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Au cœur du mensonge historique (suite)… Où sont passées les pyramides dans les contes bibliques ?… (Dr Ashraf Ezzat)

Posted in actualité, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 octobre 2016 by Résistance 71

Lire notre dossier sur la mythologie biblique

 

Pourquoi ne trouve t’on aucune mention des pyramides d’Egypte dans la bible ?

Et si toute l’histoire de l’exode d’Egypte n’était qu’une fadaise et si nous pouvions le prouver ?

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

24 juillet 2016

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2016/07/24/why-are-the-pyramids-not-mentioned-in-the-bible/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je ne me rappelles pas une époque où je n’ai pas été mal à l’aise au sujet de l’histoire de l’exode des israélites d’Egypte. En fait, mal à l’aise est une sous-estimation, car j’ai toujours été vraiment irrité par cette fameuse histoire de Moïse et le pharaon d’Egypte. Quelque part, ce conte israélite ne semblait pas coller avec l’histoire ancienne de l’Egypte, ni avec ma façon de voir la chose. A l’encontre de bien des gens, je n’ai jamais pu accepter cette incroyable conte comme vérité.

A chaque fois qu’on prononce le mot “exode”, tout le monde, inconsciemment et instantannément reconnaît l’histoire des Israélites fuyant la poigne du Pharaon sanguinaire, emmenés par Moïse hors d’Egypte. Grâce à l’église, la synagogue, la mosquée et bien sûr les films d’Hollywood, l’histoire de l’exode (biblique) s’est profondément ancré dans l’inconscient collectif des masses, si profondément que l’histoire de Moïse et du Pharaon est devenue presque une vérité innamovible que tout le monde croit s’être déroulée dans l’ancienne Egypte.

Mais en fait, rien dans cette histoire et son contexte n’indique que ceci s’est produit en Egypte, mis à part peut-être la fausse association entre le mot “pharaon” et “roi” d’Egypte.

De la même manière, il n’y a rien dans les archives de l’ancienne Egypte ou dans ses traditions orales qui ne fasse ne serait-ce qu’allusion à ce conte de Moïse se produisant en Egypte. Plus choquant même est le fait que les archives de l’Egypte antique ne réfèrent JAMAIS aux rois d’Egypte comme étant des “pharaons”. Et oui, pharaon n’a jamais été le titre porté par un roi d’Egypte. Associer le mot pharaon à l’Egypte antique n’est qu’un mythe propagé par des siècles de mensonge amené par une interprétation erronée de l’histoire biblique.

La seule et unique raison pour laquelle nous savons que l’histoire de l’exode des Israélites s’est produite en Egypte est parce que la bible le dit. Nous continuons à croire que ceci est le cas parce que les égyptologues acceptèrent le narratif biblique et désignèrent inconsidérément les rois d’Egypte comme “pharaons”. Mais si nous examinons ce que le texte hébraïque de la bible ancienne (que nous avons en ce moment même entre nos mains…) a utilisé en référence, nous ne trouvons alors bizarrement pas l’Egypte mentionnée dans ce texte comme le site, la terre de l’histoire de l’exode. Toute cette sombre affaire, cette tromperie s’est produite durant la traduction des histoires bibliques écrites en hébreu et en araméen vers le grec au IIIème siècle AEC. C’est à ce moment que l’Egypte fut placée de force dans la bible hébraïque comme le théâtre des histoires israélites. Ironiquement, cet acte de duplicité fut perpétré sur le sol égyptien, plus spécifiquement dans sa légendaire grande bibliothèque d’Alexandrie.

Et si la bible telle que nous la connaissons avait été falsifiée ?

  • Et si la toute première traduction occidentale des soi-disantes histoires des israélites, ce que nous connaissons comme étant la bible des septantes ou bible septante, était en fait une traduction déformée ?
  • Et si toutes les histoires des Israélites que nous croyons tous s’être passées en Egypte, simplement ne se déroulèrent pas là ?
  • Et si l’Egypte fut frauduleusement introduite dans la bible comme le théâtre de l’action des histoires des Israélites ?
  • Et si la patrie du judaïsme et des anciens Israélites n’était pas la Palestine ?
  • Et si l’Egypte antique n’avait jamais connu aucun soi-disant pharaon ?
  • Et si Abraham, Joseph et Moïse n’avaient en fait jamais mis un pied en Egypte, ni même rêver de le faire ?

Et si toute l’histoire de l’Exode d’Egypte était fausse et que nous pouvions le prouver ?

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les pyramides égyptiennes et les grands temples ne sont pas mentionnés dans la bible ? Savez-vous que l’Egypte est mentionnée dans la bible environ 600 fois ? Ce chiffre est phénoménal et laisse perplexe en même temps, car personne ne peut revisiter l’Egypte tant de fois et ne jamais se référer une seule fois à ses icônes passées: Les Pyramides.

D’un autre côté avez-vous une idée du nombre de fois où Israël et les Israélites furent mentionnés dans les archives (NdT: très complètes et méticuleuses) égyptiennes antiques?
Préparez-vous à une surprise: seulement une fois ! Ne sautez pas à une conclusion hâtive, ceci n’est pas notre preuve que l’Egypte ne fut pas la terre de l’Exode, ceci n’est qu’un prélude à notre recherche (comme détaillée dans notre livre “Egypt knew no Pharaos nor Israelites”).

On nous a gavé de l’idée que les Israélites furent maintenus captifs, en esclavage pendant près de 400 ans (certains disent 260 ans) en Egypte et pourtant toutes leurs histoires n’ont aucune trace de l’influence égyptienne. De plus et à notre grand étonnement, l’esclavage ne fut pas une pratique commune et courante dans l’Egypte antique dans un premier temps. A l’encontre de la culture répandue de l’esclavage dans les histoires israélites, l’Egypte antique n’a jamais eu de marché public pour commercer les esclaves.

Tout au sujet de la culture antique égyptienne, son art, son architecture, ses monuments, son peuple, sa théologie, sa mythologie et son panthéon des dieux, est de manière unique fort et culturellement marquant et ce même encore de nos jours. Après un tel long séjour dans le pays de la vallée du Nil, on pourrait s’attendre à trouver quelques traces d’influence culturelle égyptienne dans l’histoire et le narratif israélite, mais ce ne fut pas le cas. Bien que les Israélites ne passèrent qu’environ 70 ans durant la “captivité babylonienne”, et bien cette période fut documentée à la fois par les Israélites et les Babyloniens et des références à cette période se trouvent toujours dans les archives perses.

D’un autre côté, la bible hébraïque clâme que les Israélites séjournèrnet 400 ans en Egypte et nous ne trouvons aucune documentation en dehors de la bible, ni aucune mention du séjour des Israélites en Egypte, ni même de leur exode dans les archives égyptiennes ou même non-égyptiennes.

Il n’y a même pas eu une mention des pyramides, une des merveilles du monde ancient, dans les histoires israélites. Vous ne pouvez pas demeurer si longtemps en Egypte sans remarquer les pyramides. La très vaste majorité des historiens et des leaders militaires qui vinrent en Egypte depuis l’antiquité comme Alexandre le Grand, Strabo, Diodorus Siculus et bien sûr Hérodote, tous mentionnèrent et documentèrent leurs souvenirs et commentaires au sujet de ce site si célèbre.

“Le huitième roi, Chemmis de Memphis, régna pendant 50 ans et construisit la plus grande des trois pyramides, qui sont parmi les sept merveilles du monde”, Diodorus Siculus (90-30 AEC), Librairie de l’histoire

Mais quand on en vient aux Israélites, leur bible hébraïque est complètement silencieuse non seulement au sujet des pyramides mais aussi de toute caractéristique de l’ancienne culture ou architecture égyptienne ancienne.

70 ans de captivité à Babylone ont laissé leur marque sur la culture hébreue, le talmud et la bible hébraïque. Des thèmes de la mythologie summérienne et babylonienne comme ceux du déluge, d’Adam et Eve et de l’arbre de la connaissance peuvent être reconnus dans la bible hébraïque. Bien des parallèles pourraient être tracés entre la légende de la naissance du roi Sargon d’Akkad et celle de Moïse.

Le séjour de 400 ans en Egypte aurait dû laisser une empreinte sur les Israélites et leur culture, mais on ne la trouve nulle part pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont jamais mis les pieds en Egypte. Et non, l’argument disant que les Israélites résistèrent à être affectés par des croyances païennes et une telle culture ne peut pas être considéré comme valide, car toutes sortes d’influences summériennes, assyriennes et babyloniennes (toutes païennes) et références culturelles en cela connectées furent bourrées dans leur torah.

La comparaison pas si fréquente entre le monothéisme du roi Akhenaten et celui des Israélites n’est pas non plus valide par essence car le culte juif est tribal, militariste et manque (en fait par interdit) de toutes manifestations artistiques véritables, tandis que celui d’Akhenaten était universel par nature (bâti sur la croyance ancienne égyptienne d’un dieu suprême), qui fut célébré et marqué par des travaux artistiques et architecturaux révolutionnaires. De plus, le dieu Aten d’Akhenaten était une déité inclusive qui embrassait tous ses enfants et non pas une seule tribu bien spécifique dans le désert.

Peu importe la profondeur à laquelle vous creusez dans les histoires israélites, vous ne trouverez aucune influence égyptienne, pas un gramme d’impact culturel, à part peut-être la seule mention du mot “pharaon”. Devinez la nouvelle: l’Egypte n’a pas non plus connu de “pharaons”. Ré-examinez vos propres croyances pour réaliser comment elles en sont venues à vous définir. De fait, vous êtes limité, si pas pré-conditionné, par nos vieilles croyances et histoires. Comme elles ont jadis marqué notre histoire ces mêmes vielles histoires continuent de façonner notre présent. Seule une observation critique de quelques unes de nos vieilles croyances décidera si elles garderont leur autorité (injustifiée) sur nous dans le futur.

Si vous recherchez la vérité et désirez mettre à jour la vérité qui a été bloquée pendant plus de deux mille ans, alors vous pourriez être intéressé de lire le livre du Dr Ashraf Ezzat: “Egypt Knew no Pharaohs nor Israelites” (sur plateforme Kindle en anglais)

On nous a donné des mensonges à têter depuis bien trop longtemps. Il est grand temps d’être sevré.

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Au cœur du mensonge historique… L’origine hébraïque du takfirisme

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 13 octobre 2016 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv,
 dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999~

 

Les racines juives de la culture takfirie

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

Avril 2016

 

url de l’article:

http://www.therebel.is/news/ashrafezzat/859837-the-jewish-roots-of-takfiri-culture

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Çà a commencé aprés l’onde de choc chaotique et non anticipée des manifestations au Moyen-Orient, connues sous le nom de “printemps arabe”. Même ceux qui l’ont vu venir n’ont jamais pensé qu’il mènerait à la guerre et à la destruction à une telle horrifique échelle. C’est époustoufflant: où donc se sont cachés tout ce temps ces hordes de guerriers musulmans fanatiques ? Ils ne sont pas sortis de nulle part. D’où proviennent tous ces terroristes “takfiristes” et quels sont les racines historiques et culturelles qui ont aidé à façonner ce dogme morbide et son intolérance ? Est-ce que cette culture d’anathémiser quiconque souscrit à une foi différente est un phénomène nouveau ou pourrions-nous retracer historiquement le chemin de ses racines culturelles et géographiques ?

Également non anticipé fut également le commencement de la plus grande série migratoire dans le sillage des guerres en Irak, en Libye et en Syrie. De grosses vagues d’immigrants se sont mises en route pour un dangereux voyage vers l’Europe. Pourquoi spécifiquement l’Europe ? Parce qu’il n’y avait pas d’autre endroit sécure au Moyen-orient tandis que l’Europe est économiquement stable et réside pratiquement la porte d’à côté. Et puis soyons honnêtes, ne sont-ce pas l’Europe et l’OTAN (en coalition avec les Etats-Unis) qui on commencé l’onde de choc des déstabilisations et des guerres au Moyen-Orient. Après avoir rasé l’Irak et la Libye, il ne se passa pas longtemps avant que la Syrie ne s’embrase.

Les politiciens européens ont pensé qu’ils pourraient échapper aaux conséquences de leur destruction au Moyen-Orient, mais la crise actuelle de l’immigration leur a non seulement prouvé avoir tort, mais aussi qu’ils avaient la vision très courte. Quand on regarde l’histoire, ce n’est pas si fréquent, mais lorsque qu’a lieu une transhumance migratoire importante, cela cause très souvent des changements historiques sérieux. L’histoire montre non seulement des changements démographiques mais aussi de sérieux changements culturels et religieux.

Comment croyez-vous qu’une enclave juive ait pu s’établir dans une Palestine (de prédominance païenne) quelques siècles avant que le conte du Christ ne se passe et devienne central ?

La migration de milliers de jiuifs arabes de l’ancien Yémen et de l’Arabie du sud vers la terre de Palestine et la Syrie est un exemple flagrant et évident de l’histoire ancienne de la région. Ce fut une migration graduelle qui commenca vers le 4ème siècle Av.JC. Revisiter l’histoire ancienne qui mena à cette migration va nous aider à déconstruire le mythe de voir la Palestine comme la patrie des premiers israélites.

Comme les musulmans syriens d’aujourd’hui fuient la guerre et l’insécurité, les juifs d’Arabie et les païens de l’ancienne Arabie du sud migrèrent de leur terre native : le Yémen.

Oui, c’est juste, l’ancien Yémen est la patrie originelle du judaïsme et des Israélites.

A quoi sert l’histoire si elle ne nous apprend rien ? et par l’histoire, je ne parle pas des livres déformateurs de celle-ci que vous avez utilisés comme base d’étude à l’école, ni non plus les films hollywoodiens que vous regardiez adolescents, qui ne sont que de la propagande. En fait, la totalité du narratif académique occidental au sujet de l’histoire de l’ancien proche-orient (incluant la soi-disante “histoire biblique”) est tellement éronnée qu’on a besoin d’un changement de paragigme en ce qui concerne sa location géographique même.

L’histoire de l’ancienne Arabie et du Yémen a longtemps été négligée (et quelque part sous-estimée) par le monde universitaire et académique occidental.

Mais, à la fin du XIXeme siècle et durant les premières décenneies du XXème, commencèrent quelques ferventes excavations archéologiques au Yémen. Ces expéditions archéologiques augmentèrent leur cadence de travail au Yémen alors que le mouvement sioniste devenait de plus en plus proche de réaliser son rêve politique: d’obtenir une patrie pour les juifs européens. Ce n’est pas que le Yémen fut l’endroit objet des convoitises des sionistes quant à leur patrie, mais parce que les autorités rabbiniques savaient qu’ils avaient besoin de preuves historiques pour justifier de leur prise illégale et de leur usurpation de la Palestine. Les plus anciens du mouvement sioniste savaient pertinemment que seul le Yémen pouvait faire sortir quelques véritables trouvailles archéologiques juives datant des remps anciens. Les juifs yéménites migrèrent vers Israël en 1949-50 dans ce qui fut appelée du nom de code “l’opération tapis volant”.

Ils avaient creusé au Yémen et c’est au Yémen qu’ils découvrirent des artéfacts juifs très importants. Toutes ces trouvailles archéologiques juives furent alors secrètement transportées du Yémen vers Israël, alors même que 50 000 juifs yéménites étaient secrètement transportés à Tel Aviv en 1949.

Fadel El Rubaie, l’anthropologue de renom irakien parle de l’île yéménite de Kamran comme étant l’endroit original de la découverte de ce qui fut appelé “les parchemins de la mer morte”. De plus, émanant de son travail de terrain au Yémen, El Rubaie a fréquemment insisté sur le fait que beaucoup de site anciens juifs, comme celui de Or Salem (la Jérusalem yéménite) et la montagne Sion furent pillés dans la première moitié du XXème siècle.

Dans une opération du Mossad appelée “opération tapis volant”, des milliers de juifs yéménites furent transportés par voie aérienne en Israël au moyen de quelques 380 vols secrets qui furent rendus possibles avec l’aide des avions américains et britanniques. C’est par ce même soutien américain et britannique que fut grandement facilité la prise de la Palestine par les Israéliens.

La mauvaise interprétation de la géographie dans les écritures juives

“Et David et tout Israël allèrent à Jérusalem, de même Jebus et les Jébusites, habitants de la terre, étaient là.” 1 Chroniques 11:4

Dans ce psaume (dont le contexte géographique passe souvent inaperçu) des Chroniques (des juifs yéménites) il esr rendu inévocablement clair que la véritable terre de Jérusalem était originellement appelée (Jebus) et qu’elle était habitée par les “Jébusites”. Ce morceau d’information historique est complètement étranger au “Jérusalem” moderne en Palestine/Israël, alors que nous pourrions facilement trouver la vieille ville fortifiée de “Yébos/Jebus” au Yémen aujourd’hui. Vous ne pouvez pas la louper puisqu’elle est aujourd’hui site culturel héritage de l’UNESCO de la ville de Beit Bos (Jebus) au sud de Sana’a. Aussi, si vous utilisez un soupçon de pensée critique, vous trouverez ce psaume suivant particulièrement intéressant:

“Alors dieu détruisit les Ethiopiens devant Asa et devant Judas ; et les Ethiopiens s’enfuirent.” 2 Chroniques 14:11

Pourquoi le dieu des Israélites s’embarasserait-il à détruire les Ethiopiens si le peuple élu était là-haut en Palestine.

Séparé par des milliers et des milliers de kilomètres de terre et d’eau, l’Ethiopie semble être un impossible ennemi pour les Israélites. Mais ce ne serait pas une notion si farfelue si nous interprétions toutes les histoires bibliques au sein de leur géographie originelle à savoir… Le Yémen. Si vous n’êtes pas familiers avec la géographie de l’ancien proche-orient, le Yémen serait aussi proche de l’Ethiopie que l’état d’Arizona du Mexique, tandis que la Palestine serait aussi loin de l’Ethiopie que le Canada l’est du Mexique.

Si c’était le cas, pourquoi le mouvement sioniste n’a t’il pas changé de point de focus et choisi le Yémen pour nouvelle patrie? Et bien c’était simplement géopolitiquement hors de question si pas impossible. De surcroi, historiquement, le Yémen, tout comme l’Afghanistan est une des plus difficiles places sur terre à conquérir. Beaucoup au fil de l’histoire, ont essayé de le contrôler et ils ont tous échoué. Les armées d’Alexandre le Grand ont balayé l’ensemble des territoires du proche-orient, mais ils ne pensèrent jamais qu’ils pussent subjuguer le Yémen. La même chose se produisit avec les Romains. Ce que l’histoire appelle les “guerres romano-juives” qui débutèrent en 167 av JC avec les Maccabis, se sont déroulées dans l’ancienne Arabie et au Yémen.

Le terrain escarpé et les conflits tribaux continus, spécifiquement après le déclin de l’ancienne route du commerce des encens, ont transformé les tribus de l’ancien Yémen en militants et en guerriers. Avec l’ancienne route de la soie, la route de l’encens (qui coupait à travers l’ancien Yémen et la côte Ouest de l’ancienne Arabie) furent les grandes routes commerciales principales internationales de l’ancien monde. La route de l’encens transportait des textiles, des épices, de l’or, de l’ivoire et bien sûr des encens depuis les côtes sud du Yémen. Après des mois dans le désert d’Arabie les caravanes de dromadaires avaient transporté leurs cargos de valeur en Egypte à l’Ouest et en Mésopotamie (Irak) à l’Est. Le commerce des caravanes anciennes étaient un tel commerce lucratif qu’il était souvent pillé par les militants arabes.

Même les Babyloniens et les Assyriens essayèrent de sécuriser cette route d’échange vitale contre le harcèlement arabe et les pillages fréquents. Lorsque les raids militaires ne fonctionnaient pas pour contrôler les arabes yéménites et parmi eux bon nombre de juifs, le roi babylonien Nabuchodonozzor pensa que la seule façon par laquelle il pourrait contrôler ces pirates arabes serait par un transfert de population. Ainsi donc, en 587 Av JC commença un des plus gros transferts importants de population arabe du sud de l’Arabie et du nord-Yémen vers Babylone, ceci est connu dans la littérature juive sous le vocable de la “captivité babylonienne”.

Si vous y pensez bien, Les Babyloniens devaient avoir été si désespérés pour faire cela d’une telle manière ardue et si chère. Transférer des milliers de membres de tribus arabes et yéménites des territoires du sud-ouest au nord-est de la péninsule arabe voulait dire une chose. Les guerriers d’Arabie et du Yémen posaient une mencae économique constante aux intérêts d’en fait à la fois les Babyloniens et les Egyptiens. La plupart des raids militaires de l’ancienne Egypte focalisaient aussi sur le contrôle de la fréquente rébellion arabe/hébreue le long de la côte ouest de la péninsule arabe et ce jusqu’au Yémen.

Et juste de la même manière que Babylone n’était pas la patrie des juifs à l’époque, la Palestine n’est manifestement pas la leur actuellement.

Le Yémen et le sud de l’Arabie ont toujours été la patrie perdue des Israélites et des anciennes tribus hébreues arabes. Dans son très renommé livre de recherche “Bible came from Arabia”, feu Kamal Salibi, historien prominent historien de l’Université Américaine à Beyrouth (Liban), élabora sur son nouveau changement de paradigme en relation avec ses trouvailles. Si des excavations archéologiques sérieuses et non-biaisées sont faites sur la base de son travail, alors la théorie de Salibi pourrait drastiquement changer l’entière histoire biblique telle qu’on la connait.

Mais ne vous y trompez pas: par ces nouvelles révélations nous n’endorsons aucunement la validité de toutes affirmations historiques futures faites par les juifs actuels sur la possession de la terre du Yémen.

Lorsque nous parlons du Yémen comme patrie des Israélites du début, nous devons garder présent à l’esprit que les Israélites, en tant qu’ancienne tribu yéménite arabe, ont disparus depuis longtemps.

Les juifs yéménites des temps modernes sont les descendants des convertis au judaïsme lorsque le Yémen retourna dans le judaïsme sous le règne de Dhu Nuwas en l’an 520 de notre époque.

La mentalité de style Daesh des anciens Hébreus

Dhu Nuwas ne devrait pas être identifié en tant que roi yéménite, mais plutôt comme un chef de guerre yéménite et leader d’un groupe de guerriers, si pas des terroristes. Si on veut tirer un parallèle moderne, on pourrait comparer Dhu Nuwas et ses militants avec ceux de l’EIIL ou Daesh. En ce sens, El Baghdadi serait l’équivalent moderne de Dhu Nuwas.

Nous n’essayons pas de diffamer quelque figure historique que ce soit par cette comparaison, nous essayons plutôt de révéler un des caractéristiques inhérentes de la culture arabe/hébreue à savoir l’intolérance religieuse et la violence.

Cette culture militante rampante est toujours démontrable de manière égale avec la nature violente des groupes islamisres comme Al Qaïda et l’EIIL, comme cela est le cas avec les groupes juifs orthodoxes fondamentalistes “Haredi” dans l’Israël des temps modernes (dont beaucoup au fait, sont d’origine Misrahi-arabe et yéménite).

Depuis bien des décennies, embrumés par un état d’esprit tourné vers la bible, un nombre incalculable d’orientalistes occidentaux ont quelque peu décodé de manière erronée l’histoire de l’ancien proche-orient. Dans leur soi-disante tour de Babel académique, ils décidèrent de ne pas faire émerger la vérité historique, mais de faire vérifier leur narratif biblique déformé.

Avant que Dhu Nuwas ne saisisse le pouvoir en 522, le Yémen était contrôlé par les Askumites (des Ethiopiens, cela semble t’il familier ?..), un royaume chrétien s’étendant sur ce que sont aujourd’hui l’Erythrée et l’Éthiopie. Après sa rébellion militaire, Dhu Nuwas et ses guerriers juifs commencèrent promptement à détuire toutes les églises chrétiennes du Yémen. Pouvez-vous discerner des similarités ici avec Daesh et leur persécution / élimination des chrétiens irakiens et syriens et la destruction de leurs églises ?
Une peinture des martyrs de Najran et dessous une image de la décapitation brutale de civils par l’EIIL. (voir l’article original)
Puis il est parti à Najram, une place forte asksumites et chrétienne dans le sud-ouest de l’Arabie. Après avoir accepté la capitulation de la ville, Dhu Nuwas massacra tous ceux (chrétiens locaux) qui ne voulurent pas renoncer au christianisme. De fait, les archives historiques arabes parlent d’un horrible pogrom dans lequel des milliers de chrétiens furent décapités et brûlés vifs pour avoir refusé de se convertir au judaïsme que Dhu Nuwas professait au fil de l’épée. Une estimation du nombre de morts de cet ancien “holocauste”se situe aux alentours de 20 000 personnes. Le massacre brutal perpétré par Dhu Nuwas, yéménite juif, créa de fait une onde de choc de terreur qui se propagea jusque dans les palaces de Constantinople la romaine.

Un article récent fut publié dans le journal israélien Haaretz intitulé: ‘Before Islam: When Saudi Arabia Was a Jewish Kingdom’. Alors qu’une ancienne inscription en arabe réferrant au massacre par les juifs des chrétiens de Najran a été récemment découverte par une expédition archéologique française dans le sud de l’Arabie Saoudite, l’auteur de l’article (israélien) se demandait si ces militants juifs menés par Dhu Nuwas étaient bien de vrais juifs. La réalité historique est que ces guerriers sans pitié et leur culture de la décapitation de l’intolérance et de la belligérence forcenée, sont les véritables juifs originels. Le journaliste du journal Haaretz et la plupart des colons israéliens modernes qui occupent la Palestine, sont en fait ceux qui ne sont pas réels, pas originels.

Du point de vue des érudits modernes sur l’histoire de l’antiquité tardive, la décision de Dhu Nuwas de forcer la conversion au judaïsme sous peine de mort ne peut être expliquée qu’en termes de ses profondes convictions religieuses et culturelles. En d’autres termes: la culture tribale arabe et yéménite de “takfir”.

Ceci a peut-être échappé à beaucoup d’entre nous, mais lorsque vous y réfléchissez, vous serez effaré de constater que la plus grande partie de la bible hébraïque n’est qu’au sujet de raids brutaux et de massacres génocidaires.

Voici comment était la vie dans l’ancienne Arabie, un cycle sans fin de conflit tribaux et de raids. Histoire après histoire de raids tribaux mortifères, que ce soit de Saul, David, Joshua, qui ne laissent derrière eux que destruction et carnage. Mais pour adoucir le choc, ces histoires nous furent vendues en tant que guerres saintes des Israélites et en insérant la carte sacrée, sainte dans le narratif, nous nous sentons (inconsciemment) incités à fermer notre pensée critique, si nous en avons une.

De la même manière, le sionisme moderne a englobé la Palestine en frappant cette même corde sensible et sacrée de la religion. Des millions de naïfs croyants occidentaux permettraient quelque folie que ce soit de prendre forme sur la terre palestinienne simplement pour voir se réaliser leur rêve déformé et tordu d’un retour du Christ.

La même logique ( celle de la seconde venue d’un sauveur guerrier) est couramment employée par l’EIIL/Daesh dans sa guerre sainte contre les infidèles (Kafir). Les suiveurs de Daesh croient vraiment qu’ils combattent contre des apostats qui méritent d’être massacrés de sang froid. Et que seulement après la défaite de cette large apostasie pourra prévaloir le Califat Islamique (royaume de dieu) sur les nations.

Avez-vous réussi à saisir le parallèle culturel ici ou est-ce trop subtil pour le remarquer ?

La (très dangereuse) idée du Takfir (accuser des croyants d’une autre secte ou autre foi d’apostasie punissable de mort brutale) n’est pas (comme nous l’avons exposé) exclusivemt islamique, mais cela remonte très loin dans la culture de l’ancienne Arabie et de ses tribus juives.

Cette intolérance tribale de toute foi autre que celle qui est acceptée et embrassée par la tribu (qu’elle soit israélite ou islamiste) est ce que nous pourrions identifier comme une des caractéristiques de l’ancienne culture arabe.

Nous ne sommes une fois de plus pas en train de diffamer quelque religion que ce soit ou leurs croyants, mais nous fouillons toujours plus profond dans les racines culturelles de l’extrêmisme (religieux) et de l’intolérance à la fois dans le judaïsme et dans l’islam. En d’autres termes, nous exposons les origines culturelles et géographiques arabes à la fois de l’Islam et du Judaïsme. Nous le faisons tout en douchant froidement et en toute connaissance de cause les orientalistes occidentaux qui au travers de leur interprétation déformée et biaisée de l’histoire biblique ont égaré des générations de croyants naïfs et trompés. Par croyants, je veux dire les millions qui furent amenés aveuglément à accepter le faux narratif des orientalistes et qui l’acceptent toujours en ce moment très précis.

Si vous voulez vraiment renoncer à ce mensonge et découvrir la véritable histoire arabe des Israélites et celle de l’Egypte ancienne, vous pouvez lire mon livre “Egypt knew no Paharaohs nor Israelites” (disponible en version kindle, en anglais)

 

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Nous songeons à traduire ce livre en français. Nous l’avons lu, il en vaut la peine.

 

Ashraf Ezzat sur Résistance 71