Archive pour CNT-AIT

Histoire de l’anarchisme (documentaire vidéo)

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Résistance 71

3 septembre 2017

Remarquable documentaire sur l’histoire de l’anarchisme de Tancrède Ramonet, diffusé sur Arte.
Ce documentaire était déjà sorti sur la toile en 2016 dès sa diffusion, et nous l’avions relayé, mais avait été supprimé. Il est de nouveau disponible. Cette historiographie de l’anarchie remarquablement documentée s’étend de la 1ère révolution industrielle (vers 1810) jusqu’à la seconde guerre mondiale. La dernière partie sur la révolution espagnole de 1936-39 est très bien faite et expliquée.
Le documentaire passe également en revue la révolution mexicaine de 1911, souvent très mal connue ainsi que les mouvements anarchistes en Chine et au Japon.

A voir et diffuser sans aucune modération…

 

A voir de manière complémentaire, le remarquable documentaire que nous avons posté il y a 4 ans:
« Vivre l’utopie », sur l’histoire de la révolution sociale espagnole 1936-1939:

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Pour un changement de paradigme politique: Anarchix l’intrépide et…

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L’intrépide anarchie

Anarchisme et mouvements sociaux

 

Robert Graham

 

1er Août 2016

 

url de l’article original:

https://robertgraham.wordpress.com/2016/08/01/fearless-anarchy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui, bien des anarchistes se font les avocats non seulement de travailler au sein d’une plus grande base de mouvements sociaux, mais aussi d’aider à établir des mouvements populaires qui depuis leur création adopteraient un principe de groupe d’affinité décentralisé fondé sur des structures organisationnelles qui forment des réseaux horizontaux et des assemblées populaires où le pouvoir demeure avec la base et non pas dans une administration hiérarchique, une bureaucratie ou une entité exécutive.[i]

Mais ce concept peut aussi bien être remonté jusqu’à l’Internationale (ouvrière), car ce furent les fédéralistes, les anti-autoritaires et les anarchistes au sein de l’Internationale (AIT) qui insistèrent sur le caractère démocratique direct des organisations propres aux travailleurs, incluant l’Internationale elle-même, sur les fédérations volontaires fédérées les unes aux autres, car elles fournissaient la base même de la société future. Les anarchistes contemporains ont simplement développé des façons plus sophistiquées de mettre en pratique de telles idées et d’empêcher les mouvements de tomber dans la cooptation et la transformation en des organisations pyramidales.

La “pyramide inversée” du XIXème siècle anarchiste est obsolète, avec des groupes à plus petite échelle se fédérant en des fédérations plus importantes, résultant ultimement en des fédérations internationales composées de groupes composant les étages de la base des fédérations. Le problème de ce type d’organisation est que les structures supérieures de ce type de fédération peuvent être transformées en des corps gouvernant, particulièrement en temps de crise, comme Marx et Engels tentèrent de le faire pour le Conseil Général de l’Internationale et d’en faire un pouvoir exécutif après la suppression/répression de la Commune de Paris.

Au lieu de fédérations organisées de la “base au sommet”, bien des anarchistes contemporains se font les avocats d’imbriquer des réseaux horizontaux ensemble comme ceux qui ont émergé des mouvements sociaux contre le néolibéralisme: le mouvement “horizontalidad” en Argentine et le mouvement Occupy (Wall Street et ses extensions), leurs réseaux sans centres [ii]. Ces mouvements contemporains ont été capables, du moins pour un temps, de briser l’isolation favorisée par les groupes anarcho-communistes autonomes depuis la fin du XIXème siècle en Europe lors du renouvellement de l’implication anarchiste au milieu des années 1890, ce qui donna naissance à des mouvements variés révolutionnaires anarcho-syndicalistes en Europe et sur le continent des Amériques.

Ce qui est différent au sujet des approches anarchistes contemporaines envers l’organisation est qu’elles font la jonction entre le groupe d’affinité, les assemblées populaires et des réseaux plus vastes d’organisations et de mouvements similaires d’une manière inconnue aux groupes anarcho-communistes du XIXème siècle et ce sans s’en remettre à des formes plus permanentes et institutionnalisées par les anarcho-syndicalistes dans leurs organisations fédéralistes. Les organisations syndicales ont toujours été en danger de se transformer en des organisation pyramidales bureaucratiques, comme cela s’est produit finalement avec la CGT française pendant la 1ère guerre mondiale et même avec la révolution russe, lorsque la CGT est passée sous contrôle marxiste. Sous la pression de la guerre civile espagnole, même la CNT anarcho-syndicaliste, commença à sombrer dans l’organisation bureaucratique.

De bien des façons, ces formes contemporaines d’organisation anarchiste réfléchissent l’image de la vision anarcho-communiste d’une société dans laquelle, des propres mots de Kropotkine, “des associations se modifiant en permanence… portent en elles-mêmes les éléments de leur durée et assument constamment de nouvelles formes qui répondent au mieux aux aspirations multiples de tous.” [iii] En faisant ce genre d’organisations, comme les groupes d’affinité, la base de leur travail de réseaux horizontaux, les anarchistes contemporains ont créé des organisations non-hiérarchiques qui ne font pas que préfigurer, mais se réalisent dans l’ici et le maintenant en des formes organisationnelles se confortant avec un future anarcho-communiste au sein du contexte de plus vastes mouvements pour un changement social radical.

Robert Graham

[i] Graeber, “The New Anarchists,” in Anarchism Vol. 3, “The New Anarchism,” ed R. Graham, 2012: 1-11.

[ii] Graham, ibid: 572-576.

[iii] Graham, Anarchism Vol. 1, “From Anarchy to Anarchism,” 2005: 142.

=+=

“Quel rôle l’État ou le gouvernement ont-ils joué dans l’effort d’amélioration de la société, d’innovations et de découvertes ? Aucun, ou plutôt aucun de positif. C’est toujours l’individu qui a accompli le miracle, généralemet en dépit des interdictions, des persécutions et de l’intervention de l’autorité… L’État n’est que l’ombre de l’Homme, l’ombre de son obscurantisme, de son igorance et de sa peur.”

~ Emma Goldman ~

Résistance politique: La révolution libertaire espagnole et l’autogestion de 1936-39 ont posé les jalons du futur !…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, pédagogie libération, philosophie, politique et social, société libertaire, syndicalisme et anarchisme with tags , , , , , , , , , , , , , , on 31 mars 2012 by Résistance 71

Nous engageons notre lectorat à visionner ce remarquable documentaire espagnol (2007, diffusé sur Arte) sur la révolution libertaire anarcho-communiste de 1936-39, que nos livres d’histoire tronqués appellent de manière bien réductrice et pour cause; la guerre d’Espagne.

Pourquoi ? Parce que ce documentaire sur la révolution espagnole libertaire de 1936-39 est plus que jamais d’actualité au vu ce qu’il se passe en Grèce, en Espagne et bientôt en France n’en doutons pas un instant. Il restitue le contexte historique de la guerre d’Espagne, trop souvent réduit à la lutte simpliste entre les « républicains » et les « fascistes » et remet sous les feux de la rampe la révolution anarchiste que fut cette période avant tout. Solidement ancré en Espagne depuis 1868, l’anarchisme s’est développé en plusieurs étape jusqu’à la création du syndicat anarcho-communiste ou communiste libertaire de la CNT-AIT. Ce syndicat a eu plus d’un million et demi d’adhérents dans les années 1930 en Espagne et constituait de loin la première force d’organisation ouvrière du pays. En ce sens, nous avons pensé que ce documentaire valait une exception dans notre conception de l’information par les mots.

Le documentaire explique clairement le cheminement interne de la révolution et par de très nombreux témoignages de participants, hommes et femmes (dont certains très émouvants), livre les tenants d’une forme de société libertaire, qui fit tourner l’économie d’une nation sur le mode de l’autogestion. La révolution sociale espagnole a prouvé (ce que les livres d’histoire se gardent bien de nous dire afin de préserver le consensus du statu quo oligarchique) qu’un peuple pouvait parfaitement s’autogérer et se gouverner sans gouvernement officiel et sa clique habituelle de politiciens et de capitalistes parasites.

A l’heure où nous approchons du chaos économico-social téléguidé depuis les bureaux feutrés des institutions financières de Londres, Wall Street et Bruxelles et dont nos traîtres politiciens asservis seront les exécuteurs, il convient de nous inspirer des réalisations de l’Espagne libertaire pour agir solidairement avant qu’il ne soit trop tard. Comme le dit un des intervenants de cette révolution à la fin du reportage: « la société libertaire est la seule solution viable pour l’humanité. » Ceci ne sera jamais assez répété.

« L’avenir appartient à ceux qui osent. Quand on ne peut plus rêver, on meurt. » (Emma Goldman)

Viva la revoluciòn social !

— Résistance 71 —

 

Documentaire: Vivir La Utopia (en français) durée: 1H34

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