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Résistance politique globale: Éveil et Union sont les piliers de la victoire des peuples…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 16 juillet 2013 by Résistance 71

Nous avons traduit ici un des derniers articles du politologue canadien Andrew Gavin Marshall, qui a une vision très similaire à la notre concernant le lien entre les luttes des nations natives contre le colonialisme  actif (Amérique du Nord et Latine), le néo-colonialisme prenant place en Afrique et les mouvements de lutte sociale en Europe et en occident. Nous devons venir à terme de notre culpabilité et tendre la main aux peuples que nous opprimons. Les mêmes méthodes sont appliquées contre nous que celles qui ont été et sont appliquées contre les nations indigènes, seul le degré varie. Nous sommes tous des colonisés !

C’est ensemble, unis que nous vaincrons le fascisme mondialiste.

— Résistance 71 —

 

Culture entrepreneuriale et empire global: Crise alimentaire, vols de terres, pauvreté, bidonvilles, dévastation environnementale et résistance

 

Andrew Gavin Marshall

 

Juillet 2013

 

url de l’article original:

http://andrewgavinmarshall.com/2013/01/07/corporate-culture-and-global-empire-food-crisis-land-grabs-poverty-slums-environmental-devastation-and-resistance/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le pouvoir des corporations est immense. La plus grande entreprise au monde est la Royal Dutch Shell, qui n’est surpassée en richesse que par les 24 plus grands pays sur terre. Des 150 plus grosses entités économiques au monde, 58% sont des corporations. Ces méga-entreprises sont institutionnellement totalitaires, et le résultat de la résistance du pouvoir à la révolution démocratique, qui fut acceptée avec réticence dans la sphère politique, mais refusée dans la sphère économique, ce qui a abouti à une société pas vraiment démocratique. Elles sont conduites par une religion, celle “du profit à court terme”. La société des corporations, une société de capitalisme d’état, s’est épanouie aux Etats-Unis et a géré la transition de la société américaine au début du XXème siècle, tout comme les fascistes et les communistes, géraient les transitions en Europe. Avec chaque guerre mondiale, la société états-unienne, son pouvoir économique et politique, vit la croissance de son influence globale et avec la fin de la seconde guerre mondiale, la société corporatiste fut mondialement exportée.

Ceci est l’empire. L’armée américaine, les agences de renseignement, et l’appareil de sécurité nationale, opèrent avec l’intention de servir les intérêts des cartels d’entreprises américaines et maintenant de plus en plus supranationales. Guerres, coups d’état, campagnes de déstabilisation, soutiens de dictateurs, de tyrans, génocides et oppression sont les produits de l’interaction de l’occideent avec le reste du monde.

Dans le même ordre d’idée que le “dieu a créé l’Homme à son image”, les corporations ont refaçonné la société en fonction de leurs propres intérêts et avec une égale arrogance. Les cartels industriels et financiers ont créé ou récupéré les think tanks, les fondations, les institutions éducatives, les médias, les relations publiques, la publicité et bien d’autres secteurs de la société. Par leur contrôle d’autres institutions, elles ont pu étendre leurs idéologies de pouvoir et leurs variantes entre elles, à la population, aux autres élites, à la classe “éduquée”, la classe moyenne, la classe laborieuse et pauvre.Tant que les idées exprimées soutiennent le pouvoir, c’est “acceptable”. Cela peut être critique, mais l’analyse institutionnelle n‘est pas permise. Les idées qui s’opposent au pouvoir institutionnel sont “idéologiques”, “idéalistes”, “utopiques” et ultimement inacceptables.

La culture corporatiste des cartels domine notre société occidentale. Étant des institutions de manière inhérente totalitaire, la culture et ses institutions, sont devenues de plus en plus totalitaires. Ceci est une réponse du pouvoir économique pour détricoter les résultats obtenus au grè de l’histoire humaine, résultats qui sont venus par les victoires des luttes pour plus de démocratie dans la sphère politique. Les entreprises et les banques cherchent à tout contrôler et à consumer, afin de dominer sans partage et sans fin.

La seule raison du pourquoi les corporations furent et sont capables d’être l’institution culturelle de référence au XXème et XXIème siècles, est à cause de leur pouvoir économique. Ceci est un dérivé de l’exploitation: des ressources, de l’environnement, du travail et des consommateurs. Cela est renforcé au moyen de la répression: le boulot de l’état dans la société capitaliste d’état, ainsi que des grandes mesures de subsides et de protectionnisme pour protéger les intérêts des cartels industriels et financiers. Alors que le pouvoir entrepreneurial s’est développé dans le monde, la destruction rapide de l’environnement et des ressources s’est précipitée et les puissances occidentales ont fait sous-traiter la dévastation environnementale que nos sociétés de consommation demandent, aux pays du tiers-monde. Nous consommons, ils souffrent. Un mariage inconvénient que nous appelons “civilisation”. Les mega-entreprises et nos états maintiennent le reste du monde dans un état de pauvreté et de répression, tentant éternellement de bloquer la révolution mondale inévitable pour créer une société humaine agissant… humainement. Jusqu’ici, nous fûmes très occupés à acheter plein de trucs. On n’en avait rien à faire, cela ne nous concernait pas.

Maintenant ce que nos sociétés ont fait aux gens sur le territoire desquels nous vivons maintenant (NdT: Marshall est canadien et parle ici du continent des Amériques) et du reste des gens dans le monde, nous est appliqué de manière interne. Tout est à vendre ! Les corporations font des profits gigantesques, possèdent des milliers de milliards de dollars en réserve cash, non investie, mais attendant que vos standards de vie soient réduits de manière signifiante pour que votre travail et ressources soient bien meilleur marché et donc ultimement plus prône à de juteux profits. Ceci est appelé “austérité” et “réforme structurelle”, euphémismes politiques pour apauvrissement et exploitation.

Les corporations, les banques et les états, ont ces dernières années causé une crise alimentaire globale, fait monter les prix alimentaires à des records stratosphériques et ce de manière subséquente depuis 2007. Avec des milliards de personnes dans le monde vivant avec moins de 2US$ par jour, la vaste majorité de l’humanité dépense ses revenus en nourriture. L’augmentation des prix alimentaires a été essentiellement causée par la spéculation financière, avec les grands joueurs de ce casino géant étant Goldman Sachs, Morgan Stanley et la banque Barclays, elles ont poussé des dizaines de millions de personnes dans un état de pauvreté extrême à la famine. Environ 1 milliard de personnes, soient 1/7 de a population du monde vit dans des bidonvilles. Cette population croît rapidement. D’énormes bidonvilles urbains furent créés par l’impérialisme étatique et corporatiste occidental imposé au reste du monde, poussant les gens à l’exode rural et à venir s’agglutiner dans les bidonvilles urbains ou en forçant l’exode par les bombes et les guerres. Le tout lié au terrorisme d’état occidental généralisé. Nous avons soutenu et soutenons toujours de petites élites sans scrupules ni pitié dans les pays que nous dominons à travers le monde et maintenant nous commençons à réaliser que ces petites élites sanguinaires commencent à règner sur nos propres vies (NdT: Ici Marshall fait allusion à l’influence des pétro-monarchies telles l’Arabie Saoudite et le Qatar…). Leur fonction sociale est celle de parasites: pomper le sang/la vie de la société humaine mondiale.

Les augmentations des prix alimentaires ont aidé à générer une gigantesque saisie de terres, voyant les puissances occidentales, mais aussi asiatiques et du Golfe, s’emparer de vaste territoires et de ressources aquifères dans le monde, et ce pour une bouchée de pain. Cette saisie de terres est la plus extensive en Afrique, où ces dernières années, des investisseurs essentiellement occidentaux ont pu saisir des superficies équivalents à la superficie de l’Europe de l’Ouest. Ces terres contiennent non seulement des ressources naturelles etvde sous-sols importantes, mais aussi l’eau (le Nil est à vendre !), ceci est aussi le lieu d’habitation de centaines de milions de personnes; il y a environ 2,5 milliards de personnes engagés dans la microagriculture dans le monde… Ceci est essentiellement fait au travers de la propriété commune de la terre, ce que la société occidentale avec son dogme de la “propriété privée de droit divin”, ne peut pas comprendre. Ainsi, dans la loi internationale, d’état et des affaires, que nous avons créée de toute pièce, nous assimilons les terres communales et d’utiisation communale comme devant être des terres appartenant “à l’état”. Nos “investisseurs”, les banques, hedge funds, états, fonds de retraite, corporations, parviennent à des “accords” avec les états corrompus locaux pour des contrats de leasing de 40, 50 ou 100 ans d’exploitation de vastes territoires, payant très peu souvent aucun loyer. Ensuite “le territoire vide” comme nous l’appelons est “nettoyé” (de son “vide” sans aucun doute…), expulsant des personnes qui ont vécues là depuis des générations et qui dépendent de la terre pour leur nourriture. Ces gens sont expulsés vers les villes, et donc vers les bidonvilles.

C’est ce que nous appelons une “utilisation productive de la terre”. Donc naturellement, nous la détruisons, nous y éviscérons l’environnement, empoisonnons, polluons, extrayons, exploitons, pillons et profitons. Ou alors nous gardons la terre, sans l’exploiter, attendant que les prix montent pour plus de profit. Même d’importantes universités américaines comme Harvard sont impliquées dans les saisies massives de terres en Afrique et ailleurs. Ceci est le plus grand vol de territoires de l’histoire depuis la fin du XIXème siècle et son “envol vers l’Afrique” lorsque les Européens ont colonisé pratiquement l’ensemble du continent. Lorsque nous utilisons la terre à des “fins productives”, nous disons que cela “aidera le climat” et “réduira la famine”. Comment ? Parce que nous allons produire du bio-carburant et de la nourriture et ce faisant nous allons déverser des quantités industrielles de pesticides, d’engrais chimiques, planter des OGM, pratiquer une déforestation massive, détruire la biodiversité, allons hautement mécaniser et augmenter les consommations de carburant pour les exploitations agricoles. La nourriture produite, qui n’est pas conséquente puisque l’intériet est porté sur les bio-carburanrs, le bois, les minerais, le pétrole et le gaz, les cultures pour l’argent facile, est de toute façon exportée vers nos pays et loin des populations pauvres où la faim et la précarité sont pourtant prévalentes. Ces gens perdent leurs terres, s’enfoncent plus dans la pauvreté avec le bonus de la précarité alimentaire en sus, des risques de famine accrus, augmentation de la mortalité, des maladies et de la violence. La pauvreté est violence.

Ceci est la manière dont les états occidentaux, les banques et les cartels industriels ainsi que les organisations internationales, s’occupent du problème de la faim: en en créant toujours plus. Ironie du sort encore plus amère, nous appelons ceci évoluer vers “la durabilité”. Coïncidentellement, ce mot a déjà une signification pour la plupart des gens, nous n’en avons que mal interprété le sens voilà tout. Mais il y a des gens qui prennent ce concept très sérieusement, ceux qui ont fait l’expérience de pertes majeures dans une société non durable.

Nous sommes les témoins d’une résistance massive globale à ces processus, cette résistance est largement conduite par les populations indigènes d’Afrique, dAmérique Latine, d’Asie et maintenant d’Amérique du Nord. Au Canada le mouvement Idle no More a commencé avec quatre femmes indigènes de la province du Saskatchewan, qui décidèrent de se rencontrer et de discuter les problèmes induits par le projet de budget du premier ministre Harper, qui entre autres choses, a réduit le nombre de rivières, de lacs et de ruisseaux protégés au Canada d’environ 2,5 millions (au 4 Décembre 2012) à quelques 62 (au 5 décembre 2012…), un mouvement social international menés par les peuples indigènes se développe. Il y a moins de deux mois, cela a commencé avec 4 femmes ayant une discussion.

Les peuples indigènes montrent aux Canadiens et aux autres personnes dans le monde, comme se soulever devant le pouvoir. Et ils ont une certaine pratique de la chose. Depuis plus de 500 ans, nos sociétés ont opprimé et souvent éradiqué des populations natives sur place et à l’étranger. Les peuples indigènes, comme tous les peuples opprimés, sont au front de la nature la plus oppressive de notre société: ils ont expérimenté et expérimentent encore l’exploitation, la dévastation envrironnementale, la domination et la décimation. Avec les peuples natifs qui parlent, et pas seulement au Canada, mais à travers l’Amérique Latine, l’Afrique et ailleurs, il est plus que temps pour que nous les peuples occidentaux, commencions à écouter ceux qui sont les plus opprimés, les histoires de nos “victimes” sont rarement narrées et écrites, ou simplement connues, du moins pas de nous, Les victimes elles se souviennent. Et il est plus qu’important que nous commencions à écouter.

Comment pouvons-nous attendre un changement, ou connaître quoi et comment changer nos sociétés, si nous n’écoutons pas ceux qui ont fait l’expérience du pire de notre société ? Les peuples natifs nous donnent maintenant une leçon de lutte démocratique. Si nous continuons sur notre voie actuelle, les communautés indigènes seront complètement annihilées et les puissances qui dirignent notre société auront réussi à accomplir un génocide complet sur 500 ans.

Ainsi, nous devons nous poser cette question: Devrions-nous écouter maintenant, apprendre et rejoindre ceux qui luttent pour la justice et une véritable idée d’une société humaine ou bien… Sommes-nous toujours trop occupés à acheter des choses totalement inutiles ?

Peut-être est-il aussi grand temps que nous soyons… Idle No More (Jamais Plus en Veilleuse).

Résistance politique… et spirituelle: La sagesse Sioux au secours de l’occident…

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Ils luttent contre le terrorisme depuis 1492 et ils ont beaucoup à nous apprendre ! Il est grand temps d’écouter leurs voix…

— Résistance 71 —

 

Mitakuye Oyasin (Nous sommes tous inter-reliés)

 

Trois chapitres du livre: If You’ve Forgotten the Names of the Clouds, You’ve Lost Your Way : An Introduction to American Indian Thought & Philosophy

 

par Russell Means

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les ancêtres

“Chaque partie de ce monde est sacrée pour mon peuple. Chaque colline, chaque vallée, chaque plaine, chaque bosquet… La poussière sur laquelle vous vous tenez debout maintenant répond plus gentiment à nos pas qu’aux votres, parce qu’elle est riche du sang de nos ancêtres…”

Seattle, Suquamish, mid 1800s

Venez avec nous maintenant, voyagez dans un autre monde… la façon dont c’était sur Terre, quand les gens à travers ce monde vivaient dans un paradis. Aujourd’hui, ce paradis demeure dans seulement quelques endroits disséminés, dans de petites poches qui rétrécissent et des îles isolées oublièes de tous, ou dans des montagnes ou des jungles difficiles d’accès.

Pour comprendre les Indiens d’Amérique, ou du reste tout peuple indigène, il est essentiel de commencer avec les ancêtres. Nos ancêtres sont vitaux à la façon dont les Indiens regardent le monde et ils sont maintenus en très haute estime comme s’ils étaient toujours en vie aujourd’hui et étaient toujours parmi nous.

Nos ancêtres sont nos témoins et compagnons permanents. Ils savent tout. Ils sont des parties de nous-mêmes, tout comme nous sommes parties d’eux. De cette façon, un amérindien n’est jamais seul ou un individu plongé dans la solitude. L’angoisse existentielle nous est inconnue. Nous savons qui nous sommes et ne sommes jamais seuls. Nous sommes parties de quelque chose de bien plus grand que nous.

Ceci nous rend responsables. Une famille entière ou un clan est responsable pour tout acte de violence d’un de ses membres, non seulement dans le présent, le passé, mais aussi dans le futur. L’honneur n’est pas purement individuel, il existe parmi les individus bien sûr, mais il incorpore également nos familles immédiates, nos clans, les Ancêtres et s’étend pour inclure tout l’univers.

Un Améridien est conscient que si la disgrâce ou le déshonneur viennent sur lui, alors notre grand-mère la Terre a aussi été insultée. Ces croyances et principes sont réels. Ils sont fondés sur la claire connexion entre nous-mêmes et la Nature, le monde naturel qui nous nourrit et nous chérit, qui nous soutient dans tous les moments de notre existence. Notre connexion avec les Ancêtres guide nos actions dans chaque situation.

La triste réalité du Patriarche

 “Vendre un pays ! Pourquoi pas vendre l’air, le grand océan aussi bien que la Terre elle-même ? Comment pouvouns-nous faire confiance à l’homme blanc ? Quand Jesus Christ est venu sur Terre, vous l’avez cloué sur une croix… Où sont les Péquots ajourd’hui ? Où sont les Narrangansetts, les Mohicans, les Pocanets et les autres puissantes tribus de nos peuples ? Ils ont disparu devant la veulerie et l’oppression de l’homme blanc, comme la neige au soleil. Les os de nos morts seront labourés et leurs tombes transformées en champs de cultures…”

Tecumseh, Shawnee, 1811

Le patriarcat est l’impérialisme, l’oppression et l’exploitation de “l’autre” qui a commencée dès que le patriarcat a levé sa sale tête il y a environ 6000 ans. Les patriarches sont les maîtres à justifier toute et chaque mauvaise action, on nous a élevé dans les écoles avec les histoires des méchants puritains et comment ils extorquaient de fausses confessions par la torture à des suspectées “sorcières”, et maintenant, d’un seul coup d’un seul l’application du suplice de la baignoire ou autres tortures à de soi-disants “terroristes” est une bonne idée, alors même que toutes évidences ont démontré ces techniques comme inefficaces (sans parler d’immorales..) Vous pouvez dire ceci du patriarche: il est certainement consistant dans son inconsistance irrationnelle.

La science est la religion du patriarche. Ceci ne doit pas être confondu avec la science indienne, qui est fondée sur la collecte de vérités par l’observation du monde naturel en action. Il n’y a rien de naturel au sujet d’une science qui soutient les monumentales mauvaises actions et injustices du système patriarcal. Comme toute religion, la version patriarcale de la “science” est emplie de rituels, de dogmes, de sacro-saints textes, d’articles de foi. Ceci sont les outils qui sont utilisés pour renforcer le patriarcat. Des scientifiques dissèquent des chiens et des singes pour la recherche. Comment ceci peut-il être acceptable à quelqu’un qui possède un gramme “d’humanité” ?

La science est utilisée comme une arme par le patriarche, entre ses mains, la science devient une machine à tuer. Les nazis se vantaient d’être très scientifiques et à quel prix pour l’humanité ? La recherche scientifique est rampante et pour quel résultat ? L’espérance de vie de l’Homme augmente mais reste bien en deçà des sociétés indigènes, les cultures célèbres dans le monde entier pour leur longévité ne sont pas des sociétés scientifiques, mais sont des endroits où les gens vivent naturellement. Dans les sociétés scientifiques, les anciens sont mis en cage dans des mourroirs, la maladie d’Alzeihmer et la démence sont en augmentation constante. La maladie de Parkinson n’existait pas avant le massacre généré par la révolution industrielle.

Aujourd’hui, ceux qui protestent contre la recherche scientifique débordante sont appelés terroristes et amalgamés avec ceux qui voudraient détruire la fabrique même de la société et pourtant, ce sont les scientifiques eux-mêmes qui sont le seul groupe qui menace de vraiment détruire l’équilibre de la vie sur Terre. Les peuples indigènes ont vécu d’innombrables siècles sans déséquilibre ou destruction et en seulement 6000 ans de patriarcat la Terre a été amenée au bord de la destruction totale. Dans le patriarcat, le meurtre de masse et la destrution de toute sorte de vie sont justifiés par les bénéfices d’un petit groupe de privilégiés perchés au sommet de la pyramide. Wall Street n’est pas différent de toutes les tyrannies et les royautés de l’histoire.

La prière matinale Lakotah de remerciement:

O grand mystère sacré, merci de ce jour.

Je te remercie pour l’univers, qui est notre tabernacle, notre maison de culte.

Merci pour les gens des étoiles, qui veillent sur notre eau et toutes les vies, nous donnent une direction et un endroit pour vivre.

Merci pour la lune, qui veille aussi sur notre eau et purifie naturellement les femmes.

Merci pour l’eau.

Merci pour notre grand-mère sacrée, la Terre, mère de tous les êtres vivants, car ils sont notre famille.

Merci pour le vent d’Est, qui nous amène l’étoile du matin, qui nous donne l’aube d’un nouveau jour, pour que nous ne répétions pas les erreurs commises hier. Le vent d’Est amène un renouveau dans nos cœurs, nos corps et nos esprits, renouvelant les forces spirituelles de notre grand-mère sacrée, la Terre et tous les membres de notre famille des vivants.

Merci pour les gens daims à queue noire, qui vivent à l’Est et nous protègent.

Merci pour le vent du Sud qui amène la chaleur et la générosité dans nos cœurs, nos esprits et nos corps, ainsi qu’à notre grandmère la Terre et notre famille du vivant.

Et merci aux gens hiboux qui vivent au Sud et nous protègent.

Merci pour le vent d’Ouest, qui nous donne les esprits du tonnerre et des éclairs, qui amènent le vent de fraîcheur purificateur et la pluie rafraîchissante à notre grand-mère la Terre et à toute notre famille du vivant.

Merci aux gens bisons qui vivent à l’Ouest et nous protègent.

Merci pour le vent du Nord, qui amène des vents forts et endurants qui donnent force et endurance à notre grand-mère la Terre et à toute notre famille du vivant et qui nous donne la force et l’endurance dans nos cœeurs, corps et esprits.

Merci aux gens daims rouges qui vivent au Nord et nous protègent.

Merci à tous les êtres ailés pour leurs enseignements, leur générosité et leur sacrifice. Spécialement merci à l’aigle, qui vole le plus haut, voit le plus loin et est fidèle à son compagnon.

Merci aux animaux à quatre pattes qui nous donnent tant et nous enseignent tant, pour leur sacrifice et leur bonté dans le partage.

Spécialement merci au bison, car là où va le bison, va notre peuple.

Merci à tous les membres de notre famille rampant, nageant et vivant sous la terre pour leur sacrifice et leur générosité. Merci pour leur enseignement et tout ce qu’ils nous donnent.

Merci aussi à toute la verdure qui poussent sur terre. Elle nous donnent et enseigne tant. Merci de son sacrifice et de son partage.

Spécialement merci à l’ arbre à feuilles chuchottantes pour sa force, son indépendance et son enseignement. Et merci à l’arbre sacré de la vie, qui doit être nourri et dont on doit prendre soin pour qu’il fleurisse encore et qu’il permette aux gens de vivre comme ils l’ont voulu.

Merci au saumon et aux autres poissons, qui nous enseigne que c’est notre droit de naissance que de retourner à la maison.

Merci à l’araignée, qui nous enseigne les fables de la vie sous la forme d’Iktomi l’espiègle.

Merci à chaque cérémonie sacrée qui nous a été amenée par la femme bison albino.

Merci pour les maisons de purification, qui nous illuminent de la compréhension de la purification et de la propreté.

Merci pour la Danse du Soleil (Sundance), qui donne une opportunité aux hommes de comprendre le miracle de la nouvelle vie en partageant, de modeste façon, l’expérience de mettre au monde.

Merci pour la lamentation et la cérémonie de la vision, qui nous permet de reconnaître une voie positive et indépendante à suivre durant notre vie.

Merci pour la cérémonie familiale, qui nous permet d’amener de nouveaux citoyens dans notre nation, notre famille, notre clan.

Merci pour la cérémonie de maintenance de l’esprit, qui nous permet de montrer notre respect aux ancêtres et qui amène la communauté ensemble pour partager et célébrer les bienfaits de ceux qui nous ont quittés.

Merci pour la cérémonie du lancer de balle, qui amène un cœur, un esprit et un corps à notre communauté

Merci pour la cérémonie de la femme qui permet aux filles et aux jeunes femmes d’aspirer à être méritantes de l’univers.

Merci pour les cérémonies de soins et de médecines douces produites par les membres verts de notre famille qui poussent. Ensemble ils soignent les infirmes, les handicappés et les malades.

Merci pour la terre, les nuages, pour le manteau blanc qui recouvre notre grandmère les mois d’hiver.

Merci pour les couleurs sacrées, qui rerésentent ensemble ce qui est important dans la vie et qui nous enseignent tant individuellement.

Merci pour le vent tourbillonnant, car il nous enseigne le respect, l’émerveillement et la stupeur.

Je remercie tout ce qui est sacré et bon.

Mitakuye Oyasin ~ Nous sommes tous inter-reliés ~

Prière matinale Lakotah

Dans la société traditionnelle Lakotah, le mari se réveille aux premières lueurs avant l’aube. Il ne dit rien, il ne réveille pas sa femme qui dort près de lui. Il sort, seul et récite la prière de remerciement matinale Lakotah avec l’étoile du matin, lorsqu’elle est la dernière étoile dans le ciel à l’aube. Réciter cette prière libère l’esprit de tous les soucis et de l’angoisse et fait prendre conscience à la personne de sa place dans la mosaïque de la vie. Cela vous rend humble.

Près à commencer la nouvelle journée, le mari retourne dans le tipi et va brosser les cheveux de sa femme. Aucun des deux ne dit un mot. La première interaction du mari dans sa journée et avec sa femme est un échange sacré. Les cheveux sont très importants car ils poussent sur la tête, là où se situe le cerveau. Les cheveux contiennent la mémoire. Ils ne sont coupés seulement qu’en cas de deuil. Le premier échange entre le mari et sa femme est une caresse sur une partie sacrée du corps.

L’auteur:

Russell Means est un Sioux Oglala, en tant que jeune leader du Mouvement Indien Américain (AIM), qui a aidé à réscuciter les nations indiennes depuis les années 1970, il a eu le privilège d’apprendre les enseignements traditonnels Lakotah à la source de la connaissance des anciens qui étaient très versés dans les anciennes traditions.

Russell est décédé le 22 Octobre 2012 à l’âge de 72 ans. Sa femme Pearl, a la responsabilité de passer cet héritage intemporel et tant d’actualité de sagesse dans un monde affamé d’équilibre et de vérité.

 

Source:

http://somosenescrito.blogspot.jp/2013/04/we-are-all-related.html