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Dictature marchande et mystification socio-politique… Pour un monde sans argent ni État ! (Collectif Guerre de Classe)

Posted in actualité, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 11 juin 2020 by Résistance 71

 

« La société modernisée jusqu’au stade du
spectaculaire intégré se 
caractérise par l’effet combiné
de cinq traits principaux, qui sont :
le renouvellement technologique incessant, la fusion
économico-étatique, le secret généralisé, le faux
sans réplique, un présent perpétuel. » (Guy Debord)

 

Pour un monde sans argent ni État !

 

Collectif Guerre de Classe

 

10 juin 2020

 

Source du texte:

https://guerredeclasse.fr/2020/06/10/pour-un-monde-sans-argent-ni-etat/

 

[…]

Le taux de délire de l’idéologie anti-raciste est inversement proportionnel à la puissance des tendances radicales de  la conscience distincte de l’époque.

De nos jours, l’ampleur  spectaculaire de l’indistinction multi-culturaliste traduit positivement la misère intellectuelle du temps-marchand tout-puissant et l’absence de volonté de changement critique qui en découle.

L’endiguement actuel de tous les conflits sociaux potentiellement radicaux se retrouve systématiquement grevée de la mythologie des « minorités visibles » copieusement favorisées et entretenues à titre de clientèles spectaculaires privilégiées du temps inchangeable.

Le clivage anti-raciste intervient ici comme l’essentialité  de la normalisation spectaculaire en ce qu’il offre cette possibilité anesthésiante permanente de passionner les foules hébétées dans la prison mentale de questions indistinctes constamment infra-réelles et anti-critiques  puisque le spectacle des mystifications socio-politiques n’a en vérité pas d’autre objectif que de masquer et de consolider la disparition radicale de toute réalité et de toute critique distinctes.

Le temps humain devenu intégralement temporalité marchande, la consommation du spectacle a d’abord pour finalité de faire oublier la réalité historique et d’arrimer la conscience spectatrice à la seule puissance dominante du fétichisme de l’indistinction.

C’est partout le même projet communautaire d’une histoire sans histoire pour une communauté sans autre communauté que la matérialité indistincte de l’argent.

Le spectacle de l’indistinction est le langage collectif de l’action sociale anti-critique. Il est la temporalité de la production marchande en tant que production constante de séquences aliénées dans leur équivalence et équivalentes dans leur aliénation.

Le fétichisme de la marchandise est tout, l’homme en tant qu’homme n’est plus rien car il n’est plus désormais que la matière première du temps de l’indistinction.

Le temps irrévocable de la production spectaculaire indistincte est primordialement la mesure marchande de tous les actes humains puisqu’il est l’acte marchand de toutes les mesures humaines.

Temporalité officielle de toutes les surfaces du monde de l’aliénation, l’indistinction signifie spectaculairement qu’elle est le mouvement général de l’histoire présente précisément en ce seul sens qu’elle n’est que la dynamique particulière du temps fermé aspirant à liquider toute mémoire d’un temps ouvert.

La liberté dictatoriale du marché dont la seule ambition est le système spectaculaire de la fatalité démocratique inévitable repose sur le caractère a priori immuable et impérissable du regard illusionné.

L’abondance marchande est l’abondance de la non-distinction qui se signale par une accumulation sans limites d’artificialité, d’adultération et d’inversion qui aboutit à ce que les errements du fétichisme de l’argent produisent l’aberration spectaculaire selon laquelle il serait fatidique d’accepter l’identification des hommes à l’indistinction marchande.

C’est l’unité du mensonge social de l’indistinction qui se dissimule derrière les oppositions spectaculaires de la mythologie anti-raciste actuelle qui est d’abord élaborée pour masquer les contradictions réelles de la société marchande qu’elle est justement destinée à refouler et proscrire puisque le spectacle de l’argent abomine la critique sociale radicale qui n’est pas autre chose que la distinction poussée à bout des contradictions en question.

Dans le monde de l’indistinction marchande, toute réalité est spectaculairement renversée et le vrai en tant que distinct dissimulé n’est plus que ce que le faux doit faire disparaître indistinctement.

Le spectacle de l’indistinction est la mondialisation sociale du métissage qui socialise le métissage du monde. Et le snobisme médiatique par lequel le spectacle mimétique de l’aliénation reproduit la dynamique marchande révéle ainsi que si la fascination du « jeune » de banlieue c’est l’argent, la fascination de l’argent c’est bien le « jeune » de banlieue.

De peur d’être accusé de racisme, il est donc interdit de soulever la question de l’immigration et des ghettos urbains autrement que dans les termes autorisés par le spectacle de l’indistinction et selon les intérêts généraux du temps de la marchandise.

Hier, la dictature démocratique du marché criminalisait le mouvement critique des grèves dures, aujourd’hui, la démocratie du marché dictatorial criminalise toute critique de l’immigration puisque c’est là le moyen le plus pertinent qu’elle a trouvé afin d’évacuer justement la problématique de la dureté critique des grèves mouvementées.

Toutefois avant de criminaliser, le spectacle de l’indistinction préfère sidérer. Ainsi, le spectateur qui renâcle est d’abord considéré comme un malade qu’il convient de soigner ou un égaré qui doit être ré-éduqué puisque en un temps aliénatoire  où la xénomanie est devenu le transcendantal du fétichisme marchand, il va de soi que tout ce qui n’est pas férocement xénophile est forcément xénophobe féroce.

Dans le numéro 2967 de Paris Match du 30 mars 2006, l’on peut découvrir de la page 36 à la page 40, une série de photographies très étonnantes prises le jeudi 23 mars sur l’esplanade des Invalides lors d’une manifestation contre le contrat premier emploi. L’on y voit notamment et très distinctement une jeune femme prise à partie, frappée, dépouillée, jetée au sol et longuement agressée par une bande de « lascars » de banlieue visiblement tous d’origine non-européenne devant un public de même provenance qui suit la scène avec complicité amusée et même délectation.

Imagine t-on un seul instant que de tels événements qui furent alors le lot commun de quasiment toutes les manifestations étudiantes et lycéennes – et dont évidemment la couverture et l’indignation médiatiques furent réduites à leur plus simple expression – aient eu lieu dans un contexte inverse à partir d’une bande  de skinheads attaquant dans des conditions similaires une jeune femme noire.

Bien entendu, c’eût été là le tollé médatico-politique de commande spectaculaire habituelle puisque dans le monde de l’indistinction qui renverse le réel, le réel renversé donne à penser que le faux est vrai puisque le vrai y est toujours pensé comme faux.

~ Critique de la Société de l’Indistinction ~

Aujourd’hui, les faunes urbaines de l’économie souterraine qui brûlent rituellement des voitures ne sont pas des enfants d’ouvriers en révolte qui se battent par haine de la marchandise, mais des paumés incultes adorateurs du fric, de ses modes insanes et de toutes ses grossières insipidités… Bien loin d’être des persécutés en rupture, ce sont les enfants chéris du système de la discrimination positive de l’anti-subversif, les talismans médiatiques de l’ordre capitaliste à révérer, bref ce que Marx désignait sous le terme de lumpenprolétariat : cette « masse strictement différenciée du prolétariat industriel recrutée dans les bas fonds, voleurs et criminels de toutes sortes, vivant en marge de la société, des gens sans travail défini, sans foi ni loi » et qui sont, bien sûr, toujours les meilleurs alliés de l’État lorsqu’il s’agit de livrer combat à la véritable désobéissance prolétarienne.

~ Commentaires sur l’extrême radicalité des temps derniers ~

Après la mystification étatique du Coronavirus, la guerre civile ethnique marchande est la dernière arme de la crise mondiale du Capital pour empêcher la guerre civile de classe contre la marchandise !

La tentative de substituer à la subversion sociale réelle une contestation commerciale et raciale toute entière manufacturée par le spectacle de la marchandise, constitue là l’une des dernières cartes de la crise historique du taux de profit pour nous enfermer dans le cercle vicieux des manipulations de sauvetage de la prison salariale !

Nous ne marcherons jamais dans l’embrigadement anti-raciste du Capital car nous combattons pour la communauté humaine universelle qui abolira tous les mensonges de la pourriture capitaliste repeinte en arc-en-ciel !

Pour un Monde sans argent, ni État !

= = =

Lectures complémentaires:

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Corriger la course de la lutte sociale pour la seule émancipation possible (Tract Guerre de Classe)

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2020 by Résistance 71

 

 

A lire et diffuser sans modération… (R71)

 

A bas la grève domestiquée des manipulations capitalistes de la syndicratie étatique !

 

Collectif Guerre de Classe

 

Janvier-février 2020

 

Source:

https://guerredeclasse.fr/2020/01/21/a-bas-la-greve-domestiquee-des-manipulations-capitalistes-de-la-syndicratie-etatique/

 

“Il faut savoir terminer une grève…”
Maurice Thorez
Secrétaire général du P«C»F, 11 juin 1936

“La reprise du travail ne saurait tarder…”
Georges Séguy
Secrétaire général de la CGT, 27 mai 1968

“On n’est pas contre tout…On est attaché au dialogue social…”
Philippe Martinez
Secrétaire général de la CGT, 9 janvier 2020

L’histoire des bobards de la maison d’arrêt réformiste c’est toujours l’histoire du prolétariat enfermé dans toutes les défaites que lui organisent les polices syndicales et leurs larbins gauchistes poussiéreux afin que ce dernier demeure circonscrit à ses limites et ne puisse de la sorte jamais entrevoir le mouvement de son auto-émancipation humaine par l’acte révolutionnaire de l’abolition du salariat.

Le spectacle de la liberté despotique du profit est ainsi tout entier contenu dans l’art de la mystification démocratique par lequel les partenaires sociaux subventionnés du syndicalisme étatique et la classe capitaliste élaborent ensemble les impostures de la vie truquée… Ceci, afin que la prison de l’exploitation du travail, sans cesse réaménagée dans des conflits factices, puisse espérer demeurer immortelle par l’évitement des contradictions historiques réelles qui pourraient déboucher sur la nécessité communarde de l’éruption de classe prolétarienne qui liquidera le diktat de la marchandise…

Après que le gauchisme sociétal de la marchandise ait tenté d’étouffer les Gilets Jaunes dans les boniments de la soumission au capitalisme vert des discriminations positives pro-bobo-homo-immigrationniste de la consommation infinie,  les corporatismes syndicaux de la citadelle des régimes spéciaux ont réussi à cadenasser provisoirement la colère prolétaire montante dans les cimetières réformateurs du moutonnisme contrôlé et de l’éparpillement catégoriel…

Les assemblées générales emprisonnées par les services d’ordre syndicalistes qui enchaînent, cloisonnent et fatiguent les luttes dans la revendication débile de la rénovation obligatoire de l’aliénation du travail et de la bonification lamentable de l’âge pivot d’une fin de sur-vie mortifère ont d’abord pour objet de nous éparpiller et de nous épuiser dans les divisions compartimentées de la mort lente…

SAVOIR STOPPER LA GRÈVE, C’EST LA PREMIÈRE BESOGNE DES PROMENADEURS SYNDICAUX CALMEURS DE COLERE OUVRIERE !

NOUS REFUSONS LE « TOUS ENSEMBLE SÉPARÉMENT » DANS LA GRÈVE SABOTÉE ET VENDUE D’AVANCE !

On veut pas mieux ramper esclaves, on veut enfin vraiment exister debout!

Cette grève bidonnée destinée à faire converger toutes nos exaspérations dans le cul-de-sac améliorantiste des complicités magouillantes de l’État et de ses laquais syndicaux n’avait pour objet que de dissoudre notre radicalité dans les circuits de la vacuité négociatrice…où les proxénètes pensionnés sont chargés de nous enfumer et de nous prostituer  pour un vulgaire salariat de merde perfectionné et une retraite de mort simplement mieux déguisée.

L’émancipation du prolétariat sera l’oeuvre des prolétaires eux-mêmes contre tous les mercenaires politiques et syndicaux de l’ordre républicain de la pourriture marchande…

La lutte de classe intrépide et réfractaire ne fait que commencer…

Le reflux des Gilets Jaunes et le recul des grèves de cet hiver annoncent des réapparitions et des retournements d’envergure à mesure que la baisse du taux de profit ne va cesser de s’intensifier…

La crise généralisée du chaos financier, industriel et commercial n’a pas encore dit son dernier mot… ET IL SERA TERRIBLE !

Sans nul doute, il convient que la contre-révolution du Capital ait terminé de produire tous ses ouvrages pour que l’œuvre révolutionnaire anti-capitaliste puisse enfin commencer de produire à son tour les premiers débuts de son véridique mouvement historique …

En Avant toujours et plus Loin…vers la grève sauvage généralisée contre tous les technocrates politiques, syndicaux et médiatiques de l’ordurerie capitaliste et pour le surgissement d’un monde de relations humaines et donc sans argent ni État !

A bas l’imposture sociétale et contre-révolutionnaire de tous les VRP bobo-écolo-homo-immigrationnistes et féministes de l’internement capitaliste sans cesse ré-actualisé !

Vive la lutte de classe radicale du prolétariat révolutionnaire pour la destruction mondiale de la marchandise, du salariat et de l’État !

VIVE LA COMMUNE UNIVERSELLE !

Janvier-février 2020

 

Analyse politique: L’arnaque de la grève réformiste, escroquerie gouvernementale… une fois de plus (Guerre de Classe)

Posted in actualité, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 27 décembre 2019 by Résistance 71


Conseils de travailleurs et communes libres

 

L’arnaque de la grève réformiste du père Noël syndicaliste est une belle et sale escroquerie gouvernementale de fin d’année

 

Collectif Guerre De Classe

 

26 décembre 2019

 

Mais, par-delà la question si mal posée des retraites, une gigantesque colère prolétarienne monte cependant des tréfonds de la réalité historique de la crise du Capital…

Les syndicats sont débordés par leur base…
BFM, 21 décembre 2019

Grève : la base durcit le mouvement…
CNews, 24 décembre 2019

Au lieu du mot d’ordre conservateur: “un salaire équitable pour une journée de travail équitable”, il faut inscrire… le mot d’ordre révolutionnaire: “Abolition du salariat”.
Charles Marx, 1865

La crise du Capital total réalisé est bien la crise totalement réalisée du Capital…

Le spectacle démocratique de la révolution mondialiste du Capital est une mystification totalitaire tous azimuts qui a d’abord pour fonction de faire oublier que toute la vie concrète  est désormais sous contrôle de la falsification marchande généralisée, exceptée la tendance historique à toujours voir renaître – malgré tout ! -l’autonomie prolétarienne en tant que lutte de classes radicale contre la liberté despotique du profit.

Ainsi, on a le mondialisme des fourberies de Davos pour les racailles bancaires les plus traditionnelles et l’alter-mondialisme des perfidies de Porto Allegre pour les crapules sociétales les plus modernistes. Mais, l’un comme l’autre ne font finalement qu’assumer des rôles complémentaires que Wall Street, l’ONU,  l’OTAN, l’OMS et tous les cénacles putrides de la fausse existence leur ont attribué en fonction des clientèles à rassasier… L’un et l’autre, en tant qu’expressions du marché spectaculaire de la domestication ne sont là que pour mettre en avant le libre-échange universel des marchandises dont l’homme n’est plus là que le dernier appendice circulatoire chosifié…Les multinationales de la dévotion financière font de la sorte promotion du progressisme infini de la valeur d’échange par le biais de toutes leurs succursales pourries, de toutes les droites et de toutes les gauches de la mutilation humaine lesquelles n’ont qu’un seul et unique ennemi ; l’identité historique et enracinée du prolétariat combattant contre  le si triste bonheur commercial…

Pour que la république capitaliste de la démocratie marchande puisse continuer à nous écraser, il faut qu’elle nous enferme dans l’idiotisme de la revendication arc-en-ciel féministe, immigrationniste et homosexualiste du maintien de l’ordre de la consommation sans fin… Ainsi, la grève actuelle officielle est-elle une manipulation étatique du maintien de l’ordre capitaliste qui utilise la colère prolétarienne montante pour mieux l’anesthésier dans la tyrannie de la religion obligatoire du capitalisme vert de la nouvelle rentabilisation du monde avant de pouvoir tenter de la liquider…

Comprendre la lutte de classe du prolétariat réel, c’est,  comme l’aurait dit Hegel, essentiellement dé-masquer les ruses de l’impérialisme mondialiste de la crise du Capital…

L’anti-racisme des discriminations positives du Capital en recherche de main d’œuvre souple et consommatoire facile, le féminisme nombriliste des nouvelles cheffes d’entreprise, le fétichisme solipciste de la marchandise LGBTQ et compagnie et les fadasseries de l’écologisme financier forgent la centralité aliénatoire de la révolution des diversités abruties  et des fantasmagories novatrices du nouvel ordre mondial de la spéculation… L’on comprend dès lors que le vieux mâle blanc classique, hétérosexuel communard de juin 1848, de mai 1871 et de mai 1968 doive là disparaître dans l’écriture inclusive de l’hébètement libre-échangiste mondialisé … Pourtant, des Gilets Jaunes à l’agitation insoumise des cheminots, partout des prolétaires in-subordonnés viennent dire NON à ce programme policier en considérant qu’ils n’ont pas encore prononcé leur dernier mot d’in-discipline profonde…

 Toutefois, il faut comprendre que les saloperies et puanteurs infinies du capitalisme ne sont pas à attribuer à telle ou telle forme particulière de rapports de production capitalistes, mais à l’essence profonde de ces rapports en eux-mêmes. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est là, tout simplement, à la crise historique de la valeur d’échange cataclysmique, avec ses agressions répétées contre les salaires et les conditions de travail qui en découlent en tout lieu et en tout instant avec la dislocation de toutes les prestations sociales, c’est l’empirement constant de la cassure socialo-territoriale entre la France périphérique du prolétariat récalcitrant mis à l’écart et les métropoles privilégiées du mondialisme servile avec leurs banlieues clientélisées… Ce sont les guerres permanentes que l’impérialisme géo-politique de la loi de la valeur mène par de multiples procurations terroristes étatiques déguisées et insidieuses… Ce sont les conséquences logiques et inévitables du système commercial de la crise du spectacle de la marchandise qui, même s’il était mieux administré, ne prendrait pas un autre chemin car il n’existe pas d’autre choix que celui de la prostitution marchande universellement et constamment réagencée et aggravée. C’est donc bien exclusivement la nature de merde du capitalisme qui produit par nécessité incontournable l’ensemble de ces effets abjects, monstrueux et in-nombrables.

Sur ce terrain, les directions policières des centrales syndicales subventionnées du gouvernementalisme  paniqué savent fort bien que les échéances les plus déterminantes arrivent… Et elles auront de plus en plus de difficulté à garder le contrôle d’un mouvement prolétarien de plus en plus débordant, incisif et in-subordonnable…Un an après le début du surgissement des Gilets Jaunes, les multiples grèves qui émergent aujourd’hui, expriment bien plus qu’une simple contestation de la casse du système des retraites… Elles viennent dire, sous des formes diverses et variées, que le temps de la lutte des classes est en train de revenir indocilement pour s’installer dans une longue durée percutante et acérée et que  toutes les mafias politiques du spectacle de la marchandise auront bien du mal à pouvoir éteindre l’incendie social généralisé qui se prépare pour demain.

A l’époque de la domination totale de la marchandise cosmopolite, mis à part  quelques très rares espaces de critique radicale quasiment inconnus de tous, il n’existe plus d’ouverture d’envergure à la compréhension historique totale – et donc de force historique susceptible de produire une alternative pratique et théorique à la reproduction thanatique infinie d’un monde cadavérique, de prédation et sans autre avenir que celui de la chosification interminable sans cesse réaménagée. Les réactions de rage sauvage, comme celles qui se sont exprimées pendant l’année 2019 avec les Gilets Jaunes, et qui sont en train de s’étendre partout sous des formes nouvelles, multiples et innombrables ont certes mis en perspective le retour de l’instinct de classe mais pour que la crise sans fin du capitalisme achevé rende enfin possible la transformation de cette tendance en puissance de conscience véritable, il faudra que l’absence de solution à la décadence de l’économie-monde  devienne pleinement et visiblement intelligible.

Cette dimension historique de fermentation désormais potentiellement in-gérable et qui augmente partout signe d’abord l’absolu échec de l’économie politique de la fausseté marchande à pouvoir résoudre les problèmes crisiques de la société de l’exploitation et à proposer quoi que ce soit pour y  remédier… Mais c’est exclusivement lorsque l’absence de perspective capitaliste d’ensemble deviendra pleinement remarquable que tout là alors pourra ad-venir humainement car il n’ y aura point, à cet instant, d’autre issue que la grève sauvage généralisée hormis la guerre des marchés qui conduit à la guerre militaire et à la précipitation de  tous les chaos financiers, terroristes et immigrationnistes qui font manœuvre planétaire pour les grandes manipulations étatiques de la tyrannie de l’argent.

La crise des Gilets Jaunes ayant fait enseignement, la classe capitaliste  s’alarme toujours davantage du fait que les surgissements des prolétaires les plus dépourvus puissent s’auto-organiser radicalement par delà les cordons sanitaires de la contre-révolution syndicaliste relayée par toutes les gauches et extrêmes gauche du Capital… A l’heure où, après des décennies de sabordage et de démolition, la crédibilité syndicale est au plus bas, toutes les centrales étatiques de l’emprisonnement réformiste sont donc contrainte de devoir simuler, de manière pressante,  le spectacle d’un succès syndical fictif. Ainsi, en prolongement de la mise en scène d’une forte mobilisation syndicale accompagnée d’une fausse reculade gouvernementale suivie de grandes palabres capitalistes soliloquantes débouchant explicitement sur une nouvelle détérioration des retraites, acceptée expressément par certains syndicats et trompeusement décriée par d’autres, la mystification sociale se réorganise… Il faut que toutes les polices syndicales de la marchandise puissent ainsi crier médiatiquement à la victoire partielle pour cacher la capitulation totale réelle et ainsi faire passer ultérieurement  toutes les autres attaques programmées par la crise intensive du taux de profit… De la privatisation du rail à la désintégration de l’hôpital public en passant par mille privatisations paramétrées, la guerre sociale tous azimuts est bel et bien enclenchée par l’État sous dominance de la Commission européenne de l’Otan pour démanteler l’assurance-chômage, l’assurance-maladie et toutes les zones de la sur-vie humaine encastrée dans l’abondance de la misère…

En fait, les appareils syndicaux – sous perfusion budgétaire étatique – ont seulement ici pour fonction de canaliser et de diriger le mouvement pour le limiter, de manière à le contrôler, afin de le dévitaliser et de la sorte éviter que le prolétariat ne passe de la lamentation réformiste à  l’auto- mouvement réfractaire pour  torpiller sa dynamique et le vendre du mieux possible au Capital et à l’État.

En négociant par petits tronçons et secteurs séparés, les appareils syndicaux et leurs larbins gauchistes prostituent  et sabotent la possibilité même de la réalité de la grève générale qui, d’ailleurs, a justement été conçue en sa caricature présente comme son anti-thèse en tant qu’elle n’aboutit de fait qu’à une extension d’espaces pré-cloisonnés contre-révolutionnairement… Ainsi, le mouvement social encadré de toutes parts a été artificiellement étendu au travers des barbelés syndicaux de toutes sortes, de manière compartimentée, périmètre professionnel par périmètre professionnel, en ayant bien entendu toujours été envisagé à l’inverse d’ une véridique grève générale interprofessionnelle reconductible de tous les prolétaires ( au travail comme au chômage ! ). De cette manière, la classe ouvrière à été découpée en segments solitaires sans liaison pour préparer les diversions orchestrées de la journée sans issue du 5 décembre ainsi que de toutes celles qui lui ont fait suite pendant que les marchandages bureaucratiques déguisés et codés avec le pouvoir se sont mis en place pour briser la mobilisation de l’intérieur. On le voit ainsi dans tous les secteurs et pour toutes les catégories, les gros bonnets syndicaux  sont tous reçus, furtivement ou ostensiblement par les représentants gouvernementaux Tous pactisent et traficotent dans le dos des prolétaires. Tous se sont mis à table dès le début et comme toujours puisque c’est là leur fonction organiques de misérables chiens de garde du Capital…

Comment comprendre le vrai sens de la  manigance des structures syndicales de tous bords, qui s’étant toujours prononcées contre le principe de la grève générale illimitée considérée  comme irresponsable, puissent aujourd’hui se présenter comme à son initiative ? En vérité, tous les signaux sociaux en France sont dorénavant passés au rouge vif et les appareils syndicaux de l’État en décomposition ne peuvent supporter l’idée que les hospitaliers,  les cheminots, les ouvriers de l’automobile, de l’énergie ou des transports, les pompiers, les paysans et les artisans prolétarisés, s’engagent sur la voie de la grève sauvage bloquante comme l’on fait récemment les cheminots incontrôlables du technicentre de Châtillon.

Rien dans la phase de décomposition économique et sociale actuelle n’alarme tant les policiers syndicaux épouvantés et les dirigeants gouvernementaux terrifiés que de voir réapparaître l’exaspération prolétarienne auto-organisée, qui décide elle-même du moment de ses actions, de ses buts et des moyens à engager, en total refus de la compromission, de la soumission et de la gesticulation réformiste.

La seule chose qui fasse trembler le vieux monde de la dictature démocratique du travail et de l’argent, c’est  l’auto-mouvement d’une véritable action de masse des prolétaires laquelle ne peut avoir lieu que si, à la base, ces derniers s’organisent par eux-mêmes et pour eux-mêmes en comités de base maximaliste et se coordonnent subversivement localement, régionalement et nationalement comme ont commencé  à le faire les Gilets Jaunes les plus récalcitrants et comme cela a déjà été entrepris dans plusieurs hôpitaux publics et dans certains dépôts de cheminots…

Évidemment, les média n’ont pas cessé de disserter à propos de cette pitoyable « convergence » commerciale des luttes entre syndicats et Gilets Jaunes afin de mieux noyer l’ensemble en un lamentable cortège mortuaire revendicativiste qui permettrait d’étouffer progressivement les flux d’effervescence ouvrière… Tout cela n’a qu’un objet,  aider les syndicats et leurs relais gauchistes à consigner la lutte sur le terrain débiliste du sociétal pro-immigré-bobo-homo-écolo du capitalisme verdoyant afin que le vieux fond communard des gaulois réfractaires ne puisse en revenir à vouloir ordonner l’autonomie révolutionnaire contre l’argent et l’État…

En la période actuelle de crise généralisée de la société du spectacle marchand, les Gilets Jaunes expriment fondamentalement la France périphérique du salariat et péri-salariat du privé déjà totalement démuni pendant que les grèves de cette fin-décembre représentent, elles, celles des derniers bastions du public et du para-public désormais en situation d’être  à leur tour paupérisés et démontés par la logique de l’américanisation bruxelloise du monde…La seule possibilité de liaison véritablement organique entre ces deux mondes décalés de l’hétérogénéité prolétaire étant exclusivement de casser l’infiltration gaucho-gauchiste de la marchandise en leur sein en brisants les cordons sanitaires des syndicats, des partis et des sectes de la Sainte-Alliance capitaliste de l’anti-racisme, et du LGBTQ-écologisme qui élabore le cœur stratégique des grands divertissements  de la contre-révolution de la servitude sans fin

Les journées d’in-action lamentable sans cesse répétées et ponctuées de déplorables  processions de troupeaux-sandwich affublés d’auto-collants syndicalistes minables sont là pour esquinter et user l’effervescence  gréviste… Le spectacle de la justification mensongère a donc dû déplacer le malaise ressenti face à l’étirement stérile d’un conflit social préfabriqué vers l’impasse théâtralisée de la simple préservation des médiocres acquis…Ainsi, se sont imposées les transactions masquées et perverses entre le gouvernement de la crise capitaliste et ses propres appareils syndicaux lesquels jouent aux interlocuteurs de fausse opposition tout en défendant leurs propres privilèges corporatifs réels tournés tout entier notamment vers le magot des  millions des comités d’entreprise d’EDF, de la SNCF ou de la RATP…Rappelons du reste que lorsque les annuités du privé sont passées en 1993 de 37,5 ans à 40, aucune structure syndicale huppée du secteur public n’est naturellement venue s’agiter pour mobiliser en faveur du prolétariat du secteur privé…

Les notabilités syndicales du Capital peuvent faire mine de  répondre au mécontentement montant du prolétariat en allant à sa rencontre  pour mieux le dompter dans des imbroglios d’unité intersyndicale plaintive relayés par des AG inter-catégorielles muselées et arrangés avec l’aide des rabatteurs gauchistes qui valorisent l’idée de promenades syndicales durcies, il s’agit toujours de démoraliser les prolétaires afin de trouver la meilleure solution pour aller vite terminer la grève. Cependant dans la phase présente de décomposition sociale, il sera de plus en plus difficile à la gauche et à l’extrême gauche du Capital moribondes d’avoir un contrôle opérant durable sur le déroulement de la lutte puisque celle-ci risque à terme de devenir massive. Une fois en mouvement, même encadré par les professionnels de toutes les gendarmeries mobiles du syndicalisme, le prolétariat se rend néanmoins compte de sa force de classe et il saisit parfaitement  à quel point celle-ci – à mesure qu’elle se déploie – épouvante la classe capitaliste et tous ses relais. Dans la période historique que nous rencontrons et en prolongement du soulèvement des Gilets Jaunes et malgré le beau rôle totalement factice dévolu par le spectacle médiatique aux dispositifs d’encadrement syndicaux, la méfiance prolétaire face aux manœuvres et intrigues de toutes les centrales demeure prépondérante… C’est ce qui explique pourquoi toute la décomposition gauchiste trotsko-libertaire tient un langage d’apparence critique envers les bureaucraties mais pour mieux soutenir les appareils qu’elle rêve d’investir afin d’en fabriquer les écoles de nouveaux chefs.. Ainsi, le gauchisme de la marchandise racole derrière les états-majors syndicaux de l’État avec pour seul projet de tuer la désobéissance en la métamorphosant en simple réformisme extrême

Si le mouvement actuel ressemble pour une large part  à celui de 1995 lequel avait finalement effacé toute possibilité d’envergure de retour du  mouvement social pour plusieurs décennies, le développement de la crise sociale a fait beaucoup bouger les choses et même si la radicalité et l’anti-syndicalisme  ne sont pour l’instant qu’encore embryonnaires, incertains ou sporadiques, on voit cependant toute la difficulté pour la force publique syndicale d’enfermer la dynamique collective dans une simple somme rétrograde de soumissions corporatistes… Dès lors, l’issue va de soi… Dans la perspective dialectique du déterminisme historique des délabrements financiers et industriels ;  ou le Capital parvient à enfermer la grève dans une juxtaposition de conflits sectoriels, ce qui permet aux partenaires syndicalo-gouvernementaux d’étouffer cas par cas le bouillonnement social , en privilégiant relativement les statuts des secteurs les plus vitaux de la reproduction capitaliste, ou l’aspect sectoriel et la grève défensive des flics sociaux vole en éclats sous le poids d’une dynamique offensive qui tourne le dos au passé et à toutes les syndicraties capitalistes de préservation du bagne salarial…

C’est la crise accélérée du mode de production capitaliste qui amène l’ensemble des fractions  syndicales et politiques du totalitarisme de la liberté du profit à apporter leur faux soutien empoisonné à  la tendance historique actuelle vers la généralisation des luttes pour mieux en contrôler le développement et ainsi pouvoir en abîmer et neutraliser le déploiement.

Le Capital est en crise gigantesque, non seulement en crise financière et monétaire en raison d’une saturation de tous les marchés planétaires et du délire systémique d’endettement qui s’en est ensuivi partout mais d’abord parce qu’il se rapproche dangereusement de sa zone historique d’auto-invalidation en raison de cette inéluctable tendance à la baisse du taux de profit qui le conduit à la mort quand la domination totalement réalisée de sa logique dissout totalement la logique réalisée de sa domination. La longue croissance fictive des dernières années du siècle passé a partout contribué à augmenter la pression sur les gouvernements et le patronat pour qu’ils rationnent intensivement les commodités salariales insidieuses issues de la reconstruction d’après guerre.

De longues décennies de refluements, de grèves échouées, découragées, morcelées ou bousillées dans  un perpétuel bourrage de crâne sur les joies marchandes du totalitarisme démocratique sans frein, n’ont pas mis un terme à la lutte historique des classes. La Vieille Taupe des profondeurs vitales na pas cessé d’œuvrer dans l’âme des terres de la belle et vraie vie…Les Gilets Jaunes ont marqué le début d’un grand réveil..  Par conséquent et à l’inverse de toutes les crétineries sociologiques de l’abrutissement universitaire et médiatique qui nous expliquaient que le prolétariat avait disparu, même si elle se trouve encore endiguée et orientée derrière les ballons, banderoles et boniments syndicaux, l’exaspération de classe demeure là,  bien porteuse de lendemains anti-politiques déterminésLa classe capitaliste n’a plus les moyens d’accorder des réformes redistributives ni de berner la classe ouvrière  avec des promesses électorales convaincantes. Par suite, il deviendra de plus en plus frappant que lorsque les syndicats encadrent des grèves pour les discipliner, ils ne le font bien sûr aucunement pour conforter  la classe ouvrière vers son homogénéisation historique d’émancipation mais pour l’exact opposé de subordination… Alors, il conviendra bien de vérifier à l’avenir que la force d’une lutte de masse est proportionnelle à son combat visant à expulser ces derniers de son propre mouvement.

La fonction des syndicats, marchands officiels de la force de travail exploitée, lorsque survient la grève et plus encore la grève générale, c’est d’abord de trouver le moyen d’en sortir au plus vite pour que le prolétariat mystifié, dévié et contenu puisse enfin retourner rapidement à l’ouvrage serviliste de la production capitaliste.

Animer nous-mêmes nos luttes sur le terrain de la vie humaine reconquise à l’encontre de toutes les forces de la mort capitaliste qui transforment nos existences en simples points de calcul, de rentabilisation travailliste, d’hospitalisation ou de retraite, c’est dire que notre lutte de classe pour un monde sans argent ni domination,  ne vise pas à geindre, négocier, moderniser ou améliorer car l’on ne peut pactiser avec le diktat de la quantité, de l’illusion et de la domestication …

Nous refusons la réforme des retraites mais, en affirmant cela, nous savons du même coup  que nous ne voulons d’aucune réforme d’aucun espace capitaliste, que cela concerne  l’électricité, les télé-communications, le Rail, l’Hôpital, l’industrie automobile et tout le reste…

Il n’existe pas de lutte des classes pure, linéaire et rapidement révolutionnaire…C’est par une dialectique de longue durée contradictoire et difficultueuse que le réformisme s’abolit lui-même lorsque la possible reproduction réformatrice du Capital ne parvient plus à reconduire ses conductions. La révolution sociale est le moment ultime de tous ces flux et reflux par lesquelles le prolétariat se cherche et finit par se trouver enfin en son auto-abolition historique quand le spectacle de la crise marchande devient justement ultime en raison du fait déterministe qu’aucune restructuration supérieure ne peut plus être envisagée…

Les moments historiques qui viennent en cette année 2020 qui s’annonce brûlante seront décisifs précisément parce qu’après la dialectique de rétrogression des Gilets Jaunes et des grèves actuelles, l’essor de toute autre chose s’engagera alors à pouvoir prendre potentiellement naissance…

A quel moment le mouvement social pourra t-il déboucher sur une véritable crise révolutionnaire à l’échelle mondiale ? Tout simplement lorsque la crise historique du taux de profit le permettra mais en ce seul sens que cette crise – par delà les simples problèmes de rentabilité capitaliste – sera d’abord la crise du taux de l’exploitation, la crise de l’humanité aliénée dans l’implication réciproque devenue impossible entre le prolétariat et la marchandise…Et là comme l’avait fort bien prévu Marx, la France, éclaireur séditieux de l’Europe montrera la voie au reste du monde, en renouant le long fil du temps communeux vers un monde sans argent ni État…

A bas toutes les rénovations de la prison salariale et étatique !

A partir du 5 décembre et de tout ce qui a fait suite et de tout ce qui viendra après… Faisons émerger des comités d’auto-direction révolutionnaire vers la lutte de classe la plus extrémiste possible… Partons des  Gilets Jaunes pour aller au-delà, toujours plus loin et faire rejaillir la Commune insurrectionnelle contre l’économie et la politique… Auto-organisons-nous partout afin de  localement, régionalement et nationalement faire survenir la Communauté de combat de l’auto-abolition du prolétariat !

Si nous le faisons, l’avenir de joie humaine en l’infini de l’Être est pour nous !

Sans cela, l’obligation de soumission est notre futur obligatoire d’assujettissement continu…

Notre vie ne veut pas se vendre et elle ne veut acheter aucune hallucination ou mirage pour s’empêcher de voir le réel … C’est de cela seul qu’il est question et c’est pourquoi nous disons Merde à tous les partis et syndicats…

Merde à toutes les idéologies, tous les États, synagogues, mosquées, sanctuaires et temples maçonniques de la marchandise et de la génuflexion…

Lançons-nous dans la grève générale radicale et illimitée ! Dehors les bureaucrates, bloquons tout !

Impulsons dans tous les lieux d’exploitation des Assemblées Générales souveraines vers l’insurrection maximaliste contre l’argent et l’État ! 

Mettons immédiatement en place des structures de solidarité,  de grève et de coordination, de plaisir et de réjouissance !

A bas l’imposture sociétale et contre-révolutionnaire de tous les clowns bobo-écolo-homo-immigrationnistes et féministes de la captivité capitaliste sans cesse modernisée !

Vive la lutte de classe radicale du prolétariat révolutionnaire pour la liquidation universelle de la marchandise, du salariat et de l’État !

Vive la Commune universelle !

 

 

Le texte en version PDF:

Guerre_de_Classe_Grêve_2019

 

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Quand les rues sont jaunes de monde…

A bas les grèves réformistes des impostures marchandes (Collectif Guerre de Classe)

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 7 décembre 2019 by Résistance 71

 

A bas les grèves père noël des impostures marchandes

 

Collectif Guerre de Classe

 

Décembre 2019

 

Les contre-révolutionnaires syndicaux et politiques du spectacle capitaliste veulent nous faire marcher.

Faisons les courir en détruisant de fond en comble la dictature démocratique de l’argent totalitaire !

La crise des retraites c’est la crise du Capital !

La déliquescence de la protection sociale de notre esclavage, c’est la déliquescence de l’esclavage de notre protection sociale !

Les flics syndicaux et politiques de la marchandise progressiste voudraient nous voir crever agréablement dans un capitalisme bien tempéré, socialo-débiliste, écolo-bobo, humano-bio-équilibré, féministo-immigré, homo-consommateur… dans la bonne harmonie servile de la prison salariale, de ses retraites mieux réparties et de la sur-vie indéfiniment reproduite dans le camp de concentration de la misère marchande joyeusement omni-présente.

On s’en fout !

On veut pas crever mieux, on veut vivre vraiment !

Cette grève « pompes funèbres misérables » destinée à faire converger toutes nos colères dans le cul-de-sac réformiste des complicités magouillantes de l’État et de ses larbins syndicaux n’a pour objet que de dissoudre notre radicalité dans les circuits de la vacuité négociatrice où les technocrates subventionnés iront nous vendre pour un salariat de merde amélioré et une retraite de mort mieux décorée.

L’émancipation du prolétariat sera l’oeuvre des prolétaires eux-mêmes contre tous les services d’ordre politiques et syndicaux de l’ordre républicain de la pourriture marchande…

La lutte ne fait que commencer…

Le père Noël de la défense du progrès social capitaliste est toujours une ordure…

En avant …vers la grève sauvage généralisée contre tous les bonzes politiques, syndicaux et médiatiques de la merde capitaliste et pour l’abolition du salariat et de l’État !

VIVE LA COMMUNE !

 

 

Le texte sous forme de tract PDF:

tract-GDC-A_bas_les_greves_des_impostures_marchandes

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Résistance politique: Contre les guerres de l’avoir, la guerre de l’être (Guerre de Classe)

Posted in actualité, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 24 octobre 2019 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

24 octobre 2019

 

C’est avec grand plaisir que nous relayons cet essai du Collectif Guerre de Classe, que Jo nous a mis en format PDF pour en faciliter la lecture.
Au delà du fait de la concordance des conclusions de cet essai avec notre propre réflexion mise en page dans deux essais successifs, nous tenons ici à exprimer la satisfaction de voir que des réflexions s’opérant sur des chemins de pensée en apparence différents, finalement convergent en la formulation d’une réalité indubitable sur laquelle il convient maintenant d’agir pour changer le paradigme de la société humaine. Cette réalité est de comprendre et d’accepter qu’il n’y a pas de solution au sein du système imposé (étatico-capitaliste), qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir.

Bien entendu, il y aurait toujours matière à pinailler sur certains détails, mais tout ceci ne serait finalement que futilité devant une certaine réconciliation conclusive d’une pensée marxienne (GDC) et d’une pensée anarchiste (R71) au delà de toutes les divisions et impostures induites qui ont piégé une certaine partie de la pensée radicale dans le confort réformiste de la supercherie étatique et marchande.
Au bout du chemin de la réflexion, tout en l’exprimant différemment, nous parvenons à la même conclusion de synthèse ne voyant de solution objective que dans la déchéance et l’abolition de la dictature étatico-marchande, empire de l’avoir, pour un retour aux racines profondes de la société de l’être dans sa diversité complémentaire acceptée. Pour ce faire, à bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent et à bas le salariat, ces maillons de la chaîne de l’esclavage maintenu pour le seul profit du plus petit nombre.
Vive la Commune ! Vive la Société des Sociétés !

 

Le texte de Guerre de Classe (version pdf) :
Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

 

Quelques citations amuse-gueules prises dans l’ordre de lecture de l’essai:

« Dans la communauté primitive, il n’y a pas d’organe séparé du pouvoir parce que le pouvoir n’est pas séparé de la communauté parce que c’est elle qui le détient comme totalité du détenir de l’ensemble de ses capacités à être et à préserver cet être. L’exemple des communautés primitives de tous les continents nous enseigne que la division n’est pas inhérente à l’être du groupe et qu’en d’autres termes l’État n’est pas éternel puisqu’il a, ici et là, une date de naissance et qu’il aura aussi d’ailleurs une date de mort. »

« Société, propriété et commandement, ne sont pas des institutions nées avec l’espèce humaine et dont celle-ci a besoin pour vivre la réalité de son être. Lorsque ces trois institutions firent leur apparition en même temps que la dialectique de l’avoir, les hommes vivaient depuis longtemps en communauté. En démontrant cela de façon rigoureuse, l’histoire démontre aussi qu’un jour ces trois institutions disparaîtront. Et la guerre de classe révolutionnaire du retour à la communauté de l’être n’écrit pas en son projet la modification, la réforme ou la transformation mais la destruction de ces trois bases de la civilisation: société, propriété, État. »

« Que ce soit sous la forme d’un appui à telle ou telle fraction capitaliste ou à tel ou tel racket national-marchand, sous la forme d’une allégeance au mythe du suffrage universel comme moyen d’émancipation sociale, ou sous la forme plus entortillée encore du parlementarisme soi-disant révolutionnaire ou des luttes de libération nationale qui n’ont d’autre signification que le changement de puissance de tutelle pour les prolétaires concernés. Des parties entières du prolétariat renoncèrent ainsi à toute pratique subversive de classe et furent cooptés par l’État pour la défense du système capitaliste, suscitant de la sorte une des causes majeures des multiples défaites fondamentales subies.
[…] Révolution sociale contre l’État ou réforme de l’État. Voilà le point d’ancrage de la ligne de démarcation entre retour au communisme accompli de l’être et perpétuation des servitudes de l’avoir. »

« C’est l’espèce humaine réunifiée et enfin consciente d’exister comme espèce de l’existence consciente qui seule permettra à ses membres d’agir en toute satisfaction humaine de l’être, c’est-à-dire en harmonie de nature, dans et pour la communauté. »

« Le communisme n’est pas la gestion ouvrière de la marchandise. Ce n’est pas non plus le produit de la terreur et de l’armée rouges qui n’ont jamais été que du réformisme armé pour continuer la prison salariale sous d’autres formes. […] Le communisme n’est pas le prolongement du capitalisme redistribué aux ouvriers, c’est le mouvement de destruction de la tyrannie de l’avoir qui engendre le dés-asservissement de l’être. »

« Aucune vie nouvelle ne pourra vivre sa rupture existentielle avec la marchandise en se mettant en marge de l’État car si elle est dés-accord réel avec le capitalisme elle se heurtera nécessairement à l’économie politique de la misère dont elle annoncera la dissolution.
Pour réaliser leurs besoins et leurs désirs humains, les prolétaires doivent se nier en tant que prolétaires et détruire le mode de production dans lequel les capacités de leur vivre ne sont plus que marchandise. »

« Le communisme à venir est le retour à soi-même du communisme primitif. Mais la révolution communiste telle qu’elle pose là l’achèvement du mouvement historique de l’aliénation de l’être en l’avoir, ne se conçoit pas en tant que dynamique d’un revenir au même mais comme ad-venir réel de l’être de l’homme à l’être générique de son humanité communautaire. Le communisme primitif était substantiellement étriqué de par la non-universalité unitaire de son expression et la conscience bornée qui en résultait et pour laquelle l’horizon du groupe constituait finalement la seule perspective cosmique. Le communisme de demain, lui, Gemeinwesen universelle de l’être véritable signifie épanouissement du cosmos comme auto-accomplissement de la vitalité naturelle enfin consciente d’elle-même. »

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