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Guerre de l’info et Nouvel Ordre Mondial: L’Union Européenne passe une directive sur les droits d’auteur sur la toile… La censure est en marche…

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Mais il suffit de dire NON !!… (Résistance 71)

 

Ne partagez pas cet article !… Les nouvelles lois sur les droits d’auteur passées par l’Union Européenne pourrait bien tuer l’internet libre

 

Neil Clark sur RT

 

20 septembre 2018

 

url de l’article: https://www.rt.com/op-ed/438925-eu-copyright-law-internet/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est en fait une bataille entre les milliardaires Axel Springer SE et Google. Mais ce sont les utilisateurs quotidiens de l’internet que seront les victimes de la nouvelle loi sur les droits d’auteurs de l’Union Européenne qui a besoin de modifications urgentes et immédiates.

C’est bien de partager. Mais le parlement européen ne le pense clairement pas. (NdT: l’auteur devrait comprendre que le “parlement européen” ne décide rien, il ne fait que valider des directives pondues par des commissaires politiques à la solde de tous les lobbies industriels, bancaires et commerciaux imaginables…). Sa nouvelle législation sur les droits d’auteur qui est passée la semaine dernière, met sévèrement la pression sur le partage en ligne. Le dynamisme même de l’internet en est menacé. Lorsque Tim Berners-Lee, le créateur du World Wide Web nous averti des dangers que posent cette nouvelle loi, nous devrions tous nous assoir et écouter attentivement.

D’abord, la législation fait glisser la responsabilité du téléchargement de matériel sous le coup de droits d’auteur aux plateformes internet elles-mêmes. Avant, c’était le boulot des entreprises qui pensaient des des droits d’auteurs avaient été violés de prendre action. Beaucoup n’en prenaient pas la peine et étaient aussi heureux que des matériaux soient téléchargés et utilisés sur des sites comme YouTube car elles savaient que cela faisait la promotion d’artistes, de leur travail et favorisait l’accroissement des ventes. Mais tout cela va changer.

Sous l’article 13 de la nouvelle loi, les plateformes devront installer des “filtres de téléchargement”. Ainsi YouTube pourra être privé de beaucoup de son contenu. Les plus gros sites pourront dans doute survivre mais, comme en avertit ZDnet, les plus petits sites pourront être plus facilement être mis hors business par une armada de “trolls des droits d’auteurs”. (NdT: cela va dans l’intérêt des gros qui élimineront las concurrence et établiront un de facto monopole dans tous les domaines…)

Il n’y a rien de mal à la protection de droits d’auteur (NdT: très discutable…). En tant qu’auteur de quelques cinq articles par semaine, je peux vous parler de ma frustration de voir mon travail “piraté” par un site commercial qui ne m’a même pas demandé la permission de reproduire mon travail, encore moins de me payer. Les lois de droits d’auteur ont besoin d’être réformées dans notre ère numérique. On dit penser un moyen pour les auteurs de recevoir plus facilement des compensations pour leur travail piraté. Le problème est que l’UE utilise maintenant un marteau piqueur pour ouvrir une noix.

Regardez la façon dont la capacité de se lier et de citer des autres travaux sans payer, est menacée par la directive.

Note de R71: notre position sur ce sujet est simple et nous l’avons exprimée à maintes reprises: tout ce qui est produit par l’humain appartient au patrimoine de l’humanité et doit être disponible pour toutes et tous, gratuitement en toute circonstance. En clair il n’y a pas plus de “droits d’auteur et de propriété intellectuelle” que de beurre en branche… Le meilleur moyen de réaliser cela est la gratuité, cesser de coller une étiquette de prix sur tout. A bas l’État, à bas l’argent, à bas le salariat, à bas la marchandise !

Des sites comme la section de RT’s ‘Op-ed’ que vous lisez en ce moment, pourrait bien être affectée de manière négative et même être mise hors d’action par ce type de loi. Un des avantages d’écrire des articles en ligne par rapport à la presse écrite et que bien des articles mentionnés peuvent être mis en hyperliens ou en note ce qui permet aux lecteurs d’aller directement à la source initiale et/ou originale. Mais l’article 11 de la nouvelle directive fait monter la crainte que des paiements devront être faits aux sites desquels les articles sources proviennent. Pourtant être cité par d’autres articles aussi loin que le crédit de reconnaissance est donné est une très bonne chose. C’est même essentielle lorsque par exemple vous écrivez un article en disséquant un autre. Mais sous la nouvelle loi, tout, sauf les très courtes citations, devra être payé. Pensez à combien cela va restreindre la qualité du journalisme (NdT: pas celui des merdias à la botte hein dont le boulot est déjà suffisamment nullifiee par le contrôle et qui de plus, voudrait mettre un article du “figaro” ou de “libération” en lien ?… ) et diminuera l’échange de connaissances.

Puis il il y la menace aux memes, un des aspects les plus divertissants de la vie en ligne. C’est vrai que souvent les memes sont fondés sur des matériaux qui sont sujets aux droits d’auteur. Mais légiférer contre eux n’est-il pas aller trop loin ? L’article 13 stipule que: “les fournisseurs de services de partage en ligne et ceux qui possèdent des droits d’auteur doivent coopérer de bonne foi afin de s’assurer que des travaux protégés ne sont pas illégalement utilisés sur leurs services.”. Ceci voudrait dire que vous, twittant une photo du manager de Manchester United montrant son grand désintérêt pour un sujet donné, pourriez parfaitement tomber sous le coup de la loi.

Pour éviter cela, vous pourriez alors décider d’aller vous-même au match, de prendre des photos des joueurs et des managers, de l’équipe, du stade et twitter tout ça. Attention, vous pourriez prendre un “carton rouge” sous l’article 12a, comme l’explique la revue Wired dans leur notice explicative…

L’impact général de cette législation, si elle devient loi dans les pays membres sera dévastatrice. On va tous devenir des paranos, nous demandant si nous enfreignons la loi d’une manière ou d’une autre (NdT: on peut assurer notre lectorat que cela ne nous empêchera pas de dormir et qu’on n’en a rien à cirer… ). N’avons nous pas assez de stress dans nos vies de tous les jours pour que le parlement européen en rajoute ?… (NdT: c’est sa fonction Neil, pas encore compris ?…La bureaucratie exécutive dictatoriale à l’œuvre, ne rendant des comptes qu’à ses maîtres financiers et industriels)

Qu’est-ce qui a rendu l’internet si formidable ? C’est que justement jusqu’ici il lui fut permis de grandir de manière organique. Les blogs qui attirent leur lectorat fleurissent, ceux qui ne vont pas dans le mur s’entend, mais le simple fait que cette espace est demeuré relativement libre fait gravement flipper tous les barjots du contrôle et les laveurs de cerveaux en herbe.

Cette législation de l’UE, aussi mauvaise soit-elle, doit être vue comme une tentative plus large de museler la liberté d’expression et l’échange libre des idées en occident dans une époque où de moins en moins de gens croient dans les narratifs officiels de l’establishment. Ce mois-ci une députée britannique du nom de Lucy Powell a lancé un projet de loi au parlement intitulé “Loi sur les fora en ligne” afin de faire bannir des groupes privés sur Facebook qui font la “promotion de la haine du racisme et des fausses nouvelles”. Mais qui définit ces termes et ce qu’ils veulent dire en fait ?…

Les autorités, voilà qui va le faire,  et elles utiliseront leur pouvoir de manière sélective et de manière hypocrite pour réduire au silence quiconque posera une menace à ceux vivant une vie très confortable dans les châteaux et manoirs du système. Regardez juste comment a été manipulé, cadré, le débat sur les “fausses informations”, “fake news” de façon à ce que “fausses infos” = “info russe”, ignorant sciemment la propagation de fausses infos par des médias non-russes au sujet par exemple des armes de destructions massive irakienne qui a mené à la destruction d’un pays par l’occident et la mort de plus d’un million de personnes.

La proposition de loi de Powell arrive en plus de l’énorme pression à laquelle ont été soumise des entreprises comme Facebook pour qu’elles avertissent de contenus de fournisseurs non-approuvés. On a appris qu’en juillet dernier, Twitter a purgé quelques 70 millions de comptes. La censure revient en force sous le couvert de la “lutte contre l’extrémisme”, pour “contrer les fausses infos” ou “contrer, lutter contre la montée de l’antisémitisme”. S’ils veulent censurer, il faut qu’il trouve un motif “noble”, une excuse vertueuse. Nous devons résister à tout cela et résister avec force. Dans une société libre (NdT: dans laquelle nous ne sommes pas, seule la “société des sociétés” sera libre… Nous évoluons dans une gigantesque dictature planétaire dont seul le degré varie selon les besoins conjoncturels des oligarques psychopathes aux commandes… voilà tout, sachant que la structure étatique et capitaliste ne peut-être qu’oppressive et coercitive par nature. Il ne tient qu’à nous et à nous seul de changer tout cela, radicalement !), ce ne devrait être que l’utilisateur de l’internet qui décide de ce qu’il lit ou pas, quel article ou quel site il visite, quel groupe il rejoint en ligne ; et non pas Big Brother ou quelque sorte de police de la pensée que ce soit. L’UE devrait ne pas se sentir concernée de contrôler l’internet par une soudaine préoccupation sur les “droits d’auteur”, mais devrait se concentrer sur la résolution des problèmes politiques et économiques auxquels doivent faire face les gens en Europe. Le chômage des jeunes était à 43% en Grèce, 33% en Espagne et 32% en Italie la dernière fois que j’ai regardé. Quelle aide à ces jeunes gens va apporter cette nouvelle directive européenne des droits d’auteur sur internet ?..

 

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Censure de l’internet et opération psychologique de masse…

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Un peu de perspective sur la censure des médias alternatifs

 

Résistance 71

 

31 août 2018

 

Note d’ouverture: nous avions pris des notes pour rédiger ce billet dès le 8 août… durant notre pause rédactionnelle estivale. Nous les mettons en page quelques semaines plus tard donc pour formuler une hypothèse qui, peut-être, mérite réflexion.

Depuis début août 2018 le monde des médias de masse et alternatif est en émoi. Rappelons les faits.

De manière manifestement concerté, des géants d’internet et des réseaux sociaux: Google, Facebook, Apple et autres décident de supprimer les comptes du géant médiatique alternatif: InfoWars d’Alex Jones, site devenu outrageusement pro-Trump depuis 2016. Depuis lors, nous assistons bien évidemment à une levée de bouclier en faveur du muselage du pouvoir des géants de l’internet et dans quelques cas ubuesques, nous voyons des médias alternatifs demander une “intervention gouvernementale” pour réguler les salauds de Silicon Valley qui font ce qu’ils veulent en toute impunité.

Déjà là cela devrait nous interpeler un peu plus, titiller notre instinct de survie.

Donc une figure des médias alternatifs est censurée et la solution demandée serait d’autoriser le gouvernement, tout gouvernement de fait, à “réguler” la toile pour “sauvegarder la liberté d’expression”… vraiment ?… Personne n’a trouvé mieux ?…

Nous avons publié des informations sur InfoWars et Wikileaks récemment et sous cette perspective, nous voudrions soumettre une hypothèse, qui à notre sens, mérite d’être considérée.

Indépendamment de ce que fut InfoWars à ses débuts (de la fin des années 90 jusqu’à environ 2010-11), il est indéniable que sa croissance a nécessité des fonds et que d’une manière ou d’une autre, Jones s’est retrouvé, volontairement ou non, c’est une autre histoire, inféodé à des investisseurs qui l’ont piraté de l’intérieur. Le virage adulateur trumpiste de 2016 ayant été la cerise sur le gâteau. Lorsqu’on sait qui soutient Donnie “mains d’enfant”, il n’est pas idiot d’envisager que les mêmes personnes puissent être derrière les derniers investissements des studios InfoWars. Suivez notre raisonnement.

InfoWars est compromis financièrement, Jones, par conviction ou par chantage, est amené à jouer le jeu de la clique oligarchique. Il est décidé que les géants de l’internet vont le censurer. Il fait le foin habituel dont il a le secret, rameute la sphère alternative, le tout devant amener pas à pas à une demande au “chevalier blanc Trump” d’intervenir et de mettre en œuvre des moyens de contrôle des voyous milliardaires de l’internet qui y font la pluie et le beau temps et censurent ce qui ne les arrange pas. Bien entendu tout le monde est de connivence, la “solution” est déjà au chaud toute prête et prendra la forme de textes législatifs de réglementation de la toile.

Ainsi, l’oligarchie crée une situation de crise, attaquant quelqu’un qu’on “ne peut pas suspecter de ne pas être ce qu’il prétend être” et pousse ceux-là mêmes qui réclament des libertés, à demander une intervention régulatrice des entités gouvernementales, historiquement favorisant la constitution des monopoles. Le peuple qui demande à être enchaîné selon la formule toute préparée et éprouvée de “problème-réaction-solution”, en omettant de dire bien entendu que toutes les étapes de la formule sont pilotées de l’intérieur.

Ainsi, ironie du sort, le géant de la dissidence contrôlée deviendrait le support d’une intervention régulatrice visant à mettre un terme à la neutralité et la liberté d’internet, intervention qui ne manquera pas de donner encore plus de pouvoir aux grands monopoles de la toile et d’éradiquer leur concurrence décentralisée. C’est de fait ce que veulent les Google, Facebook, Apple, Twitter et autres plateformes centralisées d’internet, plus de centralisation régulée pour verrouiller leur monopole et annihiler la concurrence dévastatrice des médias et logiciels libres et décentralisés qui eux SONT L’AVENIR DE LA TOILE… dans leur nébuleuse P2P incontrôlable et constante innovation technologique.

N’oublions pas que des lois liberticides de contrôle du net, partout dans le monde occidental, sont prêtes à être votées par les sbires autocrates élus du système de contrôle, il ne leur manque que le prétexte. Les hackers en furent un, ça n’a pas marché, seconde tentative: l’attaque et la censure organisée d’un grand média alternatif pour rallier la “dissidence” derrière un effort de régulation qui serait ACCEPTÉ de tous !

L’objectif de cette clique de contrôleurs oligarques est un contrôle de la toile à la chinoise. Ironie du sort c’est le même Alex Jones, auteur du remarquable documentaire “EndGames, Blueprint for Global Enslavement” en 2007 où il expliquait avec brillance, que le modèle de contrôle chinois était celui envisagé pour la grille de contrôle planétaire du Nouvel Ordre Mondial, qui est en train de servir (à l’insu de son plein gré ?…) de leurre pour ce qui pourrait bien être une escroquerie et arnaque organisées afin de nous emmener toutes et tous, de notre plein gré, là où les ingénieurs sociaux ont toujours voulu nous emmener: en cage puis à l’abattoir. La différence ? Cela ne nous sera pas imposé, mais nous, la masse décérébrée, à grand renfort de gadgets électroniques, le demanderons. L’oligarchie n’aura alors plus qu’à satisfaire notre “désir” d’être enchaînés, car c’est bien connu, i n’y a pas meilleur esclave que celui qui veut l’être.

Délire saugrenu ou hypothèse à envisager ? A vous de voir, d’analyser, de réfléchir, mais surtout de ne pas vous laissez embarquer dans une aventure sans y avoir réfléchi de manière critique auparavant.

C’est tout ce que ce billet espère susciter chez les lecteurs…

Gardons bon pied bon œil

Fraternellement

= = =

A noter également que ces entités cybernétiques sont impliquées dans la vaste opération psychologique de masse (psyop) mise en place actuellement pour museler la toile : Google, Facebook, Twitter, Apple, Google Podcast, Spotify, iHeartradio, Mailchimp, Disqus, Linkedin, Flickr, Pinterest…

Il ne tient qu’à nous, par choix de les boycotter et de nous orienter vers des plateformes P2P décentralisées et par définition très difficile à contrôler. Le flot régulateur veut nous parquer dans la centralisation, c’est de là que survient le problème en toute première instance. On n’a pas besoin de centralisation mais de complète décentralisation, que ce soit pour le Net ou autre chose ; tout comme notre problème n’est pas, comme le disait si bien Howard Zinn, la désobéissance civile mais l’obéissance civile.

Lou Reed le disait il y a 40 ans: “Hey babe, take a walk on the wild side…”

Lectures complémentaires:

« Fausse victimisation: Assange et Jones sbires de l’état profond »

« Il est temps d’en finir avec Google et Facebook, pas l’Iran »

« Google, Technologie et espionnage en règle »

Notre dossier sur « Wikileaks et Julian Assange »

 

 

Piratage totalitaire d’internet: Le ministère de l’Intérieur « traite » les données personnelles interceptées chez les opérateurs…

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Le délire totalitaire continue, sous couvert de « sécurité anti-terrotiste » bidon, surveillance du quidam, abus de pouvoir, listes noires, fichage, flicage et détournement d’info privée, tout est bon pour l’État totalitaire par essence pour fliquer sa population plus avant. 

Nous l’avons déjà dit à maintes reprises et le redirons sans cesse: il n’y a pas de différence fondamentale entre la république française et tout régime hitléro-stalinien, car l’État est coercitif et totalitaire par nature, ce n’est qu’une question de degré et le bouton du thermostat n’est accessible que par le plus petit nombre pour satisfaire à la demande des intérêts privés dirigeant le grand cirque ambiant. Tout n’est qu’illusion démocratique. La seule porte de sortie viable et durable: la mise en place de la société des sociétés, celle de la confédération des associations libres.

~ Résistance 71 ~

 

L’incident chez Orange qui révèle le traitement des données personnelles par le ministère de l’intérieur

 

Exégètes.org

 

21 octobre 2016

 

url de l’article original:

https://exegetes.eu.org/orange-redirection-cazeneuve/

 

Lundi matin, une fausse manipulation chez Orange a entraîné le blocage de nombreux sites, comme Google.fr et Wikipedia, ainsi que la redirection des personnes tentant d’y accéder vers une page du ministère de l’intérieur dénonçant l’apologie du terrorisme. Beaucoup d’internautes ont sans doute été très surpris par l’apparition de ce message. Mais, au-delà de la fausse manipulation chez Orange, de quoi s’agit-il?

Depuis l’adoption de la loi Cazeneuve en 2014, l’administration a désormais le pouvoir de dresser une liste de sites destinés à être bloqués afin de lutter contre l’apologie du terrorisme. Cette liste, élaborée en secret et sans aucun contrôle judiciaire, est ensuite transmise aux opérateurs, lesquels sont chargés de mettre en place la censure sur leurs réseaux (dans la plus grande confidentialité)1.

Mais, en plus de ce dispositif de blocage, déjà fort critiquable, le gouvernement a également décidé d’imposer aux opérateurs la redirection des visites interceptées vers une page du ministère de l’Intérieur. De ce fait, le gouvernement a créé de sa propre initiative (la loi ne l’ayant pas prévu) un système permettant techniquement au ministère de l’intérieur de savoir qui voudrait visiter tel site bloqué.

Nous avions fortement critiqué cette obligation de redirection lors d’une procédure devant le Conseil d’État. Par une décision du 15 février 2016, ce dernier a rejeté nos arguments, considérant que cette obligation de redirection, bien que permettant au ministère de recevoir des données identifiant les visiteurs interceptés, n’implique pas que le ministère fasse un traitement des données interceptées et n’est donc pas en soit susceptible de constituer une atteinte à la vie privée.

Or, qu’observe-t-on aujourd’hui?

Suite à l’évènement de lundi et à la réaction publique qui a suivi, le ministère de l’intérieur a été contraint de reconnaitre qu’il « dispose d’un prestataire pour le suivi statistique des consultations […] de cette page de blocage » (et de la page « recours » y étant liée) et que ce prestataire conserve les « adresses IP collectées lors des consultations redirigées » (à l’exception de celles collectées durant l’incident de lundi et qui ont été, elles seules, supprimées). Cette collecte de données est précisément ce que nous dénonçions comme étant l’unique raison d’être de l’obligation de redirection, mais que le Conseil d’État a feint de ne pouvoir anticiper.

Or, d’une part, le traitement de données personnelles ici reconnu par le ministère n’a pas été autorisé validement. Pour ce faire, son autorisation aurait au moins dû être précédée par un examen préalable de la CNIL (tel que cette dernière le rappelait dans son avis concernant l’obligation de redirection2), ce qui n’a pas été le cas. D’autre part — et c’est l’essentiel — un tel traitement, même s’il respectait les formalités légales, resterait illicite en ce qu’il constituerait une atteinte à la vie privée et à la liberté d’information disproportionnée par rapport à l’objectif initialement prévu par le législateur.

Nous avons déjà saisi la CNIL d’une plainte à ce sujet. La récente déclaration du Ministère de l’Intérieur nous ouvre probablement une autre voie contentieuse… À suivre !

  1. Pour les explications techniques de cette censure par DNS, voir notamment http://www.bortzmeyer.org/google-detourne-par-orange.html. «Par blocage, filtrage ou prévention de l’accès à des contenus sur Internet, on entendra en général des mesures techniques visant à restreindre l’accès à des informations ou ressources le plus souvent hébergées dans une autre juridiction. Ces actions son en général menées par le fournisseur d’accès à Internet grêce à des produits logiciels ou matériels qui bloquent des contenus ciblés et les empêchent d’être reçus ou affichés sur les dispositifs des clients des fournisseurs d’accès à Internet. Un certain nombre de techniques peuvent être employées, par exemple le blocage du DNS (Système de noms de domaine -Domain Name System) ou de l’URL (Uniform Resource Locator). La suppression ou le retrait de contenus en ligne, en revanche, couvrent de manière générale des demandes ou mesures concernant l’opérateur du site web (ou « hébergeur ») afin que celui-ci retire ou supprime les contenus en ligne ou pages web litigieux. Les fournisseurs d’accès à Internet et les hébergeurs peuvent tous deux être considérés comme des « intermédiaires d’Internet ». » Source : Extrait d’une étude du 1er juin 2016 sur le blocage, le filtrage et le retrait des contenus illégaux qui a été réalisée à partir des législations de 47 États membres du Conseil de l’Europe. Préparée par l’Institut suisse de droit comparé, elle met sur le même plan la France, la Russie et la Turquie. https://rm.coe.int/CoERMPublicCommonSearchServices/DisplayDCTMContent?documentId=0900001680657b4d (p. 3) ↩

Dans sa délibération n° 2015-001, la CNIL « rappelle que si des traitements de données à caractère personnel spécifiques étaient alimentés par ces données [, recueillies via la page de blocage], ils devraient être soumis à l’examen préalable de la commission ». ↩

Nouvel Ordre Mondial: La France et le contrôle de l’internet…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 septembre 2015 by Résistance 71

La criminalisation du Net en France

 

Jean-Claude Paye

 

13 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188676.html

 

Un internaute ne peut connaître à l’avance le contenu d’une page internet qu’il consulte. Il n’existe pas de définition neutre du « terrorisme ». Pourtant, en France, les nouvelles disposition législatives anti-terroristes criminalisent le fait de consulter des pages qu’un magistrat pourrait considérer comme faisant l’apologie du terrorisme.

En moins de deux ans, la France a connu une inflation de lois antiterroristes. D’abord la Loi de programmation militaire, promulguée le 13 novembre 2014, dont nous avons rendu compte dans un précédent article [1], ensuite cette Loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme du 14 novembre 2014 et ensuite la Loi sur le Renseignement définitivement adoptée par l’Assemblée nationale le 24 juin 2015 [2].

La loi de programmation militaire fusionne droit pénal et droit de la guerre et confond ainsi intérieur et extérieur de la nation. Elle instaure un état martial numérique en autorisant le gouvernement à attaquer les systèmes informatiques de ses ressortissants et à capturer, sur simple demande administrative, les informations et documents des utilisateurs et non plus seulement leurs données de connexion.

La Loi sur le Renseignement quant à elle installe des boites noires chez les fournisseurs d’accès permettant d’enregistrer, en temps réel, l’ensemble des données des utilisateurs.

Elle met à la disposition de l’exécutif, un dispositif permanent, clandestin et quasiment illimité de surveillance des citoyens. Cette loi est le point le plus avancé le l’attaque du gouvernement français contre la vie privée. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a d’ailleurs déclaré que celle-ci n’est pas une liberté fondamentale.

Quant à la Loi de novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, elle participe également à la criminalisation d’Internet et autorise le blocage administratif de sites web. Sa spécificité consiste en une attaque frontale contre la liberté d’expression par l’introduction dans le code pénal de nouvelles incriminations, dont le traitement était jusqu’à présent réglée par le droit de la presse.

S’attaquer au « parcours de radicalisation terroriste »

La Loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme [3], fut votée en procédure accélérée, c’est à dire que le texte n’a effectué qu’un seul passage par assemblée. La loi est formellement destinée à lutter contre l’embrigadement dans des « parcours de radicalisation terroristes ». L’objectif affiché est d’empêcher les gens de se radicaliser sur Internet et de rejoindre des zones de combat. Il part du principe que l’embrigadement des apprentis terroristes se fait essentiellement sur le Web. Ce dernier est ainsi particulièrement visé, car il est considéré comme une zone de non-droit, rendue principalement responsable du risque terroriste.

L’article L.224-1 instaure une possibilité d’interdiction de sortie du territoire et de confiscation des documents d’identité pour des personnes, sur lesquelles pèse un soupçon « d’une volonté de rejoindre des théâtres de guerre ». On part d’un motif extrêmement vague, l’hypothèse d’un départ sur un champ de bataille, croisée avec une supposition de dangerosité au retour, afin de restreindre la liberté de circulation d’individus, sur lesquels ne pèsent que des soupçons « d’intention terroriste ». Grâce au croisement de données, cet article installe une logique de profilage, de « suivi » du « parcours de radicalisation ». Le numérique est privilégié comme moyen permettant de d’établir des suspicions ou « de sérieuses raisons de croire. »

L’incrimination d’ « apologie du terrorisme »

L’article L. 421-2-5 de la loi punit « le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l’apologie de ces actes ». Les peines sont aggravées lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication en ligne. Il établit que « l’apologie du terrorisme » est assimilable à du terrorisme.

Les délits « d’apologie du terrorisme » et de « provocation à la commission d’actes terroristes » étaient encadrés par la loi sur la presse du 29 juillet 1881. Cette loi concerne tous les délits relatifs à la liberté d’expression et ne porte pas seulement sur les journaux. Elle a pour objet les injures, la diffamation, les atteintes à la vie privée, les propos racistes ou négationnistes…. y compris ceux commis par des particuliers contre d’autres particuliers. Remarquons que l’apologie d’autres crimes que le terrorisme, comme les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, reste dans la loi sur la presse [4].

En retirant l’apologie du terrorisme du droit de la presse, pour l’insérer dans le code pénal au sein de la définition du terrorisme, l’article établit une relation de causalité directe entre un discours et des actes. Considérer qu’un contenu, considéré comme « glorifiant le terrorisme », est du terrorisme est attentatoire à la liberté d’expression, car la frontière entre opinion et apologie, information et propagande, est très floue. Les spécificités du droit de la presse sont faites justement pour traiter ce problème. L’emploi du terme « apologie » implique une condamnation des opinions et non des actes. Or, le régime protecteur de la loi de 1881 vise précisément à éviter la pénalisation du délit d’opinion.

Grâce à la nouvelle loi, des journalistes ou citoyens pourraient être poursuivis, pour avoir, par exemple, partagé une vidéo, mise en ligne par une organisation désignée comme terroriste ou donné la parole à des membres de réseaux politiquement diabolisés ? Depuis les attentats au journal Charlie-Hebdo, les procédures pour « apologie du terrorisme » se sont multipliées et une série de peines d’emprisonnement a été prononcée. L’apologie consiste à justifier le terrorisme, le présenter sous un jour favorable ou l’encourager. En quoi l’exemple d’une jeune fille de 14 ans, mise en examen pour apologie du terrorisme après avoir dit « On est les sœurs Kouachi, on va sortir les kalachnikov », rencontre-elle cette incrimination ? [5]

L’apologie du terrorisme étant entrée dans le droit commun, on peut donc désormais la poursuivre en comparution immédiate, une procédure qui restreint considérablement les droits de la défense et qui permet au parquet d’ordonner l’incarcération immédiate.

L’incrimination « d’entreprise terroriste individuelle »

Si le chanteur Renaud nous avait déjà appris que l’on pouvait former une « bande de jeunes à soi tout seul », cette loi, reprenant la notion états-unienne de « loup solitaire », établit qu’un individu isolé peut être considéré comme un membre d’une organisation terroriste internationale et poursuivi comme tel. L’article 421-2-6 crée l’incrimination d’« entreprise terroriste individuelle », afin de poursuivre des individus isolés selon les mêmes modalités que des groupes terroristes organisés. L’article demande que les actes d’un individu comprennent au moins deux infractions reprises sur une liste, afin de déterminer qu’il a bien une volonté de passer à l’acte. Parmi ces infractions, on relève la détention de substances dangereuses, le recueil d’informations destinées à passer à l’acte, mais aussi simplement la consultation de sites, considérés comme incitant au terrorisme.

Ces conditions sont si « ouvertes » qu’elles permettent à un grand nombre d’activistes, de citoyens, désirant de s’informer par eux-mêmes des problèmes de radicalisation politique ou terroristes, d’être poursuivis sur cette base. C’est tout l’activisme qui est en passe d’être visé, avec un volet numérique étendant de façon extrêmement large les possibilités d’incrimination.

L’art. 421-2-6, combiné aux autres articles de la loi, confirme une logique dans laquelle tous les citoyens sont suspects. Un nombre minimal d’éléments de suspicion les classent parmi les terroristes potentiels. Les individus doivent donc constamment se demander ce que veut le pouvoir et ainsi adapter leur comportements, afin de ne pas être inquiétés.

Blocage administratif des sites Internet

L’article 6-1 permet aux services de police de demander, aux fournisseurs d’accès internet, de bloquer l’accès à certains sites, afin d’empêcher les internautes, résidents en France, d’accéder à des contenus qui feraient l’apologie du terrorisme. Les techniques de blocage sont connues pour être contournables très facilement par n’importe quel internaute sans connaissances techniques particulières. Ces instruments sont, en général, difficiles à mettre en œuvre sans risque de sur-blocage. Pour empêcher, de manière plus efficace, l’accès aux contenus sur le web, il faut mettre en œuvre des techniques de surveillance massive des connexions de l’ensemble des internautes. Ce qui est l’objet de la nouvelle Loi sur le Renseignement [6] qui installe des boites noires chez les fournisseurs d’accès, enregistrant, en temps réel, la totalité des données de connexion.

Le blocage des sites ou des contenus Internet est réalisé par la police, sans intervention préalable d’un juge. Ainsi, toute procédure contradictoire est évitée et aucune opposition ne peut contester la censure de l’administration. La loi s’attaque aux intentions plutôt qu’aux actes. La liberté d’information : consulter les sites internet désirés ; la liberté de circulation : quitter son pays sans que les autorités ne préjugent des intentions ; ainsi que la liberté d’expression sont remises en cause.

En visant Internet, le gouvernement vise tout citoyen voulant s’informer et échapper aux injonctions de croire, promulguées par le pouvoir. La loi affecte l’ensemble de la population. Elle ne contient aucune disposition visant particulièrement le terrorisme. Cependant, elle a un impact décisif sur l’échange de communications et d’information sur Internet. Elle ne vise pas des personnes dangereuses, mais des personnes qui liraient des documents considérés comme potentiellement dangereux. Grâce au délit d’intention, les citoyens ne seront plus capables de s’informer sur ce que le gouvernement aura désigné comme « propagande terroriste » [7]. Les individus doivent donc intérioriser le surmoi et anticiper le regard du pouvoir sur leur vie privée. Afin de ne pas être éventuellement poursuivis, ils doivent faire preuve d’initiative dans l’autocontrôle de leurs comportements.

Criminalisation de l’Internet

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a esquivé l’ensemble des questions posées, se réfugiant dans des demi-vérités, notamment sur l’intervention du juge administratif dans le processus de blocage, laissant penser que ce dernier interviendrait systématiquement, alors que le texte de loi ne le dit absolument pas. En effet, la loi ne prévoit que la supervision procédurale d’un magistrat de l’ordre judiciaire, censé s’assurer de « la régularité des conditions d’établissement, de mise à jour, de communication et d’utilisation » des sites dont l’accès est bloqué, sans qu’il ait pour autant de pouvoir décisionnaire concernant l’opportunité du blocage opéré.

Le rapport du Conseil d’État sur le Numérique et les droits fondamentaux, publié en septembre 2014 [8], légitime également l’extra-judiciarisation des atteintes portées à la liberté d’expression dans le droit français. En parlant des « troubles beaucoup plus grands » à l’ordre public qu’induirait Internet, il tend à se situer dans la tendance de la Cour européenne des Droits de l’homme, qui considère qu’Internet est un espace par essence dangereux, justifiant de plus grandes restrictions de la liberté d’expression [9].

Une censure automatisée

Outre la réhabilitation d’un pouvoir de police administrative, l’extra-judiciarisation, défendue par le Conseil d’État, passe par la légitimation de la censure privée sur Internet. Cette dernière s’est largement banalisée depuis dix ans, à mesure que des dérives, jurisprudentielles et législatives, confiaient aux hébergeurs, aux moteurs de recherche et autres réseaux sociaux, le soin de réguler la liberté d’expression. Ainsi, le rapport indique « qu’il ne serait pas réaliste de dénier aux acteurs privés le droit de décider du retrait d’un contenu ».

À aucun moment, le Conseil d’État ne propose de préciser et de limiter la notion de contenu « manifestement illicite », crée par les juges constitutionnels afin de contrecarrer les risques de censure privée, une notion rendue quasiment obsolète en raison d’une inquiétante extension jurisprudentielle [10].

Le Conseil d’État préfère conforter les logiques actuelles qui confient, aux hébergeurs et autres plateformes, la tâche de procéder à des déclarations d’illicéité. L’autre argument, avancé pour la défense de la censure privée, consiste à dire que la justice ne disposerait pas de moyens suffisants pour traiter les contentieux liés à Internet.

Le peu de regard du Conseil d’État pour la liberté d’expression est confirmé par la lecture de la proposition n° 28 du texte, qui appelle à la censure automatisée à travers l’obligation, pour les hébergeurs et autres plateformes, d’empêcher toute nouvelle publication de contenus déjà retirés, un régime dit de « notice-and-staydown » qui ne peut être mis en œuvre qu’au travers de filtres automatiques, « scannant » les communications Internet et faisant courir d’importants risques de sur-blocage [11], comme le reconnaît d’ailleurs le rapport.

 

[1] Jean-Claude Paye, « Loi de programmation militaire. La France est-elle en guerre contre les Français ? », Réseau Voltaire, 26 mars 2014.

[2] Assemblée Nationale, « Projet de loi relatif au Renseignement », texte définitif, texte 542, adopté le 24 juin 2015.

[3] « Loi n° 2014-1353 du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme », Journal officiel n° 263 du 14 novembre 2014.

[4] « Apologie du terrorisme : la loi Cazeneuve, avant-après », Rue 89, 22 janvier 2015.

[5] Celine Rastello, « Apologie du terrorisme : les juges vont-ils trop loin ? », L’Obs, 21 janvier 2015.

[6] Assemblée Nationale, « Projet de loi relatif au Renseignement », texte définitif, texte 542, adopté le 24 juin 2015.

[7] « Loi Terrorisme : Sacrifier les libertés sous prétexte de lutte contre le terrorisme ? », La Quadrature du net.

[8] Conseil d’Etat, « Étude annuelle 2014 du Conseil d’Etat – Le numérique et les droits fondamentaux », La Documentation française, septembre 2014, p. 229.

[9] « L’Assemblée nationale ferme les yeux sur les dangers du projet de loi “Terrorisme” », La Quadrature du Net, 8 septembre 2014.

[10] « La LCEN, le juge et l’urgence d’une réforme », Wethenet, le 27 avril 2013.

[11] « Surblocage », La Quadrature du Net.

Loi liberticide et contrôle de l’internet au Canada…

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ciblant ces méchants Mohawks empêcheurs de piller en rond… Tout cela est d’actualité tant au Canada qu’en France et en Europe où l’heure est à la volonté oligarchique de museler la dissidence à la pensée unique totalitaire étatique occidentale.

Écoutons nos frères des nations premières et unifions nos esprits !

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 —

 

Cyber contrôle

 

Mohawk Nation News

 

15 avril 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/04/15/cyber-control/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le gouvernement veut faire passer des lois pour prendre le contrôle de l’internet et… de nous. Quel meilleur moyen en effet que d’inonder la toile avec de la pornographie, du harcèlement de tout poil, du racisme, de l’horreur et tout ce qui peut nous irriter et nous fâcher afin de nous faire demander au gouvernement de contrôler la chose ! C’est comme ces gens qui nous appellent au téléphone pour nous vendre des séjours vacances ou nous donner 20 millions de dollars. Nous n’avons pas à regarder tout cela. Nous n’avons juste qu’à raccrocher le téléphone et effacer le courriel. Ils n’arrêtent pas ? Nous non plus, on continue de leur raccrocher au nez et à effacer les courriels à chaque fois.

Les merdias contrôlés par les corporations essaient de contrôler l’internet. La Grande Loi de la Paix, Kaiane’reko:wa est basée sur une société informée. L’entreprise commerciale qu’est McGill University (Montreal) met en place un forum de “définition de la limite” sur “les risques légaux de l’utilisation des médias sociaux” à Kahnawake le Mardi 21 Avril courant. Les cyber agents qui viennent nous guider sur les “implications du harcèlement social dans les médias” et sur comment obéir au gouvernement et ses “édits légaux et éducationnels” sont Alyssa Wiseman et Arzina Zaver. Nima Naimi sera la supposée experte en “implications civiles et criminelles” autour du monde. Ils vont venir pour nous dire comment nous contrôler nous-mêmes et comment fermer nos gueules, spécifiquement au sujet de la critique du gouvernement, notre vrai problème…

Qui au Conseil Mohawk Kahnawake Inc. est derrière la mise en place de ce forum ? Ceci n’est que l’annonce d’une nouvelle réglementation génocidaire qui nous sera imposée. Ils ne veulent pas de critique ni de questions au sujet de leur agenda commercial et corporatiste ou de leurs directeurs.

Comme le Canada aujourd’hui, l’Allemagne nazie était fasciste, un état totalitaire. Un modèle de contrôle complet sur la politique, la société et la culture qui était imposée à ses citoyens. Le public ne pouvait pas parler librement. Ils avaient à se soumettre corps et âme à la matrix corporatiste. Des organisations paramilitaires muselaient la dissidence et terrorisaient l’opposition. Média, télévision, radio, journaux, presse et éducation contrôlaient à tous les niveaux l’information et les idées qui circulaient.

En quoi cela est-il différent du travail d’Alyssa, d’Arzina et de Naimi ? Elles sont là pour nous aider à nous conformer aux lignes de conduite du Canada corporatiste. La technologie et spécifiquement l’internet, est utilisée pour nous harceler, pour nous intimider et nous menacer en permanence. Nos téléphones et communications sur la toile sont surveillés, nos ordinateurs sont mis hors service à distance ou compromis. Nous sommes ciblés si le gouvernement décide que ce que nous faisons menace la grille de contrôle qu’il met en place, il nous menace, fait de fausses accusations ou nous reproche de nous tenir contre la bonne marche du corporatisme, il vole nos informations et données personnelles, nos informations financières privées et détruit nos données ou nos équipements. Si on a oublié quelque chose, merci de le rajouter à la liste.

Un internet libre est nécessaire pour parvenir à l’unification des esprits, devenir un esprit, ceci est le principe même de la Grande Loi de la Paix. L’entreprise veut prendre en charge l’internet afin de pouvoir contrôler nos esprits et nous maintenir en état de léthargie. La nature nous a donné un cerveau, un esprit pour que nous puissions savoir ce qui est réel et que nous ne succombions pas aux fausses réalités. Satenakonnirahs veut dire renforcer son esprit. Le tout fondé sur la collection et l’assimilation de l’information importante, ceci est notre système d’alarme.

Média et propagande: Guerre de l’information… Pressetituée contre blogueurs… La fin d’un paradigme frauduleux

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« Il y a une guerre de l’information et nous sommes en train de la perdre. »
~ Hillary Clinton ~

 

Excellente analyse d’Alexandre Latsa sur la blogosphère alternative.

Rappelons ce que disait Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud et “père” de la propagande / relation publique moderne en 1928 dans son ouvrage “Propaganda” qui s’ouvre avec ces lignes du 1er chapitre intitulé: “Organiser le chaos”… tout un programme…

“La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement la pays.” Le mot “démocratique” est-il ironique de la plume de Bernays ou veut-il signifier que la “démocratie” étatique est un leurre mis en place pour contrôler les peuples ?

Plus loin il dit ceci: “… La propagande est l’organe exécutif du gouvernement invisible… La propagande moderne désigne un effort cohérent et de longue haleine pour susciter ou infléchir des évènements dans l’objectif d’influencer les rapports du grand public avec une entreprise, une idée ou un groupe.”

Bernays fut étudié par tous les grands propagandistes des régimes totalitaires du XXème siècle, pays du goulag levant inclus…

Pour rejoindre Latsa dans ses dires, le blogueur est généralement conscient, connaît et a lu les Bernays et autres chantres du contrôle et de l’ingénierie sociale… et lutte contre, essaie de lever le voile, de pomper les écrans de fumée. Les oligarques sont arrogants et condescendants, ils nous méprisent tellement qu’ils ont commis l’erreur la plus classique, celle devenue un “cliché” même dans le monde du sport: Ils ont largement sous-estimé l’adversaire et cela leur sera fatal, il n’y a plus de machine arrière possible.

Rajoutons au passage que la blogosphère s’auto-régule et n’a besoin d’aucune institution pour fonctionner, de dire ce qu’il y a à faire, bref pas de patrons ni de hiérarchie chez les blogueurs et une grande coopération au-delà des différences politiques le plus souvent.  Aujourd’hui, la blogosphère alternative est capable de lever un lapin de false-flag ou une supercherie des merdias en temps réél ! Il n’est pas du tout étonnant que les totalitarismes étatiques occidentaux font tout pour essayer d’endiguer ce qui devient leur marasme. La blogosphère alternative gagne la bataille de l’info et ce n’est que le début !…

Écoutons la sagesse ancestrale: “Le concept même de pouvoir contient l’idée de résistance.” (Dicton Lakota Sioux)

~ Résistance 71 ~

 

Vers une guerre totale de l’information

 

Alexandre Latsa

 

31 mars 2015

 

url de l’article original:

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150331/1015415962.html#ixzz3W3fN1aam

 

Nous voilà revenus à une sorte de nouvelle guerre froide médiatique cyber-violente, dans laquelle la Russie d’aujourd’hui apparaît de nouveau comme un modèle politique pour bon nombre d’Européens.

Bien longtemps, trop longtemps, le champ de l’information a été le domaine réservé d’une élite médiatique qui occupait tant la presse écrite que le petit écran. Dès le début des années 2000, la révolution Internet a initié un processus qui semble maintenant irréversible: l’émergence de voix dissidentes sur internet, mais aussi et surtout la possibilité pour d’authentiques spécialistes et experts de s’exprimer et de toucher un public de plus en plus large.

Le passage obligé par la presse écrite ou par les chaînes de télévision n’est plus, et ce bouleversement a notamment donné naissance à un nouveau type de citoyen: le blogueur.

Généralement simple commentateur, celui-ci peut être un expert et donc apporter dans un domaine précis une expertise qui manque journalistes, correspondants et autres pigistes de la presse généraliste. Le bloggeur présente en outre une autre force: écrivant souvent dans un esprit Wiki, bénévole ou caritatif, il n’est soumis à aucune rédaction, il tire ses revenus d’activités professionnelles sans rapport avec le monde médiatique. Souvent il entretient un dialogue avec les lecteurs de son blog, dialogue qui provoque la création de quasi think-tanks de toutes dimensions sur de différents sujets.

Le blogueur est bien souvent un travailleur acharné, stakhanoviste de la vérité, ou de sa vérité, celle qui ne va pas forcément dans le sens des grands médias. Avec la multiplication des blogs, forums et témoignages venus du terrain, autant dire que les journalistes professionnels ne peuvent plus impunément écrire n’importe quoi. Désormais, pour le journaliste qui fournit une prestation médiocre ou mensongère, la punition n’est jamais très loin: elle fait rapidement le tour de la planète sur Internet, comme on peut s’en assurer ici ou .

C’est sans aucun doute cette médiocre qualité du travail fourni par les journalistes français, avec une bien trop forte empreinte idéologique, qui a provoqué et favorisé l’émergence de nombreux fantassins idéologiques, pour reprendre l’expression d’un journaliste français, qui ont rejoint la bataille de l’information de façon totalement bénévole, avec leur conviction pour seule arme.

Ce processus de « bloggerisation » de la communication, et donc de l’information sur Internet, bouleverse la donne et inquiète fortement les centres d’information traditionnels. Un des correspondants français à Moscou avec lequel j’ai échangé il y a quelques années m’avait confié qu’il avait parfaitement compris qu’il faisait partie de la dernière génération de journalistes traditionnels, génération qui serait probablement remplacée à terme par des bloggeurs.

Alors qu’en France on fait désormais écrire des robots à la place des journalistes, en s’inspirant de la tendance anglo-saxonne qui émerge au sein des agences généralistes de type Associated Press, en Russie c’est une tendance inverse qui émerge. Le blogueur y est de plus en plus pris en considération, et depuis août 2014, une loi assimile le blogueur qui dépasse une certaine audience (plus de 3.000 visiteurs uniques par jour) à un média presque à part entière, avec des devoirs mais aussi des droits (source).

Cette évolution est fondamentale dans le cadre global de la guerre de l’information qui oppose de plus en plus frontalement l’Otan à la Russie. Longtemps les populations d’Europe n’ont eu droit qu’à une seule lecture des événements et de l’histoire: celle concoctée par les chancelleries des pays de l’Otan, puis médiatisée par les principales agences généralistes occidentales (AP, AFP et Reuters).

Pendant la dernière décennie, la situation a évolué à mesure que de nombreux outils de communications non occidentaux ont émergé et pris de l’importance, que l’on pense à Al-Jazeera, Russia Today ou encore à des supports indiens ou chinois de très grande dimension qui communiquent de plus en plus activement dans les langues des pays occidentaux.

L’apparition de points de vue non-occidentaux, et non « occidentophiles » (soit absolument pas pro-américains) a beaucoup inquiété les chancelleries de certains pays occidentaux. Depuis deux ans environ, Bruxelles a activé et financé une armée de « trolls » chargés d’influencer les votes aux élections européennes. Cette révélation a probablement convaincu une large part des européens que si l’UE critique la Corée du Nord, elle emploie pourtant les mêmes méthodes quand il s’agit de « convaincre » ses populations de bien voter.

Dans ce monde médiatique en mutation, les outils de communication russes vers l’étranger ont enregistré quelques succès. Il y a les plateformes RIA Novosti et Voix de la Russie, désormais fusionnées sous l’appellation Sputnik mais aussi Russia Today, qui sont aujourd’hui des acteurs majeurs de l’information/ré-information et donc de la guerre entre médias qui fait rage.

A l’ouest c’est la panique.

Le commandant en chef des troupes de l’Otan en Europe a récemment appelé à mener une guerre de l’information, notamment sur les réseaux sociaux, tandis que le conseil américain des gouverneurs de la radiodiffusion déplorait que les Etats-Unis soient en train de perdre la guerre de l’information face à la Russie. A Bruxelles, l’ambiance est la même. Les Etats baltes et la Grande-Bretagne ont appelé à mettre en place un plan de réponse aux médias russes en lançant notamment une chaîne de télévision paneuropéenne en russe.

Face aux médias russes, une haine suintante est apparue au grand jour lorsque l’année dernière le rédacteur du magazine The Economist, Edward Lucas, a qualifié les employés de Russia Today d’excentriques et de propagandistes et appelé à rejeter et exclure « ces gens » (sic) du monde du journalisme. Pour la présidente de Lituanie, la propagande russe doit être identifiée et tout bonnement éradiquée.

Nous voilà revenus à une sorte de nouvelle guerre froide médiatique cyber-violente, dans laquelle la Russie d’aujourd’hui apparaît de nouveau comme un modèle politique pour bon nombre d’Européens. Mais alors que les pays occidentaux faisaient autrefois de la propagande antisoviétique en s’appuyant surtout sur les mouvements de droite, conservateurs ou patriotiques, la situation s’est aujourd’hui inversée.

Désormais, il y a en France et un peu partout en Europe des gaullistes et des patriotes qui soutiennent majoritairement la Russie, alors que ce sont les gens de centre-droit et de centre-gauche qui sont les meilleurs relais de Washington et de Bruxelles. Leur influence sur la vie de la Cité est cependant en train de fondre lentement, comme du reste le lectorat des grands médias traditionnels français.

Résister à la dérive liberticide et totalitaire du gouvernement Valls…

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Renseignement: la désastreuse dérive du gouvernement Valls sur la surveillance !

 

π

 

17 Mars 2015

 

url de l’article original

http://www.laquadrature.net/fr/renseignement-desastreuse-derive-du-gouvernement-valls-sur-la-surveillance

 

Paris, le 17 mars 2015 — Les informations concernant le projet de loi sur le renseignement diffusées via Le Figaro aujourd’hui, avant sa présentation en Conseil des ministres jeudi 19 mars, confirment les inquiétudes déjà exprimées. Alors que la loi sur le renseignement était annoncée comme une grande loi permettant de protéger les droits fondamentaux, l’instrumentalisation sécuritaire des événements meurtriers de janvier risque d’aboutir à une incroyable dérive du gouvernement en matière de surveillance des citoyens. La Quadrature du Net appelle les citoyens et les députés à y résister.

Surveillance des comportements de tous les internautes par les intermédiaires techniques pour détecter les comportements suspects, accès en temps réel aux données de connexion, accès aux contenus des emails et enregistreurs de frappe au clavier, etc : l’éventail des mesures mises aux mains des services administratifs (police, douanes, etc.) sans contrôle du juge est d’une ampleur sans précédent.

Ne tirant aucune leçon des jurisprudences de la Cour de Justice de l’Union Européenne qui condamne la conservation trop longue et trop large des données personnelles des citoyens, le projet de loi envisage également une augmentation à 5 ans de la conservation des données par les services de renseignement.

Pour garantir les droits fondamentaux face à cet arsenal de mesures d’intrusion, de surveillance et de profilage, le gouvernement ne prévoit qu’une commission consultative, aux pouvoirs limités, ne permettant des recours qu’a posteriori et sans garanties réelles pour les citoyens.

En attendant le détail des mesures, La Quadrature du Net exhorte dès à présent les parlementaires à exercer leur devoir de contrôle, de raison et de défense des libertés publiques des citoyens face à ce projet de loi dangereux, et appelle les citoyens à se mobiliser.

Alors que les enquêtes, partout dans le monde, montrent que la surveillance de masse ne fait aucunement baisser le risque d’attentat, la voie prise par le gouvernement de Manuel Valls instaure une ère nouvelle de suspicion généralisée, marquant un recul historique de la séparation des pouvoirs et des droits fondamentaux. Si le Parlement acceptait de l’y suivre, les conditions d’un exercice correct de la démocratie ne seraient plus réunies.