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Ingérence occidentale en Syrie: Il n’y a jamais eu de « révolution » en Syrie…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 17 décembre 2013 by Résistance 71

Et tout cela bien sûr avec la totale complicité et collaboration des merdias atlantistes occidentaux qui se vautrent dans l’ignominie depuis près de trois ans… Rien d’étonnant… (Résistance 71 )

« Les médias ? Dans un pays démocratique, bien informé, les médias sont la mouche du coche, ils jouent le rôle de représentant du public ; comme ils sont professionnels, c’est leur boulot d’être profesionnels au sujet de la collecte de l’information. Puis nous devons dépendre d’eux pour nous donner cette info ainsi que les analyses, le fond des affaires et la critique qui nous permettra à nous le public de défier ce qui se passe. Cela devrait se passer de cette façon en démocratie, dans un pays où nous aurions des médias démocratiques. Mais ce n’est pas le cas. Nous avons des médias qui sont contrôlés par un tout petit nombre de corporations très puissantes et on se rend compte que la même histoire est diffusée sur tous les médias le soir même…  » (Howard Zinn, 2006)

 

Où sont donc passés les “révolutionnaires” syriens ?

 

Thierry Meyssan

 

16 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article181497.html

 

A la veille de la conférence de Genève 2, les organisateurs états-uniens n’ont plus aucune marionnette pour jouer le rôle des révolutionnaires syriens. La disparition soudaine de l’Armée syrienne libre montre à ceux qui y croyaient qu’elle n’était qu’une fiction. Il n’y a jamais eu de révolution populaire en Syrie, juste une agression étrangère à coup de mercenaires et de milliards de dollars.

Les organisateurs de la conférence de paix de Genève recherchent d’urgence un représentant pour l’opposition syrienne armée. En effet, selon les Occidentaux, le conflit oppose une abominable dictature à son propre peuple. Cependant, les groupes armés qui détruisent la Syrie —du Front islamique à Al-Qaïda— font officiellement appel à des combattants étrangers, même si le premier prétend être composé principalement de Syriens. Les inviter serait admettre qu’il n’y a jamais eu de révolution en Syrie, mais une agression étrangère.

En effet, l’Armée syrienne libre, dont on nous disait il y a quelques semaines qu’elle comprenait 40 000 hommes, a disparu. Après que son quartier général a été attaqué par d’autres mercenaires et que ses arsenaux ont été pillés, son chef historique, le général Selim Idriss, s’est enfui par la Turquie et a trouvé refuge au Qatar, tandis que le colonel Riad el-Assad a trouvé asile aux Pays-Bas.

Lors de sa formation, le 29 juillet 2011, l’ASL s’était fixé un unique objectif : le renversement du président Bachar el-Assad. Jamais l’ASL n’a précisé si elle se battait pour un régime laïque ou un régime islamique. Jamais, elle n’a pris de position politique en matière de Justice, d’Education, de Culture, d’Economie, de Travail, d’Environnement, etc. Jamais elle n’a formulé la moindre ébauche de programme politique.

Elle était, nous disait-on, formée de soldats de l’Armée arabe syrienne ayant fait défection. Il y eu effectivement des défections durant le second semestre 2011, mais leur nombre total n’a jamais excédé les 4 %, ce qui est négligeable à l’échelle d’un pays.

Non : l’ASL n’avait pas besoin de programme politique car elle avait un drapeau, celui de la colonisation française. En vigueur durant le mandat de la France sur la Syrie et maintenu durant les premières années de prétendue indépendance, il symbolisait l’Accord Sykes-Picot : la Syrie était largement amputée et divisée en États ethnico-confessionnels. Ses trois étoiles symbolisent un État druze, un État alaouite et un État chrétien. Tous les Syriens connaissent ce funeste drapeau, ne serait-ce que par sa présence dans le bureau du collaborateur syrien de l’occupant français dans un célèbre feuilleton télévisé.

Son premier leader, le colonel Riad el-Assad, a disparu aux oubliettes de l’histoire. Il avait été sélectionné pour son nom, qui s’écrit différemment en arabe mais se prononce identiquement dans les langues européennes avec celui du président Bachar el-Assad. La seule différence entre les deux hommes, d’un point de vue des monarchies du Golfe, était que le premier était sunnite et le second alaouite.

En réalité, l’Armée syrienne libre est une création franco-britannique comme l’étaient les « révolutionnaires de Benghazi » en Libye (lesquels avaient « choisi » comme drapeau celui du roi Idriss Ier, collaborateur des occupants anglais).

Bras armé de l’Otan, destiné à prendre le palais présidentiel lorsque l’Alliance atlantique aurait bombardé le pays, l’ASL a été ballottée par les plans successifs et les échecs successifs des Occidentaux et du Conseil de coopération du Golfe. Présentée dans un second temps comme le bras armé d’un Conseil politique en exil, elle ne lui reconnaissait aucune autorité et n’obéissait qu’à ses employeurs, les Franco-Britanniques. Elle était en fait le bras armé de leurs services secrets dont la Coalition nationale syrienne était le bras politique. En définitive, l’ASL n’a pu accumuler de succès qu’avec l’aide directe de l’Otan, en l’occurrence de l’Armée turque qui l’hébergeait dans ses propres bases.

Créée dans le cadre d’une guerre de 4ème génération, l’ASL n’a pas réussi à s’adapter à la seconde guerre de Syrie, celle de type nicaraguayen. La première guerre (de la réunion Otan au Caire en février 2011 à la conférence de Genève en juin 2012) était une mise en scène médiatique visant à délégitimer le pouvoir afin qu’il tombe comme un fruit mur dans les mains de l’Otan. Les actions militaires étaient perpétrées par des groupuscules distincts, recevant leurs ordres directement de l’Alliance. Il s’agissait avant tout de créditer les mensonges médiatiques et donner l’illusion d’une révolte généralisée. Conformément aux théories de William Lind et de Martin Van Creveld, l’ASL n’était qu’un label pour désigner tous ces groupes, mais ne disposait pas de structure hiérarchique propre. Au contraire, la seconde guerre (de la réunion des « Amis de la Syrie » à Paris en juillet 2012 à la Conférence de Genève 2 en janvier 2014) est une guerre d’usure visant à « saigner » le pays jusqu’à sa reddition. Pour jouer son rôle, l’ASL aurait dû se transformer en une véritable armée, avec une hiérarchie et une discipline, ce qu’elle n’a jamais été capable de faire.

Sentant sa fin proche, depuis le rapprochement turco-iranien, l’ASL avait annoncé sa possible participation à Genève 2 en posant d’irréalistes conditions. Mais il était déjà trop tard. Les mercenaires payés par l’Arabie saoudite ont eu raison de cette fiction de l’Otan. Chacun peut désormais voir la vérité toute nue : il n’y a jamais eu de révolution en Syrie.

Ingérence occidentale en Syrie: La CIA admet travailler officiellement avec l’ASL…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 juin 2012 by Résistance 71

Peut-on décemment faire plus d’ingérence que cela ? Encore une preuve que la « loi internationale » ne fonctionne qu’en sens unique et n’est qu’une mascarade, comme l’ONU et toute les institutions affiliées…

Le problème majeur de l’empire: quasiment plus personne ne croit un mot de sa propagande via la pressetituée à la botte. Quand la propagande ne prend plus… La fin est proche !

— Résistance 71 —

 

Le soutien de la  CIA à l’opposition syrienne pour les massacres de civils

 

Kurt Nimmo


Le 23 Juin 2012,

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/cia-supported-syrian-opposition-massacres-civilians/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le soutien direct de l’Armée Syrienne Libre (ASL) par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la CIA, Le MI6, le Mossad et les armées britanniques et américaines, commence à avoir les résultats désirés, à savoir les assassinats de masse de supporteurs du gouvernement syrien.

Vendredi, l’agence d’jinformation syrienne SANA a rapporté qu’au moins 25 personnes ont été tuées et leurs corps mutilés par l’ASL ou un groupe terroriste affilié dans le nord de la Syrie. Les victimes ont été kidnappées à Darat Izza dans la province d’Alep. “Les groupes terroristes ont commis un massacre brutal de citoyens à Darat Azzeh, personnes qu’ils avaient kidnappées plus tôt dans la journée”, a dit l’agence SANA.

L’affaire a été virtuellement totalement ignorée par les médias de l’establishment américain.

Mercredi dernier, un diplomate des Nations-Unies, le Major General Robert Mood, a félicité l’ASL pour son “efficacité”. Mood est un général de l’armée norvégienne et est à la tête de la mission “de paix” de l’ONU en Syrie. Il a suspendu les opérations parce que la Syrie insistait sur le fait de vouloir maintenir sa souveraineté.

La ministre des affaires étrangères américaine Hillary Clinton a dit à Charlie Rose dans la semaine que les Etats-Unis travaillent avec l’ASL et d’autres groupes d’opposition afin de les transformer en une force capable de renverser le régime Al-Assad. “Nous travaillons d’arrache-pied pour booster et mieux organiser l’opposition. Nous avons passé beaucoup de temps là-dessus. C’est toujours en développement.” A t’elle dit.

La CIA admet maintenant publiquement qu’elle travaille avec l’ASL. Elle lui procure des armes automatiques, des lance-grenades, des munitions et des armes anti-chars, d’après un rapport publié par le New York Times. Le Times a dit que la CIA considère donner à l’ASL des images satellites et autres détails de renseignement sur les endroits où se trouvent les troupes syriennes et ses mouvements. Le ministère des affaires étrangères américain a autorisé une aide de 15 millions de dollars pour une “aide non léthale” à des “groupes d’opposition civile” en Syrie, d’après ce même rapport.

En 1987, l’ancien chef de station de la CIA en poste en Angola en 1976, John Stockwell, a dit que la CIA était responsable de dizaines de milliers d’opérations secrètes et de programmes de déstabilisation depuis qu’elle a été créée par le congrès par le vote de la loi sur la sécurité nationale de 1947. A cette époque (1987), Stockwell estimait qu’environ 6 millions de personnes avaient été tuées dans des opérations secrètes de la CIA.