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Histoire et société contre l’État: Fondations pour une archéologie anarchiste

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, sciences, sciences et technologies, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 21 novembre 2018 by Résistance 71

Fondations pour une archéologie anarchiste: un manifeste de communauté

 

The Black Trowel Collective / Collectif de la Truelle Noire

 

Tiré de “Decolonizing Anthropology”

 

Octobre 2016

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Source: 

https://robertgraham.wordpress.com/2018/11/12/anarchaeology-the-black-trowel-collective/

 

Note de R71: le site de référence ci-dessus est celui de l’historien anarchiste canadien Robert Graham (interviewé dans le documentaire de Tancrède Ramonet sur l’histoire de l’anarchisme), auteur / éditeur d’une anthologie compilatrice sur l’anarchisme en 3 volumes. Nous traduisons régulièrement des articles de son site, qui est une mine d’or de sources anarchistes passées et contemporaines.
A lire sous l’article, des articles complémentaires sur le sujet…

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Une archéologie anarchiste prend en considérations  l’inégalité sociale comme une critique des formes autoritaires de pouvoir et comme une rubrique pour établir et permettre des relations égalitaires et équitables.

Le terme a-n-archie provient du grec a-suffixe privatif et arkhos (dirigeant), mais une meilleure traduction serait sans doute “contre la domination”. Une archéologie anarchiste insiste sur une archéologie engagée à démanteler les simples modèles hiérarchiques du passé et en ce sens, se trouve en son cœur les fondations d’une archéologie décolonisée, indigène et féministe, contestant les narratifs hégémoniques du passé. C’est une théorie qui est explicitement au sujet des relations humaines opérant sans recours à des formes coercitives comme l’autoritarisme, la hiérarchie ou l’exploitation d’autres êtres humains. Quelques anarchistes étendent cet argument plus avant aux relations non-humaines avec les objets, les autres espèces et l’environnement.

En adhérant à ces principes, il n’y a pas de version orthodoxe, étirée, uniforme de l’anarchisme. Il y a des approches multiples à la théorie anarchiste et sa pratique liées entre elles par des fils communs et ce sont précisément ces choses communes qui informent et animent notre archéologie anarchiste. Ici nous soulignons les principes d’une archéologie anarchiste qui pourront être appliqués aux études du passé, vers des examens archéologiquement informés des sociétés contemporaines et des pratiques archéologiques, incluant l’éthique professionnelle (la déontologie). Nous offrons ceci à la fois comme un manifeste et comme un document vivant ouvert à révision contextuelle constante.

Pouvoir de critique

Nous reconnaissons qu’il y a bien des manières d’évaluer et d’interpréter des sujets comme la valeur, la domination, la coercition, l’autorité et le pouvoir. Les anarchistes et donc les archéologues anarchistes ont reconnu de longue date que la complexité organisationnelle n’est pas simplement produite par le contrôle de l’élite mais se forme également au travers des hétérarchies et des collaborations en réseaux. Beaucoup d’archéologues anarchistes poussent à la découverte d’anciennes périodes de résistance à la domination et l’exploitation des masses par une petite élite, ce qui peut être dénommé “pouvoir vertical” ou le pouvoir de quelques uns sur le grand nombre ; ainsi donc une archéologie anarchiste tend à étudier les formes de pouvoir horizontal, le pouvoir des gens à coordonner un consensus souvent en opposition ou en parallèle à des extensions émergentes de formes de pouvoir vertical.

Reconnaissance des arts de résistance

Les archéologues anarchistes reconnaissent que les périodes de changement, aussi bien que les périodes où il ne semble pas y avoir de changement, ne demandent pas d’évaluations impliquant le bien ou le mal. Une archéologie anarchiste ne donne pas de traitement préférentiel à un arrangement particulier de “civilisation”. En pratique et dans la culture populaire, les périodes ayant les plus hauts niveaux d’inégalité sont souvent vues comme des périodes de sommets de développement culturel.

Des termes tels que “effondrement”, “déclin” ou “dissolution” sont souvent employés par les archéologues et autres personnes pour décrire des périodes du temps qui voient la fin des hiérarchies. La langue parlant de “sommet” ou de “déclin” culturels retient des notions très victoriennes (NdT: de l’époque de l’apogée de l’empire britannique sous le règne de la reine Victoria au XIXème siècle) de progrès, s’identifiant avec l’État, en opposition à une notion plus active de sociétés contre l’État. Les perspectives alternatives révèlent les luttes complexes et souvent conflictuelles de l’humanité contre les efforts de retranchement du pouvoir dans les sociétés hiérarchiques.

Bon nombre de ces soi-disants “effondrements” du passé furent des périodes de plus grandes affirmations d’autonomie locale face à la centralisation hégémonique du pouvoir. De telles époques sont souvent le produit d’actes de révolte non reconnus, de résistance et de résurgences de modes de vie alternatifs. Ainsi, ces périodes peuvent très bien être de grands succès pour la majorité des gens en termes d’augmentation de l’auto-détermination et de l’indépendance. Les archéologues anarchistes sont engagés à théoriser et à identifier la manifestation matérielle de telles transformations culturelles.

Accepter l’anarchie de tous les jours

Pour comprendre les histoires de la résistance humaine, de la résilience et du maintien de l’équité ou de l’hétérarchie, une archéologie anarchiste doit aussi être une archéologie de la vie quotidienne et non pas seulement celle des élites et des monuments. Nous reconnaissons que les gens fonctionnent activement en dehors des structures du pouvoir, même lorsqu’ils sont mêlés inextricablement dans de puissantes structures du pouvoir. Contextualiser une anarchie quotidienne permet une interrogation sur quand les différentes sources de pouvoir sont en action et quand elles ne le sont pas, réduites au silence ou inutilisées. C’est ici que l’archéologie anarchiste peut construire sur une force existante de la discipline, comme des recherches archéologiques non-élitistes et sur les mouvements de résistance qui sont déjà des domaines importants de la connaissance.

Les intérêts pour une archéologie anarchiste reposent sur la construction de coalitions et de consensus, ainsi les contextes où nous pouvons trouver des alignements avec les gens œuvrant dans le domaine de l’archéologie tout autant qu’en dehors, sont critiques pour le développement de ce mouvement.

L’archéologie de l’anarchie quotidienne est aussi une bonne chose pour nous rappeler les façons dont nous pouvons intégrer des pratiques anarchistes dans notre propre présent avec un œil toujours sur le futur. On ne doit pas s’identifier comme anarchiste pour pratiquer et contribuer à l’anarchie quotidienne.

Des actes simples, d’auto-confession en salle de classe et ailleurs fournissent une myriade d’opportunités pour déconstruire les hiérarchies du pouvoir qui perpétuent les stéréotypes nuisibles du passé, du présent et du futur.

Voir les futurs

Une archéologie anarchiste perçoit que l’avant-gardisme (cette stratégie traditionnelle révolutionnaire marxiste qui tente de construire un changement culturel en espérant un résultat pré-déterminé) représente le plus souvent une extension des structures de pouvoir présentes, qu’elle soit intentionnelle ou autre, et qu’il n’est que très rarement couronné de succès sur le long terme. Au contraire, les archéologues anarchistes examinent la culture matérielle au travers du temps en utilisant des pratiques pré-figuratives comme vision décolonisée.

Ceci veut dire qu’ils examinent les archives matérielles et leur domaine particulier en reconnaissant que les gens qui agissent dans le présent de façons à créer un changement sur un futur désiré, ont plus de chances de mettre en pratique un changement bénéfique au sens large (les anarchistes appellent cela “faire une nouvelle société dans la coquille de l’ancienne”). Cette pratique de visionner le futur dans le moment présent aligne une archéologie anarchiste avec les engagements d’une archéologie contemporaine, et ce même si le matériel qui est recherché appartient à un passé lointain.

Une archéologie anarchiste reconnaît que le passé ne peut être investigué qu’au sein d’un profond combat du présent avec des conflits, des conversations et la politique. Ceci ne répudie en rien les perspectives de l’archéologie en tant que science. En fait, cela reconnaît le fait du comment la culture interagit avec et informe l’analyse scientifique. L’abandon de la hiérarchie de la pratique scientifique ouvre son potentiel prédicateur au-delà du domaine traditionnel de l’archéologie (le passé) et vers des endroits du futur.

A la recherche de formes d’organisation non-autoritaire

Une archéologie anarchiste tente de réimaginer, de redistribuer et de décoloniser les processus et les positions d’autorité au sein des communautés, du monde universitaire, de la discipline scientifique et de ses publics nombreux, tout en faisant de la recherche, facilitant l’apprentissage des étudiants et s’engageant dans la gestion de l’héritage [culturel]. Ces reconfigurations ne peuvent malgré tout se produire que dans un environnement inclusif, imprégné de la reconnaissance des périls se stratifier les perspectives du présent sans critique aucune sur le passé.

Ceci veut aussi dire qu’une archéologie anarchiste est une archéologie engagée dans la communauté, englobant de nombreuses voix et un profond engagement avec la recherche. Les archéologue anarchistes recherchent des alternatives aux modes hiérarchiques traditionnels de la connaissance de la production et de la gestion des endroits et du temps passés, ce en faveur de manières égalitaires de rassembler les gens pour apprendre, protéger les endroits et de comprendre l’importance du passé pour saisir le présent.

Reconnaître l’hétérogénéité des identités

Les archéologues anarchistes comprennent que les gens vivent dans bien des espaces sociaux différents. Plus important, ils encouragent les gens, incluant les archéologues, à vivre et explorer beaucoup de différentes positions, mondes et identités. Une archéologie est nécessairement intersectionnaire, comprenant que les gens ne sont pas le produit d’une simple forme d’identité (non existentialiste), ni même d’une forme complexe d’identité, mais qu’ils sont créés et continuellement recréés par la constante intersection, effacement et addition de tous ces différents aspects.

En fait, c’est ce fait même de reconnaître les identités / positions / points de vue multiples des uns des autres qui offre une puissante méthode de construction d’équité entre les individus, les groupes, les cultures et autres constructions culturelles.

Exposer les échelles multiples du bas vers le haut

Une archéologie anarchiste travaille sur plusieurs échelles différentes. Ceci veut dire qu’elle fonctionne sur des niveaux global, régional, de communauté et personnel. Plus important, une archéologie anarchiste reconnaît à la fois le rôle des assemblages comme englobant les individus, les endroits, les matériaux et les animaux et aussi les collections plus grandes de ces influences sociales. Elle connaît l’agencement des participants sociaux pour dire comment et où ils sont situés sur les échelles de l’environnement social.

Cet humanisme contextuel, décolonisé, féministe s’intègre avec l’archéologie anarchiste, la fixant en place. Ceci veut dire que la recherche, l’interprétation et le soutien souvent focalisent sur des individus ou des localités puis s’étendent à une échelle plus large, plus globale. L’échelle des gens de la base et les endroits où ils ont vécu fournissent les blocs de construction critiques pour re-imaginer des plus hauts niveaux de changements systémiques.

C’est l’espace où les échelles de l’analyse archéologique, des éclats de poteries, à l’endroit où elles furent trouvées, jusqu’au contexte régional, nous aident à construire des connexions entre de nombreuses échelles d’ordre qui nous permettent de donner une voix au passé et au présent.

Reconnaître l’agencement dans le changement et la stabilité

Une archéologie anarchiste est agencée. Les archéologues anarchistes comprennent que si placés dans des systèmes équitables, tous les humains / non-humains ont la capacité de mettre en place le changement. La plupart des archéologues reconnaissent que le pouvoir de notre discipline dérive de sa compréhension de la capacité humaine à transformer, façonner l’environnement, le monde matériel et les domaines spirituels par l’action.

Combinés, ces agents permettent aux archéologues d’ajouter des gens au lieu de seulement des objets, dans le passé (et le présent). Reconnaître que tous les gens sont importants veut dire que l’archéologie anarchiste est une archéologie des relations sociales qui utilise la façon dont les personnes interagissent pour comprendre les vestiges et archives archéologiques. Une archéologie anarchiste focalise spécifiquement sur ces gens qui sont le mois susceptibles d’avoir contribué aux narratifs dominants du passé.


Sans état… Société contre l’État

Valoriser l’héritage des sociétés à État et à non-État

Une archéologie anarchiste conteste la conservation et la préservation de l’héritage en questionnant le pourquoi et le comment certains sites et certaines régions sont choisis pour être protégés alors que d’autres ne le sont pas. Les archéologues anarchistes comprennent que préserver les sites et les communautés qui ne représentent que des états (c’est à dire des hiérarchies verticales ayant des élites), veut dire que nous créons un passé qui voit l’État et les sociétés assimilées à des sociétés étatiques comme des modèles de succès.

Les sociétés sans état, souvent empêchant de manière intentionnelle l’émergence d’une hiérarchie au cours de leur évolution, deviennent implicitement des exemples d’échec. Une archéologie anarchiste demande que nous commencions à changer notre compréhension de ce à quoi ressemble le succès et que ce changement théorique soit accompagné d’une action sur le comment faire pour comprendre quel héritage est digne d’intérêt. C’est en cela qu’une archéologie anarchiste peut soutenir puissamment et en parallèle, une archéologie indigène.

Ces décisions biaisées et subjectives sur quel héritage mettre en valeur font aussi diminuer notre imagination historique. Retirer ou limiter la présence archéologique, historique et culturelle des sociétés à organisation horizontale par des décisions de conservation de site, peut avoir un impact dramatique sur la capacité des sociétés futures à envisager et construire des alternatives aux hiérarchies contemporaines.

Pas de paradigmes, une multitude de vues et de voix

Une archéologie anarchiste reconnaît qu’il existe une multitude de points de vue et rejette la fausse dichotomie que tous ceux qui promeuvent ces idées doivent s’identifier en tant qu’anarchiste ou archéologue. Les étiquettes limitent les gens et leur capacité de trouver une utilité dans la théorie anarchiste. Par exemple, les gens ne doivent pas nécessairement se proclamer anarchistes pour promouvoir des idées anarchistes et des idéaux de la même manière que des gens ne doivent pas être archéologues pour promouvoir l’utilisation d’une culture matérielle comme une science sociale et une méthodologie historique.

Ce point de vue nous permet une promiscuité théorique et affirme qu’il est utile scientifiquement de considérer des théories et des méthodes alternatives hors du paradigme normal, s’engageant de la sorte en un anarchisme épistémologique.

Une hétérarchie d’autorités

En tant qu’archéologues anarchistes, nous ne nous reconnaissons pas comme une communauté ; au lieu de cela, nous nous reconnaissons comme appartenant et affirmant, beaucoup de communautés connectées. Nous soutenons grandement l’idée que décentraliser notre connaissance et notre autorité ne nie en rien l’expertise que nous possédons. Nous reconnaissons qu’alors que nous avons la technique de notre activité et l’expertise concernant la culture matérielle et la connaissance du passé, celles-ci sont une expertise qui dérive d’une certaine perspective qui est sans autorité unique.

Notre connaissance devrait être ouverte et notre expertise devrait être disponible de façon à ne pas créer une situation dans laquelle des archéologues (et des historiens) seuls obtiennent une autorité sur le passé, spécifiquement en ce qui concerne l’héritage des peuples descendants. De plus, nous reconnaissons que bon nombre d’expertises existent en dehors de notre discipline et de fait au sein de domaine de la connaissance “académique”. Une archéologie anarchiste est respectueuse des différents experts qui peuvent adresser le passé et le présent.

Décentrer l’humain, reconnaître les relations avec les entités non-humaines

Une archéologie anarchiste comprend et nous encourage à examiner comment des agents non-humains peuvent également créer des changements sociaux. Ainsi, l’endroit, l’espace, l’environnement, les objets matériels et le surnaturel peuvent tous être des agents du changement. De plus, les schémas de comportements humains peuvent être structurés par leurs relations avec des entités non-humaines comme des agents perçus au sein du paysage géographique, du climat, des plantes, des animaux ou des esprits.

Nous reconnaissons que comme les gens de cultures anciennes se voyaient souvent comme égaux ou moindre comparés avec des entités non-humaines, décentrer l’humain (NdT: en une manœuvre contre-ethnocentrique) peut nous aider à comprendre comment les peuples anciens s’arrangeaient et s’organisaient. Une telle attitude nous aide aussi à ré-imaginer nos propres positions subjectives en relation avec l’environnement, les endroits, les plantes, les animaux et les esprits.

Une archéologie de l’action

Les archéologues anarchistes reconnaissent que bien que notre recherche puisse souvent se frotter à des sujets difficiles et sensibles, la recherche archéologique doit demeurer gaie et plaisante. En même temps, l’archéologie se doit d’être pratiquée et rapportée avec respect. Bien que notre domaine puisse être saturée de violence, nous recherchons des manières d’étudier ces sujets non violentes en elles-mêmes.

Dans le sillage de bien des actes de résistance à succès qui utilisent l’humour pour affronter la violence, comme par exemple les manifestants protestant l’injustice armés de marionnettes, nous pensons également que la présentation de sujets difficiles peut aussi être adoucie par des interventions artistiques, poétiques ou révolutionnaires. Mais nous voyons essentiellement l’archéologie anarchiste comme un appel à l’action et nous invitons ceux et celles qui sont intéressés à nous rejoindre.

Recherchez, écrivez un essai, composez un poème épique, contribuez aux paroles d’une chanson, offrez une peinture ou une photo, faites quelque chose de grand, ou quelque chose de petit, faites quelque chose de différent, écrivez un classique, faites ce qui vous semble juste, faites le pour le potentiel de l’archéologie à aider construire un monde meilleur. Rendez le grand, faites le humble, faites le de manière brillante.

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Simplement, nous offrons une archéologie anarchiste comme un moyen alternatif de penser le passé et de considérer nos méthodes et nos pratiques du présent. Une approche anarchiste nous rappelle de considérer les relations de pouvoir et de questionner le fait que ces relations soient autoritaires ou coercitives, si dans les sociétés passées que nous étudions, nous le faisons en tant qu’équipes d’archéologues en pratique, parmi des archéologues et des communautés descendantes en rapport avec l’héritage, ou en relations entre l’archéologie et les états-nations contemporains.

La vaste majorité des sociétés du passé étaient des sociétés vivant en anarchie, organisant leurs vies sans autorités centralisées. Ceci est une des principales raisons de l’utilité d’une archéologie anarchiste: pour comprendre la dynamique et les principes des sociétés sans gouvernement. De plus, la critique soutenue du pouvoir peut aider à mieux reconnaître les formes de résistance au sein des sociétés centralisées.

Finalement, les principes anarchistes peuvent nous aider à mieux atteindre des pratiques égalitaires et démocratiques parmi les archéologues et autres personnes ayant un intérêt dans le passé. Cette approche peut aussi engager l’archéologie à revigorer l’imagination historique et à présenter des alternatives aux structures d’autorité pyramidales contemporaines. 

Bref, une archéologie anarchiste peut nous aider à étendre notre domaine du possible, à la fois en relation avec nos interprétations des traces de la vie passée et à termes de notre compréhension de ce qui est possible pour le futur.

The Black Trowel Collective ou Collectif de la Truelle Noire: 

Nous venons à l’anarchisme et à l’archéologie depuis de nombreux horizons et pour des raisons variées.

La plupart de ce qui est écrit dans ce document provient d’une conversation commencée à l’Amerind Foundation en avril 2016 où nous avons commencé à mettre les morceaux éparses d’une archéologie anarchiste au sein d’un cadre cohérent.

Depuis lors. bon nombre d’entre nous ont continué à travailler ensemble sur cela et d’autres projets en relation avec une archéologie anarchiste, et notre cercle s’est considérablement élargi au fur et à mesure que le projet évolue.

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

40ans_Hommage_Pierre_Clastres (et la Société contre l’État)

Clastres_Préface_Sahlins

On a retrouvé l’histoire de france (Jean Paul Demoule)

Le_Défi_Celtique_Alain_Guillerm

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

Anthropologie et archéologie anarchistes et le changement de l’histoire

 

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