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Mascarade à l’ONU… La « Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes » réaffirme le colonialisme sous l’impulsion du Canada et du pays du goulag levant (ex-USA)

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Cet excellent compte-rendu de Glenn Morris est à mettre en parallèle des études de Steven Newcomb sur les Droits Indigènes à l’ONU.

L’ONU est contrôlée et gérée par les gouvernements occidentaux racistes et colonialistes, eux-mêmes contrôlés par de grosses transnationales pour qui le colonialisme est un droit existentiel… L’ONU est le grand Barnum de la diplomatie mondiale en tous les domaines.

— Résistance 71 —

 

Les états envahisseurs ont détourné la Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes (CMPI) de l’ONU

 

Glenn Morris

 

16 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/10/16/invader-states-hijacked-un-world-conference-indigenous-peoples

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En regardant la frauduleuse “Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes” (CMPI) de l’ONU sur la chaîne UN Web TV les 22 et 23 Septembre dernier, je me remémorais une phrase fameuse de Thomas Pynchon: “S’ils vous poussent à poser les mauvaises questions, ils n’ont pas besoin de se soucier des réponses.” Cette réunion de l’ONU était remplie de membres d’états, de hauts fonctionnaires, qui ont convaincu un bon nombre de participants indigènes de poser une multitude de mauvaises questions. Malheureusement, quelles que soient les questions posées par les indigènes, la réponse fut toujours la même: les forces qui ont envahi vos patries sont fermement en contrôle de l’ONU.

Pire même, la pièce à l’ONU contenait des indigènes qui participèrent à cette réunion depuis une position de peur et non pas depuis cette fière position qui définissait la naissance du mouvement international contemporain de luttes indigènes pour leurs droits, commencé il y a plus de 40 ans. Les spectateurs indigènes semblaient ne participer que mûs par l’insécurité de se voir laisser en dehors de quelque chose de grand. Ils ne savaient pas exactement quoi, mais ils ne voulaient pas le louper. Ils refusèrent de faire valoir leurs droits les plus fondamentaux, de peur d’irriter, de courroucer les membres de l’ONU, ces mêmes états qui ont envahis leurs territoires, massacrés leurs peuples et tenter d’exterminer leurs cultures. Ce fut un spectacle pathétique, vraiment.

La réunion a été un succès prévisible pour les états envahisseurs des Nations-Unies. Elle a aussi marqué un retrait des 40 ans de lutte vers l’auto-détermination des peuples indigènes qui rugît après les 71 jours de libération de la réserve de Wounded Knee en 1973. Ce que la très grande majorité des peuples indigènes du monde ignoraient au sujet de cette CMPI fut que, de manière ridicule, les conclusions finales ou ce qu’ils ont appelés “Le Document Résultant” ou DR de la CMPI, avait déjà été rédigé par les états membres avant même que la conférence ne débute. La réunion elle-même ne fut qu’une farce ayant un résultat pré-déterminé. Il n’y avait aucun besoin de discussion encore moins d’un débat. En fait, il n’y avait absolument aucun besoin de cette réunion, excepté pour servir d’exemple de théâtre kabuki de l’auto-suffisance, pour permettre aux états de perpétrer la fraude de leur attention envers les peuples indigènes.

La réunion fut une régression pour les peuples indigènes car le mouvement international des peuples indigènes ces 40 dernières années a été largement influencé par 4 priorités stratégiques essentielles. Ces quatre positions ont été consciencieusement exclues ou furent rendues sans intérêt dans le document final résultant (précédant devrait-on dire…) la réunion:

  1. L’Auto-Determination. Le droit à l’auto-détermination des peuples indigènes, ce qui veut dire le droit international pour les nations indigènes de déterminer librement leur statut politique et de poursuivre librement un développement économique, politique, social et culturel. Ceci est un point phare par l’article 3 de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU. L’auto-détermination n’est mentionnée nulle-part dans le DR de la réunion.
  2. La personalité internationale des nations indigènes et le caractère international des traités entre les nations indigènes et les états envahisseurs.

Ce principe est une extension de celui de l’auto-détermination et insiste sur le fait que les peuples indigènes ne sont ni conquis et ne sont pas non plus des nations légalement sous la domination de, ou l’occupation des états envahisseurs. De manière similaire, le principe revendique que les traités entre les peuples et nations indigènes et les envahisseurs doivent obtenir le respect international et être sujets à un arbitrage international impartial comme stipulé dans l’article 37 de la DDPI de l’ONU. Il n’y a aucune mention des traités de quelque nature que ce soit dans le DR de la CMPI.

  1. Le droit des peuples indigènes de contrôler nos territoires, nos ressources naturelles et notre connaissance traditionnelle.

Il n’y a aucune garantie dans le DR de la CMPI pour sécuriser le consentememt libre, préalable et informé (CLPI) des peuples indigènes avant l’invasion des territoires par les états. Il n’y a aucune mention dans la CMPI sur le CLPI. Le dernier jour de la conférence, le Canada a explicitement dit qu’il refusait d’abandonner sa présumée suprématie sur les peuples et nations autochtones. L’arrogance coloniale du Canada n’a pas été unique, simplement le Canada l’a admis ouvertement. Les références au CLPI dans le DR sont fortuites car rendues stériles par le pillage des états de la signification même du CLPI.

  1. Le démantèlement de la doctrine chrétienne de la découverte. Le lit légal sur lequel les Etats-Unis, le Canada et les autres états colons occidentaux rationalisent leur invasion, leur domination et destruction des peuples et nations indigènes. Cette doctrine “légale”, la fondation de toutes les lois fédérales américaines sur les Indiens, légitimise la suprématie blanche et chrétienne ainsi que le vol sur des continents entiers. La légitimité sans relâche de la doctrine dans la loi des états colonisateurs, viole la charte des Nations-Unies, les deux déclarations des droits de l’Homme et la Convention pour l’Éliminaton de la Discrimination Raciale. Et pourtant, la “Conférence Mondiale” et son DR ont entièrement ignoré cet aspect et ont laissé la doctrine chrétienne de la découverte sans aucun examen et complètement intacte.

Les États ne peuvent aucune anticipation de mise en application de la DDPI de l’ONU en ignorant chacun de ces quatre point de focalisation. De même, les peuples indigènes dans la réunion peuvent à peine demander le manteau du “leadership” après s’être portés volontaires comme piliers d’un processus escroc le tout en permettant aux États de déclarer la réunion un succès. La conférence a prouvé être un succès pour les États, pour l’extension de leur domination et de la domestication des peuples indigènes. Le processus de cette “conférence mondiale” a permis aux état d’esquiver toute responsabilité de leurs crimes contre l’humanité, pour génocide, et pour leur destruction persistante des peuples indigènes (ethnocide), au nom du progrès de la “civilisation”, du développement et de la mondialisation.

Le processus de la CMPI contrôlé par les États a utilisé trois tactiques éprouvées par le temps contre les peuples indigènes afin de parvenir à museler une participation effective indigène et d’arracher un consentement dans cet ersatz de “conférence mondiale”:

  1. Diviser pour mieux régner
  2. Exclusion de l’opposition et…
  3. Fayottage

Certains membres de l’ONU (ainsi que la bureaucratie de l’ONU elle-même, qui opère avant toute chose pour protéger les intérêts des états membres), maîtrisèrent très bien le contrôle de certains gardiens du temple indigènes au sein du système onusien et en privilégiant aussi ceux qui étaient en faveur de la CMPI, les “bons Indiens raisonnables”, tout en marginalisant ceux qui avaient des critiques à formuler comme étant les “mauvais Indiens hostiles”. En légitimisant les indigènes gardiens du temple étatique, L’ONU fournît une couche isolante entre les parties étatiques qui voulaient l’apparence des peuples indigènes “marchant avec la CMPI et ceux des indigènes qui rejetaient la manipulation étatique, qui demandaient le respect et une participation équitable et qui refusèrent de donner leur consentement à cette “conférence mondiale” complètement falsifiée.

Alors qu’il devenait clair que les sbires indigènes du système ne pouvaient pas parvenir à un consensus général pour la collaboration des peuples indigènes dans le plan de la CMPI, l’ONU décida alors d’exclure et de réduire au silence l’opposition. Lorsque le North American Indigenous Peoples’ Caucus (NAIPC) décida qu’il n’allait pas accepter la subordination et l’inégalité dans le design même de la conférence, les représentants du NAIPC (à la fois adultes et ceux de la jeunesse), furent systématiquement exclus de tout débat ou décisions en regard de la réunion. L’ONU commença à marginaliser subrepticement les “mauvais Indiens” et donna plus de pouvoir et de responsabilité aux “Indiens pragmatiques”, qui furent d’accord de se soumettre au programme de la conférence.

Les “Indiens raisonables” comme les représentants de l’Indian Law Resource Center (ILRC), le Native American Rights Fund (NARF), la National Congress of American Indians (NCAI) et l’International Indian Treaty Council (IITC), reçurent leur validation en étant permis de rester dans le circuit de communication de l’ONU ; ils furent récompensés avec de l’information, de l’accès et parfois même du financement, pour faciliter leur participation continue. La tactique prit la forme du refus explicite de financer les délégués de l’opposition, tout en finançant ceux qui étaient en soutien, ceci menant à la censure de certaines voix lors de la planification du programme de la CMPI. La stratégie des États était de fournir l’illusion d’un consensus indigène en excluant ceux qui auraient pu s’y opposer et bloquer ce consensus au travers de la critique ou de perspectives contraires.

La troisième tactique, celle du “fayotage”, fut utilisée sans vergogne par certains délégués indigènes des Etats-Unis et du Canada pour circonvenir aux “mauvais indiens hostile” du NAIPC et pour solliciter les gouvernements américain et canadien. Aux Etats-Unis, l’ ILRC, NARF, NCAI et l’IITC se sont rencontrés ont ont communiqués directement avec le gouvernement et ses représentants du ministère des affaires étrangères un bon nombre de fois avant la tenue du la CMPI. Dans un apparent qui pro quo avec les Etas-Unis, les ONG indigènes sont tombées d’accord pour jouer le jeu à la réunion de l’ONU et en échange le gouvernement américain leur lança quelques miettes. Ces miettes prirent la forme d’un soutien cosmétique sur des postures non controversives de la part des ONG, qui ne défiaient en rien la suprématie du pouvoir plénière américain sur la loi et la politique internes sur les Indiens. Les organisations des “bons Indiens” rejetteront bien sûr cette caractérisation, mais les faits parlent d’eux-mêmes. Ils ont permis eux-mêmes et on cajolé plusieurs représentants de “gouvernement tribal” afin qu’ils soient exploités en tant que figurants sur la scène de théâtre Kabuki des États. Pour leur peine, ils sortirent de la réunion sans rien de substantiel.

Une image spécifique de ces relations confortables peut se voir dans la présentation du représentant des Etats-Unis, Keith Harper, lors de la CMPI le 23 Septembre. Harper, un Cherokee, mais parlant pour le gouvernement des Etats-Unis, fut nommé cette année par Obama comme ambassadeur américain au conseils des droits de l’Homme de l’ONU. Le nombre de similarités dans le discours d’Harper avec les positions circulant de l’alliance ILRC/NARF/NCAI défie toute possibilité coïncidentelle. Il est certain que les “Indiens pragmatiques” jubilent sur le fait que Harper ait mentionné la considération américaine de la “possibilité” pour que les “gouvernements tribaux” puissent être un jour, quelque part, au sein du système des Nations-Unies. Les “Indiens raisonables” (comme ces vieux “bons Indiens” d’autrefois..) seraient pourtant bien avisés de ne pas trop en attendre des Etats-Unis et de ses artifices. Tout ceci est à classer avec les milliers de promesses qui jonchent le lit de la relation historique entre les Etats-Unis et les nations autochtones.

Dans les débats ayant eu lieu ces deux dernières années au sujet de savoir si le NAIPC devait se retirer de la CMPI de l’ONU, l’Amérique du Nord a défendu cette participation se basant sur le fait qu’il était important pour les peuples indigènes de participer à cette conférence en référence au dicton qui dit que “si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu”. En d’autres termes, afin de protéger les gains faits depuis 40 ans nous devons continuer à participer au processus de l’ONU, même, apparemment, sous des conditions qui pourraient être irrespectueuses, inégalitaires et destructrices.

En regardant la conférence sur la chaîne de télé de l‘ONU, je pensais à ces débats et au slogan du “menu”. Une autre citation culinaire me vint à l’esprit, cette fois-ci venant du grand auteur uruguyen Eduardo Galeano: “Votre participation dans ce processus ne vous permet que de suggérer la sauce avec laquelle vous serez mangés.” Malheureusement, tout ce qui est sorti de cette conférence de l’ONU fut, comme l’avait annoncé Galeano, l’ “opportunité” pour les peuples indigènes de participer à un processus qui nous permet seulement de suggérer la sauce avec laquelle nous serons mangés par les états et les corporations, entreprises transnationales.

Nous avons été prévenus.

Glenn Morris (Shawnee) est un membre et porte-parole du conseil de leadership de l’American Indian Movement (AIM) du Colorado. Il est professeur de science politique à l’université de Denver, Colorado, où il dirige le 4ème Centre Mondial pour l’Étude de la Loi et de la Politique Indigène. Il a été un défenseur actif des nations autochtones aux Nations-Unies depuis 1981.

Résistance au colonialisme: Un exemple (canadien) de la vaste fumisterie de l’ONU…

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La fourberie de l’ONU

 

Mohawk Nation News

 

Avril 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/tag/section-109-of-the-bna-act-1867/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Canada n’est pas une démocratie constitutionnelle. Ils suivent leur règlementation interne et non pas la règle de la loi (naturelle). Comme toute entreprise, le but est de fournir des dividendes toujours croissants aux actionnaires. Dans le cas de Thahoketoteh de Kanekota, la cour de justice fédérale du Canada a refusé de transférer la question constitutionnelle de la section 109 de la loi du BNA de 1867 (British North America Act de 1867) et de la loi sur la Constitution de 1982 (NdT: la citoyenneté canadienne n’existe que depuis… 1947 ! et même avec un passeport canadien, tout citoyen est sujet de la reine d’Angleterre, la naturalisation canadienne demande un serment d’allégeance à la reine d’Angleterre…). Maintenant la cour suprème du Canada refuse d’entendre l’appel des Chipewyan d’Athabasca (province d’Alberta) au sujet du projet d’extension d’exploitation minière de Jack Pipe Mine sur leur territoire.

Dans les années 1920, le Canada a exclus tous les peuples indigènes de toutes organisations internationales et de protection des droits de l’Homme. Nous fûmes tous placés sur la voie du génocide et de la disparition forcée.

En tant qu’alliés indépendants de la Grande-Bretagne, la Confédération Iroquoise n’a jamais accepté de faire partie du Canada. En 1920, nous avons pétitionné la cour suprême du Canada pour légiférer sur l’illégalité de la loi sur les Indiens (Indian Act) et de l’interférence avec le ministère des affaires indiennes. Le Canada a refusé que la cour suprême n’entende notre cas sur l’avis personnel de Duncan Campbell Scott du ministère des affaires indiennes. Nous avons pétitionné le gouverneur général du Canada (NdT: Nommé toujours jusqu’à aujourd’hui par le roi ou la reine d’Angleterre), qui envoya la pétition à… Duncan Campbell Scott !…

La Grande-Bretagne a illégalement mal géré notre fond fiduciaire indien en croissance permanente à plus de 70 000 milliards de dollars, a aloué nos terres sans aucun consentement et commença à donner le droit à l’auto-gouvernement aux colons européens implantés. Ils voulurent nous assimiler et forcer leurs lois sur nous.

En 1923, nous fîmes une demande pour rejoindre la Société des Nations (NdT: SDN, mère de l’ONU qui fut créée après la 1ère guerre mondiale), une entreprise/corporation établie par les banquiers (NdT: tout comme celle qui lui succéda… l’ONU dont la QG est construit à New York sur un terrain “donné” par la famille Rockefeller…). Le chef de la Confédération Iroquoise Deskaheh envoya une pétition à la reine de Hollande qui la fit suivre à la SDN. La Grande-Bretagne fit pression sur la Hollande pour que celle-ci enterre notre demande.

Deskaheh alla à Genève avec le soutien de l’Estonie, de la Perse (aujourd’hui l’Iran), de l’Irlande et du Panama pour que la cour permanente internationale de justice confirme que nous étions un “état”. Ils refusèrent d’entendre notre plaidoirie. L’empire britannique fit alors pression sur tous nos soutiens. Nous avons alors essayé le tribunal arbitral de La Haye. Un conseil de l’ordre illégal canadien déclara notre gouvernement de la confédération des six nations iroquoises comme ayant été remplacé par un conseil émanant de la loi sur les Indiens (Indian Act), enterriné par l’entreprise/corporation Canada.

Le 25 octobre 1924, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) éjecta les chefs de la confédération iroquoise de la Maison du Conseil pour installer un conseil émanant de la loi sur les Indiens, ainsi que les lois émanant de l’Indian Act et ce de manière tout à fait illégale dans le pays. Une résolution fut promptement adoptée déclarant que Deskaheh ne représentait plus les Six Nations iroquoises. Il fut assassiné peu de temps après par des agents de Duncan Campbell Scott.

Notre droit d’adjudication neutre permettant de nous représenter nous-mêmes fut annulé. Des nations à travers le monde adoptèrent la même position, décrétant que tous les indigènes devenaient un “problème interne”. Nous fûmes tous exclus d’être considérés membres à égalité de la société internationale des nations. Nous avons maintenu notre nationalité au travers de tout cela.

En 1948, la délégation canadienne emmenée par Lester B. Pearson s’est abstenue de voter pour la déclaration des droits de l’Homme de l’ONU. Les politiciens canadiens ne voulaient pas que les corps constitués internationaux des droits de l’Homme questionnent et analysent leurs violations de nos droits humains. Une “culture des droits de l’Homme” n’a jamais existé au Canada.

Aujourd’hui, l’ONU est une corporation ayant un département international des affaires indiennes qui essaie de renforcer la colonisation, soutenu en cela par la puissance létale des états ayant des armes et menaçant ceux qui résistent. Ce génocide à l’échelle nationale et internationale prendra bientôt fin tandis que de plus en plus de nations se séparent de la grille de contrôle des Nations-Unies (comme les pays du BRICS et une alliance de 180 nations). Comme Bob Marley l’a si bien chanté dans “Babylon System”, “Nous refusons d’être ce que vous voulez que nous soyons, nous sommes ce que nous sommes et c’est comme çà que cela sera.”

William A. Schabas. “Canada and the Adoption of the Universal Declaration of Human Rights”. 1998

Supreme Court refuses Athabasca/Chipewyan Constitutional challenge