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Résistance à l’empire: L’antre du colonialisme euro-chrétien…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 7 janvier 2016 by Résistance 71

« Pour croire à la pieuvre, il faut l’avoir vue.
Comparées à la pieuvre, les vieilles hydres font sourire.
[…] 
Cette bête s’applique sur sa proie, la recouvre, et la noue de ses longues bandes. En dessous elle est jaunâtre, en dessus elle est terreuse ; rien ne saurait rendre cette inexplicable nuance poussière ; on dirait une bête faite de cendre qui habite l’eau. Elle est arachnide par la forme et caméléon par la coloration. Irritée, elle devient violette. Chose épouvantable, c’est mou.

Ses nœuds garrottent ; son contact paralyse.
Elle a un aspect de scorbut et de gangrène ; c’est de la maladie arrangée en monstruosité. »
~ Victor Hugo ~

Nous avons un énorme respect pour le poulpe, animal fascinant et d’une très grande intelligence, mais cette description d’Hugo est une parfaite métaphore pour décrire l’église catholique et son GQG: le Vatican, pour lequel nous n’avons ni la fascination, ni le respect que nous réservons de bonne grâce au poulpe, car si la description d’Hugo de celui-ci est fantasmagorique, il n’en est malheureusement rien du Vatican.

Antonio Gramsci est moins poétique qu’Hugo, mais sa précision descriptive du monstre tentaculaire « poulpus vaticanus » est convaincante.

~ Résistance 71 ~

 

 

Le Vatican

Antonio Gramsci

“La Correspondance Internationale” du 12 Mars 1924

(Note de R71: l’Italie est alors sous le régime fasciste de Mussolini qui devint premier ministre italien en 1922, Antonio Gramsci fut emprisonné de longues années sous le régime fasciste entre 1926 et 1934 et malade, fut mis en liberté conditionnelle. Il mourut en 1937 à l’âge de 46 ans. Gramsci était le 1er secrétaire du PCI au moment de son arrestation, mais ses idées critiques qui firent de lui sans doute le plus grand penseur “marxiste” justement parce qu’il s’en détachait, lui aurait certainement valu, d’après certains spécialistes, d’être expulsé du PCI s’il avait vécu…)

Une formidable organisation réactionnaire – Son rôle dans la politique italienne – Monsignore Ratti devenu Sa Sainteté Pie XI est une Sainteté fasciste – Bénédictins, jésuites et autres abrutisseurs…

Le Vatican est sans doute la plus vaste et la plus puissante organisation privée qui ait jamais existé au monde. Il a, par certains aspects, le caractère d’un État, il est reconnu comme tel par nombre de gouvernements. Quoique le démembrement de la monarchie austro-hongroise ait considérablement diminué son influence, il n’en demeure pas moins une des forces politiques les plus efficientes de l’histoire moderne. La base d’organisation du Vatican est en Italie. C’est là que résident les organes dirigeants des organisations catholiques dont le réseau complexe s’étend sur une grande partie du globe.

L’appareil ecclésiastique du Vatican se, compose, en Italie, d’environ 200 000 personnes, ce chiffre est imposant, surtout si l’on pense qu’il comprend des milliers et des milliers de personnes, supérieures par leur intelligence, leur culture, leur habileté, consommée dans l’art de l’intrigue et dans la préparation et la conduite méthodique et silencieuse des desseins politiques. Beaucoup de ces hommes incarnent les plus vieilles traditions d’organisation de masses et de propagande que l’histoire connaisse. Le Vatican est, par conséquent, la plus grande force réactionnaire existant en Italie, force d’autant plus redoutable qu’elle est insidieuse et insaisissable. Le fascisme, avant de tenter son coup d’État, dut se mettre d’accord avec lui. On dit que le Vatican, quoique très intéressé à l’avènement du fascisme au pouvoir, a fait payer très convenablement l’appui qu’il allait donner au fascio. Le sauvetage de la Banque de Rome où étaient déposés tous les fonds ecclésiastiques a coûté, à ce qu’on dit, plus d’un milliard de lires au peuple italien.

Comme on parle souvent du Vatican et de son influence sans connaître exactement sa structure et sa force d’organisation réelle, il n’est pas sans intérêt d’en donner quelque idée précise. Le Vatican est un ennemi international du prolétariat révolutionnaire. Il est évident que le prolétariat italien devra résoudre en grande partie par ses propres moyens le problème de la papauté ; mais il est également évident qu’il n’y arrivera pas tout seul, sans le concours efficace du prolétariat international. L’organisation ecclésiastique du Vatican reflète bien son caractère international. Elle constitue la base du pouvoir de la papauté en Italie et dans le monde. En Italie, nous trouvons deux types d’organisation catholique différents : 1° l’organisation de masse, religieuse par excellence, officiellement basée sur la hiérarchie ecclésiastique ; c’est l’« Union populaire des catholiques italiens » ou, comme l’appellent communément les journaux, l’« Action catholique 2 » ; 2° un parti politique, le « Parti populaire italien », qui fut sur le point de soulever un grand conflit avec l’« Action catholique ». Il devenait en effet, de plus en plus, l’organisation du bas clergé et des paysans pauvres, tandis que l’«Action catholique » se trouve entre les mains de l’aristocratie, des grands propriétaires, et des autorités ecclésiastiques supérieures, réactionnaires et sympathiques au fascisme.

Le pape est le chef suprême tant de l’appareil ecclésiastique que de l’« Action catholique ». Cette dernière ne connaît ni congrès nationaux ni autres formes d’organisation démocratique. Elle ignore, du moins officiellement, tendances, fractions et courants d’idées différents. Elle est construite hiérarchiquement de la base au sommet. Par contre, le « Parti populaire » est officiellement indépendant des autorités cléricales, accueille dans ses rangs même des non-catholiques – tout en se donnant entre autres pour programme la défense de la religion -, subit toutes les vicissitudes auxquelles est soumis un parti de masse, a déjà connu plus d’une scission, est le théâtre de luttes de tendances acharnées qui reflètent les conflits de classes des masses rurales italiennes.

Pie XI, le pape actuel, est le 260e successeur de saint Pierre. Avant d’être élu pape, il avait été cardinal à Milan. Au point de vue politique, il appartenait à cette espèce de réactionnaires italiens qu’on connaît sous le nom de « modérés lombards », groupe composé d’aristocrates, de grands propriétaires et de gros industriels qui se placent plus à droite que le Corriere della Sera. Le  pape actuel, quand il s’appelait encore Félicien Ratti et qu’il était cardinal à Milan, manifesta maintes fois ses sympathies pour le fascisme et Mussolini. Les « modérés » milanais intervinrent auprès de Ratti, élu pape, pour assurer son appui au fascisme, au moment du coup d’État.

Au Vatican, le pape est secondé par le Sacré Collège, composé de 60 cardinaux, nommés par le pape et qui à leur tour désignent le pape chaque fois que le trône de saint Pierre devient vacant. De ces 60 cardinaux, 30 au moins sont toujours pris dans le clergé italien, pour assurer l’élection d’un pape de nationalité italienne. Après viennent les Espagnols avec 6 cardinaux, les Français qui en ont 5, etc. L’administration internationale de l’Église est confiée à un collège de patriarches et archevêques qui se partagent les différents rites nationaux reconnus officiellement. La cour pontificale rappelle l’organisation gouvernementale d’un grand État. Environ 200 fonctionnaires ecclésiastiques président les différents départements et sections ou font partie des diverses commissions, etc. La plus importante des sections, c’est, sans doute, le secrétariat d’État qui dirige les affaires politiques et diplomatiques du Vatican. À sa tête se trouve le cardinal Pierre Gasparri qui avait déjà exercé les fonctions de secrétaire d’État auprès de deux prédécesseurs de Pie XI. Le Parti populaire fut constitué sous sa  production. C’est un homme puissant, très doué et, à ce qu’on dit, d’esprit démocratique. La vérité est qu’il a été en butte aux attaques furieuses des journaux fascistes qui ont même exigé sa démission. 26 États ont leurs représentants auprès du Vatican, qui à son tour, est représenté auprès de 37 États.

C’est en Italie et particulièrement à Rome que se trouve la direction centrale de 215 ordres religieux, dont 89 masculins et 126 féminins, dont un grand nombre existent depuis 1 000 et même 1 500 ans et qui possèdent des couvents et forment des congrégations dans tous les pays. Les bénédictins, par exemple, qui se sont spécialisés dans l’éducation, avaient dans leur ordre, en 1920, 7 100 moines, répartis dans 160 couvents, et 11 800 religieuses. L’ordre masculin est administré par un primat et compte les dignitaires suivants : un cardinal, 6 archevêques, 9 évêques et 121 prieurs. Les bénédictins entretiennent 800 églises et 170 écoles. Ce n’est qu’un des 215 ordres catholiques ! La Sainte Société de Jésus (l’ordre jésuite) compte officiellement 17 540 membres dont 8 586 pères, 4 957 étudiants et 3 997 frères laïques. Les jésuites sont très puissants en Italie. Grâce à leurs intrigues, ils réussissent quelquefois à faire sentir leur influence jusque dans les rangs des partis prolétariens. Pendant la guerre, ils cherchèrent, par l’intermédiaire de François Ciccotti, alors correspondant de l’Avanti ! à Rome, aujourd’hui partisan de Nitti, à obtenir de Serrati que l’Avanti  !    cessât sa campagne contre leur ordre qui s’était emparé de toutes les écoles privées de Turin.

À Rome réside encore la Congrégation de la Propagande de la Foi catholique qui, par ses missionnaires, cherche à propager le catholicisme dans tous les pays. Elle a à son service 16 000 hommes et 30 000 femmes missionnaires, 6 000 prêtres indigènes et 29 000 catéchistes, ceci seulement dans les pays non chrétiens. Elle entretient, en outre, 30 000 églises, 147 séminaires, avec 6 000 élèves, 24 000 écoles populaires, 409 hôpitaux, 1 183 dispensaires médicaux, 1 263 orphelinats et 63 imprimeries.

La grande institution mondiale l’« Apostolat de la Prière » est la création des Jésuites. Elle embrasse 26 millions d’adhérents, divisés en des groupes de 15 personnes avec à la tête chacun un « fervent » et une « fervente ». Elle édite une publication centrale périodique qui paraît en 51 éditions diverses et en 39 langues, dont 6 dialectes de l’Inde, un de Madagascar, etc., a 1 million et demi d’abonnés et est tirée à 10 millions d’exemplaires. L’« Apostolat de la Prière » est, sans doute, une des meilleures organisations de propagande religieuse. Ses méthodes seraient très intéressantes à étudier. Elle réussit par des moyens très simples à exercer une énorme influence sur les larges masses de la population rurale, excitant leur fanatisme religieux et leur suggérant la politique qui convient aux intérêts de l’Église. Une de ses publications, certainement la plus répandue, coûtait avant la guerre deux sous par an. C’était une petite feuille illustrée de caractère à la fois religieux et politique. Je me rappelle avoir lu en 1922, dans un numéro de cette feuille, le passage suivant : « Nous recommandons à tous nos lecteurs de prier pour les fabricants de sucre traîtreusement attaqués par les soi-disant antiprotectionnistes, c’est-à-dire les francs-maçons et les mécréants. » C’était l’époque où le parti démocrate en Italie menait une vive campagne contre le protectionnisme douanier, heurtant ainsi les intérêts des sucriers. Les propagandistes du libre-échange étaient, à cette époque, souvent attaqués par les paysans, inspirés par les jésuites de l’« Apostolat de la Prière ».

Empire colonial: Couronne, Pape, City de Londres… Les piliers de l’asservissement du monde

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Un pape désespéré

 

Mohawk Nation News

 

29 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/09/29/desperate-pope/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le cœur de l’empire: le Vatican, la City de Londres et le District de Colombia

 

La COURONNE est le VATICAN, qui est la première entreprise, corporation transnationale de la planète. Toutes les autres corporations obtiennent leur autorité banquière de la couronne/vatican.

En 910 de notre ère, des prêtres quittèrent l’église apostolique et romaine qui était basée à Kiev en Russie. Ils montèrent leur affaire à Rome. La toute première corporation, la COURONNE, avait l’autorité des 13 familles de sang des monarchies occidentales. La Russie n’a pas pris part dans leurs mésaventures coloniales. Ceci divisa l’empire romain. Nous avons dû gérer ces envahisseurs ici sur Ono’ware:geh ou l’Île de la Grande Tortue.

Le pape est venu sur notre terre récemment pour présenter sa nouvelle loi internationale connue sous le nom de “développement durable”. La loi de la terre ici est le Conseil de la Grande Paix, Kaiane’reko:wa, qui ne peut en aucun cas étre effacée et remplacée par des lois de l’amirauté régissant les entreprises et colonies occidentales. Notre loi réfère à tous les êtres vivants au sein de nos communautés.

La COURONNE a envoyé des jésuites pour commettre le génocide de plus de 100 millions d’entre nous sur le continent des Amériques (NdT: depuis 1492). Le pape a admis cet holocauste en demandant pardon. Maintenant il doit répondre de ces crimes envers le peuple. Il a appelé l’ONU, qui a obtenu son nuéro ISO du Vatican, à une réunion en Mai 2014 afin de disctuter l’agenda du développement durable. L’ONU travaillait déjà sur son “Agenda 21”. Le Vatican appelle déjà tout le Canada, terre de la COURONNE. Cet homme ainsi que tous ses partenaires et associés doivent passer sous les baguettes* ici sur l’Île de la Grande Tortue pour ce qu’ils nous ont fait.

Son message est que tout le monde dooit abandonner sa terre, ses ressources et ses possessions de façon à ce que la corporation de la COURONNE puisse soi-disant distribuer “équitablement” au monde. Faisons-nous confiance à ces curetons pédophiles pour gérer tous nos biens et argent ? L’église catholique est supposée être le plus grand propriétaire terrien de la planète, terres qu’elle nous a volé, elle n’a jamais payé quelque impôt que ce soit à quiconque. Une autre vaste escroquerie est ce fond américain des cimetières où l’église reçoit 200 milliards de dollars par an pour s’occuper des âmes de ceux partis. Le catholicisme a remplacé Jésus par le fric.

Ainsi le pape Benoit XVI, pape à vie, a appointé son général en chef, le jésuite Bergoglio pour engager une mission de relation publique mondiale parce que leur congrégation de “croyants” disparaît.

Désespoir ! Pour tirer un profit de cet agenda, le pape a annoncé que dès 2017, tout le monde devrait avoir une puce électronique implantée dans le cerveau ou ailleurs, mesure qui dit-il “est bénie de dieu”. Une fois que les gens sont catégorisés phylogénétiquement, ils auront une puce spécifiquement créé pour eux. Ils assument que les fidèles feront ce qu’on leur dit de faire.

Le pape François semble être en mission commandée de type Rock Star.

= = =

Le pape déclare publiquement son soutien à l’implant RFID ou puçage électronique:

http://nationalreport.net/pope-francis-public-support-rfid-chip-implantation/

 

Note (*): Run the gauntlet en anglais = châtiment des baguettes.

Média et propagande: Un exemple de diffusion propagandiste sur le Vatican…

Posted in actualité, économie, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 18 janvier 2014 by Résistance 71

Attention ! Nous ne disons pas que RT divulgue sciemment de la propagande, nous disons que l’information relayée en cette occasion a été manipulée au préalable pour qu’elle soit régurgitée avec un effet positif sur le Vatican et le dogme. Dans cet article, on nous dit que le pape François 1er (premier pape jésuite ce qui est extrêmement important…), veut « réformer » la Banque du Vatican voire la faire fermer si elle n’est pas réformable… Les chiffres publiés en fin d’article sont ridicules et relève de la pure campagne de relation publique du Vatican. La Banque du Vatican est la banque la plus riche du monde, elle est au cœur même du centre financier mondial: la City de Londres et la famille Rotschild gère les intérêts du Vatican via la City.

Petit retour en arrière: l’ancien pape Benoit XVI démissionna de manière « coïncidentelle » après une visite à Malte aux représentants de l’Ordre des Chevaliers de Malte, qui sont les descendants des Templiers, créateurs de la finance et de la banque cléricale. L’article ci-dessous nous dit que le nouveau président de la Banque du Vatican est un certain Ernst von Freyberg. Il ne faut pas longtemps pour rechercher et trouver que von Freyberg est un financier privé, président de comité directeur d’une entreprise de construction maritime allemande Blohm & Voss (qui construit des navires de guerre pour la défense allemande et l’exportation, et qui fut une des principales entreprises de chantiers navals de l’Allemagne nazie…) et qu’il est lui-même chevalier de l’Ordre de Malte, un templier moderne…

L’ordre des jésuites est grandement impliqué dans la finance et est au cœur du système financier du Vatican à la City de Londres. Tout ceci, à grand renfort de publicité, n’est en fait qu’une reprise en main des finances du Vatican par le système guerrier de l’église romaine. Les « réformes » promettent plus de « transparence » pour la façade de relation publique, tandis que de l’intérieur, des purges s’effectuent pour que le cercle jésuitique, gardien du dogme, reprenne les commandes, notamment les commandes financières. Tout concorde pour dire que le renforcement du dogme est en marche avec un pape qui fut partie prenante d’une junte militaire fasciste en Argentine… Bref, tout va bien !

Notre commentaire est à relier avec cet article que nous avions publié il y a peu sur « Le cœur de l’empire: la City de Londres, le Vatican et le Disctrict of Columbia ». Nous publierons d’autres articles corollaires pour mieux comprendre le dessous des cartes qui se jouent devant nos yeux. Ce qui « donne » le côté propagandiste, intox de l’info, sont les chiffres publiés à la fin de l’article. Si on en croit l’intox vaticane, la banque du vatican serait à la tête de moins de 5 milliards d’Euros en biens… Après avoir pillé le monde pendant plus de 500 ans ??… Est-ce toujours histoire de justifier le denier du culte ?… Trahis par les chiffres, comme le plus souvent !…

— Résistance 71 —

 

Le pape François réforme le comité directeur de la Banque du Vatican

 

RT

 

16 janvier 2014

 

url de l’article:

http://rt.com/news/vatican-bank-cardinals-reshufle-678/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un élan de restauration de la réputation de la Banque du Vatican, le pape François 1er a changé la plupart des cardinaux qui supervisaient l’institution, remplaçant tous sauf un des nominés par son prédécesseur Benoit XVI.

Le pape François a donc nommé quatre cardinaux pour revigorer le corps de supervision de la banque composé de cinq membres, afin de réformer de l’intérieur cette institution très secrète. Les nouveaux membres de ce consortium sont  le secrétaire d’état, le cardinal Pietro Parolin et l’ami proche du pape François, le cardinal Santos Abril y Castello. Les autres membres étant le cardinal Christoph Schoenborn, archevêque de Vienne et le cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto.

Le cardinal demeurant en fonction est le Français Jean-Louis Tauran. Le 16 février 2013, quelques jours après sa démission, le pape Benoit XVI a confirmé les membres du conseil de supervision de la banque pour cinq ans. Parmi eux se tenait l’assistant secrétaire d’état du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, qui a été largement accusé de beaucoup des échecs administratifs du Vatican sous Benoit XVI. La commission des cardinaux a la tâche d’approuver la stratégie générale de l’institution incluant le travail caritatif ainsi que la comptabilité. C’est un lien de facto entre le pape et le comité de surintendance, consistué de cinq personnes non cléricales venant du monde entier. En février dernier, Ernst von Freyberg fut nommé comme le nouveau président de la Banque du Vatican.

Le pape François a pratiquement annulé le décret de Benoit XVI, remplaçant Bertone et d’autres membres du comité en charge de la réforme de la banque, connue autrefois sous le nom de l’Institut des Affaires Religieuses. Au milieu de 2013, le pape François 1er a nommé un ami de confiance, Monseigneur Battista Ricca, au poste de superviseur et a nommé une commission d’enquête indépendante pour examiner les activités de la banque et son statut légal. Son équipe a fait fermer un certain nombre de comptes suspicieux de la banque et a demandé au Promontory Financial Group de faire un audit de l’institution bancaire et de la ramener aux standards internationaux.

Le pape François s’est voué à la réforme de la banque ou à sa fermeture complète après une série de scandales qui ont entachés la réputation du saint siège et de l’institution responsable de sa charité dans le monde. En juillet dernier, e directeur de la banque Paolo Cipriani et le vice-directeur Massimo tulli ont démissionné trois jours après l’arrestation du comptable du Vatican monseigneur Nunzio Scarano accusé d’avoir voulu faire entrer illégalement 20 millions d’Euros en Italie depuis la Suisse. Affublé du sobriquet de “monseigneur 500”, l’homme est actuellement en procès à Rome, devant répondre aux chefs-d’accusation de fraude et de contrebande ; il est aussi sous le coup d’une enquête pour blanchiment d’argent avec les comptes du Vatican.

Dans un scandale datant de 2010, la police italienne avait saisi 23 millions d’Euros sur un compte de la banque. Dans le même temps, les autorités lancèrent une enquête contre le président de la Banque du Vatican d’alors, Gotti Tedeschi et son directeur Paolo Cipriani pour suspicion de blanchiment d’argent d’un compte du Vatican et d’une banque italienne. L’argent fut plus tard dégelé et Gotti Tedeschi lavé de tout soupçon, tandis que Cipriani lui n’a toujours pas été inculpé. En 2012, la banque JP Morgan, un géant financier américain, a fermé ses comptes à la Banque du Vatican tandis que la branche de la Deutsche Bank Italie arrietait son contrat de 15 ans donnant un service de paiement électronique au Vatican. En Octobre 2013, pour la première fois en 125 ans d’histoire, la Banque du Vatican a divulgué publiquement son rapport annuel financier, montrant un total de 4,98 miliards d’Euros en biens et 769 millions en fonds d’équité.