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Guerres impérialistes et terrorisme d’état: les mutants Daesh / Al CIAda rejetons d’un Wahhabisme perfusé d’impérialisme occidental…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 28 mars 2019 by Résistance 71

.. au service de la pure fabrication néo-conservatrice du « choc des civilisations » afin de mener le monde au chaos géniteur de leur Nouvel Ordre Mondial. Un outil de plus pour un génocide planétaire organisé.

~ Résistance 71 ~

 


Daesh et ses sponsors + Royaume-Uni et France

 

Al Qaïda et Daesh enfants du Wahhabisme

 

Youssef Hindi

 

Mai 2015

 

Source:

https://youssefhindi.fr/2015/05/02/al-qaida-et-daech-enfants-du-wahhabisme/

 

Le Moyen-Orient, région traversée par les grands empires depuis l’Antiquité et où convergent les destinées du monde, a vu naître Daech, fils d’Al-Qaïda et de la CIA et petit-fils du wahhabisme. Cette entité qui paraît surgir du néant offre un spectacle apocalyptique dont l’humanité ne voit pas les coulisses.

Pour comprendre la démence sanguinaire de Daech, nous devons remonter aux origines du wahhabisme, cette doctrine que l’islamologue Jean-Michel Vernochet a identifiée comme étant un véritable « contre-islam » ayant pour vocation de détruire la religion musulmane de l’intérieur. Les massacres de masse, les destructions, la rage meurtrière de ces hordes téléguidées depuis Riyad, Doha et Washington et assistées par Tel Aviv, contre la Libye, la Syrie et l’Irak, ont donc une cause et une finalité autant politiques qu’eschatologiques.

C’est au père du wahhabisme qu’il faut d’abord s’intéresser pour comprendre l’entité à laquelle le monde fait face aujourd’hui. Le prédicateur Mohamed ibn Abd al-Wahhab (1703-1792) fut en son temps accusé d’être un innovateur, un égaré, un athée et un faux prophète, ceci par les plus grands savants et docteurs contemporains de l’imposteur, autant sunnites que chiites. Ils lui dénièrent le statut de savant mujtahid – l’aptitude exégétique -, ayant constaté l’insuffisance de sa maîtrise des sciences islamiques.

Or, la doctrine instituée par Abd al-Wahhab est simple, elle se résume à l’excommunication et au meurtre de tous les musulmans, sunnites et chiites, tombant sous l’accusation arbitraire d’idolâtrie, autrement dit de mécréance.

Néanmoins, Abd al-Wahhab seul n’aurait jamais pu élever sa doctrine de bédouin au-delà d’une secte éphémère sans l’aide de la tribu des Séoud avec qui il fit alliance pour conquérir l’Arabie devenue à présent la propriété personnelle des Séoud, ceci après l’institution du wahhabisme comme doctrine officielle de leur royaume. Un royaume qui n’aurait jamais vu le jour en 1932 sans le soutien actif des Britanniques durant et après la Première Guerre mondiale.

Le wahhabisme n’aurait pas, non plus, connu son essor actuel sans l’aide des États-Unis qui, en 1945, ont passé un pacte maléfique avec les Séoud : « Le pétrole contre une indéfectible protection armée. » Cet or noir qui, pompé par les majors anglo-américaines, a financé l’expansion du wahhabisme à travers le monde, notamment par des canaux prestigieux tels une chaire universitaire à Harvard ou des médias d’influence planétaire tels Al-Jazira. Le wahhabisme n’a pu développer son pouvoir de nuisance que grâce au soutien et à la bénédiction du monde anglo-protestant.

Au reste, le wahhabisme, doctrine pauvre, à l’origine destinée à des bédouins incultes, ne put accéder aux élites urbaines sans connaître une transformation adaptative. C’est ainsi qu’apparaît, dans la seconde moitié du XIXe siècle, le réformisme islamique : le pendant libéral du wahhabisme qui va, en 1928, donner naissance aux Frères musulmans.

Nous avons là un wahhabisme « de gauche » utile à diluer l’islam traditionnel, dans une modernité délétère. Le réformisme islamique forme ainsi, avec le wahhabisme, deux faces d’une même pièce se complétant l’une et l’autre, soit une hérésie à deux visages suivant la dialectique infernale existant entre le capitalisme ultra et le communisme totalitaire.

Il n’est pas étonnant, alors, de voir aujourd’hui se bousculer les héritiers du courant réformiste à l’instar du Turc Erdoğan, pour apporter le poison sous forme de remède à cette maladie mortelle qui a frappé l’islam et qu’ils ont tant de mal à appeler par son nom : le wahhabisme. Le réformisme islamique à la façon des Frères musulmans et le wahhabisme séoudien et qatari sont des frères siamois… dont l’opposition apparente constitue, en vérité, cette synthèse dévastatrice que l’on voit à l’œuvre en Syrie, en Irak, au Yémen et dans les banlieues de l’Occident.

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Voir notre dossier « Al CIAda »

 

Nouvel Ordre Mondial: Quand le choc des civilisations (inventé de toute pièce) fait trempette…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 17 août 2016 by Résistance 71

Excellente analyse de Bruno Guigue sur cette (non) affaire du « burkini ». L’oligarchie jette en pâture un os à ronger à la vindicte populaire pour détourner l’attention de ses turpitudes dans et hors de nos frontières. Tout ceci n’est qu’un test supplémentaire pour voir et mesurer le niveau de contrôle sur les esprits… Plus la masse réagit à ce genre de truc, plus l’oligarchie est en sécurité…

Il serait plus que grand temps de dénoncer les VRAIS problèmes concernant le « choc des civilisations » inventé par la clique trotskiste néo-conservatrice yankee des Fukuyama, Huntington and co, mise en application par l’équipe Cheney-Rumsfeld-Wolfowitz… Ce dogme fabriqué est la toile de fond de l’hégémonie impérialiste yankee en action depuis les années 1990. Depuis 2007 et l’avènement de « sarko l’américain », le pion de la CIA au sommet de l’État français et son successeur Hollande, la France est entrée dans la danse des pions de l’empire… Voilà où on en est.

~ Résistance 71 ~

 

Burkini ou le choc des civilisations à l’heure du pastis

 

Bruno Guigue

 

15 août 2016

 

url de l’article original:

http://arretsurinfo.ch/burkini-le-choc-des-civilisations-a-lheure-du-pastis-par-bruno-guigue/

 

 

Curieux pays que la France. Ses dirigeants tentent d’abattre depuis cinq ans, par tous les moyens, le seul régime non confessionnel du Moyen-Orient. Ils livrent des armes aux djihadistes au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Ils bombardent les populations civiles en prétendant lutter contre le terrorisme qu’ils soutiennent par ailleurs. Ils distribuent des médailles honorifiques et vendent des avions de chasse aux sponsors saoudiens de la terreur planétaire. Mais cette absurdité permanente de notre politique étrangère n’offusque personne. Elle ne suscite dans les médias dominants que des débats feutrés. Aucun mouvement de foule n’en dénonce la nocivité. Pour peu elle passerait inaperçue, faisant place à d’autres préoccupations.

Car ce ne sont pas les événements d’Alep qui passionnent les foules. Ces affrontements exotiques auxquels on ne comprend rien n’intéressent personne. Loin de nous, ils sont comme frappés d’insignifiance. Le vrai sujet est ailleurs, son urgence saute aux yeux. Son extrême gravité nous pétrifie d’angoisse. Le burkini ! Ce costume de bain ne devrait provoquer, au pire, qu’un sourire narquois ou désabusé. Il ne devrait susciter, au mieux, qu’une souveraine indifférence. Mais voilà qu’il se transforme en casus belli pour estivants déchaînés, qu’il devient le motif extravagant d’une bataille de parasols. Portée à l’incandescence par l’atmosphère corse, la discorde frôle même le paroxysme, à coups de jets de canettes et de fléchettes de harpon.

Aurait-on tort de ne pas prendre au sérieux cette invraisemblable querelle ? Oui, nous dit-on, car elle serait symboliquement décisive. Elle serait lourde de signification implicite, grosse d’une menace existentielle. A croire certains, elle s’élèverait même au rang du combat suprême pour la défense de nos valeurs. Menacée de submersion, l’identité européenne jouerait son va-tout dans cette rixe saisonnière aux relents de pastis. Congédiant la pétanque et les épuisettes, elle reléguerait les passions vacancières au magasin des accessoires. Alors que dans les piscines allemandes on s’en moque, ce maudit vêtement émeut l’opinion, chez nous, avec une singulière intensité.

On a parfaitement le droit, bien sûr, de ne pas aimer cette tenue de bain pour ce qu’elle représente. Car cette version balnéaire du voile intégral n’est pas étrangère à un rigorisme qu’il est légitime de combattre sur le plan des idées. Mais la vie en société implique aussi l’acceptation de la différence culturelle. Dès lors qu’elle n’entrave la liberté de personne, une pratique sociale, vestimentaire ou autre, ne peut faire l’objet d’une interdiction que si elle déroge à un principe fondamental. Mais dans le cas d’espèce, lequel ? On peine à le trouver. Et l’on interdit la pratique des uns parce qu’elle ne plaît pas aux autres. Ce qui soulève cette question : dans un Etat laïc, les prohibitions légales ont-elles vocation à épouser les aversions subjectives des uns et des autres ?

Effet collatéral du climat créé par les attentats, cette interdiction, en réalité, renvoie sans le dire à la lutte contre le terrorisme. Que le burkini entretienne un rapport de connivence implicite avec l’idéologie wahhabite, au demeurant, n’est pas faux. Que cette idéologie soit la matrice originelle du djihadisme non plus. Mais les femmes qui adoptent cette tenue par conviction religieuse ne sont pas pour autant des adeptes du terrorisme. Et le motif de l’interdiction, il faut le reconnaître, demeure juridiquement faible, puisqu’on ne peut même pas invoquer le fait que le visage est masqué, contrairement à la burqa.

Il n’empêche que pour une partie de la population française cet argument est de peu de poids. A ses yeux, cette lutte symbolique est le baroud d’honneur de l’Occident en proie aux barbares. La guerre du maillot intégral, c’est le choc des civilisations mis à la portée des plagistes, le grand frisson identitaire à l’heure de l’apéro aux olives. On croit combattre le fanatisme en faisant la chasse au burkini, mais on ne poursuit que des ombres, sans voir la diversion à laquelle on prête la main. Nourrie par des médias rapaces, cette bataille dérisoire, une fois de plus, détourne de l’essentiel. Cette vaine dispute est un écran de fumée dont des politiciens véreux font leur miel. Et elle montre notre incapacité politique à prendre au sérieux l’islamisme radical pour mieux le combattre.