Archive pour CIA terrorisme d’état

Résistance à l’empire colonial: « Opération Chaos »… Quand la CIA espionnait l’American Indian Movement…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2016 by Résistance 71

“Entre 1972 et 1976, l’Indian Health Service (IHS) ou Service de Santé pour Indiens a stérilisé 42% des femmes autochtones en âge d’avoir des enfants. Le programme de stérilisation a affecté pratiquement toutes les femmes indiennes fertiles qui se rendaient ou furent emmenés dans un hôptial du IHS. Les femmes enceintes qui venaient accoucher furent trompées et obligées de signer des décharges de responsabilité. Lorsqu’elles sortaient d’anesthésie, elle avaient subi une ligature des trompes. Mème les femmes qui étaient hospitalisées pour des appendicites ou des maux de gorge étaient menacées d’avoir leurs enfants enlevés et placés par l’État ou de perdre leurs services sociaux si elles refusaient de se faire stériliser…”

~ Russell Means, 1995 ~

“En 1979, une révolution se produisit en Iran. A cause de la conférence de Genève et de nos liens amicaux avec l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine), L’American Indian Movement avait une grande crédibilité dans cette partie du monde. Tout comme l’OLP, nous étions vitalement intéressés à récupérer notre pays, notre terre et notre souveraineté.”

~ Russell Means, 1995 ~

 

Quand “l’Opération Chaos” ciblait l’American Indian Movement (AIM)

 

Russell Means a dit que les nations indiennes “vivent dans le ventre du monstre et ce monstre est les Etats-Unis.”

 

Brenda Norrell

Censored News

 

19 janvier 2016

 

url de l’article original:

http://bsnorrell.blogspot.jp/2016/01/operation-chaos-targeted-american.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1967, le président Lyndon Johnson créa l’Opération Chaos afin d’espionner les militants de l’American Indian Movement (AIM), les Black Panthers, les mouvements étudiants et les mouvements pacifistes contre la guerre du Vietnam.

Cette opération de la CIA rassembla des documents sur quelques 7200 citoyens américains, traçant leurs contacts avec de soi-disants “dissidents” d’autres pays.

Bien que pas mal de choses aient été divulguées au sujet du programme de contre-espionnage (COINTELPRO), bien peu a été écrit sur l’Opération Chaos. Il n’y a qu’une mention de cette opération espionnant les membres de l’AIM sur Wikileaks et le document n’est pas disponible en ligne.

Quoi qu’il en soit, d’autres documents sur internet révèlent le but de l’Opétation Chaos, un projet de renseignement secret hautement classifié de la CIA.

Les agents ciblèrent l’interaction des activistes américains avec des gens d’autres pays, les déclarant suspicieux et que les troubles sociaux se propageant aux Etats-Unis avaient pour origine l’étranger. Mais en fin de compte, les agents découvrirent que bien des troubles avaient pour origine les Etats-Unis, incluant le mouvement contre la guerre du Vietnam.

Les agents furent séparés des autres agents de la CIA et la première cible furent les mouvements pacifistes et les mouvements afro-américains ; puis l’AIM et les occupants de Wounded Knee furent ciblés.

Le rapport ci-dessous révèle comment la CIA a excédé son autorité en espionnant domestiquement ses citoyens au cours de cette Opération Chaos dans les années 1960 et 1970. (NdT: La loi américaine interdit à la CIA d’intervenir sur le sol américain. Elle ne peut légalement pas agir contre des citoyens américains intra muros.)

Document et historique de l’Opération Chaos: http://www.aarclibrary.org/publib/church/rockcomm/pdf/RockComm_Chap11_CHAOS.pdf

L’AIM fut le point de focalisation de l’espionnage du gouvernement US avant la prise et le siège de Wounded Knee (1973)

Les Amérindiens impliqués dans le mouvement pacifiste anti-guerre du Vietnam furent ciblés pour espionnage durant la période des années 1960 et 1970. Les Etats-Unis mirent en place des opérations domestiques, comme ce fut révélé lorsque le gouvernement US cibla entre autre la chanteuse folk Buffy Sainte Marie. Il y eut aussi des opérations à l’étranger, qui focalisèrent sur l’AIM et le voyage en Europe.

Durant un entretien au Dine’ College, Buffy Sainte Marie a dit que le président Johnson l’avait alors mise hors du circuit de la musique à cause de sa position contre la guerre du Viertnam et de sa chanson “Universal Soldier” http://bsnorrell.tripod.com/id99.html

Les câbles de correspondance américains révèle que le ministère des affaires étrangères US se concentrait sur l’espionnage en particulier de Russell Means.

Le gouvernement prit note et envoya un câble lorsque Russell Means, activiste Lakota, avait dit qu’une délégation d’Europe de l’Est planifiait “de gaver le président Carter comme une oie avec les droits de l’Homme”.

https://wikileaks.org/plusd/cables/1977STATE226024_c.html

Means avait promis d’exposer en Europe l’affaire du génocide des Amérindiens et recherchait un soutien pour “l’occupation étrangère” qui persistait sur le territoire d’Amérique du Nord et du continent. Les Etats-Unis étaient aussi préoccupés par le fait que la délégation de l’AIM en Europe en 1977 utiliserait des passeports de la confédération iroquoise, d’après le câble de l’agence d’espionnage.

Un document de Wikileaks montre qu’après le siège de Wounded Knee, l’AIM planifiait une convention sur les traités indiens près de Mobridge dans le Dakota du Sud en 1974. Les Etats-Unis étaient préoccupés que la Bolivie et le Mexique y participent. “Le gouvernement des Etats-Unis jugerait inappropriée la participation à cet évènement de la part de gouvernements étrangers.” Les Etats-Unis continuèrent d’essayer de savoir qui allait participer.

https://wikileaks.org/plusd/cables/1974STATE101850_b.html

Le gouvernement des Etats-Unis surveillait Russell Means comme montré ci-dessous:

https://wikileaks.org/plusd/cables/1977STATE237305_c.html

La relation de l’AIM avec la Libye créa aussi une alarme et des accusations du ministère des affaires étrangères US, comme révélé dans les câbles de l’époque.

Plus tôt, en 1973, la Confédération Haudenosaunee des 6 Nations Iroquoises avait engagé l’ONU et avait répondu à la requête en provenance de Wounded Knee pour être les médiateurs de paix dans le processus d’occupation.

Ces mots sonnent particulièrement vrais aujourd’hui alors que les médias présentent une version totalement biaisée de la véritable histoire de la Palestine.

NdT: remarque d’autant plus intéressante, que dans les années 1970-80, beaucoup d’argent fut dépensé pour envoyer des délégations amérindiennes (pas l’AIM bien sûr) des conseils de tribus et de bandes, US et canadiens, dépendants des gouvernements coloniaux, en Israël, où on leur bourra le crâne de l’idée suivante: “Vous les Indiens êtes des peuples comme nous en terre promise…” ce qui faisait le lien faussement et artificiellement entre la lutte autochtone amérindienne et le sionisme. Bien des universitaires de l’époque dont Vine Deloria Jr, furent retournés pour soutenir Israël alors qu’il est bien évident que si comparaison il y a, les nations et peuples premiers des Amériques sont les Palestiniens et non pas les envahisseurs coloniaux sionistes. La confusion a régné longtemps dans bien des esprits militants… C’était le but. L’AIM était plus proche du FPLP et de l’OLP, ce qui inquiétait le gouvernement US…

En janvier 1974, le département d’état US s’alarma lorsque des journalistes soviétiques planifièrent de voyager à Minneapolis. Les Etats-Unis les traquèrent pour voir s’ils étaient là pour couvrir le procès de ceux qui avaient occupé Wounded Knee. Une fois de plus le gouvernement US était terrifié que l’AIM puisse gagner un soutien international et par son habilité à le faire. Les Etats-Unis traquèrent aussi les informations diffusées à l’étranger concernant la couverture de l’information sur les problèmes des Indiens et des droits de l’Homme.

https://wikileaks.org/plusd/cables/1974STATE012511_b.html

Un document de Wikileaks vient de Genève en 1977, la déclaration sur la discrimination et les droits indigènes, qui réfère également à la stérilisation des femmes autochtones sans leur consentement. Les câbles de l’époque montrent également que le gouvernement des Etats-Unis traquait les commentaires de Russell Means en regard de la stérilisation des femmes indiennes aux Etats-Unis sans leur consentement.

Lisez plus au sujet de l’espionnage des Indiens aux Etats-Unis et des Premières Nations: http://indigenousresistancejuly2014.blogspot.com/2014/08/texas-spies-ponder-mohawks-stratfor.html

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Note de Résistance 71:

L’AIM envoya un délégué à Téhéran lors du conflit des otages de l’ambassade US sous la présidence Carter. L’Iran avait accepté que l’AIM soit le messager entre les otages américains de l’ambassade et les Etats-Unis. Le délégué de l’AIM fut John Thomas, un ami de Russell Means. Voici ce qu’écrivit Means en 1995 au sujet de cet épisode:

John T. nous servit d’ambassadeur itinérant visitant pour nous le Liban, l’Egypte, l’Iran. Lorsque les gardiens de la révolution islamique prirent l’ambassade US de Téhéran en otage, nous y envoyâmes John T. pour voir ce qu’il pourrait faire. Nous n’avions aucune confiance dans les téléphones, je suis sûr que la CIA et les Iraniens écoutaient chaque conversation téléphonique, il revint donc à New York pour s’entretenir avec Bill et moi…

Géopolitique et business: La cas d’école de la United Fruit Company (Chiquita) des frères Dulles…

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La United Fruit Company

 

David Macadam

 

Mai 2010

 

url de l’article original:

http://theoligarchkings.wordpress.com/2010/05/27/united-fruit-company/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note de Résistance 71: Cette entreprise en apparence si anodine (l’import-export de fruits, quoi de plus tranquille ?…) existe toujours aujourd’hui sous le nom de “Chiquita”. Elle est un cas d’école pour bien comprendre comment fonctionne le capitalisme monopoliste impérialiste et criminel, ainsi que ses rouages au sein des hautes sphères du pouvoir. Aujourd’hui, les “United Fruit Company” sont les ténors de l’agro-alimentaire, Monsanto en tête, directement liés aux sphères du pouvoir et toutes les grosses industries directement connectées par le jeu des portes tourniquets de coulisses, aux mêmes sphères du pouvoir.
Dans les années 1950, Allen Dulles était le directeur de la CIA et son frère un des gros actionnaires de l’United Fruit Company ; la CIA mit en place un coup d’état pour retirer du pouvoir guatémaltèque un président qui avait renationalisé les terres arables… Depuis, il suffit d’analyser les liens entre les directeurs de la CIA et Wall Street pour se rendre compte que la CIA est un état dans l’état et que depuis sa création, elle travaille DIRECTEMENT pour Wall Street et le grand capital.

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Bien qu’on se rappelle au mieux de Rockefeller pour son argent du pétrole (NdT: Standard Oil devenu aujourd’hui Exxon-Mobil) et sa famille politique, son petit-fils (Nelson Rockefeller) fut le vice-président (de Gerald Ford), il eut aussi des intérêts dans bien d’autres monopoles également tels ceux du cuivre, du tabac et peut-être, ce qui est moins connu: les bananes.

Il était l’argent derrière l’United Fruit Company qui apparaissait en surface comme une bien anodine entreprise, voire même complètement ennuyeuse, engagée dans une campagne de convaincre les enfants des années 1950 aux Etats-Unis des bienfaits pour la santé du lait et des bananes. Pas exactement de quoi faire trembler le monde.

A moins que vous n’ayiez à l’époque, la grande malchance d’être né en Amérique Centrale.

L’United Fruit Company avait des plantations en Colombie, au Costa Rica, à Cuba, en Jamaïque, au Nicaragua, à Panama, à Saint Domingue et de manière plus tristemement célèbre, au Guatémala. Un bon nombre de ces états ont eu des relations troublées avec les Etats-Unis depuis. Au sommet de sa gloire, l’United Fruit Company possédait environ 42% de la totalité du Guatémala et ne payait absolument aucun impôt sur quelque revenu généré que ce soit.

L’entreprise possédait également les chemins de fer du pays, le système des télécommunications, des ports et une très grande flotte de navires construits par les meileurs chantiers navals du monde.

De manière peu surprenante, le peuple guatémaltèque se révolta contre cette domination étrangère et il se rendît aux urnes en 1951 afin de donner son avis. Il vota pour Jacobo Arbentz. Celui-ci avait émis l’idée, pas franchement révolutionnaire, d’acheter quelques terres que l’entreprise n’utilisait pas de façon à ce que les gens sans-terre puissent y faire pousser des cultures pour se nourrir. Ce n’était même pas une expropriation. Arbentz dit alors que le pays rachèterait ces terres au prix déclaré par l’entreprise sur ses déclarations de revenus et de biens. Mignon non ? Une entreprise américaine ne sous-côterait sûrement pas ses propres biens pour évasion fiscale n’est-ce pas ?

L’entreprise prit alors ombrage de cette impertinence ultime en provenance de ce péon arriviste et aida un coup d’état ourdi par un groupe d’officiers de l’armée, qui envahirent à partie du Honduras voisin avec une assistance sous-couvert de la CIA dans une opération connue sous le nom de PBSuccess. Ils avaient réussi à persuader Truman et Eisenhower qu’Arbentz allait emmener le pays vers le côté obscur et s’allier avec l’URSS.

Qui étaient donc ces hommes d’affaire impliqués ? A l’époque du coup au Guatémala, nous trouvons ces personnes étroitement connectées avec le comité directeur d’United Fruit.

John Foster Dulles et l’entreprise Sullivan & Cromwell étaient les conseillers légaux d’United Fruit depuis des décennies et John Foster Dulles était aussi un des actionnaires principaux de l’UFC. Il était aussi à l’époque, le ministre des affaires étrangères du président Dwight D. Eisenhower. Le gand-père de Dulles fut aussi ministre des AE sous le président Ben Harrison.

Allen W. Dulles, le frère de John Foster Dulles était aussi un des actionnaires les plus importants de l’entreprise et remplissait ses heures perdues en tant que directeur de la CIA. Le général Robert Carter, chef du conseil national à la sécurité était un ancien président du conseil d’administration de l’UFC.

Thomas G. Corcorran, le “Mr j’arrange tout” de tout le monde, un homme vil dont la biographie serait à elle seule une histoire d’aventures et qui fut souvent accusé de corruption, travaillait pour la CIA et était un consultant salarié de l’UFC.

Le sénateur Henry Cabot Lodge Jr. était le fils de Henry Cabot Lodge, celui qui détesta tant la Ligue des Nations (NdT: La LDN, précurseuse de l’ONU après la 1ère GM). Sa famille remontant aussi loin que ses connexions avec le président Adams.

Ann Whitman, l’épouse de Edmund Whitman, le directeur de publicité de l’UFC était la secrétaire personnelle du président Eisenhower.

John Moor Cabot du même groupe des vieilles familles bostoniennes dont étaient issues les familles Dulles et Cabot-Lodge, était vice-ministre des AE pour les affaires inter-américaines et était aussi un actionnaire important de l’UFC ; son frère, Thomas Dudley Cabot était le directeur de la sécurité internationale au ministère de la défense et qui fut, tenez-vous bien, un président passé de l’UFC.

John McCoy, président de la banque international pour la reconstruction et le développement était un ancien membre du comité directeur.

Walter Bedell Smith le directeur de la CIA jusqu’en 1953 et Robert Hill, sous-secrétaire d’état à la défense, reçurent tous deux des sièges au comité directeur de l’UFC après leur mise à la retraite.

Ceci constitue un groupe de gens très connectés et très influents dans quelque contexte que ce soit, et tout cela pour une entreprise vendant des bananes ?…

Bien sûr que non.

L’oligarchie a vu depuis bien longtemps que la route vers le pouvoir politique est de toujours avoir un flot constant d’argent et de s’assurer qu’elle ait toujours un pied dans chaque camp ou qu’elle ait des membres compétents et de confiance dans le camp de l’argent. Les zones étrangères où les contrôles des grands trusts étaient faibles étaient toujours d’intérêt et si les locaux objectaient ou s’interposaient, alors on pouvait toujours inventer je ne sais quelle excuse pour que l’oligarchie agite la puissance (militaire) des Etats-Unis pour soutenir ces aventures en pays étrangers. (NdT: a ce sujet le livre du général Smedley Butler “La guerre est un racket” est lumineux…). Dès 1953, l’oligarchie avait réussi à contrôler des pays entiers. Au Guatémala, les intérêts financiers et commerciaux américains tentèrent d’avaler tout rond un pays entier.

Cela ne pourrait jamais se reproduire maintenant n’est-ce pas?…

Ingérence impérialiste en Iran: la cellule iranienne de la CIA HS…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 18 mars 2014 by Résistance 71

La cellule Iran de la CIA ne fonctionne plus

 

Réseau Voltaire

 

17 mars 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article182758.html

 

La CIA a suspendu Jonathan Bank, chef de sa cellule d’espionnage de l’Iran.

M. Bank, 46 ans, avait été l’adjoint du chef des Opérations clandestines, James Pavitt, de 1999 à 2004. Il a également servi dans les Balkans, à Moscou, à Bagdad et enfin à Islamabad. Entré en conflit avec l’administration pakistanaise, en 2010, celle-ci avait révélé son nom et sa carrière le contraignant à revenir aux États-Unis.

Selon la presse pakistanaise de l’époque, Jonathan Bank était chargé de faire entrer des mercenaires d’Academi au QG de l’armée pakistanaise pour qu’ils y volent des armes et les remettent au Tehreek e Taliban Pakistan (TTP). Ces terroristes auraient alors provoqué des troubles à Islamabad justifiant une intervention de l’Armée états-unienne.

On ignore les raisons exactes de la suspension actuelle de Jonathan Bank, mais des membres de son équipe se sont plaints de l’ambiance exécrable de son service.

L’Iran reste une cible prioritaire de l’Agence centrale de Renseignement (CIA).

Pays du goulag levant (ex-USA): Un psychopathe (de plus) à la tête de la CIA…

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Un tueur en série est à la tête de la CIA

 

Stephen Lendman

 

Le 9 Mars 2013

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/article34233.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Chalmers Johnson a appelé la CIA l’armée privée du président. La Rome impériale avait sa garde prétorienne. Elle servait et protégeait l’empereur.

Les renégats de la CIA travaillent de la même façon. Ils font même bien plus que cela. La assassinats extra-judiciaires sont mis en priorité. La plupart de ce qui se passe demeure secret. La culture d’irresponsabilité maintient le congrès et le citoyen ordinaire désinformé.

Johnson a dit que les présidents américains avaient “un contrôle sans partage sur la CIA, ceci constitue probablement leur seul pouvoir extraordinaire.”

Cela les préserve et les mets au-dessus des lois et des contrôles. Ce qui est demandé constitutionnellement  n’existe pas.

La CIA a cinq missions originales. Quatre ont a faire avec la collection, la coordination et la dissémination du renseignement.

La cinquième est très vague. Elle laisse aux agents de l’agence “d’autres fonctions et devoirs reliés au renseignement affectant la sécurité nationale au bon vouloir du Conseil National de la Sécurité.”

Ce mandat a transformé la CIA “en une armée personnelle, secrète et redevable devant personne sauf le président.” Ceci met en priorité des opérations secrètes hors-la-loi.

Ces opérations incluent le renversement de gouvernements démocratiquememt élus, les assassinats de chefs d’états et d’officiels importants, la mise au pouvoir de despotes fidèles à la cause, l’enlèvement d’ individus dans le cadre du programme de “rendition extraordinaire”, les traiter durement dans des prisons secrètes de la torture et utiliser les drones comme instruments du terrorisme d’état.

La CIA est plus active que jamais a dit Johnson. Elle n’est en fait essentiellement qu’une section d’action de la mafia mondialiste. Elle est incompatible avec la démocratie.

“Son sac à malice est le reflet de la définition de la présidence impériale.”

Son “pouvoir incontrôlé” menace la liberté. Son existence “réduit la vie de la république américaine, elle menace la règle démocratique”.

Le 8 Mars, des sénateurs renégats ont approuvé John Brennan à la tête de la CIA, ils le firent à 63 pour et 34 contre. Il est le nouveau patron de la CIA. Le vote suivit un “filibuster” (NdT: manœuvre oratoire marathon non-stop d’un membre du sénat pour empêcher un vote…) de Rand Paul. Il abandonna après 13 heures oratoires.

Il omit d’expliquer ce qui est le plus important. Il refusa de condamner les assassinats par drones. Il ignora le rôle de Brennan auparavant et actuellement. Il focalisa seulement sur les assassinats d’Américains. Il insista sur le faire domestiquement.

Il argumenta avec le ministre de la justice Eric Holder. Il écrivit Paul. Il déclara que c’était OK de tuer des américains domestiquement en “des circonstances extraordinaires”.

Une brève lettre [d’Eric Holder] s’ensuivit la requête de Paul, disant:

“On a attiré mon attention sur le fait que vous avez posé une question additionnelle à savoir le président a t’il l’autorité d’utiliser un drone armé pour tuer un Américain non engagé dans le combat sur le territoire américain ? La réponse à cette question est Non !”

Il a menti. Tout comme le secrétaire d’état à la communication Jay Carney. Il a dit qu’Obama “n’a pas utilisé et n’utiliserait pas de frappes par drones contre des citoyens américains sur le territoire des Etats-Unis.”

Les assassinats ciblés sont le reflet de la politique américaine. Ils existent depuis longtemps. Ils se passent dans le monde entier. Personne n’est en sécurité nulle part. Les chefs d’états sont vulnérables, ainsi que le sont les citoyens américains.

Une pause toilette a mis fin à la tentative de Rand Paul. Ainsi maintenant, le tueur en série Brennan est le boss de la CIA. Il est le maestro de l’assassinat pour Obama. Son mandat est de tuer, tuer, tuer. Attendez-vous à ce qu’il en prenne plein avantage. Personne n’est en sécurité où que ce soit.

En Janvier, le New York Daily News titrait: “Levez le rideau sur les drones”, disant:

“Brennan, plus encore que tout autre officiel, représente la politique mortelle des drones de Washington. Aucune personalité officielle nommée dans l’histoire des Etats-Unis n’a joué un rôle aussi prépondérant dans l’assassinat de tant de personnes en dehors d’une zone de guerre que John Brennan.”

Il a été lourdement inpliqué dans la politique de la torture sous le régime Bush/Cheney. Un rapport secret défense du comité sénatorial sur le renseignement inclut la documentation de pratiques d’interrogatoire hors-la-loi.

La présidente de ce comité Diane Feinstein (Démocrate, Californie) l’a appelé: “Un des efforts de supervision les plus signifiants de l’histoire du sénat des Etats-Unis et de loin la supervision d’activités la plus importante jamais réalisée par ce comité.”

“Le rapport met à jour des détails stupéfiants sur le programme de détention et d’interrogation secret de la CIA et lève des questions critiques au sujet des opérations de renseignement et leur supervision.”

“Je… pense que ce rapport va résoudre le débat une bonne fois pour toute sur le fait de savoir si notre nation doit utiliser des techniques coercitives d’interrogation comme celles détaillées dans le rapport.”

Elle ajouta que “d’avoir créé des ‘donjons secrets’ sur le long terme et avoir utilisé des techniques d’interrogation poussées ont été de terribles erreurs.”

Néanmoins, ni elle, ni d’autres membres du congrès ne font quoi que ce soit pour arrêter ceci. Ces opérations continuent agressivement sous le régime Obama. Feinstein le sait, mais ne veut pas le dire.

Dès son arrivée en fonction, Obama avait planifié de nommer Brennan comme chef de la CIA. A cette époque, le New York Times avait dit que cela “était politiquement difficile de le faire”.

Il choisît donc Leon Panetta et David Petraeus au lieu de Brennan. Michael Morell servit deux fois d’exécutif intérimaire en les circonstances. Le 8 Mars, Brennan a pris ses fonctions officielles.

La plupart des démocrates le soutiennent. Ainsi que quelques républicains.Les profils mitigés sont quasi inexistants. Obama a dit: “Le sénat a reconnu en John les qualités que j’apprécie tant, sa détermination de maintenir l’Amérique sécure, sa motivation à travailler la main dans la main avec le congrès, sa capacité à construire de bonnes relations avec les partenaires étrangers et sa fidélité aux valeurs qui nous définissent en tant que nation.”

Il a ajouté que la CIA était maintenant dirigée par un de siens. Sous Brennan, Assassinat Inc. va s’élever à un bien plus haut niveau. Il représente l’extrémisme idéologique. Il est très confortable dans la position d’exercer le terrorisme d’état.

Le nommer purifie, asseptise les crimes de guerre et les crimes contre l’humnanité. Ils sont trop graves pour être ignorés. Les commettre constitue la politique officielle américaine.

Attendez-vous à ce que les guerres de drones continuent. Elles vont s’étendre au monde, de la même manière que le feront les assassinats ciblés.

Les principes de la loi n’ont aucune importance. Les priorités impérialistes prennent le pas. Le contre-terrorisme ne fait pas de prisonniers.

Le terrorisme d’état est en de bonne mains avec John Brennan. Obama l’a autorisé à assassiner.