes dont souffrent les autochtones, notamment, la violation de leurs droits, le manque des services de santé, le logement et le chômage.