Archive pour cancer laetrile

En 2013, nous traduisions et publiions « Un monde sans cancer, histoire de la vitamine B17 » de G. Edward Griffin…

Posted in actualité, désinformation, documentaire, Internet et liberté, média et propagande, pédagogie libération, résistance politique, santé, santé et vaccins with tags , , , , , , , , , , on 26 février 2020 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

Février 2020

 

Nous publiions ce texte que personne ne voulait traduire, et un lecteur nous en a fait un PDF quelques mois plus tard. Depuis, il est un des PDF les plus téléchargés de notre bibliothèque. Nous vous le remettons ci-dessous. A lire et diffuser sans aucune modération en cette nouvelle période de falsification scientifique et l’émergence de cette « nouvelle souche » de Coronavirus (CoV) 2019 et les révélations sur les traitements hormonaux de substitutions concernant la ménopause féminine…

Pour tous ceux qui pensent encore que Big Pharma a le bien et la santé publics comme objectifs…

« Un monde sans cancer, histoire de la vitamine B17 »
G. Edward Griffin

 

Santé et Nouvel Ordre Mondial: L’industrie du cancer et son omerta

Posted in actualité, désinformation, santé, santé et vaccins, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , , on 28 octobre 2013 by Résistance 71

Cet article est parfaitement complémentaire de notre traduction de la recherche sur le Laétrile, vitamine B17 de Edward Griffin et notamment les chapitres 9 et 10 de l’ouvrage traduits ici par nos soins…

Jusqu’à quand la crédibilité de l’orthodoxie médicale pourra t-elle tenir ?

— Résistance 71 —

 

Ce que l’industrie du cancer ne veut pas que vous sachiez sur la chimiothérapie et les rayons

 

Waking Times, 21 octobre 2013

 

url de l’article en français:

http://bistrobarblog.blogspot.fr/2013/10/ce-que-lindustrie-du-cancer-ne-veut-pas.html#more

 

Ils nous disent que la chimiothérapie sauve des vies, augmente le taux de survie à long terme et n’endommage pas les cellules saines. Toutes ces affirmations de l’industrie du cancer sont fausses. Un poison tue sans discrimination – il l’a toujours fait et le fera toujours. Tout en endommageant les cellules saines, la chimiothérapie y déclenche la sécrétion d’une protéine qui entretient la croissance de la tumeur et sa résistance à un traitement ultérieur. C’est exact… la chimiothérapie va en fait stimuler la croissance cancéreuse et le traitement des cancers est la cause majeure des cancers secondaires.

Derrière les vaccins, médicaments, diagnostics et thérapies, soins dentaires, psychiatrie et pratiquement toute la recherche médicale, existe une industrie et une source de profit pour les sociétés. L’industrie du cancer fait preuve d’une ironie particulière car les produits cancérigènes sont fabriqués par des divisions des mêmes corporations multinationales dont les filiales construisent les scanners et l’équipement utilisé pour diagnostiquer les cancers, mettent au point les médicaments dont on se sert en chimiothérapie et ceux qu’on donne pour prévenir les récidives. Dans quelle réalité vivons-nous où les seuls moyens acceptables de traiter le cancer sont de trancher, empoisonner et irradier ?

L’industrie du cancer détruit ou marginalise les remèdes sans danger et efficaces tout en encourageant ses propres remèdes brevetés, coûteux et toxiques qui font plus de mal que de bien.

Aucun produit de chimiothérapie n’a jamais réellement guéri ou résolu les causes sous-jacentes du cancer. Les traitements par chimiothérapie considérés par la médecine dominante comme une « réussite » ne font que gérer les symptômes, au prix habituellement d’interférences avec les autres fonctions physiologiques précieuses qui engendreront tôt ou tard des effets secondaires. Il n’existe aucun médicament qui n’ait aucun effet secondaire.

La chimiothérapie et les rayons peuvent tuer le cancer, mais ils vous tuent aussi

La chimiothérapie regorge d’effets négatifs après traitement. Une majorité d’agents contenus dans les produits de chimiothérapie pénètrent dans le cerveau et peuvent directement ou indirectement induire un certain nombre de changements aigus ou retardés du système nerveux central. Ces effets peuvent durer des années avant de se dissiper, ou bien, dans le cas de jeunes enfants, se perpétuer à l’âge adulte.

Le taux de survie à long terme des patients de chimiothérapie sont grandement exagérés parce que la plupart de ces patients finissent par mourir de maladies sans relation avec le cancer d’origine, mais liés au traitement.

Les produits de chimiothérapie (surtout les agents d’alkylation) sont réputés pour occasionner d’autres cancers dont la leucémie, et nombre de ces médicaments tombent dans cette catégorie. Les agents d’alkylation endommagent directement l’ADN de toutes les cellules. Ces agents ne sont pas spécifiques à une phase ; en d’autres mots, ils sont actifs dans toutes les phases du cycle cellulaire. Comme ces drogues endommagent l’ADN, ils peuvent nuire à long terme à la moelle osseuse et par conséquent affecter l’immunité future. Avec ces produits existe le risque de développer un cancer secondaire à bas bruit mais son diagnostic est inévitable. Des études ont indiqué que le risque commence à augmenter environ deux ans après le traitement, qu’il est le plus élevé entre 5 et 10 ans. C’est la raison des décès de patients par chimiothérapie entre 10 et 15 ans après le traitement.

La radiothérapie peut également accroître le risque de développement d’un cancer chez la plupart des gens. Les variétés de cancers secondaires à une radiothérapie sont vastes, mais consistent principalement en leucémies et sarcomes. Ces cas se révèlent habituellement après exposition aux rayons avec un pic de risque cinq à dix ans environ après. De nouveau, la plupart des patients qui suivent une radiothérapie développent des cancers secondaires en lien avec le traitement et non comme la conséquence du cancer d’origine. Les cancers radio-induits ont explosé ces vingt dernières années car il y a eu une recrudescence de traitements de ce genre, souvent suite à une chimiothérapie.

D’autres cancers sont liés aussi à une radiothérapie. Des tumeurs peuvent se développer à l’endroit de la zone exposée aux rayons ou tout près, même dix ans ou plus après le traitement. Ces risques semblent être plus élevés dans certaines zones du corps, comme les seins et la thyroïde. Dans certains cas, l’âge au moment de la radiothérapie va jouer un rôle. Par exemple des patientes jeunes atteintes de cancer du sein sont plus susceptibles de développer un cancer secondaire par une thérapie par les rayons que des patientes âgées.

Des médecins dénoncent l’industrie du cancer

Le Dr Robert Atkins raconta un jour qu’il existe plusieurs traitements pour le cancer, mais qu’il n’y a pas d’argent à gagner. Ils sont naturels, efficaces et bon marché, ils ne contiennent aucun produit coûteux mais nécessitent une grande auto-discipline de la part des malades. Il faut des millions pour financer les essais en laboratoire et cliniques nécessaires pour fabriquer un nouveau médicament anticancéreux qui pourra être breveté et vendu. Il a été dit que la clé de la réussite dans le commerce de la santé est de sortir un truc génial qui donnera des gens des malades à vie. Pensez à tous ces gens dont les analyses de sang étaient mauvaises, qui sont restés sous médicaments jusqu’à les tuer, alors qu’une prise brève de médicaments avec à côté des changements majeurs de régime alimentaire et de mode de vie, les auraient ramené à une santé sans médication.

Selon le Dr John Diamond, « Une étude sur plus de 10.000 patients montre clairement que les soi-disant excellents antécédents de chimio sur maladie de Hodgkin (cancer des globules blancs ou lymphome) sont mensongers. Les malades qui ont subi de la chimio ont été 14 fois plus sujets à développer une leucémie et 6 fois plus enclins à développer un cancer des os, des articulations, des tissus mous que les patients n’ayant pas subi de chimio. »

Le Dr Glenn Warner, décédé en 2000, fut l’un des plus grands spécialistes du cancer aux États-Unis. Il utilisait des traitements alternatifs avec grand succès. Parlant du traitement du cancer dans ce pays, il disait : « Nous avons une industrie à plusieurs milliards de dollars qui tue les gens juste pour un gain financier. Leur idée de recherche est de voir si deux doses de ce poison valent mieux que trois doses de ce poison ».

Le Dr Alan C. Nixon, ancien président de la Société de Chimie américaine écrit, « En tant que chimiste formé pour interpréter les données, je trouve incompréhensible que des médecins puissent ignorer l’évidence, que la chimiothérapie fait beaucoup, beaucoup plus de mal que de bien« . Et selon le Dr Charles Mathé, spécialiste français du cancer, « …si j’avais un cancer, je n’irai jamais dans un centre anticancéreux classique. Seules les victimes du cancer qui vivent loin de ces centres ont une chance. »

Le Dr Allen Levin déclarait : « Une majorité de malades du cancer de ce pays meurent par la chimiothérapie. La chimiothérapie n’élimine pas les cancers du sein, du colon ou du poumon. Ce fait est documenté depuis plus de dix ans, pourtant les médecins utilisent toujours la chimiothérapie pour ces tumeurs. » Dans son livre, « Le Topic du cancer : quand on doit en finir avec la tuerie », Dick Richards cite plusieurs études d’autopsie montrant que les patients cancéreux sont morts en fait à cause des traitements conventionnels avant que la tumeur n’ait eu une chance de les tuer.

Comment la chimiothérapie stimule la croissance du cancer

Des chercheurs ont testé les effets d’un type de chimiothérapie sur des tissus prélevés sur des hommes avec un cancer de la prostate et ont découvert « une preuve de dommages de l’ADN » sur les cellules saines après traitement, ont écrit des scientifiques dans Nature Medecine.

La chimiothérapie fonctionne en inhibant la reproduction des cellules à division rapide du type de celles trouvées dans les tumeurs.

Les scientifiques ont découvert que les cellules saines endommagées par la chimiothérapie sécrétaient davantage une protéine appelée WNT16B qui stimule la survie de la cellule cancéreuse (voir article ICI  du BBB sur ce sujet).

« L’augmentation de WNT16B était complètement inattendue », a dit à l’AFP le co-auteur de l’étude Peter Nelson du centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson à Seattle.

La protéine était absorbée par les cellules tumorales voisines des cellules endommagées.

« WNT16B, quand elle est sécrétée, interagirait avec les cellules tumorales proches et les ferait grossir, devenir envahissantes et le plus important, les rendrait par la suite résistantes à la thérapie, » a expliqué Nelson.

Dans le traitement du cancer, les tumeurs répondent souvent bien au départ, puis s’ensuit une rapide prolifération et enfin une résistance à la chimiothérapie suivante.

On a démontré que le rythme de reproduction des cellules cancéreuses s’accélérait entre les traitements.

« Nos résultats indiquent que les réponses aux dommages des cellules bénignes…peuvent directement contribuer à accélérer l’activité de croissance des tumeurs », écrivait l’équipe.

Les chercheurs ont dit qu’ils ont confirmé leurs découvertes sur des tumeurs cancéreuses du sein et des ovaires.

Les malades avec un cancer incurable sont promis à accéder plus facilement aux toute dernières drogues qui pourraient leur offrir quelques mois ou quelques années de vie supplémentaire, pourtant de nombreux médecins ont été poussés à devenir plus prudents pour présenter un traitement à ces patients en phase terminale car la chimiothérapie peut souvent faire plus de mal que de bien, conseil soutenu par l’étude de Nelson.

90 % des patients qui reçoivent de la chimiothérapie souffrent d’effets fatals

Le NCEPOD ( National Confidential Enquiry into Patient Outcome and Death) a déclaré que plus de 4 patients sur 10 ayant reçu de la chimiothérapie vers la fin de leur vie ont souffert d’effets fatals par les médicaments et que le traitement était « inapproprié » dans presque un cinquième des cas.

Globalement, presque 90 % des malades à qui on a administré de la chimiothérapie meurent dans les 15 ans, soit de cancers secondaires ou d’une immunité compromise, conséquence directe du traitement. Chimiothérapie et rayons combinés sont les causes principales des cancers secondaires de par le monde.

Il y a eu une augmentation de 68 % dans l’usage de produits de chimiothérapie depuis 2003 et malgré l’augmentation massive de l’incidence des cancers depuis, les facteurs de risque (selon l’industrie du cancer) pour des cancers primitifs et secondaires sont toujours dus au tabac, à l’alcool, aux expositions professionnelles et aux déterminants génétiques. Le traitement ou le diagnostic du cancer n’est jamais mentionné comme la cause de cancers primitifs ou secondaires.

Le cancer est la cause principale des maladies et si on regarde pour l’avenir les récentes tendances au plan mondial des cancers majeurs, le fardeau du cancer s’augmentera de 22 millions de nouveaux cas chaque année d’ici 2030. Ce qui représente une hausse de 75 % comparé à 2008.

Plus de la moitié de tous les malades du cancer souffrent d’une toxicité notable en lien avec le traitement. Ce dernier peut aussi engendrer des infections graves ou les malades peuvent simplement mourir de leur cancer.

Quand on lui a demandé comment améliorer la réponse et le résultat du patient, Nelson a répondu « en alternance, il peut être possible d’utiliser des doses plus faibles, moins toxiques dans la thérapie ».

En résumé, la chimiothérapie détruit virtuellement toutes les cellules et l’organisme avant de s’occuper du vrai cancer. Ce qui veut dire que votre système nerveux central, les organes et le système immunitaire (pour n’en nommer que quelques-uns) sont tous compromis même des années après l’arrêt du traitement. Oubliez ce qui a été dit sur la chimiothérapie qui fait un meilleur travail sur le long terme en tuant le cancer.

La chimiothérapie cause la mort des cellules cérébrales longtemps après la fin du traitement et pourrait être l’une des causes biologiques sous-jacentes des effets cognitifs collatéraux – ou « cerveau chimiqué » – qu’expérimentent de nombreux malades cancéreux.

Le traitement conventionnel du cancer est une énorme et coûteuse tromperie – un non-traitement qui rend malade et tue plus de gens qu’ils ne les « guérissent ». Il ne peut jamais guérir quoi que ce soit car il empoisonne le corps, ce qui ne fait qu’entraîner plus tard d’autres maladies.

La question [de savoir si la chimiothérapie prolonge réellement ou non la vie, note de l’éditeur] ne peut probablement plus recevoir de réponse. Dans les études cliniques, les fabricants comparent toujours leurs nouveaux produits avec les précédents poisons cellulaires. Il n’y a pas de groupes de contrôle n’ayant reçu aucun traitement.

Pour qu’ils soient autorisés sur le marché, il suffit d’obtenir un avantage « statistiquement significatif » dans un petit groupe de sujets- tests soigneusement sélectionnés comparé aux malades traités avec un poison cellulaire approuvé.

Source: wakingtimes.com

Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ Livre II, 3ème partie ~

Posted in actualité, santé, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , on 28 décembre 2012 by Résistance 71

“Avertissement, le Laétrile est officiellement un traitement non prouvé pour le cancer. L’auteur de ce livre est un chercheur et un écrivain, pas un médecin. Les faits dévoilés dans les pages qui suivent ne le sont que pour information seulement et ne sont pas des avis médicaux. Leur but est de créer la base d’un consentement informé. Bien qu’il y ait certaines chose que l’on puisse faire dans le domaine de la prévention, le traitement clinique du cancer ne doit pas se pratiquer seul. L’administration de quelque thérapie anti-cancéreuse que ce soit, incluant les thérapies nutritionnelles, doit être pratiquée sous la supervison directe de personnels médicaux professionnels, spécialistes en leur domaine.” (G. Edward Griffin)

=  =  =

Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17, Livre II 3ème partie

 

G. Edward Griffin

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Introduction

Livre I, 1ère partie

Livre I, 2ème partie

Livre I, 3ème partie

Livre I, 4ème partie

Livre II, 1ère partie

Livre II, 2ème partie

Livre II, 4ème partie

Livre II, 5ème et dernière partie

 

Chapitre 18

L’ordonnance de la charité

Comme nous l’avons vu, le groupe Rockefeller, en conjonction avec la main cachée d’IG Farben, est devenu une force dominante dans l’industrie pharmaceutique américaine. Une des conséquences de cet état de fait est que très rarement trouve t’on une concurrence de prix de consommation parmi les médicaments patentés…

Une des raisons pour cette non-concurrence est que la vaste majorité de ces médicaments sont patentés et ne sont accessibles qu’auprès d’un seul laboratoire. Une autre raison est que le médicament est prescrit par un médecin qui est plus concerné de l’efficacité du médicament que de son prix. De plus, les laboratoires pharmaceutiques bombardent le marché avec tant de nouveaux médicaments chaque année, que le médecin le plus souvent ne connait pas l’efficacité réelle des médicaments qu’il prescrit. Tout ce qu’il sait c’est qu’il les a vu représenté dans des pages du journal de l’American Medical Association (AMA), qu’un(e) visiteur(se) médical du labo représentant le médicament lui a donné un descriptif et qu’il a peut-être eu un succès avec ce médicament avec quelques patients. Parce qu’il est un praticien et non pas un chercheur, il ne peut pas effectuer des expériences contrôlées pour déterminer l’efficacité relative du nouveau médicament en comparaison avec d’autres similaires, vendus par d’autres laboratoires.

[…]

Il n’y a rien de mal dans cette procédure du point de vue du médecin. Il fait ce qu’il (elle) peut pour aider ses patients en mettant à leur service ce qu’on lui a dit qu’il se fait de mieux dans le domaine technologique des médicaments. Rappelons-nous toujours que ce n’est pas le médecin qui fait un profit en écrivant l’ordonnance.

Il n’y a aucun doute sur le fait que le médecin fonctionne comme un vendeur VIP pour l’industrie pharmaceutique qui génère des dizaines de milliards de dollars, mais il (elle) n’est pas payé(e) pour ce service vital. Il (elle) a néanmoins été formé(e) pour. Au travers du cursus universitaire des écoles de médecine de la nation, les élèves sont exposés a un tel entrainement extensif dans l’utilisation des médicaments (et pratiquement aucun entrainement dans le domaine de la nutrition), qu’après leur sortie d’université, ils se tournent tout naturellement vers l’utilisation des médicaments comme choix curatif de pratiquement toutes les maladies humaines.

Comment les facultés de médecine de la nation se sont retrouvées à adopter ce cursus de formation uniformisé est ce qui va maintenant être notre point d’attention.

La véritable clef pour ouvrir cette porte très particulière de l’intrigue des cartels est le principe de la fondation exonérée d’impôts.

Le système bancaire de la réserve fédérale, l’impôt sur le revenu et la fondation exonérée d’impôts, ont tous été conçus et imposés au peuple américain par les mêmes financiers-politiciens, dont l’histoire a été retracée dans les pages précédentes. En fait, le système de la réserve fédérale fut introduit en premier lieu en 1913 par le sénateur Nelson Aldrich, et était connu sous le nom de “plan Aldrich”. Aldrich vint à émerger lorsque sa fille épousa John D. Rockefeller Junior. Le fils du sénateur, Winthrop Aldrich, devint le président de la Chase National Bank. Le sénateur Aldrich était vu comme le représentant personnel de Rockefeller au sénat et comme tel, avait bien plus de pouvoir et d’influence à Washington que n’importe quel autre sénateur de cette époque. Une chose est sûre: il n’aurait jamais introduit la loi de l’impôt sur le revenu, s’il y avait eu ne serait-ce qu’une chance infime que cette loi puisse s’appliquer à des revenus comme ceux des Rockefeller, des Morgan, des Carnegie ou des Mellon.

Le plan était à la fois simple et génial. Les milliardaires allaient transférer la vaste majorité de leurs biens dans des entités appelées “fondations”. Ils nommeraient eux-mêmes des personnes de confiance pour administrer ces fondations. Ils demanderaient ensuite qu’une partie de leurs biens soient dispersée sous l’apparence de charité ou d’opérations philanthropiques. Ils feraient en sorte néanmoins que ces “dons” leur profitent, eux et leurs affaires ou pour faire avancer leurs objectifs politiques. Ils demeureraient en contrôle total de leurs biens et avoirs et les utiliseraient de manière aussi libre que s’ils étaient encore sous leur nom propre. Ils éviteraient ainsi le paiement de tout impôt substantiel de succession à la mort du “donateur”, s’assurant ainsi que la fortune demeure intacte et aux mains de la famille ou sous contrôle de l’entreprise à perpétuité. Ils utiliseraient la nature supposée charitable de leur fondation comme moyen d’éviter de payer la vaste majorité sinon la totalité des impôts sur le revenu auxquels ils devraient normalement s’acquitter comme tout à chacun.

Une fois de plus ici, il convient de constater que les projets “socialistes” ou “communistes” de soi-disant tirer vers le bas les riches et élever les pauvres au moyen de chose comme par exemple l’impôt sur le revenu progressif, travaille toujours en fait à éliminer la classe moyenne et ultimement à produire juste l’inverse des objectifs proposés. Ceci est une évidence aux Etats-Unis pour le moins.

[…]

Gardons toujours présent à l’esprit que les fondations sont des outils de précision faits pour continuer plus avant les monopoles et les cartels, il s’ensuit qu’elles seront utilisées non seulement pour consolider et étendre la richesse de ceux qui les contrôlent, mais aussi d’étendre la taille et la portée du gouvernement, car le gouvernement total est le monopole ultime et aussi le but final.

Ceci a été un aspect fondamental des donations financières des fondations depuis leur création. La majorité des projets soutenus par les fondations dans le domaine des sciences et des sciences politiques a résulté en la promotion de l’expansion du pouvoir du gouvernement comme étant la solution des problèmes et des injustices à la nation et du monde. De nombreux financements ont été donnés à des universitaires, des chercheurs, des écoles, des dramaturges, des églises, des troupes de théâtre, des organisations d’actions de masse, des poètes, et les tours d’ivoire des think-tanks. Des fonds ont été donnés à des personnes de l’establishment, des personnes anti-establishment, à d’autres clâmant être au milieu et à ceux qui fomentent des révolutions violentes pour renverser des gouvernements. Ces fonds ont été répartis parmi les démocrates, républicains, les gens du New-Age, des militants, des pacifistes, des socialistes et des communistes. L’apparente divergence de ces groupes mène l’observateur à penser que ces fondations ne sont pas sélectives et qu’elles font la promotion d’une variété d’idées démocratiques, mais sous plus de scrutinité, il y a une chose que tous ces récipiendaires ont en commun est qu’ils promeuvent la croissance du gouvernement et c’est cela en fait, qui a bénéficié des faveurs des forces du monopole. Il y a des milliers d’exemples qui pourraient être cités pour soutenir cette proposition, mais limitons-nous dans le domaine de la médecine, qui est ce qui nous intéresse dans l’immédiat.

[…]

Les médecins tendent à écrire des ordonnances pour des cas marginaux afin de faire passer le patient dans son cabinet le plus vite possible. Le résultat de ceci est que dans les systèmes de santé socialisés, les laboratoires sont automatiquement récompensés par un marché à saturation maximum de leurs produits. Le cartel pharmaceutique qui contrôle les fondations médicalement orientées n’a pas oublié ce fait et nous pouvons être certains que l’historique de la pression des fondations pour une médecine socialisée aux Etats-Unis n’est pas un accident.

[…]

L’entrée du groupe Rockefeller dans l’arène des fondations est d’une importance capitale pour le sujet de ce traité, pour la simple et bonne raison qu’aucune autre force n’a été aussi influente pour façonner les contours de la médecine moderne aux Etats-Unis. Un des premiers pas dans cette direction fut fait lorsque John D. Rockefeller s’assura les services professionnels d’un expert en relation publique du nom de Ivy Lee. Quand celui-ci fut appelé à témoigner devant un comité du congrès qui enquêtait sur la propagande étrangère et autres activités subversives, il témoigna de manière reluctante sur le fait qu’il fut maintenu chez IG Farben pour donner des conseils professionnels à la plupart des chefs nazis, incluant Goebbels, le ministre de la propagande et Hitler lui-même.

[…]

L’homme qui mérite le plus de crédit pour avoir fait avancer la science profitable de la fondation pour philanthropie médicale, était un pasteur “moderniste” du nom de Fred Gates (NdT: Après recherche, nous n’avons trouvé aucun lien de parenté entre Frederick Taylor Gates et William “Bill” Gates…). Gates était bien plus un homme d’affaires qu’un homme de dieu. […]

Une des toutes premières fondations établie par Rockefeller et Gates fut le General Education Board. Le but de cette “philanthropie” n’était pas d’élever le niveau d’éducation des gens, comme certains purent naïvement le croire à l’époque, mais de convertir la masse des citoyens américains en un troupeau docile et satisfait de travailleurs sans revendications.

[…]

L’association de New York pour la santé et contre la tuberculose fut un autre exemple classique. Originellement établie par un groupe de médecins en croisade contre la tuberculose, elle tomba bientôt captive de la domination financière des Rockefeller. Rockefeller mit aux commandes du programme un éducateur social alors peu connu: Harry Hopkins. Sous sa direction, l’association contre la tuberculose se développa à l’échelle internationale et dès 1920, collectait des millions de dollars par an.

Rockefeller contrôlait l’opération, mais l’essentiel de l’argent provenait du public au travers de contributions et des achats des phoques de Noël. Un des grands scandales de 1932 tourna autour des accusations du commissaire de New York pour la santé publique, Lewis I. Harris, qui écrivit une lettre au New York Times le 8 Juin et par l’aveu qui s’ensuivit des officiers en charge de la trésorerie que “tout l’argent fut dépensé en salaires et frais généraux.” La recette de la philanthropie marchait si bien, qu’il fut décidé de l’étendre. En quelques années, la philanthropie s’étendit à la Heart Association, Social Hygiene Association, Diabetes Association, National Association for the Prevention of Blindness (NdT: association pour le prévention de la cécité), l’American Cancer Association (NdT: nous y sommes…) et bien d’autres.

L’American Cancer Society (ACS) fut fondée de manière coïncidentelle en May 1913 au club Harvard de New York. Quelques années plus tard, son orientation générale fut déterminée par des personnages siégeant au comité directeur tels que: Alfred P. Sloan (General Motors), Charles D. Hilles (AT&T), Monroe Rathbone (Standard Oil),  et Frederich Ecker (Metropolitan Life).

L’ACS tient la moitié de la propriété des droits de patente du 5FU (5 Flourouracil, un des médicaments considéré comme “acceptable” dans le traitement du cancer. Le médicament est fabriqué par le laboratoire Hoffman-Laroche, qui est dans l’orbite d’IG Farben).

Beaucoup de donateurs de l’ACS seraient outragés d’apprendre que cette organisation a des conflits d’intérêts avec la vente de médicaments et des liens fnanciers avec l’industrie pharmaceutique.

L’ACS nie qu’elle n’ait jamais reçu de dividendes de sa patente partagée. Lorsque l’auteur de ce livre a contacté Hoffman-LaRoche suggérant que cela était plutôt étrange dans la mesure où de tels paiements aideraient à financer les “programmes humanitaires” de l’ACS, l’assistant du vice-président et consultant pour la patente Mr Samuel L. Welt, répondit: “Nous ne pensons pas être en position de commenter sur les paiements, si de fait il y en a, reçus par l’ACS au sujet de la patente”.

La première entrée de Rockefeller en philanthropie à grande échelle fut en 1890, lorsque, suivant la formule établie par Gates, il donna 600 000 US$ à l’université Baptiste de Chicago à la condition que les marchands de viande de la ville contribuent également pour 400 000 dollars. […]

Chapitre 19

Celui qui paie l’accordéoniste…

[…] Utilisant les talents uniques de Fred Gates, Rockefeller s’était attelé à la tâche de capturer consciencieusement et méthodiquement le contrôle de l’éducation américaine et plus particulièrement l’éducation médicale. Le processus commença en 1901 avec la création de l’Institut Rockefeller de la Recherche Médicale. Cet Institut avait dans son comité directeur des médecins très politiquement orientés comme les Dr  L. Emmett Holt,  Christian A, Herter, T. Mitchell Pruden, Hermann M. Briggs, William H. Welch, Theobald Smith et Simon Flexner. Christian Herter était destiné à de plus grandes choses bien sûr, et devint ministre des affaires étrangères du président Eisenhower… Abraham Flexner, le frère de Simon, était au comité directeur de la fondation Carnégie pour la promotion de l’enseignement. Comme nous l’avons vu auparavant, les fondation Rockefeller et Carnegie travaillaient traditionnelleemt ensemble, presque comme une entreprise unique pour satisfaire leurs buts communs et ceci ne faisait pas exception. Les frères Flexner furent les objectifs qui permirent à Rockefeller et Carnegie de se focaliser sur une profession médicale vulnérable et insouciante.

Avant 1910, la pratique de la médecine aux Etats-Unis laissaient énormément à désirer. Les diplômes médicaux pouvaient être achetés par correspondance ou s’obtenir au gré d’une formation plus que marginale dans des écoles de médecine inadéquates dont le personnel était insuffisant. La profession avait très mauvaise réputation et une réforme couvait. L’American Medical Association (AMA) commença par prendre un intérêt à faire le ménage dans sa propre maison. Elle créa un Conseil pour l’Education Médicale qui avait pour but de contrôler la formation médicale à travers le pays et de faire des recommandations spécifiques afin d’améliorer la condition de l’éducation médicale. Mais en 1908, le conseil se heurta à des problèmes internes et un manque de financement. Ce fut dans ces conditions que la combinaison Rockefeller-Carnegie se plaça avec une stratégie brillante et un parfait timing. Henry S. Pritchett, le président le la fondation Carnegie approcha l’AMA et lui offrit tout simplement de prendre en compte le projet entier. Les archives minutes par minutes de la réunion entre l’AMA et son Conseil en Education Médicale eut lieu à New York en Décembre 1908, l’histoire est éloquante:

A une heure, une conférence informelle fut tenue avec le président Pritchett et Mr Abraham Flexner de la fondation Carnegie. Mr Pritchett avait déjà exprimé par correspondance la volonté de la fondation de coopérer avec le conseil en éducation médicale en ce qui concerne l’enquête sur les écoles médicales. Il a maintenant expliqué que la fondation allait enquêter sur toutes les professions: droit, médecine, théologie… Il est tombé d’accord avec les opinions exprimées auparavant par les membres du conseil à savoir que bien que la fondation serait guidée très largement par l’enquête du  conseil et pour éviter les accusations usuelles de partialité, plus aucune mention ne devra être faite dans le rapport du conseil sur d’autres sources d’information. Le rapport aura donc le poids d’un corps désintéressé, rapport qui sera ensuite publié extensivement et sera d’utilité pour forger l’opinion publique.”

Ainsi travaillait encore une fois de plus “la formule philanthropique”:

1)   Avoir des tiers pour payer la majeure partie de la facture ‘L’AMA en la circonstance avait déjà payé l’essentiel, le coût pour la fondation Carnegie n’était que de 10 000 dollars)

2)   Recevoir un bonus concernant l’image publique (n’est-ce pas merveileux que ces personnes s’attachent tant à développer les standards d’ensignement médical) et…

3)   Gagner le contrôle sur une sphère vitale de la vie des Américains.

Voilà comment ce contrôle fut instauré.

Le rapport Flexner, comme il fut appelé, fut publié en 1910. Comme prévu, il fut publié extensivement et il forgea l’opinion publique. La rapport fit un état correct des insuffisances et des faiblesses de l’éducation médicale de l’époque. Personne ne pouvait dire le contraire. Il proposait également un vaste protocole de changement, qui pour l’essentiel était très bon. Personne ne pouvait dire le contraire non plus. L’observateur attentif néanmoins, aurait pu noter que le changement suggéré impliquait le renforcement des cours en pharmacologie et l’addition d’un département de la “recherche” pour toute école de médecine qui “qualifierait” pour le programme. (NdT: Il convient de dire ici qu’aux Etats-Unis et en Amérique du Nord en général, la médecine est enseignée dans des “medical schools”, des “écoles de médecines” et non pas dans des “facultés de médecine” rattachées aux universités comme en France…)

Techniquement, la rapport Flexner était au dessus de tout reproche et de toute évidence il proposa un service qui était plus que nécessaire. C’est ce qui s’ensuivit après la publication du rapport qui révèle le véritable but et le plan bien plus large de l’affaire. Rockefeller et Carnegie commencèrent immédiatement à inonder de millions de dollars les écoles de médecine qui étaient  susceptibles d’être contrôlées. Ce qui ne furent pas conformes se virent refuser les fonds et coulèrent financièrement dans le temps et disparurent, forcées hors du marché par leur concurrence très bien financée.

160 écoles de médecine étaient opérationnelles en 1905. En 1927, ce nombre tomba à 80. La plupart de celles qui disparurent étaient certainement sub-standard, mais l’excellence n’était pas le seul critère pour décider qui recevrait les fonds pour se développer. Le test principal pour accorder les fonds était la volonté de l’administration des écoles à accepter un curriculum orienté vers la recherche médicamenteuse. Voilà comment l’argent reviendrait vers les généreux donateurs, plus bien sûr un très beau bénéfice. L’historien Joseph Goulden décrit ce processus ainsi:

“Flexner avait eu l’idée, Rockefeller et Carnegie avaient l’argent et leur mariage fut spectaculaire. L’institut Rockefeller pour la Recherche Médicale et le General Education Board douchèrent des écoles à peine respectable et des professeurs avec des sommes considérables pourvu qu’ils manifestent un intérêt dans la recherche médicamenteuse.”

Depuis 1910, les fondations ont investi bien plus d’un milliard de dollars dans les écoles de médecine des Etats-Unis. Près de la moitié des membres de leur faculté reçoivent maintenant une portion substantielle de leurs revenus des fonds de recherches aloués par les fondations et 16% d’entre ces personnes sont entièrement financées de cette manière. Rockefeller et Carnegie n’ont pas été les seules sources de financement. Une influence financière substantielle vient des fondations Ford, de la fondation Kellog, du fond du Commonwealth (Commonwealth Fund, une interdépendance des Rockefeller créée par Edward Harkness de la Standard Oil), de la fondation Sloan et de la fondation Macy. La fondation Ford a été très active dans le domaine de l’éducation médicale ces dernières années, mais aucune d’elles ne peuvent se comparer avec l’apport financier continu des Rockefeller et des Carnegie et la continuité historique de leur programme de financement.

Joseph C. Hinsey  révise la séquence de cette influence expansive dans son article de référence: “The Role of Private Foundations in the Development of Modern Medicine”:

“En commençant avec la John Hopkins Medical School en 1913, le General Education Board soutint des réorganisations qui amenèrent une instruction à temps plein dans les départements clinique et aussi de sciences de base pour les deux premières années d’enseignement à l’université Washington de St Louis, à Yale et à Chicago. En 1923, un fond fut débloqué pour l’université de l’Iowa pour une valeur de 2,25 millions de dollars par le General Education Board et la Fondation Rockefeller. Des fonds furent aloués également de manière plus ou moins égales à ces écoles de médecine dépendant des universités du Colorado, de l’Oregon, de Virginie, de Georgie,… Howard University et la Meharry Medical School furent renforcées, cette dernière par huit millions de dollars. Le General Board of Education et la fondation Rockefeller firent plus tard des donations plus que substantielles aux écoles de médecine de Harvard, Vanderbilt, Columbia, Cornell, Tulane, Western Reserve, Rochester, Duke, Emory et le Memorial Hospital de New York associé à Cornell U.”

[…]

Après qu’Abraham Flexner ait publié son rapport, il devint un des trois hommes les plus influents dans l’histoire médicale américaine. Les deux autres furent son frère, Dr Simon Flexner de l’Institut Rockefeller et le Dr. William Welch de l’école de médecine John Hopkins et de l’institut Rockefeller.

L’Association of American Medical Colleges (AAMC) a été un des principaux véhicules du contrôle des fondations et des cartels sur l’enseigneent de la médecine aux Etats-Unis et au Canada. Organisée en 1876, elle a servi la fonction de déterminer les standards d’enseignement pour les écoles de médecines. Elle détermine les critères de sélection des étudiants en médecine, de développement des curriculum, de développement des programmes de formation continue après que les étudiants terminent leur formation, la communication au sein de la profession et avec le public. L’AAMC a été depuis le départ, dominée et financée par le Commonwealth Fund (Rockefeller), le China Medical Board (créé en 1914 comme une succursale de la Fondation Rockefeller), la Fondation Kellog, les fondations Macy, Markle, Rockefeller et Sloan.

Par analogie, nous pourrions dire que les fondations ont véritablement capturé le contrôle du sommet de la pyramide de l’enseignement médical lorsqu’elles ont été capables de mettre leur propre personnel au sein des comités directeurs des différentes écoles de médecine et dans les postes administratifs clé. Le mileu de la pyramide est occupé par l’AAMC qui établit les standards et détermine les programmes d’études unifiés. La base de la pyramide ne fut pas totalement sous contrôle, en tout cas pas avant qu’ils aient réussi à contrôler qui enseignerait… les professeurs. Ainsi, traditionnellement, il y a toujours eu un secteur d’activité des fondations appelé “médecine académique”. Depuis 1913, les fondations ont anticipé ce domaine. Le Commonwealth Fund rapporte des dons de plus de 500 000 dollars par an pour ce seul domaine, tandis que la fondation Rockefeller a créé plus de 20 000 bourses d’études pour la formation des instructeurs médicaux.

[…]

Ainsi, il est devenu la norme que le personnel enseignant de nos écoles de médecine est très spécial. Dans le processus de sélection et de formation de celui-ci, une insistance particulière a été mise sur la découverte d’individus qui, à cause de leur tempérament ou par intérêt spécifique, sont attirés par le domaine de la recherche et plus spécifiquement la recherche en pharrmacologie. Ceci a eu pour résultat de surpeupler nos écoles de médecine avec des personnels hommes et femmes, qui par préférence ou par formation, sont les propagateurs idéaux d’une science totalement orientée sur les médicaments, qui est devenue la dominante complète de la médecine américaine. L’ironie absolue est que ces personnes, tout comme leurs élèves, n’ont aucune conscience d’être les produits d’un processus de sélection orienté vers des objectifs commerciaux cachés. Leur isolation de ce fait est si parfaite, que même exposés à une vérité évidente, très peu sont capables de l’accepter, car le faire reviendrait à endommager leur fierté professionnelle. De manière générale, plus quelqu’un est impliqué dans la profession médicale et au plus d’années cette personne a été exposée à ce régime et au plus difficile il est de faire table rase sur tout cela et de briser son isolement. En termes pratiques, cela signifie que votre médecin de famille sera probablement la dernière personne de votre liste à accepter les faits présentés dans cette étude que constitue le livre que vous avec entre les mains !

Voici ce que dit le Dr. David L. Edsall, qui fut un moment le recteur de l’école de médecine de Harvard. Les conditions qu’il décrit concernant Harvard sont les mêmes (par standardisation) que dans toutes les écoles de médecine en Amérique:

Je fus pendant une certaine période, professeur de thérapeutique et de pharmacologie et je savais par expérience que les étudiants en médecine, étaient obligés par moi et d’autres professeurs, d’apprendre un nombre interminable de médicaments, la plupart sans aucune valeur, beaucoup d’entre eux inutiles, et quelques uns probablement dangereux et dommageables pour la santé… Presque tous les sujets étaient pris en même temps et pratiquement de la même manière par tous les étudiants et le volume de connaissance introduit dans chaque cours est tel, que très peu d’étudiants ont le temps et la volonté d’explorer les sujets avec un état d’esprit d’intérêt indépendant. Une simple comparaison montre qu’il y a bien moins de liberté intellectuelle dans les cours de médecine que dans n’importe quelle forme d’enseignement professionnel dans ce pays.” (cité par Morris A. Bealle dans son livre: “The New Drug Story” – “La nouvelle histoire du médicament” – Washington D.C, Colombia Publishing, 1958, pages 19-20)

Et oui… Celui qui paie l’accordéoniste choisit la musique. Il n’est peut-être pas possible à ceux qui financent les écoles de médecine de dicter chaque phrase de ce qui y est enseigné, mais ceci n’est pas nécessaire pour parvenir aux buts des cartels. Ce qui est certain en tout cas, c’est qu’il y a un contrôle total sur ce qui n’y est pas enseigné ! En aucun cas une de ces pièces de monnaie rutilantes de Rockefeller n’ira à une école de médecine, un hôpital, un enseignant, ou un chercheur qui pensent de manière non orthodoxe et qui voient que la meilleure des médecines se trouve avant tout dans la nature. A cause de ses mécènes généreux, l’orthodoxie va toujours sortir une mélodie favorable aux médicaments patentés. Quelque notion de base de nutrition qui soit inculquée dans la formation en restera au strict minimum et la rengaine de la chanson disant que les sources naturelles de vitamines ne sont jamais, au grand jamais aussi bonnes que les sources de médicaments synthétiques, sera jouée encore et encore comme un vieux disque rayé. Le jour où la médecine orthodoxe embrassera les thérapies nutritionnelles pour le traitement des maladies sera le jour où les cartels auront réussi à mettre la main et à monopoliser l’industrie des vitamines, pas un jour avant.

Dans le même temps, alors que les étudiants en médecine sont forcés de passer des années et des années à étudier la pharmacologie des médicaments, ils ont beaucoup de chance s’ils reçoivent un seul cours sur les principes de base de la nutrition. Le résultat de ceci: les épouses (x) de médecins en connaissent plus sur la nutrition que leurs conjoints.

Revenons à notre thème principal, nous voyons que la zone d’influence exercée par les cartels dans le domaine de la médecine orthodoxe (allopathique), se fait sentir bien au delà des écoles de médecine. Après que le médecin ait bataillé 10 ou 12 ans pour apprendre ce que le cartel a décidé pour lui ce qui est le mieux qu’il sache, il (elle) s’en va dans le monde de la pratique médicale et est immédiatement absorbé(e) par un autre bras du contrôle du cartel: L’American Medical Association (NdT: AMA, l’équivalent du conseil de l’ordre des médecins en France).

Analysons donc maintenant cette partie de notre histoire.

A suivre …

Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ Livre II, 2ème partie ~

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“Avertissement, le Laétrile est officiellement un traitement non prouvé pour le cancer. L’auteur de ce livre est un chercheur et un écrivain, pas un médecin. Les faits dévoilés dans les pages qui suivent ne le sont que pour information seulement et ne sont pas des avis médicaux. Leur but est de créer la base d’un consentement informé. Bien qu’il y ait certaines chose que l’on puisse faire dans le domaine de la prévention, le traitement clinique du cancer ne doit pas se pratiquer seul. L’administration de quelque thérapie anti-cancéreuse que ce soit, incluant les thérapies nutritionnelles, doit être pratiquée sous la supervison directe de personnels médicaux professionnels, spécialistes en leur domaine.” (G. Edward Griffin)

=  =  =

“Un monde sans cancer, histoire de la vitamine B17”, Livre II, 2ème partie

 

G. Edward Griffin

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Introduction

Livre I, 1ère partie

Livre I, 2ème partie

Livre I, 3ème partie

Livre I, 4ème partie

Livre II, 1ère partie

Livre II, 3ème partie

Livre II, 4ème partie

Livre II, 5ème et dernière partie

 

Chapitre 15

Grandes manœuvres

Dès 1932, il était évident pour beaucoup d’observateurs que l’Allemagne nazie se préparait à la guerre. Il était aussi évident qu’IG Farben était à la fois l’instigateur et le bénéficiaire de ces préparations. Ce fut durant ces années que l’industrie allemande se développa le plus et dégagea le plus de bénéfices. […]

[…] Les liens américains avec l’industrie allemande ont commencé presque immédiatement après que les canons se soient tus à la fin de la première guerre mondiale. Le nom de Krupp était devenu synonyme d’armement allemand et de munitions. Et pourtant, les entreprises Krupp furent sauvées du marasme de l’après-guerre en Décembre 1924 au moyen d’un emprunt accordé de 10 millions de dollars de la part de Hallgarten and Goldman Sachs, toutes deux des entreprises de New York.

Vereinigte Stahlwerk, les entreprises géantes de l’acier, contrôlées par IG Farben, reçurent plus de cent millions de dollars de prêts à long terme à un taux d’intérêt plus que favorable de la part des cercles financiers américains.

Le rapport établi en 1945 par l’Administration Etats-Unienne pour l’économie étrangère arriva à cette conclusion:

Il est plus que douteux que le trust IG Farben ait pu entreprendre son programme d’expansion économique et de modernisation sans le soutien des investisseurs américains.

Mais bien plus que de l’argent alla à l’Allemagne nazie. Avec les prêts aux entreprises allemandes, suivit également la technologie américaine, les ingénieurs américains et des entreprises complètes américaines. Ford en est un excellent exemple.

[…]

Le fait que la machine de guerre nazie ait reçu une aide énorme et incontestable de la part de ses associés de cartels aux Etats-Unis est un des faits les plus inconfortables qui fit surface lors des enquêtes qui suivirent la fin de la guerre. Il était là question d’une collaboration directe pendant toutes les années où les troupes nazies tuaient des soldats américains sur les champs de bataille. (NdT: Antony Sutton l’a très bien expliqué dans ses études sur Wall Street, et ceci se reproduisit durant la guerre du Vietnam… comme Sutton l’a également démontré par ses recherches)

[…]

Ainsi, l’entreprise Ford Motor produisait des camions pour les nazis à la fois en Allemagne et en France et produisait des camions pour les alliés aux Etats-Unis, bénéficiant grassement des deux côtés de la guerre.

[…]

La guerre a été très bénéficiaire pour les hommes des cartels. D’énormes bénéfices se sont dégagés de ces opérations. D’énormes bénéfices sont faits durant les guerres au travers des productions de guerre des belligérants par des monopoles soutenus par les gouvernements. (NdT: Il en va toujours de même aujourd’hui… Posez-vous la question de savoir qui profite des guerres actuelles en Afrique, au Moyen-Orient etc ?…) Mais ceux qui étaient les plus responsables de cet état de fait, regardaient également la guerre comme un moyen d’amener des changements politiques drastiques et rapides. Les hommes qui se cachent derrière les Hitler, Mussolini, Staline et, oui, F.D. Roosevelt (NdT: comme expliqué par A. Sutton dans un des trois ouvrages de sa trilogie), ont reconnu que c’est pendant les temps de guerre que les gens sont le plus susceptibles d’accepter la dureté, l’expansion des gouvernements et la concentration des pouvoirs dans les mains de leaders politiques, choses qui seraient quasiment impossibles en tant de paix (NdT: pourquoi à votre avis le monde d’aujourd’hui a t’il été plongé à dessein dans une “guerre perpétuelle contre le terrorisme”  par l’oligarchie? La même recette s’applique aujourd’hui bien évidemment, simplement les circonstances changent, pas la méthodologie…)

Le concept de gros gouvernement, et certainement l’appel à un gouvernement mondial, n’aurait pas pu prendre place en Amérique, sauf en se présentant comme la nécessité contre des crises nationales et internationales. Les dépressions économiques furent une aide, mais  pas suffisante. La guerre était, et de loin, l’approche la plus efficace… Comme Lénine l’avait prédit, la meilleure façon de bâtir un “ordre nouveau”, n’est pas le changement graduel, mais la destruction initiale de l’ordre ancien puis de rebâtir sur les ruines… La guerre peut être source de récompenses pour ceux qui savent jouer son jeu…

Chapitre 16

Complot

Une fois de plus le lecteur peut se demander s’il est véritablement nécessaire d’inclure toute cette histoire à propos des cartels dans une étude sur la thérapie du cancer. Une fois de plus, redisons-le de manière emphatique, cela l’est bel et bien. Non seulement cette étude historique nous mène à une meilleure compréhension du pourquoi l’industrie pharmaceutique en est venue à être influencée par des facteurs autres que la simple productions de médicaments et de la vérité scientifique, mais nous donne également la réponse à une question laissant des plus perplexe. Cette question, qui est souvent posée lorsqu’on a découvert que la thérapie vitaminique est la cible d’une opposition organisée, se pose généralement de la façon suivante :

“Suggérez-vous que des personnes au sein du gouvernement, des entreprises ou de la médecine, corps médical, pourraient être si partiales pour placer leurs propres intérêts financiers ou politiques au dessus de la santé et du bien-être de leurs concitoyens ? Qu’ils descendraient si bas, qu’ils empêcheraient volontairement une thérapeutique de guérison contre le cancer ?”

La réponse à cette question, à la lumière froide de l’Histoire, est évidente. Si des citoyens importants, hautement respectés dans leurs communautés, peuvent planifier et exécuter des guerres globales; s’ils peuvent gérer des camps de concentration d’esclaves, gazer et brûler pour exterminer d’innocents êtres humains, s’ils peuvent planifier pour ramasser des bénéfices financiers énormes de l’industrie de la guerre, non seulement de leur propre nation, mais des autres nations ennemies par la même occasion, alors la réponse est: “Vous feriez bien mieux de le croire”.

Retournons donc aux archives historiques poussiéreuses pour en savoir plus sur les évènements courants.

[…]

Quand les archives intégrales d’IG Farben furent saisies par les troupes américaines à la fin de la seconde guerre mondiale, elles furent envoyées aux ministères de la justice et des finances américains pour enquêtes et analyses. Un des mémos trouvés dans ces dossiers expliquait de manière assez abrupte comment le cartel avait tenté de cacher sa propriété d’entreprises américaines avant la guerre, le mémo dit:

Après la première guerre mondiale, nous avons de plus en plus pris la décision de camoufler nos entreprises étrangères, et ce de telle façon que la participation d’IG Farben dans ces entreprises ne soit pas apparente… Au cours du temps, ce système s’est perfectionné… Des mesures de protection prises par IG Farben dans l’éventualité d’une autre guerre, ne devaient pas interférer substantiellement avec la conduite des affaires en temps normal. Pour pas mal de raisons, il est de la plus haute importance que les officiels placés à la tête des firmes agents, particulièrement qualifiées pour servir de couverture, devront être des citoyens du pays de résidence de ces entreprises…”

Ainsi le 30 Octobre 1939, les directeurs de l’entreprise IG Farben USA (incluant Walter Teagle de la Standard Oil des Rockefeller, Charles Mitchell de la National City Bank des Rockefeller, Paul Warburg de la banque de la réserve fédérale de New York, Edsel Ford, William Weiss, Adolph Kuttroff, Herman Metz, Carl Bosch, Wilfried Grieif et Hermann Schmitz, qui était également le président d’IG Farben USA), annoncèrent que leur entreprise avait cessé d’exister. Qu’elle avait été absorbée par une de ses entreprises subsidiaires la General Analine Works. De plus, la nouvelle entreprise dominante changeait son nom pour devenir General Aneline and Film Corporation. Les deux lettres si distincted “IG” avaient donc complètement disparues. Rien n’avait changé, sauf le nom. Le comité directeur demeurait exactement celui qui servait la compagnie depuis 1929.

[…]

Chapitre 17

Le groupe Rockefeller

Ce serait une grave erreur que de catégoriser le cartel international qui a été le sujet de ces différents chapitres comme étant strictement allemand. Les leaders de ses compartiments, nonobstant leur nationalité, se considèrent comme des internationalistes, ou de manière plus juste et précise, des supranationalistes, avec très peu voire aucune loyauté envers leur pays de naissance. Leur patriotisme est essentiellement dirigé vers les organisations industrielles et financières multinationales géantes qui les protègent et les nourrissent.

Robert Stevenson, ancien vice-président de Ford Motor, était un excellent specimen de ces nouveaux citoyens du monde. Il déclara au magazine Business Week le 19 Décembre 1970: “Nous ne nous considérons pas comme une entreprise américaine. Nous sommes une multinationale et quand nous approchons un gouvernement qui n’aime pas les Etats-Unis, nous lui disons toujours: Qui aimez-vous ? La Grande-Bretagne ? L’Allemagne ? Nous portons beaucoup de drapeaux !”

Lors d’une interview à la télévision à l’automne 1973, un top exécutif de Mobil Oil avait été encore plus explicite en disant:

Je n’ai jamais été confronté à la situation où j’aurai à me dire que je dois n’être qu’un bon citoyen d’un seul pays, parce que si je faisais cela, je ne serai plus un membre d’une multinationale.”

Nous devons conserver à l’esprit qu’un cartel est un “groupement” d’intérêts…

Le plus grand et le plus puissant d’entre eux aujourd’hui est localisé à New York et est connu sous le nom de Rockefeller Group.

L’intérêt des Rockefeller dans le potentiel de bénéfices liés aux médicaments peut-être tracé jusqu’au père de John D. Rockefeller, William Avery Rockefeller.  Connu sous le nom de “Big Bill” par ses amis et les communautés du nord de l’état de New York, il était un vendeur de médicaments bidons ambulants, un charlatan dont les “médicaments” étaient à base de pétrole brut et d’alcool. Il n’avait reçu aucune formation médicale et pourtant il s’annonçait lui-même comme le “Dr William A. Rockefeller, célèbre spécialiste du cancer”, il se fit lister dans le botin local comme médecin. Ses affiches publicitaires annonçaient: “Tous les cancers guéris, sauf les trop avancés, qui peuvent néanmoins en bénéficier.”

“Doc” Rockefeller était un escroc et un charlatan. Il trompait quiconque dès qu’il en avait l’occasion et s’en vantait. Il fut accusé du vol d’un cheval en 1844; fut suspecté de bigamie et en 1849, il fut accusé d’avoir violé la fille de maison embauchée par les Rockefeller. Pour éviter la justice, il s’enfuit alors à Oswego, en dehors de la jurisdiction de la cour compétente.

Il déclara à l’oncle Joe Webster: “J’escroque mes fils dès que j’en ai la possibilité. Je veux qu’ils soient affutés. Je fais des affaires avec eux et je les plume, je les bat à chaque occasion possible, je veux qu’ils soient affutés.”

Il fut couronné de succès en un sens puisque son fils John D. devint un des monopolistes les plus accomplis et sans scrupules de tous les temps.

Une fois de plus, nous devons nous rappeler que malgré toute la réthorique contraire, le monopole n’est pas le produit du capitalisme de libre-entreprise, mais un échapatoire de cellui-ci. John D. Rockefeller lui-même l’a confirmé plusieurs fois dans sa carrière. Une de ses expressions favorites était: “La concurrence est un pêché”.

Rockefeller était définitivement convaincu que le système de concurrence qui avait cours dans le monde était une sérieuse erreur. Que c’était un crime contre l’ordre, l’efficacité, l’économie et qu’il ne pourrait être éliminé qu’en abolissant tous les rivaux. Son plan prit donc une forme très concrète. Il amènerait tous ses rivaux avec lui. Les plus forts, il en ferait des associés, les autres deviendraient des actionnaires et ceux qui ne voudraient pas rejoindre le plan seraient écrasés.

L’ascendence de l’empire Rockefeller est la preuve du succès de ce plan. John D. Rockefeller a eu un nombre de collaborateurs d’affaires très proches, certains furent mêmes des associés. La plupart était des rivaux vaincus qui furent amenés dans la structure, la plupart devinrent multi-millionnaires et leur descendance est restée étroitement impliquée avec les Rockefeller.

[…]

La famille Rockefeller a établi un monopole du pétrole aux Etats-Unis dans les années 1870. En 1899, ce trust pétrolier fut réarrangé en Standard Oil of New Jersey. En 1911, sur décision de la cour suprême des Etats-Unis, l’entreprise fut obligée d’éclater en six entités, afin soi-disant, de briser le monopole. Ceci n’accomplit en rien l’objectif. Les compagnies “indépendantes” qui en résultèrent continuèrent à être possédées ou sous contrôle des Rockefeller, le plus souvent par les mêmes personnes qu’avant l’éclatement. Aucune d’entre elles ne s’engagea jamais dans une sérieuse concurrence vis à vis des autres entreprises et certainement pas contre la Standard Oil du New Jersey, qui continua d’être la holding principale des Rockefeller. A partir de 1911, les Rockefeller continuèrent à acquérir d’autres entreprises pétrolières et agrandir leur empire, ainsi une vaste entreprise, Humble Oil, fut acquise. Humble Oil est aujourd’hui appelée… Exxon. Creole Petroleum, Texaco, Pure Oil et d’autres tombèrent sous la houlette des Rockefeller…

En tout, la Standard Oil of New Jersey admettait contrôler 322 entreprises. De plus, Rockefeller établit alors des liens de cartels par des investissements chez beaucoup de “concurrents” étrangers, incluant la Royal Dutch Shell et la moitié des actions de la Soviet Nobel Oil Works.

L’influence exercée par la famille Rockefeller au travers de leur cartel pétrolier était impressionnant, mais cela n’était rien comparé à ce qu’elle réalisa dans le domaine de la finance internationale et de la banque d’investissement.

[…]

Propriétaire en premier lieu de la First National Bank, les Rockefeller la délaissèrent pour absorber la concurrence. Ils créèrent leur propre banque appelée Equitable Trust, puis ils achetèrent la Chase National Bank, dans le même temps la banque Kuhn Loeb absorba la Bank of Manhattan que les Rockefeller achetèrent en 1955 pour fonder la Chase Manhattan Bank, qui devint la plus grosse firme banquière au monde. La banque possède plus d’argent et d’avoirs que la plupart des nations au monde, elle possède plus de 50 000 employés dans le monde, elle emploie un envoyé spécial permanent à l’ONU (NdT: Beaucoup ne savent pas que le terrain sur lequel est bâti le QG de l’ONU à New York appartient aux Rockefeller. Il a été “donné” aux Nations-Unis en échange de quoi les Rockefeller contemplent sûrement l’ONU comme un moyen de renforcer leurs monopoles à l’échelle planétaire…)

[…]

A cette époque, la Standard Oil possède une flotte de pétroliers plus importante que celle de l’URSS. Une autre entreprise des Rockefeller, IBM, a un secteur de recherche et de développement dont le budget est supérieur à tous les revenus fiscaux de bon nombre de pays à l’exception de quelques uns. De plus, une portion substantielle de cette richesse est entre les mains de cartelistes financiers et industriels de New York.

1% de la population possède plus de 70% de l’industrie de la nation et 10% la possède complètement. […]

[…] Comment cela est-il possible ? Est-ce le résultat de la libre-entreprise ? Tout ceci fut rendu possible par l’élimination de la concurrence…

En descendant la pyramide du pouvoir, le groupe Rockefeller a réussi à placer ses représentants à des positions de contrôle dans les comités directeurs de bon nombre d’entreprises dans tout le spectre de l’industrie, incluant ces entreprises les plus connues:

Allied Chemical, American Tobacco, Anaconda, Armour and Co, AT&T, Bethleem Steel, Bulova Watch, Burlington Industries, Commercial Solvents, Continental Can, Cowles Publication, Data Control, Florida East Coast Railroad, Ford Motor, General Electric, General Foods, General Motors, Getty Oil, B.F Goodrich, Hearst Publications, Hewlett-Packard, IBM, International Harvester, ITT, Kennecott Copper, Litton Industries, Minute Maid, National Lead, NY Central Railroad, Pan American Airways, Penn Central, Polaroid, RCA, Sears, Shell Oil, Singer, Southern Pacific Railroad, Time-Life Publications, US Rubber, US Steel, Virginia Railroad, Western Union, et Westinghouse juste pour en nommer quelques unes !!…

Dans le domaine des médicaments et de l’industrie pharmaceutique, l’influence Rockefeller est importante pour ne pas dire dominante, néanmoins, l’intromission des Rockefeller dans le pharmaceutique est plus discrete que dans les autres industries. Ceci pour deux raisons essentielles.

En premier lieu se trouve le fait, que pour un certain nombre d’années avant le début de la seconde guerre mondiale, la Standard Oil avait un accord de cartel de ne pas entrer dans le domaine du chimique, sauf en partenariat avec IG Farben, qui a son tour était d’accord pour ne pas interférer dans le domaine pétrolier. La seconde raison est dûe à l’impopularité d’IG Farben aux Etats-Unis et que la Standard Oil se devait de camoufler ses parts dans IG Farben USA derrière des entreprises paravent. La Chase Manhattan Bank a été l’enregistreuse principale des actions des entreprises Farben-Rockefeller. Quand les avoirs de Farben furent finalement vendus en 1962, le groupe Rockefeller fut le groupe dominant pour la transaction… Il est ainsi difficile de l’extérieur, de séparer le contrôle pur des Rockefeller de ce qui appartient à Farben USA et à ses descendants. Ceci constitue la teneur principale du pouvoir Rockefeller dans l’industrie pharmaceutique, ceci est indéniable.

[…]

Il a été observé à maintes reprises que lorsque des chefs d’état viennent en visite aux Etats-Unis, ils viennent visiter le chef du groupe Rockefeller. Ils incluent en général une visite à David Rockefeller. Des personnalités comme l’empereur du Japon en visite ou le premier secrétaire de l’URSS ont rendu visite à David Rockefeller. De même, lorsque celui-ci voyage à l’étranger, il est le plus souvent reçu avec les honneurs et le faste qu’on donne habituellement à un autre chef d’état. Et pourtant, les Américains ne s’en émeuvent pas plus que cela et pensent toujours que les Rockefeller ne sont pas si importants.

Les hommes qui résident au sommet de la pyramide de ce monde préfèrent laisser le faste public à leurs subordonnés politiciens, qui, par tempérament, sont plus amène à cette tâche. Le pouvoir détenu par un John ou un David Rockefeller n’est peut-être pas aussi grand que celui détenu par un président des Etats-Unis à un moment donné de l’histoire, mais par comparaison, le président des Etats-Unis n’est qu’une comète éphémère se dirigeant vers l’oubli.

Note sur John D. Rockefeller Senior: Quand il imbriqua son empire avec IG Farben en 1928, fut alors créé le cartel industriel le plus puissant que le monde ait jamais connu. Non seulement ce cartel a survécu au cours des ans, mais il a grossi et prospéré. Aujourd’hui, ce cartel joue un rôle prépondérant dans à la fois la science et la politique de la thérapie contre le cancer.

A suivre…