Archive pour BCCI CIA trafic et blanchiment

Nouvel Ordre Mondial: Le trafic de drogue, levier et source majeure de revenus pour l’empire anglo-américain (VT)

Posted in actualité, économie, canada USA états coloniaux, CIA et traffic de drogue, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 7 janvier 2018 by Résistance 71

“Il est important de savoir que la cocaïne de Colombie dans les années 1980 aidait à financer pratiquement toutes les factions en concurrence des Contras d’Amérique Centrale soutenus par la CIA. C’était en fait une pratique établie de longue date pour la CIA de permettre ses armées clientes d’agrémenter leurs revenus par le trafic de la drogue, parfois avec la complète assistance de l’agence de renseignement: de la Birmanie au Laos dans les années 1950 et 60 à l’armée de guérilla anti-soviétique en Afghanistan dans les années 1980. […] Le gouvernement américain n’a pas fait qu’approuver le trafic de drogue de la plupart des factions des contras, il a aussi favorisé des trafiquants connus dans l’obtention de contrats gouvernementaux et est intervenu pour empêcher que des personnes impliquées dans le trafic de la drogue soient inculpées…
En mai 1979, des mois avant l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, l’ISI [services secrets pakistanais] ont mit la CIA en contact avec Hekmatyar, le protégé de l’ISI qui deviendrait la figure centrale du trafic de drogue pour les moudjahidines. La CIA a alors établi cette relation à un moment où le trafic international de l’héroïne avait souffert une énorme baisse à cause du manque de l’opium du triangle d’or et qu’elle devait donc reconstruire une nouvelle source…”
~ Peter Dale Scott, 2003 ~

 

Le trafic de la drogue influence t’il la politique mondiale des Etats-Unis ?

 

Gordon Duff

 

1er janvier 2018

 

Source: https://www.veteranstoday.com/2018/01/02/neo-does-the-narcotics-trade-influence-us-global-policy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour les quelques ceux qui observent l’occupation américaine de l’Afghanistan, ils ne peuvent pas le faire sans considérer quelques réalités. Lorsque l’Amérique est entrée en Afghanistan en 2001, la réalité a commencé à se déformer. Les alliés de l’Amérique sur le terrain furent appelés “L’Alliance du Nord”. En réalité ils étaient des barons de la drogue ouzbeks et tadjiks ayant des armées privées et qui avaient été financièrement éviscérés par les politiques anti-drogues des Talibans.

Il n’y avait virtuellement pas de production d’opium en Afghanistan en 2001 lorsque les Etats-Unis ont renversé les Talibans pour rechercher ce que le ministre de la défense Donald Rumsfeld avait décrit comme littéralement des “douzaines” de bases avancées souterraines qui abritaient une armée de quelques 30 000 combattants d’Al Qaïda. Ces bases qui avaient été soi-disant “cartographiées” de la manière dont Netanyahou avait, bien plus tard, fait son graphique de la bombe iranienne à l’ONU, furent montrés dans des débats télévisés. L’Amérique cherche toujours ces bases, aucune n’a encore été trouvée. On a appris plus tard que les Talibans avaient en réalité été les “hôtes” de 12 membres saoudiens d’Al Qaïda qui avaient demandé un asile religieux et qu’aucune force taliban n’avait jamais existé en Afghanistan ni que personne ne fut jamais impliqué dans quelque attaque que ce soit sur les Etats-Unis et que rien ne pouvait les lier à l’Afghanistan ni au Talibans.

Ce qui a transpiré de tout ça en fait, est un énorme programme de production d’opium organisé par l’USAID ,qui a fourni les engrais et les fonds pour les projets d’irrigation qui furent spécifiquement mis en place pour la reprise de la production d’opium et son expansion. D’après l’ONU, dès 2005, en 4 courtes années, une nation qui n’avait aucune production d’opium produisait 95% de l’opium mondial.

De plus, d’après la lanceuse d’alerte du FBI Sibel Edmonds, un groupe d’investissement d’Amérique, associé avec un groupe renégats au sein des services secrets pakistanais de l’ISI et en association avec la famille du premier ministre afghan d’alors Hamid Karzaï, a commencé à construire les laboratoires de transformation de l’opium en héroïne à travers la province d’Helmand.

Parmi les propriétaires, il y avait deux sénateurs américains et un membre de la chambre des représentants (députés). L’affaire opérait sous le couvert d’entreprises de nettoyage à sec qui importaient les produits chimiques nécessaires à la production d’héroïne via le port pakistanais de Karachi et était transporté en Afghanistan payant des droits de passage aux Talibans pour assurer une utilisation routière sans embarras. (NdT: dans les secteurs routiers que ceux-ci contrôlaient encore après avoir été évincés du pouvoir en 2001)

Derrière tout ceci réside l’histoire du financement sous forme de lettres de crédits transportées par des diplomates américains impliquant les associations et qui ont été récemment exposées à la fois dans les scandales des “Panama and Paradise Papers”.

Une autre source de capital pour la drogue des officiels US met en scène des accusations proférées contre l’ancien candidat à la présidence des Etats-Unis, Mitt Romney. Fin 2012, quelques semaines avant les élections, un agent retraité du FBI ayant une certaine réputation, délivra des dossiers montrant la relation entre près d’un tiers des élus américains et toute une série de cartels de la drogue opérant depuis la Colombie et le Mexique.

Inclus s’y trouvaient des documents et des photographies montrant comment des milliards de dollars étaient blanchis au travers de comptes en banques aux îles Caïmans par une firme d’investissement américaine très connue, sur des comptes personnels aux noms de politiciens incluant des ténors du congrès des Etats-Unis, quelques 1500 comptes en banques en tout.

Les liens des Etats-Unis au trafic mondial de la drogue n’ont rien de nouveau. Longtemps après que la Grande-Bretagne ait abandonné la traite des esclaves, l’Amérique continua ce commerce de la main d’œuvre africaine dont la force de travail devint de bien plus de valeur après l’invention du gin de coton par Eli Whitney.

Bien que le coton fut “roi”, les véritable fortune furent construites dans le trafic de l’opium après que la Grande-Bretagne ait aussi abandonné sa participation dans le trafic chinois de l’opium en sous-traitant le transit de l’opium avec des entreprises de marine marchande américaines, créant ainsi la base de quelques unes des plus grandes fortunes d’aujourd’hui et la fortune des élites de “sang bleu” de la côte Est américaine.

Plus près de nous, l’Amérique est en train d’être dévastée par un commerce illégal de deux substances, la pire d’entre elles étant les opiacées pharmaceutiques. L’espérance de vie en Amérique a baissé ces quelques dernières années à cause du commerce des opiacés, dont la vase majorité est légalement fabriquée aux Etats-Unis et distribuée au travers d’ordonnances médicales en bonne et due forme écrite par des médecins sous licence avec l’agence anti-narcotique américaine ou l’USDEA.

Au-delà de ça est la substance méthamphétamine (Meth), qui est fabriquée officieusement et largement distribuée à travers les Etats-Unis, un commerce mis en scène dans la série télévisée à succès “Breaking Bad”.

Depuis peu, Hollywood et l’internet ont remis au goût du jour de manière romancée les années Reagan et le trafic de cocaïne et d’armes qui mena à la condamnation de 47 membres de l’exécutif américain sous ce qui fut appelé “l’affaire Iran-Contras”.

Sous ce programme, le président Ronald Reagan autorisa la vente d’armes de haute technologie à l’Iran au travers d’agents israéliens et saoudiens tout en blanchissant l’argent liquide au travers des barons de la drogue colombiens. Une fiction de cette histoire implique la ville de Mena dans l’Arkansas comme étant le centre des opérations avec des rumeurs de l’implication de la famille Clinton (NdT: qui était alors le gouverneur de l’état d’Arkansas et qui ne pouvait pas ignorer l’ampleur d’une telle opération si tant est que ce se soit passé sur ces terres, l’histoire avait ressurgi lors de la dernière campagne électorale yankee…)

La vérité est un peu différente, suffisamment pour questionner pourquoi des films récents comme “American Made” avec Tom Cruise, théoriquement l’histoire de l’agent de la CIA Barry Seal accusé de trafic de drogue, sont faits et diffusés maintenant.

Des sources très proches de ces opérations de l’époque décrivent un scénario différent. Elles décrivent un programme utilisant des pilotes gérant un trafic de drogues et d’armes sous la supervision de firmes sous-traitantes de la sécurité comme Kroll Group et Wackenhut, amenant des milliards de dollars à être blanchis au travers de ce qui était des bureaux propriété de la famille Bush, de la Bank of Venezuela, sise dans le bloc du 1400 Brickell Avenue à Miami.

Des “vieux de la vieille” de la CIA décrivent comment les chefs de cartels comme Pablo Escobar et d’autres voyageaient à travers les Etats-Unis avec les membres de l’équipe de Reagan, donnant des ordres aux officiels de la CIA et du FBI tandis que le ministère de la défense américain fournissait un équipement de brouillage électronique haute technologie afin de permettre à la cocaïne de pénétrer sans être détectée dans l’espace américain, où elle était larguée dans les marécages des Everglades de Floride et éventuellement, amenée directement sur des terrains d’aviation aussi loin au Nord que le Commonwealth de la Pennsylvanie.

Des douzaines de banques américaines, des grosses maisons d’investissement de Wall Street et des leaders politiques et de l’armée US de l’époque étaient impliqués jusqu’au cou.

Ainsi, lorsque des théoriciens de la conspiration, comme ils sont si utilement appelés (NdT: expression, rappelons-le, inventée par la CIA pour discréditer ceux qui doutaient de la version officielle de l’assassinat de JFK…), font allusion à une complicité des officiels du gouvernement US, militaires et civils, dans les attaques du 11 septembre, ces mêmes officiels étaient, en fait, ceux qui avaient aussi géré le trafic de drogue lors de l’affaire Iran-Contra ou du cartel de commerce du NAFTA (North America Free Trade Agreement entre les US, le Canada et le Mexique) avec le Mexique ou même le trafic suspecté du tristement célèbre “triangle d’or” lors de la guerre du Vietnam.

Une fois de plus, juste après les attentats du 11 septembre 2001, l’énorme trafic d’opium/héroïne depuis l’Afghanistan commença… Est-ce une coïncidence ?…

Nouvel Ordre Mondial: La CIA n’existe que comme plus gros trafiquant de drogue au monde…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, CIA et traffic de drogue, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 5 avril 2017 by Résistance 71

“Lorsque la CIA a commencé son implication secrète en Birmanie au début des années 1950, la production d’opium local était de l’ordre de 80t par an. Dix ans plus tard, gràce aux seigneurs de la guerre du Kuomintang chinois (armée nationaliste du KMT de Chang Kaï Chek) soutenu par la CIA et la compagnie Civil Air Transport ou CAT (qui deviendra plus tard Air America, la compagnie aérienne de la CIA), la région produisit entre 300 et 400 t par an. Pendant la guerre du Vietnam, la production a atteint à un moment donné 1200t par an. Dès 1971, il y avait 7 labos de transformation de l’opium en héroïne dans la région, l’un d’entre eux était voisin de la base de la CIA de Ban Houei Saï au Laos. Ce labo produisait environ 3,6t d’héroïne par an.”

“Je ne pense pas qu’aucun livre ait jusqu’ici avancé mes révélations datant de 1970 au sujet de l’implication d’Air America (ex-CAT) et son personnel dans le trafic de la drogue asiatique. L’élément politique profond ici est la présence du crime organisé, à la fois asiatique et américain en toile de fond et ce à chaque étape de l’histoire ; depuis la toute première implication après la seconde guerre mondiale des Etats-Unis dans l’infrastructure du trafic de la drogue asiatique, jusqu’au recyclage de l’argent asiatique dans la vie politique américaine, via le lobby chinois (nationaliste de Taïwan) et plus tard de la firme légale Corcoran & Rowe. […] Une telle étude nous aiderait à déterminer pourquoi la CIA s’est alliée de manière répétitive avec des éléments du trafic de la drogue en Europe, en Afghanistan et au Moyen-Orient, en Amérique Latine et ailleurs, le plus récemment au Kosovo, en Colombie et en Afghanistan…”
~ Peter Dale Scott, “Drugs, Oil and War”, 2003 ~

-[]- Alors bien évidemment certains lecteurs vont dire “Eh, oui, bonne info, mais qu’est-ce qu’on en a à foutre maintenant ? l’heure est à la campagne électorale française… On doit s’occuper de qui on va avoir comme président le mois prochain…”
Ce à quoi nous répondons: mais tout est lié !
Réfléchissez 2 minutes et 2 autres après avoir lu l’article… La France est “l’alliée”, nous disons la vassale des Etats-Unis. Ceci veut dire que rien de ce qui se fait en France ne peut plus se faire sans l’accord de l’empire et de ses représentants. La France est impliquée dans des guerres impérialistes criminelles en Afghanistan, en Libye, en Syrie, elle est membre active de l’OTAN, sous commandement américain. L’ensemble de l’empire dont la CIA et le Pentagone sont les bras armés, ne peut fonctionner que grâce au fric du trafic mondial de la came, comme il a été prouvé et réétabli dans l’article que nous avons traduit ci-dessous. Il est dit plus bas que la CIA ne gère exclusivement que le trafic de drogue et ne fait rien d’autre
. Tous les services de renseignement occidentaux vassalisés par l’empire, travaillent d’une manière ou d’une autre avec la CIA, c’est à dire avec le grand parrain de la came dans le monde !
Qui que ce soit qui gagnera l’élection présidentielle le 7 mai 2017 en France se pliera de gré ou de force à l’omerta mise en place. Penser le contraire est pure fantaisie et mythomanie. Votre bulletin de vote (pas les nôtres car personne chez nous n’a voté depuis des années… donc RIEN ne se fait en notre nom, RIEN…) participera à la continuation de ce système criminel et inique. Il n’y a pas de solutions au sein du système, le système EST le problème. Il faut en sortir et cela commence avec son boycott et son remplacement par les associations libres et les communes libres œuvrant ensemble pour le bien commun.
Lisez ce qui suit. Lisez comment se joue la partition depuis les derniers 35 ans et ne pensez pas un seul instant que cela soit différent en France. La seule différence est l’amplitude. La France est une vassale modeste, qui picore les miettes de son maître. Il n’y a plus aucune possibilité de réforme de cette ignominie criminelle, il faut l’éliminer, pour ce faire, il faut dire NON ! et déjà arrêter de valider le consensus du statu quo oligarchique en y acquiesçant par le vote qui vous soumet à cette mafia sournoise, veule et qui n’en a rien à cirer de vous ni de vos familles.
Aujourd’hui, plus personne ne peut dire: “je ne savais pas”…
Voter, c’est accepter de mettre le prochain larbin corrompu à l’Elysée, larbin qui validera consciemment ou non, de gré ou de force, les décisions qui siéront le mieux à l’oligarchie impérialiste de la City de Londres et de Wall Street, qui ne fonctionnent plus qu’avec le fric de la came, du trafic illicite des êtres humains menant à la destruction de l’humanité.
Voter c’est être complice de ce cercle criminel !

~ Résistance 71 ~

 

A lire aussi: « La CIA et le trafic de la drogue » (James Corbett)

 

La sale vérité au sujet de la CIA

 

Gordon Duff

 

4 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/04/04/neo-the-nasty-truth-about-the-cia/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dire la vérité est une chose dangereuse comme chacun sait, illégale en fait. Le faire avec circonspection, en utilisant des allégories et une touche d’ironie est toujours le meilleur moyen, mais cela demande d’être fin, parfois un peu intello, choses qui ne courent plus les rues. Ceci dit, procédons…

J’ai récemment été en grande discussion avec des membres du renseignement remontant à l’ère Reagan, des militaires, des membres du contre-espionage du FBI et bien d’autres anonymes ; de ces discussions, je suis parvenu à certaines conclusions renversantes.

Voyez-vous, de récents évènements ont poussé le bouchon aussi loin que de se demander ce qui peut être dit et “fuité”. Il y a aussi suffisamment de colère dans ce milieu et il n’y a rien de plus dangereux que des anciens en colère, des choses qui furent auparavant muselées et dont on peut parler maintenant.

Ronald Reagan a pris ses fonctions en janvier 1981. La CIA commençait alors une guerre en Amérique Centrale, menait des opérations secrètes à travers le continent africain et était profondément impliquée dans des affaires en Egypte et au Liban. C’était des choses que je savais, mais je ne peux pas dire comment je l’ai su, ma connaissance est personnelle.

La Russie (alors l’URSS) était en guerre en Afghanistan, les Etats-Unis avaient toujours sur les bras l’affaire des otages en Iran et avaient plus de 500 000 soldats en Europe.

Une des premières mesures de la présidence Reagan fut de “décommissionner” la CIA de certaines tâches et de la “re-commissionner” sur d’autres. Le vice président George H.W. Bush avait été le directeur de la CIA sous la présidence tronquée de Gerald Ford et avait passé son temps à apprendre le business du trafic de drogue en y plaçant en tête de pont sa famille.

En tant que directeur de la CIA en 1977 (NdT: sous la présidence Carter donc), Bush envoya son fils Jeb (NdT: devenu depuis gouverneur de Floride et qui se retira de la course à l’investiture 2016 à la présidence pour le parti républicain) au Vénézuéla pour prendre en charge les relations bancaires entre ce pays et la Colombie. George H.W. Bush et son fils Jeb furent d’une importance capitale dans la création et le soutien des cartels de la drogue en Colombie et établirent la connexion de la CIA qui bourgeonnera et fleurira sous Reagan, mais je m’avance. La Colombie était en fait au sujet du contrôle mondial de la cocaïne.

Simultanément, la CIA sous Bush (père) a établi de très fortes connexions avec les narco-tribus du nord de l’Afghanistan. Tandis que les Etats-Unis, par le truchement du Pakistan, de son armée et son service de renseignement l’ISI, géraient et contrôlaient les Moudjahidines , la CIA commença à bâtir un narco-empire là-bas, fondé sur l’héroïne (NdT: et en amont bien sûr la culture du pavot…)

On devra attendre qu’un autre fils de Bush (Deubeuliou) prenne avantage des attentats de 11 septembre 2001, en y ayant peut-être même une implication interne si une autre source de renseignement est correcte (NdT: le FSB russe), avant que la CIA ne puisse prendre également le contrôle de la production mondiale d’héroïne.

Lorsque Reagan a pris ses fonctions, Bush a mis en place un comité au sein duquel des noms tels qu’Oliver North (NdT: la figure de proue plus tard dans l’affaire Iran-Contra) et John Secord et même quelqu’un comme Oussama Ben Laden, furent parmi les planificateurs. Reagan lui-même amena Lee Wanta de VT qui ne participa qu’à quelques réunions, réunions qui planifièrent une guerre économique contre l’URSS, détruisant sa monnaie le rouble et éventuellement finissant par écraser économiquement l’Union Soviétique. (NdT: de fait, Wall Street et la City de Londres ne firent que détruire leur propre créature, puisqu’il est maintenant connu et établi que l’URSS dès le départ fut une fabrication, financée et contrôlée par la haute finance anglo-saxonne sous couvert des banques allemandes, cf notre traduction de la recherche de l’historien Antony Sutton: “Wall Street et la révolution bolchévique”)

Quoi qu’il en soit, l’effort principal était de simplement prendre en compte les activités de la CIA et de mettre fin au programme de renseignement américain, comme nous le constatons maintenant, “pour toujours”. Il n’y a pas de CIA. Ceci n’est pas un fait énoncé de manière saugrenue et irresponsable. Le véritable renseignement est dangereux et à partir de cette époque, le Congrès ne verra plus rien, ni ne sera plus nourri d’information qui n’ait été totalement approuvée par ceux qui gèrent le trafic mondial de la drogue.

Voyez-vous, avant cela, la CIA était toujours indépendante et sous un certain Allan Dulles a peut-être été impliquée dans l’assassinat de Kennedy, telles sont les rumeurs en tout cas… La CIA, tout comme le FBI sous le long règne de J. Edgar Hoover, était une loi en et par elle-même, un état dans l’état.

La CIA était certainement capable d’utiliser ses techniques visant précédement à assassiner des leaders étrangers et de refocaliser ces capacités sur les Etats-Unis.

La CIA, tout comme le Pentagone, étaient des expressions de la volonté de l’oligarchie mondiale et la vision de l’époque était celle d’un Nouvel Ordre Mondial. Cette vision a changé avec les idées et les situations, avec le changement technologique et alors que le temps et la mort poussaient de nouvelles idées et de nouveaux objectifs de l’avant. Est-il besoin de dire que la CIA et le Pentagone, aujourd’hui, font partie de l’Amérique mais ne sont certainement pas américains, loin s’en faut.

Voici à quoi cela ressemble si vous y étiez

Disons que vous travailliez dans une unité opérationnelle le lundi 26 janvier 1981. Les communications alors se faisaient par Télex, il n’y avait pas d’internet. Comme les téléphones n’étaient pas sécurisés, toute autre communication se faisait par courrier, parfois par les voies diplomatiques (NdT: la fameuse “valise diplomatique”), parfois au moyen des personnels navigants des compagnies aériennes, les “stewarts” qui transportaient des documents et autre matériel pour la CIA. Sans la Pan Am, il n’y aurait jamais eu de CIA.

De manière typique, un bureau d’opération de terrain, fondé sur son personnel et sa capacité technique, ses connexions et réseaux, pouvaient intersecter, en relation avec par exemple la Bulgarie et la Jordanie et même le Panama, simplement parce que les gens sur place avaient les relations, la capacité de langage et les fausses identités qui permettaient certaines opérations.

Rien n’était fait depuis Langley (NdT: QG de la CIA en Virginie), personne n’y était assis dans un burlingue, prenait le taxi direction Dulles Airport pour prendre l’avion vers une destination exotique pour y flinguer un dictateur local ou pour y faire truquer une élection, c’est ce qu’on voit à la télé et au cinéma. Pratiquement tout le monde bossait pour une grosse entreprise (NdT: nous l’avons dit et le répétons, la CIA est le bras armé de Wall Street et les portes tourniquets entre l’agence et les entreprises cador de WS fonctionnent à plein tube depuis des lustres… Il suffit de faire un inventaire du nombre de directeur de la CIA qui sont venus de WS ou qui y sont partis pantouffler après, idem pour les cadres de l’agence…) que ce soit chez Michelin, Dupont de Nemour, Fluor, Bechtel ou travaillait pour un gros média ou comme un cadre de la banque, voire même bien sûr comme diplomate. Tous étaient des voyous bien sûr, mais des voyous avec des boulots officiels, des couvertures. En janvier 1981, tout cela prit fin.

Maintenant nous entrons dans le domaine de l’allégorie et de la circonspection. Ce matin de tous les matins, le “nouveau balais” à Washington, un ancien directeur de la CIA comme vice-président (NdT: Bush père), tout changea. Des histoires internes disent qu’un chef de station de la CIA trouva un leader des cartels de la drogue colombien très connu assis en face de son bureau lorsqu’il y arriva. Voici ce que l’histoire raconte:

“Je suis arrivé ce matin là, je suis passé devant le réceptionniste, devant la sécurité armée que le public ne voit jamais, j’ai réceptionné mon courrier, mes télex et j’ai ouvert la porte de mon bureau. A ma grande surprise, un homme à l’apparence sud-américaine se trouvait là, vêtu d’une chemise à 4 poches, une grosse Rolex au poignet et une bague sertie d’un diamant de la taille d’une bille. Il se coupait un gros cigare. Il se présenta comme étant “un homme d’affaire colombien” et me dit qu’il avait été avisé que je pourrais l’aider. Ce fut ce jour que je rencontrais mon nouveau patron, du moins l’un d’entre eux.”

A partir de ce jour, les agents du KGB soviétique en Egypte ne furent plus un problème pour la CIA, renverser les gouvernements du Ghana n’avait plus grande importance, en fait, l’URSS avait été déplacée au placard. A partir de ce jour, toutes les activités et les efforts de la CIA se trouvaient dans le transport de narcotiques ou la gestion d’opérations qui ne servaient aucun autre objectif que de… gérer le trafic de la drogue.

Pourquoi une guerre en Amérique Centrale ? Pourquoi inventer Daniel Ortega, politicien libéral du Nicaragua, comme dangereux dictateur ? Pouvait-ce être parce qu’armer les “contras” utilisaient des avions qui “accidentellement” revenaient au bercail bourrés de cocaïne ?

Lorsque la CIA prit le contrôle des services de terrain dans le Golfe du Mexique vers cette époque, les bateaux qui arrivaient à la Nouvelle-Orléans et dans d’autres ports, avaient pour “tâche” de transporter des “fournitures médicales” au Honduras afin de soutenir la guerre secrète au Nicaragua. Ils revenaient eux aussi, bourrés de… vous avez deviné… de cocaïne.

Toute discussion tournait autour de la “cocaïne” et du comment utiliser la technologie de la CIA pour éviter la police, pour brouiller les radars, pour retrouver les cargos manquant et comment empêcher les alliés de l’Amérique en Colombie de s’entretuer et de ruiner les affaires.

Miami en Floride devint le centre de l’univers de la drogue (NdT: état dont le gouverneur est devenu … Jeb Bush, un ponte du trafic mondial de la came comme gouverneur, çà aide incontestablement…), là où les guerriers combattant le communisme s’asseyaient dans les lobbies des hôtels avec des cocktails aux petites ombrelles, se rendant aux toilettes toutes les quelques minutes pour, eux aussi, se bourrer le pif de cocaïne…

L’argent voyageait dans des sacs poubelle, il était devenu trop fatigant de compter les sommes folles, certains disent que peser un sac suffisait. Cet argent acheta Washington et fut un aspect clef de la politique de la Maison Blanche (NdT: durant cette époque, l’ex-flic du LAPD et futur lanceur d’alerte Michael Ruppert, enquêtait sur les filières de la came et il fut mis en garde par de sérieux contacts de la CIA lui disant clairement: “touche pas à la coke et la Colombie… chasse gardée de la Maison Blanche”… voir à ce sujet son excellent bouquin “Crossing the Rubicon”) et de l’opération secrète pour vendre des armes à l’Iran par Israël et l’Arabie Saoudite, puis utilisé ceci comme une couverture pour blanchir des milliards de dollars du fric de la cocaïne en liquide dans ce qui devint connu comme “l’affaire Iran-Contras”.

Il n’y avait pas de “Contra”, seulement de la cocaïne et le fric qu’elle rapporta et les villes américaines qui furent inondées de cette saloperie de “crack”, dérivé bon marché et hyper addictif de la cocaïne et une descente aux enfers à la dépendance et au crime qui continuent jusqu’à aujourd’hui.

La famille qui a amené le crack de la cocaïne aux écoliers américains délivre aujourd’hui l’héroïne afghane a un prix encore plus bas. (NdT: le lecteur aura ici compris qu’il s’agit de la famille Bush…) Lorsque la farce du 11 septembre 2001 mena à deux invasions, en Afghanistan pour mettre les seigneurs de la came de l’alliance nord en position de virer les Talibans anti-opium et anti-drogue et une autre pour piller l’Irak de ses ressources pétrolières, il n’y avait plus de CIA indépendante.

Même la CIA qui a servi les oligarques mondiaux, tout comme les autres agences de renseignement, se serait probablement levée contre la “guerre contre le terrorisme”, une expression du Nouvel Ordre Mondial, qui comme nous l’avons vu, partirait totalement en sucette emmenant tout et tout le monde dans son sillage.

Dès 2004, la famille Bush a privatisé la CIA, acheté le Pentagone avec le fric sale de la came afghane et a mis en place des armées mercenaires. Certains disent, certaines personnes qui en savent énormément, disent que tout officier supérieur américain qui a servi en Afghanistan est corrompu et a les mains sales. (NdT: voir aussi les recherches du professeur canadien Peter Dale Scott, que nous citons en préambule, sur le sujet. De ses recherches il résulte que l’armée américaine en Afghanistan et par extension, toutes les forces de l’OTAN qui y séjournent, n’ont eu et n’ont qu’une seule fonction: celle de la protection des champs de pavot servant à la 1ère production d’héroïne au monde. La came est acheminée par les avions américains d’Afghanistan à camp Bonsteele au Kosovo, plus grande base américaine en Europe et que de là la came est dispatchée via la mafia kosovare vers les marchés d’Europe. La compagnie aérienne de la CIA transbahute le reste pour le marché yankee…)

La décision fut prise, sur la base des leçons positives et négatives apprises de l’aventure Iran-Contra reaganienne, de maintenir une guerre continuelle comme couverture mais aussi de s’assurer qu’il ne pourrait jamais y avoir de possibilité d’enquête sur quoi ou qui que ce soit de la part du Congrès des Etats-Unis.

Pour ce faire, la Cour Suprême des Etats-Unis, serviteur des narco-voyous, au moins 5 membres jusqu’à la mort du juge Scalia, légalisèrent la narco-corruption sous ce qui est connu sous le vocable de “Citizens United” ou “Citoyens Unifiés”. Ce cas légalisa des contributions financières illimitées “entrepreneuriales” pour chaque campagne (électorale), pour tout pays, toute entreprise et ce “sans qu’aucune question ne soit posée”…

Cet argent provient essentiellement des trafics de la drogue et des êtres humains et cet argent, avec la restructuration bizarroïde des districts congressionnels dans l’après 11/9, qui fut aussi financée par le fric de la drogue, a mis le business du trafic de la came en charge de la chambre des représentants des Etats-Unis (le parlement), qui est le seul corps d’enquête fédéral du législateur, cette mise sous tutelle est à perpétuité.

A partir de ce moment, ils n’ont plus enquêté que ce sur quoi les seigneurs de la came leur donnaient l’aval.

Ce qui est très important à comprendre est que la CIA ne fait que gérer des opérations de trafic de came, rien d’autre. La drogue est une énorme ressource de capital et de pouvoir politique sans fin, le tout sans pouvoir être tracé, le tout pouvant être à la fois attribué à la guerre sans fin contre le terrorisme tout en la rendant interminable, surtout lorsque la CIA gère sa propre compagnie aérienne et vit dans un monde qui n’a absolument plus de frontières ni de possibilité de contrôle de quoi que ce soit et de qui que ce soit au sein de cette vaste mafia.

En attendre quoi que ce soit d’autre est de la pure folie.

Résistance politique: Petit aperçu de « l’état profond » à la mode yankee… La CIA et le trafic de drogue

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 7 mars 2017 by Résistance 71

“J’argumenterais dans ce livre que les opérations secrètes, lorsqu’elles génèrent ou renforcent le pouvoir politique autonome, survit presque toujours au but spécifique pour lequel elles furent mises en place. Au lieu de cela, elles grossissent et deviennent partie des forces hostiles avec lesquelles les Etats-Unis doivent lutter. Pour mettre cela en des termes que je trouve plus précis, la parapolitique, l’exercice du pouvoir par des moyens secrets, possède une tendance aux métastases dans la ‘politique profonde’, jeu intriquee de forces non reconnues sur lesquelles l’agent parapolitique original n’a plus aucun contrôle. Ceci est au cœur de l’analyse.”

“En 1958, les forces du Kuomintang qui étaient sous pression en Birmanie, avaient commencé à se relocaliser dans des villes comme Ban Houei Sai et Nam Tha dans le nord-ouest du Laos, qui deviendront bientôt des bases (labos) pour l’opium de la CIA.”


~ Peter Dale Scott, “Drugs, Oil and War”, 2003 ~

 

La CIA et le trafic de la drogue

 

James Corbett


 

14 October, 2011

 

url de l’article original: avec Vidéo

https://www.corbettreport.com/the-cia-and-the-drug-trade/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La culture de ce que nos connaissons aujourd’hui sous le nom d’opium remonte à l’origine de l’histoire archivée, lorsque les Sumériens de l’antique Mésopotamie (NdT: l’Irak moderne) cultivaient ce qu’ils appelaient Hul Gil ou la “plante de la joie”. La pratique passa aux Assyriens, puis aux Babyloniens et de là aux Egyptiens, dont l’époque fut propice à l’épanouissement du commerce de l’opium et devint un maillon très important du commerce international entre la Méditerranée et l’Europe.

En fait, aussi loin qu’on puisse remonter dans l’histoire, le contrôle du commerce international de l’opium a été un facteur clef dans la montée et le déclin des empires.

Au cours du XVIIIème siècle, les Britanniques monopolisèrent le commerce de l’opium en Inde et transportèrent des milliers de coffres d’opium par an en Chine ; ceci fut utilisé pour financer l’énorme déficit commercial avec cette nation. Lorsque les Chinois se mirent à réprimer sévèrement le trafic de l’opium au milieu du XIXème siècle. Les Britanniques combattirent deux guerres pour assurer et maintenir leur marché de l’opium en Chine (NdT: ce furent les tristement célèbres “guerres de l’opium”, qui ne combattirent pas le trafic, mais visèrent son maintien par l’empire britannique…)

A partir des années 1830, des commerçants et traders américains étaient déjà sur le coup de ce trafic lucratif, avec la “Russell & Co” de Samuel Russell, qui devint la plus grosse maison commerciale en Chine. Le cousin de Russell, William Huntington Russell, fut le fondateur de la secte, société secrète. de l’université de Yale “Skull & Bones”, société qui a formé le cœur même de l’establishment du renseignement américain. Ceci est explicité dans toute une série de documents et de faits documentés, que les médias de l’establishment semblent vouloir éviter à tout prix.

L’association entre la société secrète “Skull & Bones” et la milieu du renseignement américain de l’OSS à la CIA est très bien établie ; cette connexion figure une litanie de directeurs et d’agents de l’OSS et de la CIA, dont George “poppy (opium)” Bush lui-même, celui-ci (Bush père) ayant été un membre de la société secrète avant d’ètre recruté par l’agence de renseignement. Mais la connexion entre la CIA et le commerce international illicite des stupéfiants ne remonte pas simplement aux pionniers du trafic de l’opium du XIXème siècle.

De la même manière que l’empire britannique fut en partie financé par son contrôle du trafic de l’opium au travers de de sa célèbre “Compagnie des Indes” la British East India Company, la CIA a également été impliquée au fil du temps, au cœur du commerce illicite moderne des stupéfiants.

Dès sa création, la CIA a été imbriquée dans le monde glauque du trafic de la drogue.

A la fin des années 1940, la CIA envoyait des fonds et des armes à la mafia corse en retour de son assistance dans la lutte contre les grèves ouvrières en France qui menaçaient après la guerre d’établie un contrôle du PCF sur le vieux port de Marseille. Le syndicat du crime corse utilisa le soutien de la CIA pour mettre en place la filière bien connue sous le nom de “French Connection”, qui vit l’héroïne d’abord être importée de Turquie en France, puis embarquée pour les USA, alimentant l’épidémie d’héroïne sur le sol américain.

En Birmanie en 1950, la CIA regroupa les restes de l’armée nationaliste chinoise défaite du Kuomintang (KMT), pour commencer une invasion du sud de la Chine afin d’attirer les troupes chinoises hors du front de la guerre de Corée. Facilement battue par les forces de Mao Tse Toung, le KMT se concentra à occuper la Birmanie, imposant un impôt sur l’opium aux paysans des populations des hauts plateaux du Shan riches en cultures d’opium. Des membres de l’armée birmane assurèrent que l’opium du KMT s’envolait de Thaïlande et de Taïwan sur les mêmes avions sans marquage C-47 que la CIA avait utilisé pour fournir le groupe en première instance. (NdT: le deal fut le suivant: les Etats-Unis virent plus d’avantage dans une Chine communiste avec Mao que dans une Chine nationaliste de Chang Kaï Chek, le KMT, soutenu par les USA fut largué en rase campagne au profit de Mao qui vint au pouvoir en Chine avec l’aide de la CIA et de Wall Street, succursale de la City de Londres. En échange, Chang Kaï Chek garda une partie du fric de la drogue et son armée devint le garde-chiourme de la came dans le triangle d’or du sud-est asiatique. Il fut autorisé à conserver Formose aujourd’hui Taïwan, pays littéralement financé dès son origine par le trafic de la drogue avec le soutien et la complicité yankee dans le blanchiment du fric via la lessiveuse de Wall Street et surtout la BCCI ou Bank of Credit and Commerce International, la banque de la CIA qui n’existe plus aujourd’hui, mais les opérations de blanchiment continuent via le cartel banquier anglo-américains, les banques HSBC et Barclay’s étant en tête de pont de ce juteux business…)

Dans les années 1960 et début des années 1970, la CIA recruta le peuple laotien Hmong (Méo) des hauts plateaux pour lutter contre les communistes dans la région. (NdT: pas de contradiction réelle avec ce que nous avons dit au dessus, en effet le Viet Minh fut avant tout un mouvement anti-colonial d’indépendance, Ho Chi Minh ne rejoignit que tardivement une ligne “marxiste”. Du reste pendant la guerre du Vietnam, la Chine communiste n’aida pour ainsi dire pas le Vietnam vu comme un ennemi. Pendant toute la guerre du Vietnam, l’essentiel de l’aide logistique vint de l’URSS, pays lui aussi établi par la City et Wall Street. Le Vietnam refusait de passer d’un contrôle colonial (français) à un autre (américain) et devait être écrasé. L’opération échoua, le tout sur fond de luttre contre le “communisme” pour la convenance…) La CIA encouragea les Hmong à cultiver l’opium au lieu du riz afin de les rendre aussi dépendants des largages aériens de vivres, La CIA utilisait ensuite ce levier alimentaire pour faire pression sur les Hmong. Pour couronner le tout, une raffinerie d’opium enhéroïne fut même intégrée au QG de la CIA dans le nord du Laos. L’entreprise de la CIA “Air America” (NdT: ex-CAT “Civil Air Transport” du général Chennault créateur des “Tigres Volants” en soutien deu KMT contre les Japonais puis contre Mao…) fut utilisée pour transporter vivres et marchandises et faire sortir l’opium et l’héroïne du Laos. Une bonne partie de cette production était vendue au Vienam, créant toute une génération d’accros à l’héro dans l’armée américaine. (NdT: il est évident que dans toute guerre impérialiste, ce à quoi se liivrent les Etats-Unis depuis leur création, l’ancien combattant qui retourne au pays est un ennemi du système dont il faut se débarrasser, addictions aux drogues, maladies dégénératives induites par les injections vaccinales reçues durant leur temps sous les drapeaux, contaminatiion aux divers produits chimiques comme la dioxine de l’agent orange, aujourd’hui à l’uranium appauvri des munitions utilisées dont les résidus jonchent les zones de combat, tout cela contribue à l’élimination progressive de ceux qui sont vus comme des “ennemis de l’intérieur” par le système, la chair à canon qui n’a pas eu la décence de mourir là où les banquiers les ont envoyé crever…)

Dans les années 1980, le point de focalisation de la production d’opium se déplaça du triangle d’or d’où la CIA se désengageait progressivement, vers le croissant d’or, où les USA s’engageaient aux côtés des moudjahidines afghans dans leur lutte financée par la CIA contre les soviétiques. L’opium devint clef pour le financement des mécanismes de l’insurrection, comme Peter Dale Scott l’a expliqué dans un de nos entretiens sur l’Eyeopener, les corrélations entre l’implication de la CIA dans la région et l’augmentation de la production d’opium ne sont absolument pas coïncidentelles.

Aussi, dans les années 1980, les USA soutinrent les Contras dans leur lutte contre les Sandinistes et leur gouvernement au Nicaragua. Officiellement interdite d’armer les Contras par le congrès des Etats-Unis, la CIA s’en remis à un plan de vente d’armes à l’Iran pour utiliser les fonds générés pour illégalement armer et soutenir les Contras au Nicaragua. Des trafiquants de drogue protégés par la CIA furent introduits au Nicaragua, amenant des cargaisons d’armes et de fournitures diverses aux Contras, ils en repartaient les avions pleins de cocaïne colombienne. Une décennie plus tard, un journaliste d’enquête Gary Webb a utilisé les documents officiels du gouvernement américain pour prouver que la CIA avait abrité ces agents trafiquants de drogue et il suivit la trace de cette cocaïne colombienne bon marché jusqu’au début de l’épidémie du “crack” (produit dérivée de la cocaïne hautement toxique et inducteur de dépendance) dans le centre-sud de Los Angeles.

Malgré les exemples amplement documentés et complètement admis de l’implication de la CIA dans le trafic de la drogue dans le passé, l’idée que l’agence de renseignement est toujours liée aux trafiquants internationaux de la drogue est largement balayé par l’establishment et marqué du sceau de “la théorie de la conspiration”.

Depuis quelques années néanmoins, quelques histoires extraordinaires mais mal diffusées dans les médias, d’avions s’écrasant au Mexique, ont servi à refocaliser l’attention sur la complicité de la CIA dans le trafic des stupéfiants.

En 2004, un avion Beech 200 fut appréhendé au Nicaragua avec à son bord 1,1t de cocaïne. L’appareil portait un faux numéro d’empénage d’un appareil de la CIA propriété d’une entreprise de couverture de la CIA.

En 2006, un DC9 fut saisi sur une piste de jungle dans le Yacatan mexicain avec à son bord 5,5t de cocaïne empaquetée dans 126 valises noires identiques. Le propriétaire de l’avion était lié à une entreprise appelée Skyway Communications, dont le PDG, James Kent, avait tenu des positions contractuelles soutenant des projets du renseignement pour le ministère de la défense américain.

En 2007, un Grumman Gulfstream II à réaction s’est écrasé au Mexique transportant 3,3t de cocaïne colombienne liée au cartel de la dtogue mexicain Sinaloa. Il fut plus tard révélé que l’avion avait été auparaant utilisé par la CIA pour transporter des prisonniers de son programme de rendition/kidnaping vers Guantanamo Bay.

En 2008, un Cessna 402c fut saisi en Colombie avec à son bord 850kg de cocaïne à destination des Etats-Unis. L’histoire de l’avion le relie à une entreprise qu’un agent de la CIA a démontré avoir une histoire de collusion avec des opérations secrètes du gouvernement américain.

Maintenant, le problème du trafic de drogue de l’agence de renseignement a de nouveau fait surface de manière spectaculaire dans un endroit assez improbable: un tribunal fédéral de Chicago. (NdT: rappelons ici que cet article est écrit en 2011)

L’affaire tourne autour de la mise en accusation d’un Mexicain pour trafic de drogue: Jesus Vicente Zambada Niebla. Il fait partie du tristement célèbre cartel de la drogue Sinaloa, une organisation qui est montée en puissance dans le Mexique du président Calderone pour devenir un des plus puissants cartels de la drogue de la région et peut-être même du monde.

Son affaire implique l’opération “Fast and Furious”, une branche du projet “Project Gunrunner” du bureau fédéral de l’alcool, tabac et armes à feu (ATF, qui est une agence fédérale américaine), et qui était mise en place ostentatoirement pour arrêter le flot des armes illégales des Etats-Unis au Mexique, mais qui autorisa le trafic de 200 armes à feu sous le nez de l’agence ATF, armes qui arrivèrent dans les mains des gangs de la drogue mexicains.

Zambada Niebla comparait devant le tribunal sur les accusations de servir de coordinateur logistique pour le cartel Sinaloa, aidant à l’importation de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis par voies terrestres, maritimes et aériennes.

Le seul problème est que Niebla affirme maintenant être un agent du gouvernement américain. En réponse à cette affirmation, les procureurs américains essaient d’invoquer la loi sur les procédures impliquant des informations classées confidentielles et secrètes, qui permet de garder des opérations et des informations concernant la “sécurité nationale” hors de toutes procédures publiques. (NdT: n’est-ce pas bien pratique ?… En France on appelerait çà “trafic pour raison d’état”… Quelqu’un devrait mettre son nez dans les affaires, comme par exemple le trafic de drogue de la CIA au Laos, qui ne fut que la reprise d’un réseau déjà établie par le 2ème Bureau français, grand-père de l’actuelle DGSE, connection qui se fit naturellement après l’annulation du monopole d’état sur l’opium institué par Paul Doumer en 1898 et abrogé en 1912...)

D’après un ancien agent fédéral contacté pour commenter sur l’affaire par Bill Conroy de NarcoNews, l’invocation du CIPA veut dire que l’implication de la CIA dans cette affaire “est une conclusion plus que raisonnable” et qu’il y a “des trucs chauds à planquer”…

Plus tôt cette semaine, j’ai eu la chance de pouvoir parler à Bill Conroy à ce sujet et au sujet de la relation possible entre la CIA et les cartels mexicains de la drogue.

Malgré la nature stupéfiante (c’est le cas de le dire..) de l’affaire et la forte probabilité de la complicité de l’agence dans le trafic de drogue vers les Etats-Unis, une fois de plus, les médias de masse ont été presque complètement siencieux sur cet aspect du scandale de l’opération Fast & Furious ; Bill Conroy de NarcoNews étant un des seuls journalistes sur la brèche en ce moment.

Peut-être que cela n’est pas surprenant étant donné l’histoire honteuse et pathétique des médias américains dans leur couverture des connexions entre la CIA et les réseaux de la drogue de par le passé.

Après la publication de l’exposé de Gary Webb sur les connexions de la drogue CIA-Contras dans le San Jose Mercury News en 1996, il fut l’objet de sévères critiques de la part du Washington Post, du New York Times (NdT: tous deux des organes de presse de la CIA) et du L.A Times. Le retour de bâton força éventuellement les éditeurs de Webb au Mercury News de se rétracter sur l’histoire. La propre enquête interne de la CIA menée par l’inspecteur général Frederick Hitz confirma la vaste majorité des dires de Webb et de son reportage, mais celui-ci demeura un journaliste paria et son histoire a été communément discréditée.

En 2004, Gary Webb a été retrouvé mort de deux balles dans la tête. La mort fut déclarée un suicide (sic)…

Au bout du compte, c’est peut-être une simple affaire économique. Il y a des dizaines de milliards de dollars par an générés par le trafic de la drogue et il a été établi de longue date que Wall Street et les principales banquess américaines s’appuient sur l’argent de la drogue comme source de capital liquide..

Fin 2009, Antonio Maria Costa, le chef du bureau de l’ONU contre le crime et les drogues a même déclaré officiellement que c’était le fric du trafic illicite des stupéfians qui mainternait le système financier américain à flot surtout durant la crise de 2008, estimant que quelques 352 milliards de dollars de bénéfices sur la drogue avaient été blanchis par les banques principales

Avec ces sommes faramineuses en jeu, il n’est pas surprenant de voir le nexus média-gouvernement-banque se développer autour du statu quo d’une guerre contre la drogue n’ayant aucune fin en vue, aidée, facilitée par la compagnie des Indes moderne… la CIA. (NdT: qui est, ne l’oublions jamais, le bras armé de Wall Street)

Alors qu’il était candidat à la présidence des Etats-Unis en 1988, Ron Paul a fait remarquer durant sa campagne, que ce ne sera pas avant que les gens n’aient repris leur gouvernement et répudié les lois sur la drogue qui aident à maintenir en place cette fausse guerre contre la drogue et qui gonflent artificiellement les prix de ce fléau ancien, que nous pourrons en fait commencer à vraiment pouvoir gérer le cœur du problème de la drogue et en même temps retirer de dessous les pieds de la CIA les sources clefs de financement de ses opérations illégales.

Fange oligarchique à l’œuvre: La connexion Bank of America, Rothschild, BCCI, CIA, Ben Laden, Pakistan, Arabie Saoudite et les guerres secrètes du monde…

Posted in actualité, CIA et traffic de drogue, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 25 novembre 2013 by Résistance 71

Cet article est à mettre en parallèle d’un article du même auteur que nous avions traduit et publié ici-même en Juin 2011: « Le cartel de la réserve fédérale: Les huit familles » (plus de 20 000 lectures…)

Nous connaissons l’ennemi, il a un nom générique: la finance internationale et son outil de contrôle et de consolidation du pouvoir: l’État. Cette hydre vorace et sans pitié est pilotée par les mêmes noms que l’on retrouve à l’origine de toutes les turpitudes politico-économiques de grande envergure, les Rothschilds, Rockefeller, Warburg, Kuhn-Loeb et leurs sbires patentés des Kissinger, Brzezinski et consorts…

Il ne tient qu’à nous que tout cela s’arrête d’un coup. Ces ordures ne peuvent fonctionner qu’avec notre consentement volontaire (pour certains) ou tacite (pour la vase majorité ignorante)… L’ignorance n’est pas une excuse, surtout quand la vérité est à portée de main.

Alors ??…

— Résistance 71 —

 

La Bank of America des Rothschilds

 

Dean Henderson

 

23 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2013/11/23/rothschilds-bank-of-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Conseil National à la Sécurité (NSC) envoyait des armes aux contras nicaraguéens avant même que le réseau logistique du Colonel Oliver North ne fut opérationnel. L’aide américaine à l’Arabie Saoudite était envoyée aux Contras via Karachi au Pakistan et sa Bank of Credit & Commerce International (BCCI) [1]. Tandis que l’argent pour la Maison des Saoud était détourné vers les Contras au Nicaragua, un des plus gros dépositaires initiaux de la BCCI était le Shah d’Iran, dont les comptes à la BCCI en Suisse regorgeaient de fonds (NdT: La BCCI était la banque officielle des transactions de la CIA à travers le monde…)

Avec les familles dirigeantes des “Deux Piliers” (“Twin Pillars”) de Nixon à bord, la BCCI devenait le grand saladier où les pétrodollars du Golfe Persique étaient mélangés avec des aides généreuses provenant de l’argent de la drogue afin de financer les opérations secrètes dans le monde de la CIA et de ses associés du Mossad israélien et du MI6 britannique.

La BCCI était la banque choisie par les dictateurs les plus tristement célèbres du monde, incluant la famille Somoza, Saddam Hussein, l’homme fort du régime philippin Ferdinand Marcos et Jean Claude “Papa Doc” Duvalier d’Haïti. Le régime sud-africain d’apartheid a utilisé la BCCI, tout comme du reste Manuel Noriega du Panama, qui se rendait régulièrement à la succursale de la BCCI de Panama City pour collecter ses 200 000 US$ / an, son salaire de la CIA. La BCCI était la laverie automatique favorite des cartels de la cocaïne de Medellin en Colombie et aussi celle des grands seigneurs de l’héroïne, les leaders des factions moudjahidines afghanes contrôlés par la CIA. La BCCI a financé les ventes d’armes secrètes du régime Reagan à l’Iran et travailla avec La Banco Ambrosiano de Robert Calvi (NdT: Retrouvé pendu à un réverbère sous un pont de la City de Londres après scandale impliquant la Banque du Vatican en 1982… Probablement assassiné par le MI6). Elle fut le conduit de l’argent sale généré par le financier fugitif du Mossad Marc Rich et blanchît le drôle de pognon émanant de l’entreprise maintenant en faiilite Enron dans son état de réincarnation du Pinnacle Banc Group de Chicago. [2]

Un des client estimés de la BCCI de Karachi fut un certain Oussama Bin Laden

Avec des succursales dans 76 pays, La BCCI trempe dans les traffics d’armes conventionnelles et nucléaires, l’or, les drogues, les armées mercenaires, le renseignement et le contre-espionnage. Ces intérêts sont le plus souvent cachés derrière des paravents légitimes comme par exemple le commerce du café hondurien ou des haricots vietnamiens. La banque a des relations très très étroites avec la CIA, les services pakistanais de l’ISI, le Mossad israélien et les agences de renseignement saoudiennes. Elle fut le ciment qui réunissait ensemble des scandales publics qui en apparence n’étaient pas liés.

Les actionnaires principaux de la BCCI étaient les monarques et les richissimes sheikhs du pétrole émanant de la fabrication reaganienne du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). La banque fut fondée en 1972 au Pakistan par Agha Hasan Abedi, un ami intime du dictateur pakistanais de l’époque, le sinistre Zia ul-Huq. Abedi sollicita à l’origine des dépôts bancaires des expatriés pakistanais qui travaillaient aux Emirats Arabes Unis.

La BCCI prit son envol lorsque la Bank of America acheta pour 2,5 millions de dollars d’actions, la rendant actionnaire à 30%

A cette époque, la Bank of America était la plus grosse banque du monde (NdT: A notre avis pas aussi grande que la Banque du Vatican dont personne ne parle jamais…) et était conrôlée par N.M Rothschild & Sons. [3]

Le “N” est pour Nathan, qui prêta en son temps de l’argent au tyran français Napoléon, la somme de 5 millions de livres dans le même temps où il prêtait aussi à son adversaire de la bataille de Waterloo le Duc de Wellington de l’argent pour équiper son armée. Nathan Rothschild commenta plus tard l’incident: “Ce fut les meilleures affaires que j’ai jamais faites.” Le “M” est pour Mayer, un étudiant de la cabale ésotérique juive qui lança la dynastie banquière Rothschild avec de l’argent détourné et des titres de noblesses achetés pour la famille au tout début du XIXème siècle.

En 1885, la reine Victoria d’Angleterre anoblit sous la  forme du titre de Baron le petit-fils de Nathan, tandis que les frères conduisaient des transactions mondiales pour les gouvernements de France, d’Angleterre, de Prusse, d’Autriche, de Belgique, d’Espagne, d’Italie, du Portugal, des états germaniques et du Brésil. Ils étaient les banquiers des couronnes européennes avec des investissements ayant des ramifications jusqu’en Inde, aux Etats-Unis, à Cuba et en Australie, [4]

En 1996, Amschel Rothschild, alors âgé de 41 ans, gérant de la colossale fortune familiale, mourût dans un mystérieux cas de suicide.

La firme Rothschild Asset Management que gérait Amschel avait perdu 9 millions de dollars dans l’année précédant sa mort. Les pertes se produisirent alors qu’Evelyn de Rothschild scellait un partenariat avec la seconde plus grande banque de Chine. Amschel fut retrouvé mort au pied d’un porte-serviettes se trouvant à 1m50 du sol dans sa chambre d’hôtel parisien. Un journaliste dit alors “Se pendre de la sorte n’a pas dû être facile pour cet homme de plus d’1m85…” [5]

Le directeur exécutif de la Bank of America Roy P.M. Carlson orchestra toute l’affaire avec la BCCI. Carlson rejoignit plus tard Safeer, la firme de consultation de Téhéran, fondée par l’ancien directeur de la CIA et ambassadeur des Etats-Unis en Iran Richard Helms. Carlson devint le président de la National Bank of Georgia (NBG), qui eut des problèmes et qui fut reprise secrètement par la BCCI avec l’aide du milliardaire saoudien Ghaith Pharaon.

La NBG était cliente de la firme Kissinger Associates, qui fut aussi “conseillère” de la Banca Nacionale de Lavoro (BNL) qui aida à l’armement de Saddam Hussein. L’associé de Helms à Safeer, le magnat des affaires iranien Rahim Irvani, contrôlait le Melli Group où Carlson était président. Irvani fonda une entreprise off-shore pour camoufler le rachat secret par la BCCI de la banque de l’ancien ministre de la défense américain Clark Clifford: la First American Bank. Helms fut le cerveau dans cette reprise.

Les investisseurs principaux de la BCCI étaient les sheikhs du pétrole du CCG… 

Le chef de la  famille régnante d’Abu Dhabi, le sheikh Zayed bin sultan al-Nahiyan, était le plus gros actionnaire de la BCCI, contrôlant 77% des actions de la banque. [6]

Feu le sheikh Khalid bin Mahfouz, le milliardaire saoudien qui contrôlait la National Commercial Bank, la plus grosse banque du monde arabe, en possédait 20%. Les monarques al-Khalifa du Bahreïn et les al-Qaboo d’Oman possédaient également de larges parts de la BCCI. La BCCI possédait la National Bank of Oman.

En 1976, la BCCI fondait une succursale aux île Caymans, filiale connue sous le nom d’International Credit & Investment Company (ICIC). Ce fut au travers de cette branche que la BCCI, ainsi que sa succursale de Karachi, gérée par le fils du président Zia ul-Huq, que furent faites les transactions financières les plus fumeuses.

Un schéma retrouvé dans un coffre de la Maison Blanche (White House ) concernant les efforts de renflouement logistique des Contras au Nicaragua accomplis par le colonel Oliver North, indiquait “I.C” sur les Iles Caymans à l’épicentre même du réseau entrepreneurial d’Oliver North. Des dons privés furent acheminés à travers l’ICIC et se retrouvèrent sur les comptes de Lake Resources au Crédit Suisse de Genève contrôlé par Richard Secord. Secord était alors “conseiller” de la Maison des Saoud.

Le quotidien du Washington Post rapporta que “I.C” envoya 21 182 US$ au grand pote de George Bush Senior, William Blakemore III du Texas, de l’entreprise Gulf & Caribbean Foundation. [7]

ICIC fit beaucoup d’affaires avec la Banco de America Central (BAC), ou la Banque de l’Amérique Centrale, un nom très similaire de celui de la Banque of America, maison mère de la BCCI. La BAC a été établie par la Wells Fargo Bank (L’autre moitié des quatre cavaliers de la banque de la côte Ouest, qui travailent souvent en tandem avec la Bank of America) et par l’élite milliardaire de la canne à sucre nicaraguéenne pro-Somoza. [8]

La BAC devient alors la plus grosse machine de blanchiment d’argent pour le cartel de la cocaïne de Medellin

Et des dineros envoyés au super-marché des armes hondurien qui suppléait les contras nicaraguéens.

A chaque fois qu’Agha Hasan Abedi n’avait plus d’argent, il créait plus d’actions de la BCCI qu’il vendait à Sheikh Kamal Adham, patron du directorat saoudien du renseignement, ou à A.R. Khalil, un autre patron du renseignement saoudien et officier de liaison avec la CIA. Adham et Khallil obtenaient l’argent pour acheter les stocks-options en faisant des “prêts” de l’ICIC des îles Caymans, qui n’étaient jamais repayés. Avec Secord qui gérait l’Entreprise depuis Ryad, où il servait de liaison du gouvernement Reagan avec l’Arabie Saoudite, le renseignement saoudien était très occupé à blanchir de l’argent sale au travers de l’ICIC. Des emprunts similaires étaient alors faits au Sheikh Mohamed bin Rachid al-Maktoum, héritier de la famille régnante des Emirats Arabes Unis et à Faisal Saud al-Fulaji, qui en tant que PDG de Kuwait Airways au début des années 1970 avait reçu plus de 300 000 US$ de pots-de-vin de la part de Boeing. Al-Fulaij était aussi lié étroitement avec la Kuweit International Finance Company.

Ces prêts de l’ICIC furent ensuite dirigés au travers de la banque de commerce et de placement

La succursale suisse de la BCCI gérée par un lieutenant de Rothschild: Alfred Hartman, ou vers la National Bank of Oman, propriété de la BCCI. [9] La raison pour laquelle Abedi continuait sans cesse à être à court d’argent était que la succursale de la BCCI à Karachi, gérée par le fils de Zia ul-Huq, finançait les armées moudjahidines de la CIA en Afghanistan.

En 1978, un des plus grands dépositaires de la BCCI, le lieutenant-général pakistanais Fazle Haq, fut promu gouverneur de la province nord-ouest du Pakistan. Haq était le bras droit du président Zia. Dans ses nouvelles fonctions, il prît la direction du financement des moudjahidines par la BCCI. Il prit aussi en charge le traffic d’héroïne pakistanais. La BCCI canalisait des millions de dollars à l’armée pakistanaise et aux officiers du renseignement de l’ISI des comptes de la CIA à sa succursale de karachi. La BCCI était aussi impliquée dans l’effort de la CIA pour que son propre personnel conduise lui-même des cargaisons d’armes dans les bases moudjahidines près de Peshawar dans la province du nord-ouest contrôlée par Haq, juste à la frontière pakistano-afghane. Ces mêmes employés de la BCCI servaient ensuite de porteurs pour l’héroïne sur leur voyage de retour sur Karachi. La banque devint alors si étroitement imbriquée dans les affaires pakistanaises que vous ne pouviez plus faire la différence entre les deux.

En plus des prêts de l’ICIC, la BCCI était renflouée par la Bank of America

Qui y transférait gentiment la modique somme d’un milliard de dollars par jour jusqu’en 1991. La Bank of America agissait comme un gigantesque aspirateur mondial, pompant les dépôts de banques à travers le monde. La plupart de ces dépôts étaient ensuite détournés vers la succursale… La Bank of America y avait aussi sa propre succursale à Karachi. Il y avait au moins 10 lignes de télex entre la Bank of America-Karachi et l’ICIC des Iles Caymans.

Dès 1980, la Bank of America avait vendu ses stocks de la BCCI mais continua de gérer la vaste majorité de ses affaires. En 1984, la BCCI transféra 37,5 milliards de dollars au travers des banques américaines, dont plus de la moitié était gérée par 5 banques cartelisées: Bank of America, Security Pacific (qui fusionna plus tard avec la Bank of America), American Express (dont des membres du comité directeur incluaient Henry Kissinger, Edmund Safra et Sulaiman Olayan), la Bank of New York (qui fut mise à l’amende en 2000 pour avoir blanchi plus de 10 milliards de dollars de la mafia russe) et la First Chicago (qui fut pendant longtemps la banque de la CIA et qui est possédée en partie par la famille régnante du Kuweit des al-Sabah). [10]

 

Footnotes:

▪                [1] The Outlaw Bank: A Wild Ride into the Secret Heart of BCCI. Jonathan Beaty and S.C. Gwynne. Random House. New York. 1993.

▪                [2] “The Enron Black Magic: Part III”. http://www.skolnickreports.com

▪                [3] “A System Out of Control, Not Just One Bank”. George Winslow. In These Times. October 23-29, 1991. p.8

▪                [4] Rule by Secrecy: The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids. Jim Marrs. HarperCollins Publishers. New York. 2000. p.80

▪                [5] Ibid. p.81

▪                [6] “Emirates Looked Other Way While al Qaeda Funds Flowed”. Judy Pasternak and Stephen Braun. Los Angeles Times. 1-20-02

▪                [7] The Mafia, CIA and George Bush: The Untold Story of America’s Greatest Financial Debacle. Pete Brewton. SPI Books. New York. 1992

▪                [8] Out of Control. Leslie Cockburn. Atlantic Monthly Press. New York. 1987. p.155

▪                [9] Beaty and Gwynne

[10] Winslow. p.9