Archive pour Ben Laden CIA

Empire, média et propagande: Le mythe de la mort de Ben Laden

Posted in 11 septembre, actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, presse et média, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 28 novembre 2012 by Résistance 71

Le mythe Oussama Ben Laden

 

Dr. Paul Craig Roberts

 

Le 26 Novembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2012/11/26/the-osama-bin-laden-myth-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’interview ci-dessous d’Oussama Ben Laden fut faite à Karachi au Pakistan par le quotidien Ummat et fut publiée le 28 Septembre 2001; soient 17 jours après l’attaque supposée, mais non prouvée, du 11 Septembre 2001 sur les tours du World Trade Center de New York et le Pentagone. Cette interview était sensationnelle. Le cerveau présumé des attentats du 11 Septembre dit à cette occasion que lui et Al Qaïda, n’avaient rien à voir avec les attaques.. Le service de contrôle de la BBC traduisit l’interview en anglais et celle-ci fut rendue publique le 29 Septembre 2001.

Le déni spectaculaire de Ben Laden ne fut pas rapporté dans la presse écrite ni à la télévision. Ceci ne fut pas sujet à enquête de la part de la branche exécutive. Personne au congrès des Etats-Unis ne prêta attention au fait que Ben Laden refusait d’endorser la responsabilité de la plus grande humiliation jamais infligée à une super-puissance.

Pour vérifier ma mémoire sur le manque de couverture de l’affaire, j’ai tapé sur le moteur de recherche Google “Osama Bin Laden’s interview denying responsability for 9/11”. Quelques sites internet ont reproduit l’interview, mais la seule source de média de masse que j’ai pu trouver fut une minute de vidéo sur YouTube provenant de CNN, dans laquelle le journaliste, après avoir cité un rapport d’Al Jazeera, rapporte le déni de Ben Laden et conclut que “nous pouvons tous conclure le niveau de crédibilité à y accorder et en tirer nos propres conclusions”. En d’autres mots, Ben Laden avait déjà été diabolisé, donc son déni n’était pas crédible.

La nouvelle sensationnelle n’était pas assez bonne pour les citoyens américains et leur fut caché par la “presse libre” américaine, une presse libre de mentir pour le compte du gouvernement mais pas de dire la vérité.

De manière évidente, si Ben Laden avait berné non seulement l’Agence de Sécurité Nationale (NSA), la CIA, le FBI, le renseignement militaire, mais aussi toutes ces 16 agences de renseignement américaines, tous les services de renseignement des états marionnettes alliés de l’OTAN, le Mossad israélien et en plus le NSC, le NORAD, le contrôle du traffic aérien, quatre fois les sécurités d’aéroport dans la même matinée, ceci serait le plus gros exploit de l’histoire mondiale, un exploit qui aurait rendu Al Qaïda l’organisation anti-impérialiste la plus efficace de l’histoire de l’humanité, une victoire extraordinaire sur le “grand satan” qui aurait amené des millions de nouvelles recrues vers les rangs d’Al Qaïda. Et pourtant, le supposé “cerveau” de l’exploit nie toute responsabilité.

Je me souviens lorsqu’il y a plusieurs décennies, des attaques terroristes se produisaient en Europe, qu’elles soient réelles ou bien le fait de l’opération Gladio (armée secrète de l’OTAN) http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Gladio sous fausse-bannière. Un nombre incalculable d’organisations en clâmait le crédit. Peut-être était-ce le moyen de la CIA de détourner l’attention d’elle même, toujours est-il que cela illustre le fait que chaque service de renseignement comprend la valeur pour une organisation d’endorser la responsabilité d’une attaque couronnée de succès. Bien que Ben Laden en ait nié la responsabilité, en 2011, quelques responsables d’Al Qaïda, réalisant la valeur prestigieuse des attaques, ont déclaré qu’ils prenaient le crédit des attaques et ont dénoncé le président iranien Ahmadinejad pour avoir mis en doute la version officielle du gouvernement américain sur les attentats.

Bien qu’un petit nombre d’Américains soient au courant de cette interview du 28 Septembre 2001 dans laquelle Ben Laden déclare sa non-implication dans les attaques du 11 Septembre, beaucoup d’Américains ont vu des vidéos après 2001 dans lesquelles, une personne étant soi-disant Ben Laden, endorse la responsabilité des attaques. Il y a deux problèmes avec ces vidéos. Des experts les ont analysé et ont trouvé qu’elles étaient des falsifications, de plus toutes ces vidéos apparurent après que Ben Laden fut rapporté être décédé d’une maladie pulmonaire à la mi-Décembre 2001, par le Pakistan Observer, la presse égyptienne et Fox News.

http://www.foxnews.com/story/0,2933,41576,00.html Voir aussi: http://www.legitgov.org/News-Bin-Ladens-Death-and-Funeral-December-2001

Ben Laden souffrait également d’une maladie rénale, D’après des rapports de la chaîne CBS News du 28 Janvier 2002, Oussama Ben Laden fut hospitalisé pour dialyse à l’hôpital militaire pakistanais de Rawalpindi le 10 Septembre 2001, la veille des attentats.

http://www.globalresearch.ca/where-was-osama-on-september-11-2001/3194

Il est évident, qu’un homme souffrant d’une maladie pulmonaire terminale et d’une maladie rénale, n’allait pas survivre plus de 10 ans pour être tué par un commando de Navy SEALs à Abbottabad au Pakistan. Une interview télévisée avec le voisin de “la maison fortifiée où résidait Ben Laden” a exposé le fait que l’assassinat était fabriqué. Cette interview tout aussi sensationnelle n’a pas non plus été diffusée aux Etats-Unis par la “presse libre” américaine. J’ai fait traduire l’interview que l’on peut voir ici:

http://www.globalresearch.ca/pakistan-tv-report-contradicts-us-claim-of-bin-laden-s-death/25915 Voir aussi: http://www.bbc.co.uk/news/world-south-asia-13329078

Peu de temps après le soi-disant assassinat, 30 membres d’un commando des Navy SEALs sont mystérieusement morts dans un crash d’hélicoptère et maintenant nous apprenons que pas un des milliers de marins à bord du porte-avions USS Carl Vinson, n’a été témoin de la soi-disant immersion du cadavre de Ben Laden en mer depuis ce navire. La presse rapporte sans rire que pour des raisons inexpliquées, ceci fut tenu secret et non divulgué aux marins du vaisseau. Ceci est supposé être l’explication pour les courriels des marins qui disaient à leurs familles et amis qu’ils n’avaient été les témoins d’aucune obsèque ou quoi que ce soit y ressemblant à bord. Certains spéculent que les Navy SEALs furent éliminés avant qu’ils ne commencent à se questionner les uns les autres, et que l’inévitable question: “étais-tu de ce raid” ? commence à sortir de l’unité commando. Apparemment, cela n’intrigue ni les médias ni le public que le gouvernement américian mette la main sur le cerveau de l’organisation terroriste et ne l’interroge pas, sans même montrer la preuve ou présenter des témoins pour coroborer l’affirmation qu’il a bien été tué dans l’opération.

Adolf Hitler affirma que les communistes avaient mis le feu au Reichstag et que des troupes polonaises avaient franchi la frontière et attaqué l’Allemagne. Avec les attentats du 11 Septembre, les Américains ont fait l’expérience de la version de Washington de ces grands mensonges. Un Ben Laden omni-présent mourant de maladies terminales dans un lointain Afghanistan, a défait l’état sécuritaire américain et attaqua au travers même des murs du Pentagone, demandant pour notre système de défense qu’une “guerre contre le terrorisme” soit engagée, guerre qui nous a coûtée nos libertés civiles et a ruiné financièrement le pays, tout cela afin d’empècher le triomphe d’un homme qui est mort de causes naturelles en Décembre 2001.

Le 9 Mai 2011, le professeur Michel Chossudovsky a republié l’interview de Ben Laden du 28 Septembre 2001 sur Global Research.ca

Interview d’Oussama ben Laden. Oussama nie son implication dans les attentats du 11 Septembre 2001

par Global Research
Global Research, May 09, 2011

Url of this article:
http://www.globalresearch.ca/interview-with-osama-bin-laden-denies-his-involvement-in-9-11/24697

 

Il était une fois… un mensonge: théorie du complot ou complot de la théorie ?

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, désinformation, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, presse et média, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 septembre 2012 by Résistance 71

Il y a 11 ans… le 11 Septembre

 

Par Résistance 71

 

Le 11 Septembre 2012

 

Il y a 11 ans jour pour jour, le 11 Septembre 2001, 19 terroristes saoudiens, commandités depuis des grottes en Afghanistan où tout a été préparé, détournent 4 avions de ligne de deux compagnies aériennes différentes sur le sol américain, à l’aide de cutters et parviennent à abattre 3 tours du World Trade Center de New York avec deux avions et à percuter le pentagone avec un troisième. Au total, quelques 3000 personnes périssent dans les attentats.

Ce faisant, ces 19 pirates de l’air pulvérisent non seulement des tours symboles du capitalisme mondial, mais aussi des records en la matière puisque leur action a déjoué la surveillance des 16 agences de renseignement américaines, dont la CIA, le FBI et la NSA, celle de tous les services de renseignement alliés dont le MI6, MI5 et le Mossad et ce sur plusieurs années de préparation, la sécurité des aéroports quatre fois de rang dans la même matinée, la surveillance du NORAD (l’organisme militaire qui gère la sécurité des Etats-Unis et de l’Amérique du Nord…), de la FAA (Federal Aviation Administration) et la sécurité du Pentagone, le bâtiment le plus protégé au monde. Excusez du peu.

C’est en tout cas ce que la version officielle du gouvernement américain de l’époque et de tous les gouverments qui lui ont succédés depuis, veulent faire croire au monde avec l’aide des médias, qui ont très vite cessés de poser trop de questions dérangeantes.

Depuis lors, le monde est engagé dans une “guerre contre le terrorisme” déclanchée par le gouvernement républicain néo-conservateur du président américain George W. Bush et continuée, amplifiée même, sous le gouvernement « démocrate » d’Obama. Cette “guerre” a mené les Etats-Unis et ses alliés dans des guerres de conquête et de contrôle impérialistes en Afghanistan, au Soudan, en Irak, au Yémen, en Somalie, en Libye et maintenant en Syrie, dans sept pays musulmans de fait, au nom de la chasse aux “terroristes” responsables des attentats. Il a fallu une dizaine d’années pour localiser le soi-disant “cerveau” des attentats, Oussama Ben Laden, qui vivait paisiblement retiré dans une maison retranchée dans une petite ville du Pakistan depuis des années et le “faire assassiner” par une équipe de commandos de l’armée américaine, ce en dépit du fait que l’intéressé n’était pas recherché officiellement par le FBI pour les attentats du 11 Septembre “faute de preuves” et que lui-même avait démenti en avoir été l’organisateur bien qu’il félicita les perpétrateurs.

Qui, aujourd’hui peut encore croire sans feindre une telle fable ? Comment cette théorie du complot officielle peut-elle être maintenue contre vents et marées et surtout malgré les faits qui se sont faits jour depuis lors tels que:

1-   Le délit d’initiés avéré, qui vit une énorme spéculation sur les actions en bourse des deux compagnies aériennes impliquées dans les attentats la veille de ceux-ci

2-   l’admission par le propriétaire des tours (Larry Silverstein) qu’ils “avaient pris la décision d’effondrer la tour no7 (“pull it” en anglais dans l’interview initiale…)”, ce qui suppose que des explosifs devaient déjà être présents dans la tour et explique le pourquoi cette tour, qui n’a jamais été touchée par un avion mais que par des débris épars, s’est effondrée droite à la vitesse de la chute libre (sans aucune résistance donc) pendant plusieurs secondes.

3-   La preuve faite par deux études indépendantes sur des poussières du site des tours, que des explosifs sous forme de nanothermite militaire, utilisée pour la destruction rapide d’édifices tels des ponts lors d’opérations de sabotage ou de destruction contrôlée civile, était présente ; ceci expliquant le fait que les tours jumelles se soient effondrées après pulvérisation de leur structure interne, là encore à la manière d’une démolition contrôlée.

4-   Les témoignages ignorés par la mascarade de commission d’enquête, des témoins et des équipes de secours faisant état de “fontaines d’acier liquide” qui “ruisselaient” dans les sous-sols des tours et des explosions en succession rapide qui ont été entendues par de nombeux témoins avant l’effondrement des tours.

5-   Du fait qu’aucun débris tels les énormes moteurs Rolls Royce et les ailes de l’avion qui aurait percuté le pentagone n’aient été retrouvés, tout s’étant “vaporisé” dans la chaleur de l’explosion qui suivi l’impact, nous dit-on… Du fait qu’aucune vidéo des quelques centaines caméras de sécurité entourant le pentagone, n’ait montré de manière conclusive et irréfutable que l’avion avait bel et bien percuté le bâtiment.

6-   L’empressement frénétique de faire disparaitre toute preuve et trace du site du crime du WTC, à l’encontre de toute procédure criminelle de base et la mascarade de la commission d’enquête qui ignora tant de témoignages et d’éléments pour conclure ce qu’il avait été décidé de conclure.

Tout ceci est maintenu de manière officielle grâce à la complicité volontaire ou panurgiste des médias complacents sinon complices, dont les tenants sont maintenus dans la peur.

Depuis, l’empire a envahi l’Afghanistan qu’il continue de bombarder et d’occuper 11 ans plus tard, a envahi l’Irak en justifiant l’invasion par un mensonge supplémentaire: celui des fameuses armes de destruction massive qu’aurait possédé l’ancienne propriété de la CIA Saddam Hussein (à l’instar d’un Ben Laden du reste), armes que l’on a jamais trouvées mais qu’importe, l’Irak était détruit. Des guerres ont été et sont toujours menées directement ou par proxy au Soudan, en Somalie, au Yémen en Libye et en Syrie, en attendant les pièces de résistance: l’Iran, la Russie et la Chine.

Lorsqu’on observe et analyse le monde et ses évènements économiques et géopolitiques, étroitement imbriqués les uns dans les autres, on ne peut pas manquer de constater que la pierre angulaire du monde mortifère dans lequel nous vivons aujourd’hui est le 11 Septembre 2001. C’est au nom de ces évènements qui ont coûtés la vie à 3000 sacrifiés, que les gouvernements corporatifs fascistes successifs des Etats-Unis, ont détruit pas à pas les libertés civiles dans leur pays par le biais de décrets tels le Patriot Act et le NDAA qui ne sont que des destructeurs de constitution, que l’argent coule à flot pour les industries du complexe militaro-industriel et de la sécurité en Amérique et ailleurs, que l’Amérique peut tenter de réaliser son hégémon, qu’elle pense être de “droit divin”, sur le monde aidée par ses alliés volontaires ou forcés et peut imposer juqu’à maintenant au reste du monde de continuer d’acheter sa dette stratosphérique de plus de 16 000 milliards de dollars, à la pointe des ses canons et de ses missiles de croisière..

Nous vivons depuis 2001 dans un monde plus que jamais dirigé par le mensonge, la veûlerie, l’agression, la violence et l’arrogance sans borne qu’une petite fraction dite de “l’élite” auto-proclamée, impose au reste du monde.

Au nom de la mémoire de ceux qui sont morts ce jour funeste et de tous ceux qui sont morts depuis, des suites d’avoir été présents sur les lieux et qui meurent à petit feu de maladies diverses contractées sur place, ou de ceux qui sont morts sous les décombres de leur maison dans leur pays bombardé par les forces de l’axe impérialiste Washington-Londres-Paris-Rome sans aucune autre raison que la fable officielle maintenue des attentats du 11 Septembre, une véritable enquête se doit d’être ouverte, tenant compte de tous les éléments à disposition pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Nous avons déjà dit ici et le répétons: le 11 Septembre 2001 est la clef du monde obscurantiste dans lequel nous vivons aujourd’hui. Nous avons besoin de cette clef pour non seulement comprendre ce qu’il se passe, mais également pour arrêter les massacres et les crimes commis en son nom et en notre nom depuis et à venir.

Une fois de plus, nous devons nous réapproprier l’histoire qui a été détournée au profit de la même clique oligarchique.

L’histoire est une arme, pour l’heure et depuis bien trop longtemps, elle ne sert qu’à l’oligarchie pour parachever son œuvre de destruction et de contrôle.

Nous avons le pouvoir de changer cela… Maintenant !

*  *  *

A lire sur le sujet:

https://resistance71.wordpress.com/2011/10/20/nouvel-ordre-mondial-la-collusion-entre-washington-et-le-terrorisme-terrorisme-detat/

https://resistance71.wordpress.com/2011/10/13/guerres-imperialistes-al-qaida-loutil-de-discorde-et-de-guerre-au-service-de-ses-maitres-imperialistes/

https://resistance71.wordpress.com/2011/10/02/guerres-imperialiste-et-nouvel-ordre-mondial-la-guerre-contre-le-terrorisme-est-une-fable-servant-de-propagande-a-lhegemonie-oligarchique/

https://resistance71.wordpress.com/2011/09/11/11-septembre-et-les-commemorations-orwelliennes/

Nouvel Ordre Mondial: La guerre est la paix ou l’escroquerie de la « guerre contre la terreur »…

Posted in 11 septembre, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 15 mai 2012 by Résistance 71

Le cas des terroristes manquant

 

 

Dr. Paul Craig Roberts


 

Le 14 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=30849  

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

S’il y avait des terroristes réels, José Rodriguez serait mort.

Qui est José Rodriguez ? C’est le criminel qui a géré le programme de torture de la CIA. La vaste majorité de ses victimes ne furent pas des terroristes ni mêmes des insurgents. La plupart furent de pauvres bougres kidnappés par des seigneurs de la guerre et vendus aux Américains comme “terroristes” pour toucher la récompense promise.

Si l’identité de Rodriguez était auparavant un secret, elle ne l’est plus. Il est apparu sur l’émission de CBS “60 Minutes” prenant à son crédit le fait d’avoir torturé des musulmans et utilisé l’information soi-disant obtenue pour  tuer les chefs d’Al Qaïda. Si les terroristes étaient vraiment le problème que la sécurité de la patrie (NdT: le DHS ou la Stasi, Securitate du pays du goulag levant), le FBI et la CIA disent qu’ils sont, le nom de Rodriguez serait un nom à rayer sur la liste d’élimination des terroristes. Il serait déjà dans sa tombe.

De même le serait John Yoo, qui écrivît le memo du ministère de la justice (sic) donnant le feu vert pour torturer et ce malgré qu’à la fois la loi états-unienne et la loi internationale aient banni la torture. Apparemment, Yoo, un professeur à la faculté de droit de Boalt de l’université Berkeley de Californie, était ignorant de la loi américaine et de la loi internationale. Il en va de même pour le ministère de la justice (sic).

Notez que Rodriguez, “le tortionnaire des musulmans”, ne doit pas se cacher. Il peut aller sur les chaînes de télévision nationales, révéler son identité, et révèler ses succès à torturer et massacrer des musulmans. Il n’a aucune protection des services secrets et serait une cible très facile pour des assassins terroristes si efficaces paraît-il, qu’ils ont perpétrés le 11 Septembre.

Une autre cible facile pour être assassiné serait l’ancien ministre de la défense Donald Rumsfeld, qui bourra le Pentagone de va t’en guerre néoconservateurs tels que Paul Wolfowitz et Douglas Feith, qui à leur tout concoctèrent la fausse information utilisée pour justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. Rumsfeld lui-même déclara les membres d’Al Qaïda comme étant les plus vicieux et les tueurs les plus dangereux de la planète. Et pourtant, Rumsfeld, Wolfowitz, Feith, Richard Perle ainsi que les propagandistes néoconservateurs des médias tels William Kristol et Max Boot, se promènent tous depuis des années non protégés sans avoir été inquiétés par des terroristes qui chercheraient à venger le million plus de musulmans tués en assassinant les responsables.

Condi Rice, Colin Powell, qui fît le discours mensonger à l’ONU pour inaugurer l’invasion de l’Irak et Dick Cheney, dont la protection plus que minimale par les services secrets ne serait en aucun cas un problème dans l’hypothèse d’une tentative d’assassinat déterminée ; tous ces gens profitent de la vie sans être molestés par des terroristes.

Vous rappelez-vous du jeu de cartes que le régime Bush avait fait faire avec les visages des responsables irakiens ? Si les terroristes avaient un jeu de carte similaire, tous les noms cités ci-dessus seraient des cibles de la plus haute importance. Et de fait, il n’y a eu aucune tentative d’assassinat sur aucun d’entr’eux.

Bizarre non, qu’aucune de ces personnes ne soient sujette à une menace terroriste. Pourtant, les machos, durs à cuire des commandos marines qui ont soi-disant tués Oussama Ben Laden doivent avoir leur identité cachée afin qu’ils ne deviennent pas des cibles pour les terroristes. Ces supermen américains, tueurs hautement entraînés eux-mêmes, n’osent pas montrer leurs visages, mais Rodriguez, Rumsfeld et Condi Rice se baladent sans être inquiétés.

De fait, les vies de ces commandos sont tellement en danger, que le président Obama a abandonné l’énorme avantage en relations publiques et de bénéfice politique que représente une cérémonie de décoration à la Maison Blanche avec ces commandos marines héroïques. Cela est très certainement une étrange attitude venant d’un politicien. Quelques semaines après la soi-disant élimination de Ben Laden, la même unité de commandos marines, ou la vaste majorité d’entr’eux, est décimée dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.

Si vous étiez un terroriste musulman cherchant à vous venger des crimes de Washington, essaieriez-vous de passer clandestinement une bombe dans votre slip ou vos chaussures afin de faire sauter un avion de ligne rempli de gens dont la seule responsabilité qu’ils ont de la guerre de Washington contre les musulmans est qu’ils croient la propagande de cette dernière ? Si vous vouliez même faire sauter des innocents, ne placeriez-vous pas votre bombe au milieu de la grande foule en attente de passer la sécurité de l’aéroport ainsi au passage, tuant quelques membres de la TSA avec les passagers ? Des terroristes pourraient coordonner leurs attaques, touchant simultanément dans la même minute un vaste nombre d’aéroports à travers les Etats-Unis. Ceci serait vraiment de la terreur ; de plus cela poserait un problème insoluble à la TSA: comment contrôler les gens avant même qu’ils ne soient contrôlés par la sécurité ?

Ou des attaques coordonnées dans des centres commerciaux ou des stades ?

Pourquoi des terroristes, si tant est qu’ils existent, s’embêteraient à tuer des gens alors qu’il est facile de causer un chaos total sans les tuer ? Il y a un bon nombre de sub-stations électriques non gardées. Des régions entières du pays pourraient être fermées. Une des méthodes les plus simples et effective pour causer le plus de troubles serait de larguer de grandes quantités de clous sur la chaussée aux heures de pointes à New York, Boston, Washington DC, Atlanta, Dallas, Chicago, Los Angelès, San Francisco. Vous voyez le tableau: des milliers et des milliers de voitures incapacitées avec les pneus crevés bloquant les artères principales pendant des jours.

Avant que certains lecteur ne m’accusent de donner des idées aux terroristes, demandez-vous si des gens aussi intelligents pour avoir soi-disant planifié et perpétré le 11 Septembre, ne pourraient pas penser à de telles tactiques si simples, qu’ils pourraient effectuer sans grandes difficultés à déjouer des systèmes de sécurité ou à tuer un grand nombre de personnes innocentes ? Mon point de vue n’est pas ce que devrait faire les terroristes, s’ils existent vraiment. Mon avis est que l’absence d’actes de terrorisme faciles à faire suggère que la menace terroriste est plus une invention que la réalité. Et pourtant, nous avons un système de sécurité des plus intrusif qui n’a apparemment aucune fonction si ce n’est que d’exercer un pouvoir plus contraignant sur les citoyens américains.

Au lieu de vrais terroristes perpétrant des complots faciles, nous avons des “complots terroristes” rêvés par des agents du FBI et de la CIA, qui ensuite recrutent quelques pauvres hères naïves à moitié dément, les soudoyant d’argent et d’images héroïques pour eux-mêmes, leur donnant à la fois le fil conducteur du complot et les faux explosifs. Ceci est appelé de l’arnaque, sans l’être. Elles sont orchestrées par nos propres agences de sécurité, qui produisent de faux complots terroristes, qui sont ensuite éventés par les mêmes agences de sécurité qui ont pondues les complots.

L’annonce faite par Washington est toujours: “le public ne fut jamais en danger”. Quel complot ! Nous n’avons jamais été mis en danger par aucun d’entr’eux, mais les aéroports ont été en alerte orange depuis 11 ans et demi.

Le système judiciaire fédéral et les juries conditionnés traitents ces complots concoctés comme de véritables menaces à la sécurité des Américains et ce malgré les annonces du gouvernement que le public n’a jamais été en danger.

Les annonces des ces complots “déjoués” maintient le public lobotomisé tranquille et docile, plus servile pour plus de fouilles intrusives, d’espionage sans mandat, d’augmentation d’un état policier irresponsable et de guerres sans fin.

La “guerre contre la terreur” est une escroquerie, qui a été utilisée avec succès pour détruire la constitution des Etats-Unis et pour compléter la transformation de la loi d’un bouclier pour les citoyens en une arme aux mains de l’état. En détruisant l’Habeas Corpus, le droit à une procédure judiciaire et un procès, et la présomption d’innocence, la “guerre contre la terreur” a de fait détruit notre sécurité.

Escroquerie de la guerre contre le terrorisme: Slip explosif 2… Le retour !

Posted in 11 septembre, actualité, désinformation, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, presse et média, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 12 mai 2012 by Résistance 71

Agent double de la CIA ? La CIA et les services de renseignement britanniques ont créé la ruse connue sous le nom d’Al Qaïda

 

Kurt Nimmo

 

Le 12 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/cia-double-agent-cia-and-british-intelligence-created-ruse-known-as-al-qaeda/ (avec vidéos)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

“L’agent, qui était au Yémen, était en liaison avec la CIA avant de remettre l’engin explosif aux services de renseignement”, rapporte le Daily Mail. “L’engin devait être introduit à bord d’un avion de ligne de manière indétectée et devait ensuite être mis à feu.”

Il est connu depuis un moment que le renseignement britannique pratique des opérations terroristes et protège des éléments clé de la nébuleuse terroriste.

En 2005, un expert en terrorisme et ancien procureur du ministère de la justice, John Loftus, révéla que le cerveau présumé des attentats de Londres du 7 Juillet, Haroon Rashid Aswat, était un élément du renseignement britannique.

Son complice Abu Hamza al-Masri, un membre influent du clergé à la mosquée notoire de Finsbury Park à Londres, a eu une longue et fructueuse relation avec le renseignement britannique. Il travaillait avec la section spéciale de la police britannique et le MI5. Il a dit à ses aides qu’il était “hors de portée de la loi britannique”.

Dans les années 1990, le renseignement britannique a payé Al Qaïda l’équivalent de 160 000 dollars US pour aider à financer une tentative d’assassinat infructueuse sur la personne de Mouammar el-Kadhafi. Anas al-Liby, un membre du groupe al-Muqatila responsable de la tentative d’assassinat, a reçu l’asile politique en Grande-Bretagne et ce malgré ses liens avérés avec Al Qaïda.

Le MI5 (NdT: Military Intelligence 5ème section le contre-espionnage britannique, par opposition au MI6 qui est le service de renseignement et d’action extérieurs) a aussi travaillé avec le personnage clé d’Al Qaïda Abu Qatada. Grâce à la protection accordée par le renseignement britannique, Qatada fut capable d’échapper aux arrestations après les attaques terroristes du 11 Septembre 2001. Sa relation avec le MI5 a été confirmée par de nombreuses sources, incluant Bisher al-Rawi, un autre supposé membre du clergé radical musulman, qui a servi comme interprète au MI5 dans ses relations avec Qatada. A la suite des attaques de New York et de Washington, le MI5 a offert de sortir Qatada du pays et de l’aider à gagner l’Afghanistan.

Un autre imam important en Grande-Bretagne, Omar Bakri Mohammed, a aussi admis travailler en relations étroites avec le renseignement britannique. “Je pense que maintenant nous avons quelque chose qui s’appelle l’immunité publique”, s’est-il vanté en 2001, après les attaques du 11 Septembre.

La posture prise d’ “agent double” est particulièrement trompeuse. Il a été documenté de manière exhaustive que la CIA a créé l’illusion d’un groupe terroriste menaçant et puissant à partir du reliquat des moudjahidines afghans, la force mise en place pour sortir les Soviétiques d’Afghanistan avec une aide substantielle de l’Arabie Saoudite, du service de renseignement du Pakistan, l’ISI et des Etats-Unis.

Avant que la vérité ne soit balayée dans les oubliettes de la mémoire, la BBC et d’autres ont rapporté qu’Oussama Bin Laden était entraîné par la CIA. Oussama “n’a pas seulement investi une partie de ses propres ressources financières pour financer les brigades combattantes, mais il a aussi reçu une aide militaire et financière de la part des services de renseignement de l’Arabie Saoudite, du Pakistan et des Etats-Unis”, a rapporté le magazine Forbes quelques jours après les attentats du 11 Septembre, avant même que le narratif officiel ait eu une chance de surclasser et d’assainir la réalité.

ABC News a rapporté que la CIA a financé, à hauteur de 3 milliards de dollars, Oussama et les moudjahidines, mais ce fait historique très inconvénient fut effacé des serveurs de “l’Opération Mockingbird”.

En fait, Al Qaïda n’est même pas un groupe terroriste, mais simplement une campagne de propagande avec un homme de paille soigneusement élaborés, comme l’a dit Pierre Henri Bunel, un ancien agent du renseignement militaire français, à Wayne Madsen en 2005.

“La vérité est qu’il n’y a pas d’armée islamiste ou groupe terroriste qui s’appelle Al Qaïda ; n’importe quel membre informé de services de renseignement sait cela. Mais il y a une campagne de propagande pour faire croire au public à la présence d’une entité identifiée représentant “le diable”, seulement afin d’unifier les spectateurs de télévision dans l’acceptance d’un leadership unifié pour la guerre mondiale contre le terrorisme. Le pays qui est derrière cette campagne de propagande sont les Etats-Unis et les lobbyistes pour la guerre des Etats-Unis contre le terrorisme ne sont exclusivement intéressés qu’à faire de l’argent,” explique Bunel.

Feu l’ancien secrétaire du ministère des affaires étrangères britannique Robin Cook a également dit qu’Al Qaïda était une farce. Il a expliqué comment le nom “Al-Qaïda” se réferrait à une base de données des moudjahidines utilisée en Afghanistan (en arabe, la signification d’Al Qaïda est “la base”): “Vers la moitié des années 1980, Al Qaïda était une base de données localisée dans un ordinateur et dédiée aux communications du secrétariat de la Conférence Islamique”, a dit Cook à la chambre (House of commons) peu avant sa mort.

La farce de “l’agent double” qui domine maintenant les manchettes de la presse est encore plus un non-sens propagandiste. Il n’y a pas d’Al Qaïda, du moins pas dans le sens communément assumé et continuellement clâmé par le gouvernement et les médias de l’establishment, mais au lieu de cela, un grand conglomérat de terroristes et d’hommes de paille essentiellement ineptes et ineffectifs qui sont contrôlés par la CIA, le renseignement britannique, le Mossad, le renseignement pakistanais et autres entités étatiques.

Le congrès a maintenant demandé le grand cirque d’enquête au sujet de la “fuite” qui a de manière supposée, exposée l’histoire de l’agent double de la CIA aux médias.

“L’histoire d’intrigue à haut risque et de secret ressemble à un script d’Hollywood, mais les membres du congrès et les anciens du renseignement ont été courroucés par l’exposition médiatique”, a rapporté l’AFP Jeudi et “ont dénoncé les fuites aux organisation médiatiques qui ont révélées comment la CIA a déjoué un complot d’Al Qaïda par le moyen d’un espion infiltré dans un groupe terroriste, disant que la divulgation de ces détails pourraient mettre en danger le travail sensible de renseignement.”

Au lieu de cela, ce sera exploité afin de restreindre l’information sur la véritable nature de la fausse guerre contre le terrorisme complètement fabriquée et sera utilisé pour faire passer des législations qui criminaliseront plus avant les lanceurs d’alerte et ceux qui recherchent la vérité.

*  *  *

Autre article en français sur le même sujet:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30798

Ingérence occidentale en Syrie: Al CIAda, la « légion arabe de la CIA » est à pied d’œuvre pour une guerre par proxy…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M with tags , , , , , , , , , , on 18 février 2012 by Résistance 71

Sachant qu’Al Qaïda est une création des Etats-Unis en Afghanistan dès 1979, l’équation devient:

CIA + financement saoudien + Moudjahidines = Al CIAda

Aussi connu sous le nom de « légion arabe de la CIA », recyclée après l’Afghanistan 1990 en Tchétchénie, puis au Kosovo, puis en Irak, puis en Libye et maintenant en Syrie… La « démocratie » occidentale par la force d’un mercenariat qui entretient la doctrine du « choc des civilisations » par l’escroquerie planétaire de la « guerre contre le terrorisme » lancée après les attentats fausse-bannière du 11 Septembre 2001.

— Résistance 71 —

 

Armes et gloire en Syrie: Al Qaïda, une recette américaine pour un désastre

 

RT

 

Le 17 Février 2012

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/syria-opposition-al-qaeda-us-567/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’espion en chef américain a dit au congrès que le président Bashar Al-Assad se bat contre l’Al Qaïda d’Irak. James Clapper est le premier officiel de haut rang américain à reconnaître que les Etats-Unis supporteraient indirectement les insurgés.

Depuis le mois de Décembre, il y a eu des attentats à la bombe à Damas et Alep qui sont  “la marque de fabrique d’Al Qaïda”, a dit le directeur du renseignement national James Clapper au comité sénatorial des services armées Jeudi.

Il a ajouté que les groupes d’opposition syriens combattant contre le régime du président Al-Assad auraient été infiltrés par Al Qaïda, “sûrement sans être au courant” a t’il dit.

Clapper a dit que le manque d’unité dans l’opposition peut laisser un vide dans lequel s’engouffre les extrémistes et dont ils pourraient profiter si le gouvernement syrien tombe, un développement potentiel qu’il a qualifié “d’inquiétant”.

Ses commentiares ont confirmé des rapports préalables faisant état d’une suspicion par les officiels américains que la main d’Al Qaïda était derrière les attentats de la semaine dernière qui ont faits plusieurs douzaines de morts.

Le leader d’Al Qaïda a soutenu la révolte syrienne. Dans une vidéo de huit minutes postée Dimanche sur un site internet djihadiste, Ayman Al-Zawahiri a appelé les musulmans de Turquie, d’Irak, du Liban et de Jordanie d’aider les rebelles syriens.

Quoi qu’il en soit, les Etats-Unis et ses alliés continuent de favoriser un camp. Ce Jeudi, l’assemblée générale des Nations-Unies a appelé le président Al-Assad à démissionner.

La résolution anti-gouvernement syrien n’adresse qu’un seul aspect et côté du conflit et ne condamne pas l’opposition pour sa part de responsabilité dans les violences, alors qu’elle condamne le gouvernement. Washington et les médias continuent de dire que le gouvernement syrien réprime des manifestants pacifiques.

La ministre des affaires étrangères Hillary Clinton a récemment appellé les “amis d’une Syrie démocratique” de s’unifier contre le régime, et d”œuvrer le 24 Février pour mettre plus de pression sur le régime Al-Assad et amener les groupes d’opposition dans le pays en en dehors à se regrouper.

Alors que la Maison Blanche appelle principalement pour un soutien politique et humanitiare, quelques politiciens américains proposent d’armer directement l’opposition.

Le sénateur américain John McCain a ouvertement appeller à fournir des armes aux insurgés syriens, pressant la Maison blanche d’agir.

“Nous devrions commencer à considérer toutes les options, incluant celle d’armer l’opposition, le sang doit arrêter de couler”, a t’il dit à la suite du retrait de la mission diplomatique syrienne de Washington.

D’après les informations disponibles, le chef du renseignement américain était bien plus prudent à propos des actions possibles dans la région.

Il s’attendait à ce qu’Al Qaïda s’infiltre parmi les rebelles et la présence d’armes chimiques “affecterait toute discussion à propos de prêter une quelconque assistance” en soutien de l’opposition.

“Armer l’opposition en Syrie, cela s’est tout le temps passé. Améliorer l’armement des rebelles mènera à décupler le nombre de morts en Syrie. Ce que ces gens doivent comprendre, c’est qu’il y a une très grande proportion du peuple syrien, les Syriens en fait, qui ne veulent pas de l’effondrement du gouvernement central”, a dit à RT Ammar Waqqaf, un membre du Club Social Syrien, un groupe pro-gouvernement qui supporte les réformes. Dans le même temps, l’opposition syrienne n’a pas perdu de chances ni de temps pour demander une assistance internationale, insistant sur l’urgence d’un soutien militaire.

On peut suspecter que les Etats-Unis fournissent déjà des armes à l’opposition par ses alliés arabes et avec Al Qaïda maintenant présent dans la région, ceci pourrait vouloir dire un soutien indirect en armement de cet ennemi de longue haleine combattu dans la guerre contre le terrorisme.

Nouvel Ordre Mondial: la collusion entre Washington et le terrorisme = terrorisme d’état…

Posted in 11 septembre, actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 20 octobre 2011 by Résistance 71

La Bosnie, le Kosovo et à présent la Libye : les coûts humains de la collusion perpétuelle entre Washington et les terroristes

 

 

Par Peter Dale Scott

 

Le 17 octobre 2011

 

The Asia-Pacific Journal Vol 9, Issue 31 No 1

 

Url de l’article original en français:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27114

 

Cet article a été publié en anglais par Global Research le 29 juillet 2011 ainsi que par la revue japonaise «Asia- Pacific», il a donc été rédigé avant la prise de Tripoli. Cependant ce texte demeure d’actualité et il demeure une importante compréhension des enjeux actuels de la guerre au terrorisme ainsi que les interventions de l’OTAN en Libye. Cet essai traite de l’instrumentalisation par les Etats-Unis/l’OTAN des réseaux islamistes dans le monde entier (Libye, Bosnie, Kosovo, Afghanistan et les Etats-Unis avec Ali Mohamed et le centre al-Kifah de Brooklyn).

Cet article est très riche en informations, et il permet de se replonger dans l’histoire récente en se recentrant sur le modus operandi de l’OTAN et ou/des Etats-Unis (renseignements/armée) consistant à s’allier à divers degrés avec des réseaux jihadistes particulièrement violents et déstablisants (dont al-Qaïda et le GICL).

 

Au cours des deux dernières décennies, d’importantes réductions dans les dépenses militaires des États-Unis et de l’Occident ont été anticipées à deux reprises : après la chute du mur de Berlin, puis dans le sillage de la crise financière de 2008. Mais à ces deux occasions, les dépenses militaires ont rapidement augmenté, et l’on peut percevoir parmi les facteurs contribuant à ces hausses les interventions militaires des États-Unis dans deux territoires : les Balkans durant les années 1990 et la Libye aujourd’hui.1 Dans les deux cas, il fut dissimulé à l’opinion publique à quel point al-Qaïda était un allié secret des États-Unis plutôt qu’un ennemi.

Les interventions américaines dans les Balkans et à présent en Libye furent présentées comme humanitaires par les médias de masse des États-Unis et de leurs alliés. En effet, certains interventionnistes à Washington pourraient, de bonne foi, en avoir été persuadés. Cependant, des motivations plus profondes – allant du pétrole aux priorités géostratégiques – étaient également à l’œuvre dans ces deux cas.

Dans pratiquement toutes les guerres où elles ont été impliquées depuis 1989, des factions américaines et islamistes ont combattu pour déterminer qui contrôlerait le cœur de l’Eurasie dans l’ère postsoviétique. Dans certains pays – la Somalie en 1993, l’Afghanistan en 2001 – la confrontation a été directe, chaque partie en conflit utilisant les excès de l’autre afin de justifier le recours aux armes.

Mais il y a eu d’autres interventions dans lesquelles les Américains ont utilisé al-Qaïda comme ressource afin d’accroître leur influence : par exemple en Azerbaïdjan en 1993. Dans ce pays, un président favorable à Moscou fut renversé après qu’un grand nombre de combattants arabes ainsi que d’autres moudjahidines étrangers furent secrètement infiltrés depuis l’Afghanistan, et ce grâce à une compagnie aérienne hâtivement mise en place par trois vétérans de Air America, la compagnie aérienne de la CIA (Ces trois hommes étaient Richard Secord, Harry Aderholt et Ed Dearborn, qui avaient chacun leur tour été détachés du Pentagone vers la CIA).2 Ce fut un mariage de convenance qui arrangeait tout le monde : les moudjahidines pouvaient défendre les musulmans contre l’influence russe dans l’enclave de Nagorno-Karabakh, tandis que les Américains disposaient d’un nouveau Président [en Azerbaïdjan] qui ouvrait aux compagnies pétrolières occidentales l’accès aux champs pétrolifères de Bakou.

Le schéma de la collaboration des États-Unis avec des fondamentalistes musulmans contre des ennemis plus laïcs n’est pas une nouveauté. Il date au moins de 1953, lorsque la CIA recruta des mollahs de droite pour renverser le Premier ministre Mossadegh en Iran, et commença également à collaborer avec les Frères musulmans sunnites.3 Toutefois en 2011, nous pouvons observer en Libye un mariage arrangé plus complexe entre les États-Unis et des éléments d’al-Qaïda : celui-ci répète un schéma qui a été observé en Bosnie de 1992 à 1995 et au Kosovo entre 1997 et 1998. Dans ces pays, les États-Unis ont répondu à un conflit local au nom d’une intervention humanitaire destinée à restreindre les atrocités. Néanmoins, dans ces trois cas de figure, des atrocités ont été commises des deux côtés, et les interventions des États-Unis ont en fait favorisé la partie alliée d’al-Qaïda.

Dans ces trois exemples, la cause de l’intervention militaire a été défendue par de flagrantes manipulations et autres déformations de la réalité. Ce qu’un historien a noté du conflit bosniaque était également vrai pour le Kosovo, et ses observations pourraient aujourd’hui trouver un écho en Libye : bien que les attaques fussent « perpétrées par des Serbes autant que par des musulmans », les médias occidentaux considéraient « que les assassinats de musulmans méritaient l’intérêt médiatique, au contraire des meurtres des non-musulmans. »4 Il s’est avéré que les rapports au sujet de viols de masse touchant des milliers de personnes furent considérablement exagérés : un journaliste français « découvrit seulement quatre femmes prêtes à soutenir ces récits. »5 Dans le même temps, en 1994, l’intellectuel français Bernard-Henri Lévy (BHL) se rendit en Bosnie et

défendit avec ferveur la cause de l’intervention dans ce pays ; en février 2011, BHL voyagea à Benghazi et endossa de nouveau son rôle interventionniste en Libye.6

De plus, dans chacun des pays cités, des signes indiquent que des cellules des renseignements américains et/ou occidentaux ont collaboré avec des éléments d’al-Qaïda depuis le début des conflits en question, c’est-à- dire avant les atrocités justifiant l’intervention. Cela suggère l’existence de raisons plus profondes derrière les interventions militaires des États-Unis, dont la volonté des compagnies pétrolières occidentales d’exploiter les réserves pétrolières de Libye (comme en Irak) sans avoir à traiter avec un homme fort puissant et gênant, ou bien leur désir de créer un oléoduc stratégique à travers les Balkans (au Kosovo).7

Le fait que les États-Unis pourraient soutenir al-Qaïda dans des atrocités terroristes va complètement à l’encontre de l’impression générale façonnée par les médias américains. Pourtant, cette alliance perpétuelle et contre-nature est la résurgence et la continuité de la stratégie de provocation mise en place par Zbigniew Brzezinski en Afghanistan entre 1978 et 1979, alors qu’il était le conseiller à la Sécurité nationale du Président Carter .

Le Shah d’Iran (à gauche), Brzezinski (à droite), Carter (deuxième à droite)

Dans ces années-là, Brzezinski n’eut aucune hésitation à jouer la carte du terrorisme contre l’Union soviétique : il soutint les efforts de la SAVAK (les services de renseignement du Shah d’Iran) visant à collaborer avec les ancêtres islamistes d’al-Qaïda dans le but de déstabiliser l’Afghanistan, ce qui aboutit rapidement à l’invasion de ce pays par les Soviétiques.8 À cette époque, comme il s’en vanta plus tard, Brzezinski écrivit à Carter : « Nous avons à présent l’opportunité d’offrir à l’URSS sa guerre du Vietnam. »9

William Casey, en tant que directeur de la CIA, perpétua cette stratégie consistant à utiliser des terroristes contre l’URSS en Afghanistan. Grâce à la Direction pour le renseignement interservices du Pakistan (Interservices Intelligence Service ou ISI), la CIA transmit de l’aide aux extrémistes afghans comme Gulbuddin Hekmatyar (qui est aujourd’hui l’un des [principaux] ennemis des États-Unis en Afghanistan). Puis en 1986, « Casey engagea la CIA dans un soutien de long terme à une vieille initiative de l’ISI destinée à recruter des musulmans radicaux à travers le monde afin qu’ils se rendent au Pakistan et combattent aux côtés des moudjahidines afghans. »10 Les aides de la CIA étaient dorénavant acheminées vers leur organisation de soutien, le Bureau de services [Maktab al-Khadam!t] à Peshawar, dirigé par un Palestinien nommé Abdullah Azzam et par Oussama ben Laden. Le centre al-Kifah, un bureau américain de recrutement pour ce que l’on appelait la légion étrangère des « Arabes afghans » (qui allait devenir al-Qaïda), fut installé au sein de la mosquée al-Farouk à Brooklyn.11

Aujourd’hui, il est important de se souvenir de l’utilisation des terroristes par Brzezinski puis par Casey. Car en Libye, comme au Kosovo et en Bosnie auparavant, l’on peut percevoir des signes alarmants indiquant que les États-Unis ont continué à utiliser le terrorisme islamiste comme moyen de démanteler les nations socialistes ou pro-socialistes qui n’étaient pas dans leur orbite : l’URSS tout d’abord, puis la Yougoslavie et aujourd’hui la Libye. Comme je l’ai écrit ailleurs, Kadhafi utilisait la richesse de la Libye, la seule nation méditerranéenne encore armée par la Russie et indépendante de l’orbite de l’OTAN, pour imposer des conditions de plus en plus difficiles pour les compagnies pétrolières occidentales. Il utilisait aussi cette richesse pour émanciper l’ensemble de l’Afrique de la tutelle européenne et américaine.12

Le soutien pour les moudjahidines engendra une collusion lourde de conséquences avec des organisations enfreignant la loi. Dans la seconde partie de cet essai, je montrerai comment la protection gouvernementale de figures clés du centre al-Kifah de Brooklyn – y compris après qu’elles aient commis des crimes – leur a permis de s’engager librement dans des actes terroristes aux États-Unis, comme le premier attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993.

L’alliance entre les États-Unis et al-Qaïda en Libye

L’intervention de l’OTAN en Libye a été présentée comme une campagne humanitaire. Mais elle n’en est pas une : les deux factions ont commis des atrocités. En partie grâce à l’Harbour Group, une entreprise de relations publiques bien connectée travaillant pour le compte du Conseil National de Transition [CNT], l’opinion publique états-unienne a eu beaucoup plus d’informations sur les atrocités commises par les forces pro-Kadhafi en Libye que sur celles perpétrées par l’opposition de Benghazi.13 Mais en réalité, comme l’a rapporté le Daily Telegraph de Londres :

« Sous le contrôle des rebelles, les résidents de Benghazi sont terrorisés, la plupart d’entre eux étant ‘trop effrayés pour conduire de nuit à travers les rues sombres, craignant le racket – ou pire encore – aux points de contrôle qui sont en train de se multiplier’.

Par ailleurs, près d’un million et demi de migrants venant d’Afrique noire sont victimes de la suspicion qui pèse sur eux et veut qu’ils soutiennent le mauvais côté. Nombre d’entre eux ont été attaqués, certains ont été traqués, tirés de leurs appartements, battus et tués. Les soi-disant ‘révolutionnaires’ et les ‘combattants de la liberté’ sont en réalité des hommes armés qui saccagent tout sur leur passage et qui commettent des atrocités ignorées par les médias de masse, lesquels ne sont pas disposés à révéler à quoi ressemblerait la Libye nouvelle si Kadhafi était renversé. »14

Thomas Mountain est d’accord sur le fait que « depuis le déclenchement de la rébellion à Benghazi, plusieurs centaines de travailleurs soudanais, somaliens, éthiopiens et érythréens ont été rackettés et assassinés par des milices rebelles racistes, un fait bien dissimulé par les médias internationaux. »15 De tels rapports se sont multipliés au fil du temps. Récemment, Human Rights Watch a accusé les rebelles de tuer des partisans de Kadhafi qui n’étaient que de simples civils et de piller, brûler et saccager leurs maisons et leurs quartiers.16

Une effigie de Kadhafi pendue par les rebelles de Benghazi, 22 mai 2011

[Avant la prise de Tripoli par les hommes du commandant militaire islamiste Abdelhakim Belhadj], les Américains et les Européens [étaient] encore moins susceptibles d’apprendre par leurs médias que, parmi les factions composant la coalition de transition de Benghazi, celle qui est certainement la plus aguerrie regroupe des vétérans du Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya (Le Groupe islamique combattant en Libye, ou GICL). L’importance du contingent du GICL dans le CNT a été minimisée dans une publication récente de l’International Business Times :

« Le GICL est un groupe islamiste qui a mené une guérilla de basse intensité contre Kadhafi pendant près d’une dizaine d’années. La plupart des dirigeants du GICL sont d’anciens soldats ayant combattu sous l’égide des moudjahidines contre les forces soviétiques en Afghanistan. Depuis le début du soulèvement, des rapports ont indiqué que des membres du GICL auraient rejoint sur le terrain le mouvement rebelle du CNT, et beaucoup ont accusé ces combattants d’avoir des liens avec al-Qaïda, ce que le GICL a depuis nié.

Mais auparavant, le GICL avait déclaré que son but ultime était d’instaurer un État islamique en Libye, ce qui est assez inquiétant du fait que la plupart de ses combattants sont à présent du côté du CNT. Néanmoins, comme le GICL ne disposerait que d’une force ne dépassant pas quelques milliers d’hommes, on pense qu’il ne sera pas en mesure de provoquer beaucoup de problèmes au sein de l’opposition. »17

Il reste à déterminer si le CNT victorieux serait capable de contenir les aspirations islamistes d’impitoyables

vétérans jihadistes regroupés dans ses rangs.

D’aucuns craignent qu’un GICL aguerri par ses années de combats en Afghanistan et en Irak – bien que n’étant pas prédominant au sein du CNT – verrait son influence accrue lors de la distribution des rôles, si la coalition de Benghazi venait à l’emporter [NdT : cet article a été publié dans sa version originale peu avant la prise de Tripoli par les « rebelles »]. En février 2004, George Tenet, alors directeur de la CIA, déclara devant la commission du Renseignement du Sénat que « l’une des menaces les plus pressantes [pour la sécurité des États-Unis en Irak] vient de groupes extrémistes sunnites de moindre taille qui ont bénéficié de liens avec al- Qaïda. Ils incluent […] le Groupe islamique combattant en Libye. »18 En 2007, une étude de West Point rapporta « la collaboration de plus en plus étroite ente le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) et al- Qaïda, collaboration qui aboutit au ralliement officiel du GICL avec al-Qaïda le 3 novembre 2007. »19 Il est possible que l’étude de West Point exagéra la connexion entre al-Qaïda et le GICL. Ce qui importe est que la Grande-Bretagne et les États-Unis étaient parfaitement conscients de l’évaluation de West Point, mais que leurs forces spéciales respectives ont quand même secrètement soutenu le CNT de Benghazi, et ce avant le lancement des opérations aériennes de l’OTAN :

« Le bombardement de ce pays a débuté alors qu’il venait d’être révélé que des centaines de soldats des Forces spéciales britanniques avaient été déployés à l’intérieur de la Libye, ciblant les troupes du Colonel Kadhafi – et que d’autres, en nombre supérieur, attendent de passer à l’action […]

Au total, il semblerait qu’un peu moins de 250 soldats des Forces spéciales britanniques et de leurs appuis ont été actifs en Libye avant le lancement des frappes aériennes destinées à imposer une zone d’exclusion aérienne aux forces de Kadhafi. »20

Il existe également des rapports indiquant que les Forces spéciales US ont aussi été envoyées en Libye le 23 et le 24 février 2011, soit un mois environ avant le début des bombardements de l’OTAN.21

Le soutien britannique pour le GICL date en réalité d’une [quinzaine d’années] :

« De violents accrochages entre les forces de sécurité [de Kadhafi] et les guérillas islamistes sont survenus à Benghazi en septembre 1995, faisant des dizaines de morts dans les deux camps. Après des semaines d’intenses combats, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) a formellement déclaré son existence à travers un communiqué qualifiant le gouvernement de Kadhafi de ‘régime apostat qui a blasphémé contre la foi de Dieu Tout-puissant’ et déclarant que son renversement était ‘le principal devoir après la foi en Dieu’. Ce communiqué du GICL ainsi que les suivants furent publiés par des Libyens afghans auxquels la Grande-Bretagne avait accordé l’asile politique. […] L’implication du gouvernement britannique dans la campagne du GICL menée contre Kadhafi suscite encore d’immenses controverses. L’autre opération importante du GICL, une tentative d’assassinat manquée contre Kadhafi en 1996 – tuant nombre de ses gardes du corps – aurait été financée par les renseignements britanniques à hauteur de 160 000 dollars, selon l’ancien officier du MI5 David Shayler. »22

Le compte-rendu détaillé de David Shayler a été remis en cause, mais de nombreuses autres sources indiquent que le soutien britannique pour les jihadistes libyens est largement antérieur au conflit actuel.23

Dans l’avenir, les combattants de la plus internationaliste al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), ayant saisi l’opportunité que représentait la guerre pour entrer dans le conflit et s’équiper dans les arsenaux pillés de Kadhafi, pourraient s’avérer encore plus menaçants que le GICL nationaliste.24 AQMI suscite une inquiétude particulière. En effet, de récents rapports indiquent que cette organisation est financée de manière croissante par les bénéfices des trafiquants de drogue de la région, à l’image des autres groupes associés à al-Qaïda de l’Afghanistan jusqu’au Kosovo.25 En résumé, la campagne de l’OTAN en Libye soutient une coalition au sein de laquelle la position des alliés d’al-Qaïda – anciens comme actuels – pourrait être renforcée.26 Et les forces occidentales les ont secrètement soutenus depuis le début.

Une carte publiée dans l’édition du 15 mai 2011 du New York Times montre une interprétation de la division territoriale de la Libye

L’alliance entre les États-Unis et al-Qaïda en Bosnie

À l’instar de la guerre en Libye, les interventions de Clinton en Bosnie et au Kosovo ont été présentées comme humanitaires. Cependant, les deux parties ont commis des atrocités dans ces conflits ; Washington et les médias occidentaux ont, par intérêt, minimisé les exactions perpétrées par les musulmans.

Beaucoup d’Américains savent que Clinton a déployé les troupes US afin d’imposer les accords de paix de Dayton à la suite d’atrocités serbes amplement relayées par les médias : le massacre de milliers de musulmans à Srebrenica. Grâce à une énergique campagne menée par l’entreprise de relations publiques Ruder Finn, les Américains entendirent beaucoup parler du massacre de Srebrenica. Mais ils en entendirent considérablement moins concernant les décapitations et autres atrocités commises par des musulmans – atrocités qui ont précédé Srebrenica et qui contribuent à expliquer ce massacre.

En effet, l’une des raisons majeures expliquant l’attaque de Srebrenica par les Serbes est qu’ils voulaient répondre aux attaques armées organisées depuis cette ville contre des villages avoisinants : « Des sources issues des renseignements ont déclaré que ce fut principalement ce harcèlement qui a précipité les attaques serbes contre 1500 défenseurs musulmans à l’intérieur de cette enclave. »27 Le général Philippe Morillon, commandant des troupes de l’ONU en Bosnie de 1992 à 1993, déclara devant le TPIY (le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie) que les forces musulmanes basées à Srebrenica « s’engagèrent dans des attaques durant les fêtes orthodoxes et détruisirent des villages, massacrant tous les habitants. Cela créa dans la région un degré de haine assez extraordinaire. »28 Selon le professeur John Schindler,

« Entre mai et décembre 1992, des forces musulmanes ont attaqué à répétition des villages serbes autour de Srebrenica, tuant et torturant des civils ; certains furent mutilés et brulés vifs. Même des comptes-rendus venant de sources pro-Sarajevo concèdent que les forces musulmanes de Srebrenica […] assassinèrent plus de 1300 Serbes […] et avaient ‘nettoyé ethniquement une vaste zone’. »29

Peter Galbraith, ancien ambassadeur des États-Unis en Croatie, admit plus tard au cours d’un entretien que l’administration US était au courant d’un « petit nombre d’atrocités » en train d’être perpétrées par des moudjahidines étrangers en Bosnie, mais il les minimisa en déclarant qu’elles « ne représentaient pas un gros problème au vu de la situation d’alors. »30

D’autres sources révèlent que Washington donna un feu vert tacite à la fourniture d’armes depuis la Croatie ainsi qu’à l’accroissement de la présence musulmane à Srebrenica.31 Peu après, des avions Hercule C-130, dont certains étaient iraniens, parachutèrent des armes aux musulmans en violation de l’embargo international que les États-Unis respectaient officiellement. Des moudjahidines arabes afghans arrivèrent également. La plupart des largages ainsi que certains moudjahidines étaient concentrés à Tuzla, à 70 kilomètres de Srebrenica.32

Selon l’hebdomadaire londonien The Spectator, le Pentagone avait recours à d’autres pays comme l’Iran et la Turquie pour organiser son flux d’armes et de combattants :

« De 1992 à 1995, le Pentagone a facilité les déplacements depuis l’Asie centrale vers l’Europe de milliers de moudjahidines et d’autres éléments islamistes pour qu’ils combattent contre les Serbes aux côtés des musulmans bosniaques. […] Dans le cadre d’une enquête du gouvernement néerlandais sur le massacre de Srebrenica de juillet 1995, le professeur Cees Wiebes de l’Université d’Amsterdam compila un rapport intitulé Le renseignement et la Guerre en Bosnie, et publié en avril 2002. Il y détaille les alliances secrètes entre le Pentagone et des groupes islamistes radicaux venant du Moyen-Orient, ainsi que leurs efforts de soutien en faveur des musulmans de Bosnie. En 1993, il y avait énormément de contrebande d’armes depuis la Croatie vers les musulmans [de Bosnie]. Ce trafic était organisé par des ‘agences clandestines’ des États-Unis, de la Turquie et de l’Iran, associées à un éventail de groupes islamistes incluant les moudjahidines afghans et le Hezbollah pro-iranien. Les armes achetées par l’Iran et la Turquie avec le soutien financier de l’Arabie saoudite étaient aéroportées du Moyen-Orient vers la Bosnie – des acheminements aériens dans lesquels les États-Unis étaient ‘étroitement impliqués’, comme le souligne Wiebes. »33

Le récit détaillé de Wiebes, basé sur des années de recherche, documente la responsabilité américaine autant que les démentis véhéments des États-Unis :

« Le 10 février 1995 à 17h45, le capitaine norvégien Ivan Moldestad, un pilote du détachement norvégien d’hélicoptères (NorAir), se tenait au seuil de la porte de son logement temporaire, situé juste en dehors de Tuzla. Il faisait sombre, lorsqu’il entendit soudain le bruit des hélices d’un avion de transport en approche ; c’était assurément un Hercule C-130 à quatre moteurs. Moldestad remarqua que l’Hercule était escorté par deux avions de chasse, mais il ne put en déterminer le modèle à cause de la pénombre. Il y eut d’autres témoins de ce vol nocturne secret vers la base aérienne de Tuzla (TAB). Une sentinelle qui montait la garde devant l’unité médicale norvégienne de l’ONU à Tuzla l’entendit également et vit les lumières de l’avion et des chasseurs qui l’escortaient. D’autres observateurs de l’ONU, utilisant des équipements de vision nocturne, ont également vu l’avion cargo et les chasseurs en question. Ces rapports furent immédiatement transmis au Centre des opérations aériennes combinées (CAOC) de l’OTAN à Vicenza ainsi qu’à la cellule Deny Flight de la FORPRONU à Naples. Lorsque Moldestad téléphona à Vicenza, on lui répondit qu’il n’y avait rien dans le ciel ce soir-là, et qu’il devait avoir fait erreur. Lorsque Moldestad insista, la connexion fut interrompue.

Les vols secrets des avions cargo C-130 et les parachutages d’armes sur Tuzla provoquèrent une agitation encore plus grande au sein de la FORPRONU et de la communauté internationale en février et en mars 1995. Lorsqu’on lui posa la question de l’origine des livraisons secrètes d’armes via la base aérienne de Tuzla (TAB), un général britannique répondit avec assurance : ‘Ces livraisons d’armes étaient des livraisons américaines. Cela ne fait aucun doute. Et des entreprises privées américaines y étaient impliquées’. Ce n’était pas une réponse surprenante, car ce général avait accès à des renseignements collectés par une unité du Special Air Service (SAS) britannique à Tuzla. L’avion s’était approché à portée de l’équipement spécial de vision nocturne de cette unité, et les Britanniques l’avaient vu atterrir. Ce fut une confirmation qu’avait bel et bien eu lieu une opération clandestine américaine durant laquelle des armes, des munitions et de l’équipement militaire de communication ont été fournis à l’Armée de la République de Bosnie et d’Herzégovine (ARBiH). Ces opérations nocturnes ont généré beaucoup de consternation au sein de l’ONU et de l’OTAN, et elles furent sujettes à d’innombrables spéculations. »34

Wiebes émit la possibilité que les C-130, dont certains auraient décollé d’une base de l’US Air Force en Allemagne, fussent en réalité contrôlés par les autorités turques.35 Mais l’implication américaine fut attestée par la dissimulation sophistiquée de ces vols. En effet, les avions AWACS américains, qui auraient dû fournir un enregistrement des vols secrets, furent soit retirés des opérations aux moments opportuns, soit pilotés et occupés par des équipages US.36 Un résumé du rapport exhaustif de Wiebes fut publié dans le Guardian :

« Le rapport hollandais révèle comment le Pentagone a formé une alliance secrète avec des groupes islamistes dans le cadre d’une opération rappelant l’affaire Iran-Contra.

Des cellules des renseignements US, turcs et iraniens collaborèrent avec les islamistes dans ce que le rapport hollandais nomme le ‘pipeline croate’. Des armes achetées par l’Iran et la Turquie et financées par l’Arabie saoudite furent initialement envoyées par avion en Croatie via Iran Airline, la compagnie aérienne officielle iranienne, puis elles furent acheminées plus tard par un ‘escadron’ d’avions noirs de type Hercule C-130.

Le rapport indique que des combattants moudjahidines ont également été introduits là-bas par voie aérienne, et que les États-Unis étaient ‘étroitement impliqués’ dans cette opération, qui constituait une violation flagrante de l’embargo. Toujours selon ce rapport, les services secrets britanniques ont obtenu des documents prouvant que l’Iran organisa aussi des livraisons d’armes directement en Bosnie.

L’opération fut encouragée par le Pentagone plutôt que par la CIA, qui craignait de violer l’embargo et d’utiliser des canaux islamistes pour transférer des armes. Lorsque la CIA introduisit ses propres hommes sur le terrain en Bosnie, ses agents furent menacés par les combattants moudjahidines et par les Iraniens qui les entraînaient.

L’ONU s’appuyait sur les renseignements américains pour surveiller l’embargo, une dépendance qui permit à Washington de manipuler à volonté l’organisation. »37

Dans le même temps, le centre al-Kifah à Brooklyn, qui avait soutenu les « Arabes afghans » combattant en Afghanistan dans les années 1980, détourna son attention vers la Bosnie :

« Al-Hussam (l’épée), le bulletin d’information d’al-Kifah rédigé en anglais, commença également à publier des nouvelles régulières concernant le jihad en Bosnie. […] Sous le contrôle de subalternes du cheikh Omar Abdel Rahman, le bulletin d’information incitait violemment les sympathisants musulmans à rejoindre à leur tour le jihad en Bosnie et en Afghanistan. […] En Croatie, le bureau de la branche bosniaque d’al-Kifah à Zagreb, abrité dans un bâtiment moderne de deux étages, était évidemment en étroite connexion avec le quartier général de New York, qui avait une fonction organisationnelle. Le directeur adjoint du bureau de Zagreb, Hassan Hakim, a avoué recevoir directement tous les ordres et les financements du bureau principal d’al-Kifah aux États-Unis, situé sur Atlantic Avenue et contrôlé par le cheikh Omar Abdel Rahman. »38

L’un des instructeurs d’al-Kifah, Rodney Hampton-El, contribua à ce programme de soutien [au jihad bosniaque], recrutant des combattants depuis des bases de l’armée US comme Fort Belvoir, les entraînant aussi au combat dans le New Jersey.39 En 1995, Hampton-El fut jugé et condamné avec le cheikh Omar Abdel Rahman pour son rôle dans le complot visant à faire exploser des monuments de New York. Durant le procès, Hampton-El expliqua comment il reçut en main propre des milliers de dollars pour financer ce projet de la part du Prince Turki al-Faiçal à l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington.40

À cette période, Ayman al-Zawahiri, aujourd’hui à la tête d’al-Qaïda, s’est rendu aux États-Unis pour collecter des fonds dans la Silicon Valley, où il fut hébergé par Ali Mohamed, un agent double US et vétéran des Forces spéciales de l’armée américaine qui avait été instructeur en chef à la mosquée al-Kifah.41 Il est quasiment certain que la collecte de fonds d’al-Zawahiri était destinée à soutenir les moudjahidines en Bosnie, ce qui aurait été sa principale préoccupation à cette époque (« L’édition asiatique du Wall Street Journal rapporta qu’en 1993, M. ben Laden avait nommé le cheikh Ayman al-Zawahiri, numéro 2 d’al-Qaïda, pour diriger ses opérations dans les Balkans. »).42

Le rapport détaillé de Wiebes ainsi que les articles de presse basés sur celui-ci corroborèrent des accusations antérieures proférées en 1997 par Sir Alfred Sherman, l’un des principaux conseillers de Margareth Thatcher et cofondateur du Centre for Policy Studies, un influent cercle de réflexion nationaliste et conservateur. Selon lui, « les États-Unis encouragèrent et facilitèrent la fourniture d’armes aux musulmans via l’Iran et l’Europe de l’Est – un fait qui avait alors été démenti à Washington malgré des preuves accablantes. »43 Plus généralement, Sir Sherman dénonçait dans cette intervention que, selon lui :

« la guerre en Bosnie fut, dans tous les sens du terme, la guerre des États-Unis. L’administration US contribua à la déclencher, à l’alimenter et à en empêcher le dénouement précoce. En effet, tout indique qu’elle désire continuer la guerre dans un avenir proche, dès que ses protégés musulmans seront suffisamment armés et entraînés. »

Plus précisément, Sherman accusa le secrétaire d’État Lawrence Eagleburger d’avoir donné instruction en 1992 à Warren Zimmerman, alors ambassadeur US à Belgrade, de persuader le Président bosniaque Izetbegovi » de revenir sur son accord visant à préserver l’unité bosniaque, croate et serbe, et d’accepter au contraire une assistance américaine pour instaurer un État bosniaque indépendant.44

L’alliance entre les États-Unis et al-Qaïda au Kosovo

Le point précédent soulève une question dérangeante : des responsables américains étaient-ils enclins à ignorer les atrocités des moudjahidines d’al-Qaïda en échange de leur aide dans les guerres successives de l’OTAN – des guerres visant à démanteler la Yougoslavie, dernière république socialiste d’Europe ? Une chose est sure : la prédiction de Sir Alfred Sherman en 1997 selon laquelle les États-Unis voulaient ‘continuer la guerre dans un avenir proche’ s’est rapidement concrétisée. En effet, le soutien américain pour les alliés d’al- Qaïda au Kosovo, l’Armée de libération du Kosovo (l’UÇK), aboutit en 1999 à une campagne de bombardements controversée de l’OTAN.

Comme il fut largement rapporté à l’époque, l’UÇK était soutenue par les réseaux de ben Laden et d’al- Zawahiri, et également par le trafic de l’héroïne afghane :

« Des membres de l’Armée de libération du Kosovo, qui finançait son effort de guerre par la vente de l’héroïne, furent entraînés dans des camps terroristes dirigés par le fugitif international Oussama ben Laden. Celui-ci est recherché pour les attentats à la bombe de 1998 contre deux ambassades US en Afrique – qui tuèrent 224 personnes, dont 12 Américains. »45

Selon Michael Levine, un ancien agent de la DEA, la décision de Clinton de soutenir l’UÇK consterna ses contacts à la DEA, ces derniers sachant qu’elle était une importante organisation de trafic de drogue.46 Comme Ralf Mutschke d’Interpol l’a déclaré au Congrès,

« En 1998, le département d’État US lista l’UÇK parmi les organisations terroristes, indiquant qu’elle finançait ses opérations grâce à l’argent du trafic international d’héroïne ainsi qu’à des prêts contractés auprès de pays musulmans et d’islamistes, dont peut-être Oussama ben Laden. Il existe un autre lien avec ben Laden : le frère d’un leader d’une organisation du djihad égyptien et commandant militaire de ben Laden dirigeait une unité d’élite de l’UÇK [il s’agit très probablement de Zaiman ou Mohammed al- Zawahiri, l’un des frères d’Ayman al-Zawahiri]. En 1998, l’UÇK fut décrite comme un acteur majeur dans le trafic ‘drogue-contre-armes’ en 1998, ‘contribuant à transporter annuellement 2 milliards de dollars de drogue vers l’Europe de l’Ouest’. L’UÇK et d’autres groupes albanais semblent utiliser un réseau sophistiqué de comptes bancaires et d’entreprises afin de gérer leurs fonds. En 1998, l’Allemagne gela deux comptes en banque appartenant à l’organisation ‘United Kosova’ après qu’on eut découvert que plusieurs centaines de milliers de dollars y avaient été déposés par un trafiquant de drogue albanais du Kosovo qui avait été condamné par la justice. »47

Selon le Sunday Times de Londres, les antécédents de l’UÇK n’ont pas dissuadé les États-Unis de renforcer cette organisation et d’entraîner ses membres :

« Des agents des services de renseignement américains ont admis qu’ils contribuèrent à entraîner l’Armée de libération du Kosovo avant le bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN. Cette révélation fâcha certains diplomates européens qui déclarèrent que cette action avait anéanti les efforts visant à trouver une solution politique au conflit entre les Serbes et les Albanais. Des officiers de la CIA étaient chargés de surveiller le respect du cessez-le-feu au Kosovo entre 1998 et 1999, développant alors des liens avec l’UÇK et donnant à cette organisation des manuels américains d’instruction militaire ainsi que des conseils tactiques pour combattre l’armée yougoslave et la police serbe.

Il y a un an, lorsque l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), qui coordonnait la surveillance du cessez-le-feu, quitta le Kosovo une semaine avant le début des frappes aériennes, la plupart de ses téléphones satellites et de ses systèmes GPS furent secrètement transmis à l’UÇK, permettant aux commandants de la guérilla de rester en contact avec l’OTAN et Washington. De nombreux leaders de l’UÇK avaient le numéro de téléphone portable du général Wesley Clarke, le commandant de l’OTAN. »48

Selon David Hackworth, un ancien capitaine de l’armée US qui devint plus tard le spécialiste des questions de défense à Newsweek, d’anciens officiers de l’armée des États-Unis travaillant pour le contractant militaire privé américain MPRI (Military Professional Resources Incorporated) ne se contentèrent pas seulement d’entraîner des membres de l’UÇK : ils combattirent également à leurs côtés.49 Cette affirmation étaye des rapports antérieurs indiquant que du personnel de la MPRI avait aussi été impliqué dans l’entraînement de Croates à l’époque du trafic illégal d’armes organisé de la Croatie vers la Bosnie.50

Après le Kosovo, Sherman mit une nouvelle fois en garde contre « l’hégémonie américaine en expansion »,

« exercée par le biais de l’OTAN et caractérisée par des degrés variables de partenariat et de subordination d’autres acteurs. […] Ce processus a débuté avec le démembrement délibéré de la Yougoslavie, mené par l’Allemagne et accepté par les autres membres de l’Union européenne et par les États-Unis (1991). Il évolua vers des sanctions contre la Serbie accusée de venir en aide aux Serbes de l’ouest (1992). En Bosnie, l’implication précoce des États-Unis fit éclater la guerre civile (la visite de Zimmerman à Izetbegovi », après les accords de Lisbonne), et le processus aboutit finalement à la

campagne de bombardements de 1999 et à l’occupation du Kosovo. »51

D’autres analystes ont émis l’hypothèse que l’implication des États-Unis [au Kosovo] était motivée par leur désir d’installer un nouvel oléoduc transbalkanique ainsi qu’une base militaire US dans les Balkans pour le défendre. Bien que de telles critiques aient d’abord été tournées en dérision, ces deux prédictions se sont rapidement révélées exactes. L’entreprise AMBO, une société de droit américain dirigée par Ted Ferguson, un ancien haut responsable de BP, débuta en 2007 la construction d’un oléoduc entre l’Albanie et la Macédoine.52 Et dans les environs est implantée une base semi-permanente de l’armée US, Camp Bondsteel, qui peut accueillir jusqu’à 7000 soldats.

En 2007, le Président George W. Bush créa un commandement militaire pour les opérations en Afrique, l’US AFRICOM (United States Africa Command). Mais son QG actuel est situé à Stuttgart, en Allemagne, ce qui a déclenché des spéculations sur Internet selon lesquelles les États-Unis auraient des visées sur l’aéroport international libyen [de Mitiga]. Celui-ci avait été exploité sous le nom de « Wheelus Air Force Base » par l’US Air Force jusqu’à son expulsion de Libye en 1970.

Du premier attentat à la bombe contre le World Trade Center au 11-Septembre : les répercussions intérieures de la collusion avec les terroristes

Le fait que les États-Unis aient eu recours de manière récurrente aux islamistes d’al-Qaïda comme alliés dans leurs projets expansionnistes ne constitue pas une preuve de l’existence d’une stratégie pérenne et systématique, encore moins qu’il existe une alliance secrète.

Je pense plutôt que les États-Unis souffrent d’une maladie maligne incarnée par un pouvoir militaire déchaîné et hors de contrôle – un pouvoir qui, comme un cancer, tend parfois à se métastaser de manière contreproductive à l’accomplissement d’objectifs plus larges. Ceux qui sont nommés pour gérer ce vaste pouvoir s’habituent à utiliser n’importe quel moyen disponible dans le but de soutenir une dynamique d’intervention globale qu’ils sont, ironiquement, impuissants à défier ou à modérer. Le peu de dissidents qui tentent de le faire sont évidemment mis à l’écart ou même éjectés des hautes sphères du pouvoir, étant alors considérés comme ne faisant « pas partie de l’équipe. »

Ceux qui, à Washington, ont décidé d’aider les terroristes et les trafiquants de drogue semblent ne pas avoir pris en considération les « externalités négatives » de ces politiques, c’est-à-dire les conséquences intérieures des accords officiels avec des réseaux terroristes criminels ayant une portée globale. Pourtant, ces conséquences ont été – et demeurent – graves, puisque les terroristes islamistes qui furent protégés par les États-Unis dans leurs actions subversives au Kosovo et dans d’autres pays ont rapidement bénéficié d’une protection aux États-Unis. Comme l’ancien agent de la DEA Michael Levine l’a rapporté au sujet des réseaux de la drogue liés à l’UÇK : « Ces hommes disposent d’un réseau actif dans les rues de ce pays. […] Dans la société, ils sont les pires éléments que vous pouvez imaginer mais aujourd’hui, selon mes sources chez les stups, ils jouissent d’une protection politique. »53

En d’autres termes, des Kosovars bénéficiaient alors d’une protection de facto dans leur trafic de drogue aux États-Unis, à l’image de la protection par la CIA – depuis les années 1940 – de Chinois, de Cubains, d’Italiens, de Thaïlandais et d’autres associés de l’Agence issus d’ethnies différentes.54

En 2000, après les bombardements de l’OTAN visant à soutenir l’UÇK, Mother Jones rapporta que l’héroïne afghane, dont la majeure partie était distribuée par des Albanais du Kosovo, représentait alors plus de 20 % de l’héroïne saisie aux États-Unis – presque le double du pourcentage mesuré quatre ans auparavant.55 Dans le même temps, des estimations indiquaient que « les Albanais du Kosovo [contrôlaient] 40 % de l’héroïne de l’Europe. »56 De plus, il existe un consensus quasi universel sur le fait que le dénouement de la guerre en Bosnie favorisa comme jamais auparavant l’enracinement des jihadistes d’al-Qaïda dans les Balkans. Selon le professeur John Schindler, la Bosnie, « la société la plus pro-occidentale au sein de l’Oumma [le monde musulman] », fut « convertie en un ‘Jihadistan’ à cause de la fourberie de certains autochtones, de la violence du conflit et de la mauvaise direction de l’intervention internationale. »57

Il est trop tôt pour prédire avec certitude quelles seront les répercussions intérieures de l’accroissement par l’OTAN de la puissance et de l’influence des islamistes après que l’Alliance ait créé le chaos en Libye. Mais les conséquences – aux États-Unis – d’interventions comparables ont été indiscutablement négatives, et elles ont contribué à des actes majeurs de terrorisme dans ce pays.

La protection américaine de la base arrière des moudjahidines d’al-Kifah à Brooklyn engendra des interférences dans les institutions judiciaires et policières des États-Unis. Cela permit à des recrues moudjahidines d’al-Kifah de planifier et/ou de s’engager dans un certain nombre d’attaques terroristes contre les États-Unis, à l’intérieur de ce pays comme à l’étranger. Ces attaques incluent le premier attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993, ce que l’on appelle « le complot des monuments de New York » en 1995 et les attaques des ambassades US au Kenya et en Tanzanie en 1998. Furent impliqués dans chacun de ces événements des terroristes qui auraient dû être arrêtés plus tôt pour des crimes déjà perpétrés, mais qui furent autorisés à rester en liberté.

Ali Mohamed, l’ancien agent double des Forces spéciales US à al-Kifah, ainsi que ses recrues jouèrent un rôle central dans toutes ces attaques. Ali Mohamed, bien qu’ayant été inclus dans une liste de surveillance du département d’État, était entré aux États-Unis vers 1984 dans le cadre de ce qu’un consultant du FBI a appelé « un programme de visas contrôlé par la CIA. »58 Le « cheikh aveugle » Omar Abdel Rahman, qui était le leader d’al-Kifah, entra lui aussi aux États-Unis de cette manière ; deux visas furent délivrés à Rahman, dont l’un « par un officier de la CIA travaillant sous couverture dans la section consulaire de l’ambassade américaine au Soudan. »59

Ali Mohamed entraîna des recrues d’al-Kifah aux tactiques de guérilla près de Brooklyn. Cette opération fut considérée comme tellement sensible que la Police de New York et le FBI protègeront plus tard de l’arrestation deux de ces recrues, lorsqu’ils assassinèrent l’extrémiste juif Meir Kahane. Au lieu de les arrêter, la Police de New York appela le troisième assassin présumé (El Sayyid Nosair) un « déséquilibré solitaire et armé » et libéra les deux autres (Mahmoud Abouhalima et Mohammed Salameh). Cette libération permit à Abouhalima et à Salameh, agissant aux côtés d’un autre apprenti d’Ali Mohamed (Nidal Ayyad), de prendre part au premier attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993.60

Les procureurs protégèrent de nouveau Ali Mohamed durant le procès des « Monuments » de 1994-95, lorsqu’Omar Abdel Rahman et certains des apprentis de Mohamed furent reconnus coupables d’association de malfaiteurs visant à faire exploser des édifices de New York. Dans cette affaire, le procureur Patrick Fitzgerald qualifia Mohamed de complice non inculpé, lui permettant toutefois de rester en liberté. Lorsque la défense lança une citation à comparaître pour contraindre Mohamed à se rendre au tribunal, le procureur Fitzgerald est intervenu afin de lui éviter d’avoir à témoigner.61

Ali Mohamed était bien conscient de bénéficier d’une protection, et il l’utilisa au début de l’année 1993 pour obtenir sa libération alors qu’il était détenu par la GRC [Gendarmerie Royale du Canada] à l’aéroport de Vancouver. Puisque cet épisode fut totalement ignoré par la presse US, je dois citer le récit de cet événement paru dans le premier quotidien canadien, le Globe and Mail de Toronto :

« La GRC tenait l’un des hommes clés d’al-Qaïda, le réseau terroriste d’Oussama ben Laden, mais il fut libéré après que la police montée appela l’homme qui traitait avec lui au FBI.

Lorsqu’il fut interrogé en 1993, Ali Mohamed, un Californien d’origine égyptienne dont on pense qu’il est le plus important membre d’al-Qaïda jamais entré au Canada, travaillait alors avec des agents du contre- terrorisme US, jouant un double ou même un triple jeu. M. Mohamed est actuellement en détention dans une prison des États-Unis.

‘Vers minuit, les gens de la GRC m’ont dit que je pouvais partir’, écrivit M. Mohamed dans une déclaration sous serment montrée mercredi dernier au Globe and Mail. À noter qu’aux États-Unis, Ali Mohamed a reconnu être un proche associé de ben Laden.

Cet incident est survenu après que des agents des douanes de l’aéroport international de Vancouver eurent arrêté Essam Marzouk, un Égyptien arrivé de Damas via Francfort, car il était en possession de deux faux passeports saoudiens.

M. Mohamed, qui venait le chercher à l’aéroport, demanda à la police pourquoi son ami était détenu. Cette sollicitation suscita la curiosité de la GRC à l’égard de M. Mohamed, mais ce dernier dissipa leur suspicion en leur disant qu’il était un collaborateur du FBI. »62

Ce récit du Globe and Mail indique clairement qu’en 1993, Mohamed avait d’ores et déjà un référent au FBI, la GRC étant entrée en contact avec celui-ci. Dans son témoignage devant la Commission d’enquête sur le 11- Septembre, Fitzgerald donna une version des faits assez différente : selon lui, après être revenu de Nairobi en 1994, Mohamed déposa sa candidature pour un emploi de « traducteur du FBI. »63 La différence entre les deux récits est cruciale : le FBI ayant demandé à la GRC de libérer Mohamed, il lui fut alors possible de se rendre à Nairobi et d’y planifier l’attentat à la bombe contre l’ambassade américaine.

Selon l’auteur Peter Lance, en [1997], Fitzgerald disposait de suffisamment de preuves pour inculper et arrêter Mohamed, mais il s’est abstenu de le faire. Au contraire, il l’interrogea en Californie avec Jack Cloonan, un agent du FBI. Suite à l’entretien, Fitzgerald décida de ne pas arrêter Mohamed, mais plutôt de mettre son téléphone sous écoute et d’implanter un mouchard dans son ordinateur. Lance soulève une question pertinente : Fitzgerald craignait-il que « toute inculpation du principal espion d’al-Qaïda pourrait lever le voile sur des années de graves négligences chez trois des principales agences de renseignement des États-Unis ? »64

Le 10 septembre 1998, un mois après les attentats à la bombe contre les ambassades US, Ali Mohamed fut finalement arrêté. Pourtant deux mois plus tard, lorsque Fitzgerald prononça 13 inculpations, le nom de Mohamed ne fut pas cité. Au contraire, Fitzgerald l’autorisa de nouveau à éviter un contre-interrogatoire en acceptant une transaction pénale (un plaider coupable) dont les termes sont encore partiellement inconnus. Plus exactement, nous ne connaissons pas la durée de la peine de Mohamed : cette page de la transcription de son audition devant les tribunaux (p.17) est placée sous scellés.65

Dans le cadre de ce plaider coupable, Ali Mohamed déclara au tribunal qu’à la demande personnelle de ben Laden, il surveilla l’ambassade US au Kenya : « Il prit des photos, dessina des schémas et écrivit un rapport » qu’il transmit personnellement à ben Laden au Soudan.66 Patrick Fitzgerald, le procureur qui négocia la transaction pénale, témoigna longuement au sujet de Mohamed devant la Commission d’enquête, qui conclut dans son Rapport final (p.68) qu’Ali Mohamed « dirigea » l’opération des attentats contre les ambassades. Ironiquement, ces attaques constituent la raison officielle expliquant pourquoi al-Zawahiri (comme ben Laden avant lui) est recherché par le FBI, avec une prime de 25 millions de dollars sur sa tête.

Mais l’on a refusé au public américain le droit de connaître le rôle d’Ali Mohamed dans d’autres événements terroristes. Son implication dans le 11-Septembre serait particulièrement digne d’intérêt. Comme son référent au FBI Jack Cloonan le rapporta ultérieurement, Mohamed lui expliqua qu’il entraîna personnellement les pirates de l’air présumés à détourner des avions :

« Il [avait] mené les entraînements d’al-Qaïda sur les méthodes de détournement d’avions. Il dirigea des exercices au Pakistan où il indiqua : ‘Voici comment faire entrer un cutter à bord. Vous le saisissez, vous ôtez sa lame puis vous l’enveloppez dans [mots censurés] et vous le mettez dans votre bagage à main’. Ils avaient lu les règlements de la FAA. Ils savaient qu’une lame de plus de 10 centimètres ne passerait pas. ‘C’est comme ça que vous devez vous positionner’, leur dit-il. ‘J’ai appris à ces gens à s’asseoir en première classe. Vous-vous asseyez ici et les autres s’installent ici’. Il écrivit tout cela. »67

Conclusion

Aujourd’hui, les États-Unis se retrouvent au milieu d’une crise budgétaire sans précédent, en grande partie provoquée par ses multiples guerres. Malgré tout, ce pays est également sur le point de mener de nombreuses autres interventions : au Yémen, en Somalie, et potentiellement en Syrie, au sol en Libye ou en Iran (où la CIA aurait été en contact avec les Joundallah, une ramification d’al-Qaïda qui est impliquée dans le trafic de drogue).68

Seul le public américain peut empêcher cela. Mais pour que le peuple se lève et hurle « Stop ! », il doit y avoir

une meilleure compréhension populaire des sombres alliances sous-tendant les interventions prétendument humanitaires des États-Unis.

Cette prise de conscience pourrait s’étendre lorsque les Américains réaliseront finalement que le fait de prêter assistance à des terroristes engendre aussi des répercussions nationales. La longue et complexe « danse » entre Ali Mohamed et ses protecteurs du département d’État indique clairement que la prise en charge de terroristes pour des objectifs malhonnêtes corrompt autant le terroriste en question que ses soutiens institutionnels. Finalement, ils deviennent complices, chaque partie ayant des secrets à dissimuler au sujet de leur collusion.

Jusqu’à ce que l’opinion publique en soit consciente, cette dissimulation de la collusion entre Washington et les terroristes perdurera. Et aussi longtemps qu’elle persistera, on nous refusera la vérité sur les collusions qui sous-tendent le 11-Septembre.

Pis, nous pourrions subir de nouvelles attaques terroristes, sur le sol des États-Unis autant qu’à l’étranger, accompagnées d’autres guerres illégales, coûteuses et inutiles.

 

Texte original en anglais : The US-Al Qaeda Alliance: Bosnia, Kosovo and Now Libya. Washington’s On-Going Collusion with Terrorists, publié le 29 juillet 2011.

 

Traduction : Maxime Chaix

Pour approfondir le sujet : • Peter Dale Scott : « La guerre en Libye, le pouvoir américain et le déclin du système des pétrodollars »

• Peter Dale Scott : « Viol en Libye : Les récentes guerres majeures des États-Unis ont toutes été accompagnés par des mensonges mémorables »

• Peter Dale Scott : « Derrière la démocratie états-unienne : l’État profond »

 

Notes de l’auteur :

 

1 Cf. Telegraph (Londres), « Defence Cuts in Doubt over Libya, Says Military Adviser » 7 avril 2011, « Selon un conseiller militaire de premier plan, la crise libyenne a engendré des doutes sur la nouvelle posture de défense de la Coalition et elle pourrait contraindre les ministres à revenir sur les coupes budgétaires, incluant l’abandon des Harriers, les avions à décollage vertical de la Grande-Bretagne.

2 Peter Dale Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, pp.229-33.

3 Scott, , pp.79-81 ; La route vers le nouveau désordre mondial citant Robert Dreyfuss, Devil’s Game, pp.109-11 ; Saïd Aburish, A Brutal Friendship, pp.60-61 ; Miles Copeland, The Game Player, pp.149-54. Cf. Ian Johnson, « Washington’s Secret History with the Muslim Brotherhood » New York Review of Books, 5 février 2011.

4 John R. Schindler, Unholy Terror: Bosnia, Al-Qa’ida, and the Rise of Global Jihad, pp.71, 81. Selon Schindler, « CNN montra en boucle des images de ‘musulmans morts’ tués par des Serbes qui étaient en réalité des Serbes assassinés par des musulmans » (p.92).

5 Schindler, Unholy Terror, p.91.

6 Schindler, Unholy Terror, pp.179-80 ; Christian Science Monitor, 18 mars 2011. En 1994, BHL présenta le leader bosniaque Izetbegovi! au Président français François Mitterrand ; en 2011, BHL arrangea la rencontre entre trois leaders de Benghazi et le Président français Nicolas Sarkozy. Cf. « Libyan rebels will recognise Israel, Bernard-Henri Lévy tells Netanyahu » Radio France Internationale, 2 juin 2011 : « Le Conseil Nationale de Transition (CNT) des rebelles libyens est prêt à reconnaître Israël, selon le philosophe français Bernard Henry Lévy, qui déclare avoir fait passer le message au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. »

7 Pour les complaintes du lobby énergétique au sujet de Kadhafi, se référer à Peter Dale Scott, « La guerre en Libye, le pouvoir américain et le déclin du système des pétrodollars », Mondialisation.ca, 1er mai 2011. Initialement publié en

La Bosnie, le Kosovo et à présent la Libye : les coûts humains de la collusion perpétuelle entre Washington et les terroristes         10/19/11 8:51 AM

anglais par Asia-Pacific Journal: Japan Focus sous le titre « The Libyan War, American Power and the Decline of the

l’expulsion ou de l’extradition par le gouvernement britannique, et ce pour diverses raisons. […] Dans le passé, selon

Petrodollar System », 27 avril 2011. 8 Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, p.119-20 ; citant Diego Cordovez et Selig S. Harrison, Out of

Afghanistan: The Inside Story of the Soviet Withdrawal (New York: Oxford University Press), p.16.

9 Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, pp.114-118 ; citations venant de l’article intitulé « Les révélations d’un ancien conseilleur de Carter : ‘Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes…’ » Le Nouvel Observateur [Paris], 15-21 janvier 1998 : « [Brzezinski] : [Le 3 juillet 1979,] j’ai écrit une note au Président dans laquelle je lui ai expliqué que, selon moi, cette assistance allait induire une intervention militaire soviétique. […] [Le Nouvel Observateur] : Et vous ne regrettez pas non plus d’avoir soutenu le fondamentalisme islamique, qui a donné des armes et des conseils aux futurs terroristes ? [Brzezinski] : Qu’est-ce qui est le plus important dans l’histoire du monde ? L’existence des talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques islamistes surexcités ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la Guerre froide ? »

10 Ahmed Rashid, Taliban, p.129. Selon l’auteur espagnol Robert Montoya, cette idée trouva son origine dans le Safari Club, un cercle d’élite créé en 1976 par le chef des renseignements français Alexandre de Marenches, réunissant d’autres directeurs des services secrets comme le général Akhtar Abdur Rahman à la tête de l’ISI pakistanaise ou Kamal Adham, qui dirigeait les renseignements saoudiens. (Roberto Montoya, El Mundo [Madrid], 16 février 2003).

11 Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, pp.198-99 ; citant Steven Emerson, American Jihad, pp.131-32. 12 Peter Dale Scott, « La guerre en Libye, le pouvoir américain et le déclin du système des pétrodollars »,

Mondialisation.ca, 1er mai 2011. 13 « PR firm helps Libyan rebels to campaign for support from US », The Hill.com, 12 avril 2011.

14 Rob Crilly, Daily Telegraph (Londres), 23 mars 2011; cité dans Stephen Lendman, « Planned Regime Change in Libya », SteveLendmanBlog, 28 mars 2011. Cf. Los Angeles Times, 24 mars 2011.

15 Morris Herman, « Rebel Militias Include the Human Traffickers of Benghazi », Foreign Policy Journal, 28 juillet 2011, citant Thomas C. Mountain.

16 Anissa Haddadi, « Does the Transitional Council Really Represent Libyan Democracy and Opposition to Gaddafi? », International Business Times, 20 juillet 2011.

17 Haddadi, « Does the Transitional Council Really Represent Libyan Democracy and Opposition to Gaddafi? », International Business Times, 20 juillet 2011.

18 Center for Defense Information, « In the Spotlight: The Libyan Islamic Fighting Group (LIFG) », 18 janvier 2005. Le fait que le GICL soit en train de poursuivre ses propres objectifs pourrait expliquer la saisie par les rebelles de missiles anti-aériens depuis des arsenaux de Kadhafi pris d’assaut pendant les révoltes : ces missiles, inutiles contre Kadhafi (qui n’a plus de force aérienne) sont apparemment acheminés en dehors de la Libye pour être vendus ou utilisés autre part. (New York Times, 15 juillet 2011).

19 Rapport de West Point, décembre 2007, cité dans Webster Tarpley, « Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, allies en Libye », VoltaireNet.org, dont la version originale est « The CIA’s Libya Rebels: The Same Terrorists who Killed US, NATO Troops in Iraq », Tarpley.net, 24 mars 2011.

20 Daily Mail (Londres), « Proof we are winning: MoD release footage of airstrikes wiping out Gaddafi’s guns as coalition planes ‘fly free over Libya’ », 25 mars 2001 ; cité dans Lendman, « Planned Regime Change in Libya. »

21 Akhtar Jamal, « US UK, French forces land in Libya », Pakistan Observer, février 2011.

22 Gary Gambill, « The Islamic Fighting Group (LIFG), Jamestown Foundation », Terrorism Monitor, 5 mai 2005 ; citant Al-Hayat (Londres), 20 octobre 1995 [le communiqué] ; « The Shayler affair: The spooks, the Colonel and the jailed whistle-blower », The Observer (Londres), 9 août 1998 ; Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, Ben Laden : La Vérité interdite. Voir également Annie Machon, Spies, Lies and Whistleblowers: MI5, MI6 And the Shayler Affair (Book Guild Publishing, 2005) [Shayler].

23 Voir par exemple un article paru dans le Washington Post le 7 octobre 2001 : « Au fil des ans, des dissidents suspectés par certains gouvernements étrangers d’être impliqués dans des actes de terrorisme ont été protégés de l’expulsion ou de l’extradition par le gouvernement britannique, et ce pour diverses raisons. […] Dans le passé, selon certains experts en terrorisme, la Grande-Bretagne a largement tiré profit de sa volonté d’élargir son hospitalité conditionnelle à un large éventail de dissidents arabes et de figures de l’opposition. […] Mustafa Alani, un expert en terrorisme travaillant pour le Royal United Services Institute for Defense Studies, un cercle de réflexion londonien, déclara qu’ [Anas] al-Liby fut probablement maintenu dans un vide juridique, pouvant ainsi être utilisé ou mis de côté selon les circonstances. »

24 « Sahelian Concern Deepens over Libya, AQIM » Sahel Blog, 2 mai 2011. Selon le Los Angeles Times, les membres d’AQMI jurèrent le 24 février 2011 de « faire tout leur possible » pour être utiles à la cause des rebelles. Ken Dilanian, « US Finds no Firm Al Qaeda Presence in Libya Rebellion » Los Angeles Times, 24 mars 2011. Cf. « Libya rebels not anti-West, but Qaeda a worry-group » Reuters, 29 mars 2011 ; « The Evolving Threat of al Qaeda in the Islamic Maghreb », Strategic Forum, National Defense University ; CNN World, 25 février 2011.

25 André Le Sage, « The Evolving Threat of al Qaeda in the Islamic Maghreb », Strategic Forum; CNN World, 25 février 2011 ; Cf. « Rogue planes flying drugs across Atlantic; Al-Qaeda Links », National Post, 14 janvier 2011 ; « Latin drug lords find allies in African Islamists », Washington Times, 17 novembre 2009.

26 Un article paru dans le New York Times (« Exiled Islamists Watch Rebellion Unfold at Home », 19 juillet 2011) rapporte que les membres du GICL « ont renoncé à al-Qaïda. » Cependant, ceux qui ont rédigé cet article n’apportent aucune preuve soutenant que leur politique ait changé.

27 Michael Evans, « Muslim soldiers ‘failed to defend town from Serbs’ », Times (Londres), 14 juillet 1995.

28 Richard Palmer, « What Really Happened in Bosnia », theTrumpet.com, 12 juillet 2011.

29 Schindler, Unholy Terror, p.87 ; citant Jan Willem Honig et Norbert Both, Srebrenica: Record of a War Crime, p.79.

30 John Rosenthal, « The Other Crimes of Bosnia », BigPeace.com, 2 juin 2011 ; voici un entretien avec Galbraith, réalisé par J.M. Berger, qui résume bien ce trafic : « Exclusive: U.S. Policy on Bosnia Arms Trafficking. »

31 Schindler, Unholy Terror, pp.182-83 ; « Exclusive: U.S. Policy on Bosnia Arms Trafficking » ; Cees Wiebes, Intelligence and the War in Bosnia 1992 1995 (Munster: LIT Verlag, 2003), pp.166-69.

32 « Allies and Lies » BBC OnLine, 22 juin 2001 ; Wiebes, Intelligence and the War, p.183. Un Américain se présentant comme le « Major Guy Sands », et qui prétendait être un vétéran du Vietnam où il aurait été actif pendant 10 ans, était également présent à Tuzla. Cf. un rapport suédois traitant d’un Américain qui ne faisait pas mystère de son parcours au sein des Forces spéciales (Brendan O’Shea, Crisis at Bihac: Bosnia’s Bloody Battlefield [Stroud, Gloucestershire: Sutton, 1998], p.159). Pour les rapports indiquant la présence de moudjahidines étrangers à l’intérieur – ou à proximité – de Tuzla, voir Kohlmann, Al-Qaida’s Jihad in Europe, pp.74, 155, 164.

33 Brendan O’Neill, « How We Trained al-Qa’eda », Spectator (Londres), 13 septembre 2003. 34 Wiebes, Intelligence and the War in Bosnia, p.177. 35 Wiebes, Intelligence and the War, pp.187, 196 ; citant Cameron Spence, All Necessary Measures, pp.99-104. 36 Wiebes, Intelligence and the War, pp.184, 197.

37 « US used Islamists to arm Bosnians », Guardian, 22 avril 2002. Cette information contredit une évaluation très différente de Richard Clarke dans son livre Against All Enemies, p.140 : « Les États-Unis ont également stoppé l’influence de l’Iran et d’al-Qaïda dans le pays [la Bosnie]. »

38 Kohlmann, Al-Qaida’s Jihad in Europe, pp.39-41 ; citant Steve Coll et Steve LeVine, « Global Network Provides Money, Haven », Washington Post, 3 août 1993. Cf. Schindler, Unholy Terror, pp.121-22.

39 Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, pp.210-12 ; Kohlmann, Al-Qaida’s Jihad in Europe, p.45, pp.73- 75.

40 Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, p.210.

41 Lawrence Wright : « Zawahiri décida de lever des fonds dans le centre mondial du capitalisme d’opportunités, la Silicon Valley. Il s’était déjà rendu une fois aux États-Unis, en 1989, où il effectua une visite de recrutement au Bureau de services des moudjahidines, situé à Brooklyn. Selon le FBI, il s’y rendit de nouveau, cette fois-là à Santa Clara, en Californie, où il fut accueilli par Ali Mohamed, l’agent double. » Pour plus de renseignements sur Ali Mohamed, et plus spécifiquement pour savoir comment le FBI a dit à la GRC de ne pas le maintenir en détention (libérant ainsi Mohamed pour planifier l’attentat à la bombe contre l’ambassade US au Kenya), voir Peter Dale Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, pp.207-25.

42 Ottawa Citizen, 15 décembre 2001. 43 Sir Alfred Sherman, « Speech at International Conference, America’s Intervention in the Balkans», 28 février-2

mars 1997.

44 Cf. Schindler, Unholy Terror, p.74 : Izetbegovi! « décida d’abandonner l’initiative, avec les encouragements ostensibles de Warren Zimmermann [sic]. » (Cf. pp.109-10). Zimmermann nia avoir persuadé Izetbegovi!, écrivant dans une lettre adressée au New York Times « qu’il avait exhorté Izetbegovi! de ‘s’en tenir à ses engagements’ » (Steven L. Burg et Paul Shoup, The War in Bosnia-Herzegovina, p.114).

45 Washington Times, 4 mai 1999. Frank Viviano, « Drugs Paying for Conflict in Europe », San Francisco Chronicle, 10 juin 1994 : « Le trafic des stupéfiants est devenue l’une des principales sources de financement des guerres civiles d’ores et déjà en cours – ou étant sur le point d’éclater – dans le sud de l’Europe et dans l’Est méditerranéen, selon un rapport publié cette semaine. Ce rapport, rédigé par l’Observatoire Géopolitique des Drogues basé à Paris, identifie les belligérants dans les anciennes républiques yougoslaves et la Turquie comme des acteurs clés du trafic ‘drogue-contre-armes’, en pleine expansion dans cette région. Des nationalistes albanais dans une Macédoine en proie à des tensions ethniques et dans la province serbe du Kosovo ont mis en place un vaste réseau de trafic d’héroïne. Il s’étend des champs d’opium du Pakistan jusqu’aux trafiquants d’armes opérant sur le marché noir en Suisse ; et ce réseau achemine annuellement pour plus de deux milliards de dollars de drogue vers le cœur de l’Europe, selon le rapport. Plus de 500 albanais du Kosovo ou de Macédoine sont emprisonnés en Suisse pour des infractions liées au trafic d’armes ou de drogue, et plus de 1000 autres sont inculpés pour les mêmes raisons. »

46 Michael Levine, New American, 24 mai 1999 ; cité dans Nafeez Mosaddeq Ahmed, The War on Truth, p.41 [disponible en français dans la librairie du Réseau Voltaire sous le titre La guerre contre la vérité, éd. Demi-Lune].

47 Ralf Mutschke, témoignage devant la commission des Affaires judiciaires du Sénat, 13 décembre 2000.

48 Sunday Times (Londres), 12 mars 2000 : « Agim Çeku, le commandant de l’UÇK dans les dernières étapes du conflit, avait établi des contacts américains grâce à son travail au sein de l’armée croate, qui avait été modernisée avec l’aide de Military Professional Resources Inc. [MPRI], une entreprise américaine spécialisée dans l’entraînement et l’approvisionnement militaire. Le personnel de cette entreprise se trouvait au Kosovo, accompagné d’autres employés d’une compagnie similaire, Dyncorps [sic], qui apporta sa contribution dans le programme de l’armée bosniaque, un programme soutenu par les États-Unis. »

49 David Hackworth, « Wanted: Guns for Hire », Hackworth.com, 9 juillet 2001. Cf. James R. Davis, Fortune’s Warriors: Private Armies and the New World Order, p.112; P.W. Singer, Corporate Warriors, p.219.

50 Wiebes, Intelligence and the war in Bosnia 1992 – 1995, p.66 ; Observer, 5 novembre 1995. Se basant sur des documents déclassifiés, J.M. Berger rapporta que le contrat entre la MPRI et la Bosnie fut négocié via une entreprise privée dirigée par le néoconservateur Richard Perle : « Richard Perle, le maître à penser controversé des néoconservateurs, dirigea une obscure organisation non gouvernementale chargée en 1996 d’engager une entreprise privée pour diriger le programme « Train and Equip » [« Entraîner et équiper »] du département d’État US en Bosnie- Herzégovine. Le groupe de Perle, nommé « Acquisition Support Institute » [« Institut de Soutien pour l’Acquisition »], engagea Military Professional Resources Inc., qui est pour l’essentiel une compagnie privée de mercenaires presqu’aussi controversée que Perle lui-même. Quelle personne ou quelle entité assume la responsabilité de cet institut n’est pas clair. De plus, des zones d’ombres subsistent sur les raisons justifiant qu’une « organisation non gouvernementale à but non lucratif » se voie conférer la responsabilité de choisir le bénéficiaire d’un important contrat du département d’État sur les questions les plus sensibles d’alors. Armée d’une collection d’officiers militaires à la retraite, la MPRI s’est imposée comme une extension informelle du gouvernement US en Croatie autant qu’en Bosnie, comme le démontre un ensemble fourni de documents obtenus grâce à la « Loi pour la liberté d’information » [Freedom of Information Act ou FOIA] que je vais dévoiler ces prochaines semaines. On céda la direction du pays aux agents de la MPRI, ces derniers recevant des paiements et des armes depuis l’Arabie saoudite, le Koweït et d’autres pays musulmans – qui finançaient en sous-main ces opérations en débloquant des centaines de millions de dollars. Dans de nombreux cas, ces paiements furent négociés directement par le département d’État. Toutefois, comme les nouvelles archives déclassifiées le démontrent, des fonds et des armes furent parfois dirigés vers la Bosnie sans l’approbation explicite du département, mais avec souvent sa connaissance. Il apparaît que l’aide non-autorisée est venue du Pakistan, des Émirats arabes unis et de la Turquie, parmi d’autres pays. » (« Richard Perle, MPRI and Bosnian Arms Shipments », Intelwire, 7 février 2007).

51 Sir Alfred Sherman, « The Empire for the New Millenium? », The Centre for Peace in Balkans, 22 mai 2000.

52 Cf. les commentaires cyniques du groupe d’analystes suisses Zeit-Fragen (Current Concerns, « Where’s the 8th Corridor ? », septembre/octobre 2001) : « En déstabilisant le Kosovo, les USA peuvent contrôler l’Albanie et donc l’oléoduc AMBO, qui est déjà planifié. […] Les USA sont en train de montrer ostensiblement leur intérêt pour exercer leur contrôle sur ces corridors stratégiques de transport [énergétique] dans les Balkans. Ils ont interdit un projet qui devait être construit à travers la Serbie, et ils ont offert 100 millions de dollars à la Roumanie pour qu’elle déplace plus au nord, vers la Hongrie, l’itinéraire du pipeline SEEL (South Eastern European Pipeline), actuellement en projet. L’entreprise italienne ENI avait planifié ce projet de pipeline en prévoyant d’utiliser les infrastructures déjà existantes en Slovénie, en Croatie et en Serbie. Les USA bombardèrent la section yougoslave de ces infrastructures avec un acharnement remarquable. »

53 Michael Levine, New American, 24 mai 1999 ; cité dans Nafeez Mosaddeq Ahmed, The War on Truth, p.41 [La guerre contre la vérité, éd. Demi-Lune].

54 Pour plus de détails, voir Peter Dale Scott, American War Machine, pp.84, 123, 151, etc.; Peter Dale Scott, Deep Politics and the Death of JFK, p.167.

55 Peter Klebnikov, « Heroin Heroes », Mother Jones, janvier/février 2000. Dans le même temps, Clinton monta une vigoureuse campagne contre l’héroïne colombienne, provoquant ainsi un accroissement de la demande pour l’héroïne afghane. Comme Klebnikov le nota, « des officiels de la Maison-Blanche craignent que l’héroïne kosovare puisse remplacer celle en provenance de Colombie. ‘Même si nous en venions à éliminer toute la production d’héroïne en Colombie, en aucun cas nous pensons qu’il n’y aurait plus d’héroïne entrant aux États-Unis’ déclara Bob Agresti, du Bureau national de la Maison-Blanche pour les politiques de contrôle de la drogue. ‘Regardez les chiffres. La Colombie compte pour seulement 6% de l’héroïne mondiale. L’Asie occidentale en produit 75%.’ »

56 Patrick Graham, « Drug Wars: Kosovo’s New Battle », National Post, 13 avril 2000. 57 Schindler, Unholy Terror, p.324. Cf. Cristopher Deliso, The Coming Balkan Caliphate (New York: Praeger, 2007).

58 Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, pp.214-15 ; citant Paul L. Williams, Al Qaeda, p.117 ; Boston Globe, 3 février 1995, « Figure Cited in Terrorism Case Said to Enter U.S. with CIA Help.»

59 Bergen, Holy War, Inc., p.67 ; cf. Williams, Al Qaeda, p.117.

60 Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, pp.216-20, pp.224-25. Cf. Robert L. Friedman, « The CIA and the Sheikh », Village Voice, 30 mars 1993 : « Comme l’a dit Jack Blum, enquêteur pour la sous-commission du Sénat sur les Relations étrangères : ‘L’un des gros problèmes de cette affaire est que de nombreux suspects dans l’attentat à la bombe contre le World Trade Center furent associés aux moudjahidines. Et il existe des sections de notre gouvernement qui désirent absolument éviter d’arpenter ce chemin car il nous mènerait aux gens que nous avons soutenus durant la guerre d’Afghanistan. »

61 Scott, La route vers le nouveau désordre mondial, pp.218-21 ; citant J.M. Berger, Ali Mohamed: An Intelwire Sourcebook, pp.235-36.

62 Estanislao Oziewicz et Tu Thanh Ha, « Canada freed top al-Qaeda operative », Globe and Mail (Toronto), 22 novembre 2001. En tapant « Ali Mohamed » + Vancouver sur Lexis-Nexis, on ne trouve pas de résultats pertinents issus de la presse US.

63 Patrick Fitzgerald, Témoignage devant la Commission nationale sur les attaques terroristes du 11-Septembre, Douzième audition publique, 16 juin 2004.

64 Peter Lance, Triple Cross, pp.274-77. 65 Cour fédérale des États-Unis, District Sud de New York, « United States of America v. Ali Mohamed », S (7) 98 Cr.

1023, 20 octobre 2000, p.17 ; cité dans J.M. Berger, Ali Mohamed, 294. 66 Cour fédérale des États-Unis, District Sud de New York, « United States of America v. Ali Mohamed », S (7) 98 Cr.

1023, p.27 ; cité dans Berger, Ali Mohamed, p.304.

67 L’agent du FBI Jack Cloonan, résumant un entretien avec Ali Mohamed qui eut lieu après le 11-Septembre, dans William F. Jasper, « Unleashing a Terrorist », New American, 26 novembre 2007. Cf. Lance, Triple Cross, p.382.

William F. Jasper, « Unleashing a Terrorist », New American, 26 novembre 2007. Cf. Lance, Triple Cross, p.382.

68 Paul Joseph Watson, « U.S. Attacks Iran Via CIA-Funded Jundullah Terror Group », PrisonPlanet, 20 octobre 2009.

 

Peter Dale Scott est docteur en sciences politiques, professeur émérite de Littérature anglaise à l’Université de Californie (Berkeley) et ancien diplomate canadien. The Road to 9/11 est son premier livre traduit en français, publié à l’automne 2010 par les éditions Demi-Lune sous le titre La route vers le nouvel ordre mondial. Cet ouvrage a fait l’objet d’une recension élogieuse de la part du général d’armée aérienne Bernard Norlain dans la prestigieuse revue Défense Nationale de mars 2011.

 

Guerres imperialistes: Al Qaida l’outil de discorde et de guerre au service de ses maitres imperialistes…

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Al-Qaïda fin d’une légende

 

Par Michel Chossudovsky

Le 11 Octobre 2011,

 

url de l’article original:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27020

 

 

Tout au long de l’ère post 11-Septembre, Al-Qaïda et la « menace du terrorisme islamique » ont joué un rôle central dans la définition du programme diplomatique de Washington, façonnant sa rhétorique aux sommets mondiaux et établissant les limites de la doctrine militaire étasunienne.

La « guerre défensive » « préemptive »  [1] contre Al-Qaïda et ses soi-disant « États commanditaires » constitue le fondement de la Stratégie de sécurité nationale (SSN) post 11-Septembre des États-Unis, formulée pour la première fois en 2002.

Dans la foulée du 11-Septembre, la légende d’Al-Qaïda s’est intégrée au pilier de la politique étrangère étasunienne. Dans la SSN de 2002, on trouve la notion de « réseau mondial de terroristes djihadistes » et d’« États finançant le terrorisme ». La réaction de l’administration étasunienne est de lancer « une guerre d’envergure mondiale », une « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) :

La guerre contre les terroristes ayant une portée internationale est une entreprise planétaire d’une durée incertaine […] Les États-Unis agiront contre de telles menaces émergentes avant qu’elles ne soient entièrement formées […]

Les États voyous et les terroristes ne cherchent pas à nous attaquer par des moyens conventionnels. Ils savent que de telles attaques échoueraient. Ils s’en remettent plutôt à des actes de terreur et, potentiellement, à l’utilisation d’armes de destruction massive […]

Les cibles de ces attaques sont nos forces militaires et notre population civile, une violation directe d’une des normes principales du droit de la guerre. Tel que démontré par les pertes le 11 septembre 2001, l’objectif spécifique des terroristes est d’infliger des pertes civiles massives et l’importance de ces pertes augmenterait de façon exponentielle si les terroristes obtenaient et utilisaient des armes de destruction massive.

Les États-Unis ont longtemps conservé la possibilité de mener des actions préemptives pour contrer une menace considérable pour notre sécurité nationale. Plus cette menace est grande, plus le risque de l’inaction l’est également et plus le plaidoyer en faveur d’une action par anticipation afin de nous défendre est convaincant […] Afin de prévenir ou désamorcer de tels actes hostiles de la part de nos adversaires, les États-Unis agiront, si nécessaire, de manière préemptive. (National Security Strategy, Maison-Blanche, 2002)

L’objectif sous-jacent de la SSN de 2002 était de présenter l’« action militaire préemptive ». Elle signifiait que la guerre constituait un « acte d’autodéfense » contre deux catégories d’ennemis : les « États voyous » et les « terroristes islamiques », tous deux, disait-on, possédant des « armes de destruction massive ». Les « États voyous » étaient également définis comme des « États finançant le terrorisme ».

La SSN de 2002, ainsi que les documents subséquents de la Sécurité nationale comprenaient une liste de pays identifiés comme l’« axe du mal », sélectionnés pour une intervention militaire préemptive en vertu de la « guerre mondiale au terrorisme ». Cette liste comprenait l’Irak, l’Iran, le Soudan, la Syrie, la Libye et la Corée du Nord.

Alors que la Russie et la Chine, anciens ennemis du temps de la guerre froide, n’étaient pas officiellement désignées comme faisant partie de l’« axe du mal », elles étaient tout de même incluses (dans plusieurs documents militaires) dans la liste de pays ciblés pour une intervention militaire.

Dès le début en 2001, une vaste campagne de relations publiques a été lancée par le Pentagone dans le but de former et de manipuler l’opinion publique. Le coup de relations publiques consistait à couler des rapports sur les liens ou les relations entre Al-Qaïda et ses présumés États commanditaires (par exemple, comment Saddam appuyait ben Laden, etc.). L’objectif était de justifier des actions militaires préemptives contre des pays « abritant les terroristes ».

Ces déclarations émanant d’une autorité supérieure n’étaient ni vraies ni logiques. La « poursuite de ben Laden » est devenue un élément d’un consensus inflexible. La peur et l’insécurité prédominait sur le bon sens. Il s’agit d’une acceptation catégorique des structures du pouvoir et de l’autorité politique.

Immédiatement après les attaques du 11-Septembre, l’Afghanistan a été accusé d’abriter le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, le cerveau présumé derrière les attaques du 11-Septembre.

L’Afghanistan a été identifié comme un « État finançant le terrorisme ». Les attaques du 11-Septembre ont été catégorisées comme un acte de guerre, une attaque contre les États-Unis par une puissance étrangère. Le droit à l’autodéfense a été mis de l’avant.

Les agresseurs, les États-Unis et l’OTAN, ont été dépeints comme les victimes.

Le 12 septembre, moins de 24 heures après les attaques, pour la première fois de son histoire l’OTAN a invoqué « l’article 5 du traité de Washington, sa clause de défense collective », en déclarant que les attaques du 11-Septembre contre le World Trade Center (WTC) et le Pentagone constituaient « une attaque contre tous les membres de l’OTAN ».

On avait préconnaissance des événements du 11-Septembre. Les analystes militaires confirmeront que la guerre contre l’Afghanistan lancée le 7 octobre 2001 a été planifiée bien avant le 11-Septembre.

On a fait croire à l’opinion publique que les préparatifs de guerre ont été entamés le 12 septembre, à l’improviste, alors qu’il s’agissait du résultat de l’indignation et de l’outrage.

Homeland Security

« La patrie » (homeland) a émergé comme concept politique dans la foulée du 11-Septembre et a mené à l’instauration de l’US Department of Homeland Security (Département de la sécurité de la patrie des États-Unis [2])

La doctrine de guerre préemptive et la « défense de la patrie » sont intimement liées. Al-Qaïda, l’auteur présumé des attaques du 11-Septembre menace la « patrie étasunienne » avec l’appui des États finançant le terrorisme.

Feu Oussama ben Laden a été décrit comme le monstre, « l’ennemi numéro des États-Unis » menaçant la patrie.

Le but était de maintenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » par Al-Qaïda. Washington a un mandat divin autoproclamé pour anéantir le fondamentalisme islamique et « propager la démocratie » à travers le monde.

La logique de l’« ennemi extérieur » et du scélérat, prétendument responsable des morts civils étasuniens, prédomine sur le bon sens. Dans la conscience intérieure des Étasuniens, les attaques du 11-Septembre 2001 justifient des actes de guerre et de conquête dirigés contre les États appuyant le terrorisme, incluant l’Afghanistan, l’Irak et l’Iran.

À ce sujet, l’« Inquisition étasunienne » post 11-Septembre en tant que concept idéologique est, à bien des égards, similaire à l’ordre social inquisitorial qui prévalait en France et en Espagne durant le Moyen Âge. L’inquisition, ayant débuté en France au 12e siècle, a été utilisée pour justifier des interventions militaires et de conquête.

La guerre mondiale au terrorisme (GMAT)

On dit des actes terroristes qu’ils sont perpétrés par des organisations djihadistes non étatiques, prétendument appuyées et encouragées par les gouvernements de plusieurs pays musulmans, décrits comme les « États commanditaires » de la terreur. L’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Pakistan et l’Arabie Saoudite ont été accusés par Washington de soutenir Al-Qaïda.

Le 11-Septembre demeure le prétexte et la justification d’une guerre sans frontières. Après la « libération » de la Libye organisée par l’OTAN (août 2011), la Syrie et l’Iran, tous deux reconnus dans la doctrine militaire des États-Unis comme des États finançant la terreur, constituent la prochaine étape de la feuille de route militaire des États-Unis et de l’OTAN.

Al-Qaïda, dépeint comme un réseau fondamentaliste sunnite, est de plus en plus considéré comme une organisation djihadiste mondiale, une base, un réseau décentralisé composé d’organisations affiliées nationales et régionales.

La « guerre mondiale au terrorisme » est fondée dans le but de défendre la patrie étasunienne ainsi que le « mode de vie occidental ». Elle nécessite « la poursuite » des terroristes, et l’utilisation de systèmes d’armes sophistiqués, dont des ogives nucléaires. Elle prône une croisade préemptive contre le mal, de style religieux, servant à occulter les objectifs réels de l’action militaire.

L’acceptation de cette croisade contre le mal par le peuple étasunien ne se base sur aucune compréhension rationnelle ni aucune analyse des faits. Les mensonges sous-jacents au 11-Septembre sont connus et documentés. Les preuves confirment amplement qu’Al-Qaïda a été fondé avec l’appui de la CIA, en lien avec le renseignement pakistanais, la Direction pour le renseignement interservices (Inter-Services Intelligence ou ISI).

De la guerre soviéto-afghane à aujourd’hui, Al-Qaïda et ses organisations affiliées ont constitué des « atouts du renseignement » financés par les États-Unis et utilisés dans l’implantation des opérations clandestines de la CIA.

L’inquisition des États-Unis est employée pour étendre la sphère d’influence du pays et justifier des interventions militaires dans le cadre d’une campagne internationale contre le « terrorisme islamique ». Son but ultime, jamais mentionné dans les reportages, est la conquête territoriale et le contrôle des ressources stratégiques.

Dix ans plus tard : le discours présidentiel sur Al-Qaïda et le 11-Septembre continue

Le dogme de la GMAT a été initialement énoncé et formulé par les cercles de réflexions néoconservateurs de Washington. Il a été incorporé à la doctrine militaire étasunienne et fait toujours partie d’un consensus bipartisan. De George W. Bush à Barack Obama, ce dogme est devenu un thème central des discours présidentiels à la Maison-Blanche et dans les conférences de presse :

[George W. Bush, septembre 2001] « On nous a mis en garde contre la présence de personnes malfaisantes dans ce monde. On nous a avertit très clairement […] Et nous seront vigilants. Votre gouvernement est vigilant. Les gouverneurs et les maires sont conscients que des êtres diaboliques rôdent encore à l’extérieur. Comme je l’ai dit hier, des gens ont déclaré la guerre aux États-Unis et ils ont commis une grave erreur […] Mon administration a un travail à faire et elle le fera. Nous débarrasserons le monde des malfaiteurs. » (George W. Bush, CNN, 16 septembre 2001.)

[Barack Obama, septembre 2011] « Détrompez-vous, ils vont essayer de nous frapper à nouveau, mais comme nous l’avons encore démontré ce weekend, nous demeurons vigilants. Nous faisons tout en notre pouvoir pour protéger notre peuple […] Ils [les terroristes en Afghanistan et en Irak] veulent nous attirer dans des guerres sans fin en sapant notre force et notre confiance nationale. Toutefois, même si nous mettons une pression incessante sur Al-Qaïda, nous mettons un terme à la guerre en Irak et commençons à ramener les troupes d’Afghanistan à la maison. Après une longue décennie de guerre, il est temps de construire notre pays ici, à la maison. »  (Barack Obama, Free Internet Press : President Obama: Al-Qaeda Threat Still Remains, 11 septembre 2011).

L’objectif de la « guerre mondiale au terrorisme » lancée en septembre 2001 était de galvaniser l’appui du public en faveur d’une campagne planétaire contre l’hérésie. Depuis les dix dernières années, une compréhension des événements politiques et sociaux fondamentaux est remplacée par un monde de pure fantaisie, où rôdent « des être malfaisants ».

Entre-temps, dans la foulée des attaques du 11-Septembre, Al-Qaïda a établi de nombreuses organisations affiliées à travers le monde musulman.

Al-Qaïda a proliféré. Là où la CIA mène des opérations de contre-insurrection, il y a des organisations affiliées à Al-Qaïda, dont :

Al-Qaïda en Irak (AQI);

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (comprenant Al-Qaïda en Arabie Saoudite et le Djihad islamique yéménite);

Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI);

le Groupe islamique combattant en Libye (GICL);

Al-Shabaab (Mouvement de la jeunesse moudjahidine) en Somalie;

le Djihad islamique égyptien;

le Mouvement islamique du Turkestan oriental au Xinjiang, en Chine;

etc.

Partout où Al-Qaïda s’est installé, les États-Unis ont mené des opérations de contre-insurrection sous l’égide de la « guerre mondiale au terrorisme ». Il semble qu’un bon nombre de ces associations liées à Al-Qaïda aient été établies avec l’appui de la CIA, en utilisant l’ISI pakistanais comme intermédiaire.

Là où se trouve Al-Qaïda, là où « rôdent des méchants », les États-Unis ont l’obligation d’intervenir au nom de la « communauté internationale ». La menace terroriste est utilisée comme prétexte pour interférer dans les affaires internes des pays souverains, impliquant l’envoi de forces spéciales et des attaques de drones, sans qu’il y ait réellement de déclaration de guerre. Ce genre d’opérations est décrit dans le Project of New American Century (Projet pour un nouveau siècle américain, PNAC) comme une fonction de gendarmerie.

Par ailleurs, dans le cadre de la GMAT, des campagnes militaires de grande envergure ont été menées dans plusieurs pays, comme les guerres en Afghanistan et en Irak. Les gouvernements afghan et irakien ont tous deux été identifiés comme des « états finançant le terrorisme ».

On dit également de la République islamique d’Iran qu’elle appuie Al-Qaïda. La doctrine de guerre préemptive de l’administration étasunienne repose sur cette relation présumée entre des organisations terroristes non étatiques et les États terroristes qui les financent. Il est entendu, pari passu, que les États qui financent le terrorisme, peu importe lesquels, sont également responsables des attaques du 11-Septembre, c’est-à-dire d’avoir soutenu et encouragé Al-Qaïda.



Article original en anglais : The Al Qaeda Legend : Wither The « Global War on Terrorism »? Part I, paru le 3 octobre 2011.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca 

[1]  Note de l’éditeur : « préemptive » est une terme anglais qui a été utilisé par l’ex-président Georges W. Bush  en juin 2002. Le terme de « guerre préemptive » est ainsi différent de celui de « guerre préventive » et signifie plus précisément « devancer l’adversaire » face à une menace – soi-disant – réelle et constatée. Ce terme est employé en relation avec la guerre au terrorisme. Pour plus d’informations sur l’utilisation du concept de guerre préemptive voir le site web Ressources pour la Paix http://www.irenees.net/fr/fiches/notions/fiche-notions-175.html

[2]   NDT : Homeland Security signifie littéralement « sécurité de la patrie », mais on emploie communément « sécurité intérieure ».

Nouvel Ordre Mondial: préparation de la nouvelle guerre de l’empire: opération psychologique contre le Pakistan…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 27 septembre 2011 by Résistance 71

 

Pakistan et le réseau Haqqani: la dernière menace orchestrée par l’Amérique et la fin de l’Histoire

 

Par le Dr. Paul Craig Roberts

Le 27 Septembre 2011

 

Url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=26797

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Avez-vous déjà entendu parler des Haqqanis ? Non, je ne le pense pas. Tout comme Al Qaïda dont personne n’avait entendu parler avant le 11 Septembre, le “réseau Haqqani” sort de sa boîte juste au bon moment pour justifier de la prochaine guerre des Etats-Unis: au Pakistan.

La déclaration d’Obama qui a affirmé qu’il avait ordonné l’extermination du chef d’Al Qaïda Ben Laden a considérablement réduit la menace venant de cet homme de paille ayant si bien servi et pendant si longtemps. Une organisation terroriste qui laisse son chef désarmé et sans défense, comme un canard au milieu de l’étang, prêt pour l’assassinat en règle, n’est plus une organisation si formidable que cela. Il est temps de sortir du chapeau quelque chose de plus menaçant, quelque chose qui continuera de manière sûre la “guerre contre la terreur”.

Maintenant, le pire ennemi de l’Amérique sont les Haqqanis. De plus, à l’encontre d’un Al Qaïda qui ne fut jamais lié à un pays à proprement parler, le réseau Haqqani, d’après l’amiral Mike Mullen, chef d’état-major des armées états-unien, est un véritable “bras armé” du gouvernement pakistanais et de ses services de renseignement, l’ISI. Washington affirme que l’ISI a ordonné a son réseau Haqqani d’attaquer l’ambassade américaine à Kaboul en Afghanistan ce 13 Septembre dernier ainsi que la base militaire américaine de la province du Wadak.

Le sénateur Lindsey Graham, membre du comité des forces armées et un des principaux va t’en guerre républicain a déclaré que “toutes les options étaient sur la table” et a assuré le Pentagone qu’il y avait un fort soutien bipartisan au congrès en faveur d’une attaque militaire américaine sur le Pakistan.

Alors que Washington a tué beaucoup de civils pakistanais avec ses drones et a forcé l’armée pakistanaise à chasser Al Qaïda a travers presque tout le Pakistan, ce qui a produit quelques dizaines de milliers de Pakistanais qui ont dû quitter les zones de recherche, le sénateur Graham dit avoir quelque chose de plus conséquent en vue.

Ainsi pense également le gouvernement pakistanais. Le premier ministre pakistanais Yousouf Raza Gilani a rappelé son ministre des affaires étrangères qui était en visite à Washington, pour une réunion d’urgence du gouvernement dont le sujet était l’évaluation d’une invasion américaine du Pakistan.

De son côté, Washington rassemble des raisons supplémentaires à ajouter à la nouvelle menace venant des Haqqanis et pour justifier d’une guerre au Pakistan: le Pakistan a un arsenal nucléaire et est politiquement instable, ainsi les armes nucléaires pourraient tomber en de mauvaises mains, de plus les Etats-Unis ne peuvent pas gagner en Afghanistan tant qu’ils n’ont pas éliminé les sanctuaires terroristes au Pakistan, bla, bla, bla, bla…

Washington a essayé de forcer le Pakistan à lancer une opération contre son propre peuple dans la province du nord du Waziristan. Le Pakistan a de très bonnes raisons de résister à cette demande. L’utilisation par Washington de la “nouvelle menace Haqqanis” comme un prétexte à l’invasion pourrait être la façon qu’à Washington de contrer la résistance du Pakistan à attaquer sa propre province du Waziristan, ou cela pourrait être, comme le disent quelques leaders pakistanais, et ce dont craint le gouvernement, un “drame” créé par Washington pour justifier d’un assaut sur un autre pays musulman.

A travers toutes ces années de servitude comme marionnette américaine, le gouvernement pakistanais n’a fait qu’amener cette situation sur lui-même.Les Pakistanais ont laissé les Américains acheter le gouvernement pakistanais, entraîner et equiper son armée et laisser établir une vitrine de la CIA avec leur service de renseignement. Un gouvernement si dépendant de Washington ne peut pas dire grand chose lorsque Washington commence à violer sa souveraineté, à envoyer ses drones et ses forces spéciales pour tuer de soi-disant Al Qaïda, mais de manière générale, des femmes, des enfants et des fermiers. Incapable de maîtriser aprés une décennie un petit groupe de combattants Talibans en Afghanistan, Washington a transféré la responsabilité de son échec militaire sur le Pakistan, tout comme elle blâme la longue guerre d’Irak sur le soi-disant soutien de l’Iran à la résistance irakienne à l’occupation américaine.

Quelques analystes très efficaces, que vous n’entendrez jamais dans les médias de masse, disent que le complexe militaro-industriel et de sécurité américain et leurs prostitués néoconservateurs sont en train d’orchestrer la 3ème guerre mondiale avant que la Russie et la Chine ne soient totalement préparés. Comme résultante de l’oppression communiste, un pourcentage non négligeble de la population russe se trouve dans l’orbite américaine. Les Russes font plus confiance à Washington qu’ils ne le font en Poutine; les Chinois sont trop occupés à gérer les périls de leur croissance économique très rapide pour préparer la guerre et ils sont loin derrière la menace.

La guerre quoi qu’il en soit, est l’essence même des profits du complexe militaro-industriel et de sécurité et la guerre est la méthode choisie par les néoconservateurs pour arriver à leur but de l’hégémonie mondiale américaine.

Le Pakistan a des frontières avec la Chine et des parties de l’ancien empire soviétique, dans lesquelles les Etats-Unis ont maintenant des bases militaires, sur les frontières russes. Une guerre états-unienne contre le Pakistan et son occupation a de grandes chances de réveiller les somnolents russes et chinois. Comme tous deux possèdent des missiles nucléaires intercontinentaux (ICBM), le résultat de la veûlerie du complexe militaro-industriel pour le profit pourrait bien être l’extinction de toute vie sur la planète.

Les patriotes et les super-patriotes qui tombent toujours dans les pièges de des agendas du complexe militaro-industriel et de ses néoconservateurs agitant leurs drapeaux sont en train de surenchérir sur la possibilité de la “fin des temps”, qui est tant désirée par le ravissement évangéliste, leur permettant de flotter vers le paradis tandis que le reste d’entre nous mourra sur Terre.

Ce n’est pas ce que le président Reagan avait espéré en œuvrant pour la fin de la guerre froide.

Nouvelles de l’empire: en route vers la 3ème guerre mondiale ? Les enjeux géopolitiques au Pakistan…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M with tags , , on 23 mai 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit ici un article très intéressant de l’historien et économiste Webster Tarpley concernant les ramifications géopolitiques à court et moyen termes de « l’affaire du raid Ben Laden » au Pakistan, ses implications et l’agenda de plus en plus transparent de l’empire anglo-américain.

Pendant qu’on amuse les peuples occidentaux avec les pitreries pipoles, derrière les écrans de fumée utiles pour l’agenda impérialiste, se trame les grans évènements historiques de demain.

Le scénario de la 3ème guerre mondiale s’écrit en ce moment même et si ça ne l’est pas… Cela y ressemble sacrément !…

Eteignez la télé et allumez les cerveaux, avant qu’il ne soit trop tard.


— Résistance 71 —

Les Etats Unis et le Pakistan tout près de la guerre ouverte, un ultimatum chinois averti les Etats-Unis contre une attaque du Pakistan

Par Webster G. Tarpley, Ph.D.
TARPLEY.net

Le 20 Mai 2011

Url de l’article original:

http://tarpley.net/2011/05/21/us-pakistan-near-open-war-chinese-ultimatum-warns-washington-against-attack/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La Chine a déjà mis les Etats-Unis en garde que toute attaque de Washington sur le Pakistan serait interprètée comme un acte d’agression à l’encontre de la Chine. Cet avertissement sec représente le premier ultimatum stratégique reçu par Washington depuis plus d’un demi-siècle, remontant à l’avertissement de l’URSS durant la crise de Berlin entre 1958 et 1961 et ceci indique plus avant le grave danger d’une guerre générale émanant de la confrontation Etats-Unis-Pakistan.

“Toute attaque sur le Pakistan serait perçue comme une attaque sur la Chine”

Répondant à des rapports établissant que la Chine avait demandé aux Etats-Unis de respecter la souveraineté du Pakistan dans les moments qui suivirent l’intervention Ben Laden, le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois Jiang Yu a utilisé le briefing avec la presse du 19 Mai pour réaffirmer la demande catégorique de Pékin que “la souveraineté et l’intégrité du territoire du Pakistan doit ête respecté.” En accord avec des sources diplomatiques pakistanaises citées par le Times of India, la Chine a “mise en garde sans termes équivoques qu’une attaque sur le Pakistan serait considérée comme une attaque sur la Chine”. Il a été indiqué que cet ultimatum a été délivré au cours du dialogue stratégique et des pour-parler économiques ayant eu lieu à Washington le 9 Mai et où la délégation chinoise était emmenée par le vice premier ministre chinois Mr Wang Qishan et le conseiller d’état Mr Dai Bingguo.1 Les avertissements de la Chine sont implicitement supportés par les missiles nucléaires de cette nation, incluant quelques 66 missile inter-continentaux dont plusieurs ayant la capacité de frapper les Etats-Unis, en plus de 118 missiles de moyennes portées, 36 missiles lancés à partir de sous-marins et de nombreux systèmes de missiles à courte portée.

Le support de la Chine est vu par les observateurs régionaux comme étant critiquement important pour le Pakistan, qui se trouve autrement coincé dans la tenaille entre les Etats-Unis et l’Inde. “Si la pression des Etats-Unis et de l’Inde continue, le Pakistan pourra dire ‘La Chine est avec nous. Ne pensez pas que nous sommes isolés, nous avons une super-puissance potentielle avec nous.” a déclaré à l’AFP le général en retraite et analyste politique Talat Massoud.2

L’ultimatum chinois est survenu durant la visite à Pékin du premier ministre pakistanais Gilani; durant laquelle le gouvernement hôte a annoncé le transfert immédiat et gratuit de 50 avions de chasse à réaction dernier modèle JF-17.[3] Avant son départ, Gilani a renforcé l’importance de l’alliance entre le Pakistan et la Chine proclamant: “Nous sommes fiers de compter la Chine parmi nos meilleurs amis et de réaffirmer la confiance qui nous relie. La Chine pourra toujours compter sur le Pakistan pour être à ses côtés en toute circonstance… Quand nous disons que cette amitié est plus grande que l’Himalaya et plus profonde que les océans, nous capturons l’essence même de cette relation.”4 Ces remarques furent accueillies par des jérémiades des portes-parole états-uniens, notamment du sénateur républicain de l’Idaho Risch.

La crise stratégique qui bouillonne entre les Etats-Unis et le Pakistan a explosé avec force le 1er Mai avec l’affaire du raid commando unilatéral et non autorisé qui a de manière supposée tué le fantômatique Oussama Ben Laden dans une maison fortifiée de la ville d’Abottabad, ce qui constitua une violation flagrante de la souveraineté du Pakistan. Le timing de cette cascade militaire effectuée pour enflammer les tensions entre les deux pays, n’avait abolument rien à voir avec la supposée guerre contre le terrorisme et tout à voir avec la visite au Pakistan à la fin Mars, du Price Bandar, le chef de la sécurité nationale saoudienne. De cette visite a resulté une alliance immédiate entre Islamabad et Ryadh, avec la Pakistan promettant de fournir des troupes pour mâter toute rebellion concoctée par les Etats-Unis sous forme de révolution colorée dans le royaume des Saouds, tout en offrant une protection nucléaire aux Saoudiens, les rendant ainsi moins vulnérables aux menaces d’extorsion américaines d’abandonner la monarchie pétrolière aux bons soins de Téhéran. Un mouvement conjoint entre le Pakistan et l’Arabie Saoudite pour briser l’emprise de l’empire américain dans la région et quelque soit ce que l’on pense de ces deux régimes, représenterait un coup fatal à l’empire américain pâlissant en Asie du Sud.

Quant aux affirmations concernant le raid supposé sur Ben Laden le 1er Mai, il y a une masse de contradictions changeant les fait de jour en jour et ne donnant pas espoir de savoir ce qu’il s’est vraiment passé. Une analyse de cette aventure serait en de biens meilleures mains avec des critiques littéraires et des auteurs de revues théâtrales. Le seul fait solide et consistant qui émerge de tout cela est que le Pakistan est la cible majeure des Etats-Unis, ainsi intensifiant la politique américaine anti-Pakistan qui a été mise en place depuis le tristement célèbre discours d’Obama à West Point en Décembre 2009.

Gilani: représailles intensives pour défendre le Pakistan

L’avertissement des Chinois à Washington est survenu juste après la déclaration de Gilani au parlement pakistanais où il déclara: “Ne laissons personne tirer les mauvaises conclusions. Toute attaque contre les acquis stratégiques pakistanais de manière ouverte ou secrète, trouvera une réponse appropriée… Le Pakistan se réserve le droit de contre-attaquer avec force. Personne ne devrait sous-estimer la motivation et la capacité de notre nation et de ses forces armées à défendre notre patrie sacrée.”5 Un avertissement de représailles venant d’une puissance nucléaire comme le Pakistan se doit d’être prise au sérieux, même par les agresseurs les plus acharnés au sein du régime Obama.

Les acquis stratégiques dont Gilani parle sont les forces nucléaires pakistanaises, la clef de la dissuasion d’une possible attaque par l’Inde, naissant du cadre des relations de coopération nucléaire entre les Etats-Unis et l’Inde. Les forces armées américaines en Afghanistan n’ont pas été capables de masquer leur planification extensive pour essayer de saisir et de détruire les armes nucléaires du Pakistan. D’après un rapport de Fox News en 2009, “Les Etats-Unis ont un plan détaillé pour infiltrer le Pakistan et s’assujettir son arsenal de têtes nucléaires mobiles s’il apparaît que le pays est en passe de succomber au pouvoir des Talibans, d’Al Qaida ou tout autre mouvement extrémiste islamique.” Ce plan fut élaboré par le général Stanley McChrystal quand il était à la tête du commandement des opérations spéciales de Fort Bragg en Caroline du Nord. Ce commandement qui est directement impliqué apparamment dans l’opération Ben Laden, est composé de la force delta, des navy SEALs et “d’une unité de renseignement spéciale haute technologie, connue sous le nom de ‘force spéciale orange’”. “De petites unités pourraient saisir les armes nucléaires pakistanaises, les neutraliser et ensuite les centraliser dans un endroit sécure.” Déclara une source citée par Fox.6

Obama a déjà approuvé une attaque furtive sur les armes nucléaires pakistanaises

Comme le dit le London Sunday Express, Obama a déjà approuvé un action agressive en ces termes: “Les troupes américaines seront déployées au Pakistan si les installations nucléaires de cette nation  sont sous une menace terroriste qui chercherait à venger la mort de Ben Laden… Le plan, qui serait activé sans le consentement du président Zardari a provoqué une réaction de colère des officiels pakistanais… Obama donnerait l’ordre de parachuter des troupes pour sécuriser les sites nucléaires clefs. Ceci inclut la base aérienne QG de Sargodha, qui abrite des F-16 de combat ayant au moins 80 missiles balistiques à têtes nucléaires.” D’après les officiels américains, “le plan a reçu le feu vert et le président a déjà manifesté son intention de déployer des troupes au sol au Pakistan s’il pense que cela est important pour la sécurité nationale.”7

Une extrême tension à ce sujet illustre la folie aventurière d’Obama et de son raid unilatéral du 1er Mai, qui aurait tout aussi bien pu être interprété par les autorités pakistanaises, comme étant l’attaque promise contre sa capacité nucléaire. D’après le New York Times, Obama savait pertinemment qu’il encourait une guerre immédiate avec la Pakistan et insista “que la force d’attaque chassant Ben Laden soit suffisamment forte pour pouvoir se battre et sortir du pays si elle était confrontée à des locaux hostiles ou des forces de police ou militaire.”

Le flingage a déjà commencé

Les tirs entre les forces américaines et pakistanaises ont subi une escalade le 17 Mai quand un hélicoptère de l’OTAN viola l’espace aérien pakistanais au Waziristan. Les forces pakistanaises étaient en état d’alerte maximale et ont immédiatement ouvert le feu. L’hélicoptère américain retourna les tirs. Deux soldats en poste a la frontière dans la zone de Datta Khel furent blessés.8

Une riposte pakistanaise possible à cette incursion est peut-être survenue à Peshawar le 20 Mai, quand une voiture piégée apparamment prit pour cible un convoi de deux véhicules du consulat américain, ne causant que des dégâts matériels côté américain. Un passant pakistanais fut tué et plusieurs blessés. Dans un autre cas de guerre des services de renseignement, la télévision Ary 1 a rapporté le nom du chef de la CIA en poste à Islamabad, le second top espion résident à avoir sa couverture révélée en moins de six mois.

L’envoyé des Etats-Unis Grossman rejette les appels pakistanais à arrêter les violations de frontière

Le représentant spécial états-unien en Afghanistan et au Pakistan Marc Grossman, remplaçant de feu Richard Holbrooke, a rejetté de manière arrogante le 19 Mai les appels pakistanais pour garantir que des opérations du style de Abottabad ne seraient plus perpétrées au Pakistan.9 En refusant de garantir cela, Grossman déclara que les autorités pakistanaises n’ont jamais demandé le respect de leurs frontières dans les années récentes.10

Au milieu de cette crise stratégique importante, L’inde a continué avec sa programmation de manœuvres militaires provocantes ciblant le Pakistan. Tel l’exercice “Vijayee Bhava” (Soyons victorieux) qui prît place dans le désert de Thar au nord Rajastan. Cet exercice de blitzkrieg NBC (pour Nucléaire, Biologique, Chimique), implique le second corps d’armée qui est “considéré comme la plus important edes trois formations d’attaque de l’armée indienne et dont la tâche serait de virtuellement diviser le Pakistan en deux en cas de guerre totale déclarée entre les deux pays.”11

Une façon d’obtenir la provocation nécessaire pour justifier d’une ataque indo-américaine sur le Pakistan, serait d’augmenter les actions terroristes attribuées aux soi-disants Talibans. D’après la presse de masse pakistanaise, la CIA, le Mossad israélien et le RAW (Research and Analysis Wing) indien ont créé leur propre version des Talibans sous la forme d’un contre-gang terroriste qu’ils contrôlent et dirigent. D’une source qui rapporta que “les agents de la CIA ont inflitré les réseaux des Talibans et d’Al Qaida et ont créé leur propre force Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) dans le but de déstabiliser le Pakistan.” L’ancien commandant régional du Punjab de l’ISI, les services secrets pakistanais, le brigadier général Aslam Ghuman commenta: “Durant ma visite aux Etats-Unis, j’ai appris que l’agence espionne Mossad, en connivence avec le RAW indien et sous la supervision directe de la CIA, planifiaient de déstabiliser le Pakistan à tout prix.”12 Le double attentat à la bombe qui a tué 80 para-militaires au Waziristan la semaine dernière a t’il été perpétré par ce contre-gang ?

De la même façon, les services de renseignement russes”ont révélé que le contractant de la CIA Raymond Davis et son réseau a fourni aux agents d’Al Qaida des armes nucléaires, chimiques et biologiques, de façon à ce que des installations militaires américaines puissent être ciblées et la Pakistan rendu responsable…” Davis, lui-même un vétéran des opérations spéciales, a été arrêté pour le meurtre de deux agents de l’ISI, mais ensuite libéré par le gouvernement pakistanais après une suspiscieuse campagne pleurnicheuse du département d’état américain.

La CIA affirme que le nouveau patron d’Al Qaida vit au Waziristasn

Si les Etats-Unis ont besoin d’un nouveau prétexte pour des raids supplémentaires, il sera facile de citer la présence supposée au Waziristan de Saïf al-Adel, maintenant déclaré par la CIA étant le successeur de Ben Laden comme patron d’Al Qaida.13 Cela est en effet tres opportun et aidera les intentions agressives d’Obama de prétendre que Saif al-Adel est à la plus chaude frontière du monde et non pas à Finsbury ou Flatbush.

Après le raid américain non-autorisé du 1er Mai, le général en chef pakistanais Kayani a fait publier son propre avertissement qu’une telle “mésaventure” ne pourrait pas être répétée, tout en annonçant que les personnels états-uniens au Pakistan seraient considérablement réduits. D’après les estimations de l’ISI, il y a en ce moment même environ 7 000 agents de la CIA dans le pays, beaucoup d’entr’eux inconnus du gouvernement pakistanais. Le partage des informations entre le Pakistan et les Etats-Unis a été rapporté comme ayant été considérablement réduit. En réponse à la réaction de Kayani, l’opération de propagande de la CIA connue sous le nom de Wikileaks a une fois de plus montré sa véritable nature en essayant de discréditer le commandant en chef pakistanais avec des rapports d’ambassades américaines douteux stipulant que celui-ci avait demandé aux Etats-Unis plus d’attaques de drones, et non pas moins, ces récentes années.

Spécifiquement depuis le discours d’Obama à West Point, la CIA a utilisé des attaques de drones pour massacrer des civils dans le but de fomenter un guerre civile au Pakistan, menant à la division du pays selon les lignes ethniques du Punjab, Sind, Baluchistan et du Paschtunistan. Le but géopolitique de tout ceci est de détruire le potentiel qu’a le Pakistan d’être le couloir énergétique entre l’Iran et la Chine. Selig Harrison a émergé comme un éminent supporteur américain de la sécession du Baluchistan.

Depuis le 1er Mai, six attaques de drones américains reportées ont fait au moins 42 morts dans la population civile pakistanaise, poussant la population dans une haine anti-américaine accrue. En réponse, une cession jointe du parlement pakistanais a voté de manière unanime le 14 Mai pour une demande officielle d’arrêt des attaques de missiles américains, demandant au gouvernement de couper la route de soutien logistique de l’OTAN vers l’Afghanistan si les attaques continuent.14 Alors que la ligne de ravitaillement Karachi-Khyber passant par le col du même nom, transporte les deux tiers du ravitaillement demandé par les envahisseurs de l’Afghanistan, une telle mesure causerait un véritable chaos parmi les forces de l’OTAN. Tout ceci met en valeur l’insanité inhérente de provoquer la guerre avec le pays dans lequel vos lignes de ravitaillement passent.

Les Etats-Unis veulent utiliser le patron des Talibans le Mollah Omar contre le Pakistan

Le département d’état a laissé tomber toutes conditions requises pour négocier avec les Talibans en Février dernier et les Etats-Unis sont maintenant en train de parlementer avec les envoyés du Mollah Omar selon le Washington Post, le légendaire leader borgne du conseil de la Quetta-Shura ou Taliban. Il apparaît évident que les Etats-Unis offent aux Talibans une alliance contre le Pakistan. L’envoyé spécial américain dans la région Marc Grossman est hostile au Pakistan, mais quant au sujet des Talibans, il a été surnommé “Mr réconciliation”.15 Par contraste, les Etats-Unis ont été rapportés comme étant déterminés à assassiner le patron du réseau Haqqani en utilisant un raid du style de celui ciblant Ben Laden. Les Pakistanais sont déterminés de conserver Haqqani comme alliés.

Si la Chine se range derrière le Pakistan, alors il sera très possible que la Russie s’aligne derrière la Chine. En anticipant la prochaine réunion du groupe de l’Organisation de la Coopération de Shanghaï le 15 Juin prochain, le président chinois Hu s’est félicité des relations sino-russes et que celles-ci étaient à un record de positivité jusqu’ici sans précédent, et ce “avec un ingrédient stratégique évident”. Dans une conférence de presse cette semaine, le président Medvedev fut obligé de reconnaître indirectement que le “renouveau” des relations avec la Russie tant acclamé par Obama, n’a pas bénéficié d’améliorations depuis la confirmation du programme de missiles ABM américains en Roumanie et dans le reste de l’Europe de l’est, programme si évidemment orienté contre la Russie et que le traité SMART avait donc de fait une valeur douteuse, ainsi ravivant le spectre d’une nouvelle “guerre froide”. Considérant l’assaut de l’OTAN contre la Libye, il n’y aura pas de résolution de l’ONU contre la Syrie a dit Medvedev. Poutine avait raison depuis le départ et Medvedev essaie de lui emboîter le pas afin de se ménager quelques chances de demeurer au pouvoir.

Sommes-nous un Juillet 1914 ?

La crise qui a mené à la 1ère guerre mondiale a commencé avec l’assassinat de Sarajevo le 28 Juin 1914, mais la première déclaration de guerre majeure n’eut pas lieu avant le 1er Août. Durant le mois de Juillet intermédiaire, de grandes parties de l’opinion publique européenne se retrancha dans une illusion idyllique élégiaque, alors même que la crise mortelle gagnait en importance. Quelque chose de similaire peut-être perçu aujourd’hui. Beaucoup de citoyens américains pensent que la mort supposée de Ben Laden marque la fin de la guerre contre le terrorisme et de la guerre d’Afghanistan. Au lieu de cela, l’opération contre Ben Laden a clairement déclanché une nouvelle urgence stratégique. Des forces qui s’étaient opposées la guerre en Irak, supportent de manière non masquée l’agression sanglante d’Obama en Libye, des forces comme MSNBC, le mouvement des libéraux de gauche qui constituent la majorité du mouvement pour la paix. Ils célèbrent même Obama comme un va t’en guerre plus efficace que la clique Bush-Cheney à cause de son succès supposé aux dépends de Ben Laden.

En réalité, il n’y a jamais eu de meilleur temps pour se mobiliser et pour arrêter le projet d’une guerre nouvelle qui s’annonce, plus grande et plus meurtrière. Le temps est venu.

References

1 http://economictimes.indiatimes.com/news/politics/nation/china-asks-us-to-respect-paks-sovereignty-independence/articleshow/8454577.cms

2 “China-Pakistan alliance strengthened post bin Laden,” AFP, May 15, 2011, http://www.sundaytimes.lk/index.php/analysis/7546-china-pakistan-alliance-strengthened-post-bin-laden

3 http://www.nytimes.com/2011/05/20/world/asia/20pakistan.html?_r=3

4 http://www.upi.com/Top_News/World-News/2011/05/08/Gilani-China-best-most-trusted-friend/UPI-96101304911435/

5 http://www.nypost.com/p/news/international/pakistani_pm_regrets_unilateral_GAOWNTpBXGJaJtwzWaZu0K?CMP=OTC-rss&FEEDNAME=

6 Rowan Scarborough,”U.S. Has Plan to Secure Pakistan Nukes if Country Falls to Taliban, Fox News, May 14, 2009.

7 “US ‘To Protect Pakistan,” London Sunday Express, May 15, 2011, http://www.express.co.uk/posts/view/246717/US-to-protect-Pakistan-

8 http://www.reuters.com/article/2011/05/17/us-pakistan-nato-idUSTRE74G0PS20110517

9 “US refuses to assure it will not act unilaterally,” http://thenews.jang.com.pk/NewsDetail.aspx?ID=15758

10 “No US assurance on unilateral ops,” http://nation.com.pk/pakistan-news-newspaper-daily-english-online/Politics/20-May-2011/No-US-assurance-on-unilateral-ops

11 “Getting leaner and meaner? Army practices blitzkrieg to strike hard at enemy,” Times of India, May 10, 2011, http://articles.timesofindia.indiatimes.com/2011-05-10/india/29527731_1_three-strike-corps-army-and-iaf-transformational

12 “CIA has created own Taliban to wreak terror havoc on Pakistan, claims Pak paper,” ANI, May 12, http://my.news.yahoo.com/cia-created-own-taliban-wreak-terror-havoc-pakistan-091621821.html

13 “New al-Qaeda chief in North Waziristan,” May 19, 2011

14 http://www.msnbc.msn.com/id/43033985/ns/world_news-south_and_central_asia/

15 http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/afghanistan/8519535/US-steps-up-face-to-face-peace-talks-with-Taliban.html

Résistance politique: enfumage et propagande mode d’emploi…

Posted in actualité, désinformation, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M with tags , , , , on 14 mai 2011 by Résistance 71
La théorie de la « théorie du complot »
Emrah KAYNAK

Une grande part des débats relatifs à l’annonce de la mort de Ben Laden est consacrée à disqualifier la réflexion critique en l’assimilant à des délires paranoïaques. Celui qui fait état de suspicion envers les diverses versions officielles est aussitôt affublé du terme peu élogieux de conspirationniste. Les médias institutionnels se rangent de façon acritique du côté du pouvoir et tentent avec acharnement de rendre cohérent l’incohérent.

Le concept « théorie du complot » est utilisé de façon abusive et systématique pour discréditer la moindre interrogation rationnelle. Les contours indéfinis de cette notion-cadre permettent d’englober sans distinction toute une série de réflexions. Le procédé est simple. Il s’agit de mettre sur un pied d’égalité diverses théories dont les plus faibles remettent en question les doutes légitimes. Les questions pertinentes se voient étouffées sous un fatras d’hypothèses immotivées.

La défiance envers les discours officiels n’est que la résultante logique de diverses tentatives de machination confirmées. Le pouvoir étasunien est accoutumé à l’intoxication comme le démontre le cas emblématique de l’assassinat de Kennedy. En dépit de ses nombreuses aberrations, la thèse bancale du tireur isolé n’a toujours pas été révisée.

On se souvient encore mieux de la propagande grossière qui a mené à la guerre et l’occupation de l’Irak. Des dirigeants politiques de haut rang, des experts et des journalistes soi-disant réfléchis nous rabâchaient sans cesse avec les « armes de destruction massive » qu’ils ne trouveront jamais.

On nous a présenté ensuite des plans détaillés de centres de commandements hypersophistiqués d’Al-Qaida dans les grottes de Tora Bora qui se sont révélées parfaitement imaginaires. On n’a pas oublié non plus l’opération de sauvetage en Irak de Jessica Lynch totalement mise en scène sans parler de l’affaire des couveuses au Koweït destinée à émouvoir le peuple étasunien et justifier leur entrée en guerre.

Ce sont ces mêmes journalistes et experts, candides ou complices, qui raillent aujourd’hui les observateurs qui font preuve de prudence méthodologique envers des sources confondues à de nombreuses reprises pour manipulations caractérisées.

Récuser a priori l’existence d’interventions concertées et clandestines à visée géostratégique revient à nier l’existence même de services secrets. Une agence de renseignement n’est pas une agence de presse et la CIA ne peut donc être traitée comme une source impartiale. Faute de preuves tangibles des circonstances de la mort de Ben Laden, nous sommes priés de nous en remettre à la bonne foi du directeur de la CIA ou du président des Etats-Unis. Or vérité, politique et guerre n’ont jamais fait bon ménage.

Que sait-on à propos d’Oussama Ben Laden si ce n’est ce que les autorités étasuniennes nous en disent ? Il est admis par tous qu’Al-Qaida est une filiale de combattants arabes formés par les services secrets étasuniens, pakistanais et saoudiens pour lutter contre l’influence communiste et panarabiste.

Cette mouvance occulte n’a jamais autant servi les intérêts des Etats-Unis qu’aujourd’hui. Qui parle à perte de vue d’Al-Qaida ? La labellisation Al-Qaida suffit à disqualifier ipso facto des mouvements insurrectionnels populaires dans des pays occupés. Ces incantations martelées et répétées acquièrent valeur de démonstration.

Aussitôt la mort de Ben Laden annoncée, on nous prévient déjà que la lutte contre le terrorisme n’a pas pris fin et qu’il faut se méfier encore davantage de la vindicte islamiste. Al-Qaida aurait promis de venger la mort de son fondateur. Cet ennemi est si commode qu’il procure l’argument nécessaire au maintien de troupes étrangères en Afghanistan.

La peur est un appui de première main pour les propagandistes. Un public qui a peur est enclin à se soumettre à l’autorité et à exalter son identité nationale. Il suffit de dire que les islamistes haïssent le monde occidental et qu’ils veulent le détruire pour s’assurer le soutien inconditionnel à la politique impérialiste des Etats-Unis.

Les théoriciens du complot ne seraient-ils pas ceux qui soutiennent la thèse d’un complot international djihadiste, ceux qui voient des conspirateurs à la moindre expression d’une critique, ceux qui propagent une vision schématique du monde divisé entre le bien et le mal, la liberté et l’obscurantisme pour justifier leurs interventions militaires ?

Emrah Kaynak

http://www.legrandsoir.info/La-theorie-de-la-theorie-du-complot.html