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Colonialisme et idéologie: la falsification historique, fondement du sionisme (avec Israel Finkelstein et Neil Silberman)

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 26 mars 2019 by Résistance 71

 

« La seule excuse de dieu c’est qu’il n’existe pas. »
~ Stendhal ~

« L’histoire d’Israël est inestimable en tant qu’histoire typique d’une tentative de dénaturer toutes les valeurs naturelles… Le christianisme a germé d’un sol si corrompu que sur celui-ci, tout ce qui est naturel, toute valeur naturelle, toute réalité, fut opposé par les instincts les plus profonds de la classe régnante, cela mâtura comme une sorte de guerre à mort contre la réalité et en tant que tel, cela n’a jamais été surpassé… »
~ Friedrich Nietzsche ~

 

Résistance 71

 

26 mars 2019

 

La marionnette Trump vient juste de signer une reconnaissance de « souveraineté israélienne » sur les plateaux du Golan volés à la Syrie il y a des décennies de cela, au nom de la « souveraineté de l’état juif » que serait Israël… Tout cela fondé sur le soi-disant « droit divin historique » d’un peuple « élu de dieu », de retourner sur sa terre ancestrale d’où il aurait été chassé suite à une conquête narrée dans le seul texte « historique » sur lequel toute cette histoire se fonde: la bible.

Or, et cela est connu depuis des lustres, toute cette affaire n’est que pure mythologie et n’est imposée que par des croyances qui ne reposent en rien sur des faits historiques réels, soutenus par des preuves archéologiques de terrain. Nous avions déjà traduit et publié les analyses du Dr Ashraf Ezzat en la matière, celui-ci s’étant beaucoup appuyé sur des recherches archéologiques vitales dont celles dont nous vous présentons ci-dessous des extraits choisis traduits par nos soins, réunies dans un ouvrage de 2001 rédigé par les éminents archéologues Israel Finkelstein et Neil Silberman, intitulé « The Bible Unearthed » ou « La Bible déterrée ». Ce livre existe en français sous le titre « La bible dévoilée » et nous invitons les lecteurs intéressés de le lire en entier.

Il est important de comprendre que la bible telle qu’elle est narrée est une fiction essentiellement écrite au 7ème siècle AEC et que la recherche archéologique n’a jamais fournie aucunes preuves de la mise en esclavage (à l’époque dite « biblique ») d’un peuple « israélite » par les Egyptiens, qu’il n’y a jamais eu « d’exode » d’Egypte, qu’il n’y a jamais eu 40 ans d’errance de la désert du Sinaï pour les Israélites, qu’il n’y a jamais eu de conquête de Canaan ni de chute des murs de Jericho au son des trompettes, ni non plus de royaumes fastueux de David et Salomon. La vérité est toute autre…

Tout cela est pure fiction, l’origine d' »Israël » n’est pas exogène par conquête de Canaan, mais endogène par évolution historico-démographique et les descendants des véritables « israélites » historiques sont dès lors plus que probablement les Palestiniens d’aujourd’hui.

Le sionisme, dans son concept politique colonial de « retour à la terre promise » est fondé sur une falsification parfaitement connue des pères du sionisme moderne et de la fondation de « l’entité sioniste » auto-proclamée « état juif », en quête aujourd’hui d’expansion vers un « Grand Israël » n’existant que dans l’imagination d’idéologues psychopathes prenant leurs désirs pour des réalités et menant la région et le monde vers un chaos planifié de longue date.

Bonne lecture !

La véritable « histoire biblique » (version PDF, mise en page de Jo):


La Bible Déterrée Israel Finkelstein

 

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Falsification de l’histoire: Archéologie et idéologie au Moyen-Orient (Uri Avnery)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 4 mars 2019 by Résistance 71

 

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999 ~

 

La connexion entre archéologie et idéologie au Moyen-Orient

 

Uri Avnery

 

Janvier 2015

 

Source:

https://www.counterpunch.org/2015/01/02/the-connection-between-archaeology-and-ideology-in-the-middle-east/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ceci est la transcription du discours d’ouverture d’Uri Avnery à la conférence sur “La roche tarpéenne de notre existence, la connexion entre l’archéologie et l’idéologie” du Kinneret College

Avant toute chose, laissez-moi vous remercier de m’avoir invité à parler lors de cette conférence très importante. Je ne suis ni professeur ni docteur en quoi que ce soit, en fait mon plus haut niveau scolaire est celui de collège ; mais comme bien des gens de ma génération, je me suis profondément intéressé à l’archéologie dès mon plus jeune âge.

Je vais essayer d’expliquer pourquoi.

* * *


Ben Gourion et Moshe Dayan

En se demandant quelle est ma connexion avec l’archéologie, certains d’entre vous pourront bien penser à Moshé Dayan.

Après la guerre de juin 1967, Dayan fut une idole nationale et même internationale. Il était aussi particulièrement connu pour sa passion de l’archéologie, son obsession même. Mon magazine à l’époque “Haolam Hazeh” enquêta sur ses activités et trouva qu’elles furent hautement destructrices. Il commença à creuser seul et à collectionner des pièces antiques en provenance de tout le pays. Comme le but principal de l’archéologie n’est pas de sortir des objets de la terre mais aussi de les dater et ainsi de mettre en place une certaine cartographie des sites historiques découverts sur les siècles de leur existence, les fouilles sauvages de Dayan créèrent un certain chaos. Le fait qu’il utilisait aussi des ressources logistiques de l’armée n’arrangea pas les choses, bien au contraire.

Nous avons dans la foulée découvert que non seulement Dayan expropriait les objets qu’il découvrait (par la loi, tous les objets issus de fouilles appartiennent à l’état) et les entreposait chez lui, mais également qu’il était devenu une sorte d’agent de commerce international de ce types d’objets historiques ancien, s’enrichissant de la vente de ces pièces en provenance de “la collection personnelle de Moshé Dayan”.

Le fait d’avoir publié tout cela en d’en avoir parlé à la Knesset (parlement israélien) me distingua tout particulièrement. A cette époque, un institut de sondage de l’opinion publique identifiait chaque année “la personne la plus détestée en Israël”. Cette année là, l’honneur m’en incomba.

* * *

Mais la question importante ne concerna pas la moralité de Dayan mais un problème bien plus profond: Pourquoi Dayan et tant d’entre nous furent si concernés à l’époque par l’archéologie, une science considéré par un grand nombre de personnes comme étant assez fastidieuse voire ennuyeuse ?

Elle nous fascinait profondément.

Cette génération sioniste fut la première née dans le pays (bien que je sois moi-même né en Allemagne). Pour leurs parents, la Palestine n’était qu’une terre abstraite, une terre dont ils avaient rêvé dans les synagogues de Pologne et d’Ukraine. Pour leurs filles et fils nés sur cette terre, cela constituait leur patrie naturelle.

Ils aspiraient à avoir des racines. Ils se baladaient dans tous les recoins du pays, passaient des nuits dans des camps dans le désert, parvinrent à en connaître chaque colline et chaque vallée.

Pour eux, le talmud et tous les textes religieux étaient d’un monstrueux ennui. Le Talmud et les autres écritures avaient entretenu la diaspora juive pendant des siècles mais n’avaient aucun intérêt ici. La nouvelle génération considérait et acceptait la bible hébraïque avec un très grand enthousiasme, non pas comme un livre religieux (la très vaste majorité d’entre nous étions athées), mais comme un chef-d’œuvre inégalé de la littérature hébraïque. Comme ils furent aussi la première génération pour qui l’hébreu rénové était leur langue maternelle, ils tombèrent amoureux avec la langue si vivante et concrète de la bible hébraïque. La langue bien plus ennuyeuse et sophistiquée utilisée dans le talmud et autres livres publiés plus tard les repoussait.

Les évènements bibliques s’étaient déroulés dans le pays qu’ils connaissaient. Les batailles bibliques eurent lieu dans les vallées qu’ils connaissaient, les rois avaient été couronnés et enterrés dans des localités qu’ils connaissaient intimement.

Ils avaient contemplé la nuit, les étoiles de Mediggo, où les Egyptiens combattirent la première bataille enregistrée de l’histoire (et où, d’après le nouveau testament chrétien, la dernière bataille, celle de l’Armaguédon, aura lieu). Ils se tinrent au sommet du Mont Carmel où le prophète Elias avait massacré les prêtres du dieu Baal. Ils avaient visité Hébron, où furent enterrés Abraham et ses deux fils, Ismaël et Isaac, pères des Arabes et des Juifs.

* * *

Cet attachement passionné au pays ne fut en rien pré-ordonné. En fait, la Palestine ne joua aucun rôle dans la naissance du sionisme politique moderne.

Comme je l’ai mentionné auparavant, le père fondateur du sionisme, Théodore Herzl, n’avait pas pensé à la Palestine lorsqu’il inventa ce qui allait devenir le sionisme. Il détestait la Palestine et son climat. Spécifiquement, il détestait Jérusalem, qui pour lui était une ville sale et puante.

Dans la première esquisse de son idée, qui fut adressée à la famille Rothschild, la terre de ses rêves était la Patagonie en Argentine. Là-bas, dans un passé récent, il y eut un génocide (NdT: des Indiens) et la terre était presque inhabitée.

Ce n’est que le sentiment des masses juives de l’Europe de l’Est  qui influença Herzl à rediriger ses efforts vers la Palestine. Dans son livre fondateur du sionisme “Der Judenstaat” (“L’état juif”), le chapitre concernant ce point fait à peine une page et est intitulé “Palestine ou Argentine”. La population arabe n’y est aucunement mentionnée.

* * *

Une fois que le mouvement sioniste dirigea ses pensées vers la Palestine, l’histoire ancienne de ce pays devint une affaire très chaude.

L’appropriation de la Palestine par les sionistes n’était essentiellement fondé que sur le passage de l’Exode décrit dans la bible, la conquête de Canaan, les royaumes de Saul, David et Salomon et tous les évènements qui se déroulèrent à cette époque. Comme quasiment tous les pères fondateurs du sionisme étaient des athées avoués, ils pouvaient difficilement se fonder sur le “fait” que dieu avait personnellement promis la terre à la descendance d’Abraham.

Ainsi, avec l’arrivée des sionistes en Palestine, une recherche archéologique frénétique commença. Le pays fut passé au peigne fin à la recherche de véritables et scientifiques preuves que l’histoire biblique n’était pas juste un ramassis de mythes, mais un narratif historique véridique. Les sionistes chrétiens vinrent même plus tôt.

C’est alors que commença une véritable attaque sur les sites archéologiques. Les couches supérieures des vestiges historiques ottoman, mamelouk, arabe et croisé furent excavés et enlevés afin de mettre à nu la couche plus ancienne des enfants d’Israël et de prouver que la bible disait la vérité.

D’énormes efforts furent dépensés. David Ben Gourion, un érudit biblique auto-proclamé, mena les efforts. Le chef d’état-major de l’armée, Yagael Yadin, le fils d’un archéologue et lui-même archéologue professionnel, fouilla les sites anciens pour prouver que la conquête de Canaan s’était réellement produite. Hélas, sans résultat, aucune preuve ne fut jamais dévoilée.

Lorsque des restes osseux des combattants de Bar Kochba furent découverts dans des grottes du désert de Judée, ils furent enterrés sur ordres de Ben Gourion, dans une grande cérémonie militaire. Le fait incontesté que Bar Kochba eut peut-être occasionné la plus grande catastrophe de l’histoire juive fut occulté.

* * *

Pour quels résultats ?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, quatre générations d’archéologues passionnées et dévoués ayant une énorme conviction et d’énormes ressources n’ont fait que produire une seule chose: RIEN.

Depuis le début de ces efforts jusqu’à ce jour, pas une seule preuve tangible de l’histoire [biblique] ancienne n’a été trouvée ni produite. Il n’y a jamais eu aucune indication que le passage biblique dit de l’exode d’Egypte ait eut lieu, ce qui constitue il faut bien le dire, la base même de l’existence de l’histoire juive. Aucune preuve non plus de l’errance de 40 années dans le désert ; aucune preuve de la conquête de Canaan telle qu’elle est longuement décrite dans le livre de Joshua. Le royaume du puissant roi David, qui, selon la bible, s’étendait de la péninsule du Sinaï jusqu’au nord de la Syrie, n’a laissé aucune trace. Une inscription portant le nom de David a été récemment découverte, mais rien qui laisse supposer que celui-ci ait été roi.

Israël apparaît pour la première fois dans de sérieuses recherches archéologiques au gré d’inscriptions assyriennes et qui décrivent une coalition de royaumes locaux qui essayèrent d’arrêter l’avance assyrienne en Syrie. Entre autres, le roi Ahab d’Israêl est mentionné comme le chef d’un fort contingent militaire. Ahab qui régnait sur ce qui est aujourd’hui la Samarie (dans le nord de la Cisjordanie occupée) entre 871 et 852 AEC, n’était pas aimé de dieu, bien que la bible le décrive comme un héros de guerre. Il marque l’entrée d’Israël dans l’histoire vérifiable.

* * *

Tout ceci constitue des pièces négatives à conviction suggérant que l’histoire biblique a été inventée. Comme pratiquement aucune trace de l’époque biblique ancienne n’a été trouvée, cela prouve t’il que tout ceci n’est que pure fiction ?

Peut-être pas. Mais une preuve existe.

L’égyptologie est une discipline scientifique séparée de l’archéologie de la Palestine. Mais l’égyptologie prouve de manière conclusive que l’histoire dite biblique jusqu’au roi Ahab est de fait pure fiction.

Jusqu’à maintenant des dizaines de milliers de documents anciens égyptiens ont été déchiffrés et le travail continue de nos jours. Après l’invasion de l’Egypte par le peuple Hyksos venant d’Asie en 1730 AEC, les pharaons d’Egypte se désolèrent de ce qui se passait en Syrie et en Palestine. Année après année, des espions égyptiens, des commerçants et des soldats rapportèrent dans le détail les évènements qui se produisaient dans toute ville de Canaan. rien n’a été trouvé dans les archives ressemblant de près ou de loin à quelque évènement tel que mentionné dans la bible. (unej simple mention d’”Israel” sur une stèle égyptienne est pensée se référer à un tout petit territoire au sud de la Palestine)

Même si on voulait penser que la bible en fait ne fait qu’exagérer de véritables évènements, le fait est que même pas une toute petite mention de l’exode, de la conquête de Canaan ou des royaumes de David et Salomon n’a été retrouvée.

Tout ceci ne s’est tout simplement jamais produit.

Est-ce important ? Oui et non.

La bible n’est pas histoire réelle. C’est un monument littéraire et religieux qui a inspiré des millions et des millions de gens au travers des siècles. Elle a formé les esprits de générations et de générations de juifs, de chrétiens et de musulmans.

Mais l’histoire per se est quelque chose d’autre. L’histoire nous dit ce qui s’est réellement produit.

L’archéologie est un outil de terrain de l’histoire, un outil de très grande valeur pour comprendre ce qui s’est passé.

Ce sont deux disciplines différentes et ne peuvent co-exister. Pour les religieux, la bible est une affaire de croyance, de foi. Pour les non-croyants, la bible hébraïque est une œuvre d’art, peut-être la plus grande de toute. L’archéologie est quelque chose de totalement différent: une affaire de faits réels, sobres, prouvés et dûment répertoriés.

Les écoles israéliennes enseignent la bible comme l’histoire réelle. Ceci veut dire que les enfants israéliens n’apprennent que ses chapitres, vrais ou fictifs. Lorsque je me suis plains un jour de ceci à la Knesset demandant que l’histoire complète du pays au travers des âges soit enseignée, incluant les chapitres de l’histoire impliquant les Mamelouks et les Croisés, alors le ministre de l’éducation commença à m’appeler “le Mamelouk”.

Je continue de penser que chaque enfant de ce pays, israélien et palestinien, devrait apprendre l’histoire réelle totale, depuis les temps anciens jusqu’à aujourd’hui, avec toutes les couches qu’elle comprend. Ceci est le fondement de la paix, la véritable roche tarpéenne de notre existence.

URI AVNERY (1923-2018) est un écrivain israélien, activiste de la paix avec Gush Shalom.

= = =

Lectures complémentaires:

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

 

Mythologie biblique: Les 10 plaies d’Egypte pour une conversion loupée… (Ashraf Ezzat)

Posted in actualité, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 3 novembre 2017 by Résistance 71

Lecture complémentaire sur le sujet:

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

 

Pourquoi les Egyptiens ne se convertirent pas en masse après les 10 plaies bibliques ?

 

Dr Ashraf Ezzat

 

28 octobre 2017

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2017/10/28/why-didnt-egyptians-convert-after-the-ten-plagues/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tout ce dont on a besoin est un miracle, une plaie (d’Egypte…), pour que l’Homme, ancien ou moderne, croit en un dieu qui a révélé sa puissance et sa divinité au travers de ce miracle.

Les scribes bibliques argumentent que l’histoire de l’Exode s’est déroulée dans l’Egypte antique. Si cet argument est valide, alors tout le peuple de l’Egypte ancienne se serait instantanément converti au judaïsme (ou plus exactement au culte des Israélites) après que leur dieu eut révélé au sus de tous toute sa puissance en détruisant “miraculeusement” la terre d’Egypte et son roi (appelé du reste par erreur pharaon).

Mais la réalité est que l’Egypte ne s’est pas convertie en masse au culte des Israélites ou judaïsme à quelque moment de sa très longue histoire. Yahvé (le dieu des Israélites) n’a jamais été mentionné dans les archives égyptiennes antiques, encore moins adoré. Qu’est-ce que cela nous apprend ? J’ai bien peur que cela nous en apprenne beaucoup.

Si la bible affirme que le cœur du pharaon a été endurci par le dieu des Israélites, ceci ne se serait sans doute pas passé pour les Egyptiens eux-mêmes. Car, si c’est pour cela que les Egyptiens ne se sont pas convertis, alors toute l’affaire des 10 plaies d’Egypte aura été vaine et futile, moralement parlant. Même si les Israélites avaient fuis l’Egypte, cette évasion miraculeuse (comme dépeinte dans le livre de la Génèse) aurait dû laisser un effet dramatique sur le peuple égyptien ainsi que sur leurs vieilles croyances et traditions. La plupart des suiveurs des religions judéo-chrétiennes (musulmans inclus) répondront à ce paradoxe du livre de la Génèse en ne faisant que réciter ce qu’on leur gave depuis l’enfance. “L’Exode avait une mission et celle-ci était de faire sortir les esclaves israélites d’Egypte.” répondront-ils rapidement et sans faillir. Ce faisant, ils ne réalisent pas que cela ne fait que dégrader le dieu israélite de son piedestal de déité universelle, pour le rendre à ce qu’il est: un dieu mineur tribal, créé il y a longtemps par sa propre tribu.

Si le but ultime de l’histoire du pharaon et de Moïse est de simplement offrir une sortie de secours, par la dévastation et le carnage, à un groupe de gens sortant d’une terre spécifique, qui au fait, ne fut en aucun cas l’Egypte, alors nous pourrions fort justement identifier cette histoire des Israélites comme étant injuste et immorale tout autant que le dieu tribal israélite est très partial. Un concept moralement corrompu qui a fini par donner naissance au vil concept du peuple élu de dieu.

Revenons-en aux miracles. Essayez de vous imaginer parmi ces anciens Egyptiens qui ont survécu la dévastation des 10 plaies sur leur pays. Vous avez été témoin en première instance de la toute puissance du dieu des Israélites alors qu’il se révélait à vous au moyen de ses 10 plaies (dévastation zombiesque durant laquelle des armées de grenouilles, de poux, de mouches, de locustes, la grêle furent lâchés sur la terre d’Egypte et son peuple, l’eau du Nil se transforma en sang, chaque premier né de chaque famille fut tué et finalement la terre fut enveloppée dans d’épaisses ténèbres).

Yahvé a de toute évidence par là-même démontré aux Egyptiens l’impuissance ultime de leurs dieux et leur a démontré sans l’ombre d’un doute possible sa toute puissance et son pouvoir sur eux. Si vous étiez un Egyptien de l’époque, abasourdi et ayant été le témoin oculaire de ces miracles alors qu’ils semaient panique, terreur et destruction sur votre terre et sur son peuple, quelle aurait été votre réaction ?

Humilié par la puissance et la révélation de Yahvé, vous seriez sans aucun doute tombé à genoux et avec les larmes aux yeux, auriez imploré son pardon et auriez, dans la foulée, renoncé à vos dieux impuissants et vous vous seriez converti de grande joie à la religion des Israélites et de leur dieu si puissant, tout puissant. Mais cela ne s’est jamais produit. Les dieux égyptiens comme Amun-Re, Horus, Isis et Osiris sont restés debout, inébranlés dans leurs temples. révérés par les Egyptiens pour les siècles qui ont suivis cette soi-disante aventure biblique racontée dans l’Exode.

Si l’Egypte avait été la terre de la mise en esclavage et de l’exode des Israélites, tous les Egyptiens antiques se seraient convertis de bonne grâce au judaïsme aux alentours de 1400-1200 AEC, la période présumée de l’Exode biblique. De fait, tout le royaume khazar s’est converti au judaïsme pour bien moins que cela…

Mais ceci, comme nous l’avons dit, ne s’est jamais produit, pas à cette époque, ni à aucun autre moment plus tard. L’Egypte ne s’est jamais convertie au judaïsme et la raison de cela est très simple et clairement évidente: l’Egypte antique ne fut jamais frappée par les soi-disantes 10 plaies, car l’Egypte n’a jamais connu ni Pharaon, ni Moïse.

… Et oui, l’histoire du pharaon et de Moïse ne s’est en fait jamais déroulée dans l’Egypte antique.

Aux origines de la fraude biblique… Nos traductions du Dr. Ashraf Ezzat en PDF…

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , on 26 décembre 2016 by Résistance 71

Merci à JBL1960 pour ce document compilé en version PDF de nos traductions des recherches du Dr. Ashraf Ezzat (Egyptien) concernant la falsification de la traduction de la bible de l’ancien hébreu au grec au second siècle avant notre ère par les 70 rabbins mandatés par le roi Ptolémée II d’Egypte, dans la grande et célèbre bibliothèque d’Alexandrie ; bible grecque qui fut la « mère » de quasiment toutes les autres traductions de la bible depuis, et nommée « bible septante ».

Dans quelques autres textes, Ezzat nous fait découvrir les liens profonds entre le judaïsme et les formes religieuses ancestrales tribales de la péninsule arabe ainsi que l’escroquerie de la « judéïté » de la vieille ville de Jérusalem, escroquerie reconnue par la récente résolution de l’UNESCO la concernant.

Les textes du Dr Ashraf Ezzat en version PDF, traduction Résistance 71, mise en page JBL1960:

Traduction de la Bible et Escroquerie Historique (pdf)

Au cœur du mensonge historique (suite)… Où sont passées les pyramides dans les contes bibliques ?… (Dr Ashraf Ezzat)

Posted in actualité, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 octobre 2016 by Résistance 71

Lire notre dossier sur la mythologie biblique

 

Pourquoi ne trouve t’on aucune mention des pyramides d’Egypte dans la bible ?

Et si toute l’histoire de l’exode d’Egypte n’était qu’une fadaise et si nous pouvions le prouver ?

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

24 juillet 2016

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2016/07/24/why-are-the-pyramids-not-mentioned-in-the-bible/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je ne me rappelles pas une époque où je n’ai pas été mal à l’aise au sujet de l’histoire de l’exode des israélites d’Egypte. En fait, mal à l’aise est une sous-estimation, car j’ai toujours été vraiment irrité par cette fameuse histoire de Moïse et le pharaon d’Egypte. Quelque part, ce conte israélite ne semblait pas coller avec l’histoire ancienne de l’Egypte, ni avec ma façon de voir la chose. A l’encontre de bien des gens, je n’ai jamais pu accepter cette incroyable conte comme vérité.

A chaque fois qu’on prononce le mot “exode”, tout le monde, inconsciemment et instantannément reconnaît l’histoire des Israélites fuyant la poigne du Pharaon sanguinaire, emmenés par Moïse hors d’Egypte. Grâce à l’église, la synagogue, la mosquée et bien sûr les films d’Hollywood, l’histoire de l’exode (biblique) s’est profondément ancré dans l’inconscient collectif des masses, si profondément que l’histoire de Moïse et du Pharaon est devenue presque une vérité innamovible que tout le monde croit s’être déroulée dans l’ancienne Egypte.

Mais en fait, rien dans cette histoire et son contexte n’indique que ceci s’est produit en Egypte, mis à part peut-être la fausse association entre le mot “pharaon” et “roi” d’Egypte.

De la même manière, il n’y a rien dans les archives de l’ancienne Egypte ou dans ses traditions orales qui ne fasse ne serait-ce qu’allusion à ce conte de Moïse se produisant en Egypte. Plus choquant même est le fait que les archives de l’Egypte antique ne réfèrent JAMAIS aux rois d’Egypte comme étant des “pharaons”. Et oui, pharaon n’a jamais été le titre porté par un roi d’Egypte. Associer le mot pharaon à l’Egypte antique n’est qu’un mythe propagé par des siècles de mensonge amené par une interprétation erronée de l’histoire biblique.

La seule et unique raison pour laquelle nous savons que l’histoire de l’exode des Israélites s’est produite en Egypte est parce que la bible le dit. Nous continuons à croire que ceci est le cas parce que les égyptologues acceptèrent le narratif biblique et désignèrent inconsidérément les rois d’Egypte comme “pharaons”. Mais si nous examinons ce que le texte hébraïque de la bible ancienne (que nous avons en ce moment même entre nos mains…) a utilisé en référence, nous ne trouvons alors bizarrement pas l’Egypte mentionnée dans ce texte comme le site, la terre de l’histoire de l’exode. Toute cette sombre affaire, cette tromperie s’est produite durant la traduction des histoires bibliques écrites en hébreu et en araméen vers le grec au IIIème siècle AEC. C’est à ce moment que l’Egypte fut placée de force dans la bible hébraïque comme le théâtre des histoires israélites. Ironiquement, cet acte de duplicité fut perpétré sur le sol égyptien, plus spécifiquement dans sa légendaire grande bibliothèque d’Alexandrie.

Et si la bible telle que nous la connaissons avait été falsifiée ?

  • Et si la toute première traduction occidentale des soi-disantes histoires des israélites, ce que nous connaissons comme étant la bible des septantes ou bible septante, était en fait une traduction déformée ?
  • Et si toutes les histoires des Israélites que nous croyons tous s’être passées en Egypte, simplement ne se déroulèrent pas là ?
  • Et si l’Egypte fut frauduleusement introduite dans la bible comme le théâtre de l’action des histoires des Israélites ?
  • Et si la patrie du judaïsme et des anciens Israélites n’était pas la Palestine ?
  • Et si l’Egypte antique n’avait jamais connu aucun soi-disant pharaon ?
  • Et si Abraham, Joseph et Moïse n’avaient en fait jamais mis un pied en Egypte, ni même rêver de le faire ?

Et si toute l’histoire de l’Exode d’Egypte était fausse et que nous pouvions le prouver ?

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les pyramides égyptiennes et les grands temples ne sont pas mentionnés dans la bible ? Savez-vous que l’Egypte est mentionnée dans la bible environ 600 fois ? Ce chiffre est phénoménal et laisse perplexe en même temps, car personne ne peut revisiter l’Egypte tant de fois et ne jamais se référer une seule fois à ses icônes passées: Les Pyramides.

D’un autre côté avez-vous une idée du nombre de fois où Israël et les Israélites furent mentionnés dans les archives (NdT: très complètes et méticuleuses) égyptiennes antiques?
Préparez-vous à une surprise: seulement une fois ! Ne sautez pas à une conclusion hâtive, ceci n’est pas notre preuve que l’Egypte ne fut pas la terre de l’Exode, ceci n’est qu’un prélude à notre recherche (comme détaillée dans notre livre “Egypt knew no Pharaos nor Israelites”).

On nous a gavé de l’idée que les Israélites furent maintenus captifs, en esclavage pendant près de 400 ans (certains disent 260 ans) en Egypte et pourtant toutes leurs histoires n’ont aucune trace de l’influence égyptienne. De plus et à notre grand étonnement, l’esclavage ne fut pas une pratique commune et courante dans l’Egypte antique dans un premier temps. A l’encontre de la culture répandue de l’esclavage dans les histoires israélites, l’Egypte antique n’a jamais eu de marché public pour commercer les esclaves.

Tout au sujet de la culture antique égyptienne, son art, son architecture, ses monuments, son peuple, sa théologie, sa mythologie et son panthéon des dieux, est de manière unique fort et culturellement marquant et ce même encore de nos jours. Après un tel long séjour dans le pays de la vallée du Nil, on pourrait s’attendre à trouver quelques traces d’influence culturelle égyptienne dans l’histoire et le narratif israélite, mais ce ne fut pas le cas. Bien que les Israélites ne passèrent qu’environ 70 ans durant la “captivité babylonienne”, et bien cette période fut documentée à la fois par les Israélites et les Babyloniens et des références à cette période se trouvent toujours dans les archives perses.

D’un autre côté, la bible hébraïque clâme que les Israélites séjournèrnet 400 ans en Egypte et nous ne trouvons aucune documentation en dehors de la bible, ni aucune mention du séjour des Israélites en Egypte, ni même de leur exode dans les archives égyptiennes ou même non-égyptiennes.

Il n’y a même pas eu une mention des pyramides, une des merveilles du monde ancient, dans les histoires israélites. Vous ne pouvez pas demeurer si longtemps en Egypte sans remarquer les pyramides. La très vaste majorité des historiens et des leaders militaires qui vinrent en Egypte depuis l’antiquité comme Alexandre le Grand, Strabo, Diodorus Siculus et bien sûr Hérodote, tous mentionnèrent et documentèrent leurs souvenirs et commentaires au sujet de ce site si célèbre.

“Le huitième roi, Chemmis de Memphis, régna pendant 50 ans et construisit la plus grande des trois pyramides, qui sont parmi les sept merveilles du monde”, Diodorus Siculus (90-30 AEC), Librairie de l’histoire

Mais quand on en vient aux Israélites, leur bible hébraïque est complètement silencieuse non seulement au sujet des pyramides mais aussi de toute caractéristique de l’ancienne culture ou architecture égyptienne ancienne.

70 ans de captivité à Babylone ont laissé leur marque sur la culture hébreue, le talmud et la bible hébraïque. Des thèmes de la mythologie summérienne et babylonienne comme ceux du déluge, d’Adam et Eve et de l’arbre de la connaissance peuvent être reconnus dans la bible hébraïque. Bien des parallèles pourraient être tracés entre la légende de la naissance du roi Sargon d’Akkad et celle de Moïse.

Le séjour de 400 ans en Egypte aurait dû laisser une empreinte sur les Israélites et leur culture, mais on ne la trouve nulle part pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont jamais mis les pieds en Egypte. Et non, l’argument disant que les Israélites résistèrent à être affectés par des croyances païennes et une telle culture ne peut pas être considéré comme valide, car toutes sortes d’influences summériennes, assyriennes et babyloniennes (toutes païennes) et références culturelles en cela connectées furent bourrées dans leur torah.

La comparaison pas si fréquente entre le monothéisme du roi Akhenaten et celui des Israélites n’est pas non plus valide par essence car le culte juif est tribal, militariste et manque (en fait par interdit) de toutes manifestations artistiques véritables, tandis que celui d’Akhenaten était universel par nature (bâti sur la croyance ancienne égyptienne d’un dieu suprême), qui fut célébré et marqué par des travaux artistiques et architecturaux révolutionnaires. De plus, le dieu Aten d’Akhenaten était une déité inclusive qui embrassait tous ses enfants et non pas une seule tribu bien spécifique dans le désert.

Peu importe la profondeur à laquelle vous creusez dans les histoires israélites, vous ne trouverez aucune influence égyptienne, pas un gramme d’impact culturel, à part peut-être la seule mention du mot “pharaon”. Devinez la nouvelle: l’Egypte n’a pas non plus connu de “pharaons”. Ré-examinez vos propres croyances pour réaliser comment elles en sont venues à vous définir. De fait, vous êtes limité, si pas pré-conditionné, par nos vieilles croyances et histoires. Comme elles ont jadis marqué notre histoire ces mêmes vielles histoires continuent de façonner notre présent. Seule une observation critique de quelques unes de nos vieilles croyances décidera si elles garderont leur autorité (injustifiée) sur nous dans le futur.

Si vous recherchez la vérité et désirez mettre à jour la vérité qui a été bloquée pendant plus de deux mille ans, alors vous pourriez être intéressé de lire le livre du Dr Ashraf Ezzat: “Egypt Knew no Pharaohs nor Israelites” (sur plateforme Kindle en anglais)

On nous a donné des mensonges à têter depuis bien trop longtemps. Il est grand temps d’être sevré.

La vérité historique déchire le voile du mensonge: Résolution de l’UNESCO sur Jérusalem ou l’émergence de la vérité cachée…

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“Il ne fut pas possible de creuser sous Haram al-Sharif directement, mais les explorations et les fouilles de tous les autres sites avoisinants échouèrent de trouver quelque trace que ce soit d’un important royaume du Xème siècle AEC, au temps présumé de David et de Salomon. Aucun vestige ne fut jamais trouvé, pas de structures monumentales, de murs ou de grands palais et les poteries qui furent trouvées étaient très peu nombreuses et très simples.”
~ Schlomo Sand ~

Où est le compte-rendu des merdias de base sur cette info ?… L’ensemble fait l’impasse ? Même pas de soutien à la pleureuse en chef Bibi ?…
– Résistance 71 –

 

La résolution de l’UNESCO sur Jérusalem: La vérité cachée

“La (folle) idée d’amener les juifs du monde entier à quitter leurs patries, pour s’établir sur une terre (palestinienne) occupée en “s’inventant un peuple juif” est le véritable théâtre de l’absurde.”

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

20 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/10/20/unesco-resolution-on-jerusalem-the-hidden-truth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une récente et exceptionnellement dure et osée résolution de l’UNESCO sur les sites historiques de la vieille ville de Jérusalem, Israël y est explicitement nommé, et à plusieurs reprises, comme “la puissance d’occupation”, le mur occidental (dit mur des lamentations) est mentionné de son nom arabe, la place Al-Bourak et le Mont du Temple comme Al Haram Al Sharif. En d’autres termes, après des années de recherches et d’enquêtes L’United Nations Educational. Scientific and Cultural Organization (UNESCO) a échoué de trouver des racines originelles, historiques réelles juives à la vieille ville de Jérusalem. N’est-ce pas choquant ? Comment cela peut-il être vrai ? Oh, vous allez être surpris…

Le comité exécutif de l’UNESCO s’est réuni à Paris à partir du 4 octobre courant. Après une semaine d’étude attentive et de délibération, l’UNESCO a décidé qu’il n’y avait aucune connexion juive avec Jérusalem et le Mont du Temple. Le vote de la résolution qui fut soumise par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, avait été repoussée depuis le mois de juillet. Quoi qu’il en soit, une résolution similaire avait été approuvée en avril courant.

26 pays se sont abstenus tandis que 24 pays ont soutenu l’initiative, 6 pays ont voté contre: les Etats-Unis, la GB, la Lithuanie, les Pays-Bas, l’Estonie et l’Allemagne.

La résolution “condamne fermement les agressions croissantes israéliennes et les actions illégales entreprises dans Jérusalem-Est. Elle déplore également les mesures israéliennes refusant aux musulmans un accès à leur site sacré d’Al Aqsa / mosquée Al-Haram al Sharif et demande à Israël, la puissance d’occupation, de respecter le status quo historique et d’immédiatement cesser ces mesures.”

Lisez le texte complet de la décision de l’UNESCO here.

Le premier ministre israélien Netanyahou a répondu en disant: “Le théâtre de l’absurde continue avec l’UNESCO et aujourd’hui, l’organisation a rendu une de ses décisions les plus bizarres. En disant qu’Israël n’a pas de connexion avec le Mont du Temple et le mur occidental, c’est comme dire que la Chine n’a pas de connexion avec la Grande Muraille ou l’Egypte avec les pyramides.”

De manière évidente, ils n’ont jamais lu la bible, mais je conseillerais aux membres de l’UNESCO de visiter l’arche de Titus à Rome, où ils pourront constater ce que les Romains amenèrent à Rome après qu’ils aient eu détruit et pillé le Mont du Temple il y a 2 mille ans” a ajouté Netanyahou.

De prime abord, ce qu’a dit Mr Netanyahou semblerait être tout à fait persuasif et d’un grand bon sens, Mais en fait non. De plus, la résolution de l’UNESCO n’est ni politisée, ni biaisée.

En fait, le parallèle que fait Mr Netanyahou n’est pas valide. Le lien des peuples égyptien et chinois avec les pyramides et la grande muraille est essentiellement fondé sur leur histoire commune et leur culture en tant que nation et groupe ethnique, ainsi le lien culturel est absolument indiscutable.

Le Mont du Temple (s’il y a effectivemert eu une telle chose en Palestine…) n’est important pour les juifs que comme La Mecque l’est pour les musulmans du monde entier.

Tout comme il serait ridicule d’entendre que les musulmans d’Indonésie clâment des droits historiques sur La Mecque, juste parce qu’ils sont musulmans (ou nouvellement convertis à l’Islam), ce serait la même chose que de voir les juifs européens clâmer des droits historiques sur Jérusalem.

En bref, le judaïsme est une religion dont les croyants ne devraient avoir aucun droit historique sur la terre de leurs sites saints et sacrés.

Tout comme les chrétiens latins ne peuvent pas (et ne devraient pas) clâmer le “Vatican” comme leur patrie historique, les juifs européens ne le peuvent pas non plus pour Jérusalem.

A l’encontre des Egyptiens et des Chinois, les juifs ne sont pas une nation ou un groupe ethnique qui a une culture et une histoire commune. Shimon Perès, l’ancien président qui vient de mourir était un juif européen né en Pologne qui ne serait jamais venu en Palestine en première instance.

Et pourtant, non seulement Pérès (né Szymon Perski) vint en Palestine, mais il y a vécu suffisamment longtemps pour s’assurer que la très vaste majorité du peuple natif de l’endroit ait été virée à grand renfort de force brutale et de diplomatie trompeuse. Pour cela, Shimon Pérès, un criminel de guerre par essence, a été enterré en Palestine comme héros national d’Israël.

Les juifs qui furent conquis par l’empereur romain Titus étaient une petite communauté qui habitait à une époque une partie de Jérusalem il y a deux mille ans. La perception de longue durée qu’après cela il y eu une diaspora juive n’est qu’un mythe ; les Romains n’ont exilé personne de Palestine, encore moins la communauté juive. Les descendants de ces anciens juifs sont plus que probablement les musulmans et les chrétiens de la Palestine moderne.

L’état israélien moderne est fondé sur la croyance en “un peuple juif” en tant que nation unifiée, établie dans les temps bibliques, dispersée par Rome, forcée à l’exil pendant 2000 ans et retournée en terre promise.

Mais d’après l’historien israélien Schlomo Sand, il n’y a pas eu d’exil, et comme il le montre par une dense analyse archéologique, historique et scientifique, il est absurde de parler aujourd’hui de “peuple d’Israël”. Du moins pas si par cela vous voulez dire les juifs.

Les juifs qui ont récemment migré d’Europe vers Israël sont des descendants des Khazars (Khazars,) et s’ils sentent le mal du pays, alors ils feraient bien mieux de s’installer en Ukraine, en Russie (ou en Pologne dans le cas de Pérès), mais certainement pas en Palestine.

Les juifs sont comme les musulmans et les chrétiens: ils viennent en toutes couleurs, tailles et cultures du monde entier. L’idée (folle) d’amener les juifs du monde entier à quitter leur pays, de s’installer en terre (palestinienne) occupée et “de s’inventer” un peuple juif est le véritable “théâtre de l’absurde”.

Dans une réponse angoissée à la résolution (attendue) de l’UNESCO, le ministre israélien des affaires étrangères a fait publier une brochure de la connexion historique juive à Jérusalem, qui a été distribuée aux 120 délégués permanents à l’UNESCO dont les pays ont des relations diplomatiques avec Israël. Mise en place de choix dans la brochure se tient une photo de l’arc de triomphe de Titus qui commémora la conquête de Jérusalem par l’empereur romain en 70 EC. Gravé sur l’arc se trouve un menorah ou candélabre à sept branches, largement vu et compris comme un symbole hébraïque.

Il est bien vrai que l’empereur romain a mené une énorme armée et a conquis l’ancienne ville de Jérusalem. De fait, Titus laissa Jérusalem en totales ruines.

“Maintenant les Romains ont mis le feu aux extrémités de la ville [banlieues] et les brûlèrent et ils démolirent complètement ses murs [de Jérusalem]” Josephus (guerre VI. 9,4.)

Les chrétiens connaissent les quatre prophéties de Jésus dans le Nouveau Testament disant qu’il n’y aurait plus une pierre se tenant sur une autre, ni au temple et ses murs, ni même de la ville de Jérusalemm et de ses murs (Mathieu, 24:1,2 ; Marc 13:1,2 ; Luc 19:43,44 et 21:5,6). Mais aussi étrange que cela puisse paraître, les murs entourant Al Haram Al-Sharif demeurent dans toute leur gloire passée et leurs pierres d’Hérode et pré-Hérode de plus de 10 000 ans, toujours solidement ancrés en place dans leurs fondations mêmes. Si ces pierres sont celles du Temple, alors les prophéties de Jésus peuvent être sérieusement mises en doute et n’ont aucune valeur historique ni aucun mérite au gré de toute analyse par des observateurs intelligents et non biaisés.

D’après les témoignages de témoins occulaires de la campagne impitoyable de Titus, absolument tout dans la vieille ville de Jérusalem fut aplati, absolument rien ne resta debout: les marchés, ls bâtiments officiels, les maisons et bien sûr le temple juiif et les murs qui l’entouraient. Donc, si cela était le cas (historique), alors qu’est-ce que c’est que cet énorme mur que l’Israël moderne appelle le “Mur Occidental” ?

Ce que Mr Netanyahou n’a pas mentionné, et je suis certain que les historiens sionistes le savent parfaitement, c’est que Titus a démoli PRESQUE tous les bâtiments qui se tenaient à l’endroit de la vieille ville de Jérusalem, tous sauf une construction: sa forteresse militaire romaine.

Ce que nous avons été amenés à connaître comme étant le mur occidental n’est qu’un des murs toujours en place de la forteresse romaine: alias Fort Antonia.

L’archéologue et auteur américain, le professeur Ernest L. Martin (1932-2002) a fait des fouilles archéologiques dans l’Est de Jérusalem. Dans son livre controversif “The Temple that Jerusalem Forgot”, publié en 1999 et suivant son travail de terrain exensif, le Dr Martin a conclu que les sites saints musulmans, la mosquée Al Aqsa et le dôme de pierre ne sont pas construits sur les ruines du Mont du Temple.

Plusieurs autres historiens, incluant le professeur Benjamin Mazar, ancien président de l’Hebrew University, sont parvenus à une conclusion similaire, à savoir que les 45 acres de terre connus dans le monde musulman comme Haram Al-Sharif depuis 638 EC sont en fait une forteresse romaine construite par le roi Hérode et que le “mur des lamentations” juif (ou mur occidental) n’a jamais fait partie du second temple détruit en 70 EC.

En fait, si vous y pensez bien, la résolution de l’UNESCO sur Jérusalem n’est pas une résolution aussi choquante que de connaître la vérité sur ce soi-disant “mur occidental”. Je veux dire que découvrir soudainement que des millions de juifs dans le monde ont prié et se sont lamentés sur un mur romain païen est incroyablement douloureux. Les archéologues ne peuvent pas montrer de manière conclusive de pierres appartenant au second temple, encore moins le premier. Tout autant douloureux est le fait que les experts et les historiens commissionnés par l’UNESCO n’ont pas réussi à trouver une quelconque connexion juive à l’endroit que les sionistes appellent le “Mont du Temple”. L’historicité du site a commencé avec la mosquée Al Aqsa qui était à l’origine une toute petite maison de prière construite par le calife Oumar. Elle fut reconstruite et étendue par le calife de l’Oumayyadh Abd al-Malik et finie sous son fils Al-Walid en 705 EC. Que vous l’aimiez ou pas, c’est ce que les archives historiques anciennes nous disent au sujet de cet ancien site.

Une fois de plus, un bon nombre de personnes trouvera ces nouvelles révélations quelque peu perturbantes, car comme l’a si bien dit Mr Netanyahou, la bible raconte une toute autre histoire. La bible dit que le Temple Juif aussi bien que toutes les histoires des Israélites se sont passées à Jérusalem. La bible peut-elle avoir tort ?

Elle n’a pas tort, mais cela revient au comment le monde en est venu à l’interpréter, le livre et ses histoires. En premier lieu, la bible n’a jamais rien dit au sujet de la Palestine, mais cela fut rendu très clair dans le livre que la terre des anciens Israélites était appelée “Canaan”

En d’autres termes, ce que la bible (hébraïque) mentiona de manière répétitive comme étant “Jérusalem”, n’est pas situé géographiquement sur la terre ancienne de Palestine.

Par conséquent, toutes les histoires israélites comme celles d’Abraham, de David, de Salomon et de Moïse, se sont déroulées sur une autre terre, loin de la Palestine et de ce qu’est l’”Israël” des temps modernes. C’est sur cette terre ancienne que le premier temple des Israélites s’est tenu à cette époque.

Ceci n’est en rien une théorie de la conspiration, mais simplement la vérité cachée. Pour vous aider à digérer ces nouvelles révélations choquantes, stimulons un peu votre pensée critique avec quelques faits historiques qui vont vous aider à différencier la Palestine de Canaan.

  • Dès la fin de l’âge du bronze (1150 AEC), la terre qui s’étendait de la Méditerranée à la rivière Jourdain était connue sous le nom de “Peleset” dans les archives égyptiennes et “Pilitsu” dans les archives assyriennes.
  • La première claire utilisation du terme de Palestine pour se référer à cette zone entre la Phénicie et l’Egypte fut au Vème siècle AEC dans la Grèce ancienne, lorsque Hérodote écrivit au sujet d’un district de la Syrie appelé Palaistiné dans “Les Histoires”. De manière intéressante, dans ses archives historiques, Hérodote n’a jamais mentionné avoir vu ou même entendu parler de quelques juifs que ce soit ou de leur Temple.
  • En 332 AEC, lorsqu’Alexandre le Grand conquît toute la côte méditerranéenne orientale, les villes qu’il conquît comme Tyre, Gaza et Jérusalem étaient référées en tant que villes phéniciennes et non pas cananéennes.
    • Lorsque l’empereur Titus conquît Jérusalem, toute le territoire était appelé “Palastina” et non pas Israël ou Canaan. Après le siège de 70 EC et avant la révolte juive de 132 EC (Bar Kokhba), Jérusalem fut reconstruite et renommée “Aelia Capitolina” par les Romains. Ce nom resta jusqu’à la conquête islamique de 638 EC. Ensuite, et jusqu’à aujourd’hui, elle fut toujours appelée “Quds” par les Arabes.

L’endroit que les esclaves israélites ont conquis après leur exode est bibliquement appelé “Canaan”.

Si, historiquement parlant, la terre de l’ancienne Palestine était, à un moment des temps anciens, réferée comme étant Canaan, alors nous pourrions avoir une base, un fond commun pour considérer la “Jérusalem” moderne comme la ville biblique de David et Salomon.

Mais jamais la Palestine ne fut appelée Canaan et jamais Jérusalem n’a été la ville de David. “Canaan” est un terme biblique qui a été projeté frauduleusement par les érudits occidentaux biaisés sur la terre de Palestine.

Ce qui est absurde n’est pas la résolution de l’UNESCO ; mais pendant tout ce temps, notre (fausse) lecture de l’histoire biblique et de celle de l’ancien Proche-Orient.

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Le Dr Ashraf Ezzat sur Résistance 71

Au cœur du mensonge historique (suite)… L’origine arabe du « syndrome messianique »…

Posted in actualité, colonialisme, désinformation, documentaire, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 21 octobre 2016 by Résistance 71

“Dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire”
~ George Orwell ~

“Être ignorant de l’histoire, c’est être né hier.”
~ Howard Zinn ~

“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.
Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste.”
~ Professeur Schlomo Sand
, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~


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Le messie arabe

 

Dr Ashraf Ezzat

 

19 Octobre 2015

 

url de l’article original:

 

https://ashraf62.wordpress.com/2015/10/19/the-arabian-messiah/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Au centre de toute cette culture messianique se trouve une très ancienne tradition tribale arabe intimement entremêlée de mythes païens.”

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le soi-disant “Moyen-Orient” est l’endroit le plus volatile au monde ? De plus, comment se fait-il que le monde arabe soit le nid de l’extrémisme et de la violence ?

Pourquoi le Moyen-Orient avec ses communautés musulmanes, chrétiennes et juives a toujours été dévasté dans un état de “conflit perpétuel” qui est décidément insolvable et je ne me réfère pas seulement à ces 50-70 dernières années (depuis que l’état juif d’Israël fut fourbement établi), mais à une ère qui remonte à bien longtemps.

Mon évaluation de ces troubles permanents remonte aux temps des croisades, à la montée de l’Islam et son conflit subséquent entre le sunnisme et le chi’isme, suivi par des décennies de raids sans merci à l’Est et à l’Ouest de l’Arabie, l’émergence (et la politisation) de l’histoire de Jesus Christ et son martyr et le schisme entre l’église orientale (orthodoxe) et occidentale (romaine) et même plus loin jusque la soi-disante “captivité babylonienne” et le conte fameux de l’exode.

Pourquoi cette zone est-elle, et a toujours été, dans un tel désarroi ?

En fait, le monde arabe identifié sur une carte moderne comme étant le Moyen-Orient et dans les livres d’histoire comme l’ancien Proche-Orient, a toujours été dans un tel tumulte à cause du syndrome du “messie”.

Ne vous y trompez pas sur ses origine, car c’est un pur produit judéo-arabe. Ce qui commença comme une tradition arabe tribale est devenu au fil des siècles une religion talmudique dont l’idéologie (fondée sur le concept messianique) a réussi à infiltrer et à pervertir la plupart des systèmes mondiaux de croyance et de culture avec son extrémisme tribal.

Certains pourront argumenter que les troubles du monde arabe sont justes les mêmes que dans d’autres parties du monde où la violence et les conflits à répétition ainsi que les guerres font juste partie intégrante de la vie. Mais je pense différemment parce que partout ailleurs les conflits éclatent pour différentes raisons, mais au Moyen-Orient (le monde arabe), les conflits et guerres à répétition sont toujours dû à la même raison: le “syndrome messianique”. Peut-être est-ce pourquoi le scenario de la fin du monde est supposé se dérouler sur ce bout de terre aride, comme prophétisé par la littérature messianique noire (apocalyptique).

Même lorsque quelque périodes de paix relative et de prospérité interrompent le cycle de troubles moyen-orientaux, l’idéologie tribale responsable du trouble et de la violence continue de bouillir sous la surface jusqu’à ce que les choses surchauffent et atteignent un autre niveau d’éruption de ce volcan invisible du messie.

Même lorsque les choses semblent être entièrement une conquête impérialiste et une exploitation internationale de la zone. Cela est souvent fait explicitement (comme les croisades médiévales) ou implicitement (comme dans le cas de la dernière invasion américaine en Irak) à cause de l’idéologie morbide messianique.

Tandis que la machine de guerre de George W. Bush démolissait littéralement la nation irakienne et son héritage historique (mésopotamien), l’ancien président américain était euphorique (on pouvait le voir à son rictus idiot) et sa conscience semblait appaisée car il croyait que la destruction qui s’ensuivait et engouffrait tout le Moyen-Orient (jusque maintenant) était le prélude nécessaire et inévitable de la seconde venue du messie. Voilà à quel point est dangereuse, chaotique et annihilante, cette culture messianique.

Le messie: la véritable nativité

Contrairement à ce qu’ont cru pendant très longtemps les orientalistes et les érudits occidentaux, le messie n’a absolument rien à voir avec Jesus Christ ou quelque spiritualité occidentale que ce soit. Cela n’a non plus rien à voir avec le commencement et la fin de notre temps.

Au centre de toute cette culture messianique réside une ancienne tradition tribale arabe entrelacée de mythes païens. Pendant les siècles menant à la naissance du christianisme, des cultes variés connus sous le nom de “religions du mystère” se sont répandus au travers du monde païen.

Au centre de ces cultes du mystère se tenait une histoire au sujet d’un homme-dieu mourant et rescuscitant et qui était connu sous différents noms dans des cultures différentes.

En Egypte, d’où émergèrent ces mystères, il était connu sous le nom d’Osiris, en Grèce: Dionysos, en Syrie: Adonis, en Italie: Bacchus et en Perse: Mithrée. Ces mythes païens furent réécrits et mêlés du thème du messie arabe comme l’évangile de Jesus Christ. Sans ce mélange subtil, la culture messianique arabe n’aurait pas pu infiltrer et prendre racine dans la psychée occidentale et sa spiritualité. Mais pourtant le thème principal était arabe.

Pourquoi croyez-vous que l’apôtre Paul se rendit en Arabie et y séjourna pendant trois longues années afin qu’il puisse oser s’embarquer pour son voyage missionnaire vers le monde occidental / romain?

“Mais quand le dieu qui me sépara de l’uterus de ma mère et m’appela sous sa grâce fut ravi de révéler son fils en moi-même, ainsi que je sois son héraut parmi les nations, je ne me suis pas fait de chair et de sang, ni ne me suis rendu à Jérusalem vers ceux qui étaient des apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie et retournai encore à Damas (Gal.1:15-17)

Paul n’a pas voyagé en Arabie dans un safari tour ni pour aller y méditer. L’homme bien éduqué et multilingue savait que l’Arabie était la terre culturelle et géographique (native) non seulement du judaïsme mais aussi, incroyable mais vrai, de la doctrine totale de “Nazarenes” ou “Yeshua Natzri” or “Eissa Al Nasrani” en arabe, plus tard latinisé en… Jesus Christ.

D’après sa propre enquête, Paul savait très bien que l’homme qui avait traversé la rivière du Jourdain (depuis sa pertie Est) puis se réclama être le roi des juifs à Jérusalem (avant qu’il ne fut tué) était venu d’Arabie et non pas de Palestine.

Paul savait que la vérité au sujet du vrai Jesus ou Eissa en arabe, devait être trouvée en Arabie et non pas en se réunissant avec une équipe de pêcheurs illétrés qui s’auto-étiquettaient “apôtres”.

Et de fait ce fut dans l’ancienne Arabie que Paul collecta les morceaux du puzzle de son évangile (les historiens classiques arabes on mentionné un vieil évangile de Nazarenes bien avant l’émergence de l’histoire du Christ dans la province romaine de la Palestine, un thème qui est aussi réitéré dans le Coran).

Le mot “messie” est en fait une translitération du mot hébreu / arabe “Mashiach/Mashaiakh/sheikh qui remonte aux temps très anciens de l’Arabie.

En fait, le mot ‘Messiah/Mashiach’ a plus à faire avec le judaïsme et l’Islam (en tant que deux religions des anciens Arabie et Yémen médiévaux) qu’avec le christianisme (en tant que religion composite et hybride qui fut taillée sur mesure d’après le vieux thème juif de Mashiach, mais avec une tournure païenne gréco-romaine).

L’histoire biblique: origine falsifiée

Dans mon récent livre “Egypt knew no Pharaohs nor Israelites” j’ai élaboré sur les bases culturelles et géographiques communes que partagent à la fois le judaïsme et l’islam.

En retraçant les anciennes racines (arabes) du Judaïsme et de l’Islam, nous sommes arrivés à la conclusion effective (soutenue par des preuves issues de la recherche) que l’Hébreu et les langues arabes sont deux dialectes de la même langue arabe ancienne commune et que le Judaïsme et l’Islam sont le produit de la même culture et géographie arabe (mais à des époques différentes).

Ceci est une base argumentaire cruciale (presque révolutionnaire même pour tout universitaire ou érudit occidental de l’histoire biblique) qui va nous aider à comprendre la complexité de ce syndrome messianique. Ceci est un point clef parce qu’il met en lumière une question qui fut longtemps éludée: d’où provient le Judaïsme en première instance ?

En d’autres termes, quelle est la culture qui a produit cette foi célébrée de Moïse et de ses tablettes des 10 commandements ? Où aboutirions-nous si nous remontions aux racines de la foi judéo-chrétienne ? La plupart, si pas tous les croyants aussi bien que les érudits et les prêtres de cette soi-disante foi judéo-chrétienne répondraient instantanément et sans y réfléchir à deux fois: de Palestine.

Et bien ils ont tout faux. Ils n’ont pas seulement tort sur la Palestine patrie du judaïsme, mais aussi à relier le Judaïsme et le christianisme dans le même sac religieux.

Le Judaïsme n’est pas et ne devrait pas être relié thématiquement et philosophiquement parlant au christianisme (occidental). Le long lien entre les deux religions n’est que de nature politique, grâce aux Romains et leur tentative maligne de soulager la militarisation et la violence des juifs tribaux arabes dont beaucoup avaient déjà migré du Yémen vers la Palestine quelques siècles avant le conte du Christ.

La seule façon qui paraissait possible pour contrôler cette ancienne marée militante du judaïsme (quelque chose ressemblant à l’actuel activisme islamiste, elles partagent toutes deux la même culture tribale arabe) était de la dissoudre dans une nouvelle foi (pacifiste et tolérante) en utilisant et en actualisant le “syndrome messianique” judéo-arabe. Pourquoi croyez-vous que les évangiles furent écrites en grec et non pas en araméen, la langue utilisée par Jesus et ses disciples ? Gardez présent à l’esprit que l’araméen n’est rien d’autre qu’un dialecte de la langue arabe (ne tombez pas dans le panneau de la classification sioniste de ces langages dits “sémites”)

De cette façon, les juifs eurent leur prophétie réalisée, mais cette fois-ci leur nouveau Machiach/Messiah fut latinisé (c’est pour cela que les juifs ont un problème à croire en Jesus Christ). Le nouveau messie, contrairement à un long et ancien héritage de l’activisme militant tribal ancien et à l’intolérance, fut contre toute attente pacifique et acceptait tous ses suiveurs (et pas seulement les choisis) dans son royaume. Mais il y avait un truc à ce niveau là, le changement de paradigme ne s’est pas produit de lui-même.

La bible arabe

Si vous réfléchissiez aux similarités phonétiques entre les deux langues, sous seriez surpris du comment l’hébreu est la langue la plus proche de l’arabe. Dans la prononciation arabe, Hébreu est appelé “Abri” tandis qu’Arabe se prononce “Arabi”, de la même manière “Eloh” et “Allah” sont l’hébreu et l’arabe pour “dieu”.

Donc, au sein de cette toute petite échelle et presque négligeable différence entre “Abri” et “Arabi” et “Eloh” et “Allah”, la toile de fond culturelle commune ARABE d’à la fois le judaïsme et l’islam pourrait et en fait devrait être notre guide pour examiner l’historicité des histoires bibliques/israélites (incluant celle de Jesus Christ), car par essence, c’est là que l’école occidentale de l’histoire biblique a emprunté le mauvais chemin.

Voilà pourquoi primordialement les orientalistes et historiens occidentaux ont jusqu’ici échoué à faire corroborer archéologiquement leurs histoires bibliques là où leur bible falsifiée leur a dit qu’elles s’étaient produites: en Palestine. Leur cinglant échec est dû à leur fausse hypothèse de départ et donc à leur quête déroutée qui s’en suivit.

L’idéologie chrétienne est fondée sur le narratif déformé que le Pharaon était le roi de l’Egypte ancienne et que Moïse fut élevé dans une famille de rang royal égyptien et que l’exode épique partit du royaume païen d’Egypte vers la nouvelle terre promise que dieu avait choisi pour eux, son peuple élu et juste, en terre de Palestine/Canaan. Ceci est basé sur la fausse croyance que Moïse a reçu les tablettes de la Loi sur le Mont Sinaï égyptien ; mais au temps où l’histoire du Christ se développa, il a semblé que Paul l’apôtre fut le seul qui savait vraiment la vérité (après s’être immergé dans le monde de l’ancienne Arabie).

La vérité est que Moïse était un berger arabe et il travaillait comme esclave dans un petit village au sud de l’ancienne Arabie appelé “Mizraïm”. Il partageait le sort de quelques centaines de personnes de sa tribu et non pas les milliers et les milliers qu’on vous donne à voir dans les films hollywoodiens sionistes. L’homme qui règnait sur ce petit village de “Mizraïm” était appelé ‘Faraon/فرعون ’.

Lorsque Moïse tua un des gardes de Faraon, lui et ses gens s’enfuirent de Mizraïm et retournèrent dans leur terre tribale du nord Yémen, une bande de terre aride connue sous le nom d”Asir. C’est pourquoi cette tribu d’esclaves arabes était appelée Asir-alites ou plus connue sous le nom d’Israélites. Une fois de plus, arrêtons-nous ici pour remarquer de nouveaux points de changement de paradigme.

Premièrement, le fait est que le judaïsme est un réel culte tribal arabe qui a pour origine (comme je le détaille plus avant dans mon livre) le nord de ce qui est aujourd’hui le Yémen et donc la croyance centrale du christianisme est bâtie sur une ancienne culture tribale arabe ; la même qui a plus tard produit l’Islam et aussi sur la même culture et tradition littéraire qui a aidé à façonner les groupes islamistes radicaux comme Al Qaïda et également l’EIIL ou État Islamique en Irak et au Levant.

Deuxièmement, l’histoire et l’archéologie bibliques sont littéralement en charpie pour la bonne raison que les histoires bibliques sont introduites dans une fausse géographie des évènements. Falsifier les noms des endroits des histoires bibliques originales fit partie d’une forfaiture à grande échelle, menée par 70 scribes juifs au IIIème siècle av JC à la légendaire bibliothèque d’Alexandrie, dans ce qui devint connu sous le nom de “bible des septantes” ou “bible septante”. Si nous gardons à l’esprit que la bible septante en grec ancien est la “seule source” de toutes les traductions de la sainte bible dans le monde entier (oui, oui même celle qui est sur votre table de chevet ou sous votre oreiller…), nous pourrions en venir à réaliser l’échelle de grandeur de la tromperie (juive) que ces 70 scribes ont répandu sur le monde sous le règne du roi Ptolémée II.

Si nous devions revisiter l’ancien Proche-Orient et réexaminer ses histoires au travers d’un objectif non-juif, nous découvririons avec surprise (comme ce fut le cas au cours de nos recherches) que l’Egypte ne fut jamais la terre de départ de l’exode des Israélites, ni la Palestine/Canaan, leur terre promise.

La Palestine était occupée par une débauche politique occidentale flagrante qui n’aurait pas pu être rendue possible sans la déformation juive de l’histoire de l’ancien Proche-orient.

Ce qui rend ce conflit insolvable, comme mentionné plus tôt, c’est que génération après génération (pas seulement celles des juifs, mais aussi celles des chrétiens et des musulmans), nous avons continué à accepter cette fausse histoire de la Palestine comme “terre promise” et ce pendant les deux mille dernières années. On pourrait avoir une 3ème Intifada et on pourrait en avoir 30 de plus ; on aura un autre accord d’Oslo, et même une autre centaine de pourparlers de paix, mais ne vous voilez pas la face, le problème palestinien ne sera pas résolu à moins que nous n’exposions cette forfaiture et corrigions l’histoire ancienne de cette région.

La véritable histoire ancienne est que l’Egypte n’a connu ni Pharaon, ni Moïse et pour corriger le narratif historique ancien, nous devons vous choquer avec une autre révélation, celle que la Palestine n’a jamais été le témoin de quelque histoire biblique que ce soit. Toutes les histoires relatant les aventures des Israélites (quelles soient fictives ou non), se sont déroulées dans l’ancienne Arabie et l’ancien nord-Yémen, toutes, du déluge et l’arche de Noë et la vente de Joseph comme esclave, jusqu’à l’Exode de Moïse et le soi-disant royaume de David-Salomon.

Ces contes que l’occident connait depuis longtemps sous le nom d’”histoires des patriarches” ne sont que des contes populaires issus de l’ancienne Arabie.

Une autre trouvaille étonnante est que la zone à laquelle tous les érudits et universitaires spécialistes de la bible se réfèrent comme étant Canaan à quelque moment que ce soit dans l’histoire ancienne, cette désignation n’est qu’une déformation, un travesti de la géographie actuelle du Levant et spécifiquement de l’ancienne Palestine. Canaan, dont le nom est répété sans fin dans la bible hébraïque est en fait le territoire de la tribu arabe de Banu Canaan et Banu Kinanah (comme je le montre dans mon livre, cartes à l’appui)

La racine culturelle du messie

D’après l’ancienne tradition tribale arabe, Moïse était un Machiach. Mais la définition arabe de Machiach est tellement différente de la romaine que cela en est venu à déterminer comment nous (principalement les occidentaux) voyons et définissons le mot “messie” aujourd’hui.

Le titre arabe, juif de Mashiash ne veut rien dire de plus qu’un chef de guerre tribal.

Il n’y a pas de connotation spirituelle attachée à ce terme, pas de choix, de nomination, pas de divinité, pas de temple ni de salut. L’addition de ces requis ne prit place seulement qu’après l’hellénisation de l’ancien culte arabo-juif.

Comme l’ancienne communauté arabe était tribale de manière prédominante (et l’est toujours en ce moment même), ainsi la culture tribale de raids et de conquête (comme perpétrée aujourd’hui par Daesh), était la stratégie principale pour obtenir la domination politique. Ceci explique pourquoi la bible hébraïque est remplie de contes de guerres, de raids et ceci explique aussi l’héritage historique et culturel qui motive un groupe militant comme l’EIIL.

Donc, à chaque fois qu’une tribu arabe, et pas seulement les Asir-alites, était subjuguée par une autre plus puissante, le peuple de la tribu rêvait d’un nouveau leader, un Mashiash qui les délivrerait de leur misère et de leur subjugation.

En ce sens, David fut un Meshaiash, un leader tribal, un homme qui mènerait ses guerriers dans un de ces raids sans merci de l’ancienne Arabie, durant lesquels il n’y avait aucune règle morale à l’exception de la survie et de la domination de la tribu à tout prix, même si cela signifiait l’extermination de l’autre tribu et la mise en esclavage de ses femmes et de ses enfants (ce que le monde moderne appelle maintenant un génocide).

Tandis que la sensibilité du monde occidental avancé est maintenant profondément offensé par les raids sauvages menés par l’EIIL/Daesh et leur nouveau Calife/Mashaiash/Sheikh, d’un autre côté, la sensibilité chrétienne occidentale n’a aucun problème avec bien des raids tribaux juifs dont leur bible est remplie. Tous ces raids sanglants étaient menés par les Mashiachs/Messies juifs.

Pouvez-vous percevoir la contradiction ici ? Mais encore plus important, pouvez-vous dire comment et quand commença ce paradoxe qui aliéna le monde occidental de ses propres valeurs culturelles ?

Ceci s’est produit lorsque nous avons renoncé en occident à notre propre ancienne sagesse et connaissance et avons au lieu de cela, souscrit à la culture du messie, un pur produit de l’ancienne Arabie. Et comme la culture ancienne de l’Arabie a toujours été tribale, intolérante et extrêmement violente, Paul l’apôtre, termina son long séjour là-bas après qu’il ait apparememnt atteint deux conclusions décisives ; c’est le truc mentionné plus tôt.

D’abord, Paul a tourné le dos (éternellement) à l’ancienne Arabie, car il savait que s’il ne le faisait pas, il deviendrait encore le zèlé violent et intolérant qu’il fut avant d’être captivé, hypnotisé par l’histoire du fils de dieu. Ensuite, Paul ne pouvait pas voir le Mashiach/Messie au travers de l’objectif hermétique tribal de l’Arabie ; au lieu de cela il garda l’histoire originale arabe et le thème du messie, mais la moula dans la culture greco-romaine de la diversité et de la tolérance (ce qui ne dura pas bien longtemps par la suite…)

Ce faisant, Paul arriva à retourner ce qui semblait être un culte arabo-juif non mitigé de violence sans fin en un message universel de foi qui pouvait satisfaire tous les enfants de dieu et non pas seulement ceux qui étaient circoncis.

Mais de fait, le message de Paul reposait principalement sur le concept arabe du Meshiach/Messie.

Le côté dangereux de cette doctrine du messie est qu’elle est fondée sur le sens tribal arabe de l’insécurité et de la vulnérabilité (dû à une culture militante de raids constants). Cette insécurité a toujours mené les juifs arabes à chaque fois qu’ils étaient subjugués par des raids internes arabes ou même des forces externes comme les Egyptiens ou les Babyloniens à rationaliser leur subjugation comme une punition divine pour leur foi et pratiques imparfaites, comme dans le cas de la “captivité babylonienne”.

Ainsi, les croyants dans la foi messianique se retrouvent toujours dans un état perpétuel d’incertitude quant à leur foi. Chaque mauvaise fortune dans leurs affaires courantes est traduite en une foi imparfaite, corrompue, un sens profond du pêché, qui se manifeste souvent dans la méthode fondamentaliste et dogmatique comme pour les chrétiens sionistes, les chrétiens évangélistes, les musulmans salafistes, la secte de la confrérie des Frères Musulmans, la secte takfiriste, les juifs Heredi et bien sûr les sectes islamiques chi’ite et Wahabite.

C’est lorsque le concept de mashiach/messie/sheikh vient toujours à jouer un rôle. Dans un temps de défi et de controverse, les croyants messianiques (spécifiquement les orthodoxes), inondés de l’incertitude de la rectitude de leur foi courante et de leur conduite, commencent à rêver d’un autre messie, sheikh, qui pourrait les mener sur la voie du juste (le plus souvent sa propre voie…)

Et dans le processus de retourner dans le soi-disant droit chemin de dieu, toujours plus de messies/sheikhs, que ce soit Joseph Smith des Mormons ou le “Calife” Abou Bakhar Al-Baghdadi de l’EIIL/Daesh, émergent et le cycle du dogmatisme, de la violence et de l’extrémisme se perpétue à l’infini.