Archive pour armée russe contre EIIL

Syrie: Comment dit-on « Blitzkrieg » en russe ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 octobre 2015 by Résistance 71

… Demandez aux mercenaires de la légion « djihadiste » d’Al CIAda/AQ en Syrie, ils sont en train de prendre des cours accéléré de russe. Leurs cadres officiers turcs, saoudiens, qataris doivent aussi être au parfum…

— Résistance 71 —

 

La guerre éclair de Poutine

 

Mike Whitney

 

2 0ctobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2015/10/02/putins-lightning-war-in-syria/

 

Traduction française: saker francophone

http://lesakerfrancophone.net/la-guerre-eclair-de-poutine-en-syrie/

 

Pendant plus d’un an, les États-Unis ont joué à trois p’tits chats avec une armée d’assassins déments qui se désignent eux-mêmes sous le nom d’ISIS. Lundi, le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu’il en avait assez du refrain de Washington et qu’il envisageait d’apporter un peu de justice russe aux milices terroristes qui avaient tué 250 000 Syriens et taillé le pays en pièces.

Vladimir Poutine pendant son discours le 30 septembre à l’Assemblée générale de l’ONU

Avec des mots qui ne pouvaient pas être plus explicites, Poutine a dit à l’Assemblée générale [de l’ONU] : «Nous ne pouvons pas tolérer plus longtemps la situation actuelle dans le monde.» Moins de 48 heures après, les bombardiers russes faisaient pleuvoir des munitions à guidage de précision sur les bastions terroristes en Syrie occidentale, envoyant la vermine djihadiste à couvert.

C’est ainsi que l’on combat le terrorisme si on le fait sérieusement. Bravo, Poutine.

Le blitz de Poutine a pris tout l’establishment politique occidental au dépourvu. Même maintenant, après trois jours de campagne aérienne, ni l’administration ni les mordus de politique dans les nombreux cercles de réflexion à Washington n’ont défini ne serait-ce qu’une approche, encore moins une stratégie, des développements sur le terrain. Ce qui est clair, c’est que l’action de Poutine a surpris tout le monde, y compris les médias qui à ce jour n’avaient même pas encore élaboré leurs éléments de langage.

C’est extraordinaire. Demandez-vous pourquoi, chers lecteurs : comment nos dirigeants politiques et militaires peuvent-ils regarder Moscou déployer ses troupes, ses avions de combat et du matériel de guerre sur une scène où les États-Unis mènent des opérations majeures, et n’avoir absolument aucun plan quant à la manière de traiter ces forces si elles sont envoyées au combat?

Si vous êtes convaincus, comme moi, que nous sommes gouvernés par des imbéciles, vous trouverez certainement une confirmation de ce fait dans les événements récents.

Mais tandis que l’administration Obama cherche frénétiquement une stratégie, les escadrons de l’air de Poutine déchaînent l’enfer sur les sociopathes, les coupeurs de tête et les autres vipères qui composent État islamique. Et M. Poutine reçoit aussi beaucoup d’aide, en particulier des troupes d’élite des forces iraniennes Quds et de la tenace milice qui a vaincu l’armée israélienne dans deux conflits, le Hezbollah, le Parti de Dieu. Vérifiez-le dans Reuters:

Des centaines de soldats iraniens sont arrivés en Syrie ces dix derniers jours et rejoindront bientôt les forces gouvernementales et leurs alliés du Hezbollah libanais dans une importante offensive terrestre soutenue par les frappes aériennes russes, ont affirmé deux sources libanaises à Reuters. […]

Les frappes aériennes [russes] seront accompagnées prochainement par des avancées au sol de l’armée syrienne et de ses alliés, a dit l’une des sources, très au fait des développements politiques et militaires dans le conflit. […]

«L’avant-garde des forces terrestre iraniennes a commencé à arriver en Syrie : des soldats et des officiers pour participer spécifiquement à cette bataille. Ce ne sont pas des conseillers […] nous estimons qu’ils sont des centaines avec équipements et armes. Ils seront suivis par d’autres», a affirmé la seconde source. Les Irakiens devraient aussi prendre part à l’opération, a dit cette source.

(Assad allies, including Iranians, prepare ground attack in Syria: sources, Reuters)

Une alliance militaire entre Moscou, Téhéran et le Hezbollah?

Vous avez bigrement raison, et vous pouvez remercier Barack Obama et son projet fou de regime change pour ce développement.

De nombreux critiques de l’action de Poutine ont dit qu’«il ne sait pas ce qu’il fait» ou «Il va s’enliser» ou «Ce sera un nouveau Vietnam».

Faux. Le fait est que Poutine est un plus grand adepte de la doctrine Powell que tous les crétins du Pentagone. Et il est particulièrement attentif à la Règle numéro 5, qui dit : «Y a-t-il une stratégie de sortie plausible pour éviter un enlisement sans fin?»

Poutine y a-t-il réfléchi ou a-t-il simplement commis une bévue sur une impulsion, comme les dirigeants US en sont capables? Voici ce qu’il a dit le 30 septembre :

«Nous n’avons naturellement pas l’intention de nous enliser profondément dans ce conflit. Nous agirons dans le strict respect de la mission donnée. Premièrement, nous soutiendrons l’armée syrienne uniquement dans sa lutte légitime contre les groupes terroristes. Deuxièmement, notre soutien sera limité à des frappes aériennes et n’inclura pas d’opérations au sol. Troisièmement, notre soutien sera limité dans le temps et ne se poursuivra que tant que l’armée syrienne mène son offensive anti-terroriste.»

Bingo. En d’autres termes, il va bombarder à mort ces bouffons et laisser la brigade Quds et le Hezbollah nettoyer ensuite. Il n’y aura pas de troupes russes au sol. L’aviation russe obtiendra des renseignements précis sur les positions d’ISIS par des agents syriens sur le champ de bataille, ce qui réduira le nombre de victimes civiles et limitera les dommages aux infrastructures essentielles. Elle ne fera également qu’une bouchée de quiconque se trouve sur le lieu de réception des bombes. Quelqu’un croit-il sérieusement que EI et la bande disparate de coupeurs de gorges modérés qui reçoivent des fonds de la CIA seront capables de résister à cette offensive imminente?

Pas moyen. Poutine va tailler à travers ces gars comme une tornade dans un parc de roulottes. Oui, État islamique a remporté quelques succès contre les armées irakienne et syrienne en loques. Mais aujourd’hui, elles se confrontent à l’équipe A où elles sont clairement hors de leur ligue. Liquider ces coupeurs de gorge prendra beaucoup moins de temps que tout le monde ne s’imaginait.

Les bombardiers russes sont déjà en train de détruire les arsenaux de munitions, les dépôts de carburant, le matériel militaire lourd, les postes de commandement, tout ce qui accroît la capacité d’État islamique à faire la guerre. La nouvelle coalition anti-terroriste va couper les lignes d’approvisionnement et les laisser à sec. Et toute l’opération sera emballée avant qu’Oncle Sam ait fini de lacer ses bottes. Voici ce qu’en dit la chaîne iranienne Press TV:

«Un membre important du parlement russe dit que la campagne aérienne en cours menée par Moscou contre des militants opérant en Syrie va s’intensifier. Alexei Pushkov, qui officie en tant que président du Comité pour les Affaires internationales de la Douma russe, a dit vendredi que Moscou intensifiera ses attaques contre les milices en Syrie tout en étudiant les risques associés à une opération de grande envergure.

«Il y a toujours un risque d’enlisement, mais à Moscou, nous parlons d’une opération de trois à quatre mois», a déclaré Alexei Pushkov selon Reuters.

La Russie a entrepris de lancer des frappes aériennes coordonnées sur les positions des milices en Syrie mercredi. Le mouvement a commencé peu après que les membres de la Chambre haute du parlement russe, le Conseil de la Fédération, ont autorisé les opérations en Syrie.» (Press TV)

Il n’y aura aucune tergiversation. Poutine va droit au but puis s’en ira.

Pensez-vous qu’ils ont déjà compris cela à la Maison Blanche?  Pensez-vous qu’ils comprennent que les troupes iraniennes et le Hezbollah ne vont pas distinguer entre les terroristes modérés et les terroristes extrémistes ; qu’ils ne vont pas simplement «les tuer tous et Dieu reconnaîtra les siens»? Pensez-vous qu’ils réalisent que la politique au Moyen-Orient de Washington s’est tout simplement effondrée et que le financement des djihadistes et les rêves de changement de régime sont terminés pour de bon?  Pensez-vous qu’ils captent que le rôle de Washington comme garant de la sécurité mondiale a été passé à Vladimir Poutine, qui a fait courir le risque, à lui-même et à son pays, de défendre les principes fondamentaux du droit international, de la souveraineté nationale et de l’auto-détermination? Poutine, de nouveau :

«Nous soutenons le gouvernement syrien dans sa lutte contre une agression terroriste. Nous lui fournissons et continuerons à lui fournir l’aide militaro-technique nécessaire. Nous devons continuer à dialoguer dans le but de parvenir à un consensus. Mais il est impossible de réussir vraiment tant que le carnage se poursuit et que les gens ne se sentent pas en sécurité. Nous n’arriverons à rien avant d’avoir vaincu le terrorisme en Syrie.»

Poutine est à la tête d’une coalition qui lutte contre le terrorisme. Nous devrions tous lui en être reconnaissants.

 

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Lutter contre le vrai terrorisme et son réseau global pétrolier, banquier et de trafics en tout genre (Veterans Today)

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Les havres de paix de l’EIIL dont personne ne veut qu’on parle

 

Gordon Duff

 

23 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/09/23/the-secret-isis-safe-havens-nobody-wants-you-to-know-about/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Avec les dires récents concernant de mystérieuses forces militaires russes en Syrie, forces que personne jusqu’à présent n’a été capable de localiser, ceci incluant le président syrien Al-Assad lui-même, bien des possibilités se présentent pour redresser à la fois la menace que présente l’EIIL régionalement et globalement.

Ce n’est pas seulement les havres de paix et de sécurité de l’EIIL, certainement les nombreuses bases de l’EIIL, les camps de prisonniers et les marchés aux esclaves se trouvant en Turquie. Cela va bien plus loin que cela et une forte implication militaire russe pourrait rendre possible des attaques éclairs contre ces centres et en faire une réalité tangible.

La jurisprudence fut établie pendant la guerre du Vietnam et plus particulièrement pendant la guerre contre le terrorisme, le programme de rendition de la CIA, les prisons secrètes, les assassinats et les attaques de drones contre des personnes et des bâtiments, ceci étant maintenant un outil précieux lorsque déployé contre les suspects de terrorisme à travers le Moyen-Orient, l’Europe et l’Amérique du Nord.

Seulement lorsqu’on décide d’être sans merci contre les vrais terroristes et qu’on utilise les outils légaux mis à la disposition du monde par les Etats-Unis, pouvons-nous finalement être en sécurité, tout juste comme Dick Cheney l’a voulu pour nous tous. (NdT: Ce paragraphe paraît choquant, nous pensons qu’il est totalement ironique venant de Duff. Prendre donc ce paragraphe au second degré…)

La semaine dernière, l’artillerie syrienne a commencé à décimer des centaines de combattants de l’EIIL se sauvant de leurs dernières cachettes à Zabadani, qui fut le théâtre d’une bataille d’un mois entre les forces gouvernementales syriennes assistées des forces du Hezbollah contre Daesh, un des succès remporté face à l’empreinte de l’EIIL fondant comme neige au soleil dans cette nation assiégée.

En quelques minutes, des contrôleurs aériens de l’avant-garde de la force terroriste en déroute appelèrent pour une appui aérien. Des avions de combat F-16 de fabrication américaine décolèrent de bases aériennes sous contrôle de l’EIIL sur le territoire israélien et vinrent réduire au silence la position de l’artillerie syrienne au nord de Damas.

Ceci s’est produit à maintes reprises et a été rapporté bien des fois, il n’y a eu aucune tentative de démenti.

Dans les années 1970, un stratège Américain célèbre et conseiller politique nommé Henry Kissinger dût faire face à une situation similaire. Les forces américaines au Vietnam du Sud étaient attaquées depuis des bases renforcées se situant dans le pays voisin du Cambodge.

D’abord, Kissinger envoya les B-52 tapisser de bombes toute la région, puis Kissinger annonça l’invasion américaine du Cambodge en Mai 1970, lorsque des dizaines de milliers de troupes américaines pénétrèrent dans le pays de manière légale en ce qui concerne les standards légaux américains, et pourchassèrent les forces militantes qui constituaient alors le gouvernement légal d’un Vietnam réunifié.

Daraa, la provInce au sud de la Syrie a été envahie par des forces qui ont été entrainées dans des camps de la CIA en Jordanie et qui sont entrées en Syrie, massacrant des milliers de civils. Ces forces en provenance de la Jordanie entrent sur le territoire syrien faisant flotter le drapeau noir de l’EIIL. La gestion de leurs opérations est laissée à un centre de commandement se trouvant dans la banlieue de la capitale jordanienne de Amman dont le personnel est composés d’officiers des armées américaine, jordanienne, israélienne et saoudienne.

La très grosse antenne logistique qui supplée par voie terrestre et par voie aérienne vivres, armement et munitions à l’EIIL à la fois en Syrie et en Irak est gérée par des membres du MEK iranien, un culte pseudo-islamiste créé en Iran dans les années 1960 par le Mossad, c’est le même groupe responsable d’avoir combattu aux côtés de Saddam Hussein contre l’Iran et d’avoir mortellement gazé 30 000 Kurdes entre 1991 et 1993.

Depuis Octobre 2014, un flot incessant de missile anti-chars TOW ont été envoyé par Raytheon Corporation aux dépôts logistiques de l’armée américaine. Il n’y a aucune trace des certificats des utilisateurs finaux alors que ces missiles sont transférés vers toute autre nation.

Ces missiles se retrouvent dans une base aérienne de l’US Air Force à Constantza en Roumanie. De là, ils s’envolent pour Tbilissi en Georgie et de là ils sont envoyés par camion par BP et a Bechtel Corporation à travers la Turquie et en Syrie où ils sont remis aux forces du front Al Nosra/Al Qaïda.

Plus d’armement à haute technologie payé par les contribuables américains, fut envoyé dans une base aérienne US en Turquie à Adana. De là cet équipement fut envoyé par camion à un camp logistique d’al Nosra/EIIL géré par l’armée turque dans la ville de Rehanli Hatay en Turquie, seulement à quelques kilomètres de bases de l’EIIL prés de la ville syrienne d’Aleppe.

Lorsqu’il fut essayé de tracer la destination de ces missiles TOW, il fut découvert qu’ils furent consignés par la CIA comme livraisons secrètes américaine à la junte militaire de Kiev.

Des preuves s’accumulent de plus en plus que Kiev supplée activement l’EIIL avec des armes et de manière encore plus intéressante, conseille et assiste les terroristes dans l’art de la guerre chimique contre les Kurdes, ce en échange de promesses de la Turquie qui pourraient inclure une jonction ukrainienne sur la nouvelle route du gazoduc turco-russe dans sa route sud au travers de la Roumanie.

Des cartes montrant ceci en ligne ont été purgées des données des moteurs de recherche et ont été piégées de logiciels espions et de malwares.

En descendant plus profond dans le terrier du lapin afin de trouver les soutiens au terrorisme qui, d’après la loi américaine, pourraient être sujets à des frappes de drones, nous pouvons commencer finalement, des années après coup, à dégrader les soutiens matériels de l’EIIL/EI et pas juste le sénateur John McCain mais bien d’autres.

Nous savons que l’EIIL obtient de bonnes sommes de financement en vendant du pétrole volé, nous savons aussi qui recelle tout cela pour lui: les entreprises criminelles habituelles BP et Exxon-Mobil.

Ces soutiens au terrorisme sont en fait très vulnérables, ils ont des flottes de pétroliers qui peuvent être saisies et des biens/investissements dans le monde entier qui pourraient-être gelés. Si le QG d’Exxon à Irving au Texas ou plusieurs de leurs centres terroristes internationaux au nord de Houston dans les Woodlands, étaient attaqués par la Force Delta aidée des forces Spenatz russes, ceci serait le véritable premier pas vers une guerre réelle contre le terrorisme mondial. Les Etats-Unis sont-ils prêts pour cela ?…

Rappelez-vous, c’est la loi américaine qui fait que tout le monde impliqué dans le soutien du terrorisme soit sujet à des assassinats extra-judiciaires.

N’oublions pas non plus le pillage et le vol des antiquités irakiennes et syriennes. Interpol a minutieusement tracé des milliers d’objets valant des centaines de millions de dollars dans des ventes aux enchères à Londres, Vienne, New York, Paris et Berlin.

Presque chaque maison de vente importante possède quelques objets terroristes et quelques-unes de ces maisons occupent des positions majeures dans la finance de ce même terrorisme.

En fait, voici le plan utilisant la stratégie américaine et les précédents légaux qui pourrait-être utilsé pour combattre le VRAI terrorisme:

Une zone d’interdiction de vol doit-être établie au-dessus d’Israël jusqu’à ce les assistances aériennes à l’EIIL aient cessé. Il peut être tout à fait assumé que tout trafic aérien au-dessus d’Israël peut-être terroriste, incluant même peut-être les transporteurs aériens civils qui peuvent être bourrés d’armes chimiques, biologiques ou de déchats radioactifs en provenance de la centrale nucléaire de Dimona. Une série d’attaques éclairs sur une période de 2 ou 3 ans seront nécessaires pour annihiler l’infrastructure de la terreur installée en Turquie. Tous les dépôts d’armes chimiques, les camps d’entraînement, les bases aériennes, tout cela doit-être éliminé avant que l’EIIL ne puisse être battu.

  • Les camps de terroristes et les centres de commandement en Jordanie demanderont les munitions les plus lourdes pour les détruire car certains de ces centres sont construits profondément sous-terre incluant ceux se situant dans le nouveau complexe de l’ambassade d’Arabie Saoudite juste hors d’Amman. Des équipes investiront les salles des ventes, les banques, les conseils d’administration et les QG des journaux de presse écrite dans le monde entier, afin de démanteler tous les soutiens au terrorisme, comme les Etats-Unis l’ont fait après le 11 Septembre…
  • Il y a des douzaines d’ONG comme l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme de Londres qui opèrent en tant que vitrine de relations publiques pour l’EIIL et des douzaines d’autres opérant comme des vitrines d’aide aux réfugiés qui trafiquent en fait avec les djihadistes, la drogue, les esclaves humains. Toute cette fange doit-être menée devant la justice.

On doit donner un certain crédit aux Etats-Unis pour utiliser quelques uns des plus grands cerveaux du droit que le monde ait connu, de les rassembler, tous ces membres de la société fédéraliste et de mettre en place toutes ces lois qui permettront de mettre l’EIIL à genoux.

Que par ses pauvres jugement et prise de décision, l’Amérique n’ait kidnappé et assassiné pratiquement que des gens innocents sous ces provisions légales est bien malchanceux… Peut-être que d’autres feront mieux…

Résistance à l’empire: L’armée russe en Syrie… vérités et contre-vérités… (Suite)

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Que font réellement les Russes en Syrie ?

 

The Saker

 

13 Septembre 2015

 

url de l’article en français:

http://lesakerfrancophone.net/que-font-reellement-les-russes-en-syrie/

 

Je pense qu’une semaine après que Ynet a révélé l’affaire d’une intervention militaire russe en Syrie, nous pouvons affirmer en toute confiance que c’était là une opération psychologique typiquement anglosioniste destinée à freiner l’implication russe dans la guerre impériale contre la Syrie, qui n’a aucun fondement dans la réalité.

Ou bien est-elle fondée?

Il s’avère qu’il y avait un petit noyau de vérité dans ces histoires. Non, la Russie n’était pas en train d’envoyer «des MiG-31 pour bombarder Daesh» ni d’envoyer un SSNB (sous-marin armé de missiles ballistiques intercontinentaux) sur la côte syrienne. Mais il y a des signes grandissants que la Russie fait deux choses:

1) accroître son implication diplomatique dans le conflit en Syrie

2) livrer certains équipements militaires non spécifiés mais importants à la Syrie

Le second élément est le plus intéressant des deux. Inutile de le dire, comme c’est typique dans ce genre de cas, le contenu effectif de la cargaison que la Russie envoie par air et par mer n’a pas été rendu public, mais nous pouvons spéculer. D’abord, nous savons que la Syrie a besoin d’une grande quantité de pièces de rechange et de réparation de ses équipements. Cette guerre dure depuis quatre ans maintenant et les Syriens ont fait un usage intensif de leur matériel. Ensuite, les Syriens manquent de certains systèmes sur le champ de bataille qui pourraient beaucoup les aider. Par exemple des radars de contrebatterie (des radars qui repèrent de quel endroit tire l’artillerie ennemie) et des systèmes de guerre électronique. En outre, des sources russes disent que la Syrie a besoin de davantage de véhicules blindés pour les transports de troupes.

Nous savons que la Russie et la Syrie ont passé des contrats militaires depuis longtemps et nous savons que la Russie livre actuellement son équipement lourd par mer et les systèmes plus légers par voie aérienne. Tout cela indique-t-il un changement?

Non. Du moins pas pour l’instant.

Alors pourquoi cette panique anglosioniste?

Mon sentiment est qu’une des choses qui les rend aussi nerveux est que les Russes ont apparemment choisi la ville de Lattaquié comme point de livraison. Contrairement à Damas, Lattaquié est un emplacement idéal : elle est sûre mais pas trop éloignée des lignes de front et elle est assez proche de la base russe de Tartous. L’aéroport et le port naval sont également faciles à protéger et à isoler. Il y a déjà des rapports selon lesquels les Russes ont prolongé les pistes et amélioré l’infrastructure de l’aéroport de Lattaquié et qu’on y a observé atterrissage de lourds AN-124 [avion cargo Antonov]. Quant à la marine russe, elle a envoyé des bateaux à l’aéroport de Lattaquié.

En d’autres termes, au lieu de se limiter à Tartous ou d’entrer dans Damas, très exposée, les Russes semblent avoir créé une nouvelle tête de pont au nord du pays, qui pourrait être utilisée pour livrer du matériel, et même des forces, dans la zone de combat du nord du pays.

Cela expliquerait aussi, par ailleurs, les rumeurs paniquées sur les Russes envoyant leurs unités d’infanterie navale de Crimée en Syrie : les troupes d’infanterie navale sont idéales pour protéger une telle base et, tenant compte du fait que les lignes de front ne sont pas très loin, ce serait parfaitement sensé pour les Russes de sécuriser leur tête de pont avec ces unités.

De plus, tandis que l’équipement lourd est généralement envoyé par mer, les Russes peuvent livrer leurs systèmes de défense aérienne par avion cargo : l’AN-124 est plus que capable de transporter des S-300. Ce fait seul pourrait expliquer la panique anglosioniste.

Il semble qu’il se passe la chose suivante : les Russes, apparemment, envoient une quantité limitée mais importante de matériel pour fournir une aide immédiate aux forces syriennes. En faisant ainsi, ils ont aussi créé les conditions pour garder leurs options ouvertes. Ainsi, alors qu’aucune intervention russe massive n’a lieu, quelque chose a vraiment changé dans le conflit syrien.

J’aimerais ajouter ici que tandis que les forces gouvernementales ont perdu récemment la base aérienne d’Idlib au nord du pays (et pas très loin de Lattaquié), toutes mes sources me confirment que les forces syriennes sont dans une bien meilleure position que Daesh et que la guerre se passe très mal pour les takfiris. Les Syriens ont récemment libéré la ville de Zabadani et sont à l’offensive en maints endroits, et s’il est vrai que Daesh contrôle encore beaucoup de terrain, c’est principalement du désert.

Pour résumer ce qui précède, je dirais ceci : les anglosionistes flippent parce que leur guerre contre la Syrie a échoué ; tandis que Daesh a créé le chaos et la terreur dans plusieurs pays, il y a de nombreux signes que les pays sur place sont progressivement de plus en plus déterminés à faire quelque chose. Les États-Unis ont aussi échoué à se débarrasser de Assad, l’afflux massif de réfugiés a déclenché une crise majeure en Europe, et maintenant les Européens voient Assad sous un éclairage radicalement différent. La Russie a clairement décidé de s’engager politiquement avec toutes les puissances régionales, déclassant efficacement les États-Unis, et il y a des indices tout à fait concluants que les Russes maintiennent leurs options ouvertes. Et tandis qu’il n’y a absolument aucune raison de soupçonner que la Russie planifie une intervention militaire de grande envergure dans le conflit, en termes de quantité, il y a des signes que le soutien russe a atteint un nouveau niveau qualitatif.

Il faut souligner deux choses ici :

Premièrement, au niveau politique, il est extrêmememt improbable que la Russie entreprenne unilatéralement une action importante dans cette guerre. Tant que la Syrie est un pays souverain et tant qu’un accord russo-syrien est suffisant pour justifier légalement toute opération militaire convenue par les deux parties, la Russie se donnera les moyens de ne pas agir seule. Cela explique pourquoi le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov s’efforce de créer une sorte de coalition.

Deuxièmement, sur un plan militaire, le pays à considérer n’est pas la Russie mais l’Iran. Les Iraniens ont une voie terrestre sûre vers la Syrie (par le nord de l’Irak) et ils disposent du genre de forces combattantes susceptibles d’être engagées avec succès contre Daesh. Il en va de même pour le Hezbollah qui a, et aura à l’avenir, à envoyer ses forces d’élite pour soutenir les Syriens dans des zones stratégiquement vitales. S’il était nécessaire d’engager une opération terrestre importante en soutien des forces syriennes, nous devrions nous attendre à ce que ce soient ces forces qui interviennent, et non les Russes.

Pour conclure, je dirais que ce que nous voyons se mettre en place est du Poutine typique : tandis que les dirigeants occidentaux préfèrent généralement des actions très visibles [et médiatisées, NdT] qui apportent des résultats immédiats (mais à court terme), Poutine préfère laisser ses adversaires s’infliger eux-mêmes le maximum de dommages avant d’intervenir par étapes graduelles et lentes. Le déchaînement de Daesh par les anglosionistes était une sorte de choc et effroi politique qui a presque renversé le gouvernement syrien. Lorsque cette stratégie d’action rapide mais à court terme a échoué, Assad était toujours là, mais Daesh s’était transformé en un monstre, un Golem qui menaçait tout le monde et que personne ne pouvait contrôler. Quant à Assad, il a été progressivement déclassé, passant du statut de nouvel Hitler gazant son propre peuple à celui de quelqu’un qui sera de toute évidence une partie de la solution (quelle que soit la solution qui finira pas émerger).

Pour tous ceux qui résistent à l’Empire, la leçon est claire : la chose la plus difficile est de rester debout après le premier choc infligé par les forces impériales. Si vous pouvez survivre (comme le Donbass et la Syrie l’ont fait), alors le temps joue en votre faveur et la position de l’Empire commencera à faiblir lentement mais sûrement à cause de ses propres contradictions internes. Lorsque ce processus est en cours, vous ne devez pas tomber dans le piège du surengagement, mais occuper graduellement chaque position (politique ou autre) abandonnée par l’Empire dans le processus de désintégration tout en assurant la vôtre à chaque étape du parcours.

C’est beaucoup trop tôt pour un quelconque trimphalisme – Daesh est toujours là, les Ukronazis à Kiev aussi, et l’Empire n’y pas encore tout à fait renoncé. La bonne nouvelle est que le vent a maintenant visiblement tourné et que si la lutte à venir est encore longue, la défaite finale des takfiris et des nazis semble inévitable.

Résistance à l’empire: L’armée russe en Syrie… vérités et contre-vérités…

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Le déploiement militaire russe se poursuit en Syrie

 

Thierry Meyssan

 

14 Septembre 2015

 

url de l’article:

http://francophone.sahartv.ir/infos/chronique-i4021-le_déploiement_militaire_russe_se_poursuit_en_syrie_par_thierry_meyssan

 

Une campagne a été lancée par les opposants à l’accord entre les États-Unis et l’Iran, pour accuser la Russie de vouloir annexer, militairement, la Syrie, comme la Crimée. 

En réalité, Moscou prépare une opération contre les Jihadistes, en application des résolutions de l’ONU, et la mènera, avec ou sans Washington. D’ores et déjà, la Maison-Blanche a organisé une opération conjointe de la Coalition internationale et de la Syrie. La France tente de prendre le train en marche, tout en espérant, encore, saboter la réconciliation États-Unis/Iran. La préparation du déploiement militaire russe se poursuit, en Syrie, provoquant la colère des Occidentaux. L’annonce que j’avais faite, dans ma chronique hebdomadaire d’Al-Watan [1], de la création d’une Commission militaire conjointe syro-russe, de la transmission d’informations satellitaires russes, de l’arrivée de nombreux experts russes et de la livraison d’armes plus sophistiquées, qui, précédemment, a soulevé une tempête, lorsqu’elle s’est trouvée confirmée par les sites israéliens, Ynet [2] et DebkaFile [3]. Par la suite, j’ajoutais à ces éléments la modernisation et l’agrandissement de l’aéroport de Lattaquié [4]. Pourtant, une fois, encore, les journalistes israéliens tordaient la réalité. Ils laissaient entendre que la Russie allait déployer son aviation et son infanterie, pour défendre un gouvernement syrien, proche de la défaite. Certains commentateurs, notant un possible transfert, depuis Sébastopol, de la 810ème Brigade de la Marine russe, évoquaient l’exemple de la Crimée, et parlaient d’une possible annexion militaire russe de la Syrie [5]. De nombreuses télévisions atlantistes ont diffusé une vidéo de combats, à Lattaquié, dans laquelle on entend des officiers de l’armée arabe syrienne parler en russe. Selon Yuri Artamonov, une analyse du bruit des armes permet de conclure que les voix ne sont pas celles des troupes syriennes, mais des Jihadistes qu’elles combattent [6]. Nous avons noté, depuis longtemps, que la plupart des officiers de Daech communiquent, par talkie-walkie, en turc et en russe, et non pas, en arabe. Il n’en est, évidemment, rien. La Fédération de Russie continue à rechercher une solution politique au conflit inter-Syriens, en organisant un dialogue entre le gouvernement et son opposition, en application du Communiqué de Genève du 31 juin 2012 [7]. Simultanément, répondant à l’appel de la République arabe syrienne, dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, la Fédération de Russie envisage de suivre l’exemple de la Coalition, conduite par les États-Unis contre Daesh, et de lancer sa propre opération contre les Jihadistes. La Russie en a informé l’émissaire états-unien, Michael Ratney, lors de son voyage, le 28 août, à Moscou [8]. En outre, Sergeï Lavrov a, publiquement, appelé à une coordination avec l’armée états-unienne, face aux Jihadistes [9]. Et c’est bien ce qui fait peur au clan Petraeus/Allen/Clinton/Feltman/Juppé/Fabius. En Syrie, un gouffre sépare la réalité de la fiction médiatique. Et, comme toujours, dans ce type de situation, avec le temps, ce sont les producteurs de propagande, qui sont emprisonnés dans leur rhétorique, et, en définitive, qui sont intoxiqués par leurs propres mensonges. La Fédération de Russie envisage, non pas de «réduire» Daech, mais de vaincre tous les Jihadistes, qu’ils se réclament de l’Émirat islamique, d’Al-Qaïda, du Front islamique ou de toute autre organisation.
Du coup, chacun réalise qu’il n’y a, actuellement, plus aucun groupe armé anti-gouvernemental, qui ne soit pas lié aux Jihadistes. C’est tellement vrai que le Pentagone reconnaît ne plus avoir de nouvelles des «rebelles « modérés »» qu’il avait formés, pour lutter contre Daech, car tous, sans exception, ont, déjà, rejoint Al-Qaïda. Les Syriens, qui s’étaient joints aux combattants étrangers, au début de la guerre, ont réintégré la République, à travers les nombreux accords de réconciliation, mis en œuvre, depuis trois ans, par le gouvernement, ou ont adopté les objectifs des Jihadistes. Par conséquent, s’ils décident de passer à l’acte, les Russes vont attaquer la totalité des groupes armés, qui sèment la terreur, en Syrie. Les Occidentaux ne pourront plus cacher que la «Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution», qu’ils ont reconnue, comme la représentante du peuple syrien, soutient les Jihadistes. Ils devront, donc, prendre en considération les partis politiques de Syrie, y compris, ceux qui se sont alliés au Baath, pour faire face aux Jihadistes.

Une erreur complète de diagnostic

Les Occidentaux, qui ont fermé leurs ambassades et se sont privés de tout moyen d’analyser ce qui se passait, dans le pays, ont commis plusieurs erreurs de jugement. Ils ignorent la transformation de la société syrienne par quatre années de guerre. D’abord, il y a, certes, des conflits politiques, en Syrie, mais pas de guerre civile. La presque totalité des citoyens s’est rassemblée derrière le Président Al-Assad contre l’agression étrangère, qui menace la survie de la civilisation du Levant. La presse atlantiste estime que le régime ne contrôle plus que 20 % du territoire et qu’il va, donc, bientôt tomber. C’est qu’en effet, le territoire syrien habitable est restreint, tandis que le désert est vaste. La République a choisi de défendre les populations, plutôt que le territoire avec ses champs de gaz et de pétrole tant convoités. Du point de vue gouvernemental, 20 % de la population a été contrainte, par les combats, de se réfugier à l’étranger, 75 % se trouve, sous la protection de la République, et, au maximum, 5% dans les vastes territoires, dans lesquels les Jihadistes évoluent. Ensuite, si, en 2011, beaucoup croyaient au mythe du «Printemps arabe», il n’en est plus de même, aujourd’hui. Le projet du département d’État de placer les Frères musulmans au pouvoir, dans tout le monde arabe, a fait long feu. L’expérience égyptienne est devenue un repoussoir. Depuis l’opération «Volcan de Damas» de juillet 2012, le conflit est une guerre de Jihadistes. Le choix n’est plus d’être pour ou contre le parti nationaliste Baath, mais d’être pour ou contre la modernité. Les Jihadistes défendent un modèle de société, gouverné par des hommes polygames, où les femmes ne peuvent sortir de chez elles que voilées et escortées par un homme de la famille, où les homosexuels sont mis à mort, où, seul, l’Islam est autorisé, et où la pratique wahhabite est obligatoire. Il est, déjà, surprenant que 5 % de la population accepte de vivre, dans les zones, où évoluent les Jihadistes. Et il est absurde d’espérer qu’ils puissent devenir plus nombreux [10]. En s’accrochant au mythe du «Printemps arabe», qu’ils ont, eux-mêmes, créé, et, eux-mêmes, détruit, les Occidentaux ont perdu contact avec la réalité. Ils prétendent soutenir un mouvement démocratique hostile au Président Al-Assad. Mais, outre qu’en temps de guerre, la démocratie paraît être un luxe, non seulement, les Démocrates soutiennent le Président Al-Assad contre les Jihadistes, mais il apparaît comme leur meilleur champion.
En prenant ses informations, exclusivement, auprès de l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme, la presse atlantiste a choisi de s’intoxiquer et d’intoxiquer l’opinion publique. L’OSDH n’est pas une association neutre, mais un organe de propagande des Frères musulmans. Et la confrérie est la matrice de tous les groupes jihadistes. Tous leurs leaders sont des membres ou d’anciens membres des Frères musulmans, d’Ayman al-Zaouahiri à Zahran Allouche. Les Occidentaux payent, aujourd’hui, les conséquences de quatre années de propagande.

Le cas de la France

Le Président Hollande a annoncé qu’il autorisait ses armées à survoler le territoire syrien, pour accumuler des informations sur Daech, et qu’il pourrait, ultérieurement, les autoriser à bombarder l’organisation jihadiste. Il y a une part de gesticulation désespérée, dans cette annonce. En effet, François Hollande la justifie, par l’impossibilité de lutter, efficacement, contre Daech, en ne le bombardant qu’en Irak ; mais c’est, précisément, l’argument que le Président Obama avait employé, pour le convaincre, en 2014, et qu’il avait, alors, rejeté. De même, il y a une forme de fanfaronnade à clamer que les opérations aériennes ont débuté, le 8 septembre, alors qu’une tempête de sable, d’une intensité historique, s’abattait sur le Proche-Orient, brouillait les systèmes de navigation électronique et rendait impossible le décollage des avions.
Surtout, il y a une rare mauvaise foi à déclarer que l’Armée arabe syrienne ne détruira pas les aéronefs français, parce qu’elle ne contrôle plus le Nord du pays, alors qu’il a, secrètement, envoyé une ambassade militaire, à Damas, pour obtenir l’autorisation de survol nécessaire.

Obama poursuit l’application de l’accord de Lausanne

Il semble, cependant, que la France a tiré les conséquences de l’accord, signé par Washington et Téhéran, le 14 juillet, à Lausanne, et qu’elle ne souhaite pas se trouver isolée, dans un Proche-Orient, en pleine réorganisation. Alors que la Coalition internationale anti-Daesh n’a, aucunement, combattu l’Émirat islamique, ni en Irak, ni en Syrie, depuis un an, mais l’a, au contraire, soutenu, par des largages d’armes massifs et répétés, le Président Obama lui a ordonné d’aider la République arabe syrienne à défendre Hassaka. Les 27 et 28 juillet, les deux forces ont, conjointement, repoussé Daech. Les bombardements de la Coalition ont tué, environ, 3.000 Jihadistes.
Logiquement, la prochaine étape devrait être d’inclure les Forces russes, dans la Coalition anti-Daech, mais c’est peu probable. En effet, les États-uniens et les Français, qui s’opposent à la paix avec l’Iran, entendent étendre le chaos, non seulement, au Levant, mais aussi, à l’Afrique du Nord et à la mer Noire. Ce sont eux, qui accusent la Russie de vouloir «sauver Assad» du «Printemps arabe». On devrait, donc, plutôt assister au bombardement de Daech, par deux Coalitions distinctes ; voire, à terme, à une différenciation des rôles, les États-Unis s’occupant de l’Irak, et la Russie, de la Syrie.