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Nouvel Ordre Mondial: Wahabbisme et sionisme… jus vert et vert jus pour un contrôle oligarchique moyen-oriental…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 31 mai 2016 by Résistance 71

Une chose est de plus en plus certaine: les masques tombent et vont continuer à tomber au fur et à mesure de l’accélération de la mise en place de la grille de contrôle totalitaire mondiale. On sait au moins øù se tient l’Arabie sur l’affaire palestinienne… La seule question valable aujourd’hui est: quand assez est-il assez pour les peuples ?

— Résistance 71 —

 

L’Arabie Saoudite construit une ambassade en Israël

 

Réseau Voltaire

 

29 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article192002.html

 

Le Royaume d’Arabie saoudite a débuté la construction d’une gigantesque ambassade en Israël, probablement la plus importante à Tel-Aviv.

Officiellement, les deux États n’entretiennent pas de relations diplomatiques du fait de l’expulsion par Israël de la majorité de sa population palestinienne, en 1948 (la Nakba).

Cependant le Pacte du Quincy, signé entre le président Roosevelt et le roi Abdelaziz, en 1945, et renouvelé par le président Bush et le roi Fahd en 2005, prévoit entre autres que le Royaume ne s’opposera pas au foyer juif de Palestine (futur État d’Israël) [1].

Le roi Abdallah finança à la place des États-Unis l’opération israélienne « Plomb durci » contre la bande de Gaza, en 2008-09 [2]. Ce rapprochement mettait fin à la « doctrine de la périphérie » selon laquelle Tel-Aviv cherchait à unifier les acteurs non-arabes de la région (Iran, Turquie, Éthiopie) contre les pays arabes.

Le président Shimon Peres s’exprima par vidéo devant le Conseil de sécurité du Golfe, en novembre 2013. Les membres du Conseils purent lui poser des questions non pas directement, mais par l’intermédiaire de Terje Rød-Larsen [3].

Actuellement, les deux pays mènent ensemble une guerre au Yémen depuis un état-major commun installé dans l’État non-reconnu du Somaliland [4]. La Force « arabe » de Défense commune reproduit le concept du Pacte de Bagdad qui était identiquement militairement commandé par un État qui n’en était pas membre (les États-Unis en l’occurrence).

Ils projettent ensemble plusieurs opérations d’exploitation pétrolière au Yémen et dans la Corne de l’Afrique [5].

Le roi Salmane a désigné le prince Walid Ben Talal (5ème fortune mondiale avec Citigroup, Mövenpick, Four Seasons) comme prochain ambassadeur du royaume à Tel-Aviv.

[1] Les termes exacts du pacte sont toujours secrets.

[2] « La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 janvier 2009.

[3] « Shimon Peres s’est exprimé devant le Conseil de sécurité du Golfe, fin novembre », Réseau Voltaire, 3 décembre 2013.

[4] « La Force « arabe » de Défense commune », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 avril 2015.

[5] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

Ingérence impérialiste en Egypte: L’axe Washington-Ryad-Aman-Tel Aviv se dessine sur fond de guerre civile…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 26 août 2013 by Résistance 71

Salut, je suis votre nouvel axe du mal

 

Pepe Escobar

 

22 Août 2013

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article35937.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’ai argumenté que ce qui vient juste de se passer en Egypte est un bain de sang qui n’en est pas un, perpétré par une junte militaire responsable d’un coup d’état qui n’en est pas un et ce sous le déguisement d’une “guerre contre le terrorisme” à la sauce égyptienne. Pourtant ce blablatage osé de journaleux, qui aurait pu être écrit par la Maison Blanche, fait partie du jeu. Parmi un brouillard épais et un pirouettage servant  des agendas concurrents, un fait étonnant se démarque. Un sondage il y a seulement 10 jours émanant du Egyptian Center for Media Studies and Public Opinion nous a déjà dit que 69% des gens interrogés étaient contre le coup d’état militaire du 3 juillet orchestré par le pinochesque Abdel Fattah Al-Sisi. Ainsi ce bain de sang qui n’en est pas un ne peut pas être considéré comme légitime, sauf pour une petite clique de moubarakistes (aussi appelés fulool), un ramassis d’oligarques corrompus et “l’état profond” égyptien contrôlé par l’armée.

Le gouvernement des Frères Musulmans mené par Mohamed Morsi a peut-être été franchement incompétent en essayant de réécrire la constitution égyptienne, en incitant les fondamentalistes enragés et en courbant l’échine devant le FMI. Mais on ne doit pas oublier non plus que cela a été couplé avec un sabotage en règle provenant de cet “état profond”. Il est vrai que l’Egypte était et demeure, au bord d’un effondrement économique total et le bain de sang qui n’en est pas un n’a suivi que le changement de signature sur les chèques, du Qatar à l’Arabie Saoudite (et des Emirats Arabes Unis). Comme Spengler l’a bien démontré sur ce site (Asia Times du 8 juillet 2013), l’Egypte demeurera une république bananière sans les bananes et toujours dépendante des étrangers pour en manger. Le désastre économique ne disparaîtra pas, sans parler du ressentiment cosmique pour les Frères Musulmans. En l’état actuel des chose, les gagnants sont ceux de l’axe Maison des Saoud/Israël/Pentagone. Comment ont-ils fait ?

Dans le doute.. Appelez Bandar

En théorie, Washington a été relativement en contrôle à la fois des Frères Musulmans et de l’armée de Sisi. Ainsi vu de la surface, ceci est une situation gagnant-gagnant. Les faucons américains sont pro-Sisi, tandis que les impérialisrtes libéraux sont plus pour les Frères Musulmans (FM), la couverture parfaite parce que les FM est un groupe indigène, religieux, populiste, économiquement néo-libéral, désirant travailler avec le FMI et qui n’a pas menacé Israël. Les FM n’étaient pas un problème pour Washington ni pour Tel Aviv, après tout, leur allié ambitieux du Qatar était leur intermédiaire. La politique étrangère du Qatar comme chacun sait se résume à être les pom-pom girls des Frères Musulmans où que ce soit.

Donc Morsi a dû franchir une ligne rouge assez sérieuse. Peut-être son appel aux Egyptiens sunnites de rejoindre le djihad contre Bachar al-Assad (bien que ceci soit en accord avec la politique du “Assad doit partir” d’Obama…). Sans doute fut-ce sa poussée pour installer une sorte de paradis djihadiste/Califat dans le Sinaï en route vers Gaza. Ceci pointe vers un feu vert du Pentagone et de Tel Aviv pour le coup d’état. Le Sinaï à tout but utile, est géré par Israël. Tel Aviv n’a aucun problème avec l’armée de Sisi et le groupe de soutien saoudien de la junte militaire. La seule chose qui importe à Israël est que l’armée de Sisi maintienne les accords de Camp David. Les FM a contrario, pourrait bien avoir d’autres idées en tête pour le futur. Pour la maison des Saoud, ce ne fut jamais une situation gagnant-gagnant. Les FM au pouvoir en Egypte était un anathème. Dans ce triangle amoureux il reste à déterminer qui a été le plus malin pour remuer le chien (NdT: de l’expression anglophone “the tail which wag the dog”, ou la “queue qui remue le chien”… çà sonne mieux en anglais…)

C’est ici que s’inscrit l’incroyable acte du Qatar qui disparaît. La montée et la chute (soudaine) du Qatar des feux de la rampe de la politique étrangère est strictment lié au vide actuel de leadership au cœur même du Pentagone et de son “arc d’instabilité”. Le Qatar était au mieux une nouvelle bombe du box office, considérant les mouvements de yo-yo du gouvernement Obama et la position attentiste de la Chine. Le Sheikh Hamad al-Thani, l’émir qui finit par se virer lui-même avait clairement dépassé ses limites non seulement en Syrie mais aussi en Irak. Il finançait non seulement des entités des FM mais aussi des djihadistes extrémistes dans le désert. Il n’y a pas de preuves conclusives, parce que personne à Doha ou à Washington ne veut parler, mais l’émir a très certainement été “invité” à se virer lui-même et ce n’est pas par accident que le racket des “rebelles” syriens a été repris par la Maison des Saoud, avec le retour spectaculaire de Bandar Bush, alias le prince Bandar bin Sultan.

Donc une fois de plus les vainqueurs furent les Saoudiens, comme le gouvernement Obama calculait qu’à la fois les FM et la nébuleuse al-Qaïda tomberaient dans les oubliettes de l’histoire en Syrie. Ceci doit encore être vu, il est très possible que l’Egypte maintenant attire les djihadistes de Syrie. Ils demeureront néanmoins partie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Quant à Sisi, il fut assez malin de saisir l’opportunité du thème du “terrorisme” et d’assimiler de manière préventive les FM avec Al-Qaïda Egypte, préparant ainsi un bain de sang qui n’est pas un bain de sang. Le fait est qu’on peut faire un cas spécial du gouvernement Obama faisant sous-traiter sa politique étrangère moyenne-orientale par la Maison des Saoud.

Choisissez votre axe

Deux jours avant le début du bain de sang qui n’en est pas un, le chef d’état major des armées américain le général Dempsey se trouvait en Israël se familiarisant avec le général Benny Gantz et Bibi Netanyahou, discutant les proverbiales “menaces pouvant émaner de la région” de manìère globale ou localement et “comment pouvons-nous travailler ensemble efficacement pour renforcer la sécurité de nos pays”. Il est impensable qu’ils n’aient pas discuté comment ils pourraient tous profiter de cet éminent bain de sang qui n’en est pas un. Dans le même temps, le ministre israélien de la défense Ya’alon Moshé annonçait de manière détonante un “nouvel axe du mal” entre l’Iran, la Syrie et le Liban. Ce qui implique Téhéran, Damas, et de manière signifiante Beyrouth dans son entièreté (et non pas la banlieue sud à prédominance chiite). Ya’alon a expliqué à Dempsey qu’il leur était interdit de gagner la guerre civile en Syrie.

Considérant que la CIA a étiqueté la guerre civile en Syrie comme une menace très importante pour les Etats-Unis et sa sécurité au cas où des entités d’Al Qaïda prendraient l’avantage de la situation, et dans le même temps Washington est très reluctant d’arrêter de “mener par derrière”, on pourrait dire qu’Israêl envisagerait une autre invasion du Liban. Un sheikh Nasrallah toujours en alerte en tant que secrétaire général du Hezbollah, a déjà parlé d’une telle éventualité.

Ensuite Dempsey alla en Jordanie, où se tiennent déjà environ 1000 soldats américains, des avions F-16 avec leurs équipages et des batteries de missiles de défense Patriotes et leur personnel servant. La pirouette qui dit que le Pentagone aide Aman aux “techniques de contrôle de ses frontières”, comme dans un des acronymes les plus usités du Pentagone ISR pour Intelligence Surveillance and Reconnaissance, n’est juste que cela… une pirouette. Dempsey y est allé surtout pour aller contrôler les progrès de livraison récentes des missiles anti-chars achetés aux américians par… l’Arabie Saoudite, suppléés à la CIA pour armer les rebelles/mercenaires en Syrie, sélectionnant soi-disant les “bons rebelles” dans le sud de la Syrie. Ces “rebelles” furent entrainés par la CIA et les forces spéciales américaines en Jordanie. Il est évident que Damas va préparer une contre-offensive à ce plan fomenté par l’axe Etats-Unis/Jordanie/Arabie Saoudite.

Choisissez votre diable

Il n’y a pour ainsi dire plus aucune crédibilité américaine au Moyen-Orient, à part des entités marionnettes comme la Jordanie et les élites sélectionnées du Golfe féodal, ce microcosme “démocratique” de corruption, de mercenaires et de prolétariat traité comme du bétail. Cela n’aide pas non plus que John Kerry air recommandé Robert Ford comme nouvel ambassadeur en Egypte, cet ancien ambassadeur en Syrie. La perception est tout. Une opinion informée à travers le Moyen-Orient a de suite indentifié Ford comme une ordure facilitateur des escadrons de la mort. Son CV avant même la Syrie où il officialisa les soi-disant “rebelles” est sans égal. Âme damnée de John Negroponte qui promût la “solution salvadorienne” en Irak dès 2004, la “solution salvadorienne” est le nom de code pour les opérations d’escadrons de la mort sponsorisés par les Etats-Unis, une tactique contre-insurectionnelle appliquée au Salvador par Negroponte dans les années 1980 et qui causa plus de 75 000 morts, mais qui avait des racines profondes en Amérique latine dans les années 1960-70. (NdT: méthode inventée par les Français en Algérie et mise en place lors de la bataille d’Alger en 1957… Méthode qui fut enseignée par les services français à la tristement célèbre École des Amériques au Panama, depuis rappatrié à Fort Bragg en Georgie, USA)

Sisi va continuer à jouer son jeu en accord avec son plan, mettant en avant le mythe du narratif que l’armée égyptienne défend la nation et ses institutions alors qu’en fait elle ne fait que défendre ses immenses privilèges socio-économiques. Oubliez la protection des civils. Oubliez des partis politiques indépendants ou même un mouvement indépendant en Egypte. Pour Washington, FM ou “état profond”, voire même une guerre civile en Egypte, des Arabes tuant des Arabes, diviser et régner à l’infini, c’est très bien, dans la mesure où il n’y a aucune menace sur Israël. Avec Israël fomentant de manière possible une nouvelle invasion du Liban, le “processus de paix” à la Kerry n’étant qu’une excuse à toujours plus de colonies en Palestine, Bandar Bush de retour aux manettes de l’art obscur, l’empêchement de toute solution possible sur le dossier nucléaire iranien, l’Egypte en guerre civile, l’Irak et la Syrie saignant à mort, ce qu’il nous reste est la prolifération de toutes sortes d’axes et de toutes sortes de maux.

Ingérence impérialiste au Moyen-Orient: L’Arabie Saoudite en charge des opérations criminelles de basses œuvres…

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La Résistance défend le Levant, face au gang de Bandar au service d’Israël

 

Par Ghaleb Kandil

 

19 Août 2013

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article179866.html

 

L’attentat terroriste de la banlieue sud de Beyrouth, jeudi 15 août 2013, qui a fait 25 morts et 335 blessés, tous des civils innocents, porte l’empreinte de l’alliance entre Israël, les États-Unis et les takfiristes, ainsi que le gang de criminels conduits par Bandar ben Sultan au Mashreq arabe. 
L’explosion a pris pour cible des gens ordinaires qui vaquaient à leurs occupations, et ressemble en tout point aux massacres commis par l’aviation israélienne lors de la guerre de juillet 2006, alors que sur le terrain les résistants infligeaient des défaites cuisantes aux forces terrestres israéliennes. 
Le but de ce crime barbare est de briser la volonté de résistance populaire, tout comme les raids meurtriers d’Israël pendant la guerre. Les gens ont rapidement répondu en réaffirmant leur attachement à la Résistance en tant que choix national transcommunautaire, englobant toutes les régions libanaises. Les propos touchant des familles des victimes juste après l’attentat de la banlieue sud en sont la preuve la plus éclatante.

Cela a d’ailleurs toujours été le cas depuis le massacre de Bir el-Abed, commis par le renseignement états-unien pour tenter de briser la volonté du peuple qui s’est révolté contre l’accord du 17 mai 1983. La banlieue sud a résisté et a fait tomber l’accord de la honte et de l’humiliation, pavant la voie à la libération de l’an 2000. 
L’agression israélienne contre le Liban a pris une autre forme, avec l’entrée en scène des gangs de Bandar. L’Arabie saoudite se comporte aujourd’hui en tant que direction régionale de l’alliance américano-israélo-takfiriste et Bandar est le chef des opérations de cet axe en Syrie, en Irak et au Liban. Le royaume wahhabite a ainsi acheté la décision européenne de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, participe activement au financement des campagnes politiques et médiatiques contre la Résistance et alimente les projets de discorde au Liban et l’agression colonialiste contre la Syrie.

Les gangs de Bandar jouent un rôle essentiel dans les tueries et les exterminations pratiquées dans l’espoir de briser la Résistance de la Syrie et de son leader Bachar al-Assad. 
Ce crime terroriste a été unanimement condamné et les Libanais ont pointé un doigt accusateur vers Israël. Mais certains ont omis de souligner la responsabilité directe de ces gangs takfiristes, à qui ils accordent une couverture sécuritaire, politique et médiatique, pour servir les intérêts d’Israël. Leur outil préféré est la discorde. 
Mais cette discorde n’a pas lieu grâce à l’éveil de la population et à son sens de la responsabilité. Elle a échoué au Liban et en Syrie ces deux dernières et a été enterrée en Égypte, après que la résistance de l’État syrien eut permis de dévoiler le vrai projet d’hégémonie colonialiste, qui vise à effriter les sociétés arabes pour les affaiblir Israël.

Le partenariat entre la Résistance libanaise, conduite par sayyed Nasrallah et la Syrie, a été un des principaux facteurs qui ont fait échouer ce plan. 
Ce partenariat a encore une fois été réaffirmé par sayyed Nasrallah, qui a révélé que le président Assad lui avait dit, lors de la guerre de juillet 2006, qu’il était disposé à déclarer la guerre à Israël et que l’armée syrienne était prête à participer aux combats. 
Aujourd’hui, ce partenariat s’illustre par la guerre menée conjointement contre les terroristes takfiriste en Syrie où l’engagement du Hezbollah a eu les conséquences suivantes : 
 1. La consécration de l’équation de la force libanaise face à Israël, grâce à la coopération et la coordination entre la Résistance et l’armée syrienne. Damas à livré au Hezbollah des armes susceptibles de briser l’équilibre. 
 2. La présence du Hezbollah en Syrie signifie que le front lors de toute prochain guerre avec Israël s’étendra de Naquoura, au Liban, jusqu’aux frontières syriennes et jordaniennes. 
 3. Le Hezbollah a introduit en Israël son expérience dans la guérilla, ce qui constitue une contribution de taille dans l’effort de restructuration de l’armée syrienne, entamé par le leadership syrien.

Cette restructuration, qui est un mélange entre les technique de la guerre classique et la guérilla, est la raison du changement stratégique sur le terrain. 
Après l’attentat terroriste de la banlieue sud, sayyed Nasrallah a promis à la population une nouvelle victoire face au projet criminel et destructeur. Cette promesse se base sur des vérités solides, sur des capacités réelles, sur une volonté inébranlable et sur un soutien populaire sans faille. 
Sayyed Nasrallah a parlé en tant que leader d’une résistance qui lutte pour libérer la Palestine et les peuples de la région des gangs takfiristes. Ces derniers ne sont qu’un outil entre les mains de l’Occident et de ses agents régionaux, notamment de l’Arabie saoudite. Ce projet est voué à un échec certain.

Déclarations et prises de positions

Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah 
« À chaque fois que l’ennemi se trouvait dans l’incapacité de vaincre la Résistance, il frappe ses partisans. L’ennemi considère que c’est notre point de faiblesse et ceci est un facteur dont nous devons être fiers. Ceci démontre que la relation est très intime entre la Résistance et son peuple. Ce n’est pas le cas des combattants importés des quatre coins du monde. L’entente d’avril 1996 a réussi à imposer une nouvelle équation efficace pour protéger la population libanaise. Celui qui a commis l’attentat d’hier planifiait de faire le plus grand nombre de victimes parmi les civils. La charge explosive pesait beaucoup plus que 50 kg. Tant qu’il existe un groupe qui refuse de se soumettre aux diktats, il va payer le prix de ses choix. Certes, le Hezbollah ne va pas laisser les sinistrés, tout comme doit le faire l’État. Ce qui a eu lieu est une chaine dans le maillon des incidents sécuritaires dans le pays. Ces derniers mois, des roquettes se sont abattues sur des régions dans la Békaa. Des groupes syriens ont revendiqué les attaques. Donc, les auteurs étaient connus, pas besoin de faire des investigations pour en dévoiler l’identité. Comme le Hezbollah a-t-il réagi ? Nous n’avons pas eu recours à des réactions instantanées et nous saluons la prise de conscience de la population. Lors de l’attentat de Bir el-Abed, d’aucuns ont accusé le Hezbollah d’avoir commis cet attentat pour renverser la table dessus-dessous et changer la donne au Liban. Ce sont vos services de renseignement qui agissent de la sorte. Mais vous n’allez trouver personne qui chérisse cette population plus que le Hezbollah. Selon les données disponibles, nous avons réalisé que l’auteur n’était pas Israël. La deuxième hypothèse est celle des groupes takfiris qui ont déclaré la guerre contre les chiites dès les premiers jours de la crise en Syrie. Mais là encore, nous avons trouvé cette hypothèse peu plausible. Quant à la troisième hypothèse, on a avancé qu’il s’agirait d’une partie tierce qui voudrait profiter de la conjoncture actuelle pour semer la discorde dans le pays. Tous les indices montrent que l’explosion d’hier est en relation avec ces groupes takfiris. Certains services de sécurité libanais nous ont informés que ces groupes préparent des voitures piégées en grand nombre pour les faire exploser dans la banlieue Sud. Actuellement, nous devons réaliser un objectif national pour empêcher que de telles explosions ne se reproduisent dans d’autres régions libanaises. Les explosions ne visent pas seulement la banlieue Sud de Beyrouth ni les régions chiites. Je m’adresse à tous les responsables pour leur dire que le Liban est au bord du gouffre en cas de poursuite de ces explosions. Nous avons besoin de la coopération de tout le monde, de l’État et de la population. Il faut œuvrer sur deux axes : 
 1. prendre des mesures préventives conventionnelles comme les barrages, les fouilles. Toutefois, ces mesures sont loin d’être suffisantes pour mettre un terme aux attentats suicides ou aux explosions. 
 2. le deuxième axe : Il s’agit d’œuvrer pour dévoiler, démanteler, arrêter et lutter contre ces groupes. En politique, nous pouvons poursuivre notre bataille. 
Mais laissons de côté les haines confessionnelles entre sunnites et chiites pour ne pas provoquer une discorde (…) Les auteurs ne sont ni sunnites, ni syriens, ni Libanais, ni arabes, ce sont des criminels. Ceux-ci ont tué des sunnites beaucoup plus de chiites. Dans l’attentat, il existe un martyr palestinien, des blessés syriens. Les criminels qui ont tué les fils de la famille Jaafar et Amhaz sont désormais connus par le nom et leur identité. Il est prohibé de tuer quiconque n’est pas responsable de ce meurtre, et toute réaction contraire provoquerait un problème plus compliqué dans la région de la Békaa-Hermel. Quant aux auteurs des attentats, je leur dis : Nous vous connaissons très bien, nos mains vous rattraperons certainement. Certes il revient à l’État de le faire mais là où l’État échoue, nous allons assumer nos responsabilités. Vous, les groupes takfiris, prétendez défendre le peuple syrien, mais vous êtes responsables en premier du meurtre de ce peuple syrien. Le Hezbollah n’a point commis de massacres en Syrie comme vous le prétendez. Aux meurtriers je dis : Sachez que les attentats contre nous ne nous ferons jamais fléchir. Espèce d’imbéciles, revoyez notre expérience pendant 30 ans avec les Israéliens. Si nous déployons actuellement 1 000 combattants en Syrie, ils seront 2 000 en riposte à vos attentats. Si nous avons 5 000 combattants en Syrie, ils seront 10 000. Vous frappez dans l’endroit inapproprié. Sachez que si la bataille contre ces terroristes nécessite que nous aillions tous, moi et tout le Hezbollah en Syrie, nous le ferons pour la Syrie et son peuple, pour le Liban et son peuple, pour la Palestine et sa cause primordiale. Soyez sûrs que vous êtes incapables de trancher la guerre avec nous. Nous trancherons la guerre. Cette guerre sera couteuse, oui, mais elle sera moins couteuse que d’attendre les takfiris arriver à nos portes pour tuer nos familles et nous égorger comme les moutons. »