Archive pour califat EI CIA

Ingérence occidentale au Moyen-Orient: Les bombardements de la coalition ne détruisent pas l’EI… mais l’aident à progresser plus vite !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 octobre 2014 by Résistance 71

Tout ceci n’est qu’une escroquerie de plus ! Les bombardements yanks ne font aucun mal à l’EI au contraire, ils les aident à progresser plus rapidement. L’EI est l’armée mercenaire de la CIA et de l’OTAN pour mettre en œuvre le projet de refonte du Moyen-Orient dans la grande stratégie du diviser toujours plus pour régner toujours mieux.. L’EI est la nouvelle armée coloniale de l’empire en Afrique et au Moyen-Orient.

— Résistance 71 —

 

Kobani un piège ?

 

IRIB

 

13 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/344471-kobani,-un-piège

 

Depuis trois semaines? les caméras du monde entier restent

braqués sur Kobani, où Daech et Erdogan se livrent, avec l’appui de l’aviation de la coalition, à  une dé-kurdisation,  et partant, dé-syrisation de la ville, espérant y dresser une base d’entraînement, grandeur nature, où former les 5.000 terroristes anti-Assad! Mais si la guerre contre Kobani n’était pas, après tout, qu’une petite bataille, pour masquer la plus grande?!

A en croire le journal « Sunday Telegraph », quelque 10.000 terroristes de Daesh se trouvent à 13 kilomètres de la capitale irakienne, Bagdad! Et ils se préparent à lancer une grande offensive contre la ville. « Si la capitale tombe entre les mains de Daesh, ce sera une énorme avancée, et la fin de l’Irak, font remarquer les experts. Dans la foulée, les autorités irakiennes sont prises de panique et lancent des SOS à Washington, lui demandant de déployer des « GI’s », sur le terrain, façon de protéger la capitale.

La puissance d’occupation, qui a dû quitter la Mésopotamie, en 2010, la queue entre les jambes, ne peut cacher le plaisir qu’elle ressent de se voir se faire prier, par ceux-là mêmes, qui les ont mis à la porte! Bon stratagème que ce Daesh. Sur le terrain,  les terroristes et leurs protecteurs avancent, à grands pas, à Al-Anbar, province voisine : si Al-Anbar tombe, ce qui n’est pas du tout impossible, les daeshistes sauront encercler la capitale. De très violents combats se poursuivent entre la quasi-totalité des bataillons de l’armée irakienne et les terroristes de Daesh, pour que cette perspective horrifiante ne se réalise pas !

Les terroristes, guidés par les satellites de la coalition anti-Daesh, avancent, sur trois axes, vers le centre d’Al-Anbar. Les chasseurs  irako-américains bombardent, certes,  leurs positions, mais, curieusement, ces bombardements leur permettent de mieux avancer : Ebrahim Bahr al-Olum, le député du parti Al-Mawaten, confie au site Al-Masalaa, cette vérité cuisante : « Les raids de la coalition n’ont stoppé, nullement, l’avancée des terroristes, au contraire, ils les ont poussé à étendre leur champ d’action et à se diriger vers Al-Anbar, Diyala, Saleheddin, certaines localités de Kirkuk. disons que les Américains guident, via leurs bombardements- qui ne touchent, absolument, pas les positions stratégiques de Daesh- les terroristes à choisir leur zone d’opération »!! Al-Mayadin se penche sur le sort de ces forces irakiennes volontaires, qui sont, souvent, prises pour cible des raids US : une partie d’entre eux a été assiégée, par Daesh, et les avions irakiens ne font que leur jeter, depuis le ciel, vivres et médicaments.

70% de la province d’Al-Anbar est sous le contrôle de Daesh, et les terroristes se sont donnés 15 jours, pour s’en emparer, totalement. Al-Anbar s’étend sur un tiers du sol irakien ! A Al-Malaha, dans le Nord de la localité d’Al Habaniya d’Al-Anbar, les terroristes se sont attaqués aux positions des soldats irakiens, et ont réussi à les assiéger. 400 autres soldats de l’unité des parachutistes du 6eme bataillon de l’armée irakienne sont, eux aussi, encerclés, dans la localité d’Al-Yabani, à Ramadi, toujours, à Al-Anbar.

Le président du Conseil d’éveil  a fait un appel du pied à tous les Iirakiens, pour qu’ils viennent en aide à Al-Anbar : « Les tribus sont armés et combattent Daesh. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut une force terrestre ».  Al-Mayadin ajoute: « Les Daeshistes se trouvent, désormais, à 15 kilomètres, à l’Est de Bagdad. 4.000 d’entre eux sont positionnés, à Abou Ghraïb et Zaydan. Et ils attendent l’ordre d’assaut, depuis ces localités, contre Bagdad. Les forces volontaires et les forces de sécurité se sont massés, dans l’Ouest de la capitale.

Si Al-Anbar tombe entre les mains de Daesh, la prolongation géographique entre Al-Anbar et Ninive permettrait à Daesh de redoubler sa force et d’imposer un véritable siège à Bagdad. Les liens entre les terroristes de la Syrie et de  l’Irak s’en trouveront, aussi, renforcés ».  Que peuvent-ils faire, les Irakiens, pour sauver la capitale ? La force Qods vient de passer à l’acte. Des centaines de forces de l’armée de Badr viennent d’être envoyées, sur le front : l’objectif,  empêcher la chute d’Al-Anbar ….

Ingérence occidental en Syrie: L’utilisation de l’EIIL créé par la CIA pour bombarder la Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 12 septembre 2014 by Résistance 71

Moscou met en garde contre une attaque américaine en Syrie !

 

IRIB

 

11 Septembre 2014

 

source: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/340364-moscou-avertit-contre-une-attaque-us-visant-daesh-en-syrie

 

Le représentant de la Russie auprès de l’Onu a insisté sur l’impératif d’une prise de décision sage de la part de l’administration américaine quant à attaquer Daesh dans le territoire syrien.

Vitaly Churkin, représentant permanent de la Russie auprès de l’Onu a mis en garde mercredi contre la décision unilatérale du président américain Barack Obama d’attaquer Daesh en Syrie. « La décision unilatérale de Washington de viser les positions de Daesh dans le territoire syrien, sans l’aval préalable de Damas, affectera les coopérations internationales dans la lutte contre le terrorisme, a souligné Churkin. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé auparavant les raids aériens contre les positions du groupe terroristes de Daesh en Syrie, sans coordination avec le gouvernement légitime du pays.

= = =

La réaction russe si Obama bombardait la Syrie ?

 

IRIB

 

11 Septembre 2014

 

source: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/340386-la-réaction-russe,-si-obama-bombardait-la-syrie

 

Le vice-Premier ministre russe a dénoncé le recours des Etats Unis

à un nouvel alibi, pour justifier des frappes contre le territoire syrien, frappes, qui, rappelons-le, auraient dû avoir lieu, en septembre 2013! Pour la Russie, il s’agit, ni plus, ni moins, d’une démarche, qui violerait la souveraineté syrienne, si elle n’intervient pas en coordination avec Damas. A plus d’une reprise, les autorités US ont annoncé refuser tout dialogue avec Assad, en ce sens, un Assad, à qui elles refusent toute légitimité, et ce, au mépris des résultats de la présidentielle syrienne, en été. Mais si, comme l’a promis Obama, les Etats Unis se mettaient à étendre ses frappes aériennes, au-delà de l’Irak, pour cibler Daesh sur le sol syrien, que fera, alors, Moscou? Selon certaines sources d’information, la Russie n’est pas, encore, sûre de l’intention réelle d’Obama, vu que ce dernier est bien volatile et a habitué tout le monde, amis comme ennemis, à des virages spectaculaires. N’empêche que l’expérience du passé l’a bien montré, il faut être bien vigilant avec les Américains. Selon les sources bien informées, Moscou et Damas mènent, en ce moment, des discussions intenses, pour coordonner des frappes aériennes conjointes contre les positions de Daesh, avant le mois d’octobre. En d’autres termes, la Russie et la Syrie veulent ôter tout prétexte aux Etats Unis et à l’OTAN, au sujet des agissements de Daesh. Depuis quelque temps, déjà, l’Armée de l’Air syrienne a intensifié ses opérations, dans des régions contrôlées par Daesh, à Raqqa, mais aussi, à Deir ez-Zour…. alors, vers une opération conjointe Russie/Syrie contre celle des Etats Unis/OTAN.

= = =

Le dernier coup antiAssad de Ryadh ?

 

IRIB

 

11 Septembre 2014

 

source: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/340380-le-dernier-coup-anti-assad-de-riyad

 

On avait évoqué une possible reprise des contacts Riyad/Damas,

le Caire, voulant même jouer le rôle des médiateurs ! Selon un responsable américain, cité par le « New York Times », l’Arabie saoudite aurait donné son feu vert à la construction de bases d’entraînement destinées à former les « rebelles anti-syriens »! Depuis 2011, les terroristes anti-Assad sont entraînés, sur le sol jordanien, et c’est la première fois que Riyad s’engage, directement, dans le dossier : « Ce jeudi, le secrétaire d’état US se rendra, à Riyad, pour s’entretenir, dit-il,  avec les autorités saoudiennes de Daesh et des moyens destinés à créer une coalition contre cette milice, (ndlr : créée, dans les usines de la CIA, à l’aide de l’argent saoudien!!!). Au cours de cette escale, il participera à la conférence des pays arabes du golfe Persique, plus l’Irak, la Jordanie et la Turquie.

 

 

 

Questions et analyse sur l’exécution du journaliste américain James Foley enlevé en Syrie… Suite

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, presse et média, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 août 2014 by Résistance 71

Questions et analyse initiale du 22 Août 2014

Article connexe

 

D’après des experts la vidéo de la décapitation de James Foley est probablement truquée

Une analyse technique scientifique confirme l’enquête d’Infowars et dit que la vidéo a été mise en scène en tant que propagande de guerre

 

Paul Joseph Watson

 

25 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/experts-james-foley-beheading-video-likely-fake/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Confirmant notre analyse de jeudi, une équipe britannique d’experts en science légale a conclu que la vidéo de la décapitation de James Foley par l’EI était en toute probabilité mise en scène utilisant “des trucages de caméra visuels et de très bonnes techniques de post-production”.

Une entreprise internationale de science légale qui travaille pour les forces de police à travers le Royaume-Uni a trouvé que “L’exécution de James Foley a possiblement été mise en scène, avec le véritable meurtre se déroulant hors caméra.” reports the Telegraph.

Les experts ont remarqué que malgré que le bourreau de Foley coupait le cou de Foley au moins six fois, aucune trace de sang n’était visible. La vidéo originale elle-même ne montre pas la décapitation, tout juste un semblant d’image qui est supposée montrer la tête sectionnée de Foley reposant sur son corps.

“Aymenn al-Tamimi, du think-tank du Middle-East Forum a remarqué que l’EIIL a grandement amélioré sa production de vidéo au cours des années”, rapporte the Inquisitor. “Les techniques pour simuler une décapitation ne seraient pas difficiles pour eux à gérer et la vidéo ne cache même pas vraiment leur échec. Malgré six coupes franches à la gorge, pas de sang, la réaction de Foley semble être complètement déconnectée avec ce qui est en train de se passer, ont dit les analystes.”

Ce point fut aussi couvert dans notre analyse primordiale qui insistait sur le calme apparent de Foley alors qu’il lisait sa déclaration, une attitude complètement contradictoire à la notion qu’il allait être brutalement exécuté.

Les experts ont aussi conclus qu’il y a un blip dans la vidéo qui suggère que Foley a mal lu une ligne du script et que la scène a dû être refilmée.

La question évidente qui se pose alors est de savoir pourquoi les militants de l’EIIL/EI, qui ont très vite développés une réputation pour leur barbarie et leur manque total d’attention pour la vie humaine, n’auraient pas simplement décapité Foley devant les caméras et ainsi ne pas avoir recours à une mise en scène.

La seule conclusion logique est la suivante: Que Foley ait été assassiné après ou pas, la vidéo a été produite et transmise non pas par les militants de l’EIIL/EI mais par des agences de renseignement occidentales pour être utilisée comme casus belli afin d’étendre l’action militaire au le Moyen Orient.

Depuis des années nous avons documenté de manière exhaustive le comment l’Al Qaïda de Ben Laden et autres vidéos de propagande terroristes étaient en fait produites par des entreprises travaillant en sous-main pour le Pentagone et la CIA.

L’identité de l’individu dans la mise en scène a aussi depuis émergée, s’agissant d’un certain Abdel-Majed Abdel Bary, ancien rapper d’une famille aisée qui a quitté Londres pour allewr combattre en Syrie. Bary correspond aussi au profil d’un informateur britannique trsvaillant pour les services britanniques.

La vidéo de la décapitation a été utilisée comme poster promotionnel pour pousser une nouvelle attaque américaine sur la Syrie, une perspective qui fut déraillée l’an dernier après qu’une attaque chimique blâmée par l’occident sur le gouvernement d’al-Assad, s’avéra avoir été perpetrée par les rebelles soutenus par l’occident.

Les officiels américains ont cité le “nouveau contexte” qui s’avère pour confronter l’EIIL avec la diffusion de la vidéo de l’exécution de Foley, Washington signalant samedi son intention de préparer un nouvel assaut militaire sur la Syrie.

Dans notre analyse nous avions noté certains autres facteurs qui clairement suggéraient que la vidéo de Foley n’était pas ce qu’elle paraissait être, incluant l‘absence d’autres militants qui normnalement sont présents dans les vidéos de décapitation, le manque de références au Coran et l’absence de chant “Allah Akhbar” au moment de l’exécution.

Regardez notre analyse initiale sur l’exécution de Foley, notez que cette vidéo (NdT: sur l’article original en anglais) ne contient aucun extrait de la mise en scène de la décapitation, qui n’est même pas visible sur la vodéo originale diffusée. Malgré cela, YouTube a partiellement censuré la vidéo en l’étiquetant comme “dérangeante” et bloquant son accès aux non-possesseurs de compte YouTube.

Stratégie impérialiste du Califat ou EI (ex-EIIL)…

Posted in actualité, colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 14 août 2014 by Résistance 71

C’est d’une limpidité sans tache: L’empire et ses vassaux européens, d’Israël et de l’OTAN, aidé financièrement par les monarchies rétrogrades (pléonasme, certes…) du Golfe, créent, arment, entraînent, financent et véhiculent à travers les frontières une armée de mercenaires « djihadistes » qui fait le sale boulot de terrain de division du Moyen-Orient par procuration pour l’empire. Cela a commencé en Libye, a continué en Syrie et se prolonge maintenant en Irak en attendant une tête de pont européenne en Ukraine et un noyautage des pays de l’UE au retour des mercenaires dans leurs pays respectifs (s’ils survivent…): la France, la GB pour ne citer que les plus importants. Cette armée, légion mercenaire soi-disant « djihadiste » de la CIA et du MI6, passe de faction affiliée à Al Qaïda à l’EIIL pour n’être plus maintenant que l’EI ou « État islamique » dont le seul but est d’alimenter par ses crimes et exactions (intéressant de noter que tout comme la tristement célèbre entreprise mercenaire Blackwater, le « califat » passe son temps à changer de nom…), la haine de l’islam et encourager, faire basculer le monde dans l’idéologie appliquée néoconservatrice yankee du « choc des civilisations ». Le but est le chaos, généré par la division du monde musulman pour empêcher qu’il ne se ligue contre le colonialisme ravivé occidental, la haine entre les cultures et la précarité socio-économique, le tout cornaqué politiquement par des politiciens occidentaux corrompus, psychopathes, eugénistes, veules, traîtres et totalement inféodés à leurs maîtres banquiers et pétroliers du cartel de contrôle qu’est le cœur du Nouvel Ordre Mondial.

Donc succintement, l’Empire a créé l’EIIL/Daesh devenu Califat, EI, continue de le soutenir, de le financer via l’Arabie Saoudite, de le former militairement, tout en le bombardant pour donner le change et surtout, rendre les chiens fous, drogués, qui constituent la chair à canon du Califat encore plus barjots pour générer toujours plus de chaos constructeur du Nouvel Ordre Mondial et de sa grille de contrôle planétaire. Il suffit ensuite de relier les points entre eux pour voir le plan se dérouler en temps réel: L’EI et le chaos au Moyen-Orient, Gaza et le génocide perpétré par Israël, la crise sanitaire de l’Ébola, vraisemblablement provoquée, la crise migratoire au pays du goulag levant, la guerre civile en Ukraine sur fond de nazisme soutenu par l’occident, les tensions avec la Russie, la poussée chaotique du terrorisme sponsorisé par l’occident en Afrique. Tout ceci n’est pas, ne peut pas être le fruit du hasard… Tout ceci est planifié et suit un scenario bien établi.

Nous devons arrêter de soutenir nos tyrans. C’est le seul moyen. Retirons notre soutien en masse à la fange politique de nos états responsables à 100% de tout cet infâme merdier. Boycott de toute cette fange, réorganisation de notre société avec le peuple souverain aux commandes, pouvoir dilué, n’ayant pour seul vision que l’intérêt général de tous. Assez des intérêts particuliers du plus petit nombre !

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il est plus que temps de s’en rendre compte… et d’agir en conséquence !

— Résistance 71 —

 

Pourquoi Obama bombarde le Calife

 

Pepe Escobar

 

13 Août 2014

 

url de l’article en français:

http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/13/loeil-itinerant-obama-bombarde-calife/

 

La Guerre mondiale contre le terrorisme, qui a englouti des milliers de milliards de dollars, ne se terminera pas par une explosion, mais par une super explosion.

Depuis sa conceptualisation, il y a 13 ans, dans le sillage des événements du 11 septembre, la Guerre mondiale contre le terrorisme est le cadeau qu’on nous offre encore et encore, et le plus gros qu’on puisse imaginer, ce sont des transformers d’Al-Qaïda sur stéroïdes, plus puissants, plus effrontés et plus riches qu’Oussama ben Laden et Ayman al-Zaouahiri n’ont jamais imaginé l’être. Voici donc venue l’heure du grand déballage de l’État islamique (ou EI [1], l’ancien État islamique en Irak et au Levant ou EIIL) du calife Ibrahim, alias Abou Bakr al-Baghdadi.

Avant d’entreprendre son séjour de golf à Martha’s Vineyard, le président étatsunien Barack Obama a dit nonchalamment que le bombardement des brutes du calife en Irak prendrait des mois. On pourrait interpréter ses propos comme un nouvel exemple de la doctrine auto déclarée de l’administration Obama en matière de politique étrangère, qui consiste à « ne rien faire de stupide », dont s’est moquée pas très subtilement Hillary Clinton, candidate éventuelle à la présidence. En 2003, l’opération « Choc et effroi » avait détruit toute l’infrastructure de Bagdad en l’espace de quelques heures seulement.

M. Obama a aussi confirmé que les États-Unis feraient pleuvoir de nouveau sur l’Irak des bombes humanitaires « pour protéger les intérêts américains » (d’abord et avant tout) et, comme une réflexion après coup, « les droits de la personne en Irak ».

Il ne faut pas s’attendre à ce que M. Obama déclare que les États-Unis vont bombarder « nos » alliés de la Maison des Saoud [2], qui ont soutenu, financé et armé l’EI en Syrie et en Irak, l’EIIL d’hier qui a si bien su profiter des bienfaits de la formation militaire étatsunienne donnée dans une base secrète en Jordanie.

M. Obama n’arrive pas non plus à expliquer pourquoi les États-Unis, qui ont toujours appuyé l’EIIL en Syrie, ont maintenant décidé de les bombarder en Irak. Ah, les périls [3] de la doctrine « ne rien faire de stupide »...

Une interprétation rapide est ici nécessaire.

Le bombardement des brutes du calife par M. Obama n’a absolument rien à voir avec la doctrine R2P (« responsabilité de protéger »), si chère à Samantha Power, l’ambassadrice étatsunienne aux Nations Unies, rien à voir donc avec la responsabilité de protéger jusqu’à 150 000 Yézidis, sans parler des Kurdes et des Chrétiens qui restent, d’un génocide « potentiel » perpétré par les brutes du calife.

Tout ce largage de bombes par des chasseurs et des drones, qui va durer « des mois », est lié essentiellement au syndrome de Benghazi.

Les brutes du calife étaient fermement décidées à conquérir Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Or, le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) est dirigé par le rusé Massoud Barzani, un client et vassal de longue date des États-Unis.

Les États-Unis ont un consulat à Erbil, débordant de types de la CIA. Comme le New York Times le dit si joliment [4], « des milliers d’Américains ».

C’est ici que Benghazi prend tout son sens. Nous sommes en année électorale. M. Obama est terrifié à l’idée d’un autre Benghazi, dont les Républicains essaient sans relâche de rejeter le blâme sur l’incompétence de son administration. Ce que M. Obama veut éviter par-dessus tout, c’est que les brutes du calife tuent des « diplomates » à Erbil.

Pareille chose déclencherait très certainement un nouveau tsunami de questions fusant de toutes parts au sujet de la contrebande d’armes par la CIA, comme l’approvisionnement des « rebelles » de la Syrie en armes provenant de la Libye, lorsque les événements de Benghazi ont eu lieu. La secrétaire d’État de l’époque, Hillary Clinton, était bien sûr au courant de tout cela. Sauf qu’alors, et encore plus maintenant, personne ne devait et ne doit savoir que la CIA fourbissait en armes le noyau de ce qui deviendra l’armée du calife.

Un changement de régime ou rien

M. Obama a dit que son bombardement humanitaire pourrait durer « des mois », alors qu’en fait ce ne serait qu’une affaire de quelques jours.

Le prix à payer est dérisoire : un simple changement de régime, soit d’empêcher le premier ministre irakien Nouri al-Maliki de remplir un troisième mandat.

C’est ce qui explique pourquoi l’enfer s’est déchaîné à Bagdad, lorsque les parlementaires irakiens ont réalisé de quel côté le vent soufflait. Le nouveau président Fouad Massoum, un Kurde, a choisi Haïdar al-Abadi comme nouveau premier ministre, quelques heures après la mobilisation de troupes spéciales dans des lieux stratégiques à l’intérieur et autour de la zone verte par M. Maliki, qui pourrait (ou non) avoir tenté de fomenter un coup d’État. M. Maliki soutient que M. Massoum a violé la constitution irakienne en ne l’invitant pas à former un nouveau cabinet. C’est tout de même sa coalition de l’État de droit qui a obtenu le plus de votes lors des élections parlementaires d’avril dernier.

M. Obama était évidemment ravi [5]. Peu importe ce qui arrivera par la suite, M. Maliki ne partira pas sans réagir, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce qui ressort parmi les Sunnites, pour un nombre substantiel de Kurdes et même au sein des blocs politiques chiites, c’est que M. Maliki s’est mis complètement à dos les Sunnites, poussant ces derniers à soutenir le calife en masse (bien qu’ils soient nombreux à se mordre les lèvres depuis).

En ce qui concerne le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) et M. Barzani, dans la logique de l’administration Obama, ce qui compte, c’est qu’ils ne déclarent pas l’indépendance. Tant que M. Barzani promettra à M. Obama que le Kurdistan restera à l’intérieur de l’Irak, le GRK obtiendra plus de bombes et de drones et l’opération « humanitaire » ira en s’accélérant. Des forces spéciales étatsuniennes sont déjà déployées le long de la vaste zone où le califat jouxte le territoire du GRK, dans les soi-disant emplacements avancés d’opérations dans le désert. À toutes fins pratiques, les États-Unis tiennent lieu d’armée de l’air irakienne contre le calife.

Surveillez « la Hillarator »

La R2P pervertie de l’administration Obama (protection des Étatsuniens d’abord, puis des réfugiés en second lieu) n’accomplira rien pour une raison claire : aucun bombardement, qu’il soit « humanitaire » ou autre, ne peut exterminer un mouvement politique et religieux, même démentiel comme l’est l’État islamique. Le califat prospère, en quelque sorte, et prend de l’expansion, parce que, contrairement à la pathétique Armée syrienne libre (ASL), il gagne du terrain, dans le désert et en milieu urbain, tant en Syrie qu’en Irak. Le territoire conquis est déjà plus étendu que la Grande-Bretagne et compte au moins six millions d’habitants.

Qui plus est, le califat a fait exploser le mythe du « bon » et du « mauvais » djihadiste colporté à outrance par Washington. Pratiquement chaque djihadiste armé et formé par Washington (et Riyad) en Jordanie et à la frontière turco-syrienne fait maintenant partie des brutes du calife, débordant d’argent liquide tiré de la contrebande de pétrole, de l’extorsion extrême et des « dons », et armées jusqu’aux dents après le pillage de quatre divisions irakiennes et d’une brigade syrienne.

Quant à ce cadeau qu’est la Guerre mondiale contre le terrorisme, il explosera toujours et encore plus fort, car c’est ce dont rêve chaque aspirant djihadiste multinational : la défense du califat contre la puissante armée de l’air des Croisés, rien de moins.

Les États-Unis ont perdu lamentablement la guerre en Irak seulement neuf jours après la chute de Bagdad, en avril 2003. Aucun bombardement « humanitaire » ne transformera cette défaite en victoire et aucun bombardement « humanitaire » ne mettra fin au califat.

De son côté, Hillary Clinton [6], la candidate éventuelle à la présidence, ne fait pas de quartier. Elle insiste pour dire que si les États-Unis avaient bombardé la Syrie dès le départ, il n’y aurait pas de califat. Elle craint maintenant que le calife s’en prenne à l’Europe et même aux États-Unis (« Je pense beaucoup à l’endiguement, à la dissuasion et à la défaite »).

Se positionnant de manière prévisible, Mme Clinton se dissocie de la doctrine Obama en matière d’affaires étrangères : « « Ne rien faire de stupide » n’est pas un principe d’organisation ». Le monde devra donc attendre jusqu’en 2017, lorsqu’elle pourra enfin mettre en œuvre la doctrine et le principe d’organisation qui lui sont chers : « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ».

Notes :

[1] The Islamic State (Vice News, 07-08-2014)

[2] Iraq crisis: How Saudi Arabia helped Isis take over the north of the country (The Independent, 13-07-2014)

[3] US just not sure who to bomb in the Middle East anymore (Pan-Arabia Enquirer, 10-08-2014)

[4] U.S. Jets and Drones Attack Militants in Iraq, Hoping to Stop Advance (The New York Times, 08-08-2014)

[5] Obama Hails Iraq’s New Government (Time Magazine, 11-08-2014)

[6] Hillary Clinton: « Failure » to Help Syrian Rebels Led to the Rise of ISIS (The Atlantic, 10-08-2014)

Pepe Escobar

Traduit par Daniel pour vineyardsaker.fr

Source : Why Obama is bombing the Caliph (Russia Today, 12-08-2014)