Archive pour CIA bank of america BCCI guerres secrètes

Fange oligarchique à l’œuvre: La connexion Bank of America, Rothschild, BCCI, CIA, Ben Laden, Pakistan, Arabie Saoudite et les guerres secrètes du monde…

Posted in actualité, CIA et traffic de drogue, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 25 novembre 2013 by Résistance 71

Cet article est à mettre en parallèle d’un article du même auteur que nous avions traduit et publié ici-même en Juin 2011: « Le cartel de la réserve fédérale: Les huit familles » (plus de 20 000 lectures…)

Nous connaissons l’ennemi, il a un nom générique: la finance internationale et son outil de contrôle et de consolidation du pouvoir: l’État. Cette hydre vorace et sans pitié est pilotée par les mêmes noms que l’on retrouve à l’origine de toutes les turpitudes politico-économiques de grande envergure, les Rothschilds, Rockefeller, Warburg, Kuhn-Loeb et leurs sbires patentés des Kissinger, Brzezinski et consorts…

Il ne tient qu’à nous que tout cela s’arrête d’un coup. Ces ordures ne peuvent fonctionner qu’avec notre consentement volontaire (pour certains) ou tacite (pour la vase majorité ignorante)… L’ignorance n’est pas une excuse, surtout quand la vérité est à portée de main.

Alors ??…

— Résistance 71 —

 

La Bank of America des Rothschilds

 

Dean Henderson

 

23 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2013/11/23/rothschilds-bank-of-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Conseil National à la Sécurité (NSC) envoyait des armes aux contras nicaraguéens avant même que le réseau logistique du Colonel Oliver North ne fut opérationnel. L’aide américaine à l’Arabie Saoudite était envoyée aux Contras via Karachi au Pakistan et sa Bank of Credit & Commerce International (BCCI) [1]. Tandis que l’argent pour la Maison des Saoud était détourné vers les Contras au Nicaragua, un des plus gros dépositaires initiaux de la BCCI était le Shah d’Iran, dont les comptes à la BCCI en Suisse regorgeaient de fonds (NdT: La BCCI était la banque officielle des transactions de la CIA à travers le monde…)

Avec les familles dirigeantes des “Deux Piliers” (“Twin Pillars”) de Nixon à bord, la BCCI devenait le grand saladier où les pétrodollars du Golfe Persique étaient mélangés avec des aides généreuses provenant de l’argent de la drogue afin de financer les opérations secrètes dans le monde de la CIA et de ses associés du Mossad israélien et du MI6 britannique.

La BCCI était la banque choisie par les dictateurs les plus tristement célèbres du monde, incluant la famille Somoza, Saddam Hussein, l’homme fort du régime philippin Ferdinand Marcos et Jean Claude “Papa Doc” Duvalier d’Haïti. Le régime sud-africain d’apartheid a utilisé la BCCI, tout comme du reste Manuel Noriega du Panama, qui se rendait régulièrement à la succursale de la BCCI de Panama City pour collecter ses 200 000 US$ / an, son salaire de la CIA. La BCCI était la laverie automatique favorite des cartels de la cocaïne de Medellin en Colombie et aussi celle des grands seigneurs de l’héroïne, les leaders des factions moudjahidines afghanes contrôlés par la CIA. La BCCI a financé les ventes d’armes secrètes du régime Reagan à l’Iran et travailla avec La Banco Ambrosiano de Robert Calvi (NdT: Retrouvé pendu à un réverbère sous un pont de la City de Londres après scandale impliquant la Banque du Vatican en 1982… Probablement assassiné par le MI6). Elle fut le conduit de l’argent sale généré par le financier fugitif du Mossad Marc Rich et blanchît le drôle de pognon émanant de l’entreprise maintenant en faiilite Enron dans son état de réincarnation du Pinnacle Banc Group de Chicago. [2]

Un des client estimés de la BCCI de Karachi fut un certain Oussama Bin Laden

Avec des succursales dans 76 pays, La BCCI trempe dans les traffics d’armes conventionnelles et nucléaires, l’or, les drogues, les armées mercenaires, le renseignement et le contre-espionnage. Ces intérêts sont le plus souvent cachés derrière des paravents légitimes comme par exemple le commerce du café hondurien ou des haricots vietnamiens. La banque a des relations très très étroites avec la CIA, les services pakistanais de l’ISI, le Mossad israélien et les agences de renseignement saoudiennes. Elle fut le ciment qui réunissait ensemble des scandales publics qui en apparence n’étaient pas liés.

Les actionnaires principaux de la BCCI étaient les monarques et les richissimes sheikhs du pétrole émanant de la fabrication reaganienne du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). La banque fut fondée en 1972 au Pakistan par Agha Hasan Abedi, un ami intime du dictateur pakistanais de l’époque, le sinistre Zia ul-Huq. Abedi sollicita à l’origine des dépôts bancaires des expatriés pakistanais qui travaillaient aux Emirats Arabes Unis.

La BCCI prit son envol lorsque la Bank of America acheta pour 2,5 millions de dollars d’actions, la rendant actionnaire à 30%

A cette époque, la Bank of America était la plus grosse banque du monde (NdT: A notre avis pas aussi grande que la Banque du Vatican dont personne ne parle jamais…) et était conrôlée par N.M Rothschild & Sons. [3]

Le “N” est pour Nathan, qui prêta en son temps de l’argent au tyran français Napoléon, la somme de 5 millions de livres dans le même temps où il prêtait aussi à son adversaire de la bataille de Waterloo le Duc de Wellington de l’argent pour équiper son armée. Nathan Rothschild commenta plus tard l’incident: “Ce fut les meilleures affaires que j’ai jamais faites.” Le “M” est pour Mayer, un étudiant de la cabale ésotérique juive qui lança la dynastie banquière Rothschild avec de l’argent détourné et des titres de noblesses achetés pour la famille au tout début du XIXème siècle.

En 1885, la reine Victoria d’Angleterre anoblit sous la  forme du titre de Baron le petit-fils de Nathan, tandis que les frères conduisaient des transactions mondiales pour les gouvernements de France, d’Angleterre, de Prusse, d’Autriche, de Belgique, d’Espagne, d’Italie, du Portugal, des états germaniques et du Brésil. Ils étaient les banquiers des couronnes européennes avec des investissements ayant des ramifications jusqu’en Inde, aux Etats-Unis, à Cuba et en Australie, [4]

En 1996, Amschel Rothschild, alors âgé de 41 ans, gérant de la colossale fortune familiale, mourût dans un mystérieux cas de suicide.

La firme Rothschild Asset Management que gérait Amschel avait perdu 9 millions de dollars dans l’année précédant sa mort. Les pertes se produisirent alors qu’Evelyn de Rothschild scellait un partenariat avec la seconde plus grande banque de Chine. Amschel fut retrouvé mort au pied d’un porte-serviettes se trouvant à 1m50 du sol dans sa chambre d’hôtel parisien. Un journaliste dit alors “Se pendre de la sorte n’a pas dû être facile pour cet homme de plus d’1m85…” [5]

Le directeur exécutif de la Bank of America Roy P.M. Carlson orchestra toute l’affaire avec la BCCI. Carlson rejoignit plus tard Safeer, la firme de consultation de Téhéran, fondée par l’ancien directeur de la CIA et ambassadeur des Etats-Unis en Iran Richard Helms. Carlson devint le président de la National Bank of Georgia (NBG), qui eut des problèmes et qui fut reprise secrètement par la BCCI avec l’aide du milliardaire saoudien Ghaith Pharaon.

La NBG était cliente de la firme Kissinger Associates, qui fut aussi “conseillère” de la Banca Nacionale de Lavoro (BNL) qui aida à l’armement de Saddam Hussein. L’associé de Helms à Safeer, le magnat des affaires iranien Rahim Irvani, contrôlait le Melli Group où Carlson était président. Irvani fonda une entreprise off-shore pour camoufler le rachat secret par la BCCI de la banque de l’ancien ministre de la défense américain Clark Clifford: la First American Bank. Helms fut le cerveau dans cette reprise.

Les investisseurs principaux de la BCCI étaient les sheikhs du pétrole du CCG… 

Le chef de la  famille régnante d’Abu Dhabi, le sheikh Zayed bin sultan al-Nahiyan, était le plus gros actionnaire de la BCCI, contrôlant 77% des actions de la banque. [6]

Feu le sheikh Khalid bin Mahfouz, le milliardaire saoudien qui contrôlait la National Commercial Bank, la plus grosse banque du monde arabe, en possédait 20%. Les monarques al-Khalifa du Bahreïn et les al-Qaboo d’Oman possédaient également de larges parts de la BCCI. La BCCI possédait la National Bank of Oman.

En 1976, la BCCI fondait une succursale aux île Caymans, filiale connue sous le nom d’International Credit & Investment Company (ICIC). Ce fut au travers de cette branche que la BCCI, ainsi que sa succursale de Karachi, gérée par le fils du président Zia ul-Huq, que furent faites les transactions financières les plus fumeuses.

Un schéma retrouvé dans un coffre de la Maison Blanche (White House ) concernant les efforts de renflouement logistique des Contras au Nicaragua accomplis par le colonel Oliver North, indiquait “I.C” sur les Iles Caymans à l’épicentre même du réseau entrepreneurial d’Oliver North. Des dons privés furent acheminés à travers l’ICIC et se retrouvèrent sur les comptes de Lake Resources au Crédit Suisse de Genève contrôlé par Richard Secord. Secord était alors “conseiller” de la Maison des Saoud.

Le quotidien du Washington Post rapporta que “I.C” envoya 21 182 US$ au grand pote de George Bush Senior, William Blakemore III du Texas, de l’entreprise Gulf & Caribbean Foundation. [7]

ICIC fit beaucoup d’affaires avec la Banco de America Central (BAC), ou la Banque de l’Amérique Centrale, un nom très similaire de celui de la Banque of America, maison mère de la BCCI. La BAC a été établie par la Wells Fargo Bank (L’autre moitié des quatre cavaliers de la banque de la côte Ouest, qui travailent souvent en tandem avec la Bank of America) et par l’élite milliardaire de la canne à sucre nicaraguéenne pro-Somoza. [8]

La BAC devient alors la plus grosse machine de blanchiment d’argent pour le cartel de la cocaïne de Medellin

Et des dineros envoyés au super-marché des armes hondurien qui suppléait les contras nicaraguéens.

A chaque fois qu’Agha Hasan Abedi n’avait plus d’argent, il créait plus d’actions de la BCCI qu’il vendait à Sheikh Kamal Adham, patron du directorat saoudien du renseignement, ou à A.R. Khalil, un autre patron du renseignement saoudien et officier de liaison avec la CIA. Adham et Khallil obtenaient l’argent pour acheter les stocks-options en faisant des “prêts” de l’ICIC des îles Caymans, qui n’étaient jamais repayés. Avec Secord qui gérait l’Entreprise depuis Ryad, où il servait de liaison du gouvernement Reagan avec l’Arabie Saoudite, le renseignement saoudien était très occupé à blanchir de l’argent sale au travers de l’ICIC. Des emprunts similaires étaient alors faits au Sheikh Mohamed bin Rachid al-Maktoum, héritier de la famille régnante des Emirats Arabes Unis et à Faisal Saud al-Fulaji, qui en tant que PDG de Kuwait Airways au début des années 1970 avait reçu plus de 300 000 US$ de pots-de-vin de la part de Boeing. Al-Fulaij était aussi lié étroitement avec la Kuweit International Finance Company.

Ces prêts de l’ICIC furent ensuite dirigés au travers de la banque de commerce et de placement

La succursale suisse de la BCCI gérée par un lieutenant de Rothschild: Alfred Hartman, ou vers la National Bank of Oman, propriété de la BCCI. [9] La raison pour laquelle Abedi continuait sans cesse à être à court d’argent était que la succursale de la BCCI à Karachi, gérée par le fils de Zia ul-Huq, finançait les armées moudjahidines de la CIA en Afghanistan.

En 1978, un des plus grands dépositaires de la BCCI, le lieutenant-général pakistanais Fazle Haq, fut promu gouverneur de la province nord-ouest du Pakistan. Haq était le bras droit du président Zia. Dans ses nouvelles fonctions, il prît la direction du financement des moudjahidines par la BCCI. Il prit aussi en charge le traffic d’héroïne pakistanais. La BCCI canalisait des millions de dollars à l’armée pakistanaise et aux officiers du renseignement de l’ISI des comptes de la CIA à sa succursale de karachi. La BCCI était aussi impliquée dans l’effort de la CIA pour que son propre personnel conduise lui-même des cargaisons d’armes dans les bases moudjahidines près de Peshawar dans la province du nord-ouest contrôlée par Haq, juste à la frontière pakistano-afghane. Ces mêmes employés de la BCCI servaient ensuite de porteurs pour l’héroïne sur leur voyage de retour sur Karachi. La banque devint alors si étroitement imbriquée dans les affaires pakistanaises que vous ne pouviez plus faire la différence entre les deux.

En plus des prêts de l’ICIC, la BCCI était renflouée par la Bank of America

Qui y transférait gentiment la modique somme d’un milliard de dollars par jour jusqu’en 1991. La Bank of America agissait comme un gigantesque aspirateur mondial, pompant les dépôts de banques à travers le monde. La plupart de ces dépôts étaient ensuite détournés vers la succursale… La Bank of America y avait aussi sa propre succursale à Karachi. Il y avait au moins 10 lignes de télex entre la Bank of America-Karachi et l’ICIC des Iles Caymans.

Dès 1980, la Bank of America avait vendu ses stocks de la BCCI mais continua de gérer la vaste majorité de ses affaires. En 1984, la BCCI transféra 37,5 milliards de dollars au travers des banques américaines, dont plus de la moitié était gérée par 5 banques cartelisées: Bank of America, Security Pacific (qui fusionna plus tard avec la Bank of America), American Express (dont des membres du comité directeur incluaient Henry Kissinger, Edmund Safra et Sulaiman Olayan), la Bank of New York (qui fut mise à l’amende en 2000 pour avoir blanchi plus de 10 milliards de dollars de la mafia russe) et la First Chicago (qui fut pendant longtemps la banque de la CIA et qui est possédée en partie par la famille régnante du Kuweit des al-Sabah). [10]

 

Footnotes:

▪                [1] The Outlaw Bank: A Wild Ride into the Secret Heart of BCCI. Jonathan Beaty and S.C. Gwynne. Random House. New York. 1993.

▪                [2] “The Enron Black Magic: Part III”. http://www.skolnickreports.com

▪                [3] “A System Out of Control, Not Just One Bank”. George Winslow. In These Times. October 23-29, 1991. p.8

▪                [4] Rule by Secrecy: The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids. Jim Marrs. HarperCollins Publishers. New York. 2000. p.80

▪                [5] Ibid. p.81

▪                [6] “Emirates Looked Other Way While al Qaeda Funds Flowed”. Judy Pasternak and Stephen Braun. Los Angeles Times. 1-20-02

▪                [7] The Mafia, CIA and George Bush: The Untold Story of America’s Greatest Financial Debacle. Pete Brewton. SPI Books. New York. 1992

▪                [8] Out of Control. Leslie Cockburn. Atlantic Monthly Press. New York. 1987. p.155

▪                [9] Beaty and Gwynne

[10] Winslow. p.9