Archive pour CIA al qaïda

Guerre impérialiste en Syrie: Entretien avec un chef d’Al-Nosra (Al CIAda)… « Les Américains sont avec nous ! »

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 septembre 2016 by Résistance 71

Cet article ne fait que confirmer ce que beaucoup, nous compris, disons depuis des années a savoir que le Front Al-Nosra (Al Qaïda en Syrie, créé comme la maison mère par la CIA => Al CIAda…) est formé, soutenu et protégé par les USA et l’OTAN, du reste le gugusse en chef de la “diplomatie” française en 2012, Laurent “sang contaminé” Fabius ne nous avait-il déjà pas dit qu’”Al Nosra fait du bon boulot sur le terrain” ?…

Rien de nouveau sous le soleil donc, juste une confirmation de plus, combien en faudra t’il pour que les peuples réagissent enfin ?…

~ Résistance 71 ~

 

“Les Américains sont de notre côté”, déclare le commandant du Front Al-Nosra

 

Les Etats-Unis arment les djihadiste au travers de pays tiers

 

RT et KSTA (chaîne allemande)

 

26 septembre 2016

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/news/360690-us-arms-nusra-syria/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note du traducteur: Le lien vers le site internet allemand est sous l’article.

 

Des armes américaines sont délivrées au Front Al-Nosra (NdT: renommé al-Sham) par des gouvernements soutenus par Washington, a dit un commandant du groupe à un média allemand, ajoutant que les instructeurs américains étaient en Syrie pour leur enseigner comment utiliser ce nouvel équipement.
“Oui, les Etats-Unis sutiennent l’opposition [en Syrie], mais pas directement. Ils soutiennent les pays qui nous soutiennent, mais nous ne sommes pas entièrement satisfaits de ce soutien.” A dit Abou al Ezz commandant d’unité pour le Front Al-Nosra dans un entretien avec le quotidien allemand du Kölner Stadt-Anzeiger (Cologne), depuis la ville dévastée d’Alep en Syrie.

D’après le commandant, les militants devraient recevoir encore plus “d’armement sophistiqué” de leurs souteneurs pour avoir un succès contre le gouvernement syrien.
“Le combat est difficile. Le régime est fort et reçoit un gros soutien de la Russie”, a t’il expliqué.

Al Ezz a dit que Jabhat Al-Nosra “a gagné des batailles grâce aux missiles anti-chars TOW. Par ces missiles nous avons pu atteindre une sorte d’équilibre avec le régime en place. Nos chars viennent de Libye via la Turquie, ainsi que les lanceurs de roquettes multiples de type BM-21.” A t’il dit.

Les forces du gouvernement ont un avantage à cause de leur aviation et de leurs lanceurs de missiles, mais “nous avons les missiles anti-chars américains TOW et la situation dans quelques zones et sous contrôle”, a ajouté Al Ezz.

Quand on lui a demandé si les missiles TOW étaient à l’origine destinés pour Jabhat al-Nosra ou si le groupe les a obtenu de l’Armée Syrienne Libre (ASL), le djihadiste a clarifié: “Non, les missiles nous ont été directement livrés.”

Il a aussi dit que lorsque Jabhat al-Nosra était sous siège “nous avions parmi nous des officiers turcs, qataris, saoudiens, israéliens et américains… Des experts en utilisation de satellites, de roquettes, en reconnaissance et en caméras de sécurité thermiques.”

Le journaliste a spécifiquement demandé si les instructeurs américains étaient vraiment présents parmi les djihadistes et al Ezz a répliqué: “Les Américains sont avec nous.”

Il a aussi déclaré que Jabhat al-Nosra a été payé pour parachever certains buts militaires bien spécifiques durant ce conflit syrien.

“Nous avons reçu 500 millions de livres syriennes (environ 2,3 millions de dollars..) de l’Arabie Saoudite. Pour avoir capturé l’école d’infanterie à Al Muslimya il y a quelques années, nous avions reçu 1,5 millons de dinars koweitiens (environ 500 000 US$) et 5 millions de l’Arabie Saoudite,” a dit Al Ezz.

L’argent est venu des gouvernements de ces états et non pas d’individus privés a t’il dit.

“Israël nous donne maintenant un soutien parce qu’Israël est maintenant en guerre contre la Syrie et le Hezbollah,” a dit Al Ezz.

L’occident a aussi “pavé la route” pour les djihadistes venant en Syrie, disant que “nous avons beaucoup de combattants qui viennent d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de tous les pays occidentaux”, a dit le commandant.

Al Nosra utilise le cessez-le-feu pour se regrouper et se préparer à une nouvelle attaque !”

Dans l’entretien, il a confirmé les affirmations faites par Moscou et le gouvernement syrien de ce que les militants utilisent le cessez-le-feu en Syrie sur lequel la Russie et les USA sont tombés d’accord le 9 septembre, pour préparer une nouvelle offensive.

“Nous ne reconnaissons pas le cessez-le-feu. Nous allons nous regrouper. Nous allons conduire la prochaine attaque dévastatrice contre le régime dans quelques jours. Nous avons regroupé nos forces dans toutes les provinces incluant Homs, Alep, Idlib et Hama”, a dit Al Ezz.

Il a dit que Jabhat al-Nosra ne laissera pas entrer de camions contenant une aide humanitaire dans Alep “aussi longtemps que les forces du régime seront le long de la route Castello à Al Malah et dans les régions du nord.”

“Le régime dit sortir de tous les territoires et alors nous laisserons passer les camions. Si un camion y va, nous arrêterons le chauffeur,” a t’il dit.

L’idée d’un gouvernement transitoire en Syrie n’est pas non plus soutenu par Jabhat al-Nosra a dit le commandant.

“Nous n’acceptons personne du régime Assad ni de l’ASL, décrite comme modérée. Notre objectif est de renverser le régime et d’établir un état islamique en accord avec la Charia,” a t’il dit.

Quant aux gens qui représentent l’opposition syrienne aux pourparlers de Genève, Al Ezz a dit que “ces gens sont faibles, ils ont beaucoup d’argent. Ils se sont vendus.”

“Il y a des mercenaires en Syrie, Allouch combat avec Al-Nosra,”a t’il dit parlant de Mohamed Allouch, un leader du Jaysh al-Islam, faisant partie du Haut Comité de Négociations de l’opposition dans les pourparlers de paix. “Le groupe qui a été abrité en Turquie et qui a été transformé en Armée Syrienne Libre, était auparavant partie du Front Al-Nosra.”

Le commandant a ouvertement confirmé que jabhat al-Nosra “fait partie d’al Qaïda” le réseau terroriste responsable des attaques du 11 septembre (NdT: création de la CIA, donc on en tire les conclusions qui s’imposent…)

“En fait, nous sommes dans un groupe avec l’EI (anciennement EIIL). Mais l’EI/Daesh a été utilisé en accord avec les intérêts et les objectifs politiques des grandes puissances comme les Etats-Unis et le groupe a dérivé de nos principes. La plupart des leaders de l’EI travaillent pour des services de renseignement, ceci est maintenant très clair pour nous. Nous le Jabhat al-Nosra, avons notre propre voie,” a dit al Ezz.

L’entretien avec le commandant de Jabhat Al-Nosra s’est tenu dans une carrière désaffectée près d’Alep le 17 septembre, entretien effectué par le journaliste du quotidien Kôlner Stadt-Anzeiger, Jürgen Todenhöfer lors de son septième voyage en Syrie.

Note de résistance 71: pour les germanophones, voici le lien vers l’article de l’entretien en allemand:

http://www.ksta.de/politik/interview-mit-al-nusra-kommandeur–die-amerikaner-stehen-auf-unserer-seite–24802176

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Rapport sur la torture de la CIA: Al Qaïda n’est pas impliqué dans le 11 septembre…

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A mettre en parallèle de notre article et traductions (3) sur:

« Un 11 septembre nucléaire »

— Résistance 71 —

 

Le rapport du congrès américain sur la torture confirme qu’Al Qaïda n’est pas impliqué dans les attentats du 11 septembre

 

Thierry Meyssan

 

15 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article186182.html

 

Les extraits rendus publics du rapport de la Commission sénatoriale sur le programme secret de torture de la CIA font apparaître une vaste organisation criminelle. Thierry Meyssan a lu pour vous les 525 pages de ce document. Il y a trouvé la preuve de ce qu’il avance depuis des années.

Dianne Feinstein, présidente de la Commission sénatoriale du Renseignement, a rendu public, le 9 décembre 2014, un extrait de son rapport classifié sur le programme secret de torture par la CIA [1].

Présentation du rapport

La partie déclassifiée ne correspond qu’à un douzième du rapport initial.

Le rapport lui-même ne porte pas sur le vaste système d’enlèvement et de séquestration que l’US Navy a mis en place durant les mandats du président George W. Bush ; un programme qui a conduit à enlever partout dans le monde et à séquestrer plus de 80 000 personnes sur 17 bateaux à fond plat stationnés en eaux internationales (ces navires sont : USS Bataan, USS Peleliu, USS Ashland, USNS Stockham, USNS Watson, USNS Watkins, USNS Sister, USNS Charlton, USNS Pomeroy, USNS Red Cloud, USNS Soderman, USNS Dahl, MV PFC William B Baugh, MV Alex Bonnyman, MV Franklin J Phillips, MV Louis J Huage Jr, MV James Anderson Jr.). Il se contente d’étudier 119 cas de cobayes humains soumis à des expérimentations psychologiques à Guantánamo et dans une cinquantaine de prisons secrètes, de 2002 à fin 2009, soit un an après l’élection de Barack Obama.

Les extraits du rapport n’indiquent pas sur quels critères ces cobayes humains ont été choisis. Ils se contentent d’indiquer que chaque prisonnier dénonçait le suivant, tout en indiquant que ces aveux n’ont pas été extorqués, mais appris. En d’autres termes, la CIA a veillé à justifier ses choix en fabriquant des dénonciations a posteriori.

Dans le rapport initial, les noms des agents et des contractants de la CIA impliqués ont été remplacés par des pseudonymes. En outre, les extraits déclassifiés ont été très largement censurés, principalement pour effacer les noms des complices étrangers de la CIA.

Le contenu du rapport

J’ai lu en entier les 525 pages des extraits publics du rapport. Cependant, je suis loin d’en avoir tiré toutes les informations car de nombreuses recherches sont nécessaires pour interpréter les passages caviardés.

Les séances de conditionnement étaient effectuées dans une cinquantaine de prisons secrètes sous la responsabilité d’« Alec Station », l’unité de la CIA chargée de suivre Oussama Ben Laden. Les infrastructures, le personnel et les transports étaient sous la responsabilité du « Groupe de reddition et de détention » de la CIA. Les séances étaient conçues et réalisées sous la supervision de deux psychologues contractants qui se constituèrent en 2005 en société. Les autorisations d’utilisation des techniques de conditionnement étaient données au plus haut niveau, sans spécifier que ces tortures avaient pour but de conditionner et non d’extorquer des informations.

Le vice-président Dick Cheney, la conseillère de sécurité nationale Condoleezza Rice, le secrétaire à la Justice, John Ashcroft, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le secrétaire d’État Colin Powell et le directeur de la CIA George Tenet ont participé à des réunions à ce sujet à la Maison-Blanche. Ils ont assisté à des simulations à la Maison-Blanche et ont visionné des enregistrements de certaines séances ; enregistrements qui ont été ultérieurement et illégalement détruits. Ces réunions avaient évidemment pour but de « mouiller » ces personnalités, mais il n’est pas possible d’établir lesquelles d’entre elles savaient à quoi étaient utilisé ces techniques.

Cependant, en juin 2007, Condoleezza Rice fut personnellement briefée par le contractant de la CIA qui supervisait les expériences. La conseillère de sécurité nationale autorisa la poursuite des expériences, mais diminua le nombre de tortures autorisées.

Les extraits publics du rapport contiennent une analyse détaillée de la manière dont la CIA a menti aux autres branches de l’administration Bush, aux médias et au Congrès.

Les expériences du professeur Martin Seligman

L’extrait public du rapport confirme que la CIA a mené des expériences basées sur les travaux du professeur Martin Seligman (théorie de « l’impuissance apprise »). Elles n’avaient pas pour but d’obtenir des aveux ou des renseignements, mais bien d’inculquer un discours ou un comportement aux sujets.

La plupart des citations que la presse a faite des extraits du rapport prête à confusion. En effet, la CIA parle des « méthodes de conditionnement » sous l’appellation de « méthodes non-standard d’interrogatoire » (non-standard means of interrogation). Hors contexte, on peut donc penser que le terme « interrogatoire » désigne la recherche d’information alors qu’il désigne des séances de conditionnement des sujets.

Tous les noms des tortionnaires ont été censurés dans l’extrait déclassifié du rapport. Cependant, on reconnaît Bruce Jessen sous le pseudonyme de “Grayson Swigert” et James Mitchell sous celui d’ “Hammond Dunbar”. À partir du 12 avril 2002, les deux hommes supervisèrent le programme. Ils étaient physiquement présents dans des prisons secrètes. En 2005, ils se constituèrent en société commerciale, Mitchell, Jessen & Associates (désignée comme “Company Y” dans le rapport). De 2005 à 2010, leur firme fut payée 81 millions de dollars. Par la suite, ils furent employés par l’Armée de Terre pour conduire un programme comportemental sur 1,1 million de soldats états-uniens.

En mai 2003, un officier senior de la CIA a saisit l’inspecteur général de l’Agence en faisant valoir que les travaux du professeur Seligman étaient fondés sur les tortures pratiquées par le Nord-Vietnam pour obtenir des « confessions à des fins de propagande ». L’officier mettait en cause le programme de conditionnement. Sa notification ne fut pas suivie d’effet. Au demeurant, il commettait une petite erreur en citant le Nord-Vietnam, les recherches de Seligman étaient basées, comme les pratiques des Nord-Vietnamiens, sur des travaux coréens.

La manière dont les tortionnaires se sont protégés

Selon la Commission sénatoriale, le programme de torture de la CIA a été ordonné par le président George W. Bush, le 17 septembre 2001, soit six jours après les attentats. Il avait pour unique but de donner des moyens extraordinaires à l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Cependant, ce programme a été immédiatement développé en violation de certaines instructions du président. Par conséquent, dès les attentats commis, la CIA, à l’insu de la Maison-Blanche, s’est efforcée de fabriquer de faux témoignages attestant mensongèrement de la culpabilité d’al-Qaïda.

Le président George Bush et les parlementaires ont été trompés par la CIA qui 
 a obtenu des autorisations de pratique de certaines tortures en masquant leur finalité véritable 
 et a faussement présenté des aveux inculqués comme s’ils avaient été extorqués sous la torture.

Lorsque le président Bush a reconnu, le 6 septembre 2006, l’existence du programme de tortures secrètes de la CIA, il a défendu cette pratique en arguant qu’elle avait permis d’obtenir des renseignements qui sauvèrent des vies. Il se fondait sur les rapports mensongers de la CIA et ignorait que celle-ci fabriquait des preuves au lieu d’en chercher. Dès lors, la presse atlantiste a sombré dans la barbarie et a débattu du bien-fondé ou non de la torture en la présentant comme un mal pour un bien.

Les tortionnaires ont veillé à se couvrir juridiquement. Ainsi ont-ils demandé l’autorisation de pratiquer au département de la Justice. Mais celui-ci ne s’est prononcé que sur la légalité des méthodes employées (isolation, enfermement dans une petite boite, mise en scène d’enterrement, utilisation d’insectes, etc) et non pas sur le programme dans son ensemble. La plupart des juristes n’autorisaient que des postures particulières en ignorant leurs conséquences psychiques une fois combinées. Toutes les autorisations ont été réunies en août 2002.

Les dirigeants de la CIA qui ont autorisé ces expérimentations ont spécifié par écrit que les cobayes humains devaient être incinérés s’ils succombaient durant le conditionnement ou qu’ils devraient rester enfermés à vie s’ils survivaient.

Que l’on comprenne bien : la Commission sénatoriale ne dit pas que les aveux des détenus de la CIA sont légalement incorrects parce qu’obtenus sous la torture, elle expose que la CIA n’a pas interrogé ces détenus, mais qu’elle les a conditionnés pour qu’ils revendiquent des situations et des actes qui leurs sont étrangers. La Commission précise que les agents de la CIA n’ont pas même cherché à savoir ce que les détenus avaient avoué lors d’interrogatoires précédents aux autorités qui les ont arrêtés. En d’autres termes, non seulement la CIA n’a pas cherché à savoir si al-Qaïda était impliqué ou non dans les attentats, mais son action n’a eu d’autre but que de fabriquer de faux témoignages attestant mensongèrement de l’implication d’al-Qaïda dans les attentats du 11-Septembre.

La Commission sénatoriale ne discute pas de savoir si les aveux des cobayes humains ont été extorqués ou inculqués, mais après avoir expliqué que les superviseurs étaient des experts du conditionnement et pas des interrogatoires, elle détaille longuement le fait qu’aucun de ces « aveux » n’a permis d’anticiper quoi que ce soit. Elle démontre que la CIA a menti en prétendant qu’ils avaient permis d’empêcher d’autres attentats. La Commission n’écrit pas que les informations sur al-Qaïda contenus dans ces aveux sont des fabrications, mais elle note que tout ce qui était vérifiable était faux. Ce faisant, la Commission dément explicitement les arguments qui furent utilisés pour justifier la torture et annule implicitement les témoignages qui furent utilisés pour relier al-Qaïda aux attentats du 11-Septembre.

Ce rapport confirme, de manière officielle, plusieurs informations que nous avions présentées à nos lecteurs et qui contredisent et invalident les travaux des thinks tanks atlantistes, des universités et de la presse depuis le 11-Septembre, aussi bien en ce qui concerne les attentats de 2001 eux-mêmes qu’en ce qui concerne al-Qaïda.

À la suite de la publication des extraits de ce rapport, il apparaît que tous les témoignages cités dans le rapport de la Commission présidentielle d’enquête sur le 11-Septembre reliant ces attentats à al-Qaïda sont des faux. Il n’existe plus à ce jour le moindre indice permettant d’attribuer ces attentats à al-Qaïda : il n’existe aucune preuve que les 19 personnes accusées d’être les pirates de l’air se soient trouvées ce jour-là dans l’un de ces quatre avions, et aucun des témoignages d’anciens membres d’al-Qaïda revendiquant les attentats n’est authentique.

Le rapport confirme ce que nous révélions en 2009

En octobre 2009, j’avais publié une étude sur ce sujet dans la revue russe Odnako [3]. J’y affirmait que Guantánamo n’était pas un centre d’interrogatoire, mais de conditionnement. En outre je mettais en cause personnellement le professeur Seligman. Un an plus tard, l’article ayant été traduit en anglais, des psychologues états-uniens menèrent campagne pour demander à Martin Seligman de s’expliquer. Pour toute réponse, celui-ci nia son rôle de tortionnaire et lança une procédure judiciaire contre moi et le Réseau Voltaire à la fois en France et au Liban où je résidais. En définitive, le professeur Seligman donnait instruction à ses avocats de cesser les procédures après que nous ayons publié une de ses lettres suivie d’une explication de texte [4]. Martin Seligman poursuivit identiquement tous ceux qui traitèrent ce sujet, comme Bryant Weich du Hunffington Post [5].

Et maintenant

La sénatrice Diane Feinstein est courageusement parvenue à publier une partie de son rapport, malgré l’opposition de l’actuel directeur de la CIA, John Brennan, jadis chargé de contrôler ce programme de torture.

Le président Barack Obama a annoncé qu’il ne poursuivrait aucun des responsables de ces crimes, tandis que des défenseurs des Droits de l’homme se battent pour que les tortionnaires soient traduits en justice. C’est le moins que l’on puisse faire.

Cependant, les vraies questions sont ailleurs : pourquoi la CIA a-t-elle commis de tels crimes ? Pourquoi a-t-elle fabriqué des aveux permettant de relier artificiellement al-Qaïda aux attentats du 11-Septembre ? Et par conséquent, al-Qaïda n’ayant aucun rapport avec les attentats du 11-Septembre, qui donc la CIA a-t-elle cherché à protéger ?

Enfin, le programme de la CIA ne concernait que 119 cobayes humains, que sait-on des 80 000 prisonniers secrets de l’US Navy ?

 

[1] “Study of the CIA’s Detention and Interrogation Program – Foreword, Findings and Conclusions, and Executive Summary”, US Senate Select Committee on Intelligence, 9 décembre 2014.

[2] Cf. L’Effroyable imposture, suivi de Le Pentagate, par Thierry Meyssan, préface du général Leonid Ivashov, Demi-Lune éd.

[3] « Le secret de Guantánamo », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie), Réseau Voltaire, 28 octobre 2009.

[4] « Une lettre de Martin Seligman », par Martin Seligman, Réseau Voltaire, 20 juin 2010.

[5] “Fort Hood : A Harbinger of Things to Come ?”, Bryant Welch, Hunffington Post, 18 mars 2010. Et le droit de réponse : “A Response to Bryant Welch”, Martin Seligman.