Archive pour banque BRICS

Nouvel ordre mondial: Système bancaire parallèle… en dollar US ?… Dissidence ou consolidation de l’oligarchie?…

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Cette très bonne analyse de Michel Chossudovsky est bien complémentaire de ce que nous disions le 2 avril courant au sujet de la Banque Asiatique d’Infrastructure et d’Investissement… Aussi toutes les banques centrales, qui sont es consortiums de banques privées, ne peuvent RIEN FAIRE sans l’aval de leur QG de la Banque des Règlements Internationaux, qui appartient au top de la haute finance mondiale

Tout cela sent l’enfumage… Un de plus…

— Résistance 71 —

 

Les BRICS et la fiction de la “dédollarisation”

 

Michel Chossudovsky

 

16 avril 2015

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/les-brics-et-la-fiction-de-la-dedollarisation/5442923

 

La presse financière ainsi qu’une partie des médias alternatifs parlent d’un possible affaiblissement du dollar étasunien comme monnaie d’échange internationale résultant de l’initiative des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

L’un des arguments centraux dans ce débat sur les devises mondiales concurrentes repose sur l’initiative du BRICS visant à créer une banque de développement qui, selon les analystes, défie l’hégémonie de Wall Street et les institutions de Bretton Woods établies à Washington.

La Nouvelle Banque de développement des BRICS (NBD) a été mise en place pour opposer deux grands géants dirigés par l’Occident – la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). La NBD jouera un rôle clé comme pool de monnaies pour les projets d’infrastructure au sein d’un groupe de cinq pays détenant d’importantes économies nationales émergentes – Russie, Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud. (RT 9 Octobre 2015, c’est l’auteur qui souligne.)

Plus récemment, le rôle de la nouvelle Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (Asian Infrastructure Investment Bank ou AIIB), proposée par la Chine, a été mis en lumière. Selon les reportages, celle-ci menace de « transférer le contrôle de la finance mondiale de Wall Street et Londres vers les nouvelles banques et le fonds de développement de Pékin et Shanghai ».

Les BRICS ont fait l’objet d’un important battage médiatique.

Alors que la création des BRICS a des implications géopolitiques importantes, et l’AIIB et la NBD avec son fonds de réserves d’urgence (Contingency Reserve Arrangement, CRA), proposée par les BRICS, sont des entités libellées en dollars. À moins d’être combinées à un système mutlidevises de commerce et de crédit, elles ne menacent pas l’hégémonie du dollar. Bien au contraire, elles ont tendance à soutenir et augmenter les prêts libellés en dollar. En outre, elles répliquent plusieurs caractéristiques du cadre de Bretton Woods.

Vers un accord multidevises?

L’important, cependant, d’un point de vue géopolitique, c’est que la Chine et la Russie développent un échange rouble-yuan, négocié entre la Banque centrale de Russie et la Banque populaire de Chine.

La situation des trois autres États membres des BRICS (Brésil, Inde, Afrique du Sud) à l’égard de la mise en œuvre des échanges de devises (le réal, la roupie et le rand) est nettement différente. Ces trois pays très endettés sont dans le carcan des conditionnalités du FMI et de la Banque mondiale. Ils ne prennent pas de décisions sur des questions fondamentales touchant à la politique monétaire et à la réforme macro-économique sans avoir le feu vert des institutions financières internationales basées à Washington.

Les échanges de devises entre les banques centrales des BRICS ont été mis de l’avant par la Russie afin de « [f]aciliter le financement du commerce tout en contournant complètement le dollar. Le nouveau système pourra également remplacer de facto le FMI, car il permettra aux membres de l’alliance de diriger les ressources pour financer les pays les plus faibles ». (Voix de la Russie)

Alors que la Russie a officiellement soulevé la question d’un accord multidevises, la structure de la Banque de développement ne reconnaît pas « officiellement » un tel cadre à l’heure actuelle:

« Avec la Chine et les partenaires des BRICS, nous discutons de la mise en place d’un système d’échanges multilatéraux qui permettront de transférer des ressources à un pays ou un autre si nécessaire. Une partie des réserves de change peut être dirigée vers [le nouveau système]. » (Gouverneur de la Banque centrale de Russie, juin 2014, Prime News Agency)

L’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil ont décidé de ne pas aller de pair avec une entente multidevises, laquelle aurait permis le développement du commerce bilatéral et d’activités d’investissement entre les pays du BRIC, opérant en dehors de l’espace de crédit libellé en dollars. En réalité, ils n’avaient pas le choix de prendre cette décision en raison des strictes conditionnalités de prêts imposées par le FMI.

Lourdement endettés sous le poids de leurs créanciers extérieurs, les trois pays sont de fidèles élèves de la Banque mondiale et du FMI. La banque centrale de ces pays est contrôlée par Wall Street et le FMI. Leur entrée dans une entente bancaire non dollarisée ou « antidollar » incluant de multiples devises, aurait exigé l’approbation préalable du FMI.

Le fonds de réserves d’urgence

On définit le fonds de réserves d’urgence (FRU) comme un « cadre dédié à fournir un soutien financier par le biais d’instruments de liquidité et de précaution, en réaction à la pression à court terme actuelle ou potentielle de la balance des paiements ». (Russia India Report  7 avril, 2015). Dans ce contexte, le FRU ne constitue pas un « filet de sécurité » pour les pays du BRIC, il accepte l’hégémonie du dollar étasunien, laquelle est soutenue par des opérations spéculatives de grande envergure sur les marchés des devises et des matières premières.

Le FRU fonctionne essentiellement comme à un accord de prêt de précaution du FMI (comme par exemple celui du Brésil en novembre 1998) visant à permettre aux pays très endettés de maintenir la parité de leur taux de change avec le dollar étasunien en reconstituant les réserves de leur banque centrale avec l’argent emprunté.

Le FRU exclut l’option stratégique de contrôle des changes par les États membres du groupe BRICS. Dans le cas de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud, cette option est largement forclose en raison de leurs accords avec le FMI.

Le FRU de 100 milliards de dollars libellé en dollars US est un « plateau d’argent » pour « les spéculateurs institutionnels » occidentaux, dont JP Morgan Chase, Deutsche Bank, HSBC, Goldman Sachs et al., impliqués dans des opérations de vente à découvert sur le Forex. Le FRU financera au bout du compte l’attaque spéculative sur le marché des changes.

Le néolibéralisme est fermement ancré

Un accord impliquant les monnaies nationales au lieu du dollar US nécessite une politique monétaire souveraine des banques centrales. À bien des égards, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud sont (du point de vue monétaire) des États étasuniens par procuration, fermement alignés sur les diktats économiques de la triade Fonds monétaire international-Banque mondiale-Organisation mondiale du commerce.

Il convient de rappeler que depuis 1991, la politique macroéconomique de l’Inde est contrôlée des institutions de Bretton Woods, avec un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, le Dr. Manmohan Singh, d’abord comme ministre des Finances, puis comme Premier ministre.

Par ailleurs, alors que l’Inde est un allié de la Chine et la Russie au sein des BRICS, elle fait partie d’un nouvel accord de coopération en matière de défense avec le Pentagone, un accord (officieusement) dirigé contre la Russie et la Chine. L’Inde coopère également avec les États-Unis dans la technologie aérospatiale et constitue également le plus grand marché (après l’Arabie saoudite) pour la vente de systèmes d’armes étasuniens. Toutes ces transactions sont en dollars étasuniens.

En 2010, le Brésil a lui aussi signé un accord de grande envergure en matière de défense avec les États-Unis, sous le gouvernement de Luis Ignacio da Silva, qui, selon l’ancien directeur général du FMI Heinrich Koeller, « est [leur] meilleur président » :

« [Je] suis très enthousiaste [par rapport à l’administration de Lula]; mais il est préférable de dire que je suis très impressionné par le président Lula, en effet, surtout parce que je pense qu’il est crédible. » (Directeur général du FMI Heinrich Koeller, Conférence de presse ,10 avril 2003)

Au Brésil, les institutions de Bretton Woods et de Wall Street ont dominé la réforme macro-économique depuis le début du gouvernement de Luis Ignacio da Silva en 2003. Sous Lula, un dirigeant de Wall Street a été nommé à la tête de la Banque centrale : la Banco do Brasil (Banque du Brésil) était entre les mains d’un ancien dirigeant de Citigroup. Bien qu’il existe des divisions au sein du Parti des Travailleurs (PT), le parti au pouvoir, le néolibéralisme prévaut. Les décisions économiques et sociales au Brésil sont en grande partie dictées par les créanciers extérieurs du pays, dont JPMorgan Chase, Bank of America et Citigroup.

Les réserves de la Banque centrale et la dette extérieure

L’Inde et le Brésil (avec le Mexique) sont parmi les pays en développement les plus endettés au monde. Les réserves en devises sont fragiles. La dette extérieure de l’Inde en 2013 était de l’ordre de plus de 427 milliards de dollars, celle du Brésil était énorme, se chiffrant à 482 milliards de dollars, alors que la dette extérieure de l’Afrique du Sud était de 140 milliards de dollars. (Banque mondiale, encours de la dette extérieure, 2013).

Stock de la dette extérieure (2013)

Brésil 482 milliards de dollars

Inde 27 milliards de dollars

Afrique du Sud 140 milliards de dollars

Les réserves des banques centrales des trois pays sont inférieures à leur dette extérieure (y compris les avoirs en or et en devises, voir tableau ci-dessous).

Réserves de la Banque centrale (2013)

Brésil 359  milliards de dollars

Inde: 298 milliards de dollars

Afrique du Sud $ 50 milliards de dollars

La situation de l’Afrique du Sud est particulièrement précaire avec une dette extérieure près de trois fois la valeur des réserves de sa banque centrale.

Cela signifie que ces trois États membres du groupe BRICS sont sous le poids de leurs créanciers occidentaux. Les réserves de leur Banque centrale sont soutenues par de l’argent emprunté. Les opérations de leur Banque centrale (par exemple celle visant à soutenir les investissements nationaux et les programmes de développement) nécessiteront des emprunts en dollars étasuniens. Leurs banques centrales sont essentiellement des dispositifs de « caisses d’émission » puisque leurs monnaies nationales sont dollarisées.

La Banque de développement du groupe BRICS (NBD)

Le 15 juillet 2014, le groupe des cinq pays ont signé un accord pour créer la Banque de développement BRICS de 100 milliards de dollars US ainsi qu’un « pool de monnaies de réserve » de 100 milliards libellé en dollars étasuniens. Ces engagements ont ensuite été révisés.

Chacun des cinq pays membres « devra allouer une part égale du capital de lancement de 50 milliards de dollars, lequel sera augmenté à 100 milliards de dollars. La Russie a accepté de fournir à la banque 2 milliards de dollars de son budget fédéral au cours des sept prochaines années ». (RT, 9 mars, 2015)

Les engagements au fonds de réserves d’urgence sont les suivants :

Brésil, $ 18 milliards

Russie $ 18milliards

Inde $ 18 milliards

Chine $ 41milliards

Afrique du Sud $ 5 milliards

Total $ 100 milliards

Tel que mentionné précédemment, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud sont des pays très endettés et leur Banque centrale a des réserves substantiellement inférieures au niveau de leur dette extérieure. Leur contribution aux deux entités financières des BRICS ne peut être que financée des deux façons suivantes :

  • en réduisant leurs réserves en dollars US et/ou
  • ▪ en finançant leurs contributions à la Banque de développement et au FRU, en empruntant de l’argent, soit en haussant leur dette extérieure libellée en dollars.

Dans les deux cas, l’hégémonie du dollar prévaut. Autrement dit, les créanciers occidentaux du Brésil, de l’Inde et de l’Afrique du Sud devront « contribuer » directement ou indirectement au financement des leurs contributions en dollars à la banque de développement BRICS (NBD) et au FRU.

Dans le cas de l’Afrique du Sud, dont les réserves de la Banque centrale se chiffrent à 50 milliards de dollars, la contribution à la NBD du groupe BRICS sera inévitablement financée par une augmentation de la dette extérieure du pays (libellée en dollars étasuniens).

En outre, en ce qui concerne l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud, il ne fait aucun doute que leur appartenance à la Banque de développement des BRICS a fait l’objet de négociations à huis clos avec le FMI et qu’ils ont garanti qu’ils ne quitteraient pas le « Consensus de Washington » en adoptant des réformes macro-économiques.

Si ces pays contrôlaient totalement la politique monétaire de leur Banques centrale, les contributions à la Banque de développement (NBD) se feraient dans leur monnaie nationale plutôt qu’en de dollars étasuniens en vertu d’un accord mutlidevises. Inutile de dire que dans un système mutlidevises, le fonds d’urgence (FRU) ne serait pas nécessaire.

La géopolitique derrière l’initiative des BRICS est cruciale. Bien que cette initiative ait accepté dès le début le système du dollar, cela n’exclut pas l’introduction, à un stade ultérieur, d’un accord multidevises, qui remettrait en question l’hégémonie du dollar.

Les empires se brisent souvent de l’intérieur… L’Allemagne sur le point de rejoindre les BRICS ?…

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D’après un analyste financier l’Allemagne serait en train de rejoindre secrètement les BRICS

La controverse de la surveillance de la NSA est centralisée sur la peur viscérale américaine que la première puissance économique d’Europe largue le dollar

 

Paul Joseph Watson

 

24 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/analyst-germany-secretly-planning-to-join-brics/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’analyste financier Jim Willie affiirme de manière sensationnelle que l’Allemagne serait en train de se préparer à abandonner le système unipolaire soutenu (et protégé) par l’OTAN et les Etats-Unis en faveur de rejoindre les nations de l’assemblée des BRICS et que ceci serait le pourquoi la NSA a été prise la main dans le sac à espionner Angela Merkel et d’autres leaders politiques allemands.

Dans un entretien avec Greg Hunter de USA Watchdog, Willie, un analyste statisticien ayant un doctorat en la matière, a avancé que la véritable raison derrière le récent scandale de la surveillance de la NSA ciblant l’Allemagne est centrée autour de la peur des Etats-Unis devant le fait que la plus grosse puissance économique européenne cherche à échapper à l’inévitable effondrement du dollar.

“Je pense qu’ils cherchent certains détails pour aider la Russie à larguer le dollar. Ils cherchent des détails pour un mouvement secret pour que l’Allemagne puisse sortir du système du dollar et rejoindre les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). C’est exactement ce qu’ils sont en train de faire” a dit Willie.

Plus tôt ce mois ci. Les nations du BRICS ont annoncé la création d’une nouvelle banque au capital de 100 milliards de dollars, comme alternative au FMI et qui sera basée à Shanghaï et présidée par Moscou.

Poutine a lancé le nouveau système financier en disant qu’il était conçu pour “aider à empêcher le harcèlement de pays qui ne sont pas d’accord avec des décisions politiques des Etats-Unis et de leurs alliés”, un signal on ne peut plus clair indiquant que la Russie et les autres nations du BRICS sont en train de construire un système économique et financier qui sera concurrentiel de celui du FMI et de la Banque Mondiale.

Donnant un aperçu de l’attitude générale de l’élite occidentale envers la Russie, des commentaires faits par des gens comme par exemple l’ancien ambassadeur américain en Irak Christopher Hill, suggèrent que Moscou est de plus en plus vu comme un état voyou. En avril dernier, Hill avait dit que la réponse de la Russie à la crise ukrainienne avait trahi le “nouvel ordre mondial” dont elle a été partie prenante ces 25 dernières années.

Donnant un autre signe que les nations du BRICS sont en train de bouger pour créer un modèle multipolaire complètemet concurrentiel de celui de l’occident, les cinq pays sont également en train de construire une nouvelle structure pour l’internet qui va contourner et court-circuiter les Etats-Unis afin de prévenir l’espionnage de la NSA.

Willie fait aussi un lien entre la mouvement de l’Allemagne et l’abattage du vol MH17 de la Malaysia Airline la semaine dernière, évènement qui a été exploité par les Etats-Unis et la GB pour pousser toujours plus de sanctions contre la Russie, malgré le fait que celles-ci n’ont que très peu d’effets et n’apparaissent que toucher et incapaciter les intérêts commerciaux des pays de l’Europe occidentale.

“Voici la grosse, grosse conséquence de tout cela. Les Etats-Unis sont en fait en train de dire à l’Europe qu’elle n’a pas le choix. Rejoignez-nous dans notre guerre contre la Russie, rejoignez-nous dans nos sanctions contre la Russie. Rejoignez-nous dans de constants guerres et conflits, dans l’isolation et la destruction de vos économies, dans le refus de votre approvisionnement en énergie dans l’annulation de vos contrats. Rejoignez-nous dans la guerre et les sanctions parce que vraiment vous devez garder le dollar et son régime fonctionnels. Ils diront, nous sommes fatigués du dollar… Nous poussons l’Allemagne. Ne vous souciez pas de la France, de l’Angleterre, inquiétez-vous de l’Allemagne. L’Allemagne possède 3000 entreprises qui font des affaires très activement maintenant. Elles ne vont pas se joindre aux sanctions… Point final.”

Résistance politico-économique à l’empire… Les BRICS vont créer leur banque pour minimiser l’influence du FMI

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Question pertinente à notre sens: Après l’empire actuel… L’empire BRICS ?

La solution au marasme étatico-économique est… plus d’État et plus de banques ? Vraiment ?… Et si nous, les peuples, prenions les rênes pour changer hein ? Impossible de faire pire de toute façon !!

— Résistance 71 —

 

L’alliance des BRICS ajoutera à la sécurité mondiale

 

La Voix de la Russie

 

15 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://french.ruvr.ru/2014_07_15/Le-BRICS-ajoutera-de-la-justice-a-leconomie-mondiale-3076/

 

Les pays des BRICS ont l’intention d’intensifier les positions communes dans les affaires internationales et d’augmenter ainsi leur portée pour l’économie mondiale, mais ils n’envisagent pas de créer une alliance militaro-politique, a déclaré le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine.

De l’avis du leader russe, l’intérêt commun à long terme des pays des BRICS est le renforcement de la prééminence du droit international et du rôle central de l’ONU dans le système mondial.

Prolongeant cette idée, le président de Russie a indiqué la nécessité de résister aux tentatives de certains États d’imposer à la communauté internationale la politique du remplacement des régimes indésirables. D’après lui, les États qui ne sont pas d’accord avec la politique des États-Unis subissent souvent une pression, et c’est inadmissible.

Les déclarations du président de Russie sur les questions de politique étrangère reflètent l’arrivée d’une nouvelle étape dans les relations de Moscou avec le monde, dit le vétéran de la diplomatie russe, l’ambassadeur de la Fédération de Russie Gleb Ivachentsov. Il trouve que la Russie et l’Occident ont une vision différente de la notion de superpuissance.

« Pour les Russes, une superpuissance est une puissance à qui personne ne peut imposer ses lois. Et les États-Unis, eux, croient qu’une superpuissance peut imposer sa volonté à tous. Dans la compréhension russe, il y a beaucoup de puissances, et le monde doit être multipolaire. La voix indépendante de la Russie fait remonter le moral à tous les autres pays qui ne veulent pas que quelqu’un commande. Dans l’arène économique internationale, il y a un regroupement des forces. Malgré tous ses succès technologiques, l’Occident commence à reculer. D’après les données de Goldman Sachs, vers 2030, la plupart des gens riches habiteront non dans les pays du G8, mais dans les pays des BRICS. Il y a une réorganisation de l’économie mondiale, et les pays des BRICS constituent le groupe le plus prometteur dans l’arène économique. »

Ensemble, les pays du BRICS représentent une force influente et en perspective, ils pourront tout à fait lancer un défi aux pays du G8, assure le vice-directeur de l’Institut de l’Extrême-Orient de l’Académie des Sciences de Russie Andreï Ostrovsky.

« Le G8 possède un puissant levier qui définit à un fort degré la vie sur la planète. J’ai en vue la Banque mondiale, le FMI et la Banque de la reconstruction et du développement. La création de la Banque du développement par les BRICS permettra d’éviter le dictat du G8 et de créer une structure capable de contribuer au développement ultérieur des pays des BRICS. »

À propos, en perspective, il est supposé de créer un secrétariat virtuel des BRICS. En même temps, il n’y a pas de projets de former une alliance militaro-politique. La tentative de transformer les BRICS en une alliance militaro-politique serait un pas en arrière, vers la mentalité de blocs du temps de la guerre froide. Probablement, aux États-Unis ou en Europe, d’aucuns souhaiteraient le retour à cette période avec sa logique d’opposition et de dissuasion. Cependant, les pays des BRICS n’y sont pas intéressés puisque leur regard est tourné vers l’avenir.

Résistance à l’empire: Les BRICS sur le point de créer leur banque pour court-circuiter le FMI…

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Le dernier qui a essayé çà s’appelait Kadhafi… On sait ce qui lui est arrivé à lui et son pays… Dans les petites papiers de l’empire, ce que vont faire les BRICS est un casus belli pour les banksters fascistes transnationaux. Tant que cela reste un projet, cela restera un sujet de chantage réciproque. Le jour où le projet verra le jour…. Ce sera la guerre !

— Résistance 71 —

 

Une banque des BRICS pour défier la domination américaine

 

La Voix de la Russie

 

2 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://french.ruvr.ru/2014_07_02/BRICS-une-banque-pour-defier-la-domination-americaine-1571/

 

Une banque des BRICS capable de financer des projets d’infrastructure majeurs est censée constituer une alternative au FMI, contrôlé par les Etats-Unis et très sélectif en octroyant ses prêts, ce qui suscite de nombreuses interrogations chez les pays des BRICS.

Le monde est las du système créé par les accords de Bretton Woods avec le dollar en tant que monnaie dominante. L’Union européenne a déjà trouvé une issue en créant sa propre monnaie. Aujourd’hui, les pays émergeants œuvrent activement eux aussi dans ce sens. Une banque des BRICS capable de financer des projets d’infrastructure majeurs devra marquer la première étape. Cette banque est censée constituer une alternative au FMI, contrôlé par les Etats-Unis, qui est très sélectif en octroyant ses prêts et suscite de nombreuses interrogations chez les pays des BRICS.

Roman Andreïev, chef du département de gestion des actifs de la société KFS Group, estime que la banque de développement des BRICS offrira une bonne alternative au monde de la finance.

« Les pays des BRICS ont créé la banque pour que celle-ci fasse la même chose que font le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. A savoir, primo, le financement en cas de déficit budgétaire lors des périodes d’instabilité économique des pays qui feront partie de cette banque. Et le financement des projets tant sociaux qu’économiques dont le financement sera refusé par le même FMI, BM ou autre banque. C’est-à-dire qu’il fera la même chose, à savoir assurera la stabilité de développement des pays des BRICS ».

La future banque des BRICS n’exigera pas de réaliser des réformes structurelles, d’augmenter les impôts ou d’exercer une pression politique qui s’expliquerait par la volonté de tel ou tel membre du FMI de s’ingérer dans les affaires d’un autre – voici ce qui différencie cette banque des organisations telle que le FMI. La répartition égale des parts constitue une autre différence qui n’est pas moins importante. Commentaire d’Anna Kokareva, analyste de la compagnie Alpari :

« La banque disposera d’un capital social. Aujourd’hui ce sera 50 milliards de dollars. Les voix seront réparties en parité. Un projet sera soumis à la discussion et au vote. Et s’il est approuvé par la majorité, il sera financé ».

Au départ la banque des BRICS ne pourra certes pas remplacer le FMI. Ce n’est d’ailleurs pas le but recherché. Mais l’apparition d’un instrument tel que la banque de développement offrira aux Etats des opportunités de croissance et dans l’avenir constituera une menace pour la prédominance américaine dans le monde de la finance.