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Guerre impérialiste et reconquête coloniale de la France au Mali… et ailleurs !

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 7 février 2013 by Résistance 71

Excellente analyse ici de Robert Bibeau afin de bien comprendre les tenants et aboutissants de cette vaste mascarade qu’est l’opération « Serval » au Mali. Il est devenu évident maintenant pour ceux qui en doutaient encore, que la légion mercenaire islamiste de l’OTAN (appelée Al Qaïda, plutôt Al CIAda et sa franchise locale AQMI au service des cartels transnationaux) est transbahutée d’Afghanistan au Mali en passant par la Libye et la Syrie, afin de servir les intérêts occidentaux de reconquête directe du continent africain pour à la fois refaire main basse sur les ressources naturelles immenses du continent et en même temps… essayer d’empêcher les Russes et les Chinois de s’y implanter. Nous sommes encore et toujours dans une logique de bras de fer géopolitique mettant en lice l’empire anglo-américano-sioniste contre les nations refusant la domination impérialiste de l’occident, grosso modo les pays du BRICS et des états membres de la Coopération de Shangaï, dont l’Iran est maintenant avec le Pakistan, un observateur.

Quoi qu’il en soit, la relation dominant / dominé est évidente et doit disparaître si nous désirons enfin grandir et devenir une espèce biologique adulte. L’enjeu est un changement radical et mondial d’attitude. Cela va devenir possible alors même que le système capitalisto-étatique arrive au bout du bout du banc. L’oligarchie en est parfaitement consciente et pense que le moment est venue pour elle de forcer l’avènement de sa gouvernance mondiale au travers un état unique fasciste (fusion de l’état global et des cartels industriels et banquiers) transnational. La reconquête de l’Afrique est une étape décisive dans l’établissement de la grille de contrôle totalitaire planétaire. Tout ceci fait partie d’un schéma de transformation global, passant par la reconquête de l’Afrique qui sera laissée sous le joug du commandement américain de l’AFRICOM, alors que le tour de l’Asie arrive… Une Asie trop prospère, dénuée de conflits religieux, mais qui possède le « démon » capable de galvaniser l’inconscient collectif des moutons occidentaux: le bon vieux « péril jaune » remis au goût du jour. La clé du monde de demain réside en Asie et en Eurasie.

— Résistance 71 —

 

La guerre de reconquête au Mali

 

Robert Bibeau

 

Le 6 Février 2013

 

url de l’article original:

http://les7duquebec.org/7-au-front/87816/

 

La conjoncture malienne n’est pas aussi complexe que l’on voudrait nous le laisser imaginer. Quels sont les ingrédients et la recette de cette soupe Françafrique ?

La crise économique systémique qui sévit durement sur les pays d’Afrique depuis 2008 a jeté les paysans, les ouvriers et les artisans dans la misère et dans les ornières de l’exil rempli de péril. Les puissances impérialistes continuent de rapatrier les profits et d’acheminer les matières premières vers les métropoles cupides, mais elles ne veulent rien entendre des souffrances qu’elles infligent à ces peuples désespérés et elles font tout pour que ces pestiférés demeurent dans ces contrées qu’elles ont affamées et sinistrées.

En conséquence, les marchés, les places publiques, les quartiers, les fleuves et les sentiers d’Afrique sont encombrés d’hommes désœuvrés, en transhumance entre le Sud paupérisé et le Nord, «marche pied» vers l’Europe, cet Eldorado inhumé. Cette main d’œuvre bon marché est prête à tout pour ravitailler leur famille demeurer au foyer.

L’offre de service en bras armés – meurtriers engagés – métayers fusiliers – a de beaucoup augmenté depuis quelques années, au point d’engorgée les agences de recrutement et de renseignement de l’OTAN et de leurs sous-traitants – djihadistes, islamistes, intégristes – et autres pestiférés de cet univers de mercenaires sous-payés.

 Le recrutement des exécutants

Tantôt, l’aspirant «terroriste» est recruté et embauché pour un coup fourré de courte durée – cahier des charges spécifié – solde déterminée et autorisation de se payer à même ce qu’il pourra voler aux populations exécutées, ce qui comprend la permission de violer des femmes pour se rassasier. Souvent, ces flibustiers de la modernité s’emparent d’armes sophistiquées pour se préparer à honorer le prochain contrat attribué par l’OTAN, les États-Unis ou la France. Ils doivent penser à s’équiper pour la prochaine équipée.

Parfois le futur «terroriste» est embauché pour un temps indéterminé. Sa foi dans le Coran étant garant de son recrutement, de son entrainement et de son réengagement. Lavage de cerveau, rhétorique euphorisante anti Occident et le militant est prêt à donner sa vie pour son gourou du moment. En effet, les monopoles miniers criminalisés, les pétrolières polluantes et prévaricatrices, les entreprises manufacturières prédatrices, les représentants des gouvernements néo-colonialistes, les camps militaires retranchés, menaçants comme celui de la banlieue d’Abidjan (43e Bima), tout l’environnement social concourent à accréditer l’idée que l’Occident occupe et vide le continent africain de ses ressources, de sa plus-value et de ses biens.

C’est si vrai que les services secrets américains, français, britanniques, russes s’appuient sur ces sentiments d’aversion-répulsion pour recruter et enflammer le continent africain ravagé.

Les suites des coups d’État approuvés par la «communauté internationale»

Quand le coup de force tordu est terminé, comme en Libye l’été dernier, en Côte d’Ivoire l’année qui a précédée, ces mercenaires – corsaires du désert regroupés en bandes armés anarchiques – sont remerciés par leurs sponsors, mais ils ne désarment pas pour autant. Ils errent à la recherche d’un nouvel engagement, d’un nouveau théâtre d’opération ou l’OTAN, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la France ou les États-Unis voudront bien les exfiltrer – les aéroporter – pour une nouvelle «guerre humanitaire». Préférablement loin de la Syrie ou le gouvernement local tient bon et extermine les terroristes infiltrés dans le pays mortifié.

S’ils ne sont pas recrutés, s’ils ne sont pas de corvée, les «djihadistes» de service et les mercenaires sans foi ni loi errent dans le désert en quête de terres mortifères à piller.

Pendant ce temps au Mali

Pendant ce temps au Mali le gouvernement national fantoche de ce pays artificiel dont les frontières ont été dessinées par la France impérialiste il y a cinquante années passées – quand Paris peinait à massacrer les peuples d’Indochine et d’Algérie et ne disposait pas d’assez de troupiers pour exterminer la moitié du continent africain colonisé – en mars 2012, le gouvernement malien était renversé par une révolution de palais à Bamako. Un petit capitaine obscur et imprévisible (major Sanogo) démettait le Président Touré et assignait un nouveau-ex-président, Monsieur Traoré, puis congédiait le Premier Ministre pendant que la bourgeoisie compradore malienne se remplissait les poches à même les «aides» internationales, la solde des soldats détournées, le trafic de drogues, la vente d’armes et autres activités illicites comme toutes les autres bourgeoisies patriotiques d’Afrique sponsorisées par l’Occident, la Russie et la Chine concertées.

Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et le groupe Ansar Dine trouvèrent approprié de profiter de la déliquescence de l’État fédéral malien pour s’emparer du contrôle du Nord du pays désertique, sous développé, affamé et oublié par Bamako l’éloignée (1).

Et voilà qu’une caravane de mercenaires terroristes désœuvrés, saqués, passait par-là, de retour de sa croisade de rapine assassine à Tripoli et à Benghazi. Les damnés armés jusqu’aux dents par les soins de la France et de l’OTAN, se trouvèrent disposés à saccager ce pays meurtri dont l’armée nationale laminée n’avait nullement l’idée de se sacrifier pour la patrie des pourris de Mopti et pour préserver les intérêts d’AREVA, de Total, de Sahara Mining, de MDL d’Australie et d’OROMIN du Canada.

Voici que l’armée malienne de service, ses généraux trafiquants et son capitaine gourmand avaient besoin du soutien de la «mère patrie» pour rétablir l’autorité impérialiste sur le pays failli. Aussi, une coalition de circonstance fut vite rameutée par la CEDEAO sous la houlette de monsieur Ouattara, le présidentié reconnaissant, co-présidé par Compaoré le dictateur avéré et gracié. Hollande fier de son blanc-seing lança ses hordes meurtrières, bombardiers, blindés motorisés, bombes à fragmentation et drones nouvellement équipés aux trousses des populations désarmées et des mercenaires déglingués et des partisans révoltés (MNLA et Ansar Dine), à la reconquête française des mines maliennes de la Françafrique.

Les «islamistes» de service comprenant enfin le message de leur ex-employeur et futur créancier se retranchèrent dans les montagnes de l’Adrar et du Gouma où ils seront peut-être contenus si les soldats de la force d’intervention africaine se résignent à compléter leur formation et à se présenter au front.

Les meurtriers motorisés d’hier, aujourd’hui retranchés dans les montagnes du Sahel, seront probablement bombardés par les Rafales de la Françafrique, histoire de leur faire observer qu’ils n’ont pas mission d’occuper ou d’administrer les populations des néo-colonies faillies. Ces tâches bancales sont assignées aux marionnettes désignées et à leurs armées subventionnées après élections truquées, où l’Élysée tranche qui est élu et qui est battu. Que ces mercenaires poltrons «terroristes-islamistes» de service attendent patiemment leur prochain ordre de mission pour attaquer le Niger, le Tchad, la Mauritanie, ou qui sait, l’Algérie, que l’OTAN ou la France leur assigneront en temps voulu.

Pour ce qui a trait aux révoltés Touareg, ils peuvent se maintenir sur leurs terres ancestrales s’ils sont obéissants-repentants, et à condition qu’ils n’embêtent personne et surtout pas les minières monopolistes qui exploitent la force de travail local et spolient les ressources nationales.

De quel côté se ranger ?

Au milieu de ce salmigondis l’intellectuel Samir Amin se défend d’appuyer l’impérialisme français mais se prononce en faveur de l’intervention des impérialistes français qui ont bien raison, dit-il, de réprimander leurs terroristes au chômage et de reprendre le contrôle de leur néo-colonie faillie, mais sans la maintenir comme un État client dominé et exploité suggère-t-il (2). Mais, pourrait-on rétorquer, c’est exactement le but recherché, replacer la néo-colonie en État de marche en tant que courroie de transmission entre les puits de mine et les usines en France métropolitaine.

Deux intellectuels protestent outrés contre leur ami Samir Amin le révisionniste qu’ils réprimandent vertement. Au nom de la «souveraineté» malienne – inexistante comme nous venons de le constater – et au nom de la fraternité entre la bourgeoisie malienne dominée et les capitalistes monopolistes français dominants et occupants, ils écrivent : «(…) et si ces sommes considérables (30 millions d’euros d’effort de guerre français au Mali. NDLR) étaient affectées au développement et à la coopération réelle du Mali avec la France, que resterait-il aux fameux «islamistes», ou aux séparatistes Touaregs, ou à leurs alliés du Qatar et d’ailleurs, comme espace politique pour intervenir ?» (3).

Deux questions confrontent ces internationalistes. Pourquoi dénoncer la lutte de libération nationale que mène la bourgeoisie Touareg de l’Azawad et pourquoi dans ce conflit prendre parti en faveur de la bourgeoisie malienne compradore du Sud contre celle du Nord ? Question encore plus importante : que resterait-il comme espace aux impérialistes français pour spolier la plus-value des ouvriers, la rente foncière des paysans, le profit des artisans et les ressources naturelles du Mali si la France se mettait tout à coup à affecter les crédits de l’État bourgeois français au développement et à la coopération fraternelle ? L’État français bourgeois ne verse pas le sang de ses soldats et ne débourse pas de tels montants pour aider le Mali à devenir prospère et indépendant. Si c’était le cas il lui suffirait de se retirer du Mali et d’abandonner à son sort la bourgeoisie compradore qu’elle y a implantée et de cesser d’armer ses flibustiers (4).

Comme vous le comprenez cette guerre de la diplomatie de la canonnière Françafrique au Mali est une querelle de famille entre petits et grands bandits et leurs thuriféraires tous divisés sur les modalités de sujétion du peuple malien. L’Islam, la souveraineté nationale, la coopération équitable et fraternelle, la démocratie, l’emploi, le développement social, la croissance économique, le prix des produits agricoles et le peuple malien ne comptent pour rien dans cette échauffourée entre vauriens.

Les progressistes et les internationalistes du monde entier n’ont qu’à se ranger du côté des paysans, des artisans et des ouvriers du Mali et de leurs familles, la grande majorité de la population malienne qui ne veut pas de guerre, ni d’arbitraire. Souhaitons que les différents peuples regroupés dans cette fédération hétéroclite appelée Mali sauront s’unir et s’armer, et comme l’immense peuple algérien en 1962, chasser la puissance néocoloniale, ses terroristes-islamistes sous-traitants et les sous-fifres nationaux stipendiés.

La France hors du Mali.

Le Mali aux peuples du Mali.

Fraternité entre tous les peuples du Mali, aucun n’est ennemi.

Solidarité dans l’adversité entre tous les ouvriers du Mali.

Ingérence française au Mali… Toujours pour entretenir le mythe du « choc des civilisations » au profit d’un véritable néo-colonialisme…

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Quand Jésus-Christ créa la Coloniale…

 

Moïse Cailloux

 

Le 24 Janvier 2013

 

url de l’article original:

http://www.monde-libertaire.fr/antimilitarisme/16153-quand-jesus-christ-crea-la-coloniale

 

Au Mali, la subversion censément islamiste menace la France dans ses valeurs morales et dans ses approvisionnements. Les affaires reprennent pour l’infanterie de marine.

Il y a trente ans, ils auraient été nationalistes, et l’extrême gauche unanime les aurait applaudis. Leurs leaders, inévitablement charismatiques, auraient laissé planer le doute : le nouvel État serait-il socialiste, autogestionnaire, démocratique ? Combien de temps durerait la transition autoritaire, le pouvoir des militaires libérateurs ? N’en parlons pas, l’important c’est l’unité du glorieux front de libération nationale. Et le pouvoir. Et que l’argent coule.

Les temps changent, ma bonne dame, et les voilà djihadistes, terroristes et islamistes. Bouh ! Qu’ils sont laids ! Et méchants avec ça. Et avec de ces trognes pas laïques pour un sou…

Or, si l’on se renseigne un tant soit peu, on s’aperçoit bien vite qu’il s’agit d’un recyclage. La plus grosse troupe (en fait, la grande majorité des combattants), regroupée par Ansar Dine, n’est autre que l’historique rébellion touarègue, qui date peu ou prou de l’indépendance du Mali avec son découpage de frontières volontairement absurde, entravant l’essor de la région pour mieux la soumettre aux intérêts de l’ancien pays colonisateur. Ils se battent pour une nébuleuse indépendance nationale, et viennent de rejouer la scène FLN-MNA en liquidant leurs concurrents du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad). Leur islamisme est récent, vraisemblablement contingent, leurs activités probablement plus liées aux trafics variés et lucratifs d’armes et de drogue qu’à la gestion d’un futur État religieux.

Le groupe le plus spectaculairement hideux et diabolique (Aqmi, ex-GSPC salafiste) ne revendique qu’un tout petit millier de combattants, essentiellement algériens, et ses objectifs stratégiques concernent l’Algérie en général, et son gaz en particulier. Ils cherchent au Mali une base arrière et un sanctuaire. D’autres formations minoritaires hantent les lieux, plus ou moins folkloriques et très peu implantées dans la population1.

Tout ce beau peuple a pu prospérer dans le nord du Mali pour une double raison. D’abord, il n’y a pas là de ressources minières exploitées, ni même de gisement important connu ou sérieusement supposé, donc pas de présence militaire imposante. Deuxième raison, des richesses, il y en a tout autour : gaz algérien, pétrole libyen, uranium nigérien, et même l’or malien au sud.

Ajoutons dans ce chaudron de sorcière la grosse tension sur le marché des matières premières et de l’énergie, alimentée par le développement rapide de la Chine et globalement de tout le continent asiatique. Notons que l’influence française en Afrique est érodée pied à pied depuis des décennies par une politique volontariste des États-Unis (parfois via leurs alliés du golfe Persique et leurs réseaux religieux), et plus récemment par une arrivée massive et agressive de la Chine. Entendons la rumeur qui veut que, dans ce contexte passablement embrouillé, les Russes aient lâché la bride à leurs négociants en armes pour vendre n’importe quoi dans la région. Finissons par le coup d’État, en mars 2012, qui renverse opportunément un président jugé un peu trop pro-américain par le Quai d’Orsay, mais désorganise complètement l’armée malienne, qui abandonne carrément le nord du pays à son sort.

Tout est prêt, y compris le prétexte de la guerre juste. La puissance coloniale n’a plus qu’à « prendre ses responsabilités », et intervenir militairement. Pour faire la guerre au terrorisme islamiste aveugle et fanatique ? Non. Pour défendre ses intérêts impérialistes bruts et simples, contre d’autres requins du même bain. La France sous ses propres couleurs, d’autres au travers de factions plus ou moins manipulées.

Au milieu, la population civile, les viols, les morts, les mutilés, les réfugiés. Dans le monde entier, le énième développement nauséeux du mythe du « choc des civilisations », pour creuser les fossés entre les peuples, pour aviver toutes les tensions, pour préparer les guerres de demain.

 

1. Pour la composition des troupes du « djihad » au Mali, lire « Qui sont les combattants islamistes ? », de Sarah Halifa-Legrand et Farid Aïchoune, sur le site internet du Nouvel Observateur.

 

Guerres impérialistes occidentales en Afrique: Du Mali à l’Algérie, la légion islamiste de la CIA donne le prétexte aux interventions néocolonialistes…

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Un agent de la CIA prend la responsabilité de l’attaque de la centrale gazière algérienne

 

Kurt Nimmo

Le 22 Janvier 2013

 

url de l’article original (avec vidéo en anglais):

http://www.infowars.com/cia-operative-takes-responsibility-for-algerian-gas-plant-attack/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans la vidéo ci-jointe (voir l’article original en anglais), Mohktar Belmokhtar, pensé être le cerveau de l’attaque terroriste islamiste de la brigade Al-Mulathamin (brigade masquée) sur le complexe gazier d’In Amenas en Algérie, a endorsé la responsabilité de l’opération.

Belmokhtar a été recruté et entraîné par la CIA en Afghanistan. Il est une recrue “arabe afghane” d’Afrique du Nord et a combattu avec les moudjadines de la CIA et des services de renseignement pakistanais de l’ISI (Inter Services Intelligence), moudjadines qui se sont ensuite scindés en Al Qaïda et Talibans. Après la guerre civile afghane mortelle qui a clâmée plus de 500 000 vies, Belmokhtar est retourné en Algérie en 1993 et a rejoint le Groupe Salafiste de Prédication et de Combat.

Ce groupe a été fondé par Hassan Hattab un ancien commandant du Groupe Islamiste Armé (GIA). Mohamed Samraoui, le spécialiste et adjoint au contre-espionage militaire algérien, affirme que le groupe a été établi par l’armée algérienne dans une tentative d’affaiblissement et de destruction du Front Islamiste du Salut (FIS) modéré, parti politique devant prendre le pouvoir au cours d’élections en Algérie. Les membres du groupe salafiste furent recrutés par les services de renseignement algérien à leur retour d’Afghanistan.

En 2007, le Groupe Salafiste de Prédication et de Combat changea de nom pour devenir l’organisation Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et s’aligna avec le Groupe de Combat Islamiste Libyen. En Novembre 2007, le second d’Al Qaïda Ayman al-Zawahiri s’adressa dans une vidéo où il annonçait que le groupe libyen avait rejoint Al Qaïda.

“AQMI, depuis 2007, a établi des relations étroites avec le groupe de combat islamiste libyen, dont les chefs ont aussi été recrutés et entraînés par la CIA en Afghanistan,” écrit Michel Chossudovsky. “Ce groupe libyen est secrètement soutenu par la CIA et les services britanniques du MI6”.

D’après un document du MI6, le renseignement britannique connaissait les desseins du groupe libyen d’assassiner Kadhafi en 1995, impliquant des “vétérans libyens ayant combattu en Afghanistan”. Le rapport gagna en crédibilité dans la mesure où les autorités britanniques permirent alors aux membres du groupe vivant au Royaume-Uni de s’engager dans des activités soutenant l’organisation islamiste malgré le fait que celle-ci soit considérée officiellement comme terroriste.

En plus du soutien des services américains et britanniques, AQMI et d’autres groupes salafistes en Afrique reçurent le soutien de l’Arabie Saoudite et du Qatar. La DGSE française mentionna dans un rapport au ministère de la défense que le Qatar soutenait le terrorisme au nord du Mali (in a report).

Le premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a dit que l’attaque de la centrale gazière d’In Amenas dans la sahara “incluait deux Canadiens et une équipe d’experts en explosifs, qui avaient mémorisés le plan d’occupation des sols du complexe et était prêt à faire sauter l’ensemble”, a rapporté la chaîne canadienne CBC.

L’attaque sensationnelle qui prît place en Algérie est maintenant exploitée par les médias de l’establishment comme un outil de propagande pour renforcer la “guerre mondiale contre la terreur” et pour, une fois de plus, mettre en exergue l’audace d’Al Qaïda et des groupes salafistes associés créés par la CIA, les services pakistanais de l’ISI et du MI6 britannique, le tout financé par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Les chantres du globalisme ont pleinement l’intention d’étendre leurs opérations au plus profond d’une Afrique riche en ressources naturelles. Le haut commandement militaire américain pour l’Afrique, AFRICOM, et les français, avec le soutien de Cameron et de la Grande-Bretagne, sont en train de mettre au pas l’Afrique en utilisant l’énorme épée de Damoclès que représente Al Qaïda et sa panoplie de groupes salafistes associés, tout cela  donnant le prétexte nécessaire à toute intervention.