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Résistance au colonialisme: collusion au grand jour de l’Arabie Saoudite et de l’entité sioniste…

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Eisenkot: Ben Salmane a rencontré le chef du conseil national de sécurité israélien

 

Al Manar

 

30 mars 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/835771

 

Le chef d’état-major israélien,Gadi Eizenkot, a affirmé que le prince héritier Mohammed bin Salman a rencontré le président du Conseil de sécurité national israélien, Meir Ben Shabat, a rapporté la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.

S’exprimant dans un entretien avec  Maariv , le général Eisenkot  a souligné que  « les intérêts d’Israël concordent avec ceux de  l’Arabie Saoudite face à la  menace iranienne » , ajoutant qu’ »il existe une coopération entre Israël et des pays avec qui il a conclu des accords au  niveau   sécuritaire et du renseignement « .

M.Eisenkot, qui a fait des déclarations à un certain nombre de journaux israéliens, n’a donné aucun détail sur la rencontre entre Ben Salman et Ben Shabat, encore moins de leur lieu de rencontre .

Plus tard, le site web de Maariv a supprimé la question et la réponse concernant la rencontre de Ben Salman avec Ben Shabat.

M.Eisenkot n’a pas précisé s’il avait également rencontré le prince héritier saoudien, mais il a répondu à la question  si MBS a rencontré des responsables israéliens et s’il  faisait partie de  l’un d’entre eux par : « Oui, avec Meir Ben Shabat ».

D’autre part, M.Eisenkot a révélé qu’il a des photos avec le chef d’état-major du Maroc, « dans lesquelles il apparait lui serrant la main ». selon ses termes.

Mais encore..

Auparavant, le chef d’état-major israélien  a effectué une interview avec le site  saoudien Elaf au siège des chefs  d’état-major israéliens à Tel-Aviv. Cette interview a été diffusée par les médias israéliens qui se sont concentrés sur la relation entre Riyad et Tel-Aviv, en rappelant  les paroles du général israélien selon lesquelles il existe un « consensus total » entre Israël et l’Arabie Saoudite et que cette dernière n’a jamais été un ennemi ».

Nous attaquerons le Liban si nécessaire et cette fois  les civils ne seront pas épargnés

Par ailleurs, concernant une éventuelle agression contre le Liban, M. Eisenkot  a affirmé qu »une concertation entre les capacités des forces de l’air , de terre et de mer et du renseignement   permettra à l’armée israélienne de remporter une victoire dans  une guerre avec leHezbollah, qui pourrait s’étendre vers le front syrien ».

M.Eisenkot estime que « l’armée israélienne réussira à mobiliser,  rapidement et efficacement , les unités dans la prochaine guerre » ajoutant que « les capacités militaires israéliennes 2006 ne sont pas comparables avec aujourd’hui, tant au niveau de la destruction des cibles, que de la défense contre les missiles ou du renseignement ».

M.Eisenkot a  déclaré au quotidien israélien Yedioth Ahronoth  que « l’armée israélienne  dispose une banque d’objectifs estimés à des milliers » expliquant que « la capacité offensive israélienne est multiplié par sept comparée à  2006 ».

Mais le chef d’état-major a admis que « les Israéliens ne réalisent pas  la gravité de la menace des missiles au Nord pendant une guerre  et a appelé à ne pas les impressionner avec de nouveaux scénarios d’horreur ».

Selon M. Eisenkot, »Israël sera forcée à faire face à un état d’urgence durant quelques semaines et qu’en fait, la situation au front intérieur sera plus difficile qu’elle ne l’était durant la deuxième guerre du Liban car l’ennemi d’Israël connait ses points faibles  au front interieur ».

« Il est juste de demander au Liban d’assumer ses responsabilités en tant qu’État envers ce qui se passe sur son territoire et je soutiens l’avis d’attaquer  nos ennemis au Liban ».

Il a poursuivi : » le coup fatal pour le Hezbollah au Liban et à Beyrouth en particulier, c’est la ligne Zahrani qui s’étend jusqu’au sud: elle comprend  240 villes et villages chiites où se situent les positions du Hezbollah. Il y aura beaucoup de destruction dans ces zones. Tout ce que le Hezbollah utilisera au Liban sera détruit. Nous détruirons des dizaines de tours à Beyrouth, habités par le Hezbollah. Ce sera un tel paysage de destruction mémorable pour la région. S’il y a une autre guerre au Liban, nous atteindrons les cibles du Hezbollah et nous n’épargnerons pas l’environnement civil ».

Assad a  remporté la guerre ,  l’Iran a amélioré les défenses aériennes du Hezbollah

Commentant la destruction par les défenses aériennes syriennes d’un F16 israélien, il y a  deux mois, M.Eisenkot a  rejetté l’analyse   selon laquelle « Israël était proche de glisser dans une guerre ce jour-là ».

Selon  M.Eisenkot, « la nouvelle détermiation syrienne  résulte de la victoire du président syrien Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie et de l’effort iranien pour renforcer la présence militaire en Syrie dans le cadre d’une vision à long terme ».

« Ils ont compris – les Iraniens – que la Syrie se dirige vers une nouvelle étape et donc ils ont renforcé les capacités dans les bases aériennes, la marine et le renseignement », a-t-il déclaré à Haaretz.

En ce qui concerne le soutien de l’Iran au Hezbollah, il a noté que « Téhéran tente de renforcer les capacités balistiques du parti et  améliorerses défenses aériennes du parti  »  ajoutant qu’Israël   ne permettra pas au Hezbollah de posséder des  armes sophistiquées et donc, il s’efforce  d’empêcher le transfert de ces capacités au Liban ».

« La menace militaire la plus importante pour l’Etat d’Israël vient du front nord, le triangle de l’Iran – Syrie – Liban », a-t-il souligné.

L’Iran n’a pas violé l’accord nucléaire

Concernant l’accord nucléaire iranien, M.Eisenkot a affirmé que « Téhéran n’a pas rompu l’accord » ajoutant que « la surveillance des évolutions en Iran est la mission première de l’armée et du renseignement israéliens ».

Et de poursuivre : »Nous investissons d’énormes ressources pour avoir un très haut niveau de renseignement sur l’Iran, ainsi que ses capacités opérationnelles ».

Il a également noté que « le programme balistique de l’Iran est « une préoccupation majeure pour l’Europe et les pays du Golfe ».

M. Eisenkot a estimé qu ‘ » il ne convient pas que les militaires s’expriment au sujet de l’accord nucléaire, car le premier ministre dirige un choix international, et nous le soutenons, nous ne lui mettons pas des bâtons dans les roues. Nous proposons notre avis dans des chambres fermées ».

Selon le chef d’état-major israélien, « l’Iran est très loin d’être une puissance nucléaire, ce qui constitue un autre défi , et ce à cause de la longue distance. Aussi, elle représente  un problème mondial, ainsi tout comme il est de l’intérêt  d’Israël d’ empêcher l’Iran de renforcer ses capacités nucléaires, il en est tout autant pour les Américains. En outre, l’Iran  reste la mission principale  centrale  de l’armée israélienne depuis  la dernière décennie jusqu’à aujourd’hui ».

Israël est prêt militairement à affronter la période post-Abbas

Concernant les développements politiques sur la scène palestinienne, M. Eisenkot a évoqué  » la détérioration de la situation en Palestine, en particulier sur la barrière de séparation entre les territoires occupés et la bande de Gaza à la date de commémoration de la Journée de la Terre.

Il  a déclaré qu’ »Israël ne permettra pas une violation collective de la barrière frontalière et l’infiltration dans la zone des colonies . Les instructions consistaient à recourir à la force majeure pour empêcher cela ».

Il a souligné que « les manifestants qui vont venir à la clôture vendredi, devront faire face à plus d’ obstacles majeurs édifiés ces derniers jours: plus de barrières, plus de fils barbelés et plus de forces israéliennes ».

Il a ajouté qu’ »il est difficile de parler de Gaza sans parler de la scène palestinienne dans son ensemble » notant que  » le changement de génération au sein de l’Autorité palestinienne est une préoccupation majeure ».

Le chef d’état-major a  conclu qu’ « Israël est préparé militairement  au chaos en cas  d’une bataille de succession à Mahmoud Abbas … Nous avons des plans opérationnels en cas de l’effondrement de l’Autorité palestinienne ».

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Nouvelle donne au Moyen-Orient… La métamorphose du cloporte saoudien ?

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Royaume des Saoud, chronique d’une fin annoncée ?…

 

Press TV

 

8 novembre 2017

 

url de l’article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/08/541414/Arabie-USA-Trump-Ben-Salmane

 

Donald Trump aurait perçu un pot-de-vin d’un milliard de dollars pour soutenir Mohammed Ben Salmane lors de sa visite en mai 2017 à Riyad. La révélation se cadre bien avec le climat de la terreur qui règne en ce moment même au royaume wahhabite : des capitaux quittent le royaume.

L’ex-diplomate américain, anti-iranien, John Bolton prévoit pour Ben Salmane, un destin identique à celui qu’a connu le régime du Chah d’Iran, en fin des années 70. Pour une fois, il n’a peut-être pas tort. Les États-Unis cherchent-ils à creuser la tombe du régime des Saoud ?

Scénario US 

Selon les révélations du célèbre blogueur saoudien Moujtahid, le prince héritier d’Arabie saoudite aurait versé un pot-de-vin d’un milliard de dollars au président américain Donald Trump, alors que ce dernier se trouvait en visite à Riyad en mai dernier. Selon le blogger, « la visite a fait pencher la balance en faveur de Ben Salmane, dans le cadre de la rivalité qui l’opposait alors à Mohammed Ben Nayef, le prince héritier destitué ».

L’administration Obama souhaitait maintenir la cohésion au sein du Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP), « organe vital pour les intérêts des États-Unis au Moyen-Orient ». Mais Trump semble avoir opté pour la stratégie inverse. « Non seulement Trump a permis à Ben Salmane de se rapprocher de lui, et lui a promis soutien et appui pour son accession au trône, mais encore il a laissé le jeune prince ouvrir une ligne de contact direct avec la présidence américaine ».

Selon Moujtahid, « Trump s’est mis ensuite à affaiblir les liens Qatar-Arabie » en affirmant n’avoir pas de confiance envers Doha, ami juré des démocrates américains. « Trump est allé jusqu’à saluer dans un communiqué le blocus imposé par l’Arabie à Doha. Et le soutien de la Maison Blanche à Riyad cadrait mal avec la position des ministres américains de la Défense et des Affaires étrangères qui souhaitent, eux, mettre un terme au conflit opposant quatre pays arabes au Qatar.

Et Moujtahid d’ajouter : « Lors du déplacement de Trump en Arabie saoudite en mai dernier, un yacht ayant à son bord un milliard de dollars a été secrètement offert à la délégation américaine. Les Salmane père et fils ne se sont pas contentés de cela, et ont invité le président américain qu’ils ont inondé de cadeaux (Yacht de 140 mètres, sabre incrusté d’or et de diamants) et surtout un chèque en blanc de 350 milliards de dollars. Tout ceci pour avoir les mains libres pour mener à bien leurs propres objectifs. »

Et la bataille des anciens et des modernes? 

Depuis la destitution de l’ex-prince héritier, Ben Nayef, le 21 juin dernier, aucun jour ne passe sans que le royaume ne connaisse un nouvelle secousse. L’opération qui se joue sous couvert de « lutte anti-corruption » et qui frappe par son ampleur et sa soudaineté ne pourrait pas non plus être sans lien avec le plan US pour l’Arabie saoudite. Car il ne s’agit pas d’enfermer quelques dizaines d’oulémas wahhabites récalcitrants ou des chefs religieux de la minorité chiite, comme cela s’est fait en septembre dernier, mais de mettre aux arrêts ou en résidence surveillée des dizaines de princes, ministres et hauts gradés de l’armée.

En plus des deux fils du défunt roi Abdallah – Metab, chef de la puissante Garde nationale et Turki, ancien gouverneur de la province de Riyad – l’actuel ministre de l’Économie, Adel Fakih ou Ibrahim al-Assaf, ancien ministre des Finances – qui avait il y a quelques semaines représenté le roi Salmane au G-20 – ont été mis à pied. Preuve de la volonté de cogner, le multimilliardaire al-Walid ibn Talal, pourtant considéré comme l’une des figures de l’aile modernisatrice de la dynastie, a lui aussi été inculpé, les autorités annonçant même que les biens des personnes appréhendées allaient être confisqués et mis à disposition des services de l’État. Pour aller où? Aux États-Unis qui viennent d’intimer au géant pétrolier ARAMCO de vendre ses actions aux États-Unis.   

Le lundi 6 novembre, Trump a apporté un soutien marqué au roi Salmane et à son fils, « champion de lutte anti-corruption ». Mais personne n’est dupe. Les Américains, ennemis des peuples du Moyen-Orient, ne veulent rien d’autre que  » traire la vache saoudienne avant de la décapiter », ainsi que le disait Trump pendant sa campagne électorale.

Géopolitique au Moyen-Orient: Collusion Israël / Arabie Saoudite…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 2 novembre 2013 by Résistance 71

… C’était officieux depuis longtemps, çà ne fait que s’officialiser ! Quand on parle de « convergence d’intérêts », ceci en est un excellent exemple.

— Résistance 71 —

 

Bandar ben Sultan en Israël !!

 

IRIB

 

1 Novembre 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/281120-bandar-à-israël

 

Bandar se tourne enfin vers Israël! ses déboires successifs dans des dossiers régionaux, celui de la lutte contre le Hezbollah, de défaire le régime Assad, la perte des alliances régionales et internationales ont poussé le  » prince des complots » à se rendre en Israël. selon al Nashra, le calme n’est toujours pas de retour à Tripoli au nord du Liban et ce malgrès les efforts de la population, des services de sécurité qui se sont déployés à grande échelle pour sécuriser la ville.

L’armée libanaise qui met en oeuvre l’un des plans drastiques de toute son histoire vise à neutraliser les milices salafistes et jihadistes qui se sont jurés de miner la sécurité de toute la région y compris celle du Liban. les protecteurs de ces milices sont en colère par tout ce qui survient en un laps aussi court de temps : le rapprochement Russie/USA, suivi de celui Iran/USA , soit deux rapprochement qui semblent avoir changé totalement la donne dans le dossier syrien et émergé un » axe  » Washington-Téhéran-Moscou avec en perspective la légitimisation d’un Assad renonçant à ses armes chimiques et d’une Genève II qui devra tôt ou tard se tenir.

Mais quelle part revient au Liban dans ce réel chamboulement régional? l’insécurité !!  cette insécurité qui règne en ce moment à Tripoli a pris pour cible le Hezbollah . Pourquoi? puisque Bandar Sultan accuse le parti de Dieu d’ingérence en Syrie et évoque comme meilleur exemple le cas de « Qusseir » , une bataille  » maudite » qui a modifié les rapports de forces sur le champ de combats . le reste, c’est l’accord Russie/USA qui s’en occupa , decevant les derniers espoirs saoudiens. 
cette  » colère » saoudienne ne se manifeste pas seulement à l’extérieur de l’Arabie saoudite. à l’intérieur, autour du lit d’un roi de plus en plus malade , les princes et les roitelets se querellent et leurs querelles se portent à deux niveaux : la possession du pouvoir et la guerre en Syrie. le refus de Washington d’en découdre militairement avec Damas , une confrontation qui aurait pu après tout offrir un bel échapatoire à Bandar et Cie dans une Syrie où leurs mercenaires ne cessent d’aller d’échec en échec a poussé le chef du renseignement saoudien à renouer avec Israël. Après tout, Israël et l’Arabie saoudite ont au Liban un seul et même ennemi à abattre : le hezbollah . Pour le régime , la liquidation du Hezbollah est un objectif suprême, plus important même que celui d’anéantir le nucléaire iranien. Car le Hezb vit dans l’environnement immédiat d’Israël et qu’il est de loin la seule entité au monde qui a fait subir à Israël une défaite militaire en 2006 et que depuis, il ne cesse de se renforcer .

Le désespoir de Bandar a été tel qui l’a poussé à se rendre ce week end à bord de son avion personnel à Tel Aviv pour aborder en compagnie des « amis sionistes » la question  » des troubles mortels et fatals » provoqués par les politiques de Washington face à l’Iran et la Syrie et l’Egypte post Frères musulmans! les deux parties auront donc de quoi s’occuper pendants plusieurs jours car le prince avide et déçu d’Arabie abordera surtout la question de » la sécurité nationale commune de l’Arabie saoudite et d’Israël « . Le Liban et le Hezbollah figurent en bonne place dans ce dossier.

Géopolitique et Nouvel Ordre Mondial: Quel rôle pour l’Arabie Saoudite ?

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Le rôle destructeur de l’Arabie Saoudite transparaît enfin. Cet article de Thierry Meyssan est à mettre en parallèle à un article que nous avions publié en Février 2011 où nous faisions un compte-rendu des déclarations d’un informateur de haut niveau au sein de l’industrie pétrolière en contact de longue date avec le pasteur américain Lindsey Williams. A cette époque, il y était fait état que les Etats-Unis trahiraient les Saoudiens pour s’en débarrasser. Si certains des points du calendrier ne se sont pas déroulés avec la précision indiquée (prévision de l’effondrement du dollar pour la fin 2012), d’autres furent exacts. Une chose semble certaine, la monarchie criminelle et rétrograde de la maison des Saouds est en mode survie et son implosion (provoquée) est peut-être proche…

— Résistance 71 —

 

Suicide Saoudien

 

Thierry Meyssan

 

28 Octobre 2013

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article180699.html

 

Alors que l’Arabie saoudite a repris à son compte le plan qatari de renversement du régime laïque syrien, Riyad semble incapable de s’adapter au soudain recul US. Non seulement il refuse l’accord russo-américain, mais il poursuit la guerre et annonce des mesures de rétorsion pour « punir » les États-Unis. Pour Thierry Meyssan, cet entêtement équivaut à un suicide collectif de la famille des Séoud.

Lâchée par les États-Unis en Syrie, l’Arabie saoudite va t-elle se suicider à défaut de pouvoir vaincre ? C’est ce que l’on pourrait conclure des événements suivants :

Le 31 juillet 2013, le prince Bandar Ben Sultan s’est rendu en Russie où il n’a pas seulement été reçu par son homologue, le chef des services secrets, mais par le président Vladimir Poutine. Il existe deux versions de cette rencontre. Pour les Saoudiens, Bandar s’est exprimé au nom du royaume et des États-Unis. Il a proposé d’acheter pour 15 milliards de dollars d’armement russe si Moscou laissait tomber la Syrie. Pour les Russes, il s’est exprimé avec arrogance en menaçant d’envoyer des jihadistes perturber les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi si Moscou persistait à soutenir le régime laïque de Damas, puis en cherchant à le corrompre. Quelle que soit la vérité, le président Poutine a ressenti les propos de son interlocuteur comme des insultes à la Russie.

Le 30 septembre, le prince Saoud Al-Faisal avait été inscrit à l’ordre du jour du débat général de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, mais furieux du réchauffement des relations irano-US, le ministre saoudien des Affaires étrangères est parti sans s’excuser. Dans sa colère, il a refusé que son discours, préparé et imprimé à l’avance, soit distribué aux délégations.

Le 11 octobre, le secrétaire général adjoint des Nations Unies et ancien responsable du département d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, recevait une délégation libanaise. Parlant au nom de M. Ban, mais probablement plus encore au nom du président Obama, il n’a pas eu de mots assez durs pour critiquer la politique étrangère saoudienne, faite de « rancunes » et incapable de s’adapter au monde qui change.

Le 18 octobre, l’Assemblée générale des nations Unies élisait, par 176 voix sur 193, l’Arabie saoudite comme membre non-permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2014. L’ambassadeur Abdallah El-Mouallemi se félicitait de cette victoire qui reflète « l’efficacité de la politique saoudienne marquée par la modération » (sic). Cependant quelques heures plus tard, le prince Saoud Al-Faisan publiait un communiqué aux accents nassériens sur l’incapacité du Conseil de sécurité et le refus du royaume d’y siéger. Si le motif officiel principal évoqué était la question syrienne, le ministre s’offrait le luxe de dénoncer également la question palestinienne et celle des armes de destruction massive au Proche-Orient, c’est-à-dire de désigner comme ennemis de la paix à la fois l’Iran et Israël. Sachant que la critique de la politique syrienne des Nations unies est une mise en cause directe de la Russie et de la Chine, qui y firent usage par trois fois de leurs droits de veto, ce communiqué était une insulte faite à Pékin, bien que la Chine soit le principal client actuel du pétrole saoudien. Cette volte-face, qui plongea l’Organisation dans la consternation, fut néanmoins bruyamment saluée par les présidents de la Turquie et de la France qui déclarèrent partager les « frustrations » de l’Arabie saoudite sur la Syrie.

Le 21 octobre, le Wall Street Journal révélait que le prince Bandar Ben Sultan avait invité à son domicile des diplomates européens en poste à Riyad. Le chef des services secrets leur aurait narré la fureur saoudienne face au rapprochement irano-US et au retrait militaire US de Syrie. Devant ses hôtes interloqués, il aurait annoncé que le royaume allait en rétorsion retirer ses investissements d’Amérique. Revenant sur l’épisode du siège au Conseil de sécurité, le quotidien précisa que, selon le prince Bandar, le communiqué n’était pas dirigé contre Pékin, mais contre Washington ; une précision d’autant plus intéressante qu’elle ne correspond pas à la situation.

Face à l’incrédulité suscitée par ces déclarations et aux commentaires apaisants du département d’État, le prince Turki Ben Faisal expliqua à Reuters que les paroles de son ennemi personnel, Bandar, engageaient bien le royaume et que cette nouvelle politique ne serait pas remise en question. Il n’est donc plus question d’une division du pouvoir entre les deux branches rivales de la famille régnante, les Sudairi contre les Shuraim, mais bien de leur vision commune.

En résumé, l’Arabie saoudite insultait la Russie en juillet, la Chine il y a deux semaines, et maintenant les États-Unis. Le royaume annonce qu’il retirera ses investissements d’Amérique pour se tourner probablement vers la Turquie et la France, même si aucun expert ne voit comment cela serait possible. Deux explications de ce comportement sont possibles : soit Riyad feint la colère pour permettre à Washington de continuer la guerre en Syrie sans en prendre la responsabilité, soit la famille des Séoud commet un suicide politique.

La première hypothèse semble infirmée par la sortie du prince Bandar devant les ambassadeurs européens. S’il jouait en sous-main pour les États-Unis, il s’abstiendrait de venir prêcher la révolution auprès de leurs alliés.

La seconde hypothèse rappelle le comportement des chameaux, animaux fétiches des bédouins saoudiens. Ils sont réputés capables de se laisser animer durant des années par leurs rancunes et de ne pas trouver le calme avant d’avoir assouvi leur vengeance, quel qu’en soit le prix à payer.

Or, la survie de l’Arabie saoudite est en jeu depuis la nomination de John O. Brennan à la tête de la CIA, en mars 2013. Jadis en poste en Arabie, c’est un adversaire résolu du dispositif mis en place par ses prédécesseurs avec Riyad : le jihadisme international. M. Brennan considère que si ces combattants ont fait du bon boulot, jadis, en Afghanistan, en Yougoslavie et en Tchétchénie, ils sont devenus à la fois trop nombreux et ingérables. Ce qui était au départ quelques extrémistes arabes partis faire le coup de feu contre l’Armée rouge est devenu une constellation de groupes, présents du Maroc à la Chine, qui se battent en définitive bien plus pour faire triompher le modèle saoudien de société que pour vaincre les adversaires des États-Unis. Déjà, en 2001, les États-Unis avaient pensé éliminer Al-Qaïda en le rendant responsable des attentats du 11-Septembre. Cependant, avec l’assassinat officiel d’Oussama Ben Laden, en mai 2011, ils avaient décidé de réhabiliter ce système et en firent très grand usage en Libye et en Syrie. Jamais sans Al-Qaïda, Mouamar el-Kadhafi aurait pu être renversé comme l’atteste aujourd’hui la présence d’Abdelhakim Belhaj, ex-numéro 2 de l’organisation, comme gouverneur militaire de Tripoli. Quoi qu’il en soit, aux yeux de John O. Brennan, le jihadisme international devrait être ramené à de faibles proportions et n’être conservé que comme force d’appoint de la CIA en certaines occasions.

Le jihadisme est non seulement la seule force effective de l’Arabie saoudite, dont l’armée est divisée en deux unités obéissant aux deux clans de la famille des Séoud, mais c’est aussi son unique raison d’être. Washington n’a plus besoin du royaume pour se fournir en hydrocarbures, ni pour plaider la cause de la paix avec Israël. D’où le retour au Pentagone du vieux plan néoconservateur : « Jeter les Séoud hors d’Arabie », selon le titre d’un Powerpoint projeté en juillet 2002 devant le Conseil politique du département de la Défense. Ce projet prévoit le démantèlement du pays en cinq zones distinctes, dont trois sont appelées à former des États indépendants les uns des autres et deux devraient être rattachés à d’autres États.

En choisissant l’épreuve de force avec les États-Unis, la famille des Séoud ne leur donne pas le choix. Il est improbable que Washington se laisse dicter sa conduite par quelques bédouins fortunés, mais prévisible qu’il va les remettre au pas. En 1975, ils n’hésitèrent pas à faire assassiner le roi Faysal. Cette fois, ils devraient être plus radicaux encore.

Thierry Meyssan

Source 
Al-Watan (Syrie)

Géopolitique au Disneyland moyen-oriental: Le cas de l’Arabie Saoudite ou comment armer de dangereux psychopathes…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 19 octobre 2013 by Résistance 71

Et c’est avec ces tordus que la France est la main dans la main… Jusqu’où iront l’infâmie et l’ignominie ?…

— Résistance 71 —

 

“Nos” salauds de Wahabites armés jusqu’aux dents

 

Pepe Escobar

 

18 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-02-181013.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La vie est belle si vous êtes un membre du club de la contre-révolution du Golfe officiellement connu sous le vocable de Conseil de la Coopération du Golfe (CCG). Vous pouvez écrabouiller le printemps arabe à volonté. Vous pouvez vous alouer les sbires du tout Dar-al-Islam pour faire avancer la division sectaire sunnite-chi’ite. Vous pouvez être profondément impliqué dans la destruction de la Syrie. Vous pouvez traiter une bonne partie de votre population comme des citoyens de troisième zone.

Non seulement on ne vous dira rien, mais vous serez récompensé par de très beaux jouets bien chers et dans un cas bien particulier, celui de l’Arabie Saoudite, même un siège de deux ans au conseil de sécurité de l’ONU.

Sans mentionner le fait que la maison des Saoud s’en sort à manipuler l’Islam en étant le pilier de sa “légitimité”… La maison des Saoud contrôle le Haj, qui a lieu cette semaine, une énorme opération logistique qui “légitimise” son rôle de leader de l’islam sunnite et automatiquement, du monde musulman dans sa totalité. Des musulmans bien informés sont pourtant bien au courant de cette fallacie, tout comme ils sont parfaitement au courant du comment la maison des Saoud a transformé la Mecque en une sorte de station balnéaire de luxe style Las Vegas, où on paie à la prière. Qui en profite ? Certainement pas les pèlerins.

Cette semaine, l’agence de coopération de la défense américaine a annoncé qu’elle avait notifié au congrès de la vente de matériel militaire ultra-sophistiqué à l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis (EAU). Ceci se décompose en “munitions variées assorties d’équipement approprié, de pièces de rechange, d’entraînement et de soutien logistique” à Ryadh pour 6,8 milliards de dollars et Abu Dhabi pour 4 milliards de dollars.

Armer “nos” salauds de wahabites est le contrat le plus juteux pour notre complexe panoptique militaro-industriel et de la sécurité orwellien. Séquestration ? Restrictions budgétaires ? Qui s’en soucie ? Il y a une manne sans fin avec les contrats en provenance du Golfe, induite dans le narratif de cette super-puissance bénigne “bienfaitrice” de ces pauvres monarchies monopolistes sans défense et les défendant contre les méchants d’usage, un coup c’est l’Irak, le jour d’après l’Iran, le jour d’après cela peut être leur propre peuple, alors il faut se préparer à l’action.

De temps en temps, Israël va froncer un peu les sourcils pour donner le change, mais c’est juste pour la parade. Israël et le CCG ont une alliance de facto contre le bloc régionalememt connu comme axe de la résistance entre l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Hezbollah, Israël en conséquence ne fera  rien pour empêcher les pays du CCG à s’empiffrer de F-15 Eagles, de F-16 Desert Falcons et toute leur batterie assorie de joyeuseté en matière de missiles de croisière, de bombes intelligentes et de tout cet équipement de communication super high-tech. Juste votre “coopération militaire et de défense” innocente et normale.

Il y a des hoquets dans cette relation confortable bien sûr. En ce moment, la maison des Saoud est livide à l’idée de devoir accepter une solution négociée sur le cas du nucléaire iranien et ce juste après l’accord russo-américain sur les armes chimiques de la Syrie. Et pourtant maintenant la maison des Saoud a même trouvé un podium pour crier sa colère, elle vient juste de gagner un siège de deux ans au conseil de sécurité de l’ONU pour la première fois, prenant la place du Pakistan en tant que représentant Asie-Pacifique.

La maison des Saoud s’est toujours abstenue de s’engager à la course au siège au CS dans le passé. Mais maintenant, faisant face à sa version fabriquée d’une “menace existentielle”, représentée non seulement par l’Iran mais aussi par la Syrie d’Al-Assad, il est temps d’agir.

Alors préparez-vus à observer un royaume pétrolier médiéval en colère et apeuré, notoire pour ses succès sans précédents au niveau des droits de l’Homme, des femmes et si enclin à faire fouetter et décapiter au sabre en public, pontifier sur la scène internationale au sujet… des droits de l’Homme… C’est ce que les think tanks américains décrivent comme étant “rechercher un rôle plus actif dans les corps internationaux clé”. Quand cela s’applique à “nos” salauds, bien sûr, autrement c’est au sujet “d’états terroristes” essayant de subvertir l’ordre international.

Un bon nombre de princes de la maison des Saoud sont impliqués dans une bataille mortelle au sujet de la succession saoudienne pour le trône alors que le roi Abdullah va rejoindre son fabricant. Ces princes ont-ils le niveau d’un Machiavel ? Détendez-vous…

Machiavel nous a appris que la volonté individuelle est aussi cruciale que le pouvoir international pour déterminer des décisions de politique étrangère. Le Florentin a insisté sur comment la fortuna (fortune) peut-être capricieuse et comment l’histoire peut-être contingente. Alors comment un prince dirige t’il l’État ? en déployant la virtu (vertu).

Oh non, ceci n’a rien à voir avec le gloubi boulga chrétien emprunt de culpabilité, qui est aussi un des piliers cruciaux du concept de “l’exceptionalisme américain”. Cela a tout à voir avec les valeurs classiques prédominantes dans le monde ancien, de la Grèce à la Perse, la vertu est dans la connaissance, la force, le courage et l’ingénuité.

Donc, selon ces standards en or, Vladimir Poutine certainement qualifie de “prince” politique. Deng Xiao Ping l’était assurément. Hassan Rouhani en Iran pourrait prouver qu’il est de ce calibre (NdT: Nous ajouterions Hassan Nasrallah du Hezbollah sans aucun doute à cette liste d’Escobar). Mais que dire de ces princes arabes peureux, colériques, intolérants et pourtant armés jusqu’aux dents ? Vous ne devez pas être un pélerin à la Mecque-Disneyland pour trouver votre réponse.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), et de Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009). 

Géopolitique impérialiste: La maison des Saoud pète les plombs au sujet de l’Iran…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 19 octobre 2013 by Résistance 71

Dégel Iran/USA : Haine et crainte, Ryad ne peut se contenir

 

Pepe Escobar

 

18 Octobre 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/279271-dégel-iran-usa-haine-et-crainte,-riyad-ne-peut-se-contenir

 

 

Quiconque un tant soit peu doté de conscience…..

et d’intelligence peut comprendre qu’une normalisation Iran /USA au terme de 34 ans de crise pourrait aboutir à une situation gagnant-gagnant . comment?

-le prix du pétrole et du gaz du Golfe persique peut réduire

Washington et Téhéran pourraient coopérer ensemble pour lutter contre le terrorisme salafiste et takfiriste . ils pourraient même coordonner leurs politiques de contrôle des Talibans en Afghanistan au-delà de 2014.

Washington et Téhéran ont en quelque sort des intérêts communs en Syrie, ils ne veulent pas que le chaos dure et que les radicaux salafistes prennent les rênes du pouvoir . un accord de partage du pouvoir à signer entre Assad et ses opposants non armés pourrait être un résultat idéal pour Téhéran au bout de plus de 2 ans de guerres en Syrie, résultats assurant son influence

-En supprimant le slogan « A bas le régime islamique » et les sanctions, le terrain sera aplani à une réactivation du commerce, des investissements , à une plus grande activité du secteur de l’énergie . là ce sont les Européens à être les premiers à en tirer profit car l’Iran est la meilleure alternative pour que l’Europe réduise sa dépendance vis-à-vis de la Russie.

-une solution pour le dossier nucléaire permettrait à l’Iran d’utiliser l’énergie nucléaire civile . cette énergie là permettra aux iraniens de stocker leur pétrole et leur gaz , ce qui profitera aux exportations iraniennes

Puisque l’Iran est un acteur géopolitique de poids dans la région du sud ouest d’Asie, les Etats Unis en cas d’entente avec l’Iran peuvent réduire leur dépendance vis-à-vis de l’axe saoudo-israélien . les Etats Unis seront même capables d’avoir une nouvelle approche vis-à-vis de l’Asie non basée sur le militaire.

-Tout le monde sait pourquoi Israël lutte avec acharnement contre toute entente Iran/USA comme on lutterait contre la peste . puisque l’Iran est le prétexte idéal qui permet à Israël de dévier l’opinion publique de la question essentielle à savoir le sort des palestiniens

Pour l’Arabie saoudite non plus une entente Iran/USA n’est pas de bon augure . Ce sera même une fin tragique pour une histoire qui a commencé en Syrie et qui est désormais connue de tout le monde. Après avoir été désigné par son oncle chef du renseignement saoudien, Bandar Ben Sultan a endossé les habites de chef de guerre  contre le régime syrien . Bandar est trop sérieux dans son travail. Ila  d’abord éliminé le Qatar de la course, un Qatar qui a été le vrai sponsor de l’ASL. Fin juin, après avoir serré la main a l’émir Hamad al Thani, il l’a écarté du pouvoir au profit de son fils Tamim. Fin juillet , il a été à Moscou pour tenter de soudoyer Poutine voire le menacer pour qu’il renonce à son soutien à Assad. La politique syrienne de Riyad se résume en un mot changement du régime Assad . Le dialogue n’a aucune place dans cette politique . l’objectif étant porter un coup fatal à l’Iran aussi bien en Syrie qu’en Irak et partout où il y a des sunnites.

Fin septembre Jaysh al islam entre en jeu : une armée composée de plus de 50 milices salafistes potentiellement modérées ou extrémistes . c’est Lawa al Islam, une milice précédemment commandant l’ASL qui dirige cette armée . le commandant en chef est Allouch, fils d’un religieux salafiste saoudien . qui financera cette armée ? Bandar , dit Bandar Bush et son frère Salman , vice ministre de la Défense. Le projet s’appelle  » Eveil sunnite » . c’est le même projet que celui de David Petraeus appliqué en 2007 en Irak à la différence près que ce projet ci ne vise pas à détrôner les qaidistes irakiens mais à entre autre renverser les Etats (Irak, Syrie…)!!

Ce que veut Allouche ?  » ressusciter le califat omeyyade dont la capitale était à Damas , nettoyer Damas des iraniens , des chiites, des alaouites qui sont tous des athées . tout le monde accepte le salafisme ou meurt’ !!

C’est étrange mais même le chef d’Al qaida Al Zawaheri a interdit le meurtre des chiites . pour compliquer davantage la donne, il existe un terrible querelle du pouvoir au sein de la faille régnante saoudienne. …Abdellah mourra bientôt et aucun prince n’est aussi puissant pour lui succéder que Bandar . il attend donc son heure et voit en Syrie  » califatisée »  une trophée , une victoire personnelle.

Quand la Russie et les Etats Unis ont signé l’accord sur le désarmement syrien , ils ont pris le risque de mettre en colère Riyad jusqu’aux frontières de la folie. Cette fois Riyad rendait coupable non pas seulement la Chine et la Russie mais aussi les Etats Unis . c’est pour que son MAE a annulé son discours à l’AG . le cauchemars des Al- e Saoud devient de la paranoïa . Pour Riyad il est inconcevable que Téhéran et Washington fêtent leurs retrouvailles à ses frais après autant de messages alarmistes anti iraniens envoyés à Washington, autant de doléances guerrières (zone d’exclusion aérienne, action armée …) anti syrienne. Donc Al –e Saoud fera tout pour torpiller l’entente Iran/USA . il fera du Liban un champ de bataille, il attisera partout les flammes  confessionnelles. l’axe saoudo –israélien continuera à mener son œuvre de sape . peu de gens savent qu’une société de sécurité israélienne assurent la protection des  pèlerins de la Mecque sinon les rues arabes sont bien large pour abriter des millions de manifestants musulmans. Une chose est sûr, Bandar Bush , engagé aux côtés de l’axe saoudo-israélien ne lésinera sur aucun moyen pour contrer l’entente irano américaine. La communauté internationale souhaite que l’élite de Washington finisse par comprendre un jour que l’accord signé en 1945 entre Roosevelt et Abdelaziz n’a jamais été rationnel.