Archive pour CIA NED révolutions colorées

Résistance à l’empire: La NED virée de Russie !… La 5ème colonne yankee a du plomb dans l’aile !…

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La National Endowment for Democracy (NED) est maintenant officiellement indésirabe en Russie

William Engdahl

 

10 Août 2015

 

url de l’article:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/08/national-endowment-for-democracy-is-now.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vladimir Poutine ! Maintenant tu l’as fait ! Tu as eu la témérité de déclarer notre National Endowment for Democracy (NED), l’ONG (NdT; vraiment ??…) la plus importante des Etats-Unis “indésirable” sur le sol russe. Où cela se terminera t’il ? Ne respectes-tu pas notre droit en tant qu’ONG financée par le gouvernement US d’interférer dans les affaires intérieures russes ? Après tout, nous sommes l’ONG la plus importante de la seule super-puissance mondiale, nous pouvons aller où bon nous chante et pouvons faire ce que bon nous semble. Nous sommes vraiment fâchés !

Ceci est la claire réaction de Washington à la décision par le bureau du procureur général russe le 28 Juillet de déclarer les activités de la NED US comme étant “indésirables sur le territoire de la Russie.” La déclaration officielle disait: “la National Endowment for Democracy a utilisé des organisations commerciales et non-commerciales sous son contrôle pour prendre part à des campagnes visant et niant la légitimité des résultats des élections russes, organiser des actions politiques faites pour influencer les décisions des autorités et discréditer le service des forces armées de la Russie.” Elle allait plus loin disant: “Poursuivant ces buts, le fond a alloué environ 2,5 millions de dollars à des organisations cmmerciales et non-commerciales russes entre 2013 et 2015.

Sous la loi russe sur les ONG indésirables adoptée par la Douma et signée en loi par le président Poutine en Mai dernier, toute organisation étrangère ou internationale non-gouvernementale peut devenir “indésirable” si elle menace les fondations de l’ordre constitutionnel russe, la capacité de défense du pays et la sécurité de l’état russe.

De manière signifiante, dans une déclaration concernant cette décision, le ministère des AE russe a nommé Carl Gershman, le néo-conservateur qui est le président de la NED depuis sa création en 1983 (NdT: sous Reagan). Ils ont remarqué que Gershman a dit de manière ouverte que l’organisation de la NED était faite pour être une belle façade our distribuer des fonds parmi les cercles de l’opposition des pays étrangers. Ceci suggère qu’ils ont fait leur recherche avant que de bannir la NED.

Dans une OpEd du Washington Post répondant à l’interdiction, le président Gershman a cyniquement écrit que cette action est “la toute dernière preuve que le régime du président Poutine fait face une crise de légitimité politique empirant de jour en jour…” Il n’a pas remarqué que malgré les sanctions économiques mises en place par Victoria Nuland (NdT: Mme “Fuck the UE !” après le coup d’état en ukraine..) et ses amis néo-conservateurs de l’administration Obama, la côte de popularité de Poutine atteint aujourd’hui quelque 89% d’indice de satisfaction d’après le Levada Center indépendant de Russie.

« Faire ce que la CIA avait l’habitude de faire… »

La NED, ainsi que la Freedom House, a été au centre de toutes les “révolutions colorées” financées par le ministère des affaires étrangères américain dans le monde depuis l’an 2000, lorsqu’ele fut utilisé pour renverser le président Milosevic de Serbie. La NED fut créée sous Reagan pour fonctionner comme une de facto CIA, mais privatisée de façon à permettre plus de liberté de mouvement et d’action. Allen Weinstein, qui aida à rédiger la législation créatrice de la NED a dit dans un entretien avec le Washington Post en 1991: “Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui ouvertement “était fait en secret par la CIA il y a 25 ans.”

La NED a été pensée par le directeur de la CIA de Ronald Reagan, Bill Casey (NdT: qui fut jusqu’en 1981 le conseiller en chef de la firme Cap Cities Broadcasting qui acheta ABC News en 1985 faisant de la chaîne ABC le de facto “réseau de la CIA”… Nous l’avons dit précédemment, les liens entre Wall Street et les directeurs de la CIA font de l’agence de renseignement le bras armé de Wall Street dans le monde…). Casey voulait créer un mécanisme de financement pour soutenir des groupes qui s’engageraient dans de la propagande et l’action politique que la CIA organisait traditionnellement dans les pays étrangers. Remplacer partiellement la CIA dans ce rôle, l’idée a emergé pour une entité financée par le congrès qui servirait de pipeline pour cet argent de la subversion. La plus grosse part des revenus servant à déstabiliser des pays où le régime ne joue pas la musique de Washington à 100% comme la Russie, le Myanmar, le Vénézuéla, la Chine, l’Ouzbékhistan et autres, provient du congrès des Etats-Unis (donc du budget officiel). Ceci est aggrémenté des fonds d’organisations douteuses comme celles de l’Open Society Foundation de George Soros, qui semble toujours apparaître là où a NED veut renverser un régime comme en Ukraine en 2013-2014.

Casey voulait s’assurer de cacher les ficelles qui étaient tirées en coulisse par la CIA. Dans une lettre au conseiller de la Maison Blanche de Reagan, Edwin Meese III, Casey écrivit: “De manière évidente, nous, à la CIA, ne devrions pas être sur le devant de la scène dans le développement d’une telle organisation, ni ne devrions apparaître comme un de ses sponsors ou soutien.” Pour cacher le rôle de la CIA, Casey poussa pour la création d’une “Dotation Nationale” ou “National Endowment”.

Le président de la NED depuis 1984 a été Carl Gershman, auparavant avec la Freedom House, une autre vitrine de la “démocratie” de la communauté du renseignement américain, qui fut impliquée dans toutes les révolutions colorées à l’étranger. Le général américain, ancien patron des opérations militaires de l’OTAN et ancien candidat à la présidentielle, Wesley Clark, l’homme qui mena les bombardements sur la Serbie en 1999 et qui récememnt a appelé à une réponse militaire agressive des Etats-Unis contre la Russie (NdT: et qui la semaine dernière, a suggéré que tous les dissidents et opposants politiques de l’empire soient internés dans des camps…), a aussi été dans le comité directeur de la NED.

La vaste majorité des figures historiques liées aux actions clandestines de la CIA ont été à un moment donné des membres du comité directeur du consel administratif de la NED, incluant Otto Reich, John Negroponte, Henry Cisneros et Elliot Abrams. Le président du comité directeur de la NED en 2008 était Vin Weber, bailleur de fonds de la campagne électorale de George W. Bush en 2000. Gershman, patron de la NED depuis sa création, a travaillé en étroite collaboration avec Richard Perle, Elliot Abrams et Frank Gaffney. Gershman fut en un sens “présent à la création” de la faction de renseignement politique connue sous le nom de néo-conservatisme.

Le 26 Septembre 2013, quelques semaines avant que le président uktainien Viktor Yakounovitch annonça qu’il allait rejoindre la Russie et son Union Economique Eurasienne plutôt que de devenir membre de l’UE, Gershman écrivit une OpEd pour le Washington Post où il nommait l’Ukraine “le plus grand des prix”, expliquant que tirer l’Ukraine dans le camp occidental pourrait contribuer à la défaire ultime de Poutine. Gershman écrivit: “Le choix de l’Ukraine de rejoindre l’UE va accélérer la chute de l’idéologie de l’impérialisme russe (sic!) que Poutine représente. Les Russes également doivent faire face à un choix, et Poutine pourrait biern se retrouver du côté perdant pas seulement dans le voisinage immédiat mais aussi en Russie.

En d’autres termes, la NED est une entité financée par le gouvernement US qui a l’intetnion de renverser le président élu de la Russie parce que celui-ci ne plaît pas à la faction néo-conservatrice de Washington.

Parmi les projets de la NED en Russie figure le financement de l’opposition russe anti-Poutine de l’activiste Alexeï Navalny, membre d’un groupe appelé Russian Opposition Coordination Council, ou Conseil de Coordination de l’Opposition Russe. Navalny a reçu de l’argent de la NED.

La NED possède des sous-unités: le National Republican Institute, qui est mené par le sénateur républicain va t’en guerre John McCain, l’homme qui a joué un rôle clef dans le coup d’état américain de 2014 en Ukraine. Le National Democratic Institute, lié au parti démocrate US et présidée maintenant prs l’ancienne ministre des AE de Bill Clinton et avovate du bombardement de la Serbie, Madeleine Albright (NdT: la même qui déclara dans un entretien avec CNN que 500 000 enfants morts en Irak des causes des 10 ans d’embargo, était un juste prix à payer pour amener la démocratie en Irak !… Des propos à rendre Gandhi ou MLK hyper-violents !…). Le comité directeur de la NED inclut le noyau dur des néo-conservateurs de Bush-Cheney, les faucons va t’en guerre tels Elliott Abrams, Francis Fukuyama, Zalmay Khalitzad, l’ancien ambassadeur en Irak et en Afghanistan et architecte de la guerre afghane ; Robert Zoellick, proche de la famille Bush et ancien président de la Banque Mondiale.

Parmi les projets de la NED en Russie, elle a financé en 2014 en accord avec son rapport abrégé, 530 067 US$ sous la catégorie de “transparence en Russie”: “Améliorer la prise de conscience de la corruption” (re-sic). Travaille t’elle avec la police ou le procureur général russe ? Comment trouvent-ils cette corruption afin d’en attirer l’attention ? Ceci possède l’avantage de donner à Washington des détails intimes sur la corruption, réelle ou imaginaire, qui pourront ensuite être utilisés pour former les activistes des ONG comme ceux des groupes Navalny. (NdT: ceci fonctionne comme une véritable 5ème colonne US en Russie..). Un autre projet de la NED: Les Idées et Valeurs Démocratiques: 400 000 US$ pour quelque chose appelé: “Point de rencontre des droits de l’Homme et de l’Histoire, élever les consciences sur l’usage et le mauvais usage de la mémoire historielle et stimuler la discussion publique sur les problèmes politiques et sociaux urgents.” Ceci ressemble à s’y méprendre à une campagne récente du State Department pour la réécriture de l’histoire de la seconde guerre mondiale et du fait que l’URSS a payé de 27 millions de mort le prix d’avoir défait Hitler.

La seule véritable question n’est pas de savoir pourquoi le gouvernement russe a banni la NED de son territoire comme la première des ONG indésirables sous le coup de sa nouvelle loi. La question est de savoir pourquoi il ne l’a pas fait il y a 20 ans, ou du moins en 1999 lorsque Poutine est devenu président ? L’OTAN aujourd’hui est dans un état de guerre larvée avec la Russie, dans un tel cas, bannir des ONG hostiles comme la NED n’est que prudente auto-défense.

En Mai dernier, se référant au passage de la nouvelle loi russe sur les ONG indésirables, la porte-parole du ministère des AE US Marie Harf a dit que les Etats-Unis étaient “profondément troublés” par la nouvelle loi, l’appelant “un exemple additionnel de l’augmentation de la répression du gouvernement russe sur les voix indépendantes (sic) et une voie intentionnelle d’isoler le peuple russe du reste du monde.” Avant d’occuper sa position actuelle, Harf était la… porte-parole médiatique de la CIA, où elle a commencé sa carrière. Étonnant non ?…

De manière notable, en même temps que la Russie bannit la NED sous sa nouvelle loi des ONG indésirables, la Chine vient de signer une loi, celle de l’Overseas NGO Management Law, qui restreint les ONG étrangères sur son territoire. En Octobre dernier, la même NED avait financé les manifestions de la “révolutions des parapluies” à Hong Kong et la NED finance directement les séparatistes Ouïghours de la province chinoise du Xinjiang, comme par hasard le carrefour de tous les oléoducs et gazoduc majeurs venant de Russie et du Kazakhstan.

Résistance à l’empire: Les prochaines révolutions colorées de la NED/CIA… Macédoine, Azerbaïdjan et Kyrgystan…

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La bataille du gaz contre la Russie est engagée plus avant, enjeu: l’Eurasie…

~ Résistance 71 ~

 

Une révolution colorée pour la Macédoine

 

Paul Craig Roberts

 

22 Mai 2015

 

url de l’article original:
http://www.paulcraigroberts.org/2015/05/22/color-revolution-macedonia-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pendant la guerre froide, Washington était concerné par les communistes fomentant des manifestations de rue qu’ils pouvaient tourner en révolutions, avec des politiciens formés et attendant dans l’ombre de prendre en main le nouveau gouvernement, étendant ainsi l‘empire soviétique. C’est exactement ce que fait Washington aujourd’hui.

Nous avons récemment été les témoins de cette opération en Ukraine et maintenant il semblerait qu’une opération identique soit en marche en Macédoine.

La National Endowment for Democracy (NED) fut créée en 1983. Son but est de promouvoir la démocratie à l’´étranger. Son véritabe objectif était de créer des désaccords dans l’Europe de l’Est soviétique. Aujourd’hui la NED utilise l’argent des contribuables pour renverser des gouvernements non-alignés avec la politique de Washington. (NdT: La NED fut créée comme agence de propagande et d’espionage actif sous Ronald Reagan, le président sous lequel Roberts a servi comme adjoint-secrétaire au trésor et qu’il considère comme le “meilleur président américain”. C’est le “petit côté” partial de Roberts…)

Le NED finance des ONG dans des pays ciblés par Washington pour la déstabilisation politique. Ces ONG opèrent sous des “thèmes” comme “l’enseignement de la démocratie” et les “droits de l’Homme”. Les ONG développent des cadres qui consistent en des étudiants idéalistes et des politiciens déçus et les montent contre le gouvernement dont l’indépendance doit être réprimée et limitée par Washington. (NdT: ce qu’on pourrait appelé la 5ème colonne américaine en référence au réseau propagandiste et d’influence nazi des années 1930, jusque dans la seconde guerre mondiale… Roberts en parle plus loin)

Les étudiants idéalistes sont simplement des dupes trompés le plus souvent et les politiciens déçus désirent simplement obtenir du pouvoir dans des fonctions et servent Washington afin d’obtenir ce qu’ils veulent.

D’après la secrétaire aux affaires étrangères américaines Victoria Nuland, Washington a dépensé 5 milliards de dollars en Ukraine pour former et peaufiner des politiciens et créer des ONG faisant parties de la 5ème colonne américaine.. Lorsque le président ukrainien Yakounovitch a refusé d’aligner l’Ukraine avec les intérêts de Washington, l’empire a lâché sa 5ème colonne locale et le gouvernement de Yakounovitch fut violemment renversé. Malgré les beaux discours de Washington sur la démocratie, le fait que le gouvernement de Yakounovitch avait été démocratiquement élu et qu’une nouvelle élection n’était distante que de quelques mois n’ont pas empêché le renversement de celui-ci.

Maintenant, le même programme est en préparation pour l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Kyrgystan et la Macédoine. La très grande majorité des Américains n’a absolument aucune idée de l’endroit où se trouvent ces pays. L’Arménie et l’Azerbaïdjan sont à l’Est de la Mer Caspienne et sont d’anciennes provinces de l’URSS. Le Kyrgystan est un ancien état soviétique frontalier de la Chine (NdT: la fameuse Eurasie à contrôler coûte que coûte…). La Macédoine, pays natal d’Alexandre le Grand, est une partie du nord de la Grèce, mais au XXème siècle des portions de la Macédoine sont devenues parties de la Yougoslavie. Quand Washington (NdT: et Berlin) a détruit la Yougoslavie, la Macédoine est devenue une république indépendante de 2 millions d’habitants. La Macédoine est verrouillée par la Grèce au sud, la Bulgarie à l’Est, l’Albanie à l’Ouest, par la Serbie et le micro état du Kosovo créé par Washington au nord.

Pourquoi Washington est si intéressé de contrôler la Macédoine ?

Le gouvernement macédonien a refusé de participer aux sanctions de Washington contre la Russie et soutient le gazoduc Russian Turkish Stream qui va délivrer le gaz naturel russe à l’Europe via la Turquie et la frontière grecque.

La Grèce est en train d’être pillée par l’UE, le FMI et les banques allemandes et hollandaises. En conséquence, la Grèce est poussée dans les bras de la Russie car le soutien russe est la seule alternative pour la Grèce qui est handicappée par des mesures d’austérité drastiques que l’UE force le peuple grec à ingurgiter. La Macédoine se trouve entre la Grèce et la Serbie, un pays pas amoureux de Washington ni de l’UE suite à son démembrement par l’agression de l’OTAN. Washington a peur du flot de l’énergie russe, que Washington ne pourrait pas contrôler vers ses pays vassaux européens par les alliés des Russes en Europe.

Si Washingtron peut se saisir de la Macédoine, il pourra se tenir entre la Grèce et la Serbie et peut-être persuader la Grèce de s’aligner sur le projet d’un gazoduc soutenu par Washington et qui supplérait l’UE depuis l’Azerbaïdjan, réduisant ainsi l’influence de la Russie sur l’Europe.

La Macédoine possède une population minoritaire albanaise. L’Albanie est un état vassal de Washington et un membre de l’OTAN. Washington s’est aligné avec les dissidents albanais, manifestant dans les rues, le gouvernement macédonien a été accusé de corruption comme le fut le gouvernement ukrainien d’avant Maïdan et le ministère US des AE exprime ses préoccupations quant à la crise politique macédonienne que Washington a en fait complètement orchestré.

Washington parle toujours de démocratie et de droits de l’Homme mais n’a absolument aucun respect ni pour l’un ni pour l’autre. Washington n’utilise ces mots que comme des suppositions de leur absence au sein des gouvernements qu’il veut renverser.

Le gouvernement russe comprend très bien ce qu’il se passe. Que le gouvernement russe ait appris sa leçon depuis qu’il s’est mis sur la touche tandis que le gouvernement ukrainien était renversé, reste à voir.

D’une perspective américaine, en contraste avec la perspective de Washington, la question est de savoir si la poursuite dangereuse de l’hégémonie de l’empire vaut le risque d’une guerre avec la Russie et la Chine. Les néoconservateurs, qui ont fait main basse sur la politique étrangère des Etats-Unis, croient que cette hégémonie vaut le coup de prendre le risque. Mais les Américains dérivent-il suffisamment de plaisir fictif d’une poignée de nouveaux cons tyrannisant le monde pour acepter vraiment le risque d’une guerre nucléaire ?

L’agression à découvert dont Washington fait montre envers la Russie devrait alarmer non seulement le peuple des Etats-Unis, mais aussi le monde entier. La guerre est en cours de fabrication. La guerre contre la Russie voudra aussi dire la guerre contre la Chine. Ceci n’est en aucun cas une guerre que Washington et ses vassaux, ni l’humanité, ne peuvent gagner.

Nouvel Ordre Mondial: Les 12 ingrédients de la recette de renversement de régimes par la CIA…

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Les douze étapes employées par les Etats-Unis pour changer les régimes

 

IRIB

 

Aeneas Georg

 

9 décembre 2014

 

url de l’article en français:

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/351664-les-douze-étapes-employées-par-les-usa-pour-changer-un-régime

 

Même si elle a un nom sympa, la récente révolution à Hong Kong

suit assez bien le schéma standard de changement de régime et de déstabilisations politiques formatées par les USA. Et les Chinois n’ont pas besoin de sous-titres!

Désormais, nous savons que la Russie connaît bien les méthodes des changements de régime, dont l’empire du Chaos use et abuse afin de maintenir sa suprématie. C’était apparu très clairement dans l’allocution de Poutine au Club Valdaï :

« De fait, depuis un bout de temps, nos collègues (les USA) ont tenté de gérer les dynamiques politiques, en utilisant les conflits régionaux et en concevant des “révolutions de couleur” correspondant à leurs intérêts, mais… le génie aux trois vœux s’est échappé de la bouteille. Il semble que les pères de la théorie du “chaos sous contrôle” ne savent plus eux-mêmes qu’en faire ; c’est une complète débandade dans leurs rangs. »

La Chine a aussi été l’objet de tentatives de changement de régime dans sa province du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, et plus récemment à Hong Kong. La question est : dans quelle mesure la Chine est-elle consciente du rôle des USA dans ces mouvements de protestation ?

Une récente vidéo sur Youtube fait clairement apparaître que la Chine a une très nette compréhension de l’échiquier géopolitique et de ses enjeux, même s’il n’est pas sûr que les opinions présentées sont celles du peuple chinois en général.

La vidéo relève douze étapes utilisées par les USA pour changer un régime politique, et poursuit en expliquant comment ces dynamiques de changement de régime, partout dans le monde, ainsi que l’antagonisme envers la Russie et la Chine, s’inscrivent dans un schéma qui pourrait mener à la troisième guerre mondiale.
   

1- Envoyer des agents de la CIA, du M16 et d’autres officines vers le pays cible, comme touristes, étudiants, volontaires, hommes d’affaires ou encore journalistes.

2- Lancer des ONG estampillées, luttant pour la démocratie et les droits de l’homme, afin d’attirer les promoteurs de la liberté et des idéaux supérieurs.

3- Attirer les traîtres, en particulier des universitaires, des politiciens, des journalistes, des soldats, etc., par l’argent, ou le chantage, pour ceux qui ont commis quelque chose de répréhensible.

4- Si le pays a des syndicats, les contrôler par la corruption.

5- Choisir une appellation sympa ou une couleur pour la révolution, par exemple le printemps de Prague (1968), la révolution de velours dans l’Est-européen (1969), la révolution des roses en Géorgie (2003), la révolution du cèdre au Liban (2005), la révolution orange en Ukraine, la révolution verte en Iran, la révolution de jasmin, le printemps arabe ou encore la révolution des parapluies à Hong Kong.

6- Commencer des manifestations sur n’importe quel motif, juste pour lancer la révolution. Ça peut être les droits de l’homme, la démocratie, la corruption du gouvernement, une fraude électorale. Pas de preuves nécessaires, une justification suffit.

7- Écrire les calicots et autres banderoles en anglais, afin qu’ils puissent être lus aux USA, et ainsi impliquer les politiciens et citoyens américains.

8- Laisser les politiciens, les intellectuels et syndicalistes corrompus rejoindre les manifestations, et en appeler au peuple pour qu’il se joigne à eux, toute doléance étant la bienvenue.

9- Faire en sorte que les médias officiels, tant US qu’européens, soulignent que la révolution est causée par l’injustice, de façon à gagner l’opinion de la majorité silencieuse.

10- Quand le monde entier regarde, monter une opération sous fausse bannière. Le gouvernement ciblé sera très vite déstabilisé, et perdra du crédit auprès de son propre peuple.

11- Faire intervenir des agents provocateurs, pour forcer la police à utiliser la violence. Le gouvernement ciblé perd alors soutien des autres pays et devient délégitimé aux yeux de la communauté internationale.

12- Envoyer des politiciens locaux aux USA, en Europe et aux Nations-Unies demander des sanctions économiques à l’encontre du gouvernement ciblé, des zones d’exclusion aérienne, voire des frappes aériennes, et soutenir un soulèvement de rebelles armés.

Quiconque a fait un peu attention aux événements récents de ce monde peut reconnaître le schéma décrit. Les psychopathes ne sont pas à ce point, imaginatifs. Ils utilisent jusqu’à la corde les mêmes méthodes, encore et encore. Et la plupart du temps, cela bénéficie à ces psychopathes qui gouvernent, pour qui ça ne pose pas de problèmes si, une fois leur marionnette installée au pouvoir, on révèle leur rôle dans la combine. 

Les médias de masse, serviles et obéissants, sont toujours disponibles pour poursuivre le travail de propagande et annihiler toute contestation qui dévoilerait la main du marionnettiste derrière le décor, ou salir des réputations, quand les arguments manquent. 

Un exemple édifiant de ce genre de situation est à trouver à Hong Kong, dans les événements récents, est à voir dans un article intitulé Le New York Times part en vrille à propos de la liberté d’association en Chine.

Et, ça tombe bien, la mémoire du grand public est assez courte, avec les distractions à la sauce d’Hollywood, les médias sociaux sur internet, et carrément la Loi constitutionnelle au sens strict pour faire bonne mesure.

La vidéo se poursuit :

« Si les douze étapes n’aboutissent pas à renverser le régime, les USA trouvent une excuse pour intervenir militairement et finalement faire tomber le gouvernement ciblé par la force. En fait, cette démarche a montré son efficacité.
[…]
Ainsi ce n’est pas par des mouvements civils spontanés que des pays sont renversés. Bien au contraire, les révoltes sont préparées avec soin, et orchestrées jusqu’au moindre détail. En fait, renverser un pays par civils interposés est de loin meilleur marché qu’envoyer des troupes pour attaquer et détruire ledit pays. C’est pourquoi les USA continuent à appliquer ces douze étapes contre les pays qu’ils considèrent comme des ennemis. »

La vidéo blâme les francs-maçons, mais il serait plus pertinent d’accuser l’élite psychopathe. Un de ses traits majeurs est le fait qu’elle n’a aucune conscience spirituelle, et donc se moque absolument des souffrances humaines, et même du nombre de morts occasionné. On pourrait même avancer qu’elle goûte la souffrance…

Comme toujours, il ne tient qu’à nous de prendre conscience de ce cauchemar et de nous réveiller, de comprendre qu’il y a, parmi nous, des prédateurs dénués de valeurs éthiques ou d’humanité. C’est devenu plus facile, à mesure que l’empire du Chaos, dans sa lutte désespérée pour maintenir son hégémonie, montre sa vraie nature, à qui veut voir. Et ainsi donc, une réalité que les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), et même d’autres, commencent à pleinement saisir. Il est certain qu’une plus grande coopération parmi ces pays a permis de diffuser la prise de conscience du modus operandi de ces psychopathes. La vidéo chinoise en est une de ses illustrations.

Aeneas Georg

Source: Global Research

Résistance politique: Le mouvement « Occupy Central » de Hong Kong, ingérence de la NED/NDI de l’empire… La déstabilisation de la Chine est-elle en marche ?

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Similitude: L’ukraine aux portes de la Russie… Hong Kong aux portes de la Chine continentale + L’emballement contre l’armée mercenaire djihadiste de la CIA en Irak et en Syrie + le premier cas d’Ébola au pays du goulag levant…

Éléments inquiétants ?

MISE A JOUR du 2 Octobre 2014: « Les Etats-Unis admettent maintenant financer le mouvement Occupy Central » (Tony Cartalucci)

— Résistance 71 —

 

Les Etats Unis approuvent ouvertement le chaos qu’ils ont créé à Hong Kong

 

Tony Cartalucci

 

30 Septembre 2014

 

url de l7article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2014/09/us-openly-approves-hong-kong-chaos-it.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les manifestations “Occupy Central” de Hong Kong sont dans la continuité de la déstabilisation de la petite île du sud de la Chine, fameuse pour être un havre financier international pour les intérêts entrepreneuriaux et financiers et avant cela, les ambitions coloniales de l’empire britannique. Ces intérêts ont conspiré depuis des années afin de sortir l’île de l’influence de Pékin après qu’elle fut retournée non sans jalousie à la Chine à la fin des années 1990 et utilisée comme un tremplin pour déstabiliser toujours plus avant la Chine continentale.

Derrière les manifestations du soi-disant “Occupy Central”, qui se déguise en mouvement “pro-démocratie” cherchant le “suffrage universel” et la “pleine démocratie”, se trouve un réseau profond et insidieux de soutien financier, politique et médiatiques étrangers. De manière proéminente se trouve parmi eux le ministère américain des affaires étrangères et son National Endowment for Democracy ou NED (vitrine de la CIA), ainsi qu’une sucursale de la NED: Le Nationale Democratic Institute (NDI).

Les Etats-Unis ont maintenant adopté une position beaucoup plus ouverte dans leur soutien du chaos que leurs propres réseaux de manipulation ont préparé et orchestrent maintenant. La Maison Blanche a officiellement soutenue “Occupy Central”. L’agence Reuters dans son article « White House Shows Support For Aspirations Of Hong Kong People, » affirme:

“La Maison Blanche observe les manifestations pour la démocratie à Hong Kong de manière très attentive et soutient les ‘aspirations du peuple de Hong Kong’, a dit le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest ce Lundi.

Les Etats-Unis soutiennent le suffrage universel à Hong Kong en accord avec la loi de base et nous soutenons les aspirations du peuple hong kongais a dit Earnest qui a aussi insisté pour que les deux camps fassent preuve de retenue.

Le ministère des affaires étrangères américain a construit et dirige le mouvement “Occupy Central”

Les commentiares de Earnest ont repris à la lettre les demandes des leaders des manifestations d’Occupy Central, mais de manière plus importante, verbatim la longue liste que le NDI du ministère affiche sur son propre site internet dédié à son ingérence dans les affaires de Hong Kong. Le terme “suffrage universel” et la référence à la “loi de base” et son “interprétation” pour vouloir dire “véritable démocratie” sont clairement cités sur le site du NDI qui affirme:

La loi de base mise en place dans le cadre de la gouvernance et où des groupes d’intérêt spécial ou des “zones électorales fonctionnelles” maintiennent la moitié des sièges du conseil législatif. En ce moment, le directeur exécutif de Hong Kong est aussi choisi par un comité sélectionné de manière non-démocratique. D’après le langage de la loi de base, le “suffrage universel” est le “but ultime”. Alors que le “suffrage universel” demeure indéfini dans la loi, les citoyens de Hong Kong l’ont interprété comme étant la véritable démocratie.

Pour pousser cet agenda, qui essentiellement sert à empêcher Pékin d’examiner les candidats se présentant aux élections à Hong Kong, ouvrant ainsi la porte à des politiciens ouvertement soutenus, financés et dirigés par le ministère des affaires étrangères américain, le NDI liste un nombre d’ingérences se déroulant à son initiative sur l’île. Il déclare:

Depuis 1997, Le NDI a effectué une série de missions sur Hong Kong consistant en la considération de cadre électoral après le retour à la Chine, le statut de l‘économie, la règle de la loi et des libertés civiques sous souveraineté chinoise et les perspectives pour et les défis à la démocratisation. L’Institut affirme également:

“En 2005, le NDI a lancé un programme de 6 mois pour la formation de jeunes leaders politiques se focalisant sur l’entrainement d’un groupe d’un parti politique montant ainsi des membres de groupes politiques pour pouvoir les former dans le domaine des communications en politique.

Et

Le NDI a aussi œuvré pour rassembler les partis politiques, les leaders de gouvernement et les acteurs de la société civile au sein de forums publics afin de discuter le développement d’un parti politique, le rôle des partis à Hong Kong et la réforme politique. En 2012 par exemple, une conférence s’est tenue sous les auspices du think tank de Hong Kong SynergyNet, soutenu par le NDI et qui mît en scène des intervenants de partis couvrant le spectre politique ambiant et qui explora comment adopter un système de coalition gouvernemental qui mènerait à un processus législatif plus efficace.”

Note du traducteur: Si cela n’est pas de l’ingérence pure et simple, on se demande bien ce qui le serait !!…

Le NDI admet aussi qu’il a créé, financé et soutenu d’autres organisations opérant à Hong Kong afin de parvenir au but du ministère des affaires étrangères américain, à savoir la subversion du contrôle de Pékin sur l’île:

En 2007, l’Institut a lancé un programme de participation politique pour les femmes qui travaillait de concert avec le réseau du Women’s Political Participation Network (WPPN) et des Hong Kong Federation of Women’s Centres (HKFWC) afin de renforcer la participation des femmes dans la politique, d’encourager une augmentation de participation en politique et s’assurer que les problèmes des femmes soient pris en considération dans le processus de décision politique.

Sur une page séparée, le NDI décrit les programmes qu’il conduit avec l’université de Hong Kong pour parvenir à cet agenda:

Le Centre for Comparative and Public Law (CCPL) de l’université de Hong Kong, avec le soutien du NDI, travaille pour amplifier les voix des citoyens dans le processus de consultation en créant Design Democracy Hong Kong (www.designdemocracy.hk), un site internet neutre et unique qui donne une place aux citoyens pour discuter du futur système électoral de Hong Kong.

Les lecteurs ne devraient donc pas être surpris de constater que tous les leaders du mouvement “Occupy Central” sont soit directement liés au ministère des affaires étrangères américain, à la NED, au NDI ou impliqués dans bien des plans du NDI.

Le leader auto-proclamé d’Occupy Central, Benny Tai, est un professeur de droit à l’université sus-mentionnée de HK et un collaborateur régulier du CCPL financé pad le NDI. En 2006-2007 (annual report, .pdf), il fut nommé membre du bureau directeur, une position qu’il a maintenu jusqu’à l’an dernier. Dans le rapport annuel CCPL’s 2011-2013 annual report (.pdf), Le NDI est mentionné pour avoir donné des fonds pour l’organisation de la “mise en place et l’application de modèles en ligne de portail pour le suffrage universel où le public peut discuter et s’informer des idées pour voir quelle méthode de suffrage universel est la meilleure pour HK.”

Bizarrement, dans le dernier rapport annuel du CCPL pour 2013-2014 (.pdf), Tai n’est plus listé au comité directeur mais il est listé comme participant à 3 conférences organisées par CCPL et il est le chef d’au mois un des projets. Au moins une des conférence le voit parler côte à côte d’une autre “figure” importante d’Occupy Central, Audrey Eu. Le rapport 2013-2014 liste également le NDI comme finançant le site internet du CCPL « Design Democracy Hong Kong« .

La présidente du Civic Party, Audrey Eu Yuet-Mee, en plus de parler avec Benny Tai aux conférences CCPL-NDI, est impliquée avec le ministère des affaires étrangères US et son NDI quelque part d’autre. Elle participe régulièrement aux forums organisés par la NED et sa sucursale du NDI. Elle fut conférencière en 2009 pour SynergyNet, financé par NDI ; elle fut aussi conférencière pour le the NDI-funded Women’s Centre « International Women’s Day » event, accueuilli par le conseil des femmes de Hong Kong, aussi financé par le NDI.

Il y a aussi Martin Lee, président fondateur du parti démocrate de Hong Kong et une autre figure importante venue en soutien d’Occupy Central. Cette année, Lee a été à Washington et a rencontré directement le vice-président Joseph Biden, la parlementaire Nancy Pelosi et a prit part à une conférence de la NED faite spécialement pour lui et son agenda “démocratique” à HK. Lee a une page du site de la NED qui lui ait dédié et il a reçu le “Grand Prix de la NED” en 1997. Avec lui voyagea à Washington Anson Chan, une autre figure soutenant les manifestations actuelles de HK.

L’agenda très impopulaire d’ »Occupy Central »

Si la démocratie est caractérisée par l’auto-règlementation, alors un mouvement “Occupy Central” dans lequel chaque figure prominente est le bénéficiaire ou le dépositaire d’argent étranger, de soutien, et d’un agenda politique venant de l’étranger, n’a rien à voir avec la démocratie. Il a en revanche tout à voir avec l’abus de la démocratie afin de minimiser le contrôle de Pékin sur HK et d’ouvrir la porte aux candidats politiques qui serviront clairement des intérêts étrangers, pas ceux de la Chine, ni même ceux du peuple de HK.

Ce qui en dit encore plus long est le referendum illégal effectué par Occupy Central plus tôt dans l’année dans une tentative de justifier un chaos planifié et à venir dans les rues de HK. Le referendum se focalisa sur le but du ministère des affaires étrangères US de mettre en application “le suffrage universel”, bien qu’1/5 de l’électorat de HK participa à ce referendum et pour ceux qui y participèrent aucune alternative ne fut proposée autre que celles soutenues par les organisations paravent des Etats-Unis afin de diminuer l’influence de Pékin.

La BBC rapportait dans un article: « Hong Kong democracy ‘referendum’ draws nearly 800,000, » que:

Un total de 792 808 votants ont pris part à ce referendum non-officiel sur le suffrage universel à HK. On dit les organisateurs.

La statistique menée sur 10 jours fut organisé par le groupe contestataire Occupy Central.

C’était au sujet de pouvoir élire les leaders de HK, le chef de l’exécutif. Le gouvernement de HK a déclaré que le vote n’avait aucun fondement légal.

Environ 42% des votants ont soutenu la proposition de permettre au public, un comité nominateur et aux partis politiques de nommer les candidats pour le poste suprême.

Pour un mouvement de contestation qui clâme être pour la “démocratie”, voulant dire pour la volonté du peuple, il a un agenda impopulaire clairement rejeté par la vaste majorité de la population de HK et il est maintenant en train de déranger les parties vitales de l’île, tenant la population et la stabilité de l’endroit en otage afin de pousser son agenda. Tout ceci est orchestré et soutenu par les Etats-Unis, son ministère des affaires étrangère et son réseau de sédition globale opérant sous la bannière de la NED et de sa sucursale du NDI.

Tandis que les merdias occidentaux montrent une foule de “milliers” de personnes, impliquant que “le peuple” soutient le chaos ambiant dans les rues de HK, Le referendun auto-oganisé et illégal d’Occupy Central prouve qu’il n’a pas le soutien du peuple et que son agenda est rejeté à la fois par la Chine continentale et le peuple de HK.

Exposer la nature insidieuse, malhonnête et dirigée de l’étranger, du mouvement Occupy Central est important. Il est aussi très important d’examiner objectivement et scrupuleusement chaque et toute manifestation qui émerge dans le monde. La superficialité ne peut pas lier un mouvement à un autre, un groupe à des intérêts spéciaux. On doit au contraire s’attacher à identifier et à profiler les leaders des mouvements, toujours suivre la piste du fric pour le financement, identifier les véritables objectifs et motivations et documenter leurs liens aux intérêts spéciaux au sein ou au-delà des frontières incriminées de la nation où les manifestations ont lieu.

En faisant cela, les mouvements comme celui d’Occupy Central peuvent être exposés au grand jour et désamorcés avant que la destruction et le chaos par la déstabilisation induite par les Etats-Unis, ne puissent surgir à Hong Kong comme ce fut le cas en Ukraine ou au Moyen-Orient récemment.

= = =

Note du traducteur: Le mouvement “Occupy Central” est sponsorisé par la National Endowment for Democracy ou NED, une des vitrines de la CIA. Qui est derrière la NED ?

  • Exxon-Mobil et Citigroup (intérêts Rockefeller)
  • Waste Management
  • Chambre de l’industrie et du commerce des Etats-Unis
  • Le CFR ~ Council on Foreign Relations ~ Think Tank majeur de l’empire et de son idéologie Néo-conservatrice
  • Goldman Sachs
  • Hilton
  • McDonald’s
  • Visa
  • Boeing
  • Brookings Institution, autre Think Tank important de l’empire
  • CIPE
  • Ford
  • Carnegie Middle East Center (toutes les institution “Carnegie” sont sous gérance de la Rockfeller Foundation)
  • Conoco Philips
  • Ministère des affaires étrangères des Etats-Unis

Toutes les institutions mentionnées ci-dessus ont un ou plusieurs représentants dans le comité directeur de la NED elle même dépendance de l’USAID qui fait aujourd’hui au grand jour ce que la CIA faisait en secret il y a 30 ou 40 ans.

Réthorique et propagande occidentale: « Agression russe » en Ukraine orientale… Vraiment ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 août 2014 by Résistance 71

Le mythe de l’agression russe

 

Tony Cartalucci

 

3 Août 2014

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2014/08/the-myth-of-russian-aggression.html#more

 

~ Traduit de l(anglais par Résistance 71 ~

 

Le terme d’ “agression russe” a inondé les manchettes des médias occidentaux et a même bénéficié du titre d’un décret du sénat américain le S.2277 de cette année: S.2277 – Russian Aggression Prevention Act of 2014. Mais à quelle “agression” l’occident se refère t’il ? Un regard sur l’histoire russe de ces 500 dernières années en comparaison de celle disons de la Grande-Bretagne, de la France et même de l’Amérique avec son dogme de la “destinée manifeste”, fait le portrait de la Russie comme étant une nation plus préoccupée de ce qui se passe à l’intérieur de ses frontières ou à ses frontières, plutôt qu`â une expansion hégémonique mondiale. L’idée même d’anciennes colonies lointaines est une idée britannique, française, hollandaise, espagnole et portugaise. Même l’intervention militaire, géopolotique ou économique actuelles dans ces anciennes colonies n’est le fait que des Etats-Unis et des pays d’Europe.

Les Etats-Unis seuls ont des centaines de bases militaires dans le monde, ont occupé l’Allemagne de manière permanente ainsi que le Japon depuis plus d’un demi-siècle, l’Afghanistan depuis plus de 10 ans et ont envahi et occupé l’Irak depuis presque aussi longtemps.

“L’agression russes “ est un truc de marketing

Dans un édito d’opinion posté dans le journal Globe and Mail intitulé: « Our duty is to stand firm in the face of Russian aggression, », le premier ministre canadien Stephen Harper déclare de manière erronnée

“Le monde est attristé et à juste titre outragé par les images des restes calcinés du vol de la Malaysia Airline MH17 et par les près de 300 victimes de 11 pays éparpillés dans les champs de l’Ukraine orientale. Alors que le pénible travail d’identifier les restes des dépouilles des victimes et de poursuivre les perpétrateurs de cet acte criminel sans nom ne font que commencer, le monde peut-être certain d’une chose: Il n’y aura aucun affaiblissement dans notre résolution de punir le régime de Poutine d’avoir menacer la paix et la sécurité de l’Europe centrale et de l’Est.”

La pathétique tentative de Harper de lier la Russie au désastre du vol MH17 révèle la vérité derrière la formule de “l’agression russe”, une campagne de marketing ourdie par l’occident pour minimiser l’obstruction à sa très réelle agression globale. Le fait que Harper soit à la tête de la nation du Canada, qui n’est en aucune manière menacée par l’ “agression russe” réelle ou imaginaire, expose plus avant la nature frauduleuse du narratif mis en place par l’occident.

L’agresseur jouant les victimes, de Hitler à l’OTAN

De la Libye au Mali, de la Syrie à l’Ukraine et au delà, l’occident s’est engagé dans des ingérences géopolitques directes et indirectes et des manipulations sous des formes différentes et variées incluant les opérations militaires secrètes, les opérations de renseignement et de terrorisme par procuration et même des interventions militaires directes. Alors que l’occident arrive aux limites et aux frontières de nations capables de se défendre et qu’une défense existe, les experts et les politiciens ont commencé à cadrer cela en terme “d’agression”. L’obstruction de l’expansion occidentale à travers l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du sud est vue et cadrée comme étant une “agression”, tout comme le fit Adolf Hitler en regard des nations qui rechignaient à l’expansion du nazisme dans les années 1930.

Au bout du compte, des cas légitimes “d’agression” et “d’expansionisme” pourraient facilement être énumérés. Par exemple une carte de l’Europe de ces dernières décennies montrant l’expansion du territoire russe pourrait être un indicateur fiable. Mais le problème est qu’une telle carte montrerait juste l’opposé et montrerait l’évidence de l’OTAN s’incrustant sur les frontières avec la Russie derrière le prétexte d’une “Europe une et libre”.

Pour les “experts” et politiciens qui affirmeraient que l’expansion de l’OTAN s’est faite en dehors de toute agression, mais plutôt au travers de la participation volontaire et aux aspirations des peuples au sein des nouveaux membres de l’OTAN, ce que les Etats-Unis eux-même admettent être faux. Les soi-disantes “révolutions colorées” de la Serbie à la Georgie en passant par l’Ukraine ont été créées, financées et exécutées par les Etats-Unis et autre membres de l’OTAN afin de renverser des ordres politiques et des fronts d’opposition à l’OTAN et d’installer un ordre politique qui l’embrasse, rien de moins que ce qu’ont fait tous les autres empires au travers de l’histoire humaine par leurs sytèmes de vice-roi et autres formes d’admnistration impérialiste (colonialiste) par procuration.

En fait, le journal du Guardian admettait dans un article datant de 2004, “US campaign behind the turmoil in Kiev,” que : “Tandis que les gains de la révolution orange sont ukrainiens, la campagne elle-même est une création américaine, un exercice brillant et sophistiqué de marketing de masse, qui dans 4 pays en quatre ans, a été utilisée pour sauver des élections truquées et renverser des régimes non désirés. Financée et organisée par le gouvernement américain, deployant des consultants américains, des statisticiens, des diplomates, les deux gros partis politiques américains (républicain et démocrate) et des ONG américaines (NdT: La 5ème colonne de l’empire…), la campagne fut d’abord utilisée en Europe à Belgrade en 2000 afin de faire battre Slobodan Milosevic aux élections.

Richard Miles, l’ambassadeur américain à Belgrade joua un rôle clef. L’an dernier, comme ambassadeur US à Tbilissi (Georgie), il répéta le truc, conseillant Mikhaïl Saakachvili sur le comment sortir Edouard Chévardnadzé. Dix mois après le succès de Belgrade, l’ambassadeur américain à Minsk (Biélorussie). Michael Kozak, un vétéran d’opérations similaires en Amérique Centrale, notoirement au Nicaragua, organisa une campagne qusiment identique pour essayer de sortir l’homme fort du régime biélorusse, Alexandre Loukatchenko.

Cette révolution échoua. “Il n’y aura pas de Kostunica en Biélorussie”, avait déclaré le président biélorusse se référant à Belgrade. Mais l’expérience gagnée au gré des opérations en Serbie, Georgie et Biélorussie fut incommensurable pour comploter afin de battre le régime de Léomid Kouchma à Kiev.

L’opération, celle qui consiste à fabriquer la démocratie avec des élections et de la désobéissance civile, est maintenant si bien huilée, que la méthode est maintenant devenue un moule pour gagner les élections d’autres gens.

En d’autres termes, de la Biélorussue à la Georgie en passant par la Serbie et l’Ukraine, les Etats-Unis ont insidieusement renversé des gouvernements pas seulement au gré d’agression militaire, mais aussi avec des opérations secrètes visant à manipuler des élections et à renverser des régimes politiques que refusent d’accepter les résultats tronqués et bidonnés planifiés. Certainement donc des régimes résultant de telles pratiques ne rejoignent pas “volontairement” l’OTAN et celle-ci est sûrement en train de s’étendre au moyen d’une campagne de subversion violente et sans loi de nations étrangères, l’une après l’autre, l’Ukraine redevenant de nos jours une cible de choix.

Les nazis à notre porte (une fois de plus)

Les parallèles entre l’OTAN et l’Allemagne nazie sont bien plus qu’anecdotiques. En Ukraine le régime actuel, résultant du coup et soutenu par l’OTAN et l’Union Européenne est littéralement nazi. Du “Parti de la Patrie” au Parti Svoboda ouvertement nazi et leurs ailes politiques variées incluant le maintenant tristement célèbre front du Secteur Droit, le fascisme d’ultra-droite est une fois de plus en train de mener l’expansionnisme en territoire russe et non pas provenant de lui.

Les tentatives actuelles de l’occident de faire le portrait de la préoccupation de la Russie sur l’Ukraine et de la menace nazie qui trépigne sur son pas de porte comme étant celui du leader soviétique Joseph Staline et de son but pour l’invasion de la Pologne pour remuer les peurs et l’hystérie anti-communiste et anti-soviétique programmées de longue date dans les psychées des audiences occidentales, donne incidemment un parallèle historique valide. Alors que l’invasion de la Pologne fut une atteinte à la souveraineté nationale polonaise et un acte de guerre, ce fut fait pour créer une barrière entre l’URSS et la montée de l’Allemagne nazie sous la houlette de Hitler. Une telle barrière fut un des facteurs qui permît alors aux soviétiques de se mobiliser et de monter une contre-offensive à l’opération Barbarossa hitlérienne d’invasion de l’URSS. Ceci finit par faire tourner la table contre Hitler et mena à la chute du nazisme en Europe.

Au-delà de la cause et de l’effet, il y a plusieurs autres similarités entre l’invasion de la Pologne par Staline et le soutien politique d’aujourd’hui de la Fédération de Russie envers les Ukrainiens de l’Est, qui ont maintenant combattu le régime de Kiev depuis des mois avec succès. Au-delà des fabrications de “preuves” par l’occident contre des nations comme l’Irak, la Libye, la Syrie comme un prétexte de guerre, Washington a fourni très très peu de preuves de quoi que ce soit qu’il annonce et accuse. Pas de preuves n’ont été fournies pour montrer que la Russie “envahit” l’Ukraine orientale. La Russie a au contraire, choisi la voix de la retenue malgré l’emploi par l’occident de plusieurs pièges pour la forcer à intervenir en ukraine, ce faisant, la Russie a gagné un consensus global conséquent, érodé par les tentaitves de l’occident de déguiser sa propre agression sur le monde et son expansionnisme comme étant une “promotion de la démocratie” et des “interventions humanitaires”.