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Colonialisme occidental: Quelques noms des plus de 50 000 enfants autochtones victimes du génocide canadien…

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 décembre 2015 by Résistance 71

“La force, même cachée, induit la résistance.”

~ Proverbe Lakota (Sioux) ~

 “Attention, les chrétiens viennent pour vous choper et ce ne sont pas des gens sympas…”

~ George Carlin ~

 “Notre nation est née dans le génocide lorsqu’elle embrassa la doctrine que l’américain originel, l’Indien, était un être inférieur. Avant même qu’il y ait eu un grand nombre de nègres sur nos côtes, la balafre de la haine raciale avait déjà défiguré la société coloniale.”

~ Martin Luther King ~

En ces fêtes de fin d’année, beaucoup commémorent les disparus. Nos médias nous remémorent en boucle les assassinés du Bataclan. Il n’y a pas de différences entre ces innocents et la foule d’innocents assassinés chaque jour dans le monde par la veulerie occidentale et notre approche systémique arrogante et violente dans nos rapports avec autrui.

En ce moment particulier de fin d’année, de ces fêtes paragon de la société mercantile et futile, nous tenons à commémorer quelques-uns des plus de 50 000 enfants assassinés, disparus dans ce nettoyage ethnique de masse qui s’est tenu dans les pensionnats pour Indiens au Canada (et aux Etats-Unis) entre 1889 et 1996. Certains de ces enfants ont été assassinés de notre vivant. Ceci n’est pas de “l’histoire ancienne”. L’empire est bâti sur un gigantesque génocide de plus de 100 millions de personnes. L’empire a volé, usurpé tout ce qu’il possède. L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie coloniale se tenant main dans la main avec les peuples et nations originels des 4 autres continents, balayant la pyramide oligarchique qui ne fait que semer mort, terreur, misère et chaos sur cette planète qui ne nous appartient mullement mais que nous ne faisons qu’emprunter à nos enfants et petits-enfants.

L’éveil, c’est réaliser et abattre le plus grand fléau de l’humanité: le colonialisme et ce par quoi il arrive – l’État !

Noël 2015 et le nouvel an 2016 se feront sous la loi martiale et sous une dictature qui sort du bois, Noël 2016 sera t’il au goulag ? Méditez bien là dessus avant de vous empiffrer durant les fêtes et commencez sérieusement à penser à ce que vous allez faire pour que çà change vraiment… Ce n’est plus l’heure des résolutions petit bras de nouvel an.

Union + Organisation = Action Directe Efficace

~ Résistance 71 ~

 

Quelques uns des disparus du Canada

 

La culpabilité de leurs assassins demeure !

 

Kevin Annett

 

21 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2015/12/21/some-of-the-disappeared-of-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Maisie Shaw, 14 ans, poussée à coup de pied dans les escaliers de la cave par le principal du pensionnat le révérend Alfred Caldwell de l’église unifiée du Canada, pensionnat d’Albeni, dans la nuit du 24 décembre 1946. Lieu de sépulture inconnu.

Albert Gray, 11 ans, battu à mort par ce même révérend Alfred Caldwell, pour avoir pri des prunes d’un bocal au pensionnat pour Indiens d’ Ahousaht United Church le 13 janvier 1938. Lieu de sépulture inconnu.

Vicky Steward, 9 ans, décédée de traumatisme cérébral suite à des coups reçus par la matronne Ann Knizky, du pensionnat United Church Edmonton le 9 Avril 1958. Enterrée à Waglisla après qu’un faux certificat de décès ait été délivré.

Richard Thomas, 15 ans, battu à mort par le frère Terrance McNamara à la Kuper Island catholic indian school, en avril 1964. Enterré dans la partie sud de la propriété de l’école dans une fosse commune avec d’autres enfants.

Joey Lavallee, 5 ans, assassiné au moyen de torture par chocs électriques administrés par un aiguillon à bétail électrique manié par un prêtre catholique à la prairie catholic school en Juin 1966. Lieu de sépulture inconnu.

Elaine Dick, 6 ans, rouée de coups et piétinée à mort par une sœur à la St. Paul’s catholic day school du nord de Vancouver au printemps 1966. Enterrée au cimetière Squamish sous un faux nom.

Margaret Sepass, 9 ans, fouettée à mort par un surveillant de dortoir à la St. Michael’s Anglican Indian school, Albert Bay, en décembre 1961. Lieu de sépulture inconnu.

Joseph Jones, 11 ans, sodomisé à mort par un membre du personnel de la St. Michael’s Anglican Indian school, Albert Bay, le 2 Octobre 1949. Lieu de sépulture inconnu.

Albert Hance, 14 ans, mort de faim dans une pièce de réserve froide en punition pour s’être endui de l’école St. George’s Anglican Indian school, Lytton, Enterré près de l’école dans une fosse commune.

Nora Jones, 4 ans, disparue à tout jamais du pensionnat de l’United Church D’Albeni le 5 Avril 1970.

Sally Gardiner, 16 ans, décédée au cours d’un avortement forcé après avoir été violée par un membre du personnel du pensionnat de l’ United Church Alberni en février 1966. Enterrée avec son fœtus dans la forêt à l’ouest du bâtiment de l’école dans une fosse commune.

Albert Baptiste, 9 ans, décédé par électrocution suite à des chocs électriques administrés au moyen d’un aiguillon à bétail électrique par un prêtre catholique à la St. Eugene catholic Indian school, Cranbrook, le jour de Noël 1951. Enterré au cimetière indien local.

Clifford Tale, étranglé par un membre du personnel du pensionnat d’Alberni le 3 février 1965. Lieu de sépulture inconnu.

Nouveau né de sexe féminin brûlée vive dans une chaudière à la Muscowequan catholic Indian school dans le Sakatchewan par un prêtre en Novembre 1944. Les cendres furent éparpillées dans la nature.

Maggie Seward, 13 ans, défenestrée par une sœur à la Kuper Island catholic school, en janvier 1930. Lieu de sépulture inconnu.

Sandy Mitchell, 10 ans, décédé après avoir servi de cobaye médical pour des médecins parlant allemand à la Kuper Island catholic school, en janvier 1939. Enterré secrètement au cimetière de l’hôpital Coqualeetza, Sardis.

Quinze garçons et filles Mohawk abattus par arme à feu par des soldats canadiens près du pensionnat de l’église anglicane de Brantford, Ontario à l’été 1943. Enterrés dans une fosse commune dans le parc Glebe tout proche.

Il y a plus de 60 000 enfants entre 4 et 16 ans, garçons et filles, décédés de causes inconnues et non enregistrées dans les pensionnats pour Indiens sous le gardiennage et la responsabilité légaux des églises catholique, anglicane et unifiée du Canada entre les années 1889 et 1996. Ces enfants ont été massivement enterrés dans des fosses communes au moins au nombre de 28 ou brûlés dans les chaudières des école et leurs cendres disséminées.

Johnny Bingo Dawson, 53 ans, survivant des pensionnats pour Indiens et leader de l’association Friends and Relatives of the Disappeared (FRD) est mort des suites d’un passage à tabac brutal aux mains de trois policiers de la ville de Vancouver le 6 décembre 2009. Les causes du décès ont été falsifiées sur l’acte de décès. Il a été inhumé dans un lieu inconnu.

Ricky Lavallee, 47 ans, survivant des pensionnats pour Indiens et leader de la FRD et témoin occulaire de la mort de Bingo Dawson est décédé des suites d’un coup reçu à la poitrine par un assaillant inconnu le 3 janvier 2012.

William Arnold Combes, 56 ans, survivant des pensionnats pour Indiens et aussi leader de FRD, témoin occulaire de l’enlèvement et de la disparition de 10 enfants par la reine Elizabeth II d’Angleterre en 1964, est mort suite à une injection mortelle et un retrait prématuré du système de réanimation qui le maintenanait en vie à l’hôpital catholique St Paul de Vancouver le 26 février 2011. Lieu d’inhumation inconnu.

Harry Wilson, 53 ans, survivant des pensionnats pour Indiens et premier témoin occulaire à avoir trouvé les restes d’un cadavre au pensionnat d’Alberni est décédé des suites de coups et blessures reçus à la tête et à la poitrine le 3 Mars 2012 à Vancouver. Lieu d’inhumation inconnu.

Continuation du génocide des pensionnats pour Indiens au Canada… La disparition en masse des femmes autochtones et la mascarade des « enquêtes »…

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Voir notre dossier: « A découvert: génocide au Canada passé et présent » en trois parties ~ l’affaire des pensionnats pour Indiens où 50 000 enfants autochtones furent exterminés (chiffre conservateur) entre 1876 et 1996, pensionnats administrés par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada ~

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Le grand étouffement canadien: l’enquête sur les femmes (autochtones) disparues ou comment faire passer l’échappatoire pour un succès policier

 

Kevin Annett

 

10 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2015/12/10/the-great-canadian-cover-up-part-two-the-missing-womens-inquiry-or-making-the-getaway-look-like-a-bust/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

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“Nous avons toujours su qu’une magouille se produisait quand le chef de la police locale a commencé à faire de grandes déclarations publiques et à faire beaucoup de bruit dans la presse au sujet des ‘enquêtes criminelles’. C’était sa façon de prévenir ses sbires de prendre la tangente et de planquer leur merde avant d’être exposés au grand jour. Les gouvernements ne sont en rien différents.”

 -George Brown, gendarme en retraite de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC, la “police montée), Vancouver, 2006

“Ce ne sont pas seulement nos femmes qui disparaissent. Des familles entières disparaissent. Nos communautés indigènes du nord (de Vancouver) sont terrorisées et éliminées pour l’accaparement de leurs terres par les grosses entreprises et leurs hommes de main de la GRC (gendarmerie, police montée canadienne). C’est le génocide des pensionnats pour Indiens amené à son étape supérieure.”

– Carol Martin, Vancouver, 2009

 

C’est une coïncidence que je me tenais devant l’hotel Georgia dans le centre de la ville de Vancouver, lorsque j’ai lu ce soir l’annonce d’une nouvelle grande “enquête” sur les femmes autochtones disparues, annonce faite par le nouveau gouvernement libéral canadien. Des prostituées autochtones entrent dans cet hôtel pour ne plus jamais être revues, dans la mesure où il est aussi le club privé pour la police de Vancouver et les juges anciens du système. Mais la plupart des gens ne font pas la connexion, pas plus qu’ils ne comprennent vraiment ce que sont des “enquêtes gouvernementales”.

Dans les traces de cette immense opération de camouflage qu’est la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), le petit nouveau premier ministre canadien Justin Trudeau, fils de son père, (NdT: l’ancien PM Pierre Trudeau) a lancé son propre effort d’effet miroir et d’écran de fumée, équipé qu’il fut de toutes les bonnes phrases pour ce faire. Ceci cible, sans surprise aucune, cet autre génocide qui donne au Canada une telle mauvaise réputation et endommage son crédit et son tourisme, à savoir, ce qui est étiqueté de manière restrictive comme l’affaire “des femmes aborigènes disparues” (NdT: la première affaire de génocide étant celle s’étant tenue dans les pensionnats pour Indiens où plus de 50 000 enfants moururent et “disparurent” entre la fin XIXème siècle et 1996, date de la fermeture du tout dernier de ces pensionnats qui étaient gérés par les églises sous couvert de la loi sur les Indiens, Indian Act. Kevin Annett a passé plus de 20 ans à rechercher et exposer ce crime contre l’humanité que la CVR a cherché à étouffer et à minimiser). Et comme petit néophyte qui a l’air de quelqu’un qui n’a jamais besoin de se raser, le p’tit Trudeau doit rendre cette dernière farce en date crédible à l’opinion.

Bien entendu, derrière l’impératif politique d’un nouveau ravalement de façade pour la nation, se trouve la réalité qui veut que, comme “toutes les enquêtes officielles” émanant d’Ottawa, ces “enquêtes sur les femmes disparues” ne devront avoir ni dents, ni volonté, ni de pouvoir légal de faire quoi que ce soit d’autre que de donner quelques molles “recommandations”. Quelqu’un a t’il dit CVR bis repetita ?

Il faut dire que les groupes qui ont bloqué et fait dérailler les vrais efforts pour trouver ceux responsables des disparitions, sont les mêmes que ceux qui sont en charge de cette “enquête”. Le plus important à cet égard est la très mal nommée “Native Women’s Association of Canada” (NWAC), une succursale entièrement financées, possédée et gérée par le gouvernement, mise en place de la même manière que l’Association des Premières Nations (APN/AFN) pour divertir et dérouter les véritables mouvements indigènes pour le changement. La NWAC mènera l’enquête, donc, ne nous énervons pas.

D’autre part, “l’enquête” a déjà annoncé son intention de travailler “en étroite relation avec les enquêtes de police déjà existantes” sur les affaires de femmes disparues. Les quoi ? Il n’y a aucune enquête de la sorte. En fait , pour être plus précis lorsqu’une démarre, elle est très vite classée sans suite par ces mêmes forces de police. Ne me croyez pas. Demandez à un flic, comme George Brown par exemple.

George est un amérindien de la côte ouest canadienne et un gendarme de la police montée en retraite, ayant servi plus de 20 ans dans la GRC. Au printemps 2006, lui et plusieurs autres personnes essayèrent de mettre en place leur propre “communauté d’enquête sur les personnes disparues”. Ils se basèrent dans l’Est de la ville de Vancouver, dans une banlieue où disparassaient tant de personnes natives. Leurs efforts n’ont pas duré six mois avant que la police de Vancouver (NdT: pas la GRC, la police locale…) ne pointe littéralement un révolver sur la tête de George et lui demande d’arrêter toute enquête.

George se souvient,

D’après des témoins occulaires et aussi quelques personnes de l’intérieur, nous étions très proches de trouver quels policiers expérimentés et quels politiciens étaient impliqués dans le réseau de trafic humain et même dans quelques assassinats. C’est à ce moment là que le marteau a frappé. Je devais arrêter ce que je faisais si je désirais continuer à vivre, c’était aussi simple que çà.” [1]

Annie Parker était une des témoins occulaires. Kidnappée et torturée par le flic de Vancouver Bruce Michaelson pour la forcer de travailler pour le réseau de prostitution et de snuff films géré par la police connu sous le nom de “The Hooker Game” ou “Le jeu de pute”, Annie fut emmenée dans des partouzes où de jeunes femmes, essentiellement aborigènes, étaient droguées, violées et assassinées devant les caméras. Michaelson et un des tueurs psychopathes sévissant sur Vancouver, un officier de l’armée canadienne du nom de Jean-Guy Boudrais se débarassaient des corps. Durant ces partouzes, Annie vit le maire de Vancouver et maintenant sénateur Larry Campbell, l’ancien premier ministre canadien Paul Martin et une pléïade du menu fretin de la politique. [2]

Ceci dit, quiconque travaille suffisamment longtemps avec les peuples aborigènes de la côte ouest canadienne apprend très vite les véritables raisons du pourquoi tant d’entre eux disparaissent. Ceci n’est pas à cause de quelques barjots psychopathes loups solitaires, bien que de tels monstres soient très certainement utiles aux véritables coupables, mais à cause de la gourmandise corporatrice pour les terres et les ressources natives des terriroires du centre et du nord de la Colombie-Britannique. Ces corporations sont bien aidées pas seulement par les fédéraux eux-mêmes, mais aussi par les politiciens aborigènes qui ont des liens très étroits avec le gouvernement et la NWAC, comme le “chef” Ed John, lui-même accusé d’être un tueur de femmes.

Ed John a fait fortune et a gagné son capital politique en évinçant d’autres membres de sa tribu Carrier-Sekani de leur terre pour le bénéfice d’entreprises comme Alcan et Interfor, ainsi qu’en se livrant au trafic d’enfants vers les foyers de riches pédocides. Il a aussi aidé à faire fermer le seul tribunal indépendant traitant des affaires émanant des pensionnats pour Indiens à l’été 1998 en terrorisant les témoins à charge au moyen d’une brigade d’hommes de main (Goons) à sa solde. Les efforts d’Ed ont tellement impressionné Ottawa, qu’ils l’ont éventuellement envoyé à l’ONU comme “représentant aborigène” du Canada (je ne plaisante pas du tout…) [3]

Ed a aussi participé au viol et au meurtre de personnes d’après des témoins occulaires comme Les Gueurin de la réserve indienne de Musqueam au sud de Vancouver, où Ed vit avec sa femme, chef de l’Association des Nations Premières et vendue du gouvernement, Wendy Grant. La réserve Musqueam, d’après Les qui a découvert quelques uns des os de victimes, qui est aussi le lieu de larguage des restes des dépouilles de personnes disparues, personnes sur lesquelles les potes d’Ed John “enquêteront” à la NWAC lors de son “enquête” à venir.

Bien entendu, ce type de collusion interne entre des suspects et des enquêteurs est autant canadien que les délits d’initiés à la bourse, ou, comme l’avait si tristememt dit l’agent du bureau des affaires indiennes Gerald Barry en concluant son “enquête” sur la mort d’enfants au pensionnat Ahousaht géré par l’Eglise Unifiée du Canada au début des années 1940 et qui écrivit à ses patrons à Ottawa:

Comme ceci était la propriété de l’église, nous avons fait attention pour que l’enquête ne soit pas trop approfondie.” [4]

Tout pointe dans la direction d’un incroyable camouflage des milliers de disparitions de personnes autochtones et ceci va se répéter dans la mesure où les avocats vont encore s’occuper de “l’enquête sur les femmes disparues”. Ceux que William Shakespeare nous pressait de tuer ont eu une très longue expérience pour planquer les cadavres sur la côte Ouest du Canada.

En 2004, après que les avocats des familles de quelques femmes disparues de Vancouver reçurent des preuves légistes que des restes de femmes avaient été retrouvees dans une décharge à ordure sur la réserve Musqueam d’Ed John, les avocats ont ignoré ces faits, tout naturellement puisque la nouvelle preuve dérange le grand plan de corruption dont les avocats des deux parties s’étaient arrangés de conclure, disant qu’un “loup solitaire” psychopathe en la personne de Willy Pickton, avait tué des douzaines de femmes indiennes de la région de Vancouver. En fait, un grand nombre de charniers suggère en fait une conspiration criminelle bien plus grande que ce pauvre Mr Pickton que la police avait déjà sélectionné comme seul suspect et coupable. Cameron Ward, l’avocat des familles n’a même pas retourné les coups de téléphone, ni les e-mails de Les Gueurin, l’agent d’entretien de la réserve de Musqueam qui avait trouvé les os et les avait fait analyser et positivement identifier comme étant des restes humains. [5]

Ottawa a récemment appris sa leçon du procès de Pickton, qui a révélé que la police de Vancouver savait depuis des années au sujet du centre de carnage connu sous le nom de “Piggy’s Palace” (NdT: “le palais du cochon”, Pickton avait une ferme porcine et passait les cadavres des femmes dans un broyeur) à Coquitlam et que non seulement elle ne fit rien mais qu’en plus certains policiers étaient présents durant les nuits de viol, et de snuff films qui s’y déroulaient. Donc pour cacher l’implication de la police et de haute personnalités politiques avec les Pickton, qui n’étaient en fait que l’équipe de nettoyage des carnages laissés par des personnalités bien plus riches, qui elles perpétraient les assassinats, le gouvernement est en fait en train de s’offir la meilleure “assurance” possible en en faisant un grand spectacle impliquant dans le processus les familles des victimes. Ceci va couper l’herbe sous les pieds de tout critique indépendant et de tout fouille-merde qui découvrirent la dernière la connexion entre la police et Pickton. Mais une telle implication se fera au prix du silence et de la complicité dans ce qui va devenir inévitablement une porte de sortie pour les véritables assassins. [6]

Au bout du compte, aucun gouvernement canadien n’ira jamais au fond de l’affaire et n’arrêtera le trafic et le meurtre des aborigènes, tout comme les viols d’enfants ne seront jamais officiellement arrêtés et ce pour la même raison: à chaque fois que la police est amenée à creuser profond l’enquête, elle finit par enquêter sur ses propres patrons et leurs amis. Comme nous le rappelle l’activiste Nishga Carol Martin au sujet des disparus du Canada: “Cela n’est en fait que le génocide perpétré avec les pensionnats pour Indiens, mené à son étape supérieure.

Ce qui est vraiment nécessaire est que la communauté agisse par elle-même contre et en court-circuitant les autorités établies, comme George Brown et d’autres l’ont fait. En fait, lancer de telles enquêtes indépendantes et citoyennes en ayant le pouvoir de mettre en état d’arrestation et de traduire en justice ceux qui ont tués nos voisins, est le dernier recours restant aux Canadiens qui veulent faire plus que simplement se rappeler des disparus. Pour ce faire, nous devrons d’abord établir nos propres tribunaux de droit coutumier et devrons sortir complètement de la jurisdiction de la “Couronne”, mûs par la volonté et la liberté de rendre possible un tel changement. Mais considérant notre historique, ce genre de défi a autant de chances de se produire que le nouveau premier ministre canadien Justin Trudeau a de citer par leurs noms tous ceux des politiciens trempant dans les réseaux de trafic d’enfants.

Quoi qu’il en soit restez à l’écoute. Cela ne pourra qu’empirer pour ceux qui ont des yeux pour voir et un cœur pour se révolter.

……….

Notes

(1) From an interview with the author on May 14, 2006 in Maple Ridge, B.C. George Brown is also featured as a witness in Unrepentant, the award-winning documentary film on Indian residential schools found at www.hiddennolonger.com .

(2) See Annie Parker’s complete testimony at www.itccs.org , Important Posts: “Memo on the Organized Disappearance, Torture, Exploitation and Murder of Womena and Children on Canada’s West Coast”, May 26, 2006: ( http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnesses/ )

(3) From the testimony of numerous witnesses in closed sessions, and of Frank Martin and Helen Michel, Carrier-Sekani tribal members who testified about the killing of their relatives by Ed John’s agents in Prince George, at the IHRAAM Tribunal in Vancouver on June 13, 1998. The author was physically assaulted at the same Tribunal on June 14 by a rather large man named Dean Wilson who claimed to represent Mr. John, and who while clutching the author by the throat exclaimed, “Eddie John doesn’t like what you’re doing here! He’s the one who speaks for Indians, get it?”

(4) From the Indian Affairs RG 10 collection (Indian residential schools), R 7733 file, West Coast Agency reports, January 17, 1940, as quoted in “Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and Present” BY Kevin D. Annett, www.hiddennolonger.com .

(5) From a series of videotaped interviews by the author during 2004 with Les Guerin and Jim Kew, both of whom were residents on the Musqueam Indian reservation during this period. Documents related to these incidents are also on line at www.hiddennolonger.com .

(6) The involvement of elements of the RCMP and Vancouver city police with the Hell’s Angels and the Pickton brothers has been testified by eyewitnesses including two aboriginal women who were taken to Piggy’s Palace by police during 1999 and 2000. Both women were interviewed by the author on his Vancouver Co-op Radio program Hidden from History in the summer of 2010, shortly before that program was suddenly cancelled without explanation by the government-funded station managers. In addition, a former Canadian Security Intelligence Service (CSIS) operative named Grant Wakefield who was an undercover informant at Piggy’s palace met with the author during 2011 and gave his own eyewitness account of seeing the politicians mentioned and senior RCMP officials participating in the rape and killing of aboriginal women there. See the author’s upcoming book Unrelenting for more details.

Crimes colonialistes du Canada: La farce du rapport de la Commission Vérité et Réconciliation sur l’holocauste aborigène…

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Le maquillage élaboré du Canada de son génocide prouve néanmoins la culpabilité et l’intention criminelle du gouvernement et des églises

“Ils ont perdu leur droit légal et moral d’exister…” (Tribunal de Droit Coutumier, Bruxelles)

 

ITCCS

 

2 juin 2015

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2015/06/02/breaking-news-june-2-2015/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Nous avons couvert extensivement ce sujet et avons traduit énormément d’info. A lire sous cet article, une compilation pour mieux comprendre cette affaire criminelle sans nom impliquant le gouvernement colonial canadien et les églises sévissant sur ses terres usurpées et qui ont commis ENSEMBLE ce génocide, qui aujourd’hui ne dit son nom qu’à “demi-mot”…

Ottawa:

La tentative onéreuse du Canada sur plusieurs années de se faire exonérer de ses assassinats de masse d’enfants aborigènes (NdT: plus de 50 000 enfants “disparus” – chiffre conservateur — dans les pensionnats pour Indiens entre la fin XIXème siècle et 1996, date de la fermeture du dernier pensionnat…) s’est terminée hier dans le mensonge et la honte absolue, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) financée par l’état canadien a publié son rapport final sur le système meurtrier des pensionnats pour Indiens, rapport qui a obscurci plus qu’élucidé l’affaire tout en ne tenant personne pour responsable du pire des crimes de l’histoire du Canada.

Le rapport de la CVR qui a coûté aux contribuables canadiens 68 millions de dollars a reconnu qu’un génocide s’était effectivement déroulé au Canada, mais n’a nommé aucun perpétrateurs, a ignoré les conséqences légales d’un tel crime et a effectivement absout le Canada et ses multiples églises en charge des pensionnats des viols, tortures et meurtres systémiques d’enfants aborigènes qui eurent lieu pendant plus d’un siècle.

Minée par la corruption et les effets tampons de tout poil, snobant ouvertement la loi internationale et la règle procédurière en muselant des témoins oculaires et en détruisant des preuves cruciales, la CVR a conclu en rapportant que des milliers d’enfants “ont pu” mourir dans le système de pensionnats pour Indiens, malgré ses propres preuves confirmées de dizaines de milliers de telles morts.

Justifiant l’évasion de cette vérité, le président de la CVR, le juge Murray Sinclair, qui fut mis en accusation en 2013 par une cour internationale de justice pour obstruction à la justice et couverture d’actes de génocide, a menti publiquement hier lorsqu’il a affirmé que “Le gouvernement (canadien) avait arrêté de publier les enregistrements des décès des pensionnats pour Indiens en 1920.” En fait, des rapports de décès d’élèves et une mortalité constante entre 40 et 60%, furent continuellement publiés par le gouvernement jusqu’à au moins l’année 1969, comme cela fut prouvé en 1998 par le révérend Kevin Annett dans ses recherches indépendantes et subséquemment.

Dans une déclaration publique aujourd’hui qui sera postée sur Youtube, Kevin Annett a remarqué:

“Le peu de vérité sur l’holocauste canadien que la CVR a admis est simplement une remouture de tout ce que j’avais rendu public en Juin 1998 au cours de notre propre enquête indépendante. La CVR a simplement géré théâtralement une absolution publique pour les églises impliquées (NdT: catholique, anglicane, presbytérienne, unifié du Canada) et le gouvernement qui ont ensemble exterminé plus de 50 000 enfants. Personne n’ira en prison pour ces assassinats: la CVR fut mise en place pour que ceci soit assuré, ceci est un crime national de plus !…”

Commentant depuis Bruxelles sur le rapport de la CVR, une porte-parole du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (ITCCS), le corps juridique qui a mis en accusation le Canada et ses églises pour génocide en 2012 et en 2013, a dit aujourd’hui:

“Les églises et les gouvernements qui ont commis et caché ces horribles crimes n’ont aucun droit sous la loi des nations de conduire des “enquêtes” autogérées sur eux-mêmes, comme cela vient de se produire au Canada. Donc nous considérons la rapport de la CVR comme étant une entrave claire à la bonne marche de la justice et il ne diminue aucunement d’un iota la responsabilité criminelle du Canada et de ses églises, ainsi que de leurs soutiens de Londres et de Rome, pour ces crimes de guerre. Franchement, ces corps constitués ont perdu tout droit légal et moral d’exister.”

A Winnipeg, et en réponse au rapport de la CVR, le conseil provisoire de la légalement déclarée République du Kanata a annoncé une nouvelle campagne pour “démanteler cette conspiration criminelle appelée Canada et mettre en application les mandats d’arrêts citoyens contre trente leaders de l’église et de l’état du Canada”, ceci incluant le président de la CVR Murray Sinclair.

“Ils ont admis leurs crimes et ont été condamnés devant la loi, c’est maintenant à nous, le peuple de punir ces criminels et leur système, de nettoyer notre pays de leur héritage d’assassinats d’enfants” a déclaré Kevin Annett aujourd’hui.

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Lectures connexes:

https://resistance71.wordpress.com/2013/11/04/genocide-des-nations-autochtones-au-canada-le-cas-sanglant-des-ecoles-residentielles-pour-indiens-de-1850-a-1996-mis-au-grand-jour-1ere-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2013/11/06/genocide-des-nations-autochtones-au-canada-le-cas-sanglant-des-ecoles-residentielles-pour-indiens-de-1850-a-1996-mis-au-grand-jour-2eme-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/25/le-fleau-du-colonialisme-passe-et-present-la-mascarade-du-concept-de-la-reconciliation/

https://resistance71.wordpress.com/2013/09/19/colonialisme-et-genocide-au-nouveau-monde-a-decouvert-genocide-au-canada-passe-et-present-introduction-1ere-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2013/09/23/colonialisme-et-genocide-au-nouveau-monde-a-decouvert-genocide-au-canada-passe-et-present-introduction-2eme-partie/

Dossier complet:

https://resistance71.wordpress.com/page/3/?s=kevin+annett

 

Canada, colonialisme et le deux poids deux mesures: Harper « veut retrouver les filles nigérianes kidnappées »…

Posted in actualité, colonialisme, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 11 mai 2014 by Résistance 71

… mais refuse une enquête officielle sur les milliers de femmes et jeunes-filles autochtones portées disparues et/ou assassinées au Canada. L’état canadien est toujours dans une logique génocidaire pour éliminer les politiquement gênant à la maison, mais là où les compagnies minières canadiennes pourraient se gaver (le Nigéria c’est de pétrole, des minerais, de l’uranium, de l’or, du gaz etc…), « l’aide » et les larmes de crocodile abondent…

Être faux-cul n’est pas conseillé, mais requis pour se maintenir dans la pyramide de l’obsolescence étatique…

— Résistance 71 —

 

Le Canada “venge” les filles africaines enlevées et assassinées

 

Mohawk Nation News

 

10 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/05/10/canada-avenges-murdered-missing-african-girls/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’entreprise commerciale appelée “Canada” refuse d’enquêter sur les milliers de femmes autochtones qui ont disparues et ont été assassinées au Canada. Nos femmes n’ont aucune valeur politique pour eux et une enquête sur leur disparition pourrait faire apparaître une implication directe des forces de l’ordre.

Cependant, le Canada envoie en toute urgence au Nigéria une équipe de “vengeurs” pour chasser les kidnappeurs des quelques 200 lycéennes disparues ou assassinées par la guérilla du Boko Haram. Harper a dit de fait: “Nous ne voulons pas que du mal soit fait à ces filles qui pourraient être violées, mises en esclavage ou prostituées”, tout comme ces femmes autochtones au Canada sur lesquelles il refuse de faire enquêter. Pourquoi ne fait-il pas enquêter sur les milliers de femmes et jeunes-filles portées disparues (au Canada) et assassinées, chose pour laquelle il a été élu par son peuple?

Le premier ministre Stephen Harper a amené le mensonge à un nouveau niveau. Il va combattre tant de barbarisme. Le Canada, les Etats-Unis et la France envoient des conseillers, de la surveillance, de l’armement et des milliers de troupes pour retrouver ces filles et pour combattre le terrorisme et les militants islamistes au Nigéria (NdT: dont les liens avec la CIA sont de plus en plus évidents..). Le gang Boko Haram a été créé de façon à donner un prétexte à l’occident de déstabiliser l’Afrique, de façon à pouvoir avoir plusieurs guerres pour doper leur économie artificielle. Le leader du Nigéria, Jonathan le chanceux et son épouse Precious sont des biens des corporations enregistrées sous le Vatican. L’armée nigérianne est entraînée, financée et armée par les Etats-Unis.

Historiquement, nos femmes indigènes ont été ciblées pour l’élimination dès le début du programme de génocide. Le 25 Octobre 1884, la loi sur l’avancement des Indiens (Indian advancement Act) créait les “réserves indiennes” qui sont des camps de prisonniers pour les Indiens. Les écoles résidentielles (pensionnats) devaient s’assurer de l’accélération de l’élimination de nos enfants, de la stérilisation et de l’élimination de nos femmes et le démantèlement de nos clans. Nous devions être christianisés ou tués !

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) mise en place par le premier ministre Harper pour enquêter sur l’Holocauste des pensionnats pour Indiens a conclu que la “couronne” (le Vatican) avait commis un génocide sous toutes les descriptions légales. Laws against crimes of genocide.

Il est temps pour l’entreprise de la “couronne” appelée Canada d’être mise en jugement pour le crime de génocide contre les peuples indigènes et ce dans un tribunal d’arbitrage international non contrôlé par le Vatican. International Court of Arbitration.

Nigeria asks for help.

Canada helps Nigeria combat Boko Haram.

Résistance au colonialisme: Canada ou Kanata ?…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 22 novembre 2013 by Résistance 71

La société traditionnelle indienne est « anarchiste » par essence puisque non-étatique, non centralisée et à pouvoir non-coercitif. Les seules « institutions » sont les conseils des femmes et des chef (clans, nations, confédération) qui ne prennent des décisions qu’à l’unanimité, après débat populaire à la base. Les représentants sont de véritables représentants de la nation, des nations, qui ne rendent directement de comptes qu’à leurs peuples qui est véritablement souverain et décide de tout. Des sociétés où la chefferie est tout sauf le pouvoir (cf. Pierre Clastres).

C’est l’avenir de nos sociétés, nous avons beaucoup à apprendre car nous ne savons rien…

— Résistance 71 —

 

“Toronto” “Ontario” “Canada”

 

Mohawk Nation News

 

19 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/11/19/toronto-ontario-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La grosse bagarre actuelle à la mairie de Toronto est au sujet de savoir qui a la jurisdiction pour gérer l’entreprise commerciale “Toronto”, qui est sise sur des terres Mohawk qui n’ont pas été abandonnées ou cédées.

Toronto est le mot Mohawk pour dire “l’endroit où il y a des arbres poussant dans l’eau”, Ontario (O’nia’ta:rio) est le mot Mohawk qui veut dire: “grande étendue d’eau” et le mot “Canada” (Ka’na:ta) est le mot Mohawk qui veut dire “communauté”. D’après le Wampum 44 de Kaianerekowa / La Grande Loi de la Paix, la terre et ses ressources sont la responsabilité du seul Kahonti’tiokwa:nio ou le Conseil des Femmes.

En 1701, nous avons invité les colons blancs à venir vivre en paix perpétuellement avec nous sur nos terres en accord avec Guswentha ou Wampum à Deux Rangées. Ils furent d’accord. Ensuite ils essayèrent de nous tuer et de nous “assimiler” et de voler nos possessions. La loi d’Onowarageh, de l’Île de la Grande Tortue fut totalement ignorée. Lorsque cet accord fut rompu, ils devinrent alors des envahisseurs illégaux.

Les banquiers ont mis illégalement en place la corporation, l’entreprise Canada sous les auspices de la loi de l’Amirauté des mers britannique afin de conserver ce qui nous avait été volé. Le système complet de gouvernance entrepreneuriale est artificiel. Ils sont coupables de vol, de meurtre, de génocide en ce qui nous concerne et aussi sur leur propre peuple.

Les banquiers ont établi ce système hiérarchique qui donne le pouvoir au-dessus des autres. A Toronto, la lutte est pour savoir qui est au sommet de la pyramide et contrôle nos fonds et nos ressources. Dans ce système, les banquiers n’ont besoin que de payer une personne au sommet et Rob Ford lutte pour rester en haut de la pyramide.

Les banquiers ont mis ce système en place dans tous les pays incorporés en tant qu’entreprise et qui font partie de l’ONU afin de prétendre être en démocratie et de savoir qui corrompre.

Le Conseil des Femmes a le devoir de notifier tous les colons que comme sa proclamation est au-dessus de toutes règles et tous statuts, toutes leurs colonies, développments et réglementations violent la Proclamation et le Guswentha.

Le retour à la terre est le seul moyen de mettre un terme à la confusion. Le Conseil des Femmes dans chaque communauté doit interagir avec les autres. Le niveau communal est le plus important car c’est là que sont élevés les enfants.

Le sénat doit être donné au Conseil des Femmes et la Chambre Commune (parlement, assemblée nationale), au Conseil des Hommes, sans hiérarchie, sans premier ministre, sans président. Les conseils locaux citoyens délibèrent et passent leurs décisions aux conseils des femmes et des hommes. Chaque voix est entendue. Tout le monde est égal. Les décisions ne sont pas basées sur la règle des 51% de la majorité, qui est une règle corporatiste, entrepreneuriale et non pas démocratique (NdT: Dans le système politique indien, les décisions sont prises à l’unanimité...). Rob Ford est en train de se faire virer d’un système électoral à 51% qui est fondé sur les pots-de-vin et la corruption ouverte.

Pink Floyd chante à propos de la malfaisance de l’argent. “I’m all right Jack keep your hands off my stack. Money it’s a hit.” Pink Floyd. “Money”.

Génocide des nations autochtones au Canada: Le cas sanglant des écoles résidentielles pour Indiens de 1850 à 1996 mis au grand jour ~ 2ème partie ~

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 6 novembre 2013 by Résistance 71

Vidéo en français (VOSTF) du documentaire sur le génocide des écoles résidentielles du Canada:

1er épisode

2ème épisode

3ème épisode

4ème épisode

*  *  *

Une chronologie du crime: Génocide au Canada dans l’ère moderne

Kevin Annett

 

Première partie du livre (extraits): “Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and present” (3ème édition 2010)

“A découvert: Génocide passé et présent au Canada”

 

 ~ Larges extraits de la chronologie des évènements de 1850 à 2010 ~

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ Novembre 2013 ~

 

1ère partie

 

Seconde partie

 

1969: Le ministre des affaires indiennes Jean Chrétien affirme une politique “assimilationniste” génocidaire d’extinction légale et culturelle des nations autochtones dans un “memo” fédéral au parlement.

1972: Anticipant la fin du programme des écoles résidentielles, le ministère des affaires indiennes (MAI) ordonne la destruction de tous les dossiers personnels des Indiens, incluant tous titres de propriétés ou assimilés originaux. En conséquence, la preuve écrite de titres de propriétés et de la généalogie d’un nombre incalculable de familles est détruite, ce qui aura pour effet de perturber toute demande de restauration territoriale indienne.

1975: Bon nombre d’écoles résidentielles ont été fermées ou rendues à la gérance des conseils de bandes. Quoi qu’il en soit, beaucoup des abus et des crimes contre les enfants continuent aux mains du personnel aborigène mandaté par l’état. La dernière de ces écoles fermera ses portes en 1996.

Été 1978: Le groupe activiste “Pouvoir Rouge”, affiliés à l’American Indian Movement (AIM), occupe le MAI de Vancouver et publie les archives sur la stérilisation dans les hôpitaux pour Indiens de la côte Ouest. Red Power demande une abolition de la loi sur les Indiens, des réserves et des marionnettes de l’état fédéral que sont les “conseils de bandes”.

1980: En réponse, le gouvernement fédéral établit ce qui est appelé l’Assemblée des Premières Nations (APN ou Assembly of First Nation, AFN) comme corps constitué fédéral collaborant avec l’état et consistant en une assemblée de “chefs” auto-nommés, non élus, veant de tout le Canada. L’APN refuse de soutenir les souverainetés indigènes ou toute demande d’enquête sur les décès et crimes ayant eu lieu dans les écoles résidentielles.

Octobre 1989: Nora Bernard, une survivante d’un pensionnat pour indien du Nouveau Brunswick commence les premières poursuites judiciares contre l’église catholique et le gouvernement du Canada pour la souffrance qu’elle a endurée dans l’école. Nora sera assassinée en Décembre 2007, juste avant les “excuses” du Canada au sujet de ses pensionnats.

1990: En réponse, le membre du parti libéral et partie prenante du gouvernement le “chef” Phil Fontaine de l’APN présente la première “pirouette” officielle sur les pensionnats indiens en référant aux “abus” des écoles tout en évitant soigneusement de mentionner les crimes bien plus sérieux qui s’y tinrent.

Printemps 1993 – Janvier 1995: Des témoins oculaires indiens de meurtres ayant eu lieu à l’école de l’église unifiée de Port Albeni (C.B), parlent publiquement des morts d’enfants dans l’école depuis la chaire du révérend Kevin Annett de l’élise St Andrew de Port Albeni. Lorsque Annett met à jour un accord foncier secret sur des terres natives volées entre son église unifiée, le gouvernement fédéral et le financier de l’église MacMillan-Bloedel Ltd, il perd son emploi sans qu’aucune raison ne lui soit donnée et sera plus tard (1997) expulsé et excommunié de l’église unifiée du canada sans autre forme de procès ou d’auditions.

18 Décembre 1995: Les meurtres d’enfants indiens à l’école résidentielle d’Albeni reçoivent une couverture de presse pour la première fois dans le Vancouver Sun au cours d’une manifestation organisée par le révérend Kevin Annett. Un témoin oculaire Harriett Nahanee, dit publiquement aux journalistes avoir été témoin de la mort de la petite Maisie Shaw, alors âgée de 14 ans (en 1946), qui fut battue et piétinée à mort par le révérend Alfred Caldwell.

20 Décembre 1995: D’autres témoins oculaires témoignent publiquement: Archie Frank d’Ahousaht décrit comment Alfred Caldwell a battu à mort un enfant du nom de Albert Gray. La GRC refuse d’ouvrir une enquête sur les deux incidents.

1er février 1996: La première poursuite en justice par les survivants de l’école résidentielle pour Indiens d’Albeni contre l’église unifiée et le gouvernement du canada est mise en action.

3 février 1996: L’église unifiée commence les procédures officielles internes pour l’expulsion définitive du révérend Kevin Annett en tant que prêtre et le priver de sa raison de vivre. Annett sera finalement expulsé en mars 1997 dans ce qui fut le seul défrocage public de l’histoire de l’église unifiée du canada et à un coût de 250 000 dollars.

1996-8: Kevin Annett commence à documenter et à rendre public des centaines de témoignages de crimes ayant eu lieu dans les écoles résidentielles, combinant des témoignages de première main avec des archives de l’université de Colombie Britannique (UBC). Il commence un doctorat à UBC, mais doit abandonner suite à de gros problèmes familiaux. Il perd la garde de ses enfants dans un divorce qui fut initié et financé contre lui par les avocats de l’église unifiée.

12-14 juin 1998: Kevin Annett organise le premier tribunal indépendant contre les écoles résidentielles indiennes canadiennes sous les auspices de l’IHRAAM, un affilié de l’ONU. Le 20 juin, le journal Globe and Mail est le seul organe de presse qui rapporte sur le tribunal de l’IHRAAM.

[…]

Septembre 1998: Le juge de la cour suprême de la province de C.B Brenner proclame dans un rendu que l’église unifiée du canada et le gouvernement canadien sont aussi légalement responsables des dommages causés par leurs employés dans l’école résidentielle d’Albeni. La décision de Brenner déclenche une marée de milliers d’actions en justice de la part des survivants contre le gouvernement et les églises catholique, anglicane et unifiée.

27 octobre 1998: Après la mort soudaine de deux autochtones parties civiles dans l’affaire contre l’église unifiée, des avocats de l’église admettent que cette dernière s’est engagée avec le gouvernement dans une opération conjointe de couverture des crimes ayant eu lieu à l’école résidentielle d’Albeni et ce depuis au moins 1960 et que les officiels de l’église et le personnel ont kidnappé des enfants de l’école (paru dans le journal du Vancouver Province)

Janvier 1999: Le tribunal IHRAAM et les meurtres des écoles résidentielles sont rapportés pour la première fois en dehors du Canada dans les pages du magazine britannique “The New Internationalist”. La couverture médiatique par ce magazine de ces crimes ainsi que Kevin Annett sont réduits au silence la même année par des menaces légales émanant des avocats de l’église unifiée. Un campagne de diffamation publique est lancée contre Annett sous la direction des officiels de l’église unifiée David Iverson et Brian Thorpe et des Sergent Paul Willms et de l’inspecteur Peter Montague de la division “E” de la GRC.

Mars 1999: En réponse aux actions judiciaires de plus en plus nombreuses émanant de l’IHRAAM et des survivants des écoles, le gouvernement canadien annonce la création d’un “Fond Aborigène pour la Cicatrisation”, FAC (Aboriginal Healing Fund ou AHF) de 350 millions de dollars. Le FAC n’aide en rien les survivants mais les chefs indiens financés par l’état et est utilisé comme un fond de corruption. Ceux qui en bénéficient doivent signer l’abandon de leurs droits de poursuivre le gouvernement et les églises en justice. Plus de la moitié des fonds sont consommés en “frais administratifs”.

26 avril 2000: Des officiels du ministère canadien de la santé admettent que leur département a fait des expériences médicales et dentaires forcées sur des enfants des écoles résidentielles indiennes pendant les années 1940 et 1950, incluant le refus des soins dentaires et l’induction de carences vitaminiques (Vancouver Sun).

Automne 2000: Devant faire face à plus de 10 000 actions en justice de la part des survivants des écoles résidentielles, les églises font pression avec succès sur le gouvernement afin d’obtenir une législation pour limiter la portée des actions en justice et que le gouvernement assume la responsabilité essentielle des dégâts faits par les écoles. Des tribunaux en Alberta et dans les provinces maritimes de l’Est (Nouveau Brunswick, Nouvelle-Ecosse) refusent aux survivants le droit d’attaquer en justice les églises pour la violation de leurs droits civiques et pour génocide.

Février 2001: Kevin Annett publie le premier livre sur les écoles résidentielles pour Indiens, intitulé: “Hidden from History: the Canadian Holocaust”, ouvrage qui contient des témoignages des survivants et la preuve documentée d’un génocide intentionnel dans les écoles et les hôpitaux pour Indiens concomittants. Les efforts de l’église unifiée pour arrêter la publication du livre échouent et plus de 1000 copies circulent dans le monde, au départ essentielleemnt entre les mains des survivants de ces écoles.

[…]

Avril 2004: Après avoir reçu une copie en espagnol du livre de Kevin Annett “Hidden from History”, 5 groupes autochtones Mayas du Guatémala émettent une “denuncia” ou demande publique au gouvernement canadien de répondre aux accusations de génocide. Le gouvernement refuse de discuter de génocide dans sa réponse et les Mayas commencent un lobbying aux Nations-Unies pour déclencher une enquête sur les crimes des écoles résidentielles indiennes au Canada.

Automne 2005: …. Kevin Annett, Lori O’Rorke et Louie Lawless commencent la production du documentaire “Unrepentant” avec les autochtones de Vancouver, Le documentaire est basé sur le travail de Kevin et ses livres et est le tout premier documentaire jamais réalisé documentant les meurtres et génocide ayant eu lieu dans les écoles / pensionnats pour Indiens du Canada.

Octobre 2006: “Unrepentant” sort au Canada et aux Etats-Unis dans des festivals du film et sur Internet. Des milliers de copies sont faites en DVD et le documentaire commence à circuler dans le monde parmi les autochtones, Le film gagne le prix pour le meilleur réalisateur de documentaire étranger au New York Independant Film Festival.

Janvier 2007: Le documentaire gagne la palme du meilleur documentaire au Los Angeles Independant Film Festival et est vu plus de 100 000 fois sur internet. Kevin et le réseau FRD commencent des occupations médiatisées de bureaux gouvernementaux et d’églises à Vancouver. Des occupations similaires se propagent à Toronto et Winnipeg. Les médias canadiens commencent à rapporter le travail de Kevin pour la première fois depuis des années d’omerta totale.

Septembre 2007: Le gouvernement canadien annonce la création de la “Truth and Reconciliation Commission” TRC pour enquêter sur l’histoire des écoles résidentielles pour autochtones, mais refuse toujours toutes compensations à plus de la moitié des survivants. Ceux qui y ont droit obtiennent des compensations minimales et en retour sont forcés d’indemniser les églises de toute poursuite judiciaire et de tout préjudice et sont forcés de se taire et d’arrêter toute plainte.

Janvier-Mars 2008: Kevin Annett et le FRD escaladent les manifestations et les occupations d’églises, demandant que des inculpations soient prononcées contre les églises responsables de la mort des enfants pensionnaires des écoles. Les anciens du FRD et le chef de la nation Squamish Kiapilano publient un arrêté formel d’éviction des églises catholique, anglicane et unifiée de leur territoire traditionnel, c’est à dire… Toute la ville de Vancouver.

Février 2008: Le gouvernement Harper déclare que “bien qu’un nombre énorme de morts” soient survenues dans les pensionnats pour Indiens, aucune inculpation ne sera placée contre les églises responsables de ces écoles.

11 Juin 2008: Sous une énorme pression, le premier ministre du Canada émet des “excuses” formelles du gouvernement au sujet des écoles résidentielles autochtones tout en minimisant l’extension du taux de mortalité dans les écoles en faisant état du fait que “quelques personnes décédèrent” ; mais les leaders de l’autre parti réfèrent aux fosses communes retrouvées près des écoles.

Janvier 2009: “Unrepentant” est vu par plus de 250 000 personnes sur internet et gagne une troisième récompense comme meilleur documentaire à la Creation Aboriginal Film Festival d’Edmonton….

Octobre 2009: Kevin Annett fait des conférences dans des douzaines de villes en Irlande, en Angleterre et en Italie et diffuse son documentaire “Unrepentant”, qui a alors été traduit en français, en italien et en allemand. Le 11 Octobre, Kevin fait un service religieux et un exorcisme symbolique juste en dehors du vatican à Rome en honneur de tous les enfants qui ont été massacrés dans les pensionnats catholiques. L’évènement reçoit une grosse couverture médiatique et le lendemain une tournade frappe le centre de Rome et le Vatican.

Février 2010: Une vaste divulgation d’abus d’enfants et de couverture des crimes par l’église catholique se fait dans la presse. Le pape Joseph Ratzinger se trouve impliqué pour avoir organisé et ordonné le camouflage de ces crimes et aidé et protégé des prêtres violeurs d’enfants reconnus, dans un document du Vatican appelé “Criminales Solicitations”. Des actions légales commencent pour permettre l’audition officielle et même l’arrestation de Ratzinger (pape Benoit XVI).

15 juin 2010: Le FRD annonce le lancement d’une coalition internationale d’unification des victimes des tortures de l’église: The International Tribunal into Crimes of Church and State (ITCCS). Huit organisations d’Irlande, des Etats-Unis, d’Australie, de Thaïlande et d’Angleterre s’y affilient. Depuis décembre 2010, six membres sont morts soudainement, incluant deux anciens qui participèrent à des occupations d’églises à Vancouver.

Août 2010: Le documentaire “Unrepentant” est diffusé à plus de 10 millions de téléspectateurs européens sur les réseaux TV allemand et suisse. Le nouveau livre d’Annett “Unrepentant: Disrobing the Emperor” sort à Londres. Mais le 9 août, le programme radio de Kevin “Hidden from History” est annulé après 9 ans d’antenne sans préavis ni procédure.

Génocide des autochtones au Canada: L’hypocrisie institutionnalisée…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 31 octobre 2013 by Résistance 71

Pour plus d’information au sujet du génocide des enfants indiens au Canada entre 1893 et 1996, consultez notre dossier sur le sujet.

— Résistance 71 —

 

Cette drôle de chose appelée Canada

 

Kevin D. Annett


 

21 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2013/10/21/this-odd-thing-called-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors, qui dit que les Canadiens ne sont pas drôles ?

Cette semaine, la société de télédiffusion Canadienne (CBC) a solennellement réfléchi  pour la première fois : « Est-ce que le Canada devrait être conduit en justice pour Génocide devant les Nations Unies » de ses crimes dans les écoles et pensionnats Indiens.

C’est comique à dire, si l’on considère que le Canada a déjà été jugé et condamné pour tout ce Génocide : lors d’un procès retentissant au Tribunal de Droit Coutumier tenu à Bruxelles, et dont le verdict a été rendu le 25 février dernier, (voir le lien ci-dessous).

Comique aussi que la CBC ait manqué cela hein ?  Comme ils ont aussi laissé de côté le fait que le Tribunal de Bruxelles a aussi condamné les principales églises Canadiennes du même crime, du fait que les monstres en robe ont tué la plupart de ces enfants.

Bien sûr, les Canadiens le savaient dès le 15 Novembre 1907 alors que la moitié des enfants indiens de couleur  « en pensionnat scolaire » mouraient à cause de leur exposition délibérée à la tuberculose : un fait reporté le jour même sur la page de garde du Journal l’Ottawa Citizen par les propres médecins officiels du gouvernement. Et je suis sûr que l’enfer est essuyé au même fait sanglant, et complété par des preuves solides devant chacun de vous, depuis plus de quinze ans maintenant.

(www.hiddennolonger.com)

Je pense que rien de cela ne devrait nous surprendre, lorsque l’on regarde l’état désolant de ce qui s’appelle du journalisme au Canada. Ni même lorsque les chefs Mohawk à Brantford, en Ontario commencèrent à déterrer les restes des ossements des enfants et les boutons dans le plus ancien pensionnat du Canada à l‘automne 2011. Est ce qu’un seul média canadien s’est préoccupé ne serait-ce qu’une fois de reporter cette découverte historique ?

Aucun régime ne regarde jamais son propre merdier, sauf de manière controlée et aseptisée pour le mettre en scène de façon honteuse et au Canada on lave plus blanc dans « La Vérité et la Réconciliation ». Mais le refus des Canadiens d’accepter d’être tenus responsables de leur propre histoire sanglante est devenu tout à fait ridicule, maintenant que d’autres pays et leurs tribunaux se prononcent sur notre culpabilité d’avoir délibérément massacré des enfants indigènes.

Et donc la CBC après réflexion sur le « si » nous sommes coupables de Génocide,  sent exactement la même odeur que la déclaration officielle du Pape Paul VI en 1967 disant que Galilée n’avait peut être pas tort après tout, et que la terre tourne effectivement autour du soleil.

Oui, nous le savions déjà : de même nous savons que le Canada et ses églises ne sont pas seulement coupables de Génocide, mais que selon le Droit  international, elles sont reconnues coupables en tant qu’ organisations criminelles qui n’ont pas d’autorité juridique ou légitime. Et cela signifie que leurs lois, réglementations et taxes sont nulles et non avenues ; et celui ou celle qui les finance est coupable de crime.

La plupart des canadiens essaient d’ignorer que ce Mammouth est en réalité dans la Salle de Séjour, prétendant qu’ils vivent encore sous un gouvernement de Droit : mais pas mon nouvel ami Steve Finney, à Kitchener, en Ontario. Car Steve s’est conduit comme un homme libre selon le Droit Coutumier, et prend à cœur le système juridique de Bruxelles. Il ne cesse de dire aux policiers et aux juges à Kitchener qu’ils n’ont aucune autorité sur lui parce qu’ils ont fait un serment d’allégeance à une institution criminelle, incluant la Couronne d’Angleterre elle-même. Et  c’est exactement ainsi qu’il leur dit,

« Pourquoi devrais- je obéir à un gouvernement qui a délibérément tué  plus de 50 000 enfants, et continue à faire du trafic d’enfants à travers les Associations d’Aide à l’Enfance ? »

Steve Finney n’a pas émasculé ses connaissances de son comportement, comme la plupart des eunuques politiciens dans notre pays. Il a prété serment pour s’élever à une nouvelle allégeance en tant que citoyen de la République du Kanata, laquelle formation est aussi vivement ignorée de la CBC et du reste de la chose préfabriquée appelée Canada.

Nous vivons une époque éclatante d’illusions et de déception universelle, de mensonges officiels et de l’effondrement de la dissimulation : quelque chose que Charles Dickens appelait le Meilleur de l’histoire et le Pire de l’histoire. Dickens faisait référence à la France à l’aube de la révolution de 1789.

J’espère que l’allusion n’est pas perdue pour nous….

Génocide d’enfants indiens au Canada… Quand la collusion criminelle de l’état et des églises génère la farce de la « réconciliation »…

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 2 octobre 2013 by Résistance 71

Cet article est en rapport direct avec nos trois précédentes publications au sujet du génocide des enfants des nations autochtones au Canada perpétré sous un programme étatique qui fut géré sur le terrain par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada entre 1893 et 1996 avec la complicité des institutions et de la police montée canadienne (RCMP ou GRC). Non seulement la commission canadienne pour la « vérité et la réconciliation »  (TRC) est une véritable parodie, comme relaté dans l’article ci-dessous, mais nous verrons dans notre prochaine publication sur le sujet à quoi se réfère vraiment le terme de « réconciliation » en droit canon et en droit civil tous deux héritiers du droit romain, depuis l’empereur Constantin, qui créa l’église de Rome et le Vatican au IVème siècle.

 

A lire:

De l’origine du génocide

« A découvert: Génocide au Canada passé et présent », Introduction, 1ère partie

« A découvert: Génocide au Canada passé et présent », Introduction, 2ème partie

 

— Résistance 71 —

 

La farce de la commission canadienne sur la vérité et la réconciliation (TRC)

 

Bill Annett

 

24 Août 2013

 

url de l’article original:

http://dissidentvoice.org/2013/08/the-farce-of-canadas-truth-and-reconciliation-commission/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’an dernier, lorsqu’un comité des Nations-Unies donna une claque sur la main du Canada pour la façon dont il avait traité les personnes indigènes, une réponse du juge Murray Sinclair s’en suivit, Sinclair président de la Commission pour la Vérité et la Réconciliation du Canada (TRC) ; une réponse qui prît la forme d’une photo de propagande et un “rapport intérimaire” à l’université Simon Fraser de Vancouver. Le même jour, comme une contre-partie englobant l’atrocité de l’histoire canadienne, à L’Université de Colombie Britannique (UBC), de l’autre côté de la même ville de Vancouver, une déclaration intéressante prenant à contre-pied la propagande gouvernementale y était délivrée.

Elle figure ci-dessous avec mon commentaire intrusif. Ce qui est d’autant plus stupéfiant est que UBC devrait dans ce cas précis endorser le rôle du paragon de la liberté d’expression. Car c’est cette institution qui, ayant qualifié Kevin Annett (le fils de l’auteur, nous indique l’éditeur de l‘article) d’un B.A en anthropologie et d’un Masters en Histoire et un autre de son école de théologie, rejeta sa thèse de doctorat (Ph.D) parce que sa dissertation abordait les desseins criminels de l’Église Unifiée du Canada, qui l’avait excommunié et ruiné sa vie, ainsi que les acquisitions du géant forestier MacMillan Bloedel (enfant illégitime de l’entreprise Weyerhaeuser de Seattle), dont les deux organisations sont prominentes parmi les bâilleurs de fonds de l’université et également ayant une présence sans faille dans son comité directeur, et au bureau du chancelier.

La dissertation rejeté de Kevin Annett et les trois livres qu’il a publiés depuis sur son contenu ont tout donné et plus en infomation et ce, sans que cela coûte le moindre sou aux contribuables canadiens, à l’encontre de ce que la commission TRC devait sortir, diluer et compiler dans un verbiage creux politiquement correct vingt ans plus tard. Mais ces 115 pages anorexiques ont pourtant coûté aux contribuables canadiens la modique somme de 68 millions de dollars !

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Pour nos amis lecteurs qui se mettent à la page un peu tard, incluant les quelques 29,9 millions de Canadiens qui doivent se mettre franchement à la page, car étant trop occupés avec les aventures des stars du Rock et des scores et évènements du hockey canadien, commençons par le début:

Le 1er Octobre 2011, dans une petite ville de la province canadiene de l’Ontario appelée Brantford, des anciens de la nation Mohawk notoirement indépendante, ont tiré le bouchon de vidange de l’évier sur un gouvernement fédéral indifférent et indécis et commencèrent les excavations d’une des nombreuses fosses communes connues à des fins médico-légales et ce afin d’exposer enfin la fange horrible d’un siècle et demi de “pensionnats indiens” (Indian Residential Schools dans le texte) mis en place par les autorités fédérales et gérés par l’église et leur litanie reconnue de crimes contre l’humanité.

Travaillant étroitement avec la Nation Mohawk se tenaient les sept pays qui soutiennent le tribunal international pour les crimes de l’église et de l’état (Internatioal Tribunal into the Crimes of the Church and State, référé ci-après comme ITCCS), maintenant actif dans plus de 20 pays du monde, ainsi que son co-fondateur le révérend Kevin Annett, ancien prêtre de l’Église Unifiée du Canada, renvoyé en 1995 parce qu’il refusa de jouer le jeu de son église sortant du sentier étroit de la “voie de dieu” et essayant de cacher son agenda meurtrier et ses malversations immobilières impliquant les territoires indiens.

Une équipe médico-légale a déjà déterré la preuve claire et sans équivoque de l’existence de l’inhumation d’humains. De petits humains… Des enfants. Tout comme l’a documenté Kevin Annett depuis vingt ans.

L’enquête médico-légale a commencé sur les lieux du plus vieux “pensionnats pour Indiens” du Canada, le pseudonyme hilarant donné aux 141 maisons de pêchés gérées par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada pendant au moins 120 ans et ce à l’instigation du gouvernement colonial fédéral.

Toutes les “écoles” étaient les mêmes. Administrées et gérées comme des prisons pour enfants, par des crétins issus de la clique usuelle et dont l’histoire abominable est constamment ignorée par les officiels du Canada et leur populace endormie.

L’histoire de Kevin Annett est tellement connue que les médias canadiens si courageux et après lui avoir donné tout juste une petite attention dans les années 90, ont permis depuis longtemps qu’elle disparaisse du cycle des nouvelles et infos et mettent en valeur des problèmes bien plus intéressants comme les joutes d’élèves avec des parlementaires, la corruption furtive de sénateurs à la retraite et la question du doit-on ou pas exploiter le gaz de schiste…

Frustrée par le blanchiment continuel et le mensonge personnifiés par la Commission pour la Vérité et la Réconciliation, la Nation Mohawk souveraine de Grand River a commencé elle-même à déterrer les restes des enfants afin de “finalement leur donner une véritable sépulture et amener à la justice ceux qui les ont assassinés,” d’après l’ancien Mohawk et chef traditionnel Bill Squire.

Les indications initiales au premier jour des fouilles ont confirmé les rapports de témoins oculaires concernant les morts et enterrements de beaucoup d’enfants à l’école de Brantford et des tentatives de couvrir à la fois ces incidents et les dépouilles des victimes.

Ce qui nous amène à la plus récente déclaration faite à UBC. Tandis que le juge Murray Sinclair renforçait bec et ongles la vérité et la réconciliation, le professeur Neil Keating de l’université de l’état de New York, en tant que curateur et de concert avec l’artiste Mohawk R.G Miller, ont fait cette déclaration qui fut lue à la conférence d’UBC:

“Je suis R.G. Miller un artiste des Six Nations (Iroquoises) du territoire de Grand River et j’ai été placé au pensionnat du Mohawk Institute Indian Residential School (alias le trou à fange) à l’âge de 2 ans. On m’y a gardé durant les 11 années suivantes durant lesquelles j’ai fait l’expérience en première main, de ce qu’il se passait dans les pensionnats pour Indiens: les viols récurrents, la violence physique et psychologique, la mal-nutrition et la privation d’amour. Je suis devenu un artiste-peintre, mais je n’oublierai jamais ce qui m’est arrivé dans le Trou à Fange.

En 2008, j’ai finalement exprimé mes souvenirs dans mon art et avec la collaboration du professeur Neil Keating en tant que curateur, j’en ai fait une large exposition qui dit la vérité sur mon expérience et invite les autres survivants à dire la leur. Bien que l’exposition fut bien reçue par le public, l’État (incluant la commission TRC) l’a complètement ignoré ; quand nous avons tenté de voyager et d’exposer à travers le Canada, nous avons constaté que bien peu d’institutions ont manifesté le désir de l’héberger.

Quand nous avons envoyé une demande de soutien  à la TRC documentant l’exposition en tant qu’activité commémorative, cette demande fut mystérieusement égarée… Quand nous avons donné une présentation invitée de l’exposition et de sa signification à la Galerie Nationale d’Ottawa, on nous a demandé de quitter les lieux de manière impolie et nous avons été littéralement jeté dehors. Nous voyons en tout cela l’œuvre évasive du gouvernement.

Nous pensons que la Commission pour la Vérité et la Réconcilation (TRC) du Canada est une escroquerie et une honte nationale à la fois pour les peuples indigènes et pour les citoyens canadiens non-autochtones. Nous disons cela parce que nous ne voyons aucune preuve que la commission dit la vérité, ni même qu’elle pose la seule bonne et honnête  question qui compte de fait vraiment : Le programme des pensionnats Indiens au Canada était-il un programme de génocide ?

L’expérience et la recherche auxquelles nous avons accès soutiennent l’hypothèse du génocide et suggèrent une intention de détruire des groupes nationaux de personnes distinctes afin de saisir leurs terres, territoires, et leurs ressources. Nous suspectons que le résultat de cette TRC sera un compte-rendu tout aussi restreint qui ignorera la question honnête, tout comme elle a ignoré mon art.

Nous pensons que les résultats tronqués de la TRC sont symptomatiques d’un malaise national bien plus grand, qui perdure de manière non traité et empire. Nous n’en avons pas fini et nous sommes en train de chercher des voies alternatives afin d’amener tout ceci à l’attention nationale et internationale (NdT: La simple traduction de ceci est déjà une petite preuve de l’attention internationale que cela mérite…), Nous pensons que cette exhibition montre plus de vérité que la TRC est capable de soutenir. Nous invitons la commission à prouver que nous avons tort.”

Depuis la création de la TRC en 2009, moi-même et d’autres avons essayé de résumer et d’exposer cette farce chorégraphiée à l’échelle fédérale dans son financement et par ses distingués invités, et forçant les témoins des affaires de Winnipeg, Inuvik, Halifax, Port Albeni et Prince Albert de payer leurs propres dépenses inhérentes, aussi du comment les survivants sélectionnés sont entraînés à ce qu’ils doivent dire et comment, de ne pas nommer des gens particuliers des églises ou (que les cieux l’interdisent..), des figures gouvernementales ; comment la politesse forcée pour les témoins se passe tandis que les caméras des chaînes de TV nationales de la CBC tournent, comment la cruauté et la condescendence leurs sont montrées, répliquant ainsi le traumatisme chez les victimes plutôt que la “cicatrisation”. Au bout du compte:  des solutions ridiculement fades sont appliquées en cataplasmes sur notre histoire d’horreur nationale.

Le révérend Kevin Annett n’a que peu de temps à consacrer à ce non-sens total de la commission officielle du Canada. Il a vécu le sujet de son étude depuis 20 ans et il en a accumulé les cicatrices mentales, émotionnelles, financières et physiques pour le prouver. Il a fourni bien plus de documentation gratuitement aux contribuables canadiens dans ses trois livres et son documentaire primé à plusieurs reprises, que cette laborieuse compilation de 115 pages chétives de témoignages soigneusement censurés et produites pour la modique somme de 68 millions de dollars des impôts des citoyens canadiens, somme dépensée à cet effet par la TRC ces quatre dernières années.

Quant au témoignage artistique profond de R.G. Miller, il a été évoqué dans son excellente exposition (bien que supprimée), qui devrait être un point d’inflexion nationale pour nous tous, ensemble avec la voix du curateur, le professeur Neil Keating et leur déclaration phare concernant la véritable nature de cette farce jouée aux dépends du citoyen/contribuable canadien, nous ne pouvons que dire que les efforts de Kevin Annett ne peuvent pas être en meilleure compagnie.

Alors que j’écris ceci, Kevin Annett va retourner en Europe, dans l’extension continue d’une mission qui a dépassée le travail des neuf nations représentant la cour internationale de droit commun des citoyens, au Canada, en GB et à Rome, pour crimes contre l’humanité. Plus d’un pays européen a manifesté un intérêt, pays dont les cours de justice, avec une jurisprudence en Espagne, pourraient éventuellement faire écho des condamnations qui y ont eu lieu.

L’histoire nous enseigne qu’au travers de l’inertie et du manque de communication, les peuples sont lents à bouger. Mais tôt ou tard… Ils bougent toujours…

Société contre l’État: De l’origine du génocide (Introduction au livre de Kevin Annett « Hidden no Longer: Genocide in Canada past and present »)

Posted in actualité, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 19 septembre 2013 by Résistance 71

“La colonisation est la civilisation… Si nous, la race supérieure, prenons les terres des autres races, nous devons complètement détruire les habitants précédents” ~ Edward Bulwer-Lytton, co-fondateur de la province de Colombie Britannique au Canada et membre de l’assemblée législative, 1868 ~

“Je vais peut-être devoir employer la ‘solution du Colorado’ et ordonner à tout homme blanc de tuer tout Indien dans sa province.” ~ Frederick Seymour, premier ministre de la Colombie Britannique, 1868 ~

« A découvert: Génocide au Canada passé et présent », Introduction, 1ère partie

« A découvert: Génocide au Canada passé et présent », Introduction, 2ème partie

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Société contre l’État: L’origine du génocide ou la fonctionnalité du pacte originel entre le prêtre, le guerrier et le juge

 

Résistance 71

 

18 Septembre 2013

 

En 2008, le gouvernement Harper du Canada fut contraint d’annoncer à la fois des “excuses” aux survivants des pensionnats indiens et la création d’une “Commission sur la Vérité et la Réconciliation”. Ceci ne vint pas du plein gré d’un État repentant, mais fut le résultat toujours bien insuffisant, d’une longue campagne pour la vérité sur le génocide des Indiens du Canada depuis l’arrivée de l’homme blanc et de l’église sur le sol nord-américain.

A la pointe de cette lutte pour la vérité se trouve un ancien révérend de l’Église Unifiée du Canada, Kevin Annett, qui pour avoir remué la fange des turpitudes et des crimes contre les nations indigènes résultant du pacte entre l’église (catholique et protestante) et l’État, fut excommunié sans autre forme de procès en 1997. Prenant ses fonctions de prêtre dans la paroisse de Port Albeni en Colombie Britannique (Côte Ouest du Canada) en 1993, il reçut, alors qu’il essayait de rapprocher les communautés blanche et native l’une de l’autre, un certain nombre de témoignages au sujet d’exactions, de crimes et de disparitions ayant eu lieu dans le pensionnat pour Indiens de l’endroit. L’horreur qu’il découvrit fut amplifiée par le fait de la complicité évidente de sa propre hiérarchie cléricale, des autorités locales et fédérales. Annett allait mettre à jour au fil des années, les crimes d’un système qui ne furent pas isolés, mais programmés et contrôlés à l’échelle nationale.

Au début de 2007, Annett diffusa largement un documentaire qu’il avait réalisé sur le sujet des décès massifs des enfants, adolescents autochtones dans les pensionnats: “Unrepentant”. Ceci fut suivi par l’appel d’un parlementaire indien Gary Merasty pour la rapatriation des restes des enfants enterrés dans des tombes secrètes et dans les paroisses, dans leur nation d’origine.

Le taux de mortalité par exposition volontaire à des maladies contagieuses comme la tuberculose, ou résultant de violences physiques et sexuelles dans les pensionnats d’état ou religieux fut de l’ordre de 45-50% entre 1893 et 1996 (date de la fermeture du dernier de ces lieux d’horreur). L’estimation des décès dans cette même période est de 50 à 100 000 enfants, incluant les disparus qu’on ne revit jamais…

Kevin Annett écrivit un livre documentant ces atrocités: “Hidden no Longer: Genocide in Canada past en present” (2001, troisième édition: 2010).

Venant d’un prêtre, Annett dresse un effroyable portrait sans complaisance pour les églises chrétiennes et l’état provincial et fédéral. Nous avons traduit l’introduction de son livre que nous publierons en seconde partie, introduction qui nous révèle les origines greco-judéo-chrétienne du génocide, préconisé dans toute mission coloniale comme les bulles papales de 1455 et 1493 le démontreront.

Le contenu de ce que vous allez lire n’est pas seulement choquant, il est révélateur de la collusion oligarchique aux plus hauts niveaux de la société occidentale quelle soit religieuse ou séculière. Nous voyons en ce texte un puissant antidote contre la dissonnance cognitive, le refus souvent d’admettre la réalité des faits lorsque cela dérangent nos certitudes, nos concepts et notre bien-pensance souvent illusoire et hypocrite.

Laissons la parole à Kevin Annett qui en parle bien mieux:

La destinée et le choix personnel m’ont forcé non seulement à écouter ces témoignages, mais aussi à donner une plateforme d’expression à ces centaines, ces milliers de voix d’hommes et de femmes autochtones dont vous allez lire les histoires d’horreur dans ces pages. Le résultat de ceci fut que le visage du Canada changea à tout jamais.

Mais ceux que vous n’entendrez pas sont les plus de 50 000 enfants qui sont morts des coups, des famines induites, des viols, des tortures ou d’avoir été délibérément exposés à la tuberculose et qui ont été laissés à tousser et cracher leur vie dans la promiscuité et la terreur, tout cela aux mains d’hommes et de femmes, chrétiens, qui n’ont jamais été poursuivis pour leurs crimes.

Ces enfants assassinés gisent dans des tombes oubliées de tous partout au Canada ou leurs cendres ont été dispersées en mer ou sur terre après avoir été incinérés dans les chaudières des pensionnats pour cacher le crime qui leur a ôté la vie. Mais ils ne sont pas complètement disparus et leur jour viendra, grâce en partie au travail et aux campagnes associés à ce livre.

La vérité libèrera les peuples, à tout jamais !

 

Le salut de l’occident viendra des peuples qui briseront les chaînes du colonialisme, ensemble…

Nous sommes tous des colonisés… Luttons ensemble contre cette même oligarchie qui nous oppresse tous depuis bien trop longtemps !