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Analyse géopolitique: L’association des BRICS… alternative ou remplacement de l’hégémonie impérialiste occidentale ?…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 juin 2015 by Résistance 71

Nous avons déjà émis quelques circonspections sur ce blog quant à la véritable nature de l’action de la Chine (voire de la Russie), ainsi nous ne pouvons qu’abonder dans le sens de l’excellent Ulson Gunnar et de son analyse sur la dualité (feinte ?) du monde unipolaire totalitaire occidental et d’un renouveau unipolaire proposé par les BRICS. Quoi qu’il en soit, nous ne pensons en aucune façon qu’une solution au marasme mondial ne puisse venir de nations-états. Leur temps est révolu, place aux peuples et à la confédération des associations libres et autogérées.

— Résistance 71 ~

 

L’Orient doit être une alternative à l’hégémonie de l’occident et non pas la remplacer

 

Ulson Gunnar

 

15 Juin 2015

 

url de l’article:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/06/east-must-provide-alternative-to-not.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De récentes informations ont montré le gain rapide de terrain de la Chine contre un Occident qui a maintenu son hégémonie depuis des siècles sur l’Asie et la zone Pacifique. Au-delà de l’Asie, la Chine a étendu régulièrement son influence en Afrique et au Moyen-Orient. Avec la Russie, l’Iran et d’autres nations de L’Orient, ils construisent ce qui est communément appelé un ordre mondial multipolaire.

Cet orde multipolaire fait contraste avec l’ordre unipolaire que l’occident a essayé d’imposer depuis les décennies de l’après seconde guerre mondiale et n’est que la continuation de l’impérialisme occidental amené par les empires britannique et autres venant d’Europe pendant et après le déclin de l’empire Ottoman.

Mais ce que l’orient est en train de faire est-il vraiment une alternative à la marque de fabrique hégémonique impérialiste de l’Occident ? Ou cela n’est-il que la même chose sous une étiquette différente ? De plus, le comportement de l’occident ralliant d’autres nations à unifier sous un étendard unique et consolidé, pour n’être en fait que mis sous la tutelle de la vision qu’a l’occident de l’ordre international géré par Washington, Wall Street, Londres et Bruxelles ?

Voilà des questions qui doivent être posées et explorées particulièrement par les gens qui gravitent le plus vers l’Orient. Ils comprennent la menace de l’hégémonie occidentale et le véritable marasme qu’elle a et continue d’infliger à l’humanité. De la dévastation de l’Afghanistan et de l’Irak aux guerres qui font rage en Libye, en Syrie et au Yémen, les méthodes occidentales ont pris des régions poudrières instables et en ont fait des enfers actifs.

Tout naturellement, les gens cherchent une force capable de contrer une telle violence inhumaine, les bains de sang et l’exploitation sans honte et la manipulation. Ils voient ce contre-pouvoir dans la Russie, la Chine et leurs sphères d’influence et bien que ces forces ont servi dans le passé de contre-poids aux forces du fascisme ou de l’impérialisme, on doit toujours être prudent de ne pas soutenir une hégémonie pour une autre.

Pour Moscou, Pékin et les autres nations des BRICS, ils doivent comprendre que le soutien et le succès qu’ils ont en ce moment est spécifique parce qu’ils offrent ce que beaucoup croient être une alternative à et non pas le remplacement, à l’hégémonie occidentale. Le monde regarde les BRICS comme une alternative viable parce qu’ils ne mettent pas en place de bases militaires partout dans le monde, ils n’interviennent pas militairement à des milliers de kilomètres de leurs frontières et ils travaillent avec les nations au lieu d’utiliser la force coercitive. Dès qu’ils cesseront de maintenir ces principes, ils cesseront de servir comme alternative viable à l’Occident.

La Chine en particulier a été critiquée depuis longtemps par l’occident pour faire du commerce avec quelque nation que ce soit sans se soucier des violations de droits de l’Homme. L’occident fait ces critiques parce que cela dérange sa capacité à exploiter les droits de l’Homme comme un prétexte pour interférer diplomatiquement, militairement et économiquement avec le pays ciblé. Dans le même temps, l’occident a pratiqué des relations d’affaire de longue durée avec les plus vicieux bafoueurs de droits de l’Homme sur la planète, le régime saoudien parmi eux.

La Chine a réaffirmé répétitivement et parfois même douloureusement, la primauté de la souveraineté nationale sur toutes les relations internationales. Elle doit non seulement continuer de réaffirmer cela sur un plan diplomatique, mais aussi de manière pragmatique au travers de sa politique étrangère. Ceci est non seulement un sujet de son propre intérêt, empêchant des intérêts étrangers de dicter à Pékin ce qu’il devrait faire dans ses propres frontières, mais cela aide pour établir un solide précédent dans l’établissement d’un ordre multipolaire mondial.

Vieilles et nouvelles institutions supranationales

La Russie, la Chine et le reste des pays des BRICS (NdT: Brésil, Inde, Afrique du Sud et quelques pays au statut d’observateurs comme… l’Iran…) créent eux-mêmes une variété d’institutions supranationales et d’alliances militaires pour être compétitives avec celles de l’occident, particulièrement le FMI, la Banque Mondiale, l’OTAN et même l’ONU. Mais, en faisant cela, ils doivent s’assurer de la préservation, et même de l’encouragement pour que la souveraineté nationale soit le principe organisateur principal parmi ces nouvelles institutions. Ceci pas seulement sur le papier, mais plus spécialement en pratique, que cela soit bon pour les BRICS en ce moment ou pas.

Parce que que ces intérêts spéciaux qui sont derrière les BRICS et qui se présentent en apparente opposition à l’occident le comprennent ou pas, la vraie raison pour laquelle le public global leur a donné une opportunité, est justement parce qu’ils sont perçus comme étant différents de l’occident et différents de la méthode occidentale d’utilisation de leur richesse et de leur influence. Que cela serve leurs intérêts immédiatement ou pleinement, ils devront remplir cette attente ou souffrir très rapidement du même retour de bâton dont souffre l’occident actuellement, aussi bien domestiquement qu’à l’étranger.

Le monde change économiquement, technologiquement et culturellement. Ces changements n’ont pas été favorables à la “globalisation” ou même aux institutions supranationales. Rechercher de créer des doublons d’institutions supranationales occidentales existantes, erronées et obsolètes, semble au mieux idiot.

Comprendre cela et équilibrer la concurrence avec les institutions occidentales toujours actives, contre la dynamique de changement du futur proche est essentiel pour la survie et l’éventuel succès des BRICS et du monde multipolaire qu’ils affirment vouloir créer.

Dans un monde où la technologie maintenant donne le pouvoir à un individu de faire ce qu’auparavant plusieurs personnes pouvaient faire avec de grandes ressources, constitue un glissement dans l’équilibre du pouvoir entre les communautés locales, les nations, les alliances mondiales et les accapareurs de pouvoir. Le future des BRICS dépend d’une compréhension collective que le combat de ce changement à venir mènera les BRICS tout droit à la même falaise de laquelle l’occident est actuellement suspendu et à bout de souffle.

Pour les peuples eux-mêmes, ils doivent comprendre qu’ils ont toujours en fait été dans le siège du pilote, même si des mains insidieuses se sont saisies du volant pour la majorité du voyage que nous faisons. Il nous faut réaliser que le peuple et non pas des intérêts spéciaux, a la capacité de diriger, de conduire le monde sur la route que nous désiront toutes et tous suivre et que cela est notre plus grande chance de réussite. Nous ne devons pas soutenir un bloc de manière obsessive par rapport à un autre, nous ne devons pas souscrire presque religieusement à des partis politiques, des personnalités ou des marques de produits, mais nous devrions en fait nous accorder sur un set de principes et ne soutenir que ceux qui se tiennent à ces principes (de bien commun).

En nous attachant à des partis politiques, des personnalités et des marques, nous ne pourrons qu’être encore et toujours déçus. D’un autre côté, les principes sont indestructibles, indomptables et durent pour toujours. Dans le grand jeu de la géopolitique, si nous voulons vraiment briser cette habitude de voir le volant de l’histoire tourné pour nous par des mains insidieuses, nous devons cesser de suivre et de cautionner ces mains qui tournent ce volant pour nous et nous devons suivre les principes qui toujours vont de l’avant.

Lorsque la Russie, la Chine et le reste des pays des BRICS se dressent pour la souveraineté nationale, le non-interventionisme et le non-expansionisme militaire, nous devons les applaudir et les soutenir, pas parce qu’ils sont les BRICS, mais parce qu’ils se tiennent aux principes qu’ils ont énoncés. Lorsqu’ils échouent de le faire, alors nous devons les condamner de la même vive voix que celle que nous utilisons pour condamner l’occident hégémonique.

Les empires se brisent souvent de l’intérieur… L’Allemagne sur le point de rejoindre les BRICS ?…

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D’après un analyste financier l’Allemagne serait en train de rejoindre secrètement les BRICS

La controverse de la surveillance de la NSA est centralisée sur la peur viscérale américaine que la première puissance économique d’Europe largue le dollar

 

Paul Joseph Watson

 

24 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/analyst-germany-secretly-planning-to-join-brics/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’analyste financier Jim Willie affiirme de manière sensationnelle que l’Allemagne serait en train de se préparer à abandonner le système unipolaire soutenu (et protégé) par l’OTAN et les Etats-Unis en faveur de rejoindre les nations de l’assemblée des BRICS et que ceci serait le pourquoi la NSA a été prise la main dans le sac à espionner Angela Merkel et d’autres leaders politiques allemands.

Dans un entretien avec Greg Hunter de USA Watchdog, Willie, un analyste statisticien ayant un doctorat en la matière, a avancé que la véritable raison derrière le récent scandale de la surveillance de la NSA ciblant l’Allemagne est centrée autour de la peur des Etats-Unis devant le fait que la plus grosse puissance économique européenne cherche à échapper à l’inévitable effondrement du dollar.

“Je pense qu’ils cherchent certains détails pour aider la Russie à larguer le dollar. Ils cherchent des détails pour un mouvement secret pour que l’Allemagne puisse sortir du système du dollar et rejoindre les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). C’est exactement ce qu’ils sont en train de faire” a dit Willie.

Plus tôt ce mois ci. Les nations du BRICS ont annoncé la création d’une nouvelle banque au capital de 100 milliards de dollars, comme alternative au FMI et qui sera basée à Shanghaï et présidée par Moscou.

Poutine a lancé le nouveau système financier en disant qu’il était conçu pour “aider à empêcher le harcèlement de pays qui ne sont pas d’accord avec des décisions politiques des Etats-Unis et de leurs alliés”, un signal on ne peut plus clair indiquant que la Russie et les autres nations du BRICS sont en train de construire un système économique et financier qui sera concurrentiel de celui du FMI et de la Banque Mondiale.

Donnant un aperçu de l’attitude générale de l’élite occidentale envers la Russie, des commentaires faits par des gens comme par exemple l’ancien ambassadeur américain en Irak Christopher Hill, suggèrent que Moscou est de plus en plus vu comme un état voyou. En avril dernier, Hill avait dit que la réponse de la Russie à la crise ukrainienne avait trahi le “nouvel ordre mondial” dont elle a été partie prenante ces 25 dernières années.

Donnant un autre signe que les nations du BRICS sont en train de bouger pour créer un modèle multipolaire complètemet concurrentiel de celui de l’occident, les cinq pays sont également en train de construire une nouvelle structure pour l’internet qui va contourner et court-circuiter les Etats-Unis afin de prévenir l’espionnage de la NSA.

Willie fait aussi un lien entre la mouvement de l’Allemagne et l’abattage du vol MH17 de la Malaysia Airline la semaine dernière, évènement qui a été exploité par les Etats-Unis et la GB pour pousser toujours plus de sanctions contre la Russie, malgré le fait que celles-ci n’ont que très peu d’effets et n’apparaissent que toucher et incapaciter les intérêts commerciaux des pays de l’Europe occidentale.

“Voici la grosse, grosse conséquence de tout cela. Les Etats-Unis sont en fait en train de dire à l’Europe qu’elle n’a pas le choix. Rejoignez-nous dans notre guerre contre la Russie, rejoignez-nous dans nos sanctions contre la Russie. Rejoignez-nous dans de constants guerres et conflits, dans l’isolation et la destruction de vos économies, dans le refus de votre approvisionnement en énergie dans l’annulation de vos contrats. Rejoignez-nous dans la guerre et les sanctions parce que vraiment vous devez garder le dollar et son régime fonctionnels. Ils diront, nous sommes fatigués du dollar… Nous poussons l’Allemagne. Ne vous souciez pas de la France, de l’Angleterre, inquiétez-vous de l’Allemagne. L’Allemagne possède 3000 entreprises qui font des affaires très activement maintenant. Elles ne vont pas se joindre aux sanctions… Point final.”

Résistance politico-économique à l’empire… Les BRICS vont créer leur banque pour minimiser l’influence du FMI

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Question pertinente à notre sens: Après l’empire actuel… L’empire BRICS ?

La solution au marasme étatico-économique est… plus d’État et plus de banques ? Vraiment ?… Et si nous, les peuples, prenions les rênes pour changer hein ? Impossible de faire pire de toute façon !!

— Résistance 71 —

 

L’alliance des BRICS ajoutera à la sécurité mondiale

 

La Voix de la Russie

 

15 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://french.ruvr.ru/2014_07_15/Le-BRICS-ajoutera-de-la-justice-a-leconomie-mondiale-3076/

 

Les pays des BRICS ont l’intention d’intensifier les positions communes dans les affaires internationales et d’augmenter ainsi leur portée pour l’économie mondiale, mais ils n’envisagent pas de créer une alliance militaro-politique, a déclaré le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine.

De l’avis du leader russe, l’intérêt commun à long terme des pays des BRICS est le renforcement de la prééminence du droit international et du rôle central de l’ONU dans le système mondial.

Prolongeant cette idée, le président de Russie a indiqué la nécessité de résister aux tentatives de certains États d’imposer à la communauté internationale la politique du remplacement des régimes indésirables. D’après lui, les États qui ne sont pas d’accord avec la politique des États-Unis subissent souvent une pression, et c’est inadmissible.

Les déclarations du président de Russie sur les questions de politique étrangère reflètent l’arrivée d’une nouvelle étape dans les relations de Moscou avec le monde, dit le vétéran de la diplomatie russe, l’ambassadeur de la Fédération de Russie Gleb Ivachentsov. Il trouve que la Russie et l’Occident ont une vision différente de la notion de superpuissance.

« Pour les Russes, une superpuissance est une puissance à qui personne ne peut imposer ses lois. Et les États-Unis, eux, croient qu’une superpuissance peut imposer sa volonté à tous. Dans la compréhension russe, il y a beaucoup de puissances, et le monde doit être multipolaire. La voix indépendante de la Russie fait remonter le moral à tous les autres pays qui ne veulent pas que quelqu’un commande. Dans l’arène économique internationale, il y a un regroupement des forces. Malgré tous ses succès technologiques, l’Occident commence à reculer. D’après les données de Goldman Sachs, vers 2030, la plupart des gens riches habiteront non dans les pays du G8, mais dans les pays des BRICS. Il y a une réorganisation de l’économie mondiale, et les pays des BRICS constituent le groupe le plus prometteur dans l’arène économique. »

Ensemble, les pays du BRICS représentent une force influente et en perspective, ils pourront tout à fait lancer un défi aux pays du G8, assure le vice-directeur de l’Institut de l’Extrême-Orient de l’Académie des Sciences de Russie Andreï Ostrovsky.

« Le G8 possède un puissant levier qui définit à un fort degré la vie sur la planète. J’ai en vue la Banque mondiale, le FMI et la Banque de la reconstruction et du développement. La création de la Banque du développement par les BRICS permettra d’éviter le dictat du G8 et de créer une structure capable de contribuer au développement ultérieur des pays des BRICS. »

À propos, en perspective, il est supposé de créer un secrétariat virtuel des BRICS. En même temps, il n’y a pas de projets de former une alliance militaro-politique. La tentative de transformer les BRICS en une alliance militaro-politique serait un pas en arrière, vers la mentalité de blocs du temps de la guerre froide. Probablement, aux États-Unis ou en Europe, d’aucuns souhaiteraient le retour à cette période avec sa logique d’opposition et de dissuasion. Cependant, les pays des BRICS n’y sont pas intéressés puisque leur regard est tourné vers l’avenir.

Résistance à l’empire: Les BRICS sur le point de créer leur banque pour court-circuiter le FMI…

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Le dernier qui a essayé çà s’appelait Kadhafi… On sait ce qui lui est arrivé à lui et son pays… Dans les petites papiers de l’empire, ce que vont faire les BRICS est un casus belli pour les banksters fascistes transnationaux. Tant que cela reste un projet, cela restera un sujet de chantage réciproque. Le jour où le projet verra le jour…. Ce sera la guerre !

— Résistance 71 —

 

Une banque des BRICS pour défier la domination américaine

 

La Voix de la Russie

 

2 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://french.ruvr.ru/2014_07_02/BRICS-une-banque-pour-defier-la-domination-americaine-1571/

 

Une banque des BRICS capable de financer des projets d’infrastructure majeurs est censée constituer une alternative au FMI, contrôlé par les Etats-Unis et très sélectif en octroyant ses prêts, ce qui suscite de nombreuses interrogations chez les pays des BRICS.

Le monde est las du système créé par les accords de Bretton Woods avec le dollar en tant que monnaie dominante. L’Union européenne a déjà trouvé une issue en créant sa propre monnaie. Aujourd’hui, les pays émergeants œuvrent activement eux aussi dans ce sens. Une banque des BRICS capable de financer des projets d’infrastructure majeurs devra marquer la première étape. Cette banque est censée constituer une alternative au FMI, contrôlé par les Etats-Unis, qui est très sélectif en octroyant ses prêts et suscite de nombreuses interrogations chez les pays des BRICS.

Roman Andreïev, chef du département de gestion des actifs de la société KFS Group, estime que la banque de développement des BRICS offrira une bonne alternative au monde de la finance.

« Les pays des BRICS ont créé la banque pour que celle-ci fasse la même chose que font le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. A savoir, primo, le financement en cas de déficit budgétaire lors des périodes d’instabilité économique des pays qui feront partie de cette banque. Et le financement des projets tant sociaux qu’économiques dont le financement sera refusé par le même FMI, BM ou autre banque. C’est-à-dire qu’il fera la même chose, à savoir assurera la stabilité de développement des pays des BRICS ».

La future banque des BRICS n’exigera pas de réaliser des réformes structurelles, d’augmenter les impôts ou d’exercer une pression politique qui s’expliquerait par la volonté de tel ou tel membre du FMI de s’ingérer dans les affaires d’un autre – voici ce qui différencie cette banque des organisations telle que le FMI. La répartition égale des parts constitue une autre différence qui n’est pas moins importante. Commentaire d’Anna Kokareva, analyste de la compagnie Alpari :

« La banque disposera d’un capital social. Aujourd’hui ce sera 50 milliards de dollars. Les voix seront réparties en parité. Un projet sera soumis à la discussion et au vote. Et s’il est approuvé par la majorité, il sera financé ».

Au départ la banque des BRICS ne pourra certes pas remplacer le FMI. Ce n’est d’ailleurs pas le but recherché. Mais l’apparition d’un instrument tel que la banque de développement offrira aux Etats des opportunités de croissance et dans l’avenir constituera une menace pour la prédominance américaine dans le monde de la finance.