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Résistance au colonialisme: Le « Grand-Frère » canadien met les nations autochtones sous haute surveillance…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 10 juin 2014 by Résistance 71

Nous l’avons dit et le redirons sans cesse: Le futur de l’humanité réside dans la conscience politique occidentale libérée de l’idéologie colonialiste se tenant debout, main dans la main, avec les peuples autochtones des Amériques (et du monde), pour l’établissement d’un nouveau paradigme politique et social pour la société humaine. Pour cela, il faut passer par la fin de l’empire colonialiste occidental qui dure depuis plus de 500 ans, fondé sur une idéologie religieuse (chrétienne), raciste, suprémaciste, oppressive, coercitive et élitiste. Il est grand temps de faire passer l’empire à la trappe, les nations originelles des Amériques ont la solution entre leurs mains, celle de priver l’empire de ce qu’il a usurpé: son « territoire » et un empire sans terre est happé dans le trou noir de l’annihilation et de l’oubli. Elles ont besoin de nous, pour que a liberté se réalise enfin sur terre.

¡Ya Basta ! et Hoka Hey !

— Résistance 71 —

 

Les premières nations sous surveillance

Le gouvernement canadien de Harper se prépare pour la “révolte” des premières nations

 

Russell Diablo et Shiri Pasternak

 

7 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.mediacoop.ca/story/first-nations-under-surveillance/7434

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des documents internes du bureau des affaires indiennes et de la RCMP (NdT: Royal Canadian Mounted Police ou Gendarmerie Royale du Canada, GRC, la police montée canadienne, équivalent du FBI américain auquel elle est totalement inféodée…) montrent que peu de temps après la formation de son gouvernement en 2006, le premier ministre canadien Stephen Harper a mis sur la brèche le gouvernement fédéral pour la collecte et le partage de renseignements sur les premières nations afin d’anticiper et de gérer des troubles avec celles-ci à travers le Canada.

L’information obtenue par des requêtes d’accès à l’information, révèle que presque immédiatement après la prise de pouvoir en 2006, le département des Indian and Northern Affairs Canada (INAC) a reçu le rôle principal dans l’espionnage des premières nations. Le but fut d’identifier les leaders des nations premières, les participants et les soutiens de l’extérieur des mouvements de protestations et d’occupations des premières nations, ainsi que de surveiller étroitement leurs actions.

Pour ce faire, l’INAC a établi un “Système de Communication sur les Points Chauds”. Ces rapports hebdomadaires résument toutes ces communautés au travers du pays qui s’engagent dans l’action directe de protéger leurs territoires et leurs communautés. Ceci inclut les premières nations Tobique, Tsartlip, Algonquins de Barriere Lake, Teztan Biny (Fish Lake), les 6 Nations (confédération iroquoise), Grassy Narrows, Stz’uminous, Gitxaala, Wagmatcook, Innu du Labrador, Pikangikum et bien d’autres. Ceci inclut aussi des bandes d’Indiens de la côte Ouest, de l’île de Vancouver ainsi que des côtes de l’océan Atlantique (Mik’maq).

Ce que nous voyons dans ces documents, dans ces rapport de “points chauds”, de ce partage du renseignement entre le gouvernement et les forces de sécurité, est une population des premières nations qui est étroitement surveillée, car elles causent une panique au plus haut niveau de la bureaucratie canadienne et du pouvoir politique.

La peur des “points chauds” aborigènes

En 2006, L’INAC donna le nom de “points chauds” à ces conflits impliquant les nations premières, comme étant “un point de préoccupation majeur” à cause “des troubles à l’ordre public” et à “l’activisme politique”. Dans un briefing que l’INAC présenta à la GRC cette année là, elle identifia certaines communautés comme de véritables points chauds d’activisme: Caledonia, Ontario (Douglas Creek Estates occupation), Belleville, Ontario (blocage de la voie de chemin de fer Montréal/Toronto en solidarité avec la cause de Caledonia), Brantford, Ontario (Grand River Conservation Authority Lands), Desoronto, Ontario (Occupation de carrières), Grassy Narrows (Blocage de l’autoroute transcanada par des écologistes) et Maniwaki, Québec (blocage de la route 117).

Le “dossier point chaud” préparé chaque semaine par l’INAC, surveille étroitement toutes les actions qui se déroulent dans le pays et nomme des douzaines de communautés en plus comme sources de troubles potentiels. Une préoccupation particulière pour le gouvernement fédéral est que ces “points chauds” sont des lieux de manifestations imprévisibles parce qu’ils sont menés par ce que le gouvernement appelle “des groupes échardes” d’ “extrémistes aborigènes”. L’INAC décrit dans la même présentation à la GRC:

Les incidents menés par ces “groupes échardes” sont bien plus difficiles à gérer car ils existent en dehors des processus de négociation pour résoudre des plaintes reconnues avec des leaders dûment élus. Nous cherchons à éviter à donner un terrain d’action à de tels groupes afin de ne pas désolidariser le gouvernement (autochtone) légalement reconnu. Les incidents sont aussi plus compliqués avec les groupes externes comme par exemple les “sociétés des guerriers” (Warrior Societies) ou aussi les groupes de contre-manifestations non aborigènes.”

Cette déclaration de l’INAC en dit long sur ce qu’elle pense de manifestations et de la contestation identifiées comme provenant “du dehors des processus de négociation” avec les conseils de bandes élus. Le Canada est clairement hanté par le spectre des premières nations demandant la reconnaissance par la couronne de la souveraineté aborigène et l’auto-détermination, ainsi que les droits Aborigènes et de Traité, au delà de l’encadrement étriqué des demandes de restitution de terres par la couronne et des politiques d’auto-gouvernement, d’autogestion. Ces soi-disants “groupes échardes” menacent aussi le consensus du statu quo en demandant à leurs propres leaders indiens, leurs personnels et conseillers de sortir des négociations compromettantes.

Ce qui en dit long aussi ici est la relation intime de coopération entre l’INAC et la GRC. Le briefing de l’INAC à la GRC est quasiment identique à une présentation qu’on attendrait des forces de sécurité, plutôt que d’un ministère du gouvernement. Contrairement à ce qu’ils en disent, les affaires indiennes ne sont pas une institution de réconciliation et de négociation, mais plutôt un bureau de gestion et de contrôle des coûts des troubles causés par les autochtones et ils sont parfaitement en accord sur le fait de travailler en étroite relation avec les forces de l’ordre afin de remplir cette mission.

En plus des rapports sur les points chauds, les vice-ministres de la sécurité publique et de la préparation à l’urgence du Canada et l’INAC ont mis en place cet été là un plan opérationnel pour 2006 afin de s’occuper des manifestations et des protestations aborigènes. Un rapport de progression sur le plan opérationnel révèle la mise en place pour une intégration de la sécurité en ce qui concerne les premières nations.

“Le Forum du partage de l’Information” par exemple est dirigé par la GRC et inclut en tant que membres le service canadien de sécurité et de renseignement (le CSIS, l’équivalent de la DGSE française), le ministère de la pêche, le gouvernement du Canada, les ministères des ressources naturelles, des transports et implique des réunions conférencières hebdomadaires et une dissémination constante de l’information par l’INAC et ses partenaires.

Harper fait bouger les choses vers un paradigme sécuritaire similiare à celui connu depuis que la “guerre contre le terrorisme” fut lancée en 2001. L‘inclusion du ministère des transports au Forum du partage de l’info devrait aussi nous alerter sur la menace exercée par les barrages/blocages des voies pour l’agenda de libre-échange.

Les peuples aborigènes qui défendent leurs terres sont maintenant traités comme étant criminels ou terroristes. Des deux côtés, sous Harper, une intensification de la collecte du renseignement et des procédures de surveillance gouvernent maintenant le nouveau régime.

Haudenosaunee/Six Nations la Confédération Iroquoise

Il est également très clair dans la présentation de l’INAC à la GRC, qu’ils sont particulièrement inquiets au sujet d’Haudenosaunee ou la Confédération Iroquoise (6 Nations). Ils y mentionnent la “Société des Guerriers” et un “agenda illicite”, se référant en plusieurs endroits à des préoccupations au sujet de contrebande. Le gouvernement étiquette le commerce du tabac et des cigarettes comme étant “illicite” car le Canada ne perçoit pas d’impôts des Mohawks qui opèrent ces affaires commerciales.

Ainsi, la politique fédérale d’auto-gouvernement aborigène de 1995, qui fut développée de manière unilatérale par le gouvernement fédéral canadien, ne permet pas le partage de jurisdiction avec les premières nations pour les véritables pouvoirs au sujet du commerce et des affaires. La politique d’auto-gouvernance fédérale ne permet que de petites entreprises au sein des réserves. Historiquement, le gouvernement fédéral a utilisé la loi sur les Indiens (Indian Act) pour contrôler et gérer le développement économique des réserves de façon à ce qu’il n’y ait aucune véritable concurrence pour les villes et entreprises commerciales non-indiennes entourant les réserves. Dans les régions des grandes prairies, l’agriculture des premières nations fut minimisée et mena à l’échec du fermage dans les réserves à cause de plaintes de non-Indiens. La politique de non-concurrence est toujours en vigueur aujourd’hui et est une réalité quotidienne.

Le gouvernement fédéral est particulièrement préoccupé au sujet des actions de la confédération iroquoise, Haudenosaunee en Calédonie, comme le rapport de l’INAC de 2006 le décrit: “La Calédonie était et demeure un évènement signifiant dans la gestion du risque.”

La GRC est d’accord. Elle explique dans un rapport de 2007 au CSIS (service de renseignement canadien): “La Calédonie continue de servir de phare en ce qui concerne les demandes de restitution de territoires et de droits aborigènes au Canada.

Le Canada est très inquiet de voir les premières nations reprendre des territoires et des ressources en dehors du schéma à sens unique de demandes de retour des terres et des “processus de négociation” en ce qui concerne l’auto-gouvernance, comme ce fut fait à Kanenhstaton / Calédonie.

Afin de contrôler la situation, les gouvernements de la couronne ont envoyé des négociateurs expérimentés et durs au mal qui ont présenté les positions fermes et définitives de la part du gouvernement Harper, ce qui est sûrement le pourquoi il n’y a pas eu de résolution négociée de la situation à Kanenhstaton / Calédonie jusqu’à ce jour. Le gouvernement de la couronne (NdT: de la City de Londres et du Vatican) demeure toujours inquiet de manière évidente que toujours plus de territoires seront “occupés” par les “extrémistes de groupes échardes” des Six Nations.

Depuis 1990 et le siège d’Oka à Kanesetake et Kahnawake, le gouvernement fédéral, les agences de sécurité et de police et l’armée canadienne sont inquiets de la répétition d’actions politiques coordonnées des premières nations à travers le Canada.

Le jour d’action national de 2007

Une information spécifique au sujet de la conduite de la politique des premières nations fut obtenue dans une série de requêtes d’accès à l’information au sujet du jour d’action national organisé par l’Assemblée des Premières Nations (APN) du 29 Juin 2007. Un bref compte-rendu de la GRC en 2007 au CSIS explicite un certain nombre d’inquiétudes en regard de cette journée d’action nationale.

D’abord la GRC est principalement concernée par la protection de ses personnels en uniforme, à la fois dans la perspective d’une confrontation physique entre les militants des premières nations et ses troupes de terrain et aussi au sujet de la perception négative du public quant à la gestion des évènements sur le terrain. “La nature souvent disparate et morcelée de ces évènements peut souvent mener la police à devenir la proverbiale “viande dans le sandwich” et le sujet d’un sentiment négatif aux yeux du public.”

La GRC est aussi concernée par un manque de coordination ou d’une “approche morcelée et inconstante” des forces de police, qui “pourrait galvaniser les Nations à travers le Canada”. Cela veut-il dire que les violences instiguées par la police pourrait mener à des actions de solidarité des Premières Nations à travers le pays ? Ou que la faiblesse dans la gestion pourrait mener d’autres Nations à défier le gouvernement ? Quoi qu’il en soit, en réponse, une coordination entre les ministères va devenir une nécessité afin de donner un front uni contre les protestations des Premières Nations.

La GRC met aussi en garde sur le fait que “les extrémistes aborigènes et non-aborigènes voient souvent ces évènements comme une opportunité d’escalader ou d’agiter, d’envenimer le conflit.” (NdT: Bien sûr les forces de polices ne provoquent jamais de violence au travers de membres infiltrés à cet effet…). On peut en déduire qu’ils pourraient se référer à des groupes non affiliés avec l’Assemblée des Premières Nations (APN), ne voulant pas négocier sous la politique de la couronne, ou préparés à s’engager dans des tactiques non sanctionnées par le leadership officiel, comme la destruction de propriétés ou le conflit armé. Les groupes non-aborigènes sont aussi cités comme potentiellement menaçant, donnant son importance au ciblage des leaders du mouvement anti-G20 qui sentent que leur travail de solidarité avec les indigènes les ont rendu cibles de la couronne et des forces de police.

Le coût est aussi une préoccupation essentielle pour la GRC. Non seulement le prix du maintien de l’ordre dans ces évènements nationaux est “exorbitant” et peut mener à une décision rapide d’utiliser la force afin de mettre fin le plus rapidement possible aux conflits, mais les risques économiques de blocages sont en eux-mêmes catastrophiques. Comme le prévient la GRC: “La grève récente de CN représente l’extension au travers de laquelle un blocage national des chemins de fer pourrait affecter l’ensemble de l’économie du Canada.

La GRC exprime également cette préoccupation curieuse: “Le rôle de la police pourrait être rendu plus compliqué par la vue conventionnelle et souvent politique qu’il y a une distinction claire entre les opérations politiques et de police.” Clairement, quand la distinction glisse entre les rôles de police et de politique, la GRC devient alors simplement un agent indien, perpétuant le travail colonial du département/ministère. Devant les informations explicitées ici, cette distinction ne peut plus être maintenue. Où et quand la police intimide et arrête des membres des communautés autochtones sur leurs propres territoires, il n’y aucune loi du côté de la police.

Il y a aussi un problème considérable de relation publique en jeu ici. La GRC a montré son souci de l’échec potentiel d’un certain nombre de problèmes “perceptifs” auquel pourrait faire face l’institution:

  • Perception d’une approche à deux niveaux du maintien de l’ordre peut générer suffisamment de crique et motiver les activistes non-aborigènes
  • Un évènement intense et prolongé peut mener à une érosion de longue haleine des relations entre la police et la communauté, ils sont généralement les victimes
  • Parce qu’il y a des limites sur ce sur quoi la police peut négocier et que le succès de négociations dépend très souvent d’autres parties, le rôle de la police peut devenir frustrant

La GRC comprend dans une certaine mesure, qu’elle doit choisir entre ses tactiques de maintien de l’ordre dans le domaine des Premières Nations et la fureur du public convaincu que les blocages sont criminels, plutôt que l’action politique. La police quoi qu’il en soit et contrairement à ses assertions, n’est pas la victime ici. Elle est juste la dupe dans un jeu bien plus ancien de cow-boys et d’indiens.

Les déclarations de la GRC ci-dessus montrent que même avec tout le financement fédéral et le contrôle de gestion sur les chefs et les leaders (élus dans le système) des Premières Nations, à part apparemment pour l’ancien chef de l’APN, Phil Fontaine, que les chefs et leaders n’étaient pas encore dans la confiance du gouvernement fédéral et qu’une grande préoccupation en 2007 fut le potentiel pour une série de larges mouvements d’actions coordonnés à l’échelle nationale, locale et régionale par les Premières Nations.

Une vision émerge clairement ici: La chose la plus menaçante pour les forces de sécurité et de coercition du gouvernement est une action politique coordonnée provenant des Premières Nations. Ceci peut se voir très clairement de ces rapports. A un moment dans son briefing de 2007 de l’INAC à la GRC, une préoccupation est émise quant à la conférence des Premières Nations, car “La conférence sur le Traité de 2006 a proposé un mouvement national d’actions indépendantes pour exprimer le mécontentement.

Leur peur est parfaitement palpable lorsqu’ils suivent la trajectoire du Jour d’action. Ce fut en premier lieu proposé par le chef Terrance Nelson de l’assemblée générale des Premières Nations, où la motion fut retenue. L’évènement national fut ensuite confirmé dans une réunion personnelle entre le haut commissaire de la GRC et le chef national d’alors Phil Fontaine. “Mr Fontaine a exprimé sa préoccupation au sujet de la frustration qui semble exister parmi les leaders des Premières Nations et la résolution grandissante de soutenir un blocage/blocus le 29 Juin”, dit un memo.

Les troubles croissant bien sûr ne peuvent pas être résolus au travers d’une plus grande coopération entre les forces de sécurité et du gouvernement. La frustration des Premières Nations avec cette stratégie ne pourra que continuer à augmenter.

Le système de récompense-punition de la couronne divise les leaders et le peuple

Si l’action coordonnée est bonne, une attention particulière doit être portée à l’intérêt particulier du gouvernement au “groupes échardes”.

Sous le système colonial du Canada, la lutte pour la souveraineté indigène, l’auto-détermination, les droits aborigènes et les traités, a été historiquement diminuée par les Premières Nations qui ont coopéré avec le gouvernement de la Couronne, trahissant ces Nations Premières qui résistaient au système colonial de la Couronne.

Au fil du temps, ceci a évolué dans la Couronne divisant les Premières Nations en des bandes d’Indiens “progressistes” et les bandes d’Indiens “arriérées ou traditionnelles”. Le gouvernement fédéral a développé une approche pour récompenser les Indiens “progressistes” et punir les “indiens traditionnels” et ce au travers de ses bureaux variés des affaires indiennes.

Cette approche fédérale de récompense-punition existe toujours, bien que les “agents indiens” aient été remplacés par les Conseils de Bandes (NdT: conseils de Tribus aux USA) qui délivrent maintenant les programmes et les services de la Couronne aux membres de leurs communautés. Les Conseils de Bandes et autres organisations des Premières Nations à la formule de financement toute prête, sont contrôlés par un système législatif, de politiques et de termes et conditions, tous désignés, créés, contrôlés et gérés largement par la bureaucratie fédérale de la Couronne et les politiciens d’Ottawa.

Les chefs et leaders des Premières Nations qui deviennent plus connus et importants sont en grande partie des individus qui ont été formés et entretenus par les bureaucrates fédéraux. Ces individus deviennent connus pour leur apparente grande capacité à obtenir les dollars fédéraux pour de nouveaux logements, écoles et d’autres infrastructures communautaires, ou des dollars pour des programmes additionnels pour améliorer les programmes des conseils.

Mais il convient de noter qu’aucune de ces individualités n’auraient pu parvenir à quoi que ce soit sans le soutien fédéral pour faire avancer leurs carrières politiques. C’est ainsi que fonctionne le système de récompense. Pour ces chefs et leaders qui ne coopèrent pas avec le gouvernement fédéral, ils peuvent être totalement ignorés et leurs demandes de fonds complètement bloquées. Dans certains cas, le gouvernement fédéral va même soutenir des “groupes échardes” afin d’éliminer un chef ou un leader offensant. Un très bon exemple de ceci réside avec les Algonquins de Barrière Lake dans l’ouest du Québec, mais ceci s’est aussi historiquement produit avec les Iroquois des 6 Nations en territoire de Grand River.

Les documents de l’INAC et de la GRC clarifient grandement que tandis que l’appareil de sécurité d’état canadien est préoccupé au sujet des “groupes échardes”, ils sont aussi quelque peu concernés par les chefs et leaders des conseils de bandes émanant de la Loi sur les Indiens et des organisations de l’establishment des Premières Nations comme L’APN et leurs organisations provinciales et territoriales, ne deviennent des “extrémistes aborigènes”.

Ce que nous montrent les briefings de l’INAC et de la GRC est qu’il y a un grand besoin d’unité de terrain avec des actions politiques concertées et coordonnées entre les Premières Nations afin de protéger, de défendre et de faire avancer la souveraineté pré-existente des Premières Nations, ainsi que nos droits aborigènes de traité à la terre et aux ressources.

Les tactiques du diviser pour mieux régner ne peuvent être combattues qu’avec de nouvelles statégies de construction d’alliances et de ramener le leadership sur le problème de la terre ancestrale.

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Résistance politique à la corruption colonialiste du Canada, entreprise de la City de Londres…

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Autant en emporte le vent

 

Mohawk Nation News

 

16 février 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/02/16/gone-with-the-wind/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’entreprise Heenan Blaikie est la version canadienne légale de l”assassin économique” John Perkins (Perkins. ‘Economic Hit Man’. ). Elle est la plus importante firme légale du Canada et elle édicte les règle afin que le business de la guerre soit “légal”. Nos ressources sont volées et nous (les autochtones), sommes criminalisés pour résister à ce hold-up. Heenan a établi des contrats pour de l’armement canadien, des navires de guerre et même des vaisseaux d’attaque russes avec les deux côtés de conflits en Afrique et dans le monde et ce afin que la guerre continue. Ils ont battu les tambours pour l’accès aux ressources minières en territoires indigènes, pour le pétrole et les ressources énergétiques en Afrique, au Canada et ailleurs au profit de leurs clients entrepreneuriaux des corporations. Ils ont collecté d’énormes commissions sur chaque contrat.

Des fêtes luxueuses ont été organisées à Paris par des avocats de Heenan, Jean Chrétien, Pierre Trudeau et autres officiels de haut niveau du gouvernement afin de rencontrer et de faire affaires avec de gros clients internationaux. Des versements illicites furent effectués à des épouses de leaders africains. Ils étaient, ils sont les “faiseurs de pluie”, les personnes qui amènent les clients, l’argent ou le respect sur une transaction fondée uniquement sur leurs associations. Des anciens premiers ministres rassemblent des dictateurs et des fabriquants d’armes.

Le boulot de ces firmes est de maintenir une guerre constante afin de diviser nos esprits. Le consensus des 51% entrepreneuriaux est fait pour diviser les gens dans le milieu de façon à ce que jamais les gens ne puissent devenir un corps-un esprit. Le quatrième monde, celui de la hiérarchie, touche à sa fin. Le cinquième monde sera égalitaire. La paix règnera sur terre finalement.

Ces cabales vont toutes chuter et tous ces criminels finiront en prison au “Vaterland” et non pas dans de grandes propriétés au Queensland en Australie, dans les îles du nord de la Nouvelle-Zélande ou en Suisse.

D’après Kaianerehkowa, la Loi de la Grande Paix de l’Île de la Grande Tortue, aucune personne qui soutient la guerre n’est autorisée dans nos communautés. Nous allons récupérer tout le butin volé et nous allons traduire ces criminels en justice.

Ils devront courir le “défi Mohawk” (Mohawk gauntlet)

La (seule) solution au mondialisme est de manger localement.

Comme le chante si bien Jim Morrison: ““You know the day destroys the night/Tu sais que le jour détruit la nuit. Night divides the day/la nuit divise le jour. Try to run/essaie de t’enfuir. Try to hide/essaie de te cacher. Break on through to the other side/passe de l’autre côté du miroir”.

Jim Morrison. “Break on through to the Other Side”.

“How Rogue African Arms Deal Unraveled Heenan Blaikie”.

“Canada Arms Deal with Saudis”.

Colonialisme et crimes occidentaux en Amérique du Nord: L’Indian Fund Trust pillé par l’entreprise « Canada »…

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Le fond du Trust Indien d’une valeur de 650 trillions de dollars est en train d’être volé

 

Kahentinetha Horn

 

Entretien de la rédactrice en chef de Mohawk Nation News avec John Robles de “La Voix de la Russie” (audio de l’entretien sur le lien original en anglais)

 

12 Février 2014

 

url de l’article original:

http://voiceofrussia.com/2014_02_12/Canadas-650-trillion-Indian-Trust-is-being-stolen-Kahentinetha-Horn-1476/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est déjà une conspiration du vol et de l’exploitation vieille de plusieurs siècles, qui a commencé avec la doctrine de l’église catholique dite “doctrine de la découverte”, qui permît aux Européens de commettre un génocide à l’encontre des peuples indigènes des Amériques (NdT: et de toute terre “non chrétienne” au nom du pape, vicaire du christ, auquel l’humanité devait allégence…) et de voler leurs terres et leurs ressources aussi loin que l’église recevait une bonne part du butin.

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, l’exploitation des terres volées continue, tout comme l’abus et le vol des fonds de trust qui ont été (soi-disant) faits pour les peuples indigènes.

Le fond de l’Indian Trust au Canada vaut environ à lui seul 650 000 milliards de dollars, celui des Etats-Unis détient au moins 450 000 milliards de dollars a tout moment et pourtant cet argent n’a jamais été donné aux peuples autochtones et il continue d’être contrôlé, retenu et exploité par les envahisseurs qui sont en contrôle du système d’exploitation. Légalement parlant, le Canada est une entreprise commerciale, une entreprise qui s’échange sur le marché boursier du NYSE et d’après l’ancienne de la nation Mohawk (Confédération Iroquoise) Kahentinetha Horn, l’entreprise “Canada” est en train d’être dissoute et le fond de trust indien est évacué en catimini vers l’Europe. Dans un entretien avec “la Voix de la Russie”, Mme Horn dit que les peuples indigènes d’Amérique du Nord, qui n’ont aucun recours, désirent rencontrer le président Vladimir Poutine. Elle appelle les Russes et les peuples indigènes des Amériques alliés et appelle pour l’unité contre un ennemi commun.

Bonjour, ici John Robles et vous écoutez un entretien avec Kahentinetha Horn, membre de la nation Mohawk de la Confédération Iroquoise et membre du clan de l’ours. Elle est propriétaire/éditrice de MohawkNation.News.com. Elle appartient aussi au conseil des anciens de la nation Mohawk.

Robles: Hello, Kahentinetha.C’est un plaisir que de parler de nouveau avec vous.

Horn: Bonjour. La Russie est toujours dans les informations, c’est ce que nous voyons à la télé et j’ai vu et ai appris pas mal sur la Russie. Elle semble être un bon endroit où aller.

Robles: Oui, en fait çà l’est. Vraiment et ce malgré toute la mauvaise propagande colportée. J’adore être ici.

Horn: Bon, alors la grande nouvelle est que le Canada est en train de rejoindre les Etats-Unis et l’ONU dans leur grille de contrôle. Vous savez, le programme d’Agenda 21 ?

Robles: Non, je ne suis pas familier avec cela. SVP, expliquez-nous ce que c’est, qu’est-ce que l’Agenda 21 ?

Horn: C’est un programme sur lequel ils travaillent depuis les années 1970 et il est maintenant effectif et l’ONU, qui est une autre entreprise commerciale, elle va avoir une armée et va gérer le monde. Cela va devenir comme “le super departement ou ministère des affaires indiennes”, mais à l’échelle planétaire.

Je le vois de cette façon: les avocats… il y a une grosse firme légale qui travaille pour le gouvernement, pour la corporation du Canada et ces avocats se sauvent et ceci se passe de manière, si… soudaine, cela paraît soudain en tout cas, mais cette grosse annonce fut faite mercredi. Ils ont dit en gros: “Partons d’ici pendant qu’il en est encore temps.” Et un grand nombre d’entre eux rejoignent une firme légale américaine et des nations-unies appelée Piper, c’est une firme internationale et opère depuis l’ONU même.

Ce sont eux qui vont écrire les règles et réglementations pour les banquiers dans le monde. Ils vont prendre tout l’argent qu’ils nous ont volé, qui est mis sur des comptes offshore dans des paradis fiscaux, vous savez, de façon à ce que personne n’y touche et ceci se passe déjà depuis un bon moment.

L’ancien patron de la Banque du Canada, Mark Carney, est parti en Juillet dernier et il est parti pour devenir le patron de la Banque d’Angleterre. Il est celui qui… Nous avons un énorme fond de l’Indian Trust de plus de 600 000 milliards de dollars, le plus gros du monde, c’est ce qui est en train d’être bougé. Il est donc parti en Angleterre pour faire cela.

La firme légale vous en dit un petit peu à ce sujet, c’est la maison-mère de quelques premiers ministres, de juges de cours fédérales, de politiciens fédéraux et provinciaux. Quand ces gens ne travaillent plus au sein des gouvernements, c’est là qu’ils vont et le boulot de cette firme légale et d’empêcher que les banquiers aient chaud aux plumes. C’est leur boulot essentiel.

Alors maintenant, comme les rats, ils quittent le navire et beaucoup d’entre eux retournent vers ce que j’appelle la “mère patrie”, vous savez, l’un d’entre eux que je connais personnellement, a deux maisons en France et c’est là-bas qu’il va aller vivre.

Maintenant aussi loin que je sois concerné, ces criminels devraient tous aller en prison, ils devraient pourrir en prison. Et ils ne veulent pas retourner en Europe sur le type de bateau d’esclaves sur lequel ils sont venus, parce qu’ils disent: “Je m’en vais en première classe”. Voilà tout. Ils pensent que parce qu’ils sont enrés dans le processus de rédition, ils veulent décider comment ils vont se rendre parce qu’ils ne sont qu’une bande d’escrocs. Maintenant, leur firme légale est en train de dissoudre l’entreprise Canada avec eux.

Robles: Pour nos auditeurs, pourriez-vous SVP donner un résumé succint de ce qu’est vraiment la Corporation du Canada ? Parce que beaucoup de gens n’en savent rien, cela n’est pas dit et pour nos auditeurs, la seule fois où ils l’ont entendu çà a été dans vos entretiens précédents (NdT: Il y a pas mal d’info là-dessus sur la toile, de plus en plus même, ceci est peut-être un effet direct de la dissolution actuelle de l’ entreprise comme le dit Kahentinetha). Qu’est-ce que l’entreprise, la corporation Canada ?

Horn: Le Canada et les Etats-Unis sont tous les deux des corporations, des entreprises commerciales, qui ont des actionnaires, qui sont les banquiers ; les banquiers internationaux en sont les actionnaires. Ils sont venus au Canada et aux Etats-Unis et ont placé leurs entreprises ici avec pour seul but de voler toutes les terres et ressources, de complètement détruire notre terre. Maintenant ils prennent l’argent fait sur notre dos et se sauvent. Ils sont en train de dissoudre leur corporation parce qu’ils en sont au point où ils commencent à avoir beaucoup de résistance de la part des gens, de nous, des véritables propriétaires, usagers de cette terre et de toutes ces ressources. Et je ne parle pas ici que des ressources naturelles exploitables, non, mais de la terre elle-même, de l’air, de l’eau. Tout ceci originellement appartient aux peuples, aux nations autochtones.

L’entreprise Canada est une entreprise, une corporation étrangère. Ils la dissolvent maintenant et aussi loin que je puisse voir, ils partent ; mais dans le même temps, ils importent de nouveaux immigrants au Canada et ces gens viennent d’Inde et d’ailleurs, ce sont des immigrants avec beaucoup d’argent et on ne leur a bien sûr pas dit qui sont les véritables propriétaires de la terre et ils commencent déjà à établir leurs affaires et ils commencent eux aussi à voler tout ce que leurs prédécesseurs ont laissé derrière eux.

C’est ce que nous constatons maintenant. Ils ont l’argent et ils obtiennent de ces gens pour établir ceci et leur boulot est de continuer le génocide parce que le génocide ne fut jamais complètement achevé par ces gens. Nous sommes toujours là. Et nous nous plaignons et nous nous dressons contre eux. Et nous avons beaucoup de gens avec nous, qui se dressent contre eux.

Le Canada n’a pas de constitution qui est capable d’outre-passer les règlementations imposées par la Corporation du Canada, qui est une pseudo-démocratie et qui est fondée sur le vol et l’abus de pouvoir.

Le premier ministre Harper renforce les règles corporatrices et le système policier. Il va maintenant établir des prisons privées qui pourront contenir 50 000 prosonniers, ceci sera fait de manière privée. Ces prisons seront essentiellement faites pour contenir les membres des peuples autochtones.

Donc, comme je l’ai dit, la Corporation, comme toute corporation est en train d’être dissoute, les actionnaires essaient maintenant de diriger cette dissolution en leur faveur. Et nous sommes… une des choses que nous voulons est une liste de ces actionnaires de l’entreprise/corporation du Canada. Ils doivent comparaître en justice sous les charges de génocide et de vol aggravé, mais ils vont se sauver avec le fond de trust indien de plus de 650 000 milliards de dollars ! Je pense que le monde désire nous aider ! Je pense que tout le monde veut nous aider. Ai-je tort ou raison ?

Robles: Je pense que vous avez raison. Vont-ils vraiment quitter le Canada et si la corporation et les gens derrière elle partent et retournent en Europe, où cela laissera t’il le Canada en tant que nation ?

Horn: Et bien les gens qui sont laissé derrière, on les laisse porter le sac et ils sont ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe, ils ne le  voient pas. Vous pouvez leur expliquer, leur dire en long, en large et en travers, ils ne le voient pas parce que ce sont des gens qui ont l’habitude d’être pris en charge, à qui on ordonne et qui sont habitués à être obéissant. C’est le genre de personnes auxquelles on a affaire. Alors ces gens vont rester et nous allons nous retrouver à nous occuper et prendre soin d’eux.

Robles: Encore.

Horn: Mais vous savez… ouaips, encore !

Que s’est-il passé ? C’est ce qu’il s’est passé en Islande et je pense que c’est ce dont ils ont peur. En Islande, le peuple a fait une nouvelle constitution et ils ont mis leurs banquiers et politiciens verreux derrière les barreaux pour ce qu’ils ont fait.

Vous rappelez-vous l’Islande en 2008 ? Ils ont complètement volé ces banques et les politiciens les ont aidé. Alors les gens ont réécrit leur constitution et ils se sont débarrasser de leur machine à fric.

Vous voyez, dès que vous virez la machine à fric, ils vont se sauver. Mais en ce qui me concerne, nous allons non seulement leur retirer leur machine à fric, mais nous allons les forcer à rembourser TOUT ce qu’ils ont volé. Voilà ce que je dis.

Robles: Comment pensez-vous que ceci pourra être fait ?Comment pensez-vous les empêcher de sortir l’argent du Canada ? L’argent est peut-être déjà ailleurs

Horn: Oui peut-être… ou peut-être pas.

Robles: Y a t’il quelque chose que vous puissiez ou que nous puissions faire pour empêcher cela ?

Horn: Et bien je pense que nous devons commencer à ouvrir des couloirs diplomatiques et nous désirerions rencontrer Mr Poutine.

Robles: Je vois.

Horn:. Il est le seul que je vois tenir tête à Obama, il ne semble pas avoir peur d’Obama.

Robles: Comment cela se passe t’il avec l’ONU ? Je me souviens de la dernière fois que nous nous sommes parlés, vous remplissiez un dossier de l’ONU au sujet de la corporation du Canada, suis-je correct ?

Horn: L’ONU est une entreprise créée par les banquiers de Londres (NdT: Le QG de l’ONU à New York est erigé sur un terrain “donné” par les Rockefeller, les protégés des Rothschild et donc de la City de Londres, en Amérique du Nord…). Ils gèrent absolument tout. Nous l’avons vu venir depuis un moment. Nous avons vu ces derniers jours que le porte-flingue de la corporation du Canada et les banquiers partent tous, les avocats qui sont les gardes-fou du système, ceux qui protègent la corporation, ils partent.

D’un seul coup je me rends compte qu’ils sont partis, qu’ils partent. Ils emballaient leurs affaires et partaient lorsque j’ai appelé.

Robles: C’est incroyable. Qu’est-ce qu’il va rester et quel recours aurez-vous ? Je veux dire, est-ce que cela va être dur ? De leur courir après dans leur système légal ? Que pouvez-vous faire ? Que pouvons-nous faire ?

Horn: Qu’est-ce qu’il va se passer quand la corporation va se dissoudre pour de bon ?

Robles: Que pensez-vous qu’il va se passer ? Je n’ai aucune idée, c’est pourquoi je vous le demande.

Horn: Ils nous tiennent au collet par le truchement de leur corporation.

Robles: Juste.

Horn: Quand çà va se dissoudre alors quoi? Une chose dont je me rappelle est d’avoir pensé à la Russie, je ne sais pas quels sont vos sentiments au sujet du Tsar, c’était il y a longtemps, mais il aimait bien les Indiens. Il était très intéressé et passionné par les Indiens.

Robles: Kahentinetha, laissez-moi vous raconter une histoire. J’aimerai que vous y réagissiez. Cela est sorti l’été dernier, il y avait quelques généticiens qui faisaient une étude sur le corps d’un jeune garçon autochtone mort il y a très longtemps et dont le corps avait été gelé quelque part. Ils ont découvert de l’ADN de provenance ethnique russe dans ce garçon, environ 40% ou quelque chose du style.

Horn: Etait-ce en Alaska ?

Robles:. Je ne sais plus les détails. Quelque part en amérique du Nord, peut-être au Canada ou je ne sais plus, dans le nord.

Horn: Sûrement en Alaska, à cause du passage de terre… Je vais juste vous dire ce que je pense ok ?

Robles: Oui, oui, bien sûr, SVP.

Horn: Poutine est un descendant je pense des gens qui travaillaient, il n’est pas de la famille royale, mais de ceux qui travaillaient avec les Romanov. Ils furent tués par les oligarques britanniques. Je pense qu’ils voyaient les Romanov comme un maillon faible de la chaîne du pouvoir (NdT: Quoi qu’on pense du tsar, celui-ci avait viré la Standard Oil des Rockefeller de Russie, car ses conseillers s’étaient rendus compte de l’importance à venir du pétrole, l’état russe en voulait l’exploitation qui jusqu’ici avait été sous-traitée aux Rockefeller et leur Standard Oil… Ceci fut une des raisons de la chute des Romanov et la mise en place du système bolchévique financé par Wall Street et la City de Londres comme le montre les recherches de l’historien anglo-américain Antony Sutton. Les raisons ? Financement et dette/rente d’une grosse nation et accaparement d’un marché captif). Depuis, Poutine s’est dressé et il est très puissant.

Robles: Oui, il l’est.

Horn: Je pense que Poutine est la seule personne dont tout le monde a peur. Obama a peur de lui.

Les Russes ne sont pas dans la même situation que les gens d’ici qui sont juste parties intégrantes d’une entreprise commerciale. Les Russes ne font pas partie d’une entreprise commerciale. Vous êtes les personnes indigènes, endémiques à l’endroit, à la terre. Et bien, aujourd’hui le pipeline dont nous parlions…

Robles: Kahendinetha, vous parliez de quelque chose avec le tsar…

Horn: J’ai dit que le tsar appréciait les peuples autochtones et d’aussi loin que je le vois, vous, le peuple russe, êtes nos alliés. Vous êtes nos alliés, vous êtes vous-mêmes indigènes et comme le dit le vieil adage: “tout ennemi de mon ennemi est mon allié”. Donc, vous, le peuple russe êtes notre allié.

Ainsi nous désirerions rencontrer Mr Poutine et nous désirerions parler de ce qui se passe ici, parce que ces escrocs, ces criminels se sauvent et ils pensent qu’ils vont pouvoir tout prendre avec eux. Mais nous allons les mettre sur les galères, ces bateaux galères de la traite d’esclaves et les faire retourner de la même manière qu’ils sont venus. C’est ce que je ressens pour eux. Je ne suis peut-être pas très gentille, mais regardons ce qu’ils nous ont fait, plus de cent millions d’entre nous, alors… C’est le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité.

Robles: Maintenant au sujet de ce pipeline si nous pouvons, parce que je pense que cela va être quelque chose qui peut galvaniser les nations et les tribus pour finalement se rebeller. Qu’en pensez-vous ?

Horn: Vous savez, les Mohawks sont les gardiens de la porte de l’Est de la confédération iroquoise, parce que c’est de cette façon qu’ils sont entrés sur l’Île de la Grande Tortue (NdT: l’Amérique du Nord en terminologie indienne), ce fut par notre rivière ici (rivière Mohawk) et jusque dans les grands lacs, au cœur du territoire même et nous, les Mohawks, nous sommes les gardiens de cette porte orientale et nous avons cette tâche, nous observons, surveillons et nous intervenons si nous le devons.

Plus de lecture:

Fonds manquants et vols des US Indian Trust Fund, Corporation of Canada et le vol dd l’ Indian Trust Fund.

Pourquoi le Canada n’est pas un pays et la véritable nature des tribunaux, the True Nature of the Courts:

“Sous la loi internationale, la loi des nations, une confédération n’est jamais survenue conformément à la section 1. De plus, la confédération n’a pas été effectuée par le peuple du Canada mais par un ministre de l’assemblée nationale britannique. Aucune des résolutions de conférence du Québec datant de 1864 n’a été mise dans le British North America Act (BNAA) ou loi sur l’Amérique du Nord Britannique. Le BNAA n’est rien de plus qu’un simple manuel politique d’une corporation, entreprise privée appelée “Canada” de laquelle personne n’est résident.”

“Les sections 2 et 9 du BNAA confirment que le pouvoir exécutif est assigné à la reine et à ses héritiers et successeus. Quoi qu’il en soit, l’extension de la partie enregistrée dans la section 2 a été répudiée en 1893 et ainsi la monarchie britannique a perdu tout pouvoir exécutif sur le Canada après le décès de la reine Victoria en 1901.”

“Tous les documents constitutionnels font référence seulement aux personnes ou variations qui sont des entités entrepreneuriales et non pas des personnes de chair et de sang.”

Résistance politique: Canada, pas d’enquête nationale sur les meurtres et disparitions de femmes autochtones… Les Mohawks lancent un ultimatum à Harper…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 13 février 2014 by Résistance 71

La question est: Pourquoi le gouvernement Harper et ceux avant lui ont-ils toujours ignoré les demandes d’enquête nationale sur ce sujet des disparitions des femmes et filles autochtones ?
Par négligence ? J’m’en foutisme ? Sûrement, en partie, mais l’avenir nous dira certainement ce qui se cache derrière ces affaires, par exemple un vaste réseau de trafic d’humains, de prostitution forcée, dans lequel comme pour l’affaire des “écoles résidentielles pour Indiens”, certains membres des autorités locales, provinciales, nationales, des clergés, du politique, se retrouveront impliqués directement ou indirectement dans des activités hautement criminelles et étouffées depuis trop longtemps.

S’il n’y a pas eu d’enquête alors que tout ceci dure depuis 20 ans et plus, c’est que plus que vraisemblablement, il y a quelque chose de “gros” à cacher et une enquête fouillée mettrait au jour des choses que les autorités et pouvoirs publics ne veulent pas être dévoilées. Réaction typique: on ignore, puis quand on ne peut plus ignorer… On met les deux pieds sur le frein… et on tape. Le pouvoir a peur et il a manifestement quelque chose à cacher…

A suivre avec grand intérêt. Le système colonial tremble sur ses bases, continuons à aider nos frères à secouer l’édifice toujours plus… L’effondrement est proche.

— Résistance 71 —

 

Brant donne à Harper jusqu’à la fin Février pour lancer une enquête officielle

 

Jim Windle

 

12 Février 2014

 

url de l’article:

http://tworowtimes.com/news/national/brant-harper-feb-inquiry/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’activiste Mohawk de Tyendinaga Shawn Brant a donné jusqu’à la fin Février à Steven Harper, premier ministre du Canada, pour appeler une enquête nationale sur la disparition des femmes autochtones.

Si cela n’est pas fait, il a promis une action directe de grande envergure, ayant réuni le soutien d’un grand nombre d’organisations et d’individus.

Ceci est devenu un problème grandissant qui a défrayé la chronique depuis maintenant plus de 20 ans avec un article/reportage du quotidien Globe & Mail, mais au lieu de décroître, le nombre de femmes autochtones manquantes ou assassinées n’a fait que croître à un rythme effrayant, jusqu’au chiffre actuel d’entre 600 et 800 cas, la vaste majorité n’étant pas résolus ni même proprement enquêtés.

D’après Brant, si nous mettions ce chiffre dans un contexte de population non-autochtone, cela serait équivalent aux meurtres et/ou disparition de quelques 50 000 femmes. Si cela était le cas, Brant se demande comment le gouvernement Harper et les agences de police canadiennes (fédérale, provinciales et locales) réagiraient si 50 000 femmes blanches étaient portées disparues.

“Les chefs de police et leurs associations, les premiers ministres de toutes les provinces, l’Assemblée des Premières Nations et les familles des quelques 3000 femmes indigènes assassinées ou disparues (depuis des décennies), ont appelé de manière unique et conjointe: Une enquête nationale immédiatement !” a écrit Brant sur son site internet.

La Police Provinciale de l’Ontario (OPP) n’a pas été heureuse d’apprendre le soutien obtenu par Brant lorsqu’il s’est présenté aux élections de “chef” en Novembre dernier, le gouvernement n’était pas non plus ravi de cela.

“Ils ne peuvent plus dire que ‘c’est Shawn et une poignée d’acolytes’”, a dit Brant dans un entretien avec la chaîne de télévision aborigène APTN après son échec à remporter les élections. (NdT: La chefferie traditionnelle n’est pas élective chez les Indiens des Amériques, le chef n’a du reste pas de pouvoir, il ne commande pas ; l’élection aux conseils de bandes ou de tribus est un apport colonial, qui sert à contrôler l’action politique au sein des nations autochtones et à assurer une “souveraineté” dûment contrôlée… Comme toujours certains y voit une façon “d’agir et de pouvoir réformer de l’intérieur”, opération futile dans la très vaste majorité des cas. Il en va de même pour le vote dans la société occidentale. Ce n’est qu’une illusion savamment entretenue…)

Brant a réussi à collecter 350 voix en territoire Tyendinaga (Ontario) sur sa plateforme de promesse d’action directe sérieuse si le gouvernement Harper continuait à ignorer ce problème majeur des disparitions.

La lettre de Brant à Harper inclut ce qui suit: “Dans un rapport publié en septembre 2013 par Mary Anne Pearce et récemment obtenu par la GRC (police montée), quelques 824 femmes des nations premières ont maintenant été identifiées comme ayant été assassinées ou étant toujours portées disparues, avec la majorité de ces cas s’étant déroulés ces 15 dernières années.

Votre manque de volonté à considérer ce premier pas vers une réconciliation est bien documenté et compris. Il est de notre opinion que tous les moyens diplomatiques pour vous convaincre d’ordonner une enquête nationale ont échoué. Plus encore, les larmes, la tristesse  et le désarroi des familles accablées ne vous ont pas fait avancer dans une position de compassion.

Nous avons donc décidé que nous allions prendre quelque action nécessaire que ce soit pour vous forcer à ordonner une enquête nationale sur cette crise des meurtres et disparitions des femmes et des jeunes filles autochtones.”

Dans un entretien sur APTN, Brant a prévenu d’une action directe sérieuse et à grande échelle sous la forme de blocus des transports entre Toronto et Montréal si Harper continuait à ignorer la situation.

Et ceci n’est que le début. D’après Brant, des manifestations feront alors tache d’huile au travers du Canada.

Dans le passé, Brant a été marginalisé par les médias et par certaines personnes  de son propre peuple, mais cette fois-ci, il a derrière lui un nombre bien plus considérable d’Onkwehonwe (NdT: Peuples natifs de l’Île de la Grande Tortue ou Amérique du Nord) pour peser avec lui dans la balance avec des suiveurs au sein même des organisations natives nationales, provinciales et leurs affiliations, qui ont d’après lui endorsé sa résolution de faire mener à bien une enquiete nationale.