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Résistance au colonialisme: Elections canadiennes, wampum deux rangées, entreprise coloniale et piège électoral (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 18 octobre 2019 by Résistance 71

Nous avons traduit ci-dessous les trois derniers textes de Mohawk Nation News pour leur pertinence et leur inter-connexion alors que le Canada est dans une nouvelle grand-messe de l’illusion démocratique électorale. Nous avons reproduit sous le premier texte notre traduction du wampum 59 de Kaianerekowa qui traite de la façon de remettre les « chefs errants » dans le droit chemin. Cela donne bien à réfléchir et montre qu’une déviance du pouvoir peut parfaitement se contrôler, pourvu qu’on s’en donne les moyens…
Bonne lecture !

~ Résistance 71 ~

 

 

Wampum deux rangées… Soyez libres, restez dans le canoë

 

Mohawk Nation News

 

13 octobre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/10/13/two-row-be-free-stay-in-the-canoe/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Canadiens vont voter pour perpétuer l’illusion de la liberté. Tous les candidats ont le même script, “Je peux faire mieux, non vous ne pouvez pas, si je le peux !” Les citoyens de l’entreprise coloniale (corporation) votent, comme ça ils peuvent continuer à recevoir leur part du butin dérobé. Le plus grand holocauste qu’a connu l’humanité ne s’arrêtera pas tant que le serpent colonial et les immigrants européens ne vivent complètement dans le respect de Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix ou qu’ils partent de l’Île de la Grande Tortue. Kasatstensera kowa sa oiera,, le grand pouvoir naturel, protègera le chemin de la Nature.

Teiohateh: le wampum deux rangées stipule que nous ne devons pas nous embarquer sur la navire de l’ennemi.

Les comités inféodés de l’entreprise coloniale appelés “les conseils de bandes des premières nations” (Indian Act) ne peuvent pas nous représenter, faute de légitimité. Ils ont quitté le canoë et se sont engagés à perpétrer le génocide en tant qu’agents de l’ennemi (Indian Act). Le wampum 59 de Kaianerekowah fournit la base légale et la procédure pour exécuter les traîtres.

Le mandat prescriptif de Kaianerekowa est de ne pas suivre et de ne pas diriger/régner. Rotiia’neson (les porte-paroles des clans) écoutent les gens et révèlent la voix collective des familles (tewatatawi). Tous sont égaux et ont une voix à exprimer sa volonté. Tous sont impliqués profondément dans l’amélioration des conditions de vie de ceux qui suivent Kaianerekowa.

La famille est le feu principal, otsira. Les femmes, les hommes, le peuple, chacun a son feu.

Le feu des femmes, katihontsa’tiokwenio, travaille de concert avec celui des hommes, rotiskenraketeh, tous prennent leur directive des gens, du peuple.

Pour prendre une décision, tous les hommes, les femmes, les enfants, fouillent dans l’esprit des autres pour trouver des réponses. Notre décision est fondée sur une communion des esprits sur ce qui est bon pour les gens, pour le peuple dans son intégralité (bien commun), maintenant et pour le futur.

Notre langue (langage) décompose ce que nous voyons, en donne la signification naturelle et est discuté par les gens. En 1710, nous avons envoyé 5 de nos représentants/chefs au delà de l’océan pour informer les Européens de l’existence de kaianerekowa et du comment nous pourrions fonctionner ensemble afin d’amener la paix sur le monde. Les Européens rejetèrent l’idée parce que cela signifiait aussi que les femmes seraient égales.

Les aiguilles de pin. Quand nous négligeons nos enfants et la nature/création, notre arbre se dessèche. Nous, qui avons complété six phases de notre vie, sommes les racines, ion kwa ni shonni onwe, les rati’sotas, grands-mères et grands-pères. Les aiguilles du sapin tombent sur le sol, pourrissent et retournent à la terre. Les aiguilles continuent de pousser, d’être remplacées, ainsi nous survivrons. Notre voie est bonne pour tout le monde. Nous comprenons ohenton kariwa tekwen,, les mots qui viennent avant toute chose. Nous sommes placés mentalement et physiquement dans une vie naturelle totalement libre. Les réponses sont dans nos esprits.

ni io ri wa ke ia te tsi kwa ni kon ra.


Pensionnat pour Indiens: Ethnocide / génocide organisé
Taux de mortalité: 50%+

Nous serons ce que nous sommes. Les envahisseurs immigrants [européens] n’ont aucune terre, pas de langage propre [langues européennes] ni du culture sur l’Île de la Grande Tortue. Ils nous ont délibérément brutalisé. Le nouveau “cadre d’accord” (Framework Agreement) est fait pour nous forcer à nous municipaliser et à imposer, taxer tout ce que la création nous fournit. Nous n’abandonnerons jamais notre liberté naturelle, notre identité et nos pensées.

Kaianerekowa, la Grande Paix, se charge de ces traîtres qui aident le serpent à nous tromper et à abuser de nous. La violence, la peur et la menace sont leurs armes constantes. Ion ki ni kon ra ien, ils essaient de tuer notre esprit de façon à ce que nous ne puissions plus nous protéger comme la nature/création l’exige.

ia te io swa ton veut dire arrêter la lumière qui nous connecte avec notre terre-mère et la création. Pas de pollinisation, toute vie naturelle va périr. Les personnes qui ont envahi l’Île de la Grande Tortue abusent constamment de nous physiquement et mentalement. Nous les avons accueillis, nous les avons aidés à se nourrir et les avons éduqués en ces nouvelles contrées, tandis que nous souffrions.

Les ignorants et les lâches sont un fardeau pour ceux qui veulent (sur)vivre comme la nature l’a préconisé.

Allonger les poutres d’un toit agrandi la maison. Les immigrants ont envahi notre maison et nous ont apporté la loi de l’amirauté, le génocide, les religions (NdT: chrétiennes, catholique et protestante) et la veulerie pour nous détruire. Tout comme la nature, Kaianerekowa est la réalité parfaite qui nous fut donnée par la nature et nos ancêtres, ce très très longtemps avant l’arrivée des immigrants sur ce continent (NdT: Kaianerekowa a été daté du XIIème siècle).

La nature/création, la loi universelle, nous aidera à accomplir nos responsabilités. Nos feux ne sont pas éteints. Ion kwa tsi ri ton. ia te io swa ton.

Ion kwa ro ron – matérialiste. Sa o iera onwe veut dire dans la direction de la nature pour toujours. Les impérialistes et l’Indian Act appellent notre terre “la patrie” et le “grand père blanc”. Nous appelons l’Île de la Grande Tortue notre mère. Nous dirons toujours notre vérité. Laissez-nous brûler le tabac, remercier, un des plus grands cadeaux de la création. Le tabac n’a jamais existé ailleurs dans le monde (NdT: le tabac est une plante de cérémonie détournée de sa fonction à des fins à la fois commerciale et addictive par les européens, toujours dans cette voie distinctive de la destruction et de l’abus généralisés…). Pendant ce temps, les représentants du serpent ont mis en place un spectacle électoral organisé afin de tromper les électeurs. Tous ont le même marionnettiste entrepreneurial.

Note de Résistance 71: Nous reproduisons ci-dessous le wampum 59 de Kaianerekowa évoqué par MNN. Réflexion: si nous appliquions ceci à nos “chefs”, ne pensez-vous pas que ça filerait plus droit et pour le bien commun ? Kaianerekowa est en chacun de nous parce qu’inspiré du bon sens naturel des choses et de la vie en société de bien commun.

Kaianerekowa, Wampum 59:

“Une ceinture tissée de nacres de coquillages wampum d’une largeur de trois mains, la moitié supérieure blanche, la moitié inférieurs noire, faite à contribution égale par les hommes des cinq nations, sera la manifestation physique de ce que les les gens ont fusionné en une tête, un corps et une pensée ; cela symbolisera aussi leur ratification du pacte de paix de la confédération, où les chefs des Cinq Nations ont établi la Grande Paix.

La portion blanche des nacres représente les femmes tandis que la portion noire représente les hommes. La portion noire est de plus le signe du pouvoir investi chez les hommes des Cinq Nations.

Cette ceinture wampum investit le peuple du droit de corriger leurs chefs errants. Dans le cas d’une partie où tous les chefs s’engagent sur un chemin qui n’est pas embrassé par le peuple et qu’ils ne considèrent toujours pas le troisième avertissement donné par les femmes de leurs familles, alors l’affaire devra être porté devant le conseil général des femmes des Cinq Nations. Si les chefs notifiés et avertis trois fois ne rentrent toujours pas dans le rang, alors l’affaire devra être portée devant les hommes des Cinq  Nations. Les chefs de guerre devront alors, par droit et suivant l’autorité qui leur est conférée, entrer le conseil ouvert, pour avertir le ou les chefs de retourner sur le droit chemin. Si les chefs incriminés entendent le conseil, ils devront dire: “Nous répondrons demain”. Si une réponse favorable est ensuite donnéee en faveur de la justice et en accord avec la Grande Loi de la Paix, alors les chefs devront de nouveau prêter allégeance en fournissant chacun les ceintures wampum requises. Alors les chef de guerre ou les chefs devront exhorter les chefs errants d’être juste et bon.

Si les chefs devaient refuser d’entendre le troisième avertissement, deux options sont alors possibles: soit les hommes peuvent décider en conseil de déposer le ou les chefs  ou de les frapper à mort avec leurs massues de guerre. S’ils décident dans leur conseil de prendre la première option, le chef de guerre devra s’adresser aux chefs intéressés et leur dire: “Puisque vous, chefs des Cinq Nations, avez refusé de retourner dans le bon processus de la constitution, nous déclarons dès maintenant vos positions vacantes, nous vous retirons vos bois de cerf, symboles de votre chefferie et d’autres devront être choisis pour siéger à vos places, laissez donc place libre.”

Si les hommes en conseil devaient choisir la seconde option, le chef de guerre devra ordonner à ses hommes d’entrer dans le conseil et de prendre positions aux côtés des chefs errants, s’asseyant entre eux si possible. Lorsque ceci est fait, le chef de guerre tiendra alors à bout de bras le wampum noir et dira aux chefs errants: “Et bien maintenant, chefs des Cinq Nations, oyez ces derniers mots de vos hommes. Vous n’avez pas tenu compte des avertissements des femmes de vos familles, vous n’avez pas tenu compte des avertissements du conseil général des femmes et vous n’avez pas non plus tenu compte des avertissements des hommes de vos nations, qui tous insistaient pour que vous retourniez sur le chemin de l’action juste. Puisque vous êtes déterminé à resister et à ne pas rendre justice à votre peuple, il n’y a plus qu’une seule façon d’agir pour nous.” A ce moment, le chef de guerre laissera tomber le wampum noir et les hommes devront se lever d’un bond et battre à mort les chefs errants. Chaque chef errant peut se soumettre avant que le wampum noir ne soit lâché. Son exécution sera immédiatement suspendu.

Le Wampum Noir ici utilisé symbolise que le pouvoir d’exécuter est enterré mais qu’il peut encore être déterré par les hommes. Il est enterré, mais lorsque l’occasion se présente, ils peuvent le déterrer et en dériver leur pouvoir et leur autorité pour agir comme ici prescrit.

(Traduction Résistance 71 )

 

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L’entreprise coloniale du gouvernement du Canada, incorporée en 1982

 

Mohawk Nation News

 

14 octobre 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/10/14/corporation-of-govt-of-canada-inc-1982/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tout comme les plantes et les animaux, les humains sont mis sur la terre pour laquelle ils sont faits. Onowaregeh, l’Ile de la Grande Tortue a été créée par kasatstensera kowa sa oiera, la grande puissance naturelle de l’univers qui a placé onkwehonweh, le peuple naturel véritable sur notre terre-mère d’un pôle à l’autre et d’un océan à l’autre.

Les villes coloniales mortelles sont les plantations et les quartiers pour esclaves de notre ennemi envahisseur. Ils sont venus ici sans aucune invitation pour y commettre le génocide et se goinfrer de notre terre et de nos ressources. Il semble qu’ils ne s’arrêteront jamais.

Rotikstenha, ceux qui ont vécu bien des phases de leur vie, ont essayé de nettoyer la dévastation délibérément causée par nos ennemis, parfois avec nos mains nues. La nouvelle génération fait reluire le chemin pour nous tous. Pour venir à terme avec la brutalité à laquelle nous faisons face, nous faisons la cérémonie des petites condoléances. Nous prenons un morceau du plus fin des cuirs pour essuyer nos yeux afin de voir clairement. Nous prenons une plume d’aigle et nous essuyons nos oreilles afin d’entendre et d’écouter tout ce qui se dit. Nous buvons l’eau la plus pure afin de nous rincer la gorge et de ne dire que de bonnes paroles. Puis nous nettoyons et purifions nos corps pour restaurer l’énergie de notre esprit.

Le 12 octobre, Justin Trudeau (NdT: le premier sinistre canadien) s’est tenu devant une audience portant un gilet pare-balles et entouré de barbouzes parce qu’il avait peur des gens. Il a montré qu’il travaillait pour les banquiers de la City de Londres et qu’il avait peur pour sa vie.

En 1970, le père de Justin, Pierre Trudeau, déclara la loi martiale contre le peuple de Montréal avec un évènement faux-drapeau appelé la “crise de FLQ”. En 1974, il retira à la Banque du Canada son droit d’imprimer la monnaie sans intérêt. Il donna ce rôle aux banquiers internationaux de la City de Londres avec le système de loyer de l’argent, d’intérêts sur l’argent créé et “prêté” à l’état. En 1975, le Canada enregistra son tout premier déficit de 180 miliards de dollars, juste pour imprimer la monnaie. Les banksters ne pourront jamais être payés. 

Cet argent est garanti exclusivement par l’extraction illégale par le Canada des terres et des ressources des peuples autochtones.

Le Canada est toujours une colonie (NdT: un “dominion” de la “couronne”/City de Londres) comme stipulé par le British North America Act (BNAA) de 1867, qui est une loi votée par le parlement britannique pour organiser la colonie outre-mer du Canada.

Le rôle principal de l’armée est de protéger la “trésorerie” dans chaque pays. En 1982, Pierre Trudeau s’en alla à la City de Londres pour dissoudre l’entreprise coloniale connue sous le nom de “Dominion of Canada” Inc. 1867. Il créa une nouvelle entreprise (coloniale) appelée le “gouvernement du Canada” Inc. 1982.

Pierre Trudeau ramena une copie du BNAA remis à jour et la “proclama” comme étant la constitution du peuple du Canada. Il ne prêta jamais serment et ne demanda jamais au peuple de la ratifier. Les citoyens n’ont aucun droit. Les banques possèdent les gens en délivrant des certificats de naissance. Capitus diminutio maxima. Tout nom en lettres capitales d’imprimerie signifie entreprise, corporation.

Comme une entreprise, pour le Gouvernement du Canada Inc., Le CEO de l’entreprise est le gouverneur général ; son président le premier ministre, le vice-président est le leader de l’opposition au pouvoir, le secrétaire trésorier est le ministre des finances. La mission est: continuer l’illusion de la liberté pour le peuple, qui paie constamment des impôts et autres taxes aux actionnaires sur le compte des dividendes sis à la City de Londres.

Tous les tribunaux de l’amirauté sont fondés sur la loi bancaire, commerciale. Tous les tribunaux aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande sont des tribunaux de l’amirauté britannique. Ils font la guerre à tous les pays qui ne leur permettent pas de contrôler leur système bancaire et leurs banques au travers de la loi de l’amirauté.

Toutes les corporations que sont les municipalités ont les banques comme trustees, qui sont les actionnaires de l’entreprise.

L’entreprise du gouvernement du Canada est la propriété des banquiers de la City de Londres. Quiconque vote dans ce système soutient de facto le génocide et le vol.

 

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Au Canada… et partout ailleurs !

 

Le piège électoral

 

Mohawk Nation News

 

17 octobre 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/10/17/the-vote-trap/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un grand nombre de ceux qui ont vécu pour la cause ne sont plus parmi nous: Clinton Rickard, Mad Bear Anderson, Louis Hall karonhiaktajeh, Peter Diome, Richard Oaks, Russell Means, Dennis Banks, kakwirakeron, Vernon Bellecourt, Anna Mae Aquash, bien des rotiskenraketeh sur les lignes de front, Harriet Boots, des femmes et des hommes qui se tinrent côte à côte, Sugar Montour, Mad Jap, Le General, Dick Hill, Kevin Stanger, Jakwadeh, Lasagna, Deskaheh, et tous ceux que je n’ai pas mentionnés, ce sont tous des héros.

Leur travail n’est pas achevé. Nous entendons toujours leurs voix bien que leurs corps soient maintenant poussière. Fermez les yeux. Ecoutez leurs voix. Leurs paroles ne mourront jamais.

On nous a toujours encouragé à vivre dans les villes afin de nous assimiler à la culture des colons.


Le système nerveux central de l’empire

Les banquiers possèdent toute la terre, l’air, l’eau et les citoyens de l’entreprise coloniale appelée “gouvernement du Canada”. Voter signifie être d’accord avec les politiques pour établir des coûts de vie toujours plus élevés, des standards de vie bas, une chute du taux de natalité, d’exterminer notre race, de subir toute sorte de maladies, d’avoir une espérance de vie en chute, la pauvreté, de vivre dans les rues barbares des quartiers pour esclaves, des entreprises criminelles, de voir nos familles vivre au tréfond de la société à cause de la couleur de notre peau et de voir l’extinction finale de notre culture.

La règle des 51% de majorité n’est ni la démocratie ni le consensus. C’est du corporatisme. Votre vote donne le feu vert à l’entreprise pour continuer ses crimes.

Nous essayons constamment de créer une attention au niveau international sur notre situation génocidaire. Nous ne pouvons pas faire revenir ceux qui ont travaillé si dur pour notre survie, nous ne pouvons pas non plus restaurer la santé de notre terre-mère juste par nous-mêmes. Ils sont toujours avec nous ne serait-ce que par les messages qu’ils nous ont laissés. Notre jeunesse essaie de nous délivrer de l’esclavage et de ce génocide final qui est attenté sur nous. Le cadre d’accord (Framework Agreement) va retirer l’intérêt original indien de l’Ile de la Grande Tortue, ainsi les banquiers pourront totalement contrôler toute notre terre.. Les titres émis par le bureau du cadastre n’enregistrera plus que “l’assertion de la couronne” qui est propriété et taxée par les banquiers. Ils espèrent que sous les 10 ans à venir, le désespoir nous force dans leurs villes. Nos communautés furent fabriquées par l’entreprise coloniale afin qu’elles ne puissent pas avoir d’économie viable, ainsi notre peuple sera à la dérive pour juste survivre.

Les riches vivront dans des forteresses, emmurés dans les campagnes afin d’échapper à la sale vie brutale qu’ils ont créée dans les villes et pour contrôler toute révolution en développement.

Les villes sont un système politiquement corrompu par construction. Elles sont planifiées pour la saisie du pouvoir et pour être gérées par l’armée. Le pouvoir de la ville est fondé sur la concentration de la manufacture et du commerce, pour vivre sur le dos des pauvres. Cela s’appelle l’extinction, l’assimilation, la réconciliation, la destruction des identités et du langage des peuples originels.

Les immigrants gravitent vers un gouvernement fasciste pour sortir du chaos qu’ils ont créé, ils se sauvent de leur pays.

Seuls la végétation, les animaux et les peuples originels demeureront sur l’Ile de la Grande Tortue. La poussée actuelle pour le français est parce qu’ils vont devoir retourner à la maison mère. Pour rester ici, ils doivent vivre selon Kaianerekowa, la voie originelle de cette terre et parler une langue native pour pouvoir communiquer avec notre mère.

Nous avons un droit de naissance ancestral à protéger, un nom natif, une terre, nos familles. En votant pour maintenir leur système entrepreneurial corporatiste, nous mettons notre destinée entre les mains de l’ennemi. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix est contournée. Demeurer avec la vérité et la réalité est un défi.

En accord avec la loi de l’amirauté, lorsque le peuple indigène vote, il confirme son assimilation au système.

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Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Résistance au colonialisme: Les 15 d’Onondaga seuls contre la (in)justice coloniale (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 janvier 2018 by Résistance 71

“Le rêve américain: construit sur l’assassinat, le viol, l’exploitation et le génocide d’hommes, de femmes et d’enfants innocents depuis 1492.”

Traduction du texte de l’image que nous publions en illustration :

“Le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité ne s’est pas produit en Allemagne nazie mais sur le sol du continent américain.

100 millions de natifs furent massacrés et perdirent leur patrie. Fait historique: la plus grande partie des personnes ayant perpétré ces massacres était chrétienne… Désolés si vous ne pouvez pas supporter la vérité.”

~ Résistance 71 ~

 

 

Le système de justice “regardez-moi dans les yeux”

 

Mohawk Nation News

 

9 janvier 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/01/09/look-me-in-the-eye-justice-system/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le business de justice entrepreneuriale colonial fondé sur la loi de l’amirauté régissant la haute mer est fait pour protéger la propriété volée par une petite élite et réduire en esclavage le reste. Quand nous allons au tribunal, 99,9% d’entre nous devons payer un avocat pour parler en notre nom ou nous devons nous représenter nous-mêmes (pro se, sans avocat). L’élite a créé ce trou noir à fric pour nous mettre à genoux et nous enterrer dans leurs procédures pseudo-légales et leur paperasserie ou nous mettre dans ses prisons. Exxon pourrait nous envoyer 250 000 ou 1 millions de pièces de paperasserie qui nous demanderons des années à lire pour ne jamais les comprendre.

Nous proposons un nouveau système judiciaire, basé sur la règle de renommée mondiale de la “tekarontake rule”  fondée sur la Grande Loi de la Paix, Kaianerekowa, afin de créer un équilibre dans lequel tout le monde est égal et a une voix. Pas de papier ni de crayon dans le tribunal, juste votre esprit. Les partis en litige doivent se regarder droit dans les yeux si on veut. Les avocats et les juges n’auront aucune règle artificielle pour protéger les intérêts entrepreneuriaux. Leur système frauduleux de “clientélisme” disparaîtra. La terre, les arbres, les rivières, l’air, les animaux et toute forme de vie sont créés pro se. Nous sommes tous nés pour vivre et mourir pro se, sans avocats remplissant des paperasses et les envoyant quelque part.

Cette supercherie est finie. Tout le monde passera par la porte d’entrée du tribunal et dans leurs chambres secrètes. L’illusion de cette association du barreau ne nous menacera plus en nous prenant à la gorge, en nous mettant à l’amende et en nous gardant dans les clous tout en se remplissant les poches. Si vous avez besoin de paperasserie, alors c’est que votre affaire n’est pas bonne. Les avocats sont toujours incapables de narrer nos histoires. Pour résoudre un conflit, toutes les parties entrent dans une pièce ensemble et discutent de l’affaire jusqu’à ce qu’elles parviennent à une entente.. Pas de secrets ni de mensonges. L’état de New York a fait attendre les 15 d’Onondaga pendant 20 ans (en espérant que nous mourrions tous…) ; puis ils nous font passer dans des parodies de justice et de procès dans leurs tribunaux de district, puis du second circuit et maintenant de la Cour Suprême des Etats-Unis (CSEU).

La CSEU a même une règle qui veut que personne d’autre qu’un avocat ne puisse soutenir l’affaire devant leur “club” ! C’est seulement pour ce 1% qui peuvent se permettre le prix d’acheter un avocat.

Dans les affaires criminelles, le gouvernement entrepreneurial colonial écrit les règles et les règlements pour nous attraper ou nous piéger. Quiconque est accusé devrait avoir accès à un bon avocat gratuitement. Nous sommes présumés innocents. Que l’état paie pour ce fric qui l’engraisse. Les tribunaux et les avocats mènent la danse de ce business et se partagent les bénéfices, le butin, se remplissant les poches sur le dos des conflits d’autrui.

En 1997, les rapaces nous ont offert de nous aider gratuitement. Ils ont largué les 15 d’Onondaga lorsque nous avons décidé que nous n’accepterions pas un arrangement hors tribunal (NdT: la plupart des affaires légales à Yankland ne vont jamais devant les tribunaux jusqu’au bout, la plupart des affaires trouvent un “arrangement à l’amiable moyennant finance”, c’est ce que voulaient les avocats “charitables”, pomper quelques millions de dollars desquels ils prendraient 10%, sans comprendre que l’argent ne fut jamais la racine de l’affaire… Quand ils le comprirent, ils décidèrent de ne plus représenter les natifs) et qu’ils ne gagneraient pas de fric. Nous voulions établir un précédent et inscrire l’attaque que nous avions subie par le NYS I-81 INDIAN DETAIL’ dans le cadastre judiciaire.

Tous ceux ayant des doléances légitimes auront leur temps dans la “chambre de la réconciliation”, sans avocat, sans paperasserie, sans dépositions etc…

Des arbitres entendront rapidement les mérites de chaque partie de l’affaire au lieu d’un juge et tant que cela est encore frais dans les esprits au lieu de laisser au temps le soin de faire oublier les détails et entretenir la confusion. Les livres de référence des tribunaux deviendront des petits pamphlets d’une ou deux pages afin de dégonfler la baudruche de ce qu’est ce soi-disant système ou plutôt business judiciaire.

Le système social en place n’a pas de justice, aucune véritable solution aux problèmes. Il n’est que fondé sur l’argent, toujours plus d’argent. La Grande Loi de la Paix ne recherche en rien une punition, mais de rendre les affaires justes, de redresser les torts, d’arranger les affaires de la façon dont elles doivent l’être.. Tout le monde est responsable de corriger erreur et malfaisance (NdT: le mieux étant la prévention dans un système social égalitaire) et de compenser ceux qui ont été lésés (NdT: jamais le mot “compensation” n’a été synonyme de “dédommagement pécunier”…). Une poignée de personnes ne doit pas décider. Tout le monde doit être au courant et être impliqué dans la solution. Les politiciens disent qu’ils vont jeter cela au peuple pour un referendum mais ne lui donnent pas toutes les informations pour prendre une décision vraiment informée. Ils fournissent une constante propagande, de la rumeur, du commérage et ce jusque dans les tribunaux, afin de tromper juge, jury, peuple et médias.

Comme l’a si bien dit un des plaignants des 15 d’Onondaga, Budgie: “Mes parents m’ont élevé pour dire la vérité et ne pas voler ou alors je pourrais bien finir politicien ou juge…” (Parmley contre Jones)

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“La différence entre les oiseaux et les hommes politiques, c’est que quand même parfois les oiseaux arrêtent de voler.”

~ Coluche ~

Lectures connexes:

Manifeste de la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Résistance politique: Le système colonial canadien craque pas à pas…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 1 juillet 2014 by Résistance 71

La solution la plus viable au problème colonialiste d’Amérique du nord et plus spécifiquement au Canada et au pays du goulag levant (ex-USA) existe: retour au traité Wampum Deux Rangées établi à la fin du XVIIème siècle avec les Hollandais de la Nouvelle-Amsterdam, aujourd’hui New York et continué par les Français et les Anglais en 1701.

La fin de l’empire occidental et de son colonialisme rampant depuis le XVème siècle, passe par la résurgence autochtone et l’émancipation d’une partie des occidentaux endoctrinés par l’idéologie toxique colonialiste. Pour que le colonialisme existe, il faut y consentir, en être complice directement ou tacitement. La voie de la liberté passe par la fin de l’impérialisme occidental et le retour à un modèle de société égalitaire,  juste, non-pyramidal et non-coercitif. Le passage obligé par l’étatisation de nos sociétés n’est que cette « ruse de la raison » chère à Hegel pour mettre l’Homme sur la voie finale de l’harmonie égalitaire en détruisant de concert le capitalisme et son soutien structurel historique: l’État.
Ceci à notre sens , passe par la résurgence des peuples et nations indigènes des Amériques, d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Océanie. Si la tâche paraît être surhumaine, il se peut que tout cela se passe très vite… plus vite qu’on pourrait le croire les évènements aidant…

— Résistance 71 —

 

« Il y aura une guerre ultime qui mettra fin à toutes les guerres. Elle se produira à un point de l’Histoire où d’un côté il y aura quatre couleurs, les quatre races humaines et de l’autre, il y aura ces quatre mêmes couleurs. Un camp sera celui qui aura choisi d’exploiter la Terre-Mère pour le profit et dans l’autre camp, il y aura ceux qui aurons compris le besoin de la défendre… »
~ Prophétie Hopi ~

 

Remettre en place les priorités

 

Mohawk Nation News

 

29 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/06/29/first-order-of-business/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous, peuples indigènes souverains, sommes mandatés par la création (NdT: La terre-mère dans la mythologie amérindienne) pour mettre les choses dans l’ordre. Le gouvernement et le tribunal établis par la loi de l’amirauté ne peuvent pas donner quelque chose qu’ils ne possèdent pas. Acheter et vendre des propriétés volées est à la fois contre notre loi et celle de la loi corporatrice de l’amirauté.

Onowarageh (NdT: L’île de la grande tortue, terminologie amérindienne pour la partie du continent nord-américain) appartenait, appartient et appartiendra toujours aux véritables souverains de la terre. Le 27 Juin 2014, la Cour Suprême du Canada a “rendu” 1750 km2 de terrritoires volés à la nation Tsilhqot’in dans le centre de la Colombie Britannique. Nos frontières vont de la côte Pacifique à la côte Atlantique, du nord au sud et d’Est en Ouest.

Ces entrepreneurs commerciaux ne peuvent pas produire un titre de propriété montrant au monde comment notre territoire volé est venu en leur possession.

D’après le traité Wampum Deux Rangées de 1701, la moitié de tout ce qu’ils ont pris a été mis dans notre Indian Trust Fund. Ceci leur a permis de venir vivre parmi nous. Ce fond a été volé. Nous le voulons restitué avec tous les bénéfices qu’ils ont fait de la vente de chaque arbre, pierre et voie navigable, tout ce qui est dessus et sous la terre et que nous n’avons jamais donné, bradé, abandonné, ni que nous n’avons jamais loué légalement sous les termes de la grande loi de la Paix (Kaiakehre:kowa).

L’entreprise Canada doit respecter notre titre de propriété pour chaque terre non abandonnée. “Titre de propriété” veut dire que nous sommes les souverains et que tout le monde le sait ! La création nous a mis sur l’Île de la Grande Tortue. Tout l’argent que l’entreprise Canada et ses amis et associés d’affaire ont fait en exploitant nos terres et nos ressources, doit être totalement rendu, depuis 1704, lorsque ce fond de l’Indian Trust Fund fut créé, fond aujourd’hui valant des centaines de milliers de milliards de dollars
Les criminels corporatistes comme ceux de l’oléoduc Northern Gateway oilsands, du BC Treaty Process et des sables bitumeux sont appelés “ceux que changent la donne”. Nous allons faire les changements qui s’imposent. Ils ne possèdent rien. C’est comme jouer au poker avec quelqu’un qui n‘a pas d’argent. L’ordre naturel prévaudra. Cette génération est en train de tout ramener à son point de départ. Nos ancêtres brutalisés et assassinés sont fiers de voir que nous ne les avons pas oubliés. Nous avions promis à nos ancêtres que les envahisseurs n’échapperont pas à leur punition pour génocide.

Les juges ont décidé que le Canada peut empiéter sur nos droits de rétablir l’équilibre des intérêts de tout le Canada, chose qu’ils n’ont jamais fait pour nous ! Le voleur, le poseur de cloture et les acheteurs n’ont rien à dire. Ils devraient être jetés en prison pour leur brutalité. Les criminels essaient encore de faire les règles du jeu. Seuls nous, les propriétaires et légataires de la terre pouvons le faire !

En 1864, le Canada a donné notre argent pour construire le chemin de fer à travers notre terre. Notre résistance a mené à la rebellion de Riel et autres guerillas. Riel a été pendu et des centaines d’indigènes furent mis en prison ; 7000 ouvriers esclaves furent importés de Chine pour construire rapidement le chemin de fer tandis que des soldats lourdement armés les protégeaient !

Chaque entreprise doit maintenant suivre la loi de la terre, la loi de la Grande Paix ou il y aura des troubles insurrectionnels.
Le premier ministre dit que l’oléoduc se fera. Mr Harper, nous ferons tout ce qui doit être fait, en utilisant tous les moyens possibles, pour que cela ne se produise pas !

Nous sommes les seuls souverains de l’Île de la Grande Tortue. Vous devez vivre en paix en accord avec le Wampum Deux Rangées et la grande loi de la paix, payez ce que vous devez et dissolvez toutes vos entreprises immédiatement. Vous avez notre consentement pour repartir avec ce que vous aviez en arrivant (NdT: c’est à dire … rien !)

Comme le chante si bien ZZ Top: “I gotta make a decision to avoid a collision”. Z.Z. Top.

SCC staggering implications for energy corporations.