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Résistance à l’empire: La NED virée de Russie !… La 5ème colonne yankee a du plomb dans l’aile !…

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La National Endowment for Democracy (NED) est maintenant officiellement indésirabe en Russie

William Engdahl

 

10 Août 2015

 

url de l’article:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/08/national-endowment-for-democracy-is-now.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vladimir Poutine ! Maintenant tu l’as fait ! Tu as eu la témérité de déclarer notre National Endowment for Democracy (NED), l’ONG (NdT; vraiment ??…) la plus importante des Etats-Unis “indésirable” sur le sol russe. Où cela se terminera t’il ? Ne respectes-tu pas notre droit en tant qu’ONG financée par le gouvernement US d’interférer dans les affaires intérieures russes ? Après tout, nous sommes l’ONG la plus importante de la seule super-puissance mondiale, nous pouvons aller où bon nous chante et pouvons faire ce que bon nous semble. Nous sommes vraiment fâchés !

Ceci est la claire réaction de Washington à la décision par le bureau du procureur général russe le 28 Juillet de déclarer les activités de la NED US comme étant “indésirables sur le territoire de la Russie.” La déclaration officielle disait: “la National Endowment for Democracy a utilisé des organisations commerciales et non-commerciales sous son contrôle pour prendre part à des campagnes visant et niant la légitimité des résultats des élections russes, organiser des actions politiques faites pour influencer les décisions des autorités et discréditer le service des forces armées de la Russie.” Elle allait plus loin disant: “Poursuivant ces buts, le fond a alloué environ 2,5 millions de dollars à des organisations cmmerciales et non-commerciales russes entre 2013 et 2015.

Sous la loi russe sur les ONG indésirables adoptée par la Douma et signée en loi par le président Poutine en Mai dernier, toute organisation étrangère ou internationale non-gouvernementale peut devenir “indésirable” si elle menace les fondations de l’ordre constitutionnel russe, la capacité de défense du pays et la sécurité de l’état russe.

De manière signifiante, dans une déclaration concernant cette décision, le ministère des AE russe a nommé Carl Gershman, le néo-conservateur qui est le président de la NED depuis sa création en 1983 (NdT: sous Reagan). Ils ont remarqué que Gershman a dit de manière ouverte que l’organisation de la NED était faite pour être une belle façade our distribuer des fonds parmi les cercles de l’opposition des pays étrangers. Ceci suggère qu’ils ont fait leur recherche avant que de bannir la NED.

Dans une OpEd du Washington Post répondant à l’interdiction, le président Gershman a cyniquement écrit que cette action est “la toute dernière preuve que le régime du président Poutine fait face une crise de légitimité politique empirant de jour en jour…” Il n’a pas remarqué que malgré les sanctions économiques mises en place par Victoria Nuland (NdT: Mme “Fuck the UE !” après le coup d’état en ukraine..) et ses amis néo-conservateurs de l’administration Obama, la côte de popularité de Poutine atteint aujourd’hui quelque 89% d’indice de satisfaction d’après le Levada Center indépendant de Russie.

« Faire ce que la CIA avait l’habitude de faire… »

La NED, ainsi que la Freedom House, a été au centre de toutes les “révolutions colorées” financées par le ministère des affaires étrangères américain dans le monde depuis l’an 2000, lorsqu’ele fut utilisé pour renverser le président Milosevic de Serbie. La NED fut créée sous Reagan pour fonctionner comme une de facto CIA, mais privatisée de façon à permettre plus de liberté de mouvement et d’action. Allen Weinstein, qui aida à rédiger la législation créatrice de la NED a dit dans un entretien avec le Washington Post en 1991: “Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui ouvertement “était fait en secret par la CIA il y a 25 ans.”

La NED a été pensée par le directeur de la CIA de Ronald Reagan, Bill Casey (NdT: qui fut jusqu’en 1981 le conseiller en chef de la firme Cap Cities Broadcasting qui acheta ABC News en 1985 faisant de la chaîne ABC le de facto “réseau de la CIA”… Nous l’avons dit précédemment, les liens entre Wall Street et les directeurs de la CIA font de l’agence de renseignement le bras armé de Wall Street dans le monde…). Casey voulait créer un mécanisme de financement pour soutenir des groupes qui s’engageraient dans de la propagande et l’action politique que la CIA organisait traditionnellement dans les pays étrangers. Remplacer partiellement la CIA dans ce rôle, l’idée a emergé pour une entité financée par le congrès qui servirait de pipeline pour cet argent de la subversion. La plus grosse part des revenus servant à déstabiliser des pays où le régime ne joue pas la musique de Washington à 100% comme la Russie, le Myanmar, le Vénézuéla, la Chine, l’Ouzbékhistan et autres, provient du congrès des Etats-Unis (donc du budget officiel). Ceci est aggrémenté des fonds d’organisations douteuses comme celles de l’Open Society Foundation de George Soros, qui semble toujours apparaître là où a NED veut renverser un régime comme en Ukraine en 2013-2014.

Casey voulait s’assurer de cacher les ficelles qui étaient tirées en coulisse par la CIA. Dans une lettre au conseiller de la Maison Blanche de Reagan, Edwin Meese III, Casey écrivit: “De manière évidente, nous, à la CIA, ne devrions pas être sur le devant de la scène dans le développement d’une telle organisation, ni ne devrions apparaître comme un de ses sponsors ou soutien.” Pour cacher le rôle de la CIA, Casey poussa pour la création d’une “Dotation Nationale” ou “National Endowment”.

Le président de la NED depuis 1984 a été Carl Gershman, auparavant avec la Freedom House, une autre vitrine de la “démocratie” de la communauté du renseignement américain, qui fut impliquée dans toutes les révolutions colorées à l’étranger. Le général américain, ancien patron des opérations militaires de l’OTAN et ancien candidat à la présidentielle, Wesley Clark, l’homme qui mena les bombardements sur la Serbie en 1999 et qui récememnt a appelé à une réponse militaire agressive des Etats-Unis contre la Russie (NdT: et qui la semaine dernière, a suggéré que tous les dissidents et opposants politiques de l’empire soient internés dans des camps…), a aussi été dans le comité directeur de la NED.

La vaste majorité des figures historiques liées aux actions clandestines de la CIA ont été à un moment donné des membres du comité directeur du consel administratif de la NED, incluant Otto Reich, John Negroponte, Henry Cisneros et Elliot Abrams. Le président du comité directeur de la NED en 2008 était Vin Weber, bailleur de fonds de la campagne électorale de George W. Bush en 2000. Gershman, patron de la NED depuis sa création, a travaillé en étroite collaboration avec Richard Perle, Elliot Abrams et Frank Gaffney. Gershman fut en un sens “présent à la création” de la faction de renseignement politique connue sous le nom de néo-conservatisme.

Le 26 Septembre 2013, quelques semaines avant que le président uktainien Viktor Yakounovitch annonça qu’il allait rejoindre la Russie et son Union Economique Eurasienne plutôt que de devenir membre de l’UE, Gershman écrivit une OpEd pour le Washington Post où il nommait l’Ukraine “le plus grand des prix”, expliquant que tirer l’Ukraine dans le camp occidental pourrait contribuer à la défaire ultime de Poutine. Gershman écrivit: “Le choix de l’Ukraine de rejoindre l’UE va accélérer la chute de l’idéologie de l’impérialisme russe (sic!) que Poutine représente. Les Russes également doivent faire face à un choix, et Poutine pourrait biern se retrouver du côté perdant pas seulement dans le voisinage immédiat mais aussi en Russie.

En d’autres termes, la NED est une entité financée par le gouvernement US qui a l’intetnion de renverser le président élu de la Russie parce que celui-ci ne plaît pas à la faction néo-conservatrice de Washington.

Parmi les projets de la NED en Russie figure le financement de l’opposition russe anti-Poutine de l’activiste Alexeï Navalny, membre d’un groupe appelé Russian Opposition Coordination Council, ou Conseil de Coordination de l’Opposition Russe. Navalny a reçu de l’argent de la NED.

La NED possède des sous-unités: le National Republican Institute, qui est mené par le sénateur républicain va t’en guerre John McCain, l’homme qui a joué un rôle clef dans le coup d’état américain de 2014 en Ukraine. Le National Democratic Institute, lié au parti démocrate US et présidée maintenant prs l’ancienne ministre des AE de Bill Clinton et avovate du bombardement de la Serbie, Madeleine Albright (NdT: la même qui déclara dans un entretien avec CNN que 500 000 enfants morts en Irak des causes des 10 ans d’embargo, était un juste prix à payer pour amener la démocratie en Irak !… Des propos à rendre Gandhi ou MLK hyper-violents !…). Le comité directeur de la NED inclut le noyau dur des néo-conservateurs de Bush-Cheney, les faucons va t’en guerre tels Elliott Abrams, Francis Fukuyama, Zalmay Khalitzad, l’ancien ambassadeur en Irak et en Afghanistan et architecte de la guerre afghane ; Robert Zoellick, proche de la famille Bush et ancien président de la Banque Mondiale.

Parmi les projets de la NED en Russie, elle a financé en 2014 en accord avec son rapport abrégé, 530 067 US$ sous la catégorie de “transparence en Russie”: “Améliorer la prise de conscience de la corruption” (re-sic). Travaille t’elle avec la police ou le procureur général russe ? Comment trouvent-ils cette corruption afin d’en attirer l’attention ? Ceci possède l’avantage de donner à Washington des détails intimes sur la corruption, réelle ou imaginaire, qui pourront ensuite être utilisés pour former les activistes des ONG comme ceux des groupes Navalny. (NdT: ceci fonctionne comme une véritable 5ème colonne US en Russie..). Un autre projet de la NED: Les Idées et Valeurs Démocratiques: 400 000 US$ pour quelque chose appelé: “Point de rencontre des droits de l’Homme et de l’Histoire, élever les consciences sur l’usage et le mauvais usage de la mémoire historielle et stimuler la discussion publique sur les problèmes politiques et sociaux urgents.” Ceci ressemble à s’y méprendre à une campagne récente du State Department pour la réécriture de l’histoire de la seconde guerre mondiale et du fait que l’URSS a payé de 27 millions de mort le prix d’avoir défait Hitler.

La seule véritable question n’est pas de savoir pourquoi le gouvernement russe a banni la NED de son territoire comme la première des ONG indésirables sous le coup de sa nouvelle loi. La question est de savoir pourquoi il ne l’a pas fait il y a 20 ans, ou du moins en 1999 lorsque Poutine est devenu président ? L’OTAN aujourd’hui est dans un état de guerre larvée avec la Russie, dans un tel cas, bannir des ONG hostiles comme la NED n’est que prudente auto-défense.

En Mai dernier, se référant au passage de la nouvelle loi russe sur les ONG indésirables, la porte-parole du ministère des AE US Marie Harf a dit que les Etats-Unis étaient “profondément troublés” par la nouvelle loi, l’appelant “un exemple additionnel de l’augmentation de la répression du gouvernement russe sur les voix indépendantes (sic) et une voie intentionnelle d’isoler le peuple russe du reste du monde.” Avant d’occuper sa position actuelle, Harf était la… porte-parole médiatique de la CIA, où elle a commencé sa carrière. Étonnant non ?…

De manière notable, en même temps que la Russie bannit la NED sous sa nouvelle loi des ONG indésirables, la Chine vient de signer une loi, celle de l’Overseas NGO Management Law, qui restreint les ONG étrangères sur son territoire. En Octobre dernier, la même NED avait financé les manifestions de la “révolutions des parapluies” à Hong Kong et la NED finance directement les séparatistes Ouïghours de la province chinoise du Xinjiang, comme par hasard le carrefour de tous les oléoducs et gazoduc majeurs venant de Russie et du Kazakhstan.

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Résistance à l’empire: Les prochaines révolutions colorées de la NED/CIA… Macédoine, Azerbaïdjan et Kyrgystan…

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La bataille du gaz contre la Russie est engagée plus avant, enjeu: l’Eurasie…

~ Résistance 71 ~

 

Une révolution colorée pour la Macédoine

 

Paul Craig Roberts

 

22 Mai 2015

 

url de l’article original:
http://www.paulcraigroberts.org/2015/05/22/color-revolution-macedonia-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pendant la guerre froide, Washington était concerné par les communistes fomentant des manifestations de rue qu’ils pouvaient tourner en révolutions, avec des politiciens formés et attendant dans l’ombre de prendre en main le nouveau gouvernement, étendant ainsi l‘empire soviétique. C’est exactement ce que fait Washington aujourd’hui.

Nous avons récemment été les témoins de cette opération en Ukraine et maintenant il semblerait qu’une opération identique soit en marche en Macédoine.

La National Endowment for Democracy (NED) fut créée en 1983. Son but est de promouvoir la démocratie à l’´étranger. Son véritabe objectif était de créer des désaccords dans l’Europe de l’Est soviétique. Aujourd’hui la NED utilise l’argent des contribuables pour renverser des gouvernements non-alignés avec la politique de Washington. (NdT: La NED fut créée comme agence de propagande et d’espionage actif sous Ronald Reagan, le président sous lequel Roberts a servi comme adjoint-secrétaire au trésor et qu’il considère comme le “meilleur président américain”. C’est le “petit côté” partial de Roberts…)

Le NED finance des ONG dans des pays ciblés par Washington pour la déstabilisation politique. Ces ONG opèrent sous des “thèmes” comme “l’enseignement de la démocratie” et les “droits de l’Homme”. Les ONG développent des cadres qui consistent en des étudiants idéalistes et des politiciens déçus et les montent contre le gouvernement dont l’indépendance doit être réprimée et limitée par Washington. (NdT: ce qu’on pourrait appelé la 5ème colonne américaine en référence au réseau propagandiste et d’influence nazi des années 1930, jusque dans la seconde guerre mondiale… Roberts en parle plus loin)

Les étudiants idéalistes sont simplement des dupes trompés le plus souvent et les politiciens déçus désirent simplement obtenir du pouvoir dans des fonctions et servent Washington afin d’obtenir ce qu’ils veulent.

D’après la secrétaire aux affaires étrangères américaines Victoria Nuland, Washington a dépensé 5 milliards de dollars en Ukraine pour former et peaufiner des politiciens et créer des ONG faisant parties de la 5ème colonne américaine.. Lorsque le président ukrainien Yakounovitch a refusé d’aligner l’Ukraine avec les intérêts de Washington, l’empire a lâché sa 5ème colonne locale et le gouvernement de Yakounovitch fut violemment renversé. Malgré les beaux discours de Washington sur la démocratie, le fait que le gouvernement de Yakounovitch avait été démocratiquement élu et qu’une nouvelle élection n’était distante que de quelques mois n’ont pas empêché le renversement de celui-ci.

Maintenant, le même programme est en préparation pour l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Kyrgystan et la Macédoine. La très grande majorité des Américains n’a absolument aucune idée de l’endroit où se trouvent ces pays. L’Arménie et l’Azerbaïdjan sont à l’Est de la Mer Caspienne et sont d’anciennes provinces de l’URSS. Le Kyrgystan est un ancien état soviétique frontalier de la Chine (NdT: la fameuse Eurasie à contrôler coûte que coûte…). La Macédoine, pays natal d’Alexandre le Grand, est une partie du nord de la Grèce, mais au XXème siècle des portions de la Macédoine sont devenues parties de la Yougoslavie. Quand Washington (NdT: et Berlin) a détruit la Yougoslavie, la Macédoine est devenue une république indépendante de 2 millions d’habitants. La Macédoine est verrouillée par la Grèce au sud, la Bulgarie à l’Est, l’Albanie à l’Ouest, par la Serbie et le micro état du Kosovo créé par Washington au nord.

Pourquoi Washington est si intéressé de contrôler la Macédoine ?

Le gouvernement macédonien a refusé de participer aux sanctions de Washington contre la Russie et soutient le gazoduc Russian Turkish Stream qui va délivrer le gaz naturel russe à l’Europe via la Turquie et la frontière grecque.

La Grèce est en train d’être pillée par l’UE, le FMI et les banques allemandes et hollandaises. En conséquence, la Grèce est poussée dans les bras de la Russie car le soutien russe est la seule alternative pour la Grèce qui est handicappée par des mesures d’austérité drastiques que l’UE force le peuple grec à ingurgiter. La Macédoine se trouve entre la Grèce et la Serbie, un pays pas amoureux de Washington ni de l’UE suite à son démembrement par l’agression de l’OTAN. Washington a peur du flot de l’énergie russe, que Washington ne pourrait pas contrôler vers ses pays vassaux européens par les alliés des Russes en Europe.

Si Washingtron peut se saisir de la Macédoine, il pourra se tenir entre la Grèce et la Serbie et peut-être persuader la Grèce de s’aligner sur le projet d’un gazoduc soutenu par Washington et qui supplérait l’UE depuis l’Azerbaïdjan, réduisant ainsi l’influence de la Russie sur l’Europe.

La Macédoine possède une population minoritaire albanaise. L’Albanie est un état vassal de Washington et un membre de l’OTAN. Washington s’est aligné avec les dissidents albanais, manifestant dans les rues, le gouvernement macédonien a été accusé de corruption comme le fut le gouvernement ukrainien d’avant Maïdan et le ministère US des AE exprime ses préoccupations quant à la crise politique macédonienne que Washington a en fait complètement orchestré.

Washington parle toujours de démocratie et de droits de l’Homme mais n’a absolument aucun respect ni pour l’un ni pour l’autre. Washington n’utilise ces mots que comme des suppositions de leur absence au sein des gouvernements qu’il veut renverser.

Le gouvernement russe comprend très bien ce qu’il se passe. Que le gouvernement russe ait appris sa leçon depuis qu’il s’est mis sur la touche tandis que le gouvernement ukrainien était renversé, reste à voir.

D’une perspective américaine, en contraste avec la perspective de Washington, la question est de savoir si la poursuite dangereuse de l’hégémonie de l’empire vaut le risque d’une guerre avec la Russie et la Chine. Les néoconservateurs, qui ont fait main basse sur la politique étrangère des Etats-Unis, croient que cette hégémonie vaut le coup de prendre le risque. Mais les Américains dérivent-il suffisamment de plaisir fictif d’une poignée de nouveaux cons tyrannisant le monde pour acepter vraiment le risque d’une guerre nucléaire ?

L’agression à découvert dont Washington fait montre envers la Russie devrait alarmer non seulement le peuple des Etats-Unis, mais aussi le monde entier. La guerre est en cours de fabrication. La guerre contre la Russie voudra aussi dire la guerre contre la Chine. Ceci n’est en aucun cas une guerre que Washington et ses vassaux, ni l’humanité, ne peuvent gagner.

Ukraine: Trafic d’organes et massacres organisés au Donbass…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, santé, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 2 octobre 2014 by Résistance 71

Des corps dépourvus d’organes découverts en Ukraine

 

Natalia Kovalenko

 

1er Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://french.ruvr.ru/2014_10_01/La-transplantologie-noire-en-Ukraine-5611/

 

Des extractions d’organes ont été illégalement effectuées dans l’Est de l’Ukraine. Des corps dépourvus organes ont été découverts dans les charniers du Donbass. L’information a été confirmée par des observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Ukraine. Une commission spéciale avec la participation d’experts internationaux doit être créée pour enquêter sur les causes et les circonstances du prélèvement d’organes.

Les fouilles actuellement menées dans le Donbass, autrefois région houillère de l’Ukraine, n’ont rien à voir avec le charbon. En quelques semaines, depuis la conclusion d’une trêve entre Kiev et les miliciens dans l’Est de l’Ukraine, plusieurs fosses communes ont été découvertes dans la zone occupée par les unités de la Garde nationale. Des corps d’hommes et de femmes, habillés et nus, ligotés et avec des traces de balles, ont été jetés dans des fosses et légèrement recouverts de terre. Pour l’heure, on en a recensé plus de 400.

Quand les autorités des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont procédé à l’exhumation, des détails encore plus horribles des crimes perpétrés par les militaires ukrainiens ont été découverts. Des cadavres ont été retrouvés dans lesquels il n’y avait pas d’organes à l’intérieur.

Madina Djarboussynova, déléguée de l’OSCE pour la lutte contre le trafic d’êtres humains, a confirmé cette information à la télévision ukrainienne. Elle a déclaré que la situation demandait une enquête soigneuse avec la participation d’experts internationaux. Selon l’expert de l’Institut du slavisme de l’Académie des sciences de Russie Alexandre Karassev, les représentants de l’organisation occidentale réputée n’excluent pas une activité de « transplantations au noir » en Ukraine :

« La même chose a eu lieu pendant le conflit entre les Serbes et les Albanais en ex-Yougoslavie. Des Albanais ont effectué des «transplantations au noir», prélevant des organes des prisonniers serbes pour les vendre en Europe. Il y a eu un scandale international retentissant. Mais l’affaire a été pratiquement étouffée. Parce que le trafic a été dirigé par Hashim Thaci, devenu Premier ministre de la République du Kosovo partiellement reconnue ».

L’Ukraine approvisionne depuis longtemps le marché noir des organes humains d’Europe et d’Amérique. Il suffit de lire les annonces sur des sites locaux. Les donneurs sont recherchés parmi les Ukrainiens les plus démunis. Et on en trouve. Mais il faut les payer. Ainsi on propose actuellement 200 000 euros pour un rein. Un conflit militaire offre la possibilité de rendre le trafic plus lucratif.

En Ukraine ce n’est pas le premier scandale lié au trafic d’organes humains. En été, alors que l’opération punitive battait son plein, des corps sans organes ont été découverts pendant l’enterrement de soldats ukrainiens tués dans l’Est. Ensuite la correspondance entre Sergueï Vlassenko, avocat de Ioulia Timochenko, et la doctoresse allemande Olga Wieber a été mise en ligne. Elle portait sur la vente d’organes de conscrits ukrainiens dans des cliniques d’Allemagne. Il y avait même une commande concrète de 17 coeurs, de 50 reins et de cinq poumons. Il a été demandé de prélever les organes sur des hommes vivants, et non morts. Sinon, « la marchandise était de mauvaise qualité ».

L’Ukraine s’est mise en colère. Kiev a nié la possibilité même de tels crimes sur la ligne du front et a promis d’ouvrir une enquête pour calmer la population, rappelle l’expert de l’Institut international d’études politico-humanitaires Vladimir Broutter :

« Dès le début, quand les premières informations ont paru, la société a exigé de créer une commission spéciale près le ministère de la Défense d’Ukraine. L’instruction devait être menée d’abord à l’intérieur du pays. Mais cela n’a pas été fait étant donné la situation politique. L’instruction a été confiée à ceux qui dirigeaient directement l’opération militaire ».

Et voilà le résultat. Les militaires remettaient les habitants des territoires occupés du Donbass qu’ils avaient faits prisonniers dans les mains de chirurgiens-bouchers. Ceux-ci exécutaient des commandes. Les gens mutilés mais vivants ont été abattus d’une balle dans la tête. Et ce n’est pas l’unique confirmation du fait que le marché noir de la transplantation tournait à plein dans l’Est de l’Ukraine. Les miliciens prenaient souvent comme butin de guerre des hôpitaux mobiles dotés d’instruments chirurgicaux et d’outils médicaux spécifiques. Etrange coïncidence, mais on constatait dans les alentours un grand nombre d’habitants disparus dont on ne sait rien jusqu’à présent.

Ingérence occidentale en Ukraine: La Russie largue les amarres…

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La Russie largue les amarres avec l’Ouest (Lavrov)

 

Le Saker

 

14 Septembre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.vineyardsaker.fr/2014/09/16/lavrov-russie-largue-les-amarres-louest/

 

J’ai regardé hier [13 septembre 2014] avec intérêt un talk-show  appelé  Le Droit de Savoir, qui présentait une interview d’une heure avec Sergei Lavrov (ceux qui comprennent le russe peuvent regarder là).  C’était un échange intéressant entre Lavrov et  cinq journalistes russes. Ce n’était pas assez important pour justifier un sous-titrage en anglais, mais je veux partager avec vous quelque chose que j’avais déjà noté par le passé et qui a été puissamment exprimé durant cette interview.

Comme c’était prévisible, les thèmes abordés ont concerné la guerre civile en Ukraine, l’état des investigations sur le crash du vol MH17, les sanctions contre la Russie, l’expansion de l’Otan, les négociations de Minsk et l’engagement de la Russie avec les pays du BRICS.

Sur tous ces sujets, les questions/réponses avaient le même format. L’un des journalistes demandait à Lavrov de commenter ce qui semblait être une situation de  cul-de-sac et Lavrov confirmait disant on a fait de notre mieux, mais, à notre grand regret, cela n’a eu aucun effet. L’effet général a été celui d’une réunion de parents d’élèves discutant du cas désespéré d’un élève incapable. Sauf que l’élève, dans ce cas, c’est tout l’Occident.

Par exemple, pour ce qui concerne le vol MH17 les journalistes ont exprimé leur stupéfaction au vu de la stérilité et du flou du dernier rapport rendu public. Ils notèrent que, à l’époque des faits, un comportement hystérique absolu s’était emparé de la une des journaux, du style PUTIN LE TERRORISTE!!!! ou TROP C’EST TROP, oubliant complètement que les investigations étaient en cours. La réaction de Lavrov a été : oui, je suis d’accord, nous avons agi au Conseil de sécurité, nous avons soumis nos questions, nous voulions un cessez-le-feu complet pour  mener une investigation minutieuse des débris, nous avons partagé nos propres informations, nous avons parlé aux malaisiens, nous voulions parler aux experts, mais ils ont passé trois semaines à Kiev en discussions avec des  officiels de la junte, nous avons d’autres questions mais apparemment nous sommes les seuls à être encore intéressés à obtenir des investigations transparentes et responsables (ceci n’est pas une citation mais une paraphrase fidèle, je pense). L’impression qu’on a gardée de ce qu’il a dit était franchement, ils sont désespérants, que peut-on faire de plus ?

Au sujet des sanctions, les journalistes ont dit que beaucoup de pays ont été surpris de la rapidité avec laquelle la Russie s’était détournée de l’Ouest et commençait à établir des relations avec l’Asie, l’Afrique, l’Amérique Latine et le sous-continent indien, et là encore, Lavrov répliqua : oui, nous avons nous-mêmes été surpris par le rythme des événements, mais nous n’avions pas le choix.

Ce n’est pas la seule occasion que j’ai eue d’entendre le même message. L’impression que je ressens est que la Russie a renoncé à l’Ouest. Bien sûr elle va continuer à discuter, et elle va essayer, contre toute évidence, de susciter des comportements responsables de la part des politiciens occidentaux, mais personne en Russie ne retient son souffle.

Dans un autre débat (Sunday Evening avec Vladimir Soloviev) les participants ont remarqué que l’Allemagne avait pris la tête des pays qui faisaient pression sue la Finlande, la Slovaquie et d’autres nations qui ne voulaient pas de nouvelles sanctions. A nouveau, le message était oubliez les allemands, ils sont désespérants.

Je crois qu’il y a un sentiment de dégoût et de désespérance  sincère et très répandu  en Russie à l’encontre des pays de l’UE. Quant aux USA, ils sont essentiellement vus comme des lunatiques messianiques pleins de haine qui feront tout et même plus que tout pour nuire à la Russie de toutes les façons possibles, aussi folles, absurdes, inutiles et hypocrites soient-elles.

Tout cela produit un consensus selon lequel, bien que la guerre avec les USA et l’Otan doive être évitée, évidemment, il n’y a plus rien à gagner à faire quelque effort.  Beaucoup de politiciens disent maintenant :notre politique étrangère a été beaucoup trop axée à l’ouest et il faut que cela cesse, notre futur est ailleurs.

L’adoption récente de sanctions contre la Russie est un exemple parfait de cela. Alors que quelques mordus inconditionnels des libéraux-US se plaignaient, et je rigole pas, que les huîtres françaises Belon ne seraient plus disponibles à Moscou, la majorité des gens comprennent que ces sanctions sont une bénédiction, car elles forcent la Russie à se débarrasser de ses liens avec l’ouest, ce qui aurait du, à leur avis, être fait depuis longtemps. A cour terme, les sanctions occidentales vont mordre, particulièrement pour certains produits de haute technologie, mais, dans l’ensemble, la plupart des gens comprennent que s’être rendu dépendant de l’Ouest pour de tels produits était une erreur au départ.

Encore une fois, ce qui prévaut est un sentiment  de dégoût, de perplexité et de fatigue. Bien qu’une personne aussi diplomate que Lavrov ne le dira jamais en ces termes, la réaction générale est lumineuse : eh les mecs vous êtes désespérants et en plus en déclin; on n’a pas besoin de vous, salut!. Cela dit sans animosité, presque avec tristesse, vraiment.

Je ne crois pas que les diplomates russes feront une grande déclaration anti-occidentale à l’Onu ou ailleurs. Le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais l’indifférence. Et les officiels russes continueront de parler à nos partenaires ou même à nos amis, mais malgré cette douce rhétorique, les relations avec l’Ouest vont cesser graduellement d’être une priorité pour la diplomatie russe, pour les affaires commerciales, et même pour le public en général. En fait, la Russie est déjà en train de construire un monde multipolaire et si l’Ouest n’en veut pas sa part, ce sera dur pour lui. Les russes savent que l’Ouest ne peut empêcher l’émergence de ce nouveau monde, et ils ne se préoccupent pas de savoir s’il refusera cette réalité ou acceptera de jouer selon les nouvelles règles.

Encore une chose, les russes en ont vraiment marre des déclarations agressives de l’Otan, car ils pensent, à juste titre, que c’est une marque d’hostilité. Mais, à rebours de ce que beaucoup de blogueurs disent, les russes n’ont pas peur de la menace militaire de l’Otan. Leur réaction aux derniers mouvements de l’Otan (nouvelles bases et troupes en Europe centrale, plus de dépenses, etc…) consiste à les dénoncer comme des provocations, et tous les officiels russes s’accordent à dire que la Russie peut gérer cette menace militaire. Comme l’a dit un député russe : cinq groupes de forces de réaction rapide est un problème que nous pouvons régler avec un seul missile. Une formule simpliste, mais correcte. Poutine a clairement dit la même chose, en cas d’attaque conventionnelle massive par qui que ce soit la Russie engagerait des missiles nucléaires tactiques. En fait, si l’Otan continue à avancer avec son plan stupide de déploiement de forces en Pologne et/ou dans les pays Baltes, je m’attends à ce que la Russie se retire du traité IRNF et qu’elle installe les successeurs modernes des fameux RSD-10 (SS-20). Comme je l’ai dit précédemment, les décisions de doubler le format des forces aéroportées russes et d’augmenter à la taille d’une division la brigade d’élite du 45éme Régiment spécial aéroporté sont déjà prises, quoi qu’il arrive. On peut dire que la Russie a préempté la création par l’Otan de sa force de 10.000 hommes en faisant passer ses propres forces mobiles de 36.000 à 72.000 hommes. S’étant ainsi préparé à la menace, le Kremlin va maintenant retourner tout simplement à des affaires plus importantes ailleurs.

Parmi les nombreuses idées fausses que nous apprenons pendant notre conditionnement (je ne peux pas appeler ça une éducation),  nous, à l’ouest, avons tendance à voir notre part du monde comme le centre de la planète, d’autres diraient même la part indispensable et la plus importante. Cela peut se remarquer sur nos mappemondes systématiquement centrées sur l’Europe ou les US et dans la croyance quasi dogmatique que personne ne compte autant que nous. C’est faux. En fait, alors que l’empire anglo-sioniste est en phase de déclin lent, mais constant et inéluctable, le reste du monde lui rend les hommages nécessaires du bout des lèvres et simplement continue son chemin. Si les centres de conditionnement qu’on appelle écoles avaient des éducateurs dignes de ce nom ils suspendraient dans leurs classes des mappemondes centrées sur la Chine et ils diraient aux jeunes élèves que plus personne ne prend désormais au sérieux les soi-disant valeurs occidentales. Non pas parce qu’elles sont mauvaises, mais parce que, pour commencer, nous-mêmes en occident ne les prenons définitivement pas au sérieux.

Obama a annoncé un pivotement vers l’Asie, mais, d’une façon typiquement anglo-sioniste, ce pivotement ne signifiait en réalité qu’un accroissement de la présence militaire et des pressions pour forcer l’obéissance aux exigences de l’empire. A la différence des US,  la Russie n’a annoncé aucun pivotement, mais Poutine a déjà rencontré Xi Jinping quatre fois cette année et ils ont tous deux déclaré que leur partenariat stratégique était le plus fort qui ait jamais existé dans l’histoire des relations entre les deux pays.

La Russie est vraiment en train de tourner son regard vers la Chine, l’Amérique Latine,  l’Afrique et ailleurs. Ses diplomates continueront à discuter, sourire, parler de partenaires et d’amis, mais je crois que nous sommes témoins d’un événement historique : pour la première fois depuis le treizième  siècle, la Russie s’éloigne à nouveau de l’Ouest et parie sur son avenir avec l’Asie (et le reste du monde).

Ukraine: 6 points pour contrer la propagande occidentale de « l’agression » russe…

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Six mensonges à propos de l’Ukraine: Le narratif de Washington n’est que pure propagande

 

Dimitri Orlov

 

28 Août 2014

 

url de l’article original:

http://cluborlov.blogspot.com/2014/08/propaganda-and-lack-thereof.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

En regard de ce qu’il se passe en Ukraine, j’ai entendu pas mal de voix européennes et américaines disant que oui, Washington et Kiev fabriquent une version totalement fictionnelle des évènements à des fins propagandistes, mais que les Russes font pareil. Ils semblent assumer que si les merdias occidentaux sont infestés de bouffons menteurs et incompétents qui sont trop heureux de répéter la ligne du parti, alors les Russes font pareil, sûrement même pire.

La réalité est bien différente. Bien qu’il y ait un véritable blackout des informations en provenance d’Ukraine à l’Ouest, peu étant montré au delà de quelques photos et des têtes pensantes de Washington et de Kiev, la couverture médiatique des évènements en Russie est incessante, avec des bulletins quotidiens décrivant les mouvements de troupes, des cartes mises à jour des zones de conflit et beaucoup de témoignages de témoins occulaires, de commentaires et d’analyses. Il y a aussi beaucoup de rumeurs galopantes sur les réseaux sociaux russes et international, que je tends à ne pas prendre en considération parce que c’est juste çà: des rumeurs. Dans cet environnement, ceux qui essaieraient de fabriquer un narratif fictionnel, comme les officiels de Washington et de Kiev essaient de le faire, ne survivraient pas très longtemps.

Il y a beaucoup à dire certes sur le sujet, mais ici je désire me limiter à rectifier quelques mauvaises conceptions vraiment, vraiment de base que Washington a tenté de vous imposer au travers de ses blablateurs de leurs médias variés.

 

  1. Ils veulent vous faire croire qu’il y a une invasion russe dans l’Est de l’Ukraine. Ce qu’il se passe en réalité est une guerre civile entre le gouvernement de l’Ukraine occidentale (qui ne dirige plus l’Est du pays de quelque manière que ce soit) et la population russe de l’Ukraine orientale. L’Ukraine s’est désintégrée depuis des décennies, surtout depuis l’indépendance. La cassure était inévitable, mais le catalyste pour cela fut le renversement militaire, le coup d’état, qui a renversé le gouvernement légitime de Kiev et l’a remplacé par des cadres choisis par Washington.

 

  1. Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe se tient derrière la République Populaire de Lougansk et la République Populaire de Donetsk, les deux régions qui, basé sur les résultats de referendums, ont choisi de se séparer de Kiev. En fait, le gouvernement russe a refusé de reconnaître ces républiques. Elles n’ont reçu aucun soutien politique de Moscou, qui avait demandé que les referendums soient renvoyés à plus tard et qui avait demandé plusieurs fois un cesser-le-feu et une solution négociée internationale pour résoudre le conflit. Le leadership des deux républiques a refusé et vise maintenant une victoire militaire totale.

 

  1. Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe arme les rebelles en Ukraine Orientale. Au contraire, le gouvernement russe a retiré son soutien militaire, se limitant à apporter des denrées humanitaires aux centaines de milliers de personnes dont les vies ont été détruites par les tirs d’artillerie et de roquettes en provenance des forces ukrainiennes. Les armes dans l’arsenal des “rebelles” sont des trophés, ce qu’ils ont saisi des forces ukrainiennes souvent en déroute. Ceci dit, les “rebelles” sont de fait soutenus, mais par le peuple russe, pas par le gouvernement russe. Rappelez-vous, ces gens sont russes, des deux côtés de la frontière, et le gouvernement ukrainien ne contrôle plus rien du tout là-bas.

 

  1. Ils veulent vous convaincre que la Russie pose une menace pour la paix en Europe et que la crise ukrainienne fait partie d’une stratégie impérialiste russe pour rescuciter l’URSS. Rien ne peut être plus loin de la réalité… L’ambition ultime de la Russie est d’être un pays normal, sujet à la loi internationale, en paix avec le monde et intégré à l’économie mondiale. Le gouvernement russe ne fait pratiquement rien pour empêcher les populations russes appartenant à d’anciens territoires russes de se faire massacrer dans leurs maisons par des tirs d’artillerie ukrainiens sur les populations civiles. Ceci donne un spectacle affligeant, mais le peuple russe comprend bien qu’élargir le conflit militaire au-delà de ce qui est maintenant purement les frontières nationales de l’Ukraine, n’est pas la réponse au problème.

 

  1. Ils veulent vous assurer que Kiev prévaudra éventuellement dans le conflit. En fait, l’armée ukrainienne se fait systématiquemet démolir. Bombarder les civils est la seule activité qu’elle peut encore pratiquer avec succès. Le gouvernement de Kiev a procédé à trois mobilisations générales, l’une après l’autre, envoyant au combat des jeunes et des hommes âgés (l’âge maximum de conscription est maintenant de 60 ans…). Ceux qui refusent la conscription étaient en premier lieu menacés de prison, mais cela ne marche plus, ils sont maintenant menacés de mort. La somme non officielle à payer pour éviter la conscription est de plusieurs milliers de dollars. Ces soldats sont mal armés, mal entrainés, complètement démoralisés et pour la plupart refusent de se battre. L’Ukraine a de moins en moins de tanks et de véhicules blindés, qui datent de l’ère soviétique et qui rouillent depuis des décennies. Il apparaît que l’Ukraine n’a pour ainsi dire plus d’armée de l’air non plus. Les victimes se chiffrent par dizaines de milliers. En juste une semaine, au mois de Juillet, 1400 soldats ukrainiens ont été tués, pour 10 de l’autre côté. Le ratio de décès est de 140:1 et juste ce chiffre raconte en fait toute l’histoire. La guerre est loin d’être finie, mais maintenant pour la première fois les deux républiques autonomes ont ce qui ressemble vraiment à une armée et cette armée va maintenant attaquer, passer à la contre-offensive. Une fois que l’armée ukrainienne se sera complètement effondrée, il restera la force mercenaire maintenue par les oligarques, surtout Kolomoisky qui dirige la région de Dniepropetrosk comme un fief personnel ; il a récemment décidé de prendre en charge les régions limitrophes également. Mais les mercenaires n’aiment pas être tués et jusqu’à un certain point ils demeureront, au-delà ils fuiront. Il semble à terme de plus en plus probable que Kiev va perdre et que l’Ukraine va en fait cesser d’exister.

 

  1. Ils veulent vous faire croire que le gouvernement de Kiev est légitime, populaire et stable. En fait, il y a de grandes manifestations qui se produisent à Kiev en ce moment même. Le pays est au-delà de la banqueroute et s’effondre en temps réel, pas seulement à l’Est, mais partout. Les gens ont faim. Les unités militaires qui fuient l’Est sont de mauvaise humeur et vont bientôt retourner leurs armes contre ceux qui les ont envoyé combattre. Les gens sont plus qu’en colère et il est plus que probable qu’une nouvelle révolution est en train de couver, 6 mois seulement après le tumulte récent.

J’espère que vous pouvez absorber cette information très basique et l’utiliser pour filtrer la propagande que vous lisez dans les journaux occidentaux et que vous voyez et entendez dans les médias audio-visuels (s’ils mentionnent l’Ukraine déjà…). N’assumez pas automatiquement que si votre côté est arrogant et menteur, que l’autre côté l’est aussi. Vous n’avez pas à croire ni à tolérer les mensonges.

Réthorique et propagande occidentale: « Agression russe » en Ukraine orientale… Vraiment ?…

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Le mythe de l’agression russe

 

Tony Cartalucci

 

3 Août 2014

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2014/08/the-myth-of-russian-aggression.html#more

 

~ Traduit de l(anglais par Résistance 71 ~

 

Le terme d’ “agression russe” a inondé les manchettes des médias occidentaux et a même bénéficié du titre d’un décret du sénat américain le S.2277 de cette année: S.2277 – Russian Aggression Prevention Act of 2014. Mais à quelle “agression” l’occident se refère t’il ? Un regard sur l’histoire russe de ces 500 dernières années en comparaison de celle disons de la Grande-Bretagne, de la France et même de l’Amérique avec son dogme de la “destinée manifeste”, fait le portrait de la Russie comme étant une nation plus préoccupée de ce qui se passe à l’intérieur de ses frontières ou à ses frontières, plutôt qu`â une expansion hégémonique mondiale. L’idée même d’anciennes colonies lointaines est une idée britannique, française, hollandaise, espagnole et portugaise. Même l’intervention militaire, géopolotique ou économique actuelles dans ces anciennes colonies n’est le fait que des Etats-Unis et des pays d’Europe.

Les Etats-Unis seuls ont des centaines de bases militaires dans le monde, ont occupé l’Allemagne de manière permanente ainsi que le Japon depuis plus d’un demi-siècle, l’Afghanistan depuis plus de 10 ans et ont envahi et occupé l’Irak depuis presque aussi longtemps.

“L’agression russes “ est un truc de marketing

Dans un édito d’opinion posté dans le journal Globe and Mail intitulé: « Our duty is to stand firm in the face of Russian aggression, », le premier ministre canadien Stephen Harper déclare de manière erronnée

“Le monde est attristé et à juste titre outragé par les images des restes calcinés du vol de la Malaysia Airline MH17 et par les près de 300 victimes de 11 pays éparpillés dans les champs de l’Ukraine orientale. Alors que le pénible travail d’identifier les restes des dépouilles des victimes et de poursuivre les perpétrateurs de cet acte criminel sans nom ne font que commencer, le monde peut-être certain d’une chose: Il n’y aura aucun affaiblissement dans notre résolution de punir le régime de Poutine d’avoir menacer la paix et la sécurité de l’Europe centrale et de l’Est.”

La pathétique tentative de Harper de lier la Russie au désastre du vol MH17 révèle la vérité derrière la formule de “l’agression russe”, une campagne de marketing ourdie par l’occident pour minimiser l’obstruction à sa très réelle agression globale. Le fait que Harper soit à la tête de la nation du Canada, qui n’est en aucune manière menacée par l’ “agression russe” réelle ou imaginaire, expose plus avant la nature frauduleuse du narratif mis en place par l’occident.

L’agresseur jouant les victimes, de Hitler à l’OTAN

De la Libye au Mali, de la Syrie à l’Ukraine et au delà, l’occident s’est engagé dans des ingérences géopolitques directes et indirectes et des manipulations sous des formes différentes et variées incluant les opérations militaires secrètes, les opérations de renseignement et de terrorisme par procuration et même des interventions militaires directes. Alors que l’occident arrive aux limites et aux frontières de nations capables de se défendre et qu’une défense existe, les experts et les politiciens ont commencé à cadrer cela en terme “d’agression”. L’obstruction de l’expansion occidentale à travers l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du sud est vue et cadrée comme étant une “agression”, tout comme le fit Adolf Hitler en regard des nations qui rechignaient à l’expansion du nazisme dans les années 1930.

Au bout du compte, des cas légitimes “d’agression” et “d’expansionisme” pourraient facilement être énumérés. Par exemple une carte de l’Europe de ces dernières décennies montrant l’expansion du territoire russe pourrait être un indicateur fiable. Mais le problème est qu’une telle carte montrerait juste l’opposé et montrerait l’évidence de l’OTAN s’incrustant sur les frontières avec la Russie derrière le prétexte d’une “Europe une et libre”.

Pour les “experts” et politiciens qui affirmeraient que l’expansion de l’OTAN s’est faite en dehors de toute agression, mais plutôt au travers de la participation volontaire et aux aspirations des peuples au sein des nouveaux membres de l’OTAN, ce que les Etats-Unis eux-même admettent être faux. Les soi-disantes “révolutions colorées” de la Serbie à la Georgie en passant par l’Ukraine ont été créées, financées et exécutées par les Etats-Unis et autre membres de l’OTAN afin de renverser des ordres politiques et des fronts d’opposition à l’OTAN et d’installer un ordre politique qui l’embrasse, rien de moins que ce qu’ont fait tous les autres empires au travers de l’histoire humaine par leurs sytèmes de vice-roi et autres formes d’admnistration impérialiste (colonialiste) par procuration.

En fait, le journal du Guardian admettait dans un article datant de 2004, “US campaign behind the turmoil in Kiev,” que : “Tandis que les gains de la révolution orange sont ukrainiens, la campagne elle-même est une création américaine, un exercice brillant et sophistiqué de marketing de masse, qui dans 4 pays en quatre ans, a été utilisée pour sauver des élections truquées et renverser des régimes non désirés. Financée et organisée par le gouvernement américain, deployant des consultants américains, des statisticiens, des diplomates, les deux gros partis politiques américains (républicain et démocrate) et des ONG américaines (NdT: La 5ème colonne de l’empire…), la campagne fut d’abord utilisée en Europe à Belgrade en 2000 afin de faire battre Slobodan Milosevic aux élections.

Richard Miles, l’ambassadeur américain à Belgrade joua un rôle clef. L’an dernier, comme ambassadeur US à Tbilissi (Georgie), il répéta le truc, conseillant Mikhaïl Saakachvili sur le comment sortir Edouard Chévardnadzé. Dix mois après le succès de Belgrade, l’ambassadeur américain à Minsk (Biélorussie). Michael Kozak, un vétéran d’opérations similaires en Amérique Centrale, notoirement au Nicaragua, organisa une campagne qusiment identique pour essayer de sortir l’homme fort du régime biélorusse, Alexandre Loukatchenko.

Cette révolution échoua. “Il n’y aura pas de Kostunica en Biélorussie”, avait déclaré le président biélorusse se référant à Belgrade. Mais l’expérience gagnée au gré des opérations en Serbie, Georgie et Biélorussie fut incommensurable pour comploter afin de battre le régime de Léomid Kouchma à Kiev.

L’opération, celle qui consiste à fabriquer la démocratie avec des élections et de la désobéissance civile, est maintenant si bien huilée, que la méthode est maintenant devenue un moule pour gagner les élections d’autres gens.

En d’autres termes, de la Biélorussue à la Georgie en passant par la Serbie et l’Ukraine, les Etats-Unis ont insidieusement renversé des gouvernements pas seulement au gré d’agression militaire, mais aussi avec des opérations secrètes visant à manipuler des élections et à renverser des régimes politiques que refusent d’accepter les résultats tronqués et bidonnés planifiés. Certainement donc des régimes résultant de telles pratiques ne rejoignent pas “volontairement” l’OTAN et celle-ci est sûrement en train de s’étendre au moyen d’une campagne de subversion violente et sans loi de nations étrangères, l’une après l’autre, l’Ukraine redevenant de nos jours une cible de choix.

Les nazis à notre porte (une fois de plus)

Les parallèles entre l’OTAN et l’Allemagne nazie sont bien plus qu’anecdotiques. En Ukraine le régime actuel, résultant du coup et soutenu par l’OTAN et l’Union Européenne est littéralement nazi. Du “Parti de la Patrie” au Parti Svoboda ouvertement nazi et leurs ailes politiques variées incluant le maintenant tristement célèbre front du Secteur Droit, le fascisme d’ultra-droite est une fois de plus en train de mener l’expansionnisme en territoire russe et non pas provenant de lui.

Les tentatives actuelles de l’occident de faire le portrait de la préoccupation de la Russie sur l’Ukraine et de la menace nazie qui trépigne sur son pas de porte comme étant celui du leader soviétique Joseph Staline et de son but pour l’invasion de la Pologne pour remuer les peurs et l’hystérie anti-communiste et anti-soviétique programmées de longue date dans les psychées des audiences occidentales, donne incidemment un parallèle historique valide. Alors que l’invasion de la Pologne fut une atteinte à la souveraineté nationale polonaise et un acte de guerre, ce fut fait pour créer une barrière entre l’URSS et la montée de l’Allemagne nazie sous la houlette de Hitler. Une telle barrière fut un des facteurs qui permît alors aux soviétiques de se mobiliser et de monter une contre-offensive à l’opération Barbarossa hitlérienne d’invasion de l’URSS. Ceci finit par faire tourner la table contre Hitler et mena à la chute du nazisme en Europe.

Au-delà de la cause et de l’effet, il y a plusieurs autres similarités entre l’invasion de la Pologne par Staline et le soutien politique d’aujourd’hui de la Fédération de Russie envers les Ukrainiens de l’Est, qui ont maintenant combattu le régime de Kiev depuis des mois avec succès. Au-delà des fabrications de “preuves” par l’occident contre des nations comme l’Irak, la Libye, la Syrie comme un prétexte de guerre, Washington a fourni très très peu de preuves de quoi que ce soit qu’il annonce et accuse. Pas de preuves n’ont été fournies pour montrer que la Russie “envahit” l’Ukraine orientale. La Russie a au contraire, choisi la voix de la retenue malgré l’emploi par l’occident de plusieurs pièges pour la forcer à intervenir en ukraine, ce faisant, la Russie a gagné un consensus global conséquent, érodé par les tentaitves de l’occident de déguiser sa propre agression sur le monde et son expansionnisme comme étant une “promotion de la démocratie” et des “interventions humanitaires”.