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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Ingérence saoudienne de plus dans la vie politique libanaise

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , on 5 mars 2018 by Résistance 71

Les “7 commandements de Riyad” au premier ministre libanais Hariri pour une normalisation

 

Al Manar

 

4 mars 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/800171 

 

L’Arabie saoudite aurait posé des conditions au Premier ministre libanais pour que les relations entre lui et le royaume redeviennent normales.

Mohamed Balout, analyste du journal libanais Ad-Diyar a écrit que l’Arabie saoudite avait posé sept conditions à Saad Hariri afin que les relations libano-saoudiennes redeviennent « normales ».

Il ajoute que le royaume saoudien concentre ses efforts sur deux axes différents : « l’amélioration des relations avec Beyrouth en général », et « l’amélioration des relations avec la personne de Premier ministre Saad Hariri en particulier ».

L’analyste arabe affirme que les dirigeants saoudiens ont déterminé des points essentiels pour une amélioration des relations avec Saad Hariri, disant que l’application entière de ces conditions devrait pousser le Premier ministre dans les bras de Riyad.

Les sept conditions du régime de Riyad sont les suivantes :

1- Refuser toute alliance ou coopération avec le Hezbollah lors des élections parlementaires libanaises : Riyad avait déjà posé cette condition avant d’inviter Hariri en Arabie saoudite

2- Restreindre le niveau de coopération ou de coalition électorale avec le Courant patriotique libre (CPL) à deux ou trois bureaux : d’après les informations qui sont disponibles, Hariri et le CPL, Parti du président Aoun, s’étaient mises d’accord sur des alliances à créer à travers le Liban

3- Améliorer les relations avec ses alliés libanais issus du 14 Mars (des atomes désormais libres sur quoi compte Riyad pour changer le cours des élections, NDLR): les informations existantes témoignent du fait que l’Arabie saoudite accorde beaucoup d’importance à l’amélioration des liens entres Saad Hariri et Samir Geagea, chef des Forces libanaises (FL). Cependant, elle ne veut pas que le Courant du 14 Mars soit dirigé par Samir Geagea et préfère qu’il soit présidé par Saad Hariri, figure plus consensuelle.

4- Appeler Saad Hariri à avoir des réactions et des prises de position radicales contre le Hezbollah : et ce, malgré le fait que le Premier ministre qui dirige la ligne politique du pays, ne pourrait adopter des positions extrémistes envers un parti politique. Samir Geagea et Sami Gemayel ont déjà pris parti contre le Hezbollah.

5- Resserrer l’étau autour des groupes de résistance (Hezbollah et ses alliées) et entraver leurs prises de décision au Liban : Les Saoudiens chercheraient en effet à empêcher l’influence de l’Iran au Liban.

6- Entretenir de bonnes relations avec le président Michel Aoun tout en coupant tout lien avec le Courant patriotique libre (CPL) : auparavant, les autorités saoudiennes avaient demandé à Saad Hariri de limiter ses liens avec les membres du CPL et de ne pas prendre de position hostiles à Riyad.

7- Coopérer avec les « partis compétents » aux élections parlementaires libanaises afin de contrer le Hezbollah et l’empêcher de s’accréditer de la majorité des sièges au Parlement, lors du scrutin législatif de mai prochain.

Les sept conditions de Riyad posées à Saad Hariri ont été révélées, après la visite qu’il a effectuée, mercredi dernier, en Arabie saoudite. Il s’agissait de la première visite dans le Royaume depuis la crise déclenchée en novembre après l’annonce de la démission surprise du Premier ministre libanais.

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Nouvelle donne au Moyen-Orient… La métamorphose du cloporte saoudien ?

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Royaume des Saoud, chronique d’une fin annoncée ?…

 

Press TV

 

8 novembre 2017

 

url de l’article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/08/541414/Arabie-USA-Trump-Ben-Salmane

 

Donald Trump aurait perçu un pot-de-vin d’un milliard de dollars pour soutenir Mohammed Ben Salmane lors de sa visite en mai 2017 à Riyad. La révélation se cadre bien avec le climat de la terreur qui règne en ce moment même au royaume wahhabite : des capitaux quittent le royaume.

L’ex-diplomate américain, anti-iranien, John Bolton prévoit pour Ben Salmane, un destin identique à celui qu’a connu le régime du Chah d’Iran, en fin des années 70. Pour une fois, il n’a peut-être pas tort. Les États-Unis cherchent-ils à creuser la tombe du régime des Saoud ?

Scénario US 

Selon les révélations du célèbre blogueur saoudien Moujtahid, le prince héritier d’Arabie saoudite aurait versé un pot-de-vin d’un milliard de dollars au président américain Donald Trump, alors que ce dernier se trouvait en visite à Riyad en mai dernier. Selon le blogger, « la visite a fait pencher la balance en faveur de Ben Salmane, dans le cadre de la rivalité qui l’opposait alors à Mohammed Ben Nayef, le prince héritier destitué ».

L’administration Obama souhaitait maintenir la cohésion au sein du Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP), « organe vital pour les intérêts des États-Unis au Moyen-Orient ». Mais Trump semble avoir opté pour la stratégie inverse. « Non seulement Trump a permis à Ben Salmane de se rapprocher de lui, et lui a promis soutien et appui pour son accession au trône, mais encore il a laissé le jeune prince ouvrir une ligne de contact direct avec la présidence américaine ».

Selon Moujtahid, « Trump s’est mis ensuite à affaiblir les liens Qatar-Arabie » en affirmant n’avoir pas de confiance envers Doha, ami juré des démocrates américains. « Trump est allé jusqu’à saluer dans un communiqué le blocus imposé par l’Arabie à Doha. Et le soutien de la Maison Blanche à Riyad cadrait mal avec la position des ministres américains de la Défense et des Affaires étrangères qui souhaitent, eux, mettre un terme au conflit opposant quatre pays arabes au Qatar.

Et Moujtahid d’ajouter : « Lors du déplacement de Trump en Arabie saoudite en mai dernier, un yacht ayant à son bord un milliard de dollars a été secrètement offert à la délégation américaine. Les Salmane père et fils ne se sont pas contentés de cela, et ont invité le président américain qu’ils ont inondé de cadeaux (Yacht de 140 mètres, sabre incrusté d’or et de diamants) et surtout un chèque en blanc de 350 milliards de dollars. Tout ceci pour avoir les mains libres pour mener à bien leurs propres objectifs. »

Et la bataille des anciens et des modernes? 

Depuis la destitution de l’ex-prince héritier, Ben Nayef, le 21 juin dernier, aucun jour ne passe sans que le royaume ne connaisse un nouvelle secousse. L’opération qui se joue sous couvert de « lutte anti-corruption » et qui frappe par son ampleur et sa soudaineté ne pourrait pas non plus être sans lien avec le plan US pour l’Arabie saoudite. Car il ne s’agit pas d’enfermer quelques dizaines d’oulémas wahhabites récalcitrants ou des chefs religieux de la minorité chiite, comme cela s’est fait en septembre dernier, mais de mettre aux arrêts ou en résidence surveillée des dizaines de princes, ministres et hauts gradés de l’armée.

En plus des deux fils du défunt roi Abdallah – Metab, chef de la puissante Garde nationale et Turki, ancien gouverneur de la province de Riyad – l’actuel ministre de l’Économie, Adel Fakih ou Ibrahim al-Assaf, ancien ministre des Finances – qui avait il y a quelques semaines représenté le roi Salmane au G-20 – ont été mis à pied. Preuve de la volonté de cogner, le multimilliardaire al-Walid ibn Talal, pourtant considéré comme l’une des figures de l’aile modernisatrice de la dynastie, a lui aussi été inculpé, les autorités annonçant même que les biens des personnes appréhendées allaient être confisqués et mis à disposition des services de l’État. Pour aller où? Aux États-Unis qui viennent d’intimer au géant pétrolier ARAMCO de vendre ses actions aux États-Unis.   

Le lundi 6 novembre, Trump a apporté un soutien marqué au roi Salmane et à son fils, « champion de lutte anti-corruption ». Mais personne n’est dupe. Les Américains, ennemis des peuples du Moyen-Orient, ne veulent rien d’autre que  » traire la vache saoudienne avant de la décapiter », ainsi que le disait Trump pendant sa campagne électorale.

Guerre impérialiste en Syrie: Le Liban sera t’il encore muselé par l’Arabie Saoudite au sujet de l’EIIL ?…

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L’armée libanaise détient un émir de Daesh

 

Réseau Voltaire

 

26 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194259.html

 

L’armée libanaise a, de sa propre initiative, profité de la situation politique locale pour attaquer le QG de Daesh à Ersal. À l’issue d’une opération coup de poing, elle est parvenue à arrêter vivants l’émir Ahmad Youssef Amoun (photo) et 10 de ses hommes.

C’est la première fois, au plan mondial, qu’un émir de Daesh est arrêté. Blessé lors de l’assaut, il a été hospitalisé, mais devrait rapidement être interrogé.

Fin décembre 2013, l’armée libanaise était identiquement parvenue à arrêter un émir d’Al-Qaïda, Majed al-Majed. Celui-ci avait déposé devant un magistrat militaire révélant les liens entre le prince Bandar ben Sultan et de nombreux responsables politiques arabes. Cependant, un accord était intervenu entre le gouvernement libanais et l’Arabie saoudite. Cette dernière avait alors promis d’offrir 3 milliards de dollar d’armement en échange de la destruction de cette déposition. Majed al-Majed était alors opportunément mort de ses blessures et sa déposition égarée [1]. La promesse saoudienne n’ayant pas été tenue —mais de nombreux bakchichs ayant été versés—, certains responsables politiques libanais cherchent à profiter de l’arrestation d’Ahmad Youssef Amoun pour la relancer.

Dans le cas où l’armée libanaise parviendrait à garder son prisonnier, il pourrait révéler les liens entre l’organisation terroriste, la famille royale saoudienne, celle du président turc Erdoğan et l’ancien directeur de la CIA David Petraeus.

[1] « Le silence et la trahison qui valaient 3 milliards de dollars », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 janvier 2014.