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Impérialisme et destruction: La sauvage destruction du Yémen par « nos salauds » d’Arabie Saoudite…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 octobre 2015 by Résistance 71

Pour paraphraser la tristement célèbre réplique du ministre des affaires étrangères yankee Cordell Hull (en service de 1933 à 1944) au sujet du dictateur de la république dominicaine Rafael Trujillo, soutenu par les USA dans ses turpitudes dictatoriales anti-communistes et le défendant en disant: « He may be a son of a bitch, but he is our son of a bitch! » (traduction: « C’est peut–être un fils de pute, mais c’est notre fils de pute! »

La liste est très longue des fils de putes qui étaient les fils de pute de l’empire… Il y en a encore plein aujourd’hui, la famille Al Saoud n’est que la partie émergée de l’iceberg… Rien qu’en France on remplirait facile quelques charettes… Les politicard français roucoulent avec les criminels arriérés du Golfe ? qui se ressemble…

— Résistance 71 —

 

Les Saoud détruisent le Yémen: “chut ce sont nos salauds!”

 

Michel Collon

 

28 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/Les-Saoud-detruisent-le-Yemen-Chut.html?lang=fr

 

La guerre proportionnellement la plus meurtrière n’existe pas. En tout cas, dans les médias occidentaux. 

5 000 tués dont 500 enfants brûlés vifs par les bombardiers. 1,5 million de réfugiés. Pas important, les bombardeurs du Yémen sont « nos » salauds : les Saoud ! 

Routes, ponts, écoles, hôpitaux, zones résidentielles, cimetières, aéroports détruits. Pas grave, les destructeurs sont « nos » salauds : les Saoud ! 

Plus de 10 millions de civils privés d’eau ou de nourriture, dit l’ONU. On s’en fout, les organisateurs du blocus sont « nos » salauds : les Saoud !

Continuez « nos salauds », les Saoud !

Trente sites archéologiques majeurs dévastés, dont le temple antique de Nakrah, la forteresse médiévale d’al-Qahira, le musée de Dhamar (douze mille objets vieux de cinq mille ans en poussière) : continuez donc, « nos salauds », les Saoud ! 

« C’est la première fois en 10 ans de missions que je suis plongé dans un tel climat de violence. Même à Gaza, en Côte d’Ivoire, en Somalie ou en Centrafrique, je n’ai jamais vu pareille situation où le conflit ne s’arrête jamais. Les trêves ne sont jamais respectées plus de deux heures. Les équipes de MSF travaillent jour et nuit, elles sont exténuées. Le quotidien est rythmé par les cris, les pleurs, le sang et les morts. » L’homme qui parle ainsi revient du Yémen, c’est Thierry Goffeau de Médecins sans Frontières. Un habitué pourtant.

« Jamais une enquête approfondie sur les secrets de ces cheikhs qui interdisent toute vie normale aux femmes mais se tapent des prostituées »

Mais de tout cela, vous n’entendez guère parler. Il y a bien, de temps en temps, l’une ou l’autre brève, voire un reportage un peu objectif, mais noyés dans le flot quotidien de propagande contre les « salauds-qui-ne-sont pas-avec-nous », de news sans intérêt et de divertissements-diversions. Jamais une question méchante posée à Hollande et Fabius qui soutiennent « nos salauds », jamais une enquête approfondie sur les secrets de ces cheikhs qui interdisent toute vie normale aux femmes mais se tapent des prostituées, interdisent la culture, mais collectionnent les gadgets « impies », se prétendent musulmans mais pratiquent l’esclavage et jamais une campagne médiatique pour sanctionner l’Etat le plus rétrograde, le plus antidémocratique et le plus cruel du monde. Ben oui, ce sont « nos salauds », ils nous filent le pétrole à prix cassés, investissent dans nos multinationales, financent les terroristes que nous n’osons soutenir ouvertement, soutiennent Israël et divisent les Arabes, sponsorisent nos campagnes électorales présidentielles.

Les Yéménites sont-ils massacrés, aujourd’hui encore, avec des armes « démocratiques » européennes ?

Et en plus, ces gens merveilleux achètent nos armes. En 2013, le Moyen-Orient a représenté 40% des ventes françaises d’armement. L’Arabie saoudite était le principal client : 28%. En 2014, les Saoud ont commandé pour trois milliards d’euros d’armements à la France et sont devenus le premier importateur mondial d’équipements militaires. Ils représentent un quart des ventes d’armes belges (souvent transmises à Daesh d’ailleurs). 

De même, l’Allemagne a fourni les missiles Iris et les fusils d’assaut G36 (Heckler & Koch), et Londres, les avions de combat Tornado et Eurofighter. Ces livraisons ont-elles continué après que Riyad a déclenché sa guerre illégale ? Oui. Les Yéménites sont-ils massacrés, aujourd’hui encore, avec des armes « démocratiques » européennes ? Oui. Les pétrodollars n’ont pas d’odeur et les marchands d’armes pas de morale. 

Quand Daesh massacre des civils innocents, le monde s’indigne, mais quand les Saoud font pareil, on regarde ailleurs Voilà pourquoi le Yémen meurt en silence. Les médias se prosternent devant nos gouvernants, qui se prosternent devant les hommes d’affaires, qui se prosternent devant les pétrodollars. 

Résultat ? Quand Daesh détruit des monuments historiques, patrimoine de l’humanité, le monde s’indigne, mais quand les Saoud font pareil, silence complet. Quand Daesh répand le fanatisme religieux, réprobation générale, mais quand les Saoud font pareil, silence complet. Quand Daesh massacre des civils innocents, le monde s’indigne, mais quand les Saoud font pareil, on regarde ailleurs. 

A quand une campagne de masse pour boycotter l’Arabie saoudite à travers ses complices à l’Ouest ?

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Géopolitique au Moyen-Orient: La fin de la maison des Saoud est-elle (enfin) venue ?…

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Sommes-nous en présence de la fin programmée de la maison féodale et sanguinaire des Al-Saoud au profit de l’empire ? Si c’est le cas, Israël suivra… Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de place au soleil pour deux « peuples élus » autoproclamés… l’empire du goulag levant a proclamé sa supériorité raciale et culturelle en prenant possession du sous-continent de l’Amérique du Nord. Comme nous l’avons vu récemment avec l’excellent ouvrage analytique « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », les Etats-Unis ont devancé l’idéologie sioniste en se réclamant « peuple élu du dieu » et conquérant, possesseur de « droit divin » du sous-continent nord-américain afin de régner sur le monde. Il n’y a aucune authenticité, ni temporalité dans la mythologie biblique, mais néanmoins les frapadingues suprématistes yankees ne voient dans le sionisme qu’un outil de leur hégémonie, outil qui sera jeté en temps et en heure, pour que (dans leurs esprits ravagés du moins) il n’en reste plus qu’un (de « peuple élu »). La doctrine de la « destinée manifeste » est profondément ancrée dans la psychée nord-américaine et leurs élites y font référence en permanence.

Les masques tombent, la métamorphose de l’empire actuel épuisé en méga-empire passe par l’alliance avec la Chine et l’écrasement du reste du monde. Les psychopathes aux manettes semblent être convaincus que la Chine jouera le jeu car elle ne peut plus faire autrement, possible, mais pas si sûr… Il semble que les évènements se déroulant au Moyen-Orient depuis plusieurs semaines (incluant le rapprochement du pays du goulag levant avec l’Iran afin de piéger ce dernier) soit une manœuvre de mise au rancart de certains alliés de l’empire devenus trop encombrants. A suivre donc…

— Résistance 71 —

 

L’Iran contrôle t’il déjà le transit du pétrole saoudien ?

 

IRIB

 

13 avril 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/365638-l-iran-contrôle-t-il-déjà-le-transit-du-pétrole-saoudien

 

Depuis le vote du parlement pakistanais en faveur de la neutralité dans le dossier yéménite, les pans entiers de la confiance en soi de Riyad se sont écroulés. on parle que très peu de cet accord militaire qui unit depuis 40 ans Islamabad à Riyad et qui engage le premier à apporter secours au second. alors comment est-ce possible que cet accord là devient caduc dans le cas yéménite bien que Riyad soit diablement mis à mal par les combattants de sable que sont les yéménites? Pour justifier son refus de s’engager aux côtés de l’Arabie dans son aventure yéménite, le Pakistan a subtilement eu recours à une clause, celle qui affirme  » que Islamabad n’intervient pas directement dans un conflit en faveur de Riyad que lorsque ce dernier est militairement attaqué.

Or Riyad n’est ni attaqué par l’Iran ni pris pour cible par Ansarallah . c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. or pour Riyad qui mène depusi 20 jours une campagne de bombardement insensée qui n’a fait que détruire plus de 2500 maisons et provoquer la mort de 1200 civils, le refus pakistanais équivaut à de la capitulation. pour Riyad il ne reste plus aucun choix si ce n’est le recours à la solution politique. Riyad pourrait parvenir à la conclusion suivante : diviser le  Yémen en deux parties sud et nord avec le nord pour Ansarallah et le sud pour les sunnites. en tout cas la poursuite de la guerre dans l’état actuel des choses est impossible.

La campagne de bombardement saoudienne s’est avérée en revanche une calamité pour Riyad puisque très curieusement elle a permis à ansarallah et aux forces de l’armée de gagner du terrain dans le sud en repoussant les qaidistes et les pro Hadi. Aden est presque tombé tout comme d’autres grandes villes entre les main des comités populaires. c’est une calamité dans la mesure où ces avancées assurent une plus grande influence iranienne dans les ports d’Aden de hadida et sur les cotes yéménites avec en toile de fond davantage de contrôle iranien non seulement sur le détroit d’Hormuz mais aussi à Bab al Mandeb . or il s’agit là de voies traditionnelles de transit du pétrole saouiden qui tombent de la sorte sous l’emprise iranienne . c’est d’ailleurs pour cette raison que Riyad s’est engagé si follement si raeusement dans la guerre .. l’Iran a déjà en partie sous son contrôle le transit du pétrole saoudien.

Ingérence et terrorisme en Syrie et au Liban: L’alliance israélo-saoudienne en question… Convergence d’intérêts impérialistes

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Du grand Pepe Escobar sur ce coup là !…

— Résistance 71 —

 

La guerre de la terreur Wahabi-Likudnik

 

Pepe Escobar

 

21 Novembre 2013

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article36924.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le double-attentat suicide à la bombe de l’ambassade iranienne à Beyrouth, qui a fait au moins 23 morts et 170 blessés, fut une de facto attaque terroriste s’étant passée le 11/19. Du côté de la numérologie, bien évidemment 9/11 vient de suite à l’esprit, ainsi que le cas de la guerre déclarée de Washington contre le terrorisme développant ses métastases et largement mis en œuvre par des formes suintantes du “renseignement” saoudien. Ne vous attendez pourtant pas à ce que l’occident condamne cela comme un acte terroriste. Regardez les manchettes de la presse, tout est normalisé comme étant des “explosions”, comme si cela avait été le résultat d’ enfants jouant avec des pétards. Que cela ait été perpétré par une brigade reliée à la nébuleuse Al-Qaïda ou par les hommes de main du chef de l’espionnage saoudien Bandar bin Sultan (alias Bandar Bush), l’attaque de Beyrouth est essentiellement configurée comme une provocation massive saoudienne. L’agenda plus large de l’Arabie Saoudite en Syrie implique d’avoir la Syrie et le Hezbollah épinglés également au Liban. Si cela se produit, Israël y gagnera également. Une fois de plus, voici une autre horrible illustration de l’alliance likudnik et de la Maison des Saoud en action.

Des nuances sont appropriées. La stratégie de Bandar Bush, coordonnée avec les djihadistes, fut de supplier le Hezbollah d’aller combattre en Syrie. Lorsque le Hezbollah le fit avec seulement quelques centaines de combattants, les djihadistes se replièrent du champ de bataille pour mettre le plan B en action: faire sauter d’innocents femmes et enfants dans les rues libanaises.

Tandis que le Hezbollah est toujours d’accord pour la bagarre où qu’elle prenne place, la position de Téhéran est plus prudente. Il ne veut pas s’impliquer à fond face aux Saoudiens, du moins pour l’heure, surtout avec les négociations cruciales sur le nucléaire toujours sur la table de Genève et avec (toujours) la possibilité d’un Genève II pour la Syrie. Pourtant la maison des Saoud ne souhaite pas un Genève II au plus tôt parce qu’elle n’a absolument rien à proposer si ce n’est un changement de régime. En Syrie, le pilier principal de Bandar Bush est de tourner l’ASL en une “armée nationale” de 30 000 hommes motivés et armés jusqu’aux dents, fournis essentiellement par “l’armée de l’islam”, qui n’est rien d’autre que la version encodée du groupe Al-Nosra affilié à Al-Qaïda. Le roi de la Playstation de Jordanie, alias Abdullah, collabore à fournir des camps d’entrainement près de la frontière syrienne. Quoi qu’il arrive, une chose est sûre: attendez-vous à voir les sbires de Bandar Bush commettre toujours plus d’attentats à la bombe en Syrie et au Liban.

L’axe Sioniste/Wahhabi/Salafiste

Les brigades foireuses, liées à Al Qaïda, Abdullah Azzam existent en théorie depuis 2005, mettant une bombinette par-ci par-là. Un certain Sheikh Sijareddin Zreikat a endorsé sur Tweeter la responsabilité de l’attentat de Beyrouth. Plus curieusement, la déclaration fut “découverte” et traduite en anglais par le site israélien de désinformation SITE. [1] Plus avant, un autre site israélien de désinformation, DebkaFile, a dit que l’attaque était un faux-drapeau conduit par l’Iran / Hezbollah, fondé sur une “alerte saoudienne” donnée “aux agences de renseignement occidentales, incluant Israël”. [2] La logique de tout cela, d’après le “renseignement saoudien”, était de “convaincre les combattants du Hezbollah consignés contre leur gré sur le champ de bataille syrien.”

On ne peut même pas qualifier cela de pathétique. Le Hezbollah en fait défend la frontière syro-libanaise et n’a que quelques centaines de combattants en Syrie. De plus aucune série d’attentats suicides ne va empêcher le Hezbollah et l’Iran de ragagner le contrôle de ce qui est vraiment important en matière de contexte stratégique de terrain: la zone de Qalamoun. Qalamoun, entourée de montagnes est une bande de terrain de 50km de long, frontalière avec la vallée de la Bekaa au Liban, entre Damas et al-Nabk et exactement sur le couloir vital de l’autoroute M5 qui va de Damas à Homs. L’armée syrienne mène une offensive dans la région. Recapturer la zone n’est qu’une question de temps. Ceci veut dire le contrôle de la zone d’approche nord de Damas. Le Hezbollah aide à cette offensive depuis la vallée de la Bekaa. Ceci ne veut absolument pas dire qu’ils vont camper en Syrie après cette offensive.

En ce qui concerne l’accusation d’attentat fausse-bannière. Aussi loin que sont concernées les véritables attaques fausses-bannières, on doit réexaminer les trois attentats à la bombe internationaux récents qui ont soi-disant victimisés Israël. En Inde, la bombe n’avait aucun projectile, elle a à peine légèrement blessée l’attaché israélien. En Azerbaïdjan, la bombe fut “miraculeusement” découverte avant qu’elle ne détonne et en Thaïlande, la bombe a explosé trop tôt, ne blessant qu’un Iranien se trouvant là. Une désinformation minable israélienne est démasquée lorsque cela saute à cette conclusion:

Si Téhéran est capable de telles atrocités comme tactique de diversion, alors peut-être que les présidents Obama et Poutine devraient sérieusement revoir leur position quant à leur partenaire de négociation autour de la table avant de signer un accord majeur le Mercredi 20 Novembre, laissant le programme nucléaire iranien en place.

Ceci s’imbrique parfaitement avec l’hystérie israélienne concernant les négociations de Genève, qui inclut également le énième rapport d’une agence de presse comme le Sunday Times de Londres disant que l’Arabie Saoudite allait aider Israël à attaquer l’Iran. [3] Ceci est en accord avec la pirouette de grand-méchant loup proverbiale américaine, disant que “statégiquement, cette alliance de facto avec les Saoudiens est une opportunité extraordinaire pour Israël.” [4] Même ces complice doivent admettre que la maison des Saoud “bloque la formation de tout gouvernement au Liban par exemple, afin de bloquer politiquement l’allié de l’Iran, le Hezbollah.” “Bloquer” est bien sûr un doux euphémisme pour la normalité des attentats suicides. Puis vient la pensée ultime déguisée en “analyse”, celle du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou “se proposant de remplacer les Etats-Unis en tant que protecteur militaire du statu quo.” Traduction: Les likudniks rêvent de devenir le nouveau patron militaire mafieux des pétrodollars wahabbites.

Ceux qui rendent tout cela possible

La stratégie de Bandar Bush, celle d’armer et de protéger les djihadistes salafistes et tout homme de paille ou mercenaire dans l’entre-fait, va continuer. Après que Bandar Bush ait persuadé Washington de se débarrasser des Qataris copains des Frères Musulmans, les Saoudiens sont devenus le couloir parfait des va t’en guerre. La machine Bandar-Bush a des liens avec virtuellement toutes les formations djihadistes du Levant. Cela aide d’avoir la parfaite couverture en la personne de Bandar et le fait qu’il connaisse et ait amadoué tout joueur signifiant à Washington. Aux Etats-Unis, Bandar Bush demeure un super-héro, provoquant même  de pitoyables comparaisons avec Gatsby le Magnifique. [5] Et oui, et moi je m’appelle Daisy.

Même avec sa propre ambassade attaquée au Liban, l’Iran maintient une approche de la question extrêmement équilibrée et calibrée. La priorité première est la négociation de Genève avec le partenaire américain. Ce qui explique le pourquoi l’Iran a blâmé l’attentat terroriste de Beyrouth sur les proverbiaux “sionistes” et non pas sur les djihadistes à la solde des Saoudiens posant comme “rebelles” et qui font partie de la grande nébuleuse de Bandar Bush. Pour le moment, faisons fi de la novlangue orwellienne. Ce qui s’est produit à Beyrouth est une attaque terroriste, applaudie par Israël, et totalement permise par les Saoudiens: une horrible démonstration qui vous fut présentée par l’axe Likudnik-Maison des Saoud.

=  =  =

Notes:
1. Al-Qaida-linked group claims responsibility for deadly Beirut attack, Ha’aretz, November 19, 2013.
2. Incredible! Beirut bombings killing 25 people were self-inflicted by Iran and Hizballah as a diversionary tactic, DEBKAfile, November 19, 2013.
3. Israel, Saudi Arabia Unite For Attack On Iran, RT, November 17, ’13.
4. The stakes of an Iranian deal, Washington Post, November 15, 2013.
5. Prince Bandar bin Sultan, Saudi Arabia’s Gatsby, Master Spy, The Daily Beast, November 16, 2013.

 

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), and Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

Géopolitique et Nouvel Ordre Mondial: Quel rôle pour l’Arabie Saoudite ?

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 29 octobre 2013 by Résistance 71

Le rôle destructeur de l’Arabie Saoudite transparaît enfin. Cet article de Thierry Meyssan est à mettre en parallèle à un article que nous avions publié en Février 2011 où nous faisions un compte-rendu des déclarations d’un informateur de haut niveau au sein de l’industrie pétrolière en contact de longue date avec le pasteur américain Lindsey Williams. A cette époque, il y était fait état que les Etats-Unis trahiraient les Saoudiens pour s’en débarrasser. Si certains des points du calendrier ne se sont pas déroulés avec la précision indiquée (prévision de l’effondrement du dollar pour la fin 2012), d’autres furent exacts. Une chose semble certaine, la monarchie criminelle et rétrograde de la maison des Saouds est en mode survie et son implosion (provoquée) est peut-être proche…

— Résistance 71 —

 

Suicide Saoudien

 

Thierry Meyssan

 

28 Octobre 2013

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article180699.html

 

Alors que l’Arabie saoudite a repris à son compte le plan qatari de renversement du régime laïque syrien, Riyad semble incapable de s’adapter au soudain recul US. Non seulement il refuse l’accord russo-américain, mais il poursuit la guerre et annonce des mesures de rétorsion pour « punir » les États-Unis. Pour Thierry Meyssan, cet entêtement équivaut à un suicide collectif de la famille des Séoud.

Lâchée par les États-Unis en Syrie, l’Arabie saoudite va t-elle se suicider à défaut de pouvoir vaincre ? C’est ce que l’on pourrait conclure des événements suivants :

Le 31 juillet 2013, le prince Bandar Ben Sultan s’est rendu en Russie où il n’a pas seulement été reçu par son homologue, le chef des services secrets, mais par le président Vladimir Poutine. Il existe deux versions de cette rencontre. Pour les Saoudiens, Bandar s’est exprimé au nom du royaume et des États-Unis. Il a proposé d’acheter pour 15 milliards de dollars d’armement russe si Moscou laissait tomber la Syrie. Pour les Russes, il s’est exprimé avec arrogance en menaçant d’envoyer des jihadistes perturber les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi si Moscou persistait à soutenir le régime laïque de Damas, puis en cherchant à le corrompre. Quelle que soit la vérité, le président Poutine a ressenti les propos de son interlocuteur comme des insultes à la Russie.

Le 30 septembre, le prince Saoud Al-Faisal avait été inscrit à l’ordre du jour du débat général de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, mais furieux du réchauffement des relations irano-US, le ministre saoudien des Affaires étrangères est parti sans s’excuser. Dans sa colère, il a refusé que son discours, préparé et imprimé à l’avance, soit distribué aux délégations.

Le 11 octobre, le secrétaire général adjoint des Nations Unies et ancien responsable du département d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, recevait une délégation libanaise. Parlant au nom de M. Ban, mais probablement plus encore au nom du président Obama, il n’a pas eu de mots assez durs pour critiquer la politique étrangère saoudienne, faite de « rancunes » et incapable de s’adapter au monde qui change.

Le 18 octobre, l’Assemblée générale des nations Unies élisait, par 176 voix sur 193, l’Arabie saoudite comme membre non-permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2014. L’ambassadeur Abdallah El-Mouallemi se félicitait de cette victoire qui reflète « l’efficacité de la politique saoudienne marquée par la modération » (sic). Cependant quelques heures plus tard, le prince Saoud Al-Faisan publiait un communiqué aux accents nassériens sur l’incapacité du Conseil de sécurité et le refus du royaume d’y siéger. Si le motif officiel principal évoqué était la question syrienne, le ministre s’offrait le luxe de dénoncer également la question palestinienne et celle des armes de destruction massive au Proche-Orient, c’est-à-dire de désigner comme ennemis de la paix à la fois l’Iran et Israël. Sachant que la critique de la politique syrienne des Nations unies est une mise en cause directe de la Russie et de la Chine, qui y firent usage par trois fois de leurs droits de veto, ce communiqué était une insulte faite à Pékin, bien que la Chine soit le principal client actuel du pétrole saoudien. Cette volte-face, qui plongea l’Organisation dans la consternation, fut néanmoins bruyamment saluée par les présidents de la Turquie et de la France qui déclarèrent partager les « frustrations » de l’Arabie saoudite sur la Syrie.

Le 21 octobre, le Wall Street Journal révélait que le prince Bandar Ben Sultan avait invité à son domicile des diplomates européens en poste à Riyad. Le chef des services secrets leur aurait narré la fureur saoudienne face au rapprochement irano-US et au retrait militaire US de Syrie. Devant ses hôtes interloqués, il aurait annoncé que le royaume allait en rétorsion retirer ses investissements d’Amérique. Revenant sur l’épisode du siège au Conseil de sécurité, le quotidien précisa que, selon le prince Bandar, le communiqué n’était pas dirigé contre Pékin, mais contre Washington ; une précision d’autant plus intéressante qu’elle ne correspond pas à la situation.

Face à l’incrédulité suscitée par ces déclarations et aux commentaires apaisants du département d’État, le prince Turki Ben Faisal expliqua à Reuters que les paroles de son ennemi personnel, Bandar, engageaient bien le royaume et que cette nouvelle politique ne serait pas remise en question. Il n’est donc plus question d’une division du pouvoir entre les deux branches rivales de la famille régnante, les Sudairi contre les Shuraim, mais bien de leur vision commune.

En résumé, l’Arabie saoudite insultait la Russie en juillet, la Chine il y a deux semaines, et maintenant les États-Unis. Le royaume annonce qu’il retirera ses investissements d’Amérique pour se tourner probablement vers la Turquie et la France, même si aucun expert ne voit comment cela serait possible. Deux explications de ce comportement sont possibles : soit Riyad feint la colère pour permettre à Washington de continuer la guerre en Syrie sans en prendre la responsabilité, soit la famille des Séoud commet un suicide politique.

La première hypothèse semble infirmée par la sortie du prince Bandar devant les ambassadeurs européens. S’il jouait en sous-main pour les États-Unis, il s’abstiendrait de venir prêcher la révolution auprès de leurs alliés.

La seconde hypothèse rappelle le comportement des chameaux, animaux fétiches des bédouins saoudiens. Ils sont réputés capables de se laisser animer durant des années par leurs rancunes et de ne pas trouver le calme avant d’avoir assouvi leur vengeance, quel qu’en soit le prix à payer.

Or, la survie de l’Arabie saoudite est en jeu depuis la nomination de John O. Brennan à la tête de la CIA, en mars 2013. Jadis en poste en Arabie, c’est un adversaire résolu du dispositif mis en place par ses prédécesseurs avec Riyad : le jihadisme international. M. Brennan considère que si ces combattants ont fait du bon boulot, jadis, en Afghanistan, en Yougoslavie et en Tchétchénie, ils sont devenus à la fois trop nombreux et ingérables. Ce qui était au départ quelques extrémistes arabes partis faire le coup de feu contre l’Armée rouge est devenu une constellation de groupes, présents du Maroc à la Chine, qui se battent en définitive bien plus pour faire triompher le modèle saoudien de société que pour vaincre les adversaires des États-Unis. Déjà, en 2001, les États-Unis avaient pensé éliminer Al-Qaïda en le rendant responsable des attentats du 11-Septembre. Cependant, avec l’assassinat officiel d’Oussama Ben Laden, en mai 2011, ils avaient décidé de réhabiliter ce système et en firent très grand usage en Libye et en Syrie. Jamais sans Al-Qaïda, Mouamar el-Kadhafi aurait pu être renversé comme l’atteste aujourd’hui la présence d’Abdelhakim Belhaj, ex-numéro 2 de l’organisation, comme gouverneur militaire de Tripoli. Quoi qu’il en soit, aux yeux de John O. Brennan, le jihadisme international devrait être ramené à de faibles proportions et n’être conservé que comme force d’appoint de la CIA en certaines occasions.

Le jihadisme est non seulement la seule force effective de l’Arabie saoudite, dont l’armée est divisée en deux unités obéissant aux deux clans de la famille des Séoud, mais c’est aussi son unique raison d’être. Washington n’a plus besoin du royaume pour se fournir en hydrocarbures, ni pour plaider la cause de la paix avec Israël. D’où le retour au Pentagone du vieux plan néoconservateur : « Jeter les Séoud hors d’Arabie », selon le titre d’un Powerpoint projeté en juillet 2002 devant le Conseil politique du département de la Défense. Ce projet prévoit le démantèlement du pays en cinq zones distinctes, dont trois sont appelées à former des États indépendants les uns des autres et deux devraient être rattachés à d’autres États.

En choisissant l’épreuve de force avec les États-Unis, la famille des Séoud ne leur donne pas le choix. Il est improbable que Washington se laisse dicter sa conduite par quelques bédouins fortunés, mais prévisible qu’il va les remettre au pas. En 1975, ils n’hésitèrent pas à faire assassiner le roi Faysal. Cette fois, ils devraient être plus radicaux encore.

Thierry Meyssan

Source 
Al-Watan (Syrie)