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Pierre Clastres 1977-2017: 40 ans après sa mort, l’héritage d’un anthropologue politique anarchiste ~ 1ère partie ~

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Résistance 71

 

Mai 2017

 

Introduction
1ère partie
2ème partie
3ème partie
4ème partie

 

A l’occasion du 40ème anniversaire du décès prématuré dans un accident de voiture de l’anthropologue et ethnologue politique anarchiste Pierre Clastres (1934-1977), nous vous présentons un petit résumé de sa pensée et de ses conclusions de recherches, qui ne demandent qu’à être poursuivies.

Chercheur au CNRS, Clastres est venu à l’anthropologie (définition commune: recherche sur l’Homme et les groupes humains) par la voie de la philosophie. Élève de Claude Lévi-Strauss dont il sera un critique éclairé, il collabore avec un autre grand nom de l’anthropologie politique, l’américain Marshall Sahlins, dont il préfacera la traduction française de l’œuvre phare “Age de pierre, âge d’abondance” en 1975.

Clastres fait partie d’une grande lignée d’anthropologues et d’ethnologues français des années 1960-70 qui ont changé le cours de la pensée et de la vision anthropologique du monde ; des chercheurs comme Robert Jaulin et Jacques Lizot eurent également des recherches novatrices en la matière.

La grande originalité de la recherche de Pierre Clastres est que pour la toute première fois, va se développer une voie anthropologique du milieu entre les deux voies “classiques et orthodoxes” de l’approche de l’étude des groupes et sociétés humaines, celles du structutalisme évolutionniste dont Lévi-Strauss fut le fer de lance et l’anthropologie marxiste, essentiellement avec les recherches de Friedrich Engels et en France, contemporains de Clastres et des autres ethnologues cités, avec les chercheurs comme Maurice Godelier et Jacques Meillassoux, que Clastres critiquera véhémentement.

Comme tout anthropologue, Clastres fit un travail de recherche de terrain intense, qui le mena au Paraguay et au Brésil. Son étude phare fut réalisée au Paraguay en immersion totale dans la société des Indiens nomades Guayaki (Aché) en 1963-64. Les Guyaki étaient un des derniers peuples vivant toujours de la manière ancestrale qui leur avait été léguée. Ce peuple a disparu aujourd’hui. Clastres a aussi étudié les Indiens Chulupi-Ashluslay toujours au Paraguay en 1965-66 et des Indiens au Vénézuéla en 1970-71.

De cette étude de terrain approfondie, Clastres publia un compte-rendu de recherche sous la forme d’un livre: “Chronique des Indiens Guayaki”, Plon, 1972, soit près de 10 ans après son étude de terrain.

En 1974, il publie un autre ouvrage sur son étude d’un autre peuple de la forêt amazonienne les Guarani: “Le Grand Parler, mythes et chants des Indiens Guarani”, aux éditions Seuil.

Cette même année, Clastres publie aux éditions de Minuit, ce qui est sans aucun doute son œuvre maîtresse, représentant le cœur même de la “voie du milieu” anthropologique, l’essence de sa pensée issue de recherches approfondies sur les sociétés humaines et en désaccord avec les voies anthropologiques “orthodoxes” du structuralisme évolutionniste et du marxisme: “La société contre l’État”. Cet ouvrage est d’une importance capitale, car il permet de mieux comprendre pourquoi la société humaine est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, assujettie à la dictature de la division induite, contrôlée par les structures étatiques. n’encourageant que l’oppression oligarchique du plus petit nombre sur la vaste majorité.

Décédé prématurément dans un accident de voiture le 29 juillet 1977, Pierre Clastres travaillait à la résolution d’apories (apparentes impasses contradictoires) survenues au cours de ses recherches. Trois ans après sa mort, furent publiés des fragments de son travail inachevé sous la forme de deux ouvrages posthumes, faisant en fait partie de la même étude: “Recherches d’anthropologie politique” et “l’archéologie de la violence”, au Seuil, 1980. Les textes furent préalablement publiés par la revue « Libre » en 1977.

L’œuvre de Clastres a ouvert de nouvelles voies de réflexion pour trouver une solution au marasme sociétal contemporain, des voies déjà effleurées par certains penseurs anarchistes. Elle demeure incomplète et surtout jusqu’à aujhourd’hui, particulièrement dérangeante pour la pensée dogmatique du formatage des esprits dans le moule de la société du spectacle et de la marchandise reine. Pierre Clastres a eu une pensée novatrice, ancrée dans le réel des sociétés primitives (lire: premières, ancestrales en terme anthropologique, aucune consonnance péjorative…), de nos sociétés par effet miroir, qui mérite non seulement d’être plus connue, mais aussi mérite d’être continuée afin de résoudre les contradictions sur lesquelles ils travaillaient. Où est aujourd’hui le nouveau Pierre Clastres ? Notre société en a besoin. Il a été dit que l’anthropologue anarchiste américain David Graeber était son héritier, il convient de constater que ce n’est pas le cas dans la durée, malgré tout le respect qu’il mérite ainsi que son travail.

En hommage à ce grand penseur français dérangeant, encore par trop méconnu et sans aucun doute sciemment maintenu au placard, nous avons sélectionné ci-dessous quelques extraits de son œuvre, que nous pensons essentiels à une bonne compréhension de ce qu’est primordialement la société humaine, ce qui fait partie de notre nature profonde au-delà du temps et de l’espace et comment et pourquoi la spoliation sociétale s’est opérée et surtout d’entrevoir comment sortir du cercle vicieux induit par la société étatico-capitaliste et son illusion démocratique de contrôle.

Ceci est très important à comprendre, parce que cela nous montre que nous vivons dans une société de l’illusion, de la tromperie et de la supercherie, faite et gérée pour que se perpétue à l’infini le malheur de la division politique, source de tous les maux de nos sociétés depuis 10 ou 11 000 ans. N’oublions pas que l’Homme, selon les recherches archéologiques courantes, seraient vieux de quelques 1,6 millions d’années, la Terre vieille de 4 milliards d’années et que nous sommes engagés dans la division politique puis économique de nos sociétés depuis environ la période néolithique (9000 ans avant notre ère). 10 000 ans contre 1,6 millions d’années… Beaucoup de destruction à tous les niveaux en bien peu de temps. La bonne nouvelle est que ceci n’est pas inéluctable, et c’est en comprenant le développement de la société humaine depuis son origine, au-delà des dogmes factices et arrangeant pour l’establishment de la division organisée, que nous pourrons entrevoir la voie à défricher pour une société du futur enfin émancipée du carcan de la division et de la coercition étatico-économique. A cet égard, la pensée de Pierre Clastres n’a pas fini d’éclairer le chemin.

Nous avons choisi quelques extraits de ses recherches qui seront publiés ci-dessous de manière chronologique et selon les ouvrages à notre disposition, ainsi seront cités l’un après l’autre:

“Chronique des Indiens Guayaki” (1972)

“La société contre l’État” (1974)

“Recherches en anthropologie politique” (1980 posthume)

“L’archéologie de la violence” (1980 posthume)

Précisons que les extraits du premier et des deux derniers ouvrages cités seront des traductions faites par nos soins depuis les publications anglaises de ces deux ouvrages publiés sous le titre de “Chronicle of the Guayaki Indians”, Zone Books, 1998 et “Archeology of Violence”, Semiotext, diffusion MIT, 2010.

Nous encourageons à lire les ouvrages de Clastres en entier, faciles de compréhension, Clastres faisait partie de cette petite catégorie de scientifiques capables d’expliquer des choses complexes au moyen de mots simples afin que tout le monde comprenne bien. De lumineux, il ne pouvait que devenir éclairant pour le plus grand bien de tous…

Bonne lecture à toutes et à tous

Résistance 71

Extraits de la “Chronique des Indiens Guayaki” (1972)

L’Indien et le philosophe partagent une même façon de penser parce qu’en fin de compte, l’obstacle à leurs efforts réside dans l’absolue impossibilité de penser à la vie sans penser à la mort.

[…]

Les Indiens sont toujours très anxieux d’utiliser chaque évènement de la vie de chacun de façon à restaurer l’unité tribale, comme d’une façon de réveiller au sein de tous les membres de la tribu la certitude qu’ils forment une communauté. Il y a une opposition ici entre la nourriture riche, consistant en la viande et mangée par la famille et la nourriture pauvre, consistant en les légumes et mangés par la société. Cette opposition est une expression d’un système d’éthique personnel et d’une philosophie de la société qui établissent que la destinée de l’homme est étroitement liée avec la collectivité et que chaque personne doit renoncer à la solitude de soi et sacrifier son plaisir particulier.

[…]

Pour les Indiens, un chef n’est pas quelqu’un qui domine les autres, quelqu’un qui donne des ordres et qui est obéi: aucun Indien ne l’accepterait et la plus grande partie des tribus sud-américaines ont choisi la mort et l’annihilation plutôt que de subir la domination de l’homme blanc. Les Guayaki, qui croient aussi en cette philosophie politique “sauvage”, font une distinction très nette entre pouvoir et violence: pour prouver qu’il méritait d’être appelé chef, Jyvukugi devait le démontrer ; à l’encontre des Paraguayens, il n’exerçait aucunement son autorité par la coercition, mais par ce qui est diamétralement opposé à la violence, le monde des mots, de la parole.

[…]

L’obligation d’utiliser l’instrument de non-coercition, le langage, à chaque fois que c’est nécessaire, donne au groupe un contrôle permanent sur le chef parce que chaque mot qu’il dit est une assurance que son pouvoir ne menacera pas la société ; d’un autre côté, ses silences sont perturbants. Bien évidemment, les Guayaki n’ont pas construit toute une théorie derrière leur concept de pouvoir politique. Ils créent simplement et maintiennent une relation qui est construite dans la structure même de leur société et que l’on trouve dans toutes les tribus indiennes. Ainsi, le “pouvoir” incarné par le chef n’est pas autoritaire… Les chefs sont empêchés d’utiliser leur position pour des gains et objectifs personnels et ils doivent particulièrement faire attention que leurs désirs personnels n’empiètent en rien sur les intérêts de la communauté, ils sont au service du groupe, ils en sont l’instrument. Sous contrôle permanent du groupe, les leaders ne peuvent en rien transgresser les normes sur lesquelles sont fondées la vie de leur société. Le pouvoir corrompt dit-on. Ceci est un danger que les Indiens n’ont pas besoin de craindre, non pas à cause d’une éthique rigoureuse, mais à cause d’une impossibilité sociologique. Les sociétés indiennes ne furent pas faites pour cela, et c’est aussi pour cela qu’elles ne purent survivre [au contact de la civilisation coloniale chrétienne].

[…]

Bien que je sois retourné au Paraguay plusieurs fois, je n’ai plus jamais revu les Indiens Guayaki. Je n’en ai pas eu le cœur. Que pourrais-je y trouver ? Quand je suis arrivé à Arroyo Moroti, ils étaient environ une centaine. Lorsque je suis parti un peu plus d’un an plus tard, il n’étaient guère plus de 75 individus. Les autres sont morts, dévorés par la maladie, la tuberculose, tués par le manque de tout. Ils furent jetés dans une histoire qui n’avait rien à voir avec eux si ce n’est de les détruire… Les dernières nouvelles que j’ai eu d’eux remontent à 1968, ils n’étaient guère plus d’une trentaine.

Toute l’entreprise qui a commencé au XVème siècle touche maintenant à sa fin ; un continent entier va bientôt être débarrassé de ses habitants premiers et cette partie du monde pourra alors se proclamer véritablement “nouveau monde”. Tant de villes rasées, tant de nations exterminées, tant de gens passés au fil de l’épée et cette riche et très belle partie du monde renversée pour des perles et du poivre ! Victoires mécaniques” Ainsi vantait Montaigne la conquête de l’Amérique par la civilisation occidentale.

Le chef Jyvukugi, qui voyait les choses bien plus clairement que ses autres compagnons, savait comment exprimer ce qu’ils ressentaient. Un jour, je lui demandais de chanter le chant des chasseurs “prera” afin que je puisse l’enregistrer. Mais il préféra choisir un autre thème. Chaque couplet, chanté sur un ton de profonde tristesse et de dégoût, mourrait dans un gémissement qui était prolongé par la délicate mélancolie de la flüte. Ce jour là, il chanta la fin des Aché et son désespoir de voir que tout était fini. […]

A suivre…

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Résistance au colonialisme: La nation Mohawk ouvre un second front conjointement à celui de la nation Sioux Standing Rock…

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“Je vais oser affirmer que l’homme qui s’est assis sur le sol de son tipi, méditant sur la vie et son sens, acceptant comme semblable toutes les créatures et reconnaissant l’unité de l’univers des choses, infusait dans son être la véritable essence de la civilisation.”

~ Luther Ours Debout, Oglala Lakota, 1900 ~

 

Nous invitons tous nos lecteurs à réfléchir profondément à la citation du sage Sioux Oglala que nous reproduisons ci-dessus de lire notre traduction de l’injonction des mères de clans Mohawk virant les pétroliers hors de leurs terres, puis de répondre à cette simple question: qui sont véritablement les “sauvages” ?

 

~ Résistance 71 ~

 

Le Comité National de l’Energie (NEB) percute un arbre

 

Mohawk Nation News

 

31 août 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/08/31/neb-hits-a-tree/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Commission Nationale à L’Energie (NEB, National Energy Board), Energy East Pipeline Ltd et TransCanada Pipeline Ltd ont percuté l’arbre de la paix. Le NEB a essayé de se réunir en secret à Montréal. Le peuple a perturbé la réunion et celle-ci fut annulée ! L’Injonction d’arrêt et de désistement est par la présente donnée par kahtihon’tia:kwenio (NdT: conseil des mères de clans) et a été transmise.

Ils seront désormais bien seuls dans leurs soi-disantes “réunions de consultation” frauduleusement arrangées à travers la nation, lorsqu’ils s’assiéront seuls à la table corporatrice.

Note de Résistance 71:

Ce qui suit est la traduction de la notification officielle remise par le conseil des Mères de Clans de la nation Mohawk (trois clans de la tortue, de l’ours et du loup). Une copie du document orignal est sur l’article original de MNN.

-[]-[]-<I>-[]-[]-

De kahtihon’tia:kwenio par courrier recommandé AR

En date du 31 août 2016

Objet: Injonction d’arrêt et de désistement

Destinataires: East Energy Pipeline Ltd, TransCanada Pipeline Ltd, National Energy Board, Premier Ministre Justin Trudeau, Maire de Montreal Denis Coderre, Ministère des Affaires Indigènes du Canada

Sek:hon

Le conseil des mères de clans des nations iroquoises, kahtihon’tia:kwenio de rotino’sho:nnionh:weh, et en accord avec le Wampum 44 de kaiane’re:kowa (Grande Loi de la Paix), où les femmes sont les progénitrices du sol et les gardiennes de la terre, de l’eau et de l’air et ce depuis les origines de nos instructions du tekeni teioha:teh, afin de survivre et de cohabiter en tant que frères et sœurs avec la nature sur notre terre-mère. Kaiane’ro:kowa représente la volonté du peuple et est personnifiée par le conseil des 49 familles de la confédération ;

kahtihon’tia:kwenio officialise sa plainte contre l’invasion de la terre kanion’ke:haka, peuple du silex (Mohawk) d’Ono’ware:geh ou Île de la Grande Tortue par Energy East Pipeline Ltd et Transcanada Pipeline Ltd et toutes leurs cohortes.

EEPL et TCPL sont des entreprises privées qui violent kaia’nere:kowa et teio:hateh en continuant le carnage de toutes vies perpétré sur onowa’re:geh, ainsi EEPL et TCPL ne vont pas continuer à tuer et à détruire onowa’re:geh.

Ainsi nous demandons:

  1. Que l’invasion des territoires de ganiengeh rotin’nosho:nionwe par les corporations du Canada et du Québec et leurs entreprises subordonnées EEPL et TransCanada cesse et
  2. Que soient respectés les principes de teio’ha:teh comme base de notre relation sur cette terre.
  3. Comme kahtihon’tia:kwenio a des responsabilités dans son rôle de représentation du peuple, kahtihon’tia:kwenio ordonne à ces entités de quitter définitivement ono’ware:geh, en accord avec nos instructions originelles, kahtihon’tia:kwenio parle pour nous tous et pour toute forme de vie et informe EEPL, TransCanada et toutes les autres entités artificielles de cesser immédiatement le carnage sur notre terre.mêre.

kahtihon’tia:kwenio ordonne à EEPL et TransCanada de cesser et de vous désister de toutes vos activités sur ono’war:geh et cesser tout meurtre de masse de toute vie rencontrée et vous ordonne également de vous gouverner de manière plus appropriée.

[Lettre paraphée par les trois clans de la Nation Mohawk]

Clan de la tortue

Clan de l’ours

Clan du loup

= = fin de la lettre = =

Résistance politique: Abattre l’oligarchie, la dernière guerre…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 décembre 2015 by Résistance 71

Les banquiers: Nous créons juste de l’argent électronique de l’air du temps, un argent totalement fictif, puis nous vous le prêtons et nous vous faisons payer des intérêts sur ces prêts ; ensuite, nous saisissons vos maisons et toute votre véritable richesse physique lorsque vous ne pouvez pas ou plus payer.

La dernière guerre

Mohawk Nation News

18 décembre 2015

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/12/18/the-last-war/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La dernière guerre sera celle du peuple contre les banquiers. Les banquiers profitent de la guerre, les peuples eux perdent. Le peuple se doit d’éliminer les clauses de responsabilité des actionnaires dans le droit commercial, clauses qui permettent aux banquiers de toujours échapper au fait qu’ils financent toutes les guerres.

Plus jamais d’actionnaires ou de corporations qui ne sont pas responsables de leurs dettes et de leurs crimes. Plus de possibilité de se planquer derriere un masque entrepreneurial. Pas un seul coup de feu a besoin d’être tiré. Ce sera fini en 24 heures. Il n’y aura plus jamais besoin de guerre. Plus jamais d’ordo ab chao ni d’attentats faux-drapeau où que ce soit. La guerre c’est comme l’addiction à l’héroïne. Les banquiers devront être sœuvrés et ils vont suer sang et eau comme les junkies.

La guerre est un marché, une économie (un racket). Les gens sont accrocs à leur économie, mais en fait ils sont accrocs à la guerre. Ils doivent apprendre au sujet d’une économie de paix.

De toutes les adictions, la guerre est la pire de toutes. A l’encontre de l’héroïne, il n’y a pas de programme de substitution à la méthadone pour la guerre. Les banquiers sont immergés dedans depuis le XVIIIème siècle. Une attaque mène à 1000 autres et ils ne peuvent jamais en avoir assez, le peuple ne peut pas s’immerger dans la guerre. Les va t’en guerre devront être sœuvrés.

Les banquiers devraient prendre note de cette chanson de George Thorogood, parce qu’ils vont boire seuls sur leur sentier de la guerre: I drink alone, yeah, with nobody else. I drink alone with nobody else. When i drink alone, I prefer to be by myself.  Every morning just before breakfast, I don’t want no more coffee or tea. Just me and my good buddy, Wiser, that’s all I ever need, cause I drink alone with nobody else. Cause when I drink alone  prefer to be by myself”.[I drink alone].

Résistance au colonialisme: Du mythe états-unien du « Thanksgiving » à la réalité coloniale d’apartheid…

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“Le véritable héritage des pélerins puritains est une trahison. La plupart des Américains pensent aujourd’hui que la fête du Thanksgiving célèbre une bonne moisson, mais il n’en est rien. En 1970, la nation Wampanoag a rendu une copie de la proclamation originale du Thanksgiving (jour d’action de grâce) faite par le gouverneur de la colonie d’alors. Le texte révéla l’horrible vérité: Après qu’une milice coloniale soit revenue d’un raid ayant massacré des hommes, des femmes et des enfants d’une communauté indienne, le gouverneur proclama un jour de congé pour fêter et et remercier (dieu) pour ce massacre. Il encourageait aussi par écrit les autres colonies à faire de même. En d’autres termes, chaque automne, après avoir bien moissonné, allez tuer des Indiens et fêtez vos assassinats.”
(Russell Means, autobiographie, 1995, p.176)

 

Pourquoi les peuples des premières nations regardent le jour du Thanksgiving ou “jour d’action de grâce”, comme une journée de deuil

Et pourquoi Alexander Ramsey doit être poursuivi à titre posthume comme criminel de guerre et être jugé pour crimes contre l’humanité…

 

Dr. Gary G. Kohls

 

25 Novembre 2014

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/why-first-nations-people-regard-thanksgiving-day-as-a-national-day-of-mourning/5416119

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Les Sioux (ou Lakota/Dakota), Indiens du Minnesota doivent être exterminés ou chassés au-delà des frontières de cet état.” – Governeur du Minnesota Alexander Ramsey

Nous les fêtards à la dinde, les obèses, les accrocs du sport-télé, de la flânerie en gallerie marchande jusqu’à en tomber de fatigue, les légumes de canapées historiquement illétrés, sommes tous les bénéficiaires des actions de nos ancêtres coupables, bien que parfois acteurs sans le savoir, de crimes contre l’humanité qui se sont déroulés durant ces 500 ans de la honte toujours pas terminés de l’histoire de génocide, de nettoyage ethnique, de colonisation et d’occupation de terres et de peuples qui appartienent de droit aux peuples aborigènes qui ont habités l’Amérique du nord, centrale et du sud des milliers et des milliers d’années avant que Christophe Colomb (qui ne savait absolument pas où il se trouvait) et ses matelots en manque de sexe ne désembarquèrent de leurs navires en très mauvais état et ne commencèrent le pillage de la terre et le viol des femmes autochtones en 1492. Ils se mirent à couper bientôt les mains de ceux qui ne ramenaient pas leur quota d’or de mines qui en étaient dépourvues.

Ainsi a commencé le génocide systématique contre les peuples des nations premières non-blanches qui mena éventuellement et peut-être inévitablement, à la cruauté et aux crimes contre l’humanité qui ont réduits des millions d’Africains en esclavage, dont beaucoup moururent enchaînés avant même d’atteindre cette soi-disant “terre promise”.

Dans bien des cas les conquistadores tueurs psychopathes qui suivirent Colomb, furent dans un premier temps les bienvenus, tolérés et même chéris, plutôt que tués en tant qu’envahisseurs criminels qu’ils étaient. La confiance donnée aux envahisseurs de rendre réciproque leur hospitalité, dans l’esprit de la règle d’or chrétienne, s’avéra être une énorme erreur, car le massace commença au nom du christ, avec la bénédiction des prêtres les accompagnant et dont la mission était de convertir les païens au christianisme sous menace de mort.

Un grand nombre de nos ancêtres européens s’enrichirent grandement des massacres de l’armée, de l’occupation et du vol des terres, de l’exploitation des ressources naturelles, de la colonisation et de la destruction du mode de vie indigène. Nous, la progéniture à la peau rose, avons été conditionnés pour croire bien trop de mythes au sujet de notre sombre histoire. Grâce à l’histoire habilement censurée des livres d’histoire et des mythes appris au catéchisme du dimanche au fil du temps, on nous a amené à croire cette histoire de “bons pèlerins” qui touchèrent terre à Plymouth Rock en 1620 et qui gracieusement partagèrent une fête avec leurs nouveaux voisins et amis indiens (qui seraient bientôt chassés de leurs terres et anéantis par les puritains se disant “chrétiens” et ceux qui les ont suivi).

Le processus de désinformation au sujet du Thanksgiving ou “jour d’action de grâce” (et les long week-ends qui lui succédèrent tous les ans le dernier Jeudi du mois de Novembre) a été créé pour absoudre nos ancêtres de la culpabilité de bains de sang cruels que perpétrèrent “en leurs noms” des soldats obéissants contre des aborigènes militairement inférieurs, un schéma qui s’est répété contre bien des nations plus faibles partout dans le monde au cours de notre histoire.

Les quelques histoires censurées au sujet de quelques-uns de no soi-disants “héros” doivent être dites dans le contexte de rétablir la vérité historique sur le génocide américain des premières nations, dont certains épisodes se sont déroulés ici même à River City (Minnesota). Ces “héros” incluent les deux premiers gouverneurs de l’état du Minnesota et un général humilié de la guerre de sécession.

Les citations suivantes et commentaires explicatifs renchériront sur le titre de cet essai.

“The Sioux (aka Lakota) Indians of Minnesota must be exterminated or driven forever beyond the borders of the state.” – Minnesota Governor Alexander Ramsey in a genocidal declaration made on Sept. 9, 1862. ~ Citation du début de l’article ~

Ramsey avait fait fortune dans l’immobilier avec ses affaires de ventes de propriétés aux colons blancs et aux hommes d’affaire après qu’il ait lui-même négocié les traités américano-Dakota qui volèrent les tribus Dakota (Sioux) de leur terre. (http://sites.mnhs.org/historic-sites/alexander-ramsey-house/history)

[…]

“Les 38 Indiens et métis dont vous avez ordonné l’exécution ont été pendus hier à 10 heures du matin. Tout s’est déroulé calmement.” – Henry Sibley, dans un télégramme au président Abraham Lincoln daté du 27 décembre1862. (http://law2.umkc.edu/faculty/projects/ftrials/dakota/sibley.html)

“Il n’y a aucune place dans cette région en vertu des traités et de la foi indienne. Il est de mon devoir d’exterminer les Sioux connus sous le nom de Dakota si j’en ai le pouvoir et même si cela demande une campagne d’une année. Détruire tout ce qui leur appartient et les forcer en dehors des plaines, à moins, comme je le suggère, que vous puissiez les capturer, Ils devront alors être traités comme des fous dangereux et des bêtes sauvages et en aucun cas comme des personnes avec lesquelles des traités ou des compromis puissent être atteints.” – Civil war Major General John Pope, dans une lettre au Colonel Sibley, insistant sur un effort total pour exterminer les Dakota.

[…] (http://www.civilwar.org/battlefields/secondmanassas/second-manassas-history-articles/second-battle-of-manassas.html et

http://usdakotawar.org/history/aftermath#sthash.XxnK8yhx.dpuf)

Note de Résistance 71: Il convient ici de noter que la guerre contre les nations premières des plaines: Lakota, Dakota, Brûlés, Yankton, Cheyennes s’est déroulée en plusieurs étapes. La dernière se déroula entre 1866 et 1868 qui vit la victoire militaire sans précédent des nations Sioux sur l’armée des Etats-Unis, débouchant sur le traité de Fort Laramie en 1868. Le traité de Fort Laramie est le seul traité signé par le gouvernement des Etats-unis après une défaite militaire dans toute son histoire ! Ce traité a vu le gouvernement américain accepter sans conditions toutes les revendications des nations des peuples des plaines, dont l’évacuation des forts. A cette occasion, AUCUNE CESSION DE TERRE ne fut bien évidemment concédée. Les territoires demeurèrent inchangés. Ce traité fut tronqué, falsifié pour ratification par le Congrès et fut dénoncé par les nations concernées. Il fut violé à maintes reprises et le vol, pillage des terres ancestrales continua jusqu’à aujourd’hui où le gouvernement yankee veut aussi voler les terres sacrées Lakota des Collines Noires (Black Hills), qui renferment comme par hasard, de grande quantité d’uranium…

“Alors que les Européens colonisaient la côte Est, ils déplacèrent les tribus de l’Est qui durent migrer hors de la civilisation expansionniste européenne. A leur tour, ils déplacèrent les tribus plus faibles qu’il rencontrèrent et les poussèrent plus avant hors de leur terres ancestrales, alors que ces nations migrantes s’en emparaient.”

[…]

“Vers 1750, Une bande Ojibwe de la côte Est fut poussée vers le territoire Dakota et ils utilisèrent des armes à feu et de la poudre françaises pour forcer les Dakotas hors de leur territoire des Mille Lacs.

Cette stratégie des colons européens diminua grandement le nombre de Dakotas des terres des mille lacs, ce qui encouragea et rendit possible pour une bande Ojibwe armés et manipulés par l’alcool des Français de chasser violemment les Dakotas de la région des Mille Lacs.

“…Ce qu’il s’est passé pour les Dakota en 1862 et par la suite, fut un grave crime contre l’humanité. Si cela se produisait aujourd’hui, l’ONU et la communauté internationale le condamnerait et le déclarerait ethnocide et génocide. Une mise en accusation auprès d’un tribunal des Nations-Unies serait édictée et les perpérateurs d’un tel ethnocide et génocide seraient arrêtés, traduits devant la justice et punis pour crimes contre l’humanité.” – Thomas Dahlheimer de son long essai intitulé, A History Of The Dakota People In The Mille Lacs Area (http://www.towahkon.org/Dakotahistory.html)

La proclamation de Thanksgiving ou jour d’action de grâce du gouverneur Ramsey le 3 novembre 1862:

“… Ainsi, moi, Alexander Ramsey, gouverneur de l’état du Minnesota, proclame que ce jour du vingt-sept novembre sera celui de l’action de grâce (Thanksgiving) à dieu tout puissant pour sa merveilleuse pitié de nous, pour tous les bon cadeaux de sa Providence, pour la santé et la restauration de la paix interne et de la prospérité générale dont nous bénéficions.

Reconnaissons tout spécialement sa pitié en ce qu’il a délivré nos frontières des ennemis sauvages qui se sont dressés contre nous, et les a jeté dans les fosses qu’ils avaient initialement prévues pour nous, que nos amis ont été sauvés des horreurs de la captivité et que nos maisons et trésors sont maintenant en sécurité de la violence des voleurs et assassins indiens. […]”

“Depuis 1970, les Amérindiens se sont rassemblés à midi sur la colline Cole de Plymouth, pour commémorer un jour natonal de deuil le jour de congé pour Thanksgiving. Beaucoup d’Amérindiens ne célèbrent pas l’arrivée des pèlerins et des autres colons européens. Pour eux, le jour de Thanksgiving est une commémoration du génocide de millions de personnes de leurs peuples, du vol de leurs terres ancestrales et de l’assaut incessant mené contre leur culture. Les participants à ce jour national de deuil honorent leurs ancêtres et les luttes des peuples autochtones pour survivre aujourd’hui. C’est un jour de souvenir et de connexion spirtituelle ainsi qu’une manifestation contre le racisme et l’oppression auxquels sont toujours soumis les peuples amérindiens.” – Texte inscrit sur la plaque commémorative de Cole Hill, surplombant Plymouth Rock, Plymouth, MA

Dr Kohls est un médecin de famille généraliste en retraite de Duluth dans le Minnesota, qui a été impliqué dans des évènements pour la paix, la non-violence, la justice et a souvent ´´crit au sujet du racisme, du militarisme, du fascisme, de l’impérialisme, du totalitarisme, de l’oppression économique de l’anti-environnementalisme et tous autres mouvements violents, non durables et anti-démocratiques.

L’empire n’a pas de territoire… Il a usurpé la terre ancestrale au nom d’un dogme religieux raciste: la doctrine de la « découverte chrétienne »… (Steven Newcomb)

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Là réside comme nous l’avons dit à maintes reprises LA solution au problème colonial qui culmine avec l’empire anglo-américain actuel. La « nation indispensable », la « lumière sur la colline », la nation à la « destinée manifeste » au peuple élu (en concurrence avec .. l’autre…) pour « régner sur le monde », tel que cela est énoncé dans la doctrine américaine, est fondée sur un vol et un génocide. La nation, l’entreprise commerciale, Etats-Unis d’Amérique, n’a aucune légitimité territoriale. Question: Comment amener le « droit international » à le reconnaître ?

Dénoncer les atrocités et l’hégémonie économico-politique mondiale de l’empire ne fait que s’attaquer aux symptômes. Il faut le dire, mais adresser la racine du mal, la racine profonde du problème, c’est s’adresser à l’enfumage, à l’escroquerie légale qui entoure les fondements juridiques mêmes de la création de cette entreprise pirate. Steve Newcomb, légiste Shawnee, lève le voile sur une partie du problème en partant d’un problème concret de société, ironiquement lié à la société du spectacle yankee.

Pour faire cesser la gangrène impérialiste, il faut adresser le problème de la terre, des territoires et déposséder l’empire de la terre usurpée. Sans territoire, un empire s’effondre dans l’instant, sa structure implose. Les Indiens des Amériques ont entre leurs mains ce pouvoir de faire imploser l’empire. Les Aborigènes d’Australie, les Maoris de Nouvelle-Zélande, et tous les peuples dépendant toujours de la « couronne » de la City de Londres et de son Commonwealth colonial, l’ont également.

Aidons-les. Là réside la première partie de la solution à nos problèmes !

— Résistance 71 —

 

La vision panoramique au delà de l’affaire des “Red Skins”

 

Steven Newcomb

 

29 Août 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/08/29/big-picture-beyond-redskins-issue

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note du traducteur: Il y a plusieurs mois, une plainte suivie d’une forte campagne de lobbying a vu l’équipe de football de la NFL des Washington “Red Skins”, devoir abandonner son logo et sa “mascotte” jugés, à juste titre, racistes. “Red Skins” veut dire “Peaux Rouges” en anglais. Cette affaire a défrayé la récente chronique et a divisé l’Amérique. Dans l’article ci-dessous, le légiste Shawnee Steven Newcomb, fondateur de l’Ingigenous Law Institute, va au-delà de cette affaire et remonte comme il devrait toujours être fait, aux origines de ce qui est fondamental pour certains et anecdotique pour d’autres… Ce qu’on pourrait penser être une réaction puérile concernant le logo d’une équipe de sport rejoint la dimension fondamentalement raciste sur laquelle est fondée cette nation des Etats-Unis d’Amérique et dont les ramifications ont aujourd’hui une portée mortifère mondiale… Plongeon donc dans le linge sale d’une nation coloniale…

L’article le Susan Shown Harjo dans le numéro du 23 Juin de Politico, “The R-Word Is Even Worse Than You Think,” au sujet du problème avec l’équipe de la NFL de Washington D.C était excellent. Et pourtant, je me demande pourquoi la controverse n’est pas connectée et liée de manière plus générale à la “vision panoramique” à avoir du pays indien. Après tout, le problème des “Red Skins” et de leur mascotte est définitivement un symptôme d’une cause bien plus profonde ; une cause qui s’est manifestée dans tous les domaines de la société aux Etats-Unis et ce, jusqu’en haut de la pyramide légale que représente la Cour Suprême des Etats-Unis.

Cette cause sous-jacente provient, à mon sens, du fait que les Etats-Unis, en tant qu’empire américain, ont été fondés et construits sur la base de la domination et de la déshumanisation de nos nations originelles et de nos peuples. Mlle Harjo illustre ceci avec une phrase clef dans son article. Elle fait remonter le problème “au temps où les colonies, les entreprises commerciales et quelques états récompensaient au moyen de primes l’extermination des autochtones en prouvant une “mort d’Indien” avec la “peau rouge” sanglante”. Elle illustre par là même la domination et la déshumanisation de nos nations et peuples originellement libres de droit.

Le droit présumé de dominer et de déshumaniser nos nations et nos peuples est profondément ancré dans le psyschisme américain. Le racisme et la bigoterie religieuse judéo-chrétienne contre nos nations sont intimement tissés dans la fabrique même des institutions politiques et légales des Etats-Unis et de cette manière cela ne va pas se terminer de si tôt. Permettez-moi de vous fournir un exemple très concret:

Dans la décision de la cour suprême des Etats-Unis sur l’affaire Michigan vs Bay Mills Indian Community du 27 Mai 2014, à la fois la majorité et la minorité de la cour ont utilisé de manière explicite le mot “subjugation”, un terme qui veut dire “domination”, se référant à la relation du gouvernement des Etats-Unis avec nos nations et peuples originellement libres. Quelle fut la réponse du pays Indien ? L’utilisation par la cour d’un cadre de domination pour sa décision n’a apparemment pas causé la plus petite émotion parmi les leaders du pays indien.

Pas une seule organisation indienne majeure est sortie du lot et a décrié la majorité de la cour suprême disant que subjugation veut dire la “subjugation” de nos nations et de nos peuples “à la volonté du gouvernement fédéral”. Nous n’avons pas vu non plus une contestation publique du désaccord du juge Thomas dans l’affaire Bay Mills (rejoint par Alito, Ginsberg et Scalia) qui dit: “Malgré la subjugation des tribus indiennes à l’autorité et à la protection des Etats-Unis, ce tribunal les a qualifié de “nations domestiquement dépendantes” qui gardent des attributs limités de leur souveraineté historique ?”

Cela ne devrait pas être bien difficle d’utiliser toute l’attention gagnée par l’affaire des “Red Skins” et de ses mascottes pour aussi montrer au public ce point clé: C’est à cause du précédent de l’affirmation par l’ancien testament du gouvernement d’un droit à la découverte chrétienne et de domination qui ont mené nos nations à être définies par la cour suprême de “nations domestiquement dépendantes”.

La majorité et la dissidence de la cour suprême dans l’affaire de Bay Mills ont tous deux cité la phrase: “nations domestiquement dépendantes” depuis le rendu de l’affaire Cherokee Nation vs Georgia (1831). Cette phrase dans Cherokee nation… remonte à une phrase du rendu Johnson contre McIntosh (1823): “Elles (les nations indiennes) occupent un territoire sur lequel nous avons un titre de propriété indépendant de leur volonté…” Notez bien qu’il n’est pas dit que nos nations existaient libres et indépendantes sur nos propres territoires. Il est plutôt dit qu’elles “occupaient” un “territoire” pour lequel les Etats-Unis affirmaient avoir un titre de propriété. La cour suprême a dit que les Etats-Unis avaient clâmé un “titre de découverte” fondé sur l’affirmation d’un “droit à la découverte”.

Le juge suprême John Marshall expliquait dans un rendu unanime de la cour dans l’affaire Johnson contre M’Intosh la base pour les Etats-Unis justifiant une forme de titre de propriété sur les territoires de nos nations. Le juge Marshall, au nom d’une cour unanime, a dit que les nations d’Europe ont affirmé le titre de propriété des terres “alors inconnues de tout peuple chrétien” (NdT: En accord avec la bulle papale de 1493 Inter Caetera) et a dit “qu’elles avaient pris possession, assumé le titre de propriété” en “affirmant leur droit de prendre possession” de ces terres non-chrétiennes.

Les terres des autochtones “qui étaient des païens infidèles” a dit Marshall, ont été sujet à une assertion, par “le peuple chrétien”, de droit de possession. Par un accord commun des nations européennes, seul “le titre préalable d’un autre peuple chrétien qui aurait pu faire la découverte” avait à être reconnu.

Joseph Story était un assistant juge à la cour suprême lorsque l’affaire Johnson contre M’Intosh fut jugée et le rendu fut émis. Il était aussi un ami très proche du juge Marshall. Des années plus tard, dans deux des livres que Story écrivit, il expliqua le raisonnement derrière la décision de Johnson contre M’Intosh. Dans son livre A Familiar Exposition of the Constitution of the United States, Story demanda: “Comment alors, pourrait-on se demander, les nations européennes ont-elles acquis le titre général de propriété qu’elles ont toujours affirmé avoir sur la totalité du sol de l’Amérique, y compris sur les terres occupées par les tribus indiennes ?

Il répondit: “La seule réponse possible est la propre assertion des nations européennes qu’elles ont acquis un titre général de propriété sur la terre en vertu d’avoir été les premiers à découvrir cette dite terre ou en d’autres termes, que leur titre était fondé sur le droit de découverte.” En d’autres termes, les nations européennes “découvreuses” ont acquis de manière supposée le titre de propriété général qu’elles affirmaient posséder, simplement en affirmant qu’elles avaient acquis ce titre. Bizarre, bizarre.

Les mots de Story “le droit de découverte” correspondent à l’utilisation par le juge Marshall de ces mêmes mots dans le rendu de la décision de l’affaire Johnson contre M’Intosh

Le droit de découverte donné par cette commission (John Cabot) est confiné aux pays “alors inconnus au peuple chrétien” et de ces pays, Cabot avait l’autorisation d’en prendre possession au nom du roi d’Angleterre. Ainsi s’arrogeant le droit de prendre possession des terres nonobstant l’occupation par les autochtones, qui étaient païens et en même temps admettant le titre de propriété de tout peuple chrétien ayant fait la découverte au préalable.

De manière importante, et contrairement a ce que bien des universitaires contemporains ont écrit, le juge Story a expliqué que la “conquête” n’était pas la base de l’assomption du droit de découverte. Une logique différente fut utilisée. Celle-ci fut expliquée par Story dans ses “Commentaries on the Constitution of the United States” (1833) de la façon suivante: “parce qu’ils étaient considérés comme païens, infidèles et sauvages, les Indiens n’eurent pas le droit de posséder les prérogatives appartenant aux nations absolues, souveraines et indépendantes.”

Ainsi, le “droit de découverte” se réfère au “peuple chrétien” s’étant arrogé le droit de prendre possession des terres des “païens” (nos ancêtres libres et indépendants non-chrétiens). Les terres des non-chrétiens étaient soumises à la saisie d’une nation chrétienne au nom d’un droit de possession, qui incluait un présumé droit de domination par “le souverain”. C’est ce que la cour suprême appelle le “droit de la découverte”. De manière remarquable, à la fois la majorité et la dissidence votant dans l’affaire Michigan contre Bay Mills Indian Communities, en citant Cherokee Nation contre Georgia qui remonte à Johnson contre M’Intosh de 1823, a utilisé le droit chrétien de la découverte (NdT: qui remonte aux bulles papales du XVème siècle Romanus Pontifex et Inter Caetera…) comme cadre légal de la notion de domination/subjugation dans leurs décisions de justice de l’année 2014.

Les nations chrétiennes d’Europe et leurs successeurs, ont imposé sur nos ancêtres libres et souverains des concepts tels que ceux “d’infidèles, de païens et de sauvages”. Le juge Story révèle que cette imposition de terminologie de domination faisait partie de la logique utilisée par la cour suprême des Etats-Unis pour définir le titre foncier de nos nations comme n’étant que “seulement d’une simple occupation des sols”. L’imposition de ces définitions dominantes et déshumanisantes ont aussi mené nos nations à être définies dans Cherokee Nation vs Georgia et plus récemment dans l’affaire de Bay Mills, comme “des nations domestiques dépendantes”, le tout basé sur le supposé droit de la découverte chrétienne.

Comme ci-dessus mentionné, dans l‘affaire Bay Mills, la majorité des juges a dit que “la subjugation veut dire…” La “subjugation” de nos nations et des peuples à “la volonté du gouvernement fédéral”. Le juge Story remonte ce schéma exact au “droit de la découverte chrétienne” lorsqu’il dit que nos ancêtres “ont été autorisés à être les occupants légaux de la terre et autorisés à une possession temporaire, en étant assujettis à la souveraineté supérieure d’une nation européenne particulière, qui en fait possédait le titre de la découverte.

La cour suprême dans l’affaire Bay Mills n’a pas reconnu que son utilisation du terme “subjugation” en 2014 remonte directement à la “subjugation” des “païens, infidèles et sauvages” des siècles précédents. Il en va de notre responsabilité de mettre au grand jour ce fait. Il n’y a rien qui nous empêche d’utiliser ce point de contentieux à haut profil qu’est l’affaire des “Red Skins” pour faire focaliser l’attention sur le raisonnement raciste et de bigoterie religieuse, qui est utilisé jusqu’à ce jour par le gouvernement des Etats-Unis contre nos nations et nos peuples. Peut-être que cela irriterait plus le pays indien si le gouvernement américain utilisait une mascotte pour illustrer sa domination et sa subjugation de nos nations, spécifiquement si cette mascotte illustrait bien le “droit des chrétiens” de découvrir ce que la chrétienté occidentale considérait comme la “terre promise” par l’ancien testament (bible) de “l’Amérique du Nord”. Tandis que le dôme du capitole de Washington, qui fut construit par des esclaves noirs, n’est peut-être pas la mascotte du gouvernement américain, il est certainement un symbole valide et toujours présent de son système de domination.

Résistance politique: Début de changement de paradigme en vue…

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Le salut de l’humanité passe par les peuples occidentaux libérés de l’idéologie coloniale, se tenant aux côtés des peuples/nations autochtones pour un changement radical de paradigme politique.

Les Indiens des Amériques sont sur la voie et ils ont besoin de nous, car nous avons TOUS à y gagner… TOUTES et TOUS !

— Résistance 71 —

 

Dernière reine, dernier pape

 

Mohawk Nation News

 

28 février 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/02/28/last-queen-last-pope/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bientôt la monarque britannique, sa famille et ses mignons comme établis par la Magna Carta, vont être mis hors course par le peuple d’Angleterre. Lorsque cela se produira, tous ses biens entrepreneuriaux, le Canada, Les Etats-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, retourneront à leurs véritables propriétaires. La “Couronne” basée au Vatican et toutes ses ramifications tentaculaires bancaires autour du monde vont s’effondrer, Le pape est l’empereur de Rome. Quiconque prête serment envers un criminel est un criminel. On s’en occupera.

Kaianerekowa, la loi de la Grande Paix s’appliquera alors à l’île de la Grande Tortue (NdT: Terminologie amérindienne pour l’Amérique du Nord). Onkwehonwe (NdT: “gens originaires de la terre” en langue mohawk/iroquoise: les autochtones à la terre) s’occuperont des “maîtres de la guerre” utilisant notre loi et une technologie moderne afin de nettoyer leur saleté. Ces criminels répondront devant le peuple pour chacun des 100 millions d’individus autochtones assassinés.

L’oligarchie nous enseigne que qui que ce soit a le plus d’argent fait les règles. La révolution a déjà commencé dans l’esprit de chaque personne. Nous sommes tous souverains dans notre esprit. Les changements de fréquence siprituelle qui vont se produire sur notre Terre-Mère feront que tout le monde se rappellera de tout dans chaque vie passée.

Les eaux de la vérité laveront tout. L’oligarchie sera emportée. Une fois que la Terre commencera son nettoyage, il n’y aura pus de mensonges, de meurtres ou de destruction.

Nous, Onkwehonwe, sommes là pour leur enseigner à aimer et à prendre soin les uns des autres et de tout être vivant attaché à la Terre dans nos communautés. Les armes de la guerre seront enterrées sous l’arbre de la paix, pour toujours.

Le wampum noir s’appliquera à tous les criminels.

Ils auront une dernière chance de devenir un esprit avec nous. Lorsque le chef de guerre lâche vers le sol la ceinture wampum noire, ils peuvent l’attraper avant qu’elle ne touche le sol. S’ils ne la rattrappent pas, alors les hommes leurs éclateront le crâne avec leur massue de guerre et leur cervelle sera sur le sol au côté de la ceinture wampum noire. Ceci se passera dans toutes les communautés de l’Île de la Grande Tortue. Le nettoyage incluera alors leurs familles entières. Le génocide a toujours été le plan contre nous. La mémoire ADN de ceux qui ont planifiés le génocide sera effacée de l’humanité. Eux et leurs armes, seront enterrés pour ne plus jamais être revus.

Elisabeth II et François 1er seront la dernière reine et le dernier pape. Bon débarras !…

Comme Johnny Cash l’avait dit, les oligarques finiront dans un cercle de feu et ils vont perdre, perdre, perdre et les flammes n’en monteront que plus haut. Et il brûle, brûle, brûle, le cercle de feu !

Johnny Cash. “Ring of Fire”.

Les noms de famille de la Couronne et de ses mignons.

 

The Crown & Its Minions. Wall Street.