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La putréfaction du système financier comme pilier de l’empire… Le cas des banques canadiennes

Posted in actualité, économie, CIA et traffic de drogue, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 19 août 2014 by Résistance 71

De même auteur au sujet de la CIA et du système banquier: « La Bank of America des Rothschild ». La CIA est une émanation de Wall Street, elle sert Wall Street et les banksters. Preuve ? Faites une recherche sur le nombre d’anciens directeurs de la CIA qui soit provenaient de Wall Street, soit s’y sont recyclés, soit y sont retournés… Effarant !

— Résistance 71 —

 

Les banques pourries canadiennes

 

Dean Henderson

 

16 Août 2014

 

url de l’article original:

http://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/08/16/canadas-dirty-banks/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pendant la guerre des Contras au Nicaragua, la CIA mît en place une opération de drogue contre armes depuis le Bélize. Une note du journal du Colonel Oliver North stipule: “Mettre en application le projet de la Maison Blanche au Bélize”. Une autre disait : “je veux contacter les dealers de drogue dans les camps au Bélize”.

En 1984, Walter Mischer, un homme d’affaire de Houston au Texas qui avait des connexions avec la mafia , a commencé une affaire d’import-export de crevettes au Bélize qui fut la copie carbone de celle de John Hull et de la cohorte Paco Chanes qui avaient commencé l’opération du Costa Rica pour transférer la cocaïne colombienne.

Mischer était un ami intime du vice-président George Bush (père) et du ministre de l’économie James Baker III (NdT: lui-même comme Bush ponte de la CIA). Il acheta environ 350 000 ha de terre au Bélize avec l’aide à l’investissement de Coca Cola et de Pasul Howell, un ancien directeur de la Houston Federal Reserve Bank.

La terre de Mischer fut utilisée par l’agent de la CIA Carl Jenkins, qui commença à y entraîner les Contras. Jenkins était l’officier de terrain pour la CIA de Rafael Quintero pendant l’affaire de l’invasion de la Baie des Cochons à Cuba et gérant plus tard d’une base de la CIA au Laos entre 1970 et 1973 où Oliver North, Richard Secord, Rafael Quintero, Thomas Clines, Ted Shackley et John Singlaub servirent tous. (NdT: La CIA opérait un traffic de drogue depuis le Laos pendant la guerre du Vietnam. Elle n’a fait que reprendre un réseau créé par le 2ème Bureau français lors de l’Indochine. L’héroïne était acheminée par voie aérienne par la compagnie de la CIA Air America, employant des pilotes mercenaires et l’argent servait à financer la guerre secrète menée par la CIA…)

Jenkins était le propriétaire de Helicopteros de Guatemala. Pendant les années 70, Alberto Sicilia Falcon, le grand ponte de la drogue mexicain ayant des connexions avec la CIA, parla de reprendre l’ “affaire” du Bélize. La petite nation des Caraïbes, grandement influencé par la couronne britannique (NdT: Le Bélize est en fait l’ancien Honduras britannique devenu “indépendant”), est un carrefour principal pour la cocaïne colombienne.

En 1962, Paul Helliwell, ancien du détachement 202 de l’OSS (mère de la CIA) et propriétaire de l’entreprise Sea Supply, retourna à Miami de Kunming en Chine, infestée par l’héroïne, pour fonder la Castle Bank au Bahamas. La banque n’avait que 300 dépositaires, incluant Richard Nixon, la fille de Chiang Kai Chek, Howard Hughes et l’acteur de cinéma Tony Curtis. La colonne vertébrale financière de la banque était la famille Pritzker de Chicago, les propriétaires de la chaîne hôtelière des Hôtels Hyatt.

La Castle Bank servait de pont entre la mafia de Floride de Santos Trafficante et le traffic monopoliste d’opium/héroïne du Kuomintang (KMT) chinois et de sa contre-partie vietnamienne. Helliwell était payé par la CIA et utilisait la Castle Bank comme payeuse pour l’opération de Ted Shackley dirigée contre Fidel Castro.

Helliwell organisa un circuit banquier complet aux Caraïbes et de nombreuses entreprises de coquillages/nacre panaméennes. Il continua Sea Supply et devint le consul de Thaïlande à Miami, opérant depuis le bâtiment d’American Bankers Insurance (ABI). Le membre du comité directeur d’ABI James King était le second du comité de la Miami National Bank, utilisée par le gangster Meyer Lansky et son syndicat du crime pour virer les millions de dollars du traffic de drogue vers la Swiss Exchange & Investement Bank. Helliwell servait aussi de conseiller légal au protégé de Lansky Santos Trafficante et la Resorts International and Intercontinental Hotels. Il devint plus tard un conseiller du président américain Lyndon Johnson.

Les îles Caïmans (Caraïbes) jouèrent un rôle clef dans le réseau banquier offshore des Caraïbes d’Helliwell après que le FMI aida les îles à obtenir le statut d’offshore/paradis fiscal. Une nation de 13500 habitants où il y a plus de 14000 numéros de télex enregistrés pour des banques, qui ne sont souvent que de tous petits bureaux, les îles Caïmans offrent un système de compte en banque super-secret pour l’élite globale. Les agences de renseignement internationales et les traffiquants de drogue trouvent ce secret bancaire pour le moins particulièrement avantageux.

La Castle Bank d’Helliwell fusionna aux Caïmans avec une branche de la Nugan Hand Bank et la World Finance Corporation. Tous trois avaient affaires avec à la fois la CIA et le parrain de la mafia Santos Trafficante.

L’affaire immobilière de Walter Mischer au Bélize était financé par la Bank of Nova Scotia, une des cinq énormes banques canadiennes et des quatre grosses banques britanniques qui dominent le triangle de l’argent des Caraïbes, un havre de paix pour les traffiquants de drogue pour lequel le Bélize et les îles Caïmans jouent un rôle majeur. Les autres banques canadiennes sont la Bank of Montreal, la Royal Bank of Canada, Toronto Dominion Bank (TD Canada Trust) et la Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC). Les banques britanniques sont la National Westminster, la Barclays Bank, La banque Lloyds et la Midland Bank.

Midland Bank a été acheté par la HSBC et possède 20% de la Standard Chartered Bank (Rockefeller). Ces deux dernières banques impriment la monnaie de Hong Kong. Le comité directeur de la Midland est rempli d’anciens membres du Pentagone qui se spécialisent dans le recyclage des pétrodollars dans les opérations secrètes de la CIA.

La Bank of Nova Scotia est le plus gros négociant en or des Caraïbes et celle par qui principalement passent les fonds de capitaux pour sortir des Caraïbes. Elle est le banquier de Noranda, une énorme entreprise minière canadienne, qui est le second plus gros négociant en or des Caraïbes. L’or est la monnaie d’échange préférée des traffiquants de drogue et la sucursale jamaîcaine de la Bank of Nova Scotia joue un rôle essentiel dans le traffic de drogue des Caraïbes. Les 200 tonnes d’or récupérés des coffres qui se trouvaient en dessous du World Trader Center dans les travaux de nettoyage d’après les attentats du 11 septembre appartenaient à la Bank of Nova Scotia.

La Royal Bank of Canada a plus de sucursales offshore que n’importe quelle banque au monde. Elle a renfloué le gouvernement de Guyane en 1976 après qu’un coup d’état de la CIA ait sorti le gouvernement socialiste de Cheddi Jagan. La Royal a lancé la carrière dans les affaires de la famille vénézuélienne très puissante des Cisnero, qui supervise les intérêts des Rockefeller dans ce pays. Elle a des partenariats au Bahamas avec la National Westminster dans une banque appelée RoyWest.

Les deux banques de la Bank of Nova Scotia et la Royal Bank of Canada sont contrôlées par la famille la plus influente du Canada, les Bronfman. Cette famille contrôle DuPont, qui a donné naissance à Conoco ainsi qu’à Seagrams, Vivendi et Eagle Star Insurance.

Eagle Star est la holding des Bronfman et un partenariat avec les puissantes britanniques que sont la Barclays, la Lloyds, Hill Samuel et la N.M Rothschild & Sons. Eagle Star a fusionné avec Allianz Versicherung, une entreprise allemande contrôlée par les familles von Thurn, Taxis et Wittelsbach, pour devenir un titan financier mondial.

Les von Thurn et Taxis, la famille royale allemande détrônée, a fondé Tradition, Famille et Propriété, le mouvement fasciste responsable du génocide par escadrons de la mort d’extrême-droite en Amérique du Sud.

Eagle Star est très proche du renseignement britannique. Deux directeurs, Sir Kenneth Strong et Sir Kenneth Keith, étaient #1 et #2 du renseignement britannique pendant la seconde guerre mondiale. Keith est un directeur de la Bank of Nova Scotia et PDG de Hill Samuel, tandis que Sir Philip Zulueta de la HSBC rejoint Keith au comité directeur. Keith est un membre influent du Canadian Insitute of International Affairs (CIIA), l’organisation jumelle du puissant Royal Institute of Iternational Affairs (RIIA) de Londres et du Council on Foreign Relations (CFR) de New York. Le leader officiel du Canada par vertu de son affiliation à la couronne est la reine Elisabeth II, dont le mandat est mis en œuvre par un gouverneur général qu’elle nomme.

La Bank of Montreal a des directorats communs avec Seagrams et l’Hudson Bay Company, Hudson Bay est liée avec Lord Inchcape et sa Peninsular & Orient Navigation Company (PONC) et la famille Keswick de Hong Kong qui contrôle Jardine Metheson. Eric Drake de PONC est au comité directeur d’Hudson Bay Company. Lui et William Johnston Keswick sont également au comité directeur de la BP Amoco. Drake est au comité directeur de Kleinwort Benson, dont la sucursale Sharps Pixley possède 49% du marché de l’or à Hong Kong. Le fils de Keswick, Henry Neville Lindley Keswick est un directeur de HSBC, Jardine Matheson et du géant du papier canadien MacMillan Bloedel qui a fusionné avec la plus grosse entreprise américaine du bois et du papier Weyerhaeuser en 1999.

L’entreprise MacMillan Bloedel décolla lorsque le premier ministre britannique Harold MacMillan épousa la fille du gouverneur général canadien Victor C.W. Cavendish, 9ème duc de Devonshire. La Canadian Pacific possède un intérït de contrôle dans MacMillan Bloedel.

Vancouver est un point de chute préféré pour l’héroïne d’Asie du Sud-Est en route vers les Etats-Unis. En 1978, les officiels du renseignement canadien ont été obligés d’admettre devant un tribunal de Vancouver que la Canadian Pacific Air importe la vaste majorité de l’héroïne de Vancouver à destination des Etats-Unis. Canadian Pacific Railways est aussi directement impliquée dans le transport.

Tous ces intétêts canadiens du triangle de l’argent ont des membres de la table ronde moderne de la reine Elisabeth II, les Chevaliers de l’ordre de St Jean de Jérusalem, au sein de leur comités. A la Canadian Pacific, les membres du comité directeur J.C. Gilmar, J.P.W Ostiguy, Charles Bronfman et W.E. McLaughlin sont tous des chevaliers de l’orde de St Jean, McLaughlin est aussi le président de la Royal Bank of Canada.

La Barclays Bank a 5 Chevaliers de l’ordre de St Jean dans son comité directeur tandis que la Bank of Nova Scotia et la CIBC ont trois membres des Chevaliers de Malte, contrôlés par le Vatican dans leurs comités respectifs. Un autre chevalier de Malte est le membre du comité de la Canadian Pacific M.G. Sandberg, qui a présidé la HSBC. Chacune des 5 grosses banques canadiennes a au moins un chevalier de Malte dans ses comités.

Le CIIA est aussi empli de chevaliers de l’orde de St Jean. Le président honoraire à vie du CIIA est Walter Lockhardt Gordon, dont le père fonda Clarkson & Gordon, la firme comptable qui s’occupe de la TD Bank, de la Bank of Nova Scotia et de la CIBC. Le membre du comité du CIIA Henry R. Jackman est un membre du comité italien des chevaliers de St Jean et de l’ordre de Lazare. Roland Michener, un ancien gouverneur général du Canada qui préside le CIIA est un chevalier de Malte.

Pendant les croisades, les Chevaliers de St Jean de Jérusalem, connus aussi sous le nom des Hospitaliers, escortèrent les pèlerins européens vers Jérusalem où le roi Salomon a (soi-disant) construit son temple sur le mont Moriah. Le site est dit avoir abrité l’arche d’alliance et autres objets sacrés et documents. Ce qu’il reste du temple du roi Salomon est aujourd’hui partie de la mosquée Al Aqsa sur le rocher du dôme, où la dernière Intifada a commencé et qui est toujours à l’épicentre des tensions israélo-palestiniennes.

Quand les parchemins de la Mer Morte furent découverts en 1947 à Qumran, un document gravé dans du cuivre mentionnait un énorme trésor d’or enterré sous le temple du roi Salomon. Ce butin explique peut-être pourquoi l’organisation sœur des Chevaliers de la St Jean, l’ordre des Templiers, abandonnèrent leur racket de protection des pèlerins au groupe précédemment nommé et focalisa son activité du temps des croisades aux fouilles sous le temple. Ceci peut aussi expliquer comment les Templiers devinrent soudainement l’organisation la plus riche du monde.

Après leur défaite face aux Sarrasins durant les croisades, les Chevaliers de St Jean de Jéruslaem se sont repliés sur l’île méditerranéenne de Chypre, mais en 1522, les Turcs l’envahirent et les chevaliers, défaits une seconde fois, se relogèrent à Malte où la faction catholique devint connue sous le nom de Chevaliers de l’ordre de Malte, aujourd’hui reconnue comme une nation souveraine par plus de 40 pays. Ils ont leur QG à Rome et ne répondent qu’au pape.

La faction protestante quant à elle est basée à Londres et s’appelle les Chevaliers de St Jean de Jérusalem qui répondent au Grand Prieuré de l’ordre du Duc de Gloucester, cousin de la reine Elisabeth II.

[1] The Mafia, CIA and George Bush: The Untold Story of America’s Greatest Financial Debacle. Pete Brewton. SPI Books. New York. 1992

[2] In Banks We Trust. Penny Lernoux. Anchor Press/Doubleday. Garden City, NY. 1984. p.79

[3] Editors of Executive Intelligence Review. p.250

[4] Ibid

[5] Ibid

[6] Ibid

[7] Rule by Secrecy: The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids. Jim Marrs. HarperCollins Publishers. New York. 2000