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Nouvel Ordre Mondial: Al Qaïda et l’EIIL créés par l’empire (Harvard)

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La lumière du N.O.M

 

Un chercheur de Harvard explique comment les Etats-Unis ont créé Al Qaïda et le groupe terroriste de l’EIIL / Daesh

 

Arjun Walia

 

27 juin 2018

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/49733.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est assez fascinant de constater à quel point la conscience planétaire a changé en l’espace de ces quelques cinq dernières années et ceci ne s’est pas produit sur juste un sujet, mais dans bien des domaines allant de la santé à la géopolitique et tout ce qu’on peut trouver entre les deux.

Les gens sont vraiment en train de se réveiller et de voir au travers de la masse de la propagande et des mensonges qui nous sont continuellement apportés par les médias sur les sujets globaux et autre domaines englobant tous les aspects de l’humanité.

Connu pour être le “père de la relation publique”, Edward Bernays (NdT: neveu de Sigmund Freud) le résume assez bien:

La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions organisées des masses est un élément important de la société démocratique. Ceux qui manipulent de mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le véritable pouvoir de notre pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont formatés, nos goûts façonnés, nos idées suggérées, essentiellement par un groupe de personnes dont nous n’avons jamais entendu parler.” — Propaganda, 1928

Ce grand “réveil” dont je parle est devenu évident alors que des mots comme “état profond”, “terrorisme faux-drapeau” sont devenus des lieux communs de la rhétorique publique médiatique, des politiciens internationaux y faisant même souvent référence. Prenez le président russe Poutine par exemple qui a dénoncé en de multiples occasions l’alliance militaire occidentale et ses menaces “magiques”, “mythiques” qu’elle crée pour justifier son action politico-économique et ses sanctions et interventions dans de nombreux pays pour en fait d’autres motifs. Un autre exemple serait comment le président syrien Bachar al Assad a dénoncé Donald Trump pour n’être qu’un autre outil de l’état profond états-unien. Cette reconnaissance de “l’état profond” est énorme car de nombreux présidents américains ont essayé d’en informer le public au cours des dernières décennies.

L’ancien président Theodor Roosevelt fut un de ceux qui essaya de nous prévenir que les deux partis politiques US avaient dérogé de leur objectif initial et qu’au lieu que la politique soit un outil pour promouvoir le bien public des masses, “ils sont les outils d’intérêts corrompus qui les utilisent pour assouvir leurs propres intérêts. Derrière ce gouvernement de façade, siège, trône un gouvernement invisible, n’ayant aucune responsabilité ni allégeance de quelque sorte que ce soit envers le peuple.” (source)

L’idée que les gouvernements ne représentent en rien leur peuple et que ceci n’est pas nouveau est devenu évident aujourd’hui. Pour nous, à Collective Evolution, c’est fascinant parce que nous avons écrit et dénoncé cet état profond depuis des années (NdT: de la même manière pour nous à Résistance 71…) et avoir maintenant des figures de la politique en parler ouvertement fait définitivement se poser des questions.

Le meilleur exemple (moderne) de terrorisme faux-drapeau pourrait bien être les attentats du 11 septembre 2001 ainsi que les récentes attaques chimiques ayant eu lieu en Syrie. Est-ce que l’élite mondialiste fomente et perpétue ces évènements en le blâmant sur quelqu’un d’autre pour justifier les actions qu’ils ont décidé de prendre ? Est-ce que tout ce qu’on nous dit et ce que nous connaissons sur le terrorisme et la menace sur la sûreté de l’État est fondé sur de fausses assertions ?

La Syrie et l’histoire de la Syrie est un excellent exemple, le document intitulé “Syria: Scenarios of Dramatic Political Change,” a été écrit en juillet 1986 par le Foreign Subversion and Instability Center, partie du Mission Center for Global Issues de la CIA. Il déclare sa mission être: “d’analyser un nombre possible de scénarios pouvant mener à l’expulsion du président Assad ou tout autre changement politique d’importance en Syrie.” Bien que le document ait 25 ans d’âge, il montre que les Etats-Unis planifient d’infiltrer et d’influencer la Syrie afin de créer un changement utile à leurs intérêts, cela remonte à plus de 30 ans..

Le document vient aussi avec des témoignages de gens de l’intérieur, comme par exemple le général 4 étoiles Wesley Clark, ancien chef des opérations de l’OTAN de 1997 à 2000. Celui-ci a déclaré dans un entretien avec Democracy Now! que les USA planifiaient d’envahir 7 pays en 5 ans au Moyen-Orient incluant la Syrie et ce sans aucune raison valide. Il offrait le sentiment des personnes au sein de l’armée américaine que nous avions une “bonne armée” et que nous pouvions “renverser des gouvernements”. Il parla d’un mémo interne du Pentagone qui décrivait comment les Etats-Unis allaient “renverser 7 pays en 5 ans en commençant avec l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et pour finir l’Iran.

(source).

Alors, qui a créé Al Qaïda et l’EIIL ?…

Nous sommes face à face avec la prise de contrôle criminelle à un niveau international.. il y a une guerre ouverte menée par les Etats-Unis et qui peut être menée par quelques pays par procuration qui obéissent aux ordres de Washington… La ‘guerre globale contre le terrorisme’ est une action américaine, une fausse action, basée sur de fausses bases. Elle nous explique que quelque part les Etats-Unis et le monde occidental courent après un ennemi fictif, l’État Islamique, quand cet EI est de fait totalement soutenu et financé par l’alliance militaire occidentale et les alliés des Etats-Unis dans le Golfe Persique,

Cette citation ci-dessus provient d’un économiste canadien, Michel Chossudovsky, professeur émérite de l’université d’Ottawa. Il expliqua tout cela dans une conférence international sur le Nouvel Ordre Mondial qui fut organisée il y a quelques années par la Perdana Global Peace Foundation.

Comme on peut le constater, ce sentiment est partagé par beaucoup et une des dernières voix à abonder en ce sens est celle de Garikai Chengu de l’université de Harvard.

A l’instar d’Al Qaïda, l’EIIL est made in USA, il est un instrument de terreur fait pour diviser et conquérir le Moyen-Orient riche en pétrole et en hydrocarbures et pour contrer l’influence croissante de l’Iran dans la région. Le fait que les Etats-Unis ont une très longue histoire de soutien et de création  du terrorisme ne surprendra que ceux qui regardent les JT et ignorent l’histoire.

Un autre excellent point que Chengu établit:

La relation de l’Amérique avec AQ a toujours été une relation de haine et d’amour. Tout cela dépend si un groupe particulier affilié à AQ sert des intérêts américains spécifiques dans la zone où il se trouve. Selon le cas, le ministère des affaires étrangères américain soutien et finance le groupe terroriste ou le fait bombarder. Alors même que les législateurs américains clament s’opposer à l’islam extrémiste, ils le fomente et le développent comme arme de leur politique étrangère.

Il fournit pas mal d’exemples dans son article, demandant aux lecteurs de se rappeler quand la “CIA donna naissance à Oussama Ben Laden et allaita son organisation pendant les années 1980.” Il rappelle brièvement l’ancien ministre britannique des affaires étrangères Robin Cook disant au parlement qu’Al Qaïda “était sans aucune équivoque, un produit des services de renseignement occidentaux.

La vérité est qu’il n’y a pas d’armée islamique ou de groupe terroriste répondant au nom d’Al Qaïda et tout officier de renseignement informé sait parfaitement cela. Mais en revanche, il y a une campagne de propagande pour faire croire au public la présence d’une entité intensifiée représentant ‘le diable’ et ce uniquement pour amener les téléspectateurs à accepter un leadership international unifié pour une ‘guerre contre le terrorisme’. Le pays qui se tient derrière cette campagne de propagande sont les Etats-Unis.” ~ Robin Cook

Aujourd’hui, nous avons de nombreux lanceurs d’alerte qui martèlent ce point précis. Voici par exemple une vidéo de la lanceuse d’alerte du FBI Sibel Edmonds sur RT news: video.

Elle est une ancienne traductrice du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition (NSWBC). Elle a attiré pas mal d’attention sur elle en 2002 après avoir accusé un collègue de couvrir une activité illicite impliquant des citoyens turcs, qui mettaient en cause de sérieux manquements à la sécurité et des activités de camouflage en référence à des informations ultra-confidentielles qui étaient délibérément supprimées. Elle met en évidence le fait que l’EIIL est la création de ceux-là mêmes qui appelle le groupe terroriste.

Un autre exemple récent provient d’Edward Snowden qui publie un tweet de l’assistant professeur Max Abrahms, expert en sécurité internationale, posant la relation entre la CIA et AQ. […] 

Snowden a retweeter ceci le 12 septembre, le jour d’après l’anniversaire du 11 septembre.

La soi-disante guerre contre le terrorisme devrait être vue pour ce qu’elle est véritablement: un prétexte pour maintenir une armée américaine dangereusement sur-gonflée. Les deux groupes les plus importants influents sur la politique étrangère américaine sont le lobby israélien qui dirige la politique américaine du Moyen-Orient et le complexe militaro-industriel qui profite de toutes les actions qui en découlent. Depuis que George W. Bush a déclaré cette ‘guerre contre le terrorisme’ en 2001, celle-ci a coûté aux contribuable plus de 6600 milliards de dollars et des milliers de nos jeunes sont tombés pour cette mascarade ; mais cette guerre a aussi engrangé des milliards pour l’élite au sommet de la pyramide américaine.” ~ Garikai Chengu.

Alors que pouvez-vous faire ? En quoi cela change t’il votre vie ?

Le plus intéressant au sujet de ce type d’information est que cela va à contre-courant de l’info des merdias de base et de leur rhétorique usuelle. Dans un monde où l’information est présentée de manière totalement antinomique à la réalité de terrain, que doit donc faire celui qui est intéressé de connaître la vérité ?…

La plupart sait qui sert la soupe les vraies “fausses nouvelles/infos” et cela est spécifiquement intrigant quand on a tant de sources qui vont contre le narratif officiel. Ce qui est encore plus inquiétant est que ce sont les gouvernements qui veulent décider de ce qui est de la “vraie et de la fausse info”, de ce qui est réel et de ce qui est falsifié. Ne devrions-nous pas être capables de faire cela nous-mêmes ?… Ne devrions nous pas mettre notre casque à esprit critique ? Ne sommes-nous pas capable de regarder des sources variées d’information et de faire un choix informé plutôt que de dépendre exclusivement des infos diffusées sur nos écrans de TV avec des gens d’influence manipulant les perceptions et les esprits de la masse des gens ?…

En fin de compte, c’est tout ce qui existe, une guerre pour notre conscience et il est très clair qu’ils ne veulent vraiment pas que nous pensions par nous-mêmes.

Ce type d’info est du style catalyseur “ah ah, mais c’est pourtant bien sûr!”. Plus on commence à voir les choses, et à devenir conscients des réalités et plus cela devient le point de départ de l’action. Regardez ce qu’il s’est produit avec les OGM et l’activisme que cela a engendré, ainsi la vaste majorité de la nourriture OGM parfaitement légale aux Etats-Unis a été interdite dans bien des pays du monde.

C’est la même chose avec le terrorisme et la guerre en général. Au bout du compte, on nous a lavé le cerveau et on continue d’être conditionné afin d’accepter les raisons de la guerre. Au moment où nous nous réveillons, à l’instant où nous avons ce moment “ah ah”, c’est le moment où tout change et c’est aussi le moment où les soldats commenceront à arrêter d’appuyer sur la détente de leurs armes.

Le changement commence avec nous ! et au moment où nous ne permettons plus que nous soyons utilisés comme outils pour les objectifs et les fins de gens puissants, alors vient le moment où le monde commence à changer et nous sommes en ce moment même dans ce processus !… Une des choses les plus fortes et utiles que vous puissiez faire, est que lorsque l’opportunité vous ait présentée, n’ayez jamais peur de gueuler et de partager un avis, une opinion qui va à contre-courant.

== =

“Soyez le changement que vous voulez pour le monde..”
~Mahatma Gandhi ~

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Au sujet dun 11 septembre nucleaire

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

911_History_en

Que faire ?

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

Effondrer le colonialisme

Théorie Russo Ukrainienne de l’Origine Profonde Abiotique du Pétrole

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

le bouclier du lanceur d’alerte

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Al Qaïda, Syrie, escroquerie de la guerre contre la terreur… Qui est derrière Al Qaïda ?…

Posted in 11 septembre, actualité, CIA et traffic de drogue, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 septembre 2013 by Résistance 71

Ceci représente la traduction la plus importante que nous ayons faite sur le sujet du terrorisme et de la guerre fictive contre la terreur engagée par l’empire en 2001…

Qui est Al Qaïda ? Qui est derrière ?

Une fois établi, la géopolitique moderne est bien plus compréhensible.

— Résistance 71 —

 

Les fondateurs et contrôleurs américains d’Al Qaïda exposés

 

Gordon Duff

 

20 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2013/09/20/us-al-qaeda-founderscontrollers-exposed/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Al Qaïda a été établi sous l’autorité du président Reagan le 27 mars 1985 avec la directive de la sécurité nationale # 166. Ceci mettait en place une grosse organisation secrète qui pouvait s’engager dans des transactions d’armement et financièrea autrement prohibées par la loi.

Des sources de haut niveau au sein de la communauté du renseignement américain sont absolument époustoufflées des récentes politiques du gouvernement, particulièrement en regard de la Syrie. Le consensus veut que le gouvernement agit “en aveugle” et ne se préoccuppe de rien. Des conseillers politiques de haut niveau au sein du gouvernement, opposés à la nouvelle alliance entre la Russie et l’Iran et sur l’avis d’Israël, sont en train de changer la position des Etats-Unis sur la Syrie, maintenant une insurrection ayant un soutien tri-partite de l’étranger.

L’ambassadeur israélien à Washington Michael Oren, agissant comme le porte-parole de facto de la Maison Blanche, explique pourquoi Obama et son gouvernement ont abandonné leur support aux forces modérées d’opposition syrienne en faveur de celles d’Al Qaïda. Ceci est tiré du quotidien du Jerusalem Post:

“L’arc Téhéran-Damas-Beyrouth est le plus grand des dangers”, dit l’envoyé israélien aux Etats-Unis Michael Oren. Les “méchants” soutenus par l’Iran sont bien pires pour Israël que les “méchants” qui ne sont pas soutenus par la république islamique… Le message initial au sujet du problème syrien était que nous avons toujours voulu que le président Al-Assad parte, nous avons toujours préféré les méchants non soutenus par l’Iran plutôt que les méchants soutenus par l’Iran, a t’il dit.

Ceci fut le cas même lorsque ces autres “méchants” étaient affiliés à Al Qaïda, a t’il dit.

Le fait est que les militants d’Al Qaïda sont en train d’éliminer activement les factions rebelles modérées combattant le régime Al-Assad, maintenant avec un clair soutien d’Israël. Ceci veut dire qu’il existe un autre “arc” d’alliance entre Tel Aviv-Al Qaïda et la cabale mondialiste des néoconservateurs, sionistes et criminels financiers.

Les assistant tout au long de la route se trouvent les médias entrepreneuriaux contrôlés et les gouvernements qu’ils ont achetés et fait chanter. Wikipedia affirme qu’Al Qaïda fut fondé par Oussama Ben Laden alors à Peshawar, au Pakistan à la fin des années 1980.

Ceci est une fiction dangereuse

Al Qaïda a été établi sous la directive de sécutité nationale 166 de Ronald Reagan, qui établissait une opération secrète pour effectuer des transactions d’armement et financières qui auraient été autrement interdites par la loi. Ce ne fut jamais créé pour effectuer des opérations terroristes fausse-bannières. Ceci vint par la suite. A l’origine, ce fut organisé afin de permettre des opérations secrètes qui demandaient un très haut degré de déni quelques soient les circonstances.

Al Qaïda est une organisation qui est totalement sous contrôle des agences de renseignement américaines, israéliennes, britanniques et françaises. La véritable fondation d’Al Qaïda, sa supervision, sa véritable hiérarchie sont indiquées ci-dessous. Une organisation similaire a été créée pour gérer le risque de l’expansionisme soviétique en Europe à l’époque, il s’agissait de l’opération Gladio. Eventuelleement, Gladio devint une véritable organisation terroriste, opérant en Europe pendant plus d’une décennie.

Choisi pour diriger ce qui est maintenant connu sous le nom d’Al Qaïda fut Oussama Ben Laden alias “colonel Tim Osman” comme il était connu alors.

Ben Laden travailla directement avec les conseillers à la sécurité de la Maison Blanche et de la CIA. Depuis ses QG à Islamabad et Peshawar, Ben Laden coordonnait des activités américaines en Afghanistan et à travers le monde musulman.

En Août 1989, Ben Laden rencontra le conseiller du renseignement à la Maison Blanche Lee Wanta et le patron chef d’antenne locale de la CIA Jimmie Chee pour organiser la rapatriation de 116 missiles Stinger sol-air en inventaire au Pakistan. Des détails et les transcripts de ces réunions sont disponibles, la réunion fut tenue en anglais.

Début 1990, Ben Laden, souffrant d’une maladie rénale déjà bien avancée, fut envoyé par avion dans une facilité américaine dans le golfe persique. De là, Ben Laden s’envola pour Los Angelès, attérissant à l’aéroport Ontario, rencontra Albert Hakim, représentant le président Bush (père), Oliver North (colonel américain, libéré sous caution en appel de l’affaire Iran-Contra), l’amiral William Dickie, l’avocat Glenn Peglau et le général Jack Singlaub, un des fondateurs de la CIA. Hakim était le représentant du président Bush et en charge du projet. “Bud” McFarlane, une figure de l’affaire Iran-Contra, pardonné par le président Bush en 1992, faisait aussi partie de ce groupe.

Ben Laden quitta ensuite LA pour Washington DC. Là il demeura à l’hôtel Mayflower. Des réunions se tinrent au Metropolitan Club de Washington. L’avocat Glenn Peglau demeura au Metropolitan. Tandis qu’il y était, la chambre de Peglau fut visitée par effraction et des “objets” furent dérobés. Il n’y a jamais eu d’archives, classifiées ou publiques, que ce “groupe de travail” fut jamais dissous ni qu’il y ait quelque archive, document que ce soit stipulant que le statut d’Oussama Ben Laden en tant qu’agent de sécurité du gouvernement américain ait été terminé ou annulé.

En 2001, la dernière déclaration publique d’Oussama Ben Laden réfutait toute implication dans les attentats du 11 Septembre. Il n’y a aucun document classifié liant Ben Laden aux évènements du 11 Septembre ou le citant comme un “agent de la CIA s’étant retourné”. “L’unité Ben Laden” de la CIA et la “chasse à Ben Laden” sont aussi fictives que le film “Zeron Dark 30”, le conte de fée hollywoodien primé aux oscars montrant le soi-disant meurtre d’un des agents les plus importants de la CIA, un homme décédé en 2001.

Aujourd’hui, l’ambassadeur Michael Oren, dans sa dernière déclaration publique, a admis qu’Israël a une relation totale et continue avec Al Qaïda et le groupe de travail de la Maison Blanche qui a aidé à la fondation de l’organisation il y a tant d’années. Les paragraphes ci-dessus révèlent plus de renseignements classifiés secret défense de haut niveau qu’il n’a jamais été révélé auparavant.

“Fausse-Bannière”

Avec l‘acceptation du mantra de la “fausse-bannière” par l’aile puissante de la Tea Party de l’opposition, comptant sur le manque de confiance du public après des décennies de mensonges, le gouvernement Obama a choisi la voie de l’unilatéralisme, pas seulement comme politique globale, mais aussi intra muros. Maintenant que le génie est sorti de la lampe et que le “terrorisme fausse-bannière” est reconnu comme quelque chose de plus sérieux qu’une “théorie conspirationniste”, la porte est ouverte pour une large réévaluation d’un grand nombre de problèmes posant un certain nombre de questions gênantes, particulièrement au sujet du 11 Septembre 2001, mais bien plus encore, incluant le désastre financier parfaitement orchestré qui a détruit le bien-être économique de millions de familles américaines.

Des conseillers ont dit à Obama qu’il avait besoin de quelque chose pour unifier les Américains et les divertir d’un réveil qui va détruire toute confiance dans les leaders américains, les élections truquées, les guerres contre la terreur factices et une économie escroquerie avérée.

L’incident inexplicable d’hier sur les lieux de la marine américaine à Washington, 13 morts, pas de motif, des suspects qui disparaissent et des témoignages conflictuels, ne va qu’ajouter à cette perte de crédibilité.

Retour de bâton militaire

Ils sont en train de faire de l’Amérique la risée du monde, quelque chose dont les chefs militaires sont terrifiés. “L’Amérique brûle sa crédibilité, humilie ses alliés”.

Cette semaine, alors que je parlais avec un officier du renseignement militaire expérimenté, voici ce qu’on m’a dit:

“Nous avons analysé le rapport de la CIA qu’ils ont donné au congrès et au président. Ce n’était qu’un tissu d’amateurisme.

Qu’est-ce que vous pouvez espérer d’autre d’un ramassis de trafiquants de drogue ?

Ceci provient en ligne directe de l’ère Bush, utilisant la NSA pour intercepter et créer des schémas d’analyse de traffic de communications et simplement inventer une hypothèse pour justifier une politique.

Nous savons depuis longtemps que “l’analyse du traffic de communications” est inutile dans le renseignement, Israël est l’expert mondial de la création de fausse transmission radio et ils sont mouillés jusqu’aux yeux dans cette affaire.”

Ce que l’équipe Obama fait a déjà été fait auparavant, filtrer et expurger toute information qui ne remplit pas ses fonctions et pirouetter le reste pour soutenir une position qui est clairement “le dernier souffle” de l’Amérique au Moyen-Orient.

Les rapports ne font aucune mention des six rebelles arrêtés et inculpés en Turquie pour l’achat de dix tonnes de produits chimiques pour faire du gaz sarin, aucune mention de la saisie précédente chez les rebelles de canisters contenant du gaz sarin.

Quoi que dise Washington au public, un public totalement opposé à une guerre en Syrie, est maintenant dédié à un changement de régime, la politique qu’Israêl a annoncé aujourd’hui.

L’effondrement du renseignement

Il est très possible que le dernier américain très bien informé fut l’ancien vice-président Dick Cheney. Ses années à Washington lui ont donné un accès direct à la véritable information. Cheney savait parfaitement qui étaient les dupes et les menteurs, le président Obama et ses conseillers ne le savent manifestement pas.

Le problème avec Cheney n’était pas qu’il fut stupide, il ne l’était assurément pas, mais c’était son agenda, une vie dédiée à servir des puissances totalitaires, une vie dédiée au chaos et à la conquête.

Il est devenu de plus en plus clair que Cheney était le président et non pas Bush. L’histoire a montré Bush comme n’étant rien de plus qu’un flls à papa qui se la jouait, un alcoolique et camé accroc non traité, dangereusement impétueux, qui n’avait aucune notion ni compréhension de la politique, aucune capacité intellectuelle et le pouvoir de concentration d’un poisson rouge.

Son rôle de petit Napoléon du XXIème siècle restera son héritage.

Maintenant, le “vaisseau d’état” Amérique semble être reparti dans la même direction, toute évidence d’un changement de cap a été effacée tandis que l’Amérique planifie pour une invasion de la Syrie, construisant encore une nouvelle “coalition des volontaires”. Le président Obama a t’il choisi de prendre son propre “chemin de Waterloo” ?

La Syrie

Ceux proches du président lui ont conseillé de tout faire pour mettre des bâtons dans les roues des négociations de la Russie sur la Syrie. L’agenda est clair. La Syrie doit avoir un changement de régime, même au risque d’une guerre mondiale.

Les conseillers d’Obama lui disent que Poutine va se dégonfler car le programme russe de reconstruire son armée en tant que possible dissuasion conventionnelle au Moyen-Orient a encore besoin de dix ans pour être prêt.

On dit à Obama que le temps est venu pour une confrontation avec la Russie et que la Syrie présente cette opportunité, autrement l’influence américaine sur la région sera bel et bien terminée. Ce qu’on ne lui dit pas en revanche, c’est que les rapports de renseignement qui lui sont passés ont été soigneusement expurgés de la réalité régionale que le général Martin Dempsey, chef d’état-major des armées, essaie de faire comprendre depuis des mois.

L’Amérique a été manipulée pour prendre une position sur la Syrie qui va mener à une guerre civile ouverte, une qui rendra les centaines de milliers de victimes de ces dernières années insignifiant en comparaison.

Le but original était la balkanisation avec la Turquie se saisissant du nord de la Syrie, Israël s’étendant jusqu’aux banlieues de Damas et Al Qaïda établissant un état djihadiste s’étendant jusquà l’Irak comme base arrière pour faire tomber le gouvernement de Baghdad

Dans le processus, la population chrétienne de Syrie et d’Irak/Kurdistan serait massacrée. Le Liban serait isolé et également détruit avec Israël se vengeant du Hezbollah pour les humiliations de 2000 et 2006.

Océan de mensonges

Combien de personnes à Washingtron sont-elles au courant de la véritable histoire ? De la création d’Al Qaïda, du coup d’état de l’an 2000 (NdT: élection truquée de Bush menant Dick Cheney au pouvoir), du 11 Septembre ou du monde fantasmagorique des attaques fausse-bannières orchestrées, des “révolutions” à la demande ou des assassinats par drones ?

Avant la fin de la présidence Reagan, la plupart des véritables opérations militaires et de renseignement ont été retirées des réseaux officiels. En 2001, la cabale de voyous qui a opéré au dessus et au-delà de tout gouvernement est devenue le gouvernement.

Nous avons aujourd’hui la preuve que tout cela est toujours bel et bien de mise et en parfait état de fonctionnement.

Guerres imperialistes: Al Qaida l’outil de discorde et de guerre au service de ses maitres imperialistes…

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Al-Qaïda fin d’une légende

 

Par Michel Chossudovsky

Le 11 Octobre 2011,

 

url de l’article original:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27020

 

 

Tout au long de l’ère post 11-Septembre, Al-Qaïda et la « menace du terrorisme islamique » ont joué un rôle central dans la définition du programme diplomatique de Washington, façonnant sa rhétorique aux sommets mondiaux et établissant les limites de la doctrine militaire étasunienne.

La « guerre défensive » « préemptive »  [1] contre Al-Qaïda et ses soi-disant « États commanditaires » constitue le fondement de la Stratégie de sécurité nationale (SSN) post 11-Septembre des États-Unis, formulée pour la première fois en 2002.

Dans la foulée du 11-Septembre, la légende d’Al-Qaïda s’est intégrée au pilier de la politique étrangère étasunienne. Dans la SSN de 2002, on trouve la notion de « réseau mondial de terroristes djihadistes » et d’« États finançant le terrorisme ». La réaction de l’administration étasunienne est de lancer « une guerre d’envergure mondiale », une « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) :

La guerre contre les terroristes ayant une portée internationale est une entreprise planétaire d’une durée incertaine […] Les États-Unis agiront contre de telles menaces émergentes avant qu’elles ne soient entièrement formées […]

Les États voyous et les terroristes ne cherchent pas à nous attaquer par des moyens conventionnels. Ils savent que de telles attaques échoueraient. Ils s’en remettent plutôt à des actes de terreur et, potentiellement, à l’utilisation d’armes de destruction massive […]

Les cibles de ces attaques sont nos forces militaires et notre population civile, une violation directe d’une des normes principales du droit de la guerre. Tel que démontré par les pertes le 11 septembre 2001, l’objectif spécifique des terroristes est d’infliger des pertes civiles massives et l’importance de ces pertes augmenterait de façon exponentielle si les terroristes obtenaient et utilisaient des armes de destruction massive.

Les États-Unis ont longtemps conservé la possibilité de mener des actions préemptives pour contrer une menace considérable pour notre sécurité nationale. Plus cette menace est grande, plus le risque de l’inaction l’est également et plus le plaidoyer en faveur d’une action par anticipation afin de nous défendre est convaincant […] Afin de prévenir ou désamorcer de tels actes hostiles de la part de nos adversaires, les États-Unis agiront, si nécessaire, de manière préemptive. (National Security Strategy, Maison-Blanche, 2002)

L’objectif sous-jacent de la SSN de 2002 était de présenter l’« action militaire préemptive ». Elle signifiait que la guerre constituait un « acte d’autodéfense » contre deux catégories d’ennemis : les « États voyous » et les « terroristes islamiques », tous deux, disait-on, possédant des « armes de destruction massive ». Les « États voyous » étaient également définis comme des « États finançant le terrorisme ».

La SSN de 2002, ainsi que les documents subséquents de la Sécurité nationale comprenaient une liste de pays identifiés comme l’« axe du mal », sélectionnés pour une intervention militaire préemptive en vertu de la « guerre mondiale au terrorisme ». Cette liste comprenait l’Irak, l’Iran, le Soudan, la Syrie, la Libye et la Corée du Nord.

Alors que la Russie et la Chine, anciens ennemis du temps de la guerre froide, n’étaient pas officiellement désignées comme faisant partie de l’« axe du mal », elles étaient tout de même incluses (dans plusieurs documents militaires) dans la liste de pays ciblés pour une intervention militaire.

Dès le début en 2001, une vaste campagne de relations publiques a été lancée par le Pentagone dans le but de former et de manipuler l’opinion publique. Le coup de relations publiques consistait à couler des rapports sur les liens ou les relations entre Al-Qaïda et ses présumés États commanditaires (par exemple, comment Saddam appuyait ben Laden, etc.). L’objectif était de justifier des actions militaires préemptives contre des pays « abritant les terroristes ».

Ces déclarations émanant d’une autorité supérieure n’étaient ni vraies ni logiques. La « poursuite de ben Laden » est devenue un élément d’un consensus inflexible. La peur et l’insécurité prédominait sur le bon sens. Il s’agit d’une acceptation catégorique des structures du pouvoir et de l’autorité politique.

Immédiatement après les attaques du 11-Septembre, l’Afghanistan a été accusé d’abriter le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, le cerveau présumé derrière les attaques du 11-Septembre.

L’Afghanistan a été identifié comme un « État finançant le terrorisme ». Les attaques du 11-Septembre ont été catégorisées comme un acte de guerre, une attaque contre les États-Unis par une puissance étrangère. Le droit à l’autodéfense a été mis de l’avant.

Les agresseurs, les États-Unis et l’OTAN, ont été dépeints comme les victimes.

Le 12 septembre, moins de 24 heures après les attaques, pour la première fois de son histoire l’OTAN a invoqué « l’article 5 du traité de Washington, sa clause de défense collective », en déclarant que les attaques du 11-Septembre contre le World Trade Center (WTC) et le Pentagone constituaient « une attaque contre tous les membres de l’OTAN ».

On avait préconnaissance des événements du 11-Septembre. Les analystes militaires confirmeront que la guerre contre l’Afghanistan lancée le 7 octobre 2001 a été planifiée bien avant le 11-Septembre.

On a fait croire à l’opinion publique que les préparatifs de guerre ont été entamés le 12 septembre, à l’improviste, alors qu’il s’agissait du résultat de l’indignation et de l’outrage.

Homeland Security

« La patrie » (homeland) a émergé comme concept politique dans la foulée du 11-Septembre et a mené à l’instauration de l’US Department of Homeland Security (Département de la sécurité de la patrie des États-Unis [2])

La doctrine de guerre préemptive et la « défense de la patrie » sont intimement liées. Al-Qaïda, l’auteur présumé des attaques du 11-Septembre menace la « patrie étasunienne » avec l’appui des États finançant le terrorisme.

Feu Oussama ben Laden a été décrit comme le monstre, « l’ennemi numéro des États-Unis » menaçant la patrie.

Le but était de maintenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » par Al-Qaïda. Washington a un mandat divin autoproclamé pour anéantir le fondamentalisme islamique et « propager la démocratie » à travers le monde.

La logique de l’« ennemi extérieur » et du scélérat, prétendument responsable des morts civils étasuniens, prédomine sur le bon sens. Dans la conscience intérieure des Étasuniens, les attaques du 11-Septembre 2001 justifient des actes de guerre et de conquête dirigés contre les États appuyant le terrorisme, incluant l’Afghanistan, l’Irak et l’Iran.

À ce sujet, l’« Inquisition étasunienne » post 11-Septembre en tant que concept idéologique est, à bien des égards, similaire à l’ordre social inquisitorial qui prévalait en France et en Espagne durant le Moyen Âge. L’inquisition, ayant débuté en France au 12e siècle, a été utilisée pour justifier des interventions militaires et de conquête.

La guerre mondiale au terrorisme (GMAT)

On dit des actes terroristes qu’ils sont perpétrés par des organisations djihadistes non étatiques, prétendument appuyées et encouragées par les gouvernements de plusieurs pays musulmans, décrits comme les « États commanditaires » de la terreur. L’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Pakistan et l’Arabie Saoudite ont été accusés par Washington de soutenir Al-Qaïda.

Le 11-Septembre demeure le prétexte et la justification d’une guerre sans frontières. Après la « libération » de la Libye organisée par l’OTAN (août 2011), la Syrie et l’Iran, tous deux reconnus dans la doctrine militaire des États-Unis comme des États finançant la terreur, constituent la prochaine étape de la feuille de route militaire des États-Unis et de l’OTAN.

Al-Qaïda, dépeint comme un réseau fondamentaliste sunnite, est de plus en plus considéré comme une organisation djihadiste mondiale, une base, un réseau décentralisé composé d’organisations affiliées nationales et régionales.

La « guerre mondiale au terrorisme » est fondée dans le but de défendre la patrie étasunienne ainsi que le « mode de vie occidental ». Elle nécessite « la poursuite » des terroristes, et l’utilisation de systèmes d’armes sophistiqués, dont des ogives nucléaires. Elle prône une croisade préemptive contre le mal, de style religieux, servant à occulter les objectifs réels de l’action militaire.

L’acceptation de cette croisade contre le mal par le peuple étasunien ne se base sur aucune compréhension rationnelle ni aucune analyse des faits. Les mensonges sous-jacents au 11-Septembre sont connus et documentés. Les preuves confirment amplement qu’Al-Qaïda a été fondé avec l’appui de la CIA, en lien avec le renseignement pakistanais, la Direction pour le renseignement interservices (Inter-Services Intelligence ou ISI).

De la guerre soviéto-afghane à aujourd’hui, Al-Qaïda et ses organisations affiliées ont constitué des « atouts du renseignement » financés par les États-Unis et utilisés dans l’implantation des opérations clandestines de la CIA.

L’inquisition des États-Unis est employée pour étendre la sphère d’influence du pays et justifier des interventions militaires dans le cadre d’une campagne internationale contre le « terrorisme islamique ». Son but ultime, jamais mentionné dans les reportages, est la conquête territoriale et le contrôle des ressources stratégiques.

Dix ans plus tard : le discours présidentiel sur Al-Qaïda et le 11-Septembre continue

Le dogme de la GMAT a été initialement énoncé et formulé par les cercles de réflexions néoconservateurs de Washington. Il a été incorporé à la doctrine militaire étasunienne et fait toujours partie d’un consensus bipartisan. De George W. Bush à Barack Obama, ce dogme est devenu un thème central des discours présidentiels à la Maison-Blanche et dans les conférences de presse :

[George W. Bush, septembre 2001] « On nous a mis en garde contre la présence de personnes malfaisantes dans ce monde. On nous a avertit très clairement […] Et nous seront vigilants. Votre gouvernement est vigilant. Les gouverneurs et les maires sont conscients que des êtres diaboliques rôdent encore à l’extérieur. Comme je l’ai dit hier, des gens ont déclaré la guerre aux États-Unis et ils ont commis une grave erreur […] Mon administration a un travail à faire et elle le fera. Nous débarrasserons le monde des malfaiteurs. » (George W. Bush, CNN, 16 septembre 2001.)

[Barack Obama, septembre 2011] « Détrompez-vous, ils vont essayer de nous frapper à nouveau, mais comme nous l’avons encore démontré ce weekend, nous demeurons vigilants. Nous faisons tout en notre pouvoir pour protéger notre peuple […] Ils [les terroristes en Afghanistan et en Irak] veulent nous attirer dans des guerres sans fin en sapant notre force et notre confiance nationale. Toutefois, même si nous mettons une pression incessante sur Al-Qaïda, nous mettons un terme à la guerre en Irak et commençons à ramener les troupes d’Afghanistan à la maison. Après une longue décennie de guerre, il est temps de construire notre pays ici, à la maison. »  (Barack Obama, Free Internet Press : President Obama: Al-Qaeda Threat Still Remains, 11 septembre 2011).

L’objectif de la « guerre mondiale au terrorisme » lancée en septembre 2001 était de galvaniser l’appui du public en faveur d’une campagne planétaire contre l’hérésie. Depuis les dix dernières années, une compréhension des événements politiques et sociaux fondamentaux est remplacée par un monde de pure fantaisie, où rôdent « des être malfaisants ».

Entre-temps, dans la foulée des attaques du 11-Septembre, Al-Qaïda a établi de nombreuses organisations affiliées à travers le monde musulman.

Al-Qaïda a proliféré. Là où la CIA mène des opérations de contre-insurrection, il y a des organisations affiliées à Al-Qaïda, dont :

Al-Qaïda en Irak (AQI);

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (comprenant Al-Qaïda en Arabie Saoudite et le Djihad islamique yéménite);

Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI);

le Groupe islamique combattant en Libye (GICL);

Al-Shabaab (Mouvement de la jeunesse moudjahidine) en Somalie;

le Djihad islamique égyptien;

le Mouvement islamique du Turkestan oriental au Xinjiang, en Chine;

etc.

Partout où Al-Qaïda s’est installé, les États-Unis ont mené des opérations de contre-insurrection sous l’égide de la « guerre mondiale au terrorisme ». Il semble qu’un bon nombre de ces associations liées à Al-Qaïda aient été établies avec l’appui de la CIA, en utilisant l’ISI pakistanais comme intermédiaire.

Là où se trouve Al-Qaïda, là où « rôdent des méchants », les États-Unis ont l’obligation d’intervenir au nom de la « communauté internationale ». La menace terroriste est utilisée comme prétexte pour interférer dans les affaires internes des pays souverains, impliquant l’envoi de forces spéciales et des attaques de drones, sans qu’il y ait réellement de déclaration de guerre. Ce genre d’opérations est décrit dans le Project of New American Century (Projet pour un nouveau siècle américain, PNAC) comme une fonction de gendarmerie.

Par ailleurs, dans le cadre de la GMAT, des campagnes militaires de grande envergure ont été menées dans plusieurs pays, comme les guerres en Afghanistan et en Irak. Les gouvernements afghan et irakien ont tous deux été identifiés comme des « états finançant le terrorisme ».

On dit également de la République islamique d’Iran qu’elle appuie Al-Qaïda. La doctrine de guerre préemptive de l’administration étasunienne repose sur cette relation présumée entre des organisations terroristes non étatiques et les États terroristes qui les financent. Il est entendu, pari passu, que les États qui financent le terrorisme, peu importe lesquels, sont également responsables des attaques du 11-Septembre, c’est-à-dire d’avoir soutenu et encouragé Al-Qaïda.



Article original en anglais : The Al Qaeda Legend : Wither The « Global War on Terrorism »? Part I, paru le 3 octobre 2011.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca 

[1]  Note de l’éditeur : « préemptive » est une terme anglais qui a été utilisé par l’ex-président Georges W. Bush  en juin 2002. Le terme de « guerre préemptive » est ainsi différent de celui de « guerre préventive » et signifie plus précisément « devancer l’adversaire » face à une menace – soi-disant – réelle et constatée. Ce terme est employé en relation avec la guerre au terrorisme. Pour plus d’informations sur l’utilisation du concept de guerre préemptive voir le site web Ressources pour la Paix http://www.irenees.net/fr/fiches/notions/fiche-notions-175.html

[2]   NDT : Homeland Security signifie littéralement « sécurité de la patrie », mais on emploie communément « sécurité intérieure ».