Archive pour Al Qaida CIA

Guerre impérialiste en Syrie: Al CIAda-Al Nousra se réorganise en Syrie sous l’égide du MI6 britannique…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 janvier 2017 by Résistance 71

Réorganisation d’Al Qaïda en Syrie

 

Réseau Voltaire

 

29 janvier 2017

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article195103.html

 

Suite à la rencontre d’Astana au cours de laquelle le point de vue de la Turquie s’est rapproché de ceux de la Russie et de l’Iran, et de la rencontre de Moscou au cours de laquelle l’opposition pro-turque a discuté avec l’opposition républicaine, une guerre intestine se développe entre les groupes armés.

Dans ce contexte, Al-Qaïda a réorganisé ses forces et annoncé la création d’Hay’at Tahrir al-Sham (l’Assemblée pour la Libération du Levant).

Cette nouvelle dénomination regroupe Jabhat Fath al Sham (anciennement Front Al-Nousra), Harakat Nour Al-Din Al-Zanki (CIA), Liwa Al-Haqq, Ansar Al-Din et Jaysh Al-Sunnah (également lié à la CIA).

L’opération est soutenue par le MI6 qui a composé le logo de la nouvelle organisation (photo).

La nouvelle entité comprend diverses personnalités issues du Mouvement islamique des hommes libres du Sham (« Ahrar al-Cham »), sans que l’on sache pour le moment si ce groupe s’est scindé ou si ces personnalités annoncent son prochain ralliement. 
 le Saoudien cheikh Abdullah al-Muhaysini (l’ancien chef des « modérés » d’Alep-Est qui y présidait le Tribunal de la Charia), 
 Abu Yusuf Muhajir (ancien porte-parole militaire), 
 Abou Saleh Tahan (ancien n°2 de l’organisation).

Ahrar al-Cham est/était un groupe terroriste financé par l’Arabie saoudite et dont les relations sont déterminées par le Royaume-Uni. Son ministre des Affaires étrangères, Labib al-Nahhas, est un Britannique membre du MI6. Il circule librement en Europe et a publié il y a un an et demi une tribune libre dans le Washington Post.

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Guerre impérialiste en Syrie: Les Etats-Unis arment Al Qaïda en Syrie via la Roumanie, la Bulgarie, la Turquie et la Jordanie

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 26 avril 2016 by Résistance 71

Les Etats-Unis violent le cessez le feu en Syrie et arment Al Qaïda

 

Réseau Voltaire

 

25 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191450.html

 

Le 7 avril 2016, Jane’s révélait que la US Navy Military Sealift Command avait lancé, en 2015, deux appels d’offres pour transporter des armes du port roumain de Constanta vers le port jordanien d’Aqaba [1].

Les armes qui ont pu être identifiées ont été fabriquées en Bulgarie, ce qui confirme l’enquête précédente de Balkan Investigative Reporting Network [2] et la notre [3].

L’appel d’offres a été remporté par Transatlantic Lines et effectué par le cargo Geysir (IMO : 7710733).

La première cargaison a quitté la Roumanie le 5 décembre 2015 et a été livrée pour moitié à Taşucu (Turquie), et pour moitié à Aqaba (Jordanie). Elle se composait au total de 117 containers, pour 2 007 tonnes. Soit, outre des Kalachnikov et des mitrailleuses, environ 50 lance-missiles Faktoria, entre 796 et 854 missiles, et 162 tonnes d’explosifs.

Le choix des missiles anti-tanks Faktoria s’explique par leur ressemblance avec ceux qu’utilisent l’Armée arabe syrienne, les 9K111 Fagots ATGW dont ils sont une version améliorée, de sorte que l’on puisse accuser celle-ci de divers crimes qu’elle n’a pas commis.

On vient d’apprendre que la seconde livraison, qui était plus importante que la première, a quitté la Roumanie le 28 mars 2016 et a été livrée le 7 avril, c’est-à-dire le jour de la publication de l’article de Jane’s.

Par conséquent, les États-Unis ont eux-même violé la cessation des combats signée le 12 février 2016. Ils ont profité de la naïveté de la Russie et de la Syrie pour réarmer les groupes jihadistes, exactement comme ils l’avaient fait, début 2012, durant la Mission d’observation de la Ligue arabe, puis durant celle des Nations unies.

Les armes ont été remises par le Pentagone, soit directement, soit via l’armée turque, à des groupes qualifiés de « modérés », c’est-à-dire participant simultanément aux négociations de paix de Genève.

Selon les observateurs sur place, y compris ceux qui sont opposés à la République arabe syrienne, ces groupes qui se coordonnent sur le champ de bataille avec Al-Qaïda, remettent systématiquement la moitié des armes qu’ils reçoivent à l’organisation terroriste internationale. Ce sont donc bien principalement les États-Unis qui arment Al-Qaïda, exactement comme ce sont les États-Unis qui ont principalement armé Daesh, notamment en 2014, en organisant « l’abandon » des armes qu’ils venaient de livrer à l’Armée irakienne.

[1] “US arms shipment to Syrian rebels detailed”, Jeremy Binnie & Neil Gibson, Jane’s, April 7th, 2016.

[2] “War Gains : Bulgarian Arms Add Fuel to Middle East Conflicts”, Maria Petkova, Balkan Investigative Reporting Network, December 21, 2015.

[3] « Comment la Bulgarie a fourni des drogues et des armes à Al-Qaïda et à Daesh », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 janvier 2016.

escroquerie de la guerre contre le terrorisme: Al CIAda en écran de fumée pour justifier l’espionnage global de la NSA

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 7 août 2013 by Résistance 71

La vision analytique de Pepe Escobar (Asia Times) n’a d’égal que la truculence de son narratif. Escobar est une des figures la plus respectée du journalisme d’enquête actuel.

— Résistance 71 —

 

Al Qaïda à la rescousse

 

Pepe Escobar

 

5 Août 2013

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article35754.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Quand çà se passe mal, on peut toujours compter sur le ministère de la vérité pour faire avaler la pilule.

La fin du Ramadan était imminente. Les classes de discussion du djihad de cette nébuleuse qu’est Al Qaïda de la Péninsule Arabe (AQPA), se firent plus pressantes. Ce fut un festival d’évasion de la Libye au Pakistan en passant par l’Irak, le tout en parfaite synchronisation avec deux fatwas successives énoncées par l’homme de paille éternel, l’ancien acolyte d’Oussama Ben Laden soi-même: Aïman “Docteur Diabolique” al-Zawahiri. Imaginez une réunion de crise organisée en hâte au plus haut niveau du complexe orwellien/panoptique:

“Messieurs, dames, nous avons une occasion en or ici. Nous sommes assiégé par le dissident/traître Edward Snowden, libéré par les soviétiques, et ce hacker terroriste de Greenwald. Snowden est peut-être en train de gagner: même parmi le public américain, il y a une perception grandissante que nous sommes bien plus une menace qu’Al Qaïda. Donc, nous devons montrer que nous protégeons de manière vigilante les libertés. Oui.. Nous allons crier Terra, Terra, Terra !”

Instantanément, nous avons la fermeture, en fanfare, de plein d’ambassades et de consulats américains dans le “monde musulman” et le ministère des AE émet une alerte mondiale à ses ressortissants pour voyager, bientôt relayée par Interpol. La confusion s’ensuit, beaucoup essayant de comprendre si faire le routard en Thaïlande ou manger du caviar frais à Bakou est une bonne façon de ne pas se faire faire sauter le caisson.

Instantanément, nous avons aussi les médias entrepreneuriaux américains et européens, qui tombent  de nouveau amoureux du Terra, Terra, Terra et vouent aux gémonies ceux qui pensent que ceci a quoi que ce soit à voir avec une quelconque islamophobie. Vous pensez que Terra était partie ? Non, Terra est omni-présente, omnisciente, rampante partout. Terra n’en a jamais assez de vous. Trains, bateaux, avions… Nulle part êtes-vous en sécurité. Et pourtant, le renseignement si spécifiquement fabuleux, déterré par le ministère de la vérité, provient de quelque obscur djihadiste, disant sur la toile, que lui et ses potes allaient faire quelque chose de mal, un jour, quelque part, dans quelques endroits multiples et non-spécifiés à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Une fausse-bannière se prépare…

A regarder de plus près ces “milliers” de membres d’AQ libérés, prêts à semer le chaos partout dans le monde, on se rend compte que la plupart pourraient être “nos amis” après tout. L’évasion de Benghazi impliquant probablement 1 000 personnes, ne concerne pas vraiment les amis de l’OTAN du Groupe Libyen Islamiste Armé, leurs milices étant déjà au pouvoir, tout occupé qu’ils sont à dissoudre la Libye en un état déliquescent. Sur la double évasion de Baghdad (environ 1 400 évadés), leur destination est de se rendre en Syrie à travers le désert afin de s’engager dans le djihad aux côtés de leurs amis de la combinaison Obama/Cameron/Hollande/Maison des Saoud et de leurs protégés Jabhat al-Nosrat/État Islamique d’Irak et du Levant.

Mais attendez une minute… S’ils sont “nos amis” en Libye, en Syrie, comment se fait-il qu’ils soient nos ennemis au Pakistan et au Yémen ? Au Pakistan (probablement 500 évadés), ils vont se disperser dans les zones tribales et se planquer, ou alors ils vont être dronés par 00 Bama et sa liste sous licence de tuer. Pas d’alerte appliquée au Pakistan du reste (comme pour l’ambassade d’Islamabad ou le consulat de Peshawar par exemple), pas plus qu’en Indonésie. Donc ce n’est pas le “monde musulman”, c’est en fait le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Et tout spécifiquement le Yémen ; mais Obama a dit la semaine dernière au président yéménite qu’Al Qaïda était en pleine retraite. Alors que se passe t’il ? AQPA a été sorti de sa retraite ?

Au fond, la continuité Bush/Obama n’a jamais cessé de nous rassurer, sans oublier ce vieux renard d’Al-Zawahiri. Docteur diabolique, aussi tordu stratège soit-il, a compris il y a un moment déjà que si le “mythe de l’épouvantail Al Qaïda” est maintenant “plus fort que jamais”, c’est grâce en grande partie au gouvernement Obama et à ses caniches européens et du Golfe, qui ont pondus leur stratégie de pieds nickelés de la Libye à la Syrie. L’Afghanistan est tout autre chose, il n’y a pas d’Al Qaïda “historique” y demeurant, seulement une petite poignée dans les zones tribales pakistanaises. Donc, Al-Zawahiri savait que l’épouvantail serait inévitablement ranimé, en synchronisation totale avec ses fatwas récentes, parce que des guerres “longues et infinies” équivalent à un financement perpétuel pour le complexe orwellien/panoptique. De plus, un ennemi étranger est essentiel, personne à Washington ne pourrait en fait admettre officiellement que le “véritable” ennemi, de manière concurentielle stratégique, est le dragon chinois.

Le docteur diabolique et le complexe orwellien / panoptique sont du même côté et ceci explique parfaitement pourquoi il sera autorisé de demeurer le moulin à fatwas aussi longtemps qu’il le désire et ne sera pas épingler comme un vulgaire porteur de slip explosif de connivence. Le complexe est de nouveau à l’offensive. Réformer la NSA ? Interférer avec nos méta-données ? Pourquoi faire ? On vient juste d’alerter le gouvernement américain de chit-chat terroriste en ligne du niveau “pré-11 septembre”. Les vrais djihadistes en fait ne sont pas assez cons pour se faire piéger par Xkeystroke. Voici une énigme dylanesque pour vous: Tout au long de la tour de contrôle, une opération fausse-bannière se rapproche, dit le joker au voleur. Il y a trop de confusion avec Terra et nous n’aurons aucun répit.

Stratégie du leurre ou comment Al Qaïda a toujours été un outil de l’impérialisme américain pour conforter son hégémonie…

Posted in 11 septembre, actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 septembre 2012 by Résistance 71

Un leader d’Al-Qaeda fait un pacte avec les Etats-Unis et les Saoudiens pour envoyer 5000 combattants en Syrie

 

Yemeni Jihadist personnellement entraîné par Bin Laden

 

Paul Joseph Watson

 

Le 3 Septembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/al-qaeda-leader-strikes-deal-with-u-s-saudis-to-send-5000-fighters-to-syria/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un militant qui a combattu aux côtés d’Oussama Ben Laden en Afghanistan et qui est maintenant le leader d’un groupe affilié avec Al Qaïda dans le Sud-Yémen a conclu un marché avec les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite afin d’envoyer 5000 combattants d’Al Qaïda en Syrie d’après des rapports émanant du Moyen-Orient.

 

Tariq al-Fadhli, leader jihadiste de l’insurrection du sud-Yémen et un homme personnellement entrainé par Ben Laden, a négocié avec succès l’envoi de 5000 combattants avec les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite; ces combattants seront acheminést par la Turquie pour aider les rebelles syriens dans leur tentative de renverser le président Bachar Al-Assad, rapporte Al Alam. Ce rapport a aussi été repris par AdenAlghad.net

Dans un entretien avec un quotidien, al-Fadhli a révélé qu’il avait accepté de transférer 5000 combattants des villes du sud-Yémen de Zanzibar et Jaar “en Syrie afin de faire la guerre aux côtés de groupes armés, incluant des groupes en relation avec Al Qaïda, contre le régime syrien”. Les militants qui s’appellent eux-mêmes les “supporteurs de la Charia” vont rejoindre d’autres groupes de combattants d’Al Qaïda qui ont convergés en Syrie depuis la Libye, l’Irak, la Turquie avec l’aide des puissances de l’OTAN et des états du golfe. Dans un rapport du 30 Juillet, le “Guardian” de Londres admettait que des combattants d’Al Qaïda commandaient les rebelles syriens et leur enseignaient à faire des bombes.

Le Council on Foreign Relations (CFR), le think tank américain qui a le plus d’influence sur la politique étrangère des Etats-Unis a récemment loué la présence d’Al Qaïda et de ses combattants en Syrie, alors que la Rand corporation reportait que le groupe terroriste était responsable des attauques suicides et des attentats à la voiture piégée qui ont causés la mort de plus de 200 personnes et fait plus de 1000 blessés.

Le président Barack Obama a récemment signé un ordre secret confirmant qu’il utiliserait l’argent des contribuables américains pour soutenir les rebelles syriens avec une aide “non-léthale”. Quoi qu’il en soit, Le New York Times admet que la CIA aide à transférer de l’armement lourd aux rebelles depuis la frontière avec la Turquie, aide payée par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Indiquant par là même sa volonté de commencer une nouvelle alliance avec l’Arabie Saoudite, qui l’aida dans son entrainement durant ses années de moudjahidines, Sheikh Fadhli a annoncé “un accord régional pour transférer des combattants d’Al Qaïda du territoire yéménite vers la Turquie pour le front syrien, ce qui explique le retrait soudain des combattants d’Abyan”.

Les autorités yéménites n’ont été capables de restaurer l’ordre à Zanzibar et Jaar à la fin Juin qu’après de sévères combats aient tué un nombre conséquent de combattants d’Al Qaïda.

Al Alam décrit Al-Fadhli comme “un des chefs de la tribu Abyan et ancien chef local d’Al Qaïda”. D’après le New York Times, le Yémen a dénoncé al-Fadhli comme étant “un des terroristes les plus dangereux du pays”.

D’autre part, comme observé par aileurs, le gouvernement yéménite est suspecté par beaucoup de cultiver l’activité djihadiste en tolérant la présence d’Al Qaïda dans ses frontières.

Jeremy Scahil du journal “Nation” notait plus tôt cette année, que “depuis la guerre sainte contre les soviétiques en Afghanistan dans les années 1980 et dans la continuité de l’après 11 Septembre, Saleh s’est rendu célèbre pour l’exploitation de la menace d’al Qaïda et d’autres groupes militants pour faire levier et encourager les mesures de contre-terrorisme et leur pendant financier, aide militiare venant des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite et ce afin de renforcer son pouvoir dans le pays et neutraliser son opposition.”

Al-Fadhli a tenté de se distancier lui-même des affirmations disant que son groupe est affilié à Al Qaïda dans une vidéo téléchargée sur YouTube où on voit son camp retranché arborer le drapeau américain tout en jouant l’hymne national. Quoi qu’il en soit, Al-Fadhli a combattu avec Ben Laden contre les soviétiques en Adfghanistan. Au strict minimum, il a été un serviteur utile des objectifs géopolitiques américains pendant plusieurs décennies.

En 2009, le chef d’Al Qaïda pour la péninsule arabique Nasir Abdul Karim al-Wahayshi (alias Abu Basir) avait diffusé une cassette audio exprimant véhémentement son soutien à l’insurrection du sud-Yémen emmenée par Al-Fadhli. Le stratège djihadiste syrien Abu Musa’ab al-Suri avait aussi révélé dans son livre qu’Al-Fadhli “avait été choisi et entrainé par Ben Laden pour pratiquer le dhihad au Yémen”.

L’accord d’envoyer des militants du Yémen en Syrie pour aider l’agenda hégémonique occidental de renverser le président Bachar al-Assad illustre une fois de plus comment Al Qaïda est un pion géopolitique utilisé à dessein par le complexe militaro-industriel afin de parvenir à des changements de régimes au Moyen Orient et en Afrique du Nord.

Ingérence impérialiste en Syrie: Incroyable manipulation médiatique, la propagande ne recule plus devant rien pour servir les intérêts de la guerre et de l’oligarchie qui la décide…

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 24 novembre 2011 by Résistance 71

Les oligarques psychopathes criminels ont décidé de continuer leur œuvre de destruction et de mort au nom de l’hégémonie totale du néo-colonialisme judéo-chrétien, qui nous entraîne inéxorablement vers un monde néo-féodal post industriel au moyen de l’implosion de l’économie mondiale à venir et de la guerre perpétuelle, dont la Syrie n’est qu’un épisode parmi bien d’autres.

La Syrie et l’Iran sont les prochains sur la liste des nations qui refusent l’hégémonie. Sous de faux prétextes et une propagande inique montée à seule fin de promouvoir une belligérance tout azimut, les opinions publiques occidentales sont façonnées jour après jour à l’idée de la guerre permanente orwellienne par les « ministères de la propagande » idoines.

Dans le cas présenté ici de mensonge éhonté, prouvé, il convient de noter en sus de l’analyse de Pierre Piccinin que la nébuleuse des « frères musulmans » est a l’origine une création des services de renseignement britanniques (Intelligence Service, devenu depuis le MI6). De fait, tous les mouvement islamistes (et extrémistes chrétiens également) ont été soit créés par les services de barbouzerie occidentaux, soit totalement infiltrés et donc sous contrôle. Les plus récents comme Al Qaïda, Jundallah, Mujjahidines, ayant eux été créés par la CIA, le MI6 en coopération avec les services pakistanais ISI et saoudiens, ces derniers fournissant l’essentiel du financement.

C’est donc dans cette optique qu’il faut interpréter toute information concernant les mouvements islamistes; à savoir qu’ils sont tous sans exception (sauf le Hezbollah libanais qui est bien différent tant dans son concept que dans sa structure, les derniers évènement au Liban et en Iran démontrant ce fait, mais aussi que la lutte secrète pour infiltrer et contrôler l’organisation fait rage…) des entités créées et fonctionnant pour les services de renseignement et d’actions secrètes tels la CIA, le MI6, le Mossad, la DGSE et les services locaux satellisés.

En clair, quand un attentat se produit et est revendiqué par un « groupe armé islamiste », il faut comprendre que l’attentat a plus que probablement été mis au point par les services de barbouzerie occidentaux utilisant la chair à canon locales (en ce sens expliquer aux « martyrs volontaires » qu’ils bossent en fait pour la CIA et pas pour dieu serait sûrement une bonne prévention de recrutement…) pour pousser un agenda belliqueux et destructeur, celui de la perpétration du chaos global, de la guerre perpétuelle au seul objectif d’aboutir à un système répressif et oppresseur mondial.

« La guerre est la paix ».. C’est ce que la propagande nous assène quotidiennement ! Il n’y a plus de guerres, il n’y a que des « protections humanitaires »… C’est bien connu !

— Résistance 71 —

 

Syrie : autant en emporte le vent…

 

Par Pierre Piccinin

 

Le 23 Novembre 2011,

 

url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/Syrie-autant-en-emporte-le-vent.html?lang=fr

 

Guerre de l’information, propagande et média-mensonges : la Syrie est plus que jamais le terrain d’un journalisme à géométrie variable.

Depuis le début des troubles qui ont éclaté en Syrie dans le contexte du « Printemps arabe », l’information, la ré-information et la désinformation s’affrontent sur ce terrain que rendent particulièrement mouvant les intérêts multiples des différentes communautés et confessions qui y cohabitent, mais aussi les rôles ambigus de plusieurs acteurs internationaux et, notamment, ceux de la Turquie et de l’Arabie saoudite, comme celui du Qatar et de sa chaîne de télévision de plus en plus controversée, Al-Jazeera.

Face à cette situation critique, le gouvernement baathiste avait opté pour une politique d’opacité, la fermeture des frontières et l’interdiction des journalistes et autres observateurs.

Vérifier la fiabilité des informations qui parvenaient de Syrie était dès lors souvent très difficile. Mais pas impossible : en juillet, j’avais obtenu un visa et l’autorisation de me déplacer librement à travers tout le pays, de Deraa à Alep et de Latakieh à Der-ez Zor –et je n’étais pas le seul sur place : François Janne d’Othée, Alain Gresh du Monde diplomatique, ou encore Gaëtan Vannay de la Radio suisse romande.

J’avais observé la situation à Homs, où les manifestants « pacifiques » munis d’armes à feu s’en étaient pris à l’armée, et, le vendredi 15 juillet, à Hama, dont les quelques milliers de manifestants que j’avais pu y dénombrer s’étaient miraculeusement démultipliés en 500.000 opposants dans les dépêches de l’AFP, « information » benoîtement reprise par Euronews, France 24 et la plupart des journaux « mainstreams » ; seul Le Monde faisait exception, renchérissant avec l’annonce de 600.000 manifestants (Hama compte à peine plus de 340.000 habitants).

Cette politique d’opacité s’est ainsi rapidement révélée contreproductive pour le gouvernement syrien, dans la mesure où l’opposition a peu à peu diffusé des rapports fallacieux, grossissant l’importance des mouvements de contestation dans des proportions colossales : concernant le nombre des morts et celui des manifestants, la bataille des chiffres a atteint des degrés confinant à l’absurde, comme l’illustre bien l’exemple évoqué, relatif à la mobilisation de l’opposition à Hama.

Absents du terrain et manifestement peu enclins à critiquer leurs sources, les médias occidentaux n’ont en effet pas soupçonné les « informations » qu’ils recevaient par les canaux de l’opposition, rejetant en revanche les communications du gouvernement syrien, considérées comme propagandistes ; entre autres cas d’école, aucun doute n’a jamais été émis à propos des vidéos transmises par l’opposition et supposées témoigner d’une Syrie à feu et à sang, de manifestations de dizaines ou centaines de milliers de participants, alors que, systématiquement, les images diffusées étaient constituées de gros-plans présentant quelques centaines de personnes seulement. Et les rares observateurs qui ont pu entrer en Syrie et faire part de leurs constatations ont généralement été désavoués et discrédités, comme des affabulateurs ou des supporters de la dictature.

Parmi les sources principales des médias, on trouve l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH), presque toujours cité en référence par les journalistes et qui domine largement « l’information » sur la Syrie (c’est cette organisation, basée à Londres, qui avait annoncé le nombre de 500.000 manifestants à Hama, le 15 juillet 2011).

Or, il n’est pas très difficile de se renseigner sur l’identité de l’OSDH et des personnes qui se cachent derrière ce label aux apparences honorables, à commencer par son président, Rami Abdel Rahmane, un opposant de longue date au régime baathiste, très connu en Syrie comme étroitement associé aux Frères musulmans, organisation islamiste radicale dont l’influence grandissante sur le mouvement de contestation en Syrie laisse entrevoir de plus en plus clairement l’ambition de ce groupe que d’aucun croyait presqu’éteint, du fait de son interdiction par le régime, mais qui couvait dans la clandestinité.

Le 17 novembre, les Frères musulmans sont sortis du bois : alors que plusieurs observateurs estimaient le mouvement exsangue et sans plus aucun poids, le porte-parole des Frères, Mohammad Riad Shakfait, en exil en Turquie, s’exprimant au nom du « peuple syrien », a annoncé qu’une « intervention était acceptable pour protéger la population civile  ». Il en a précisé les contours : l’intervention serait mieux reçue si elle venait de la Turquie plutôt que des puissances occidentales (la Turquie, gouvernée par un parti islamiste qualifié de « modéré », l’AKP).

En juillet, j’avais également pu constater l’implication grandissante des Frères musulmans dans les mouvements de contestation, à tel point que les minorités communautaires (Chrétiens, Druzes, Kurdes, Chiites… outre les Alaouites et une partie de la bourgeoisie sunnite) s’en étaient désolidarisées et revendiquaient même leur soutien au régime, par crainte de la montée en puissance des islamistes syriens, dont les intentions sont sans équivoque : l’instauration en Syrie d’une république islamique.

Plus encore, les Frères musulmans, membres du Conseil national syrien (CNS), qui rassemble les principaux courants de l’opposition, très hétéroclites et aux objectifs divergents, et se présente comme une alternative au gouvernement de Bashar al-Assad, ont entamé au nom de ce CNS des négociations avec la Turquie, mais aussi avec des gouvernements occidentaux, pour l’établissement en Syrie d’une zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils, alors que la ligne du CNS avait été, jusqu’à présent, de refuser toute ingérence étrangère. Il ressort clairement de ces événements que les islamistes ont pris une influence non négligeable sur l’ensemble de l’opposition et de ses structures exécutives.

En d’autres termes, il apparaît sans ambiguïté que, durant ces derniers mois, les médias occidentaux ont été « informés » par les Frères musulmans syriens via l’OSDH et ont, complaisamment ou non, servi leur agenda pour la Syrie.

Conscient de la nécessité de contrer efficacement la propagande de l’opposition, et ce de manière crédible et imparable (c’est-à-dire autrement que par des démentis officiels), le gouvernement syrien a semble-t-il décidé, depuis plus d’une semaine, de laisser à nouveau entrer sur son territoire des observateurs étrangers, et ce dans un contexte de plus en plus tendu : la Ligue arabe a sévèrement critiqué la Syrie, motivée par l’Arabie Saoudite et le Qatar, très impliqué dans le soutien aux mouvements islamistes libyens, tunisiens et syriens ; Israël, silencieuse depuis le début des événements, a accepté de recevoir les représentants du CNS et d’entamer avec eux des négociations ; la Russie, pourtant alliée historique du régime syrien, a fait de même (tout en déployant toutefois sa marine de guerre dans les ports syriens, message très clair à ceux qui envisagent, à Ankara ou ailleurs, une intervention militaire sur le sol syrien) ; enfin, la militarisation de la contestation en Syrie : l’opposition semble avoir décidé de passer à l’offensive et de plus en plus d’attaques ont lieu contre les forces armées gouvernementales syriennes, dont certaines à l’arme lourde, dont aussi des tirs de snipers sur les policiers, des enlèvements et des assassinats, et une « Armée syrienne libre », constituée de « déserteurs », a commencé la lutte contre le gouvernement et demandé au CNS de la recevoir sous son commandement (un doute subsiste cependant quant à la constitution de cette Armée syrienne libre, dont le gros des forces pourrait être en réalité composé d’éléments étrangers ayant revêtu l’uniforme syrien, majoritairement islamistes et armés par le Qatar).

Si certains médias ont commencé de changer leur point de vue sur les événements en Syrie (voir, par exemple, l’article de Christophe Lamfalussy publié par La Libre Belgique ce 19 novembre ou le reportage de la RTBF, encore timide cela dit, diffusé lundi 21, qui confirment à présent les propos des « affabulateurs » de juillet), cette ouverture n’a cependant pas réussi à enrayer la guerre de propagande hostile au régime baathiste, qui n’a pas seulement pour moteur l’organisation des Frères musulmans et les divers courants de l’opposition regroupés dans le CNS.

Déjà très impliqué dans le renversement du gouvernement de Libye, où, suite à un accord bilatéral avec la France, il a armé plusieurs mouvements islamistes, le Qatar utilise désormais son bras médiatique, Al-Jazeera, pour soutenir la contestation en Syrie, comme il l’avait fait en Tunisie, contre Zine Abidine Ben Ali (au Maroc, en revanche, Al-Jazeera avait abandonné à leur sort les manifestants qui dénonçaient la monarchie ; même silence d’Al-Jazeera sur le massacre des protestataires au Bahreïn, qui furent écrasés par les chars, appuyés par des troupes saoudiennes envoyées en renfort).

Ainsi en témoigne ce tout récent exemple d’un média-mensonge « made in Qatar » : ce dimanche 20 novembre, Al-Jazeera (et Al-Arabia : Dubaï – Émirats arabes unis) a diffusé un reportage annonçant l’attaque du siège du parti Baath, à Damas.

Selon Al-Jazeera, deux hommes en moto ont tiré deux roquettes au moins sur le bâtiment, qui s’est embrasé ; et l’attentat a été revendiqué par l’Armée syrienne libre, qui a ciblé ce symbole du pouvoir, dans le centre de Damas, la capitale, jusqu’alors totalement épargnée par ces neuf mois de contestation.

Le régime de Bashar Al-Assad, touché en plein cœur et pour la première fois à Damas, serait-il au bord du gouffre ?

À nouveau, à l’appui de cette « information », concoctée par Al-Jazeera cette fois, la caution de l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme, qui a même apporté des précisions : deux roquettes supplémentaires ont encore été tirées, mais ont manqué leur cible…

Comme d’ordinaire, « l’information » a été reprise en chœur par tous les médias mainstreams.

Ce même dimanche au soir, un de mes contacts à Damas m’a téléphoné : « ma famille habite tout près du siège du parti Baath ; le bâtiment est intact ; c’est un mensonge ».

Lundi 21, j’ai demandé à une amie qui habite également Damas de vérifier pour moi l’information et de prendre une photographie du siège du Baath, en présentant à l’avant-plan l’édition du jour d’un journal occidental connu, de telle sorte qu’il ne puisse y avoir le moindre doute quant à la date à laquelle cette photographie a été prise.

Résultat : le bâtiment du siège du parti Baath à Damas est effectivement intact ; aucune roquette n’a frappé ni incendié l’immeuble.

L’Armée syrienne libre, après avoir revendiqué dimanche l’attentat sur sa page Facebook, a supprimé lundi sa revendication.

Entre désinformation organisée par une opposition islamiste, qui a reçu l’appui des monarchies du Golfe et des médias arabes dominants, et l’incompétence politiquement correcte des médias occidentaux, Damas peut toujours rouvrir ses frontières…

 

Pierre PICCININ

Historien – Politologue (Bruxelles)

 

 

 

Guerres imperialistes: Al Qaida l’outil de discorde et de guerre au service de ses maitres imperialistes…

Posted in 11 septembre, actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, police politique et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 13 octobre 2011 by Résistance 71

Al-Qaïda fin d’une légende

 

Par Michel Chossudovsky

Le 11 Octobre 2011,

 

url de l’article original:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27020

 

 

Tout au long de l’ère post 11-Septembre, Al-Qaïda et la « menace du terrorisme islamique » ont joué un rôle central dans la définition du programme diplomatique de Washington, façonnant sa rhétorique aux sommets mondiaux et établissant les limites de la doctrine militaire étasunienne.

La « guerre défensive » « préemptive »  [1] contre Al-Qaïda et ses soi-disant « États commanditaires » constitue le fondement de la Stratégie de sécurité nationale (SSN) post 11-Septembre des États-Unis, formulée pour la première fois en 2002.

Dans la foulée du 11-Septembre, la légende d’Al-Qaïda s’est intégrée au pilier de la politique étrangère étasunienne. Dans la SSN de 2002, on trouve la notion de « réseau mondial de terroristes djihadistes » et d’« États finançant le terrorisme ». La réaction de l’administration étasunienne est de lancer « une guerre d’envergure mondiale », une « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) :

La guerre contre les terroristes ayant une portée internationale est une entreprise planétaire d’une durée incertaine […] Les États-Unis agiront contre de telles menaces émergentes avant qu’elles ne soient entièrement formées […]

Les États voyous et les terroristes ne cherchent pas à nous attaquer par des moyens conventionnels. Ils savent que de telles attaques échoueraient. Ils s’en remettent plutôt à des actes de terreur et, potentiellement, à l’utilisation d’armes de destruction massive […]

Les cibles de ces attaques sont nos forces militaires et notre population civile, une violation directe d’une des normes principales du droit de la guerre. Tel que démontré par les pertes le 11 septembre 2001, l’objectif spécifique des terroristes est d’infliger des pertes civiles massives et l’importance de ces pertes augmenterait de façon exponentielle si les terroristes obtenaient et utilisaient des armes de destruction massive.

Les États-Unis ont longtemps conservé la possibilité de mener des actions préemptives pour contrer une menace considérable pour notre sécurité nationale. Plus cette menace est grande, plus le risque de l’inaction l’est également et plus le plaidoyer en faveur d’une action par anticipation afin de nous défendre est convaincant […] Afin de prévenir ou désamorcer de tels actes hostiles de la part de nos adversaires, les États-Unis agiront, si nécessaire, de manière préemptive. (National Security Strategy, Maison-Blanche, 2002)

L’objectif sous-jacent de la SSN de 2002 était de présenter l’« action militaire préemptive ». Elle signifiait que la guerre constituait un « acte d’autodéfense » contre deux catégories d’ennemis : les « États voyous » et les « terroristes islamiques », tous deux, disait-on, possédant des « armes de destruction massive ». Les « États voyous » étaient également définis comme des « États finançant le terrorisme ».

La SSN de 2002, ainsi que les documents subséquents de la Sécurité nationale comprenaient une liste de pays identifiés comme l’« axe du mal », sélectionnés pour une intervention militaire préemptive en vertu de la « guerre mondiale au terrorisme ». Cette liste comprenait l’Irak, l’Iran, le Soudan, la Syrie, la Libye et la Corée du Nord.

Alors que la Russie et la Chine, anciens ennemis du temps de la guerre froide, n’étaient pas officiellement désignées comme faisant partie de l’« axe du mal », elles étaient tout de même incluses (dans plusieurs documents militaires) dans la liste de pays ciblés pour une intervention militaire.

Dès le début en 2001, une vaste campagne de relations publiques a été lancée par le Pentagone dans le but de former et de manipuler l’opinion publique. Le coup de relations publiques consistait à couler des rapports sur les liens ou les relations entre Al-Qaïda et ses présumés États commanditaires (par exemple, comment Saddam appuyait ben Laden, etc.). L’objectif était de justifier des actions militaires préemptives contre des pays « abritant les terroristes ».

Ces déclarations émanant d’une autorité supérieure n’étaient ni vraies ni logiques. La « poursuite de ben Laden » est devenue un élément d’un consensus inflexible. La peur et l’insécurité prédominait sur le bon sens. Il s’agit d’une acceptation catégorique des structures du pouvoir et de l’autorité politique.

Immédiatement après les attaques du 11-Septembre, l’Afghanistan a été accusé d’abriter le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, le cerveau présumé derrière les attaques du 11-Septembre.

L’Afghanistan a été identifié comme un « État finançant le terrorisme ». Les attaques du 11-Septembre ont été catégorisées comme un acte de guerre, une attaque contre les États-Unis par une puissance étrangère. Le droit à l’autodéfense a été mis de l’avant.

Les agresseurs, les États-Unis et l’OTAN, ont été dépeints comme les victimes.

Le 12 septembre, moins de 24 heures après les attaques, pour la première fois de son histoire l’OTAN a invoqué « l’article 5 du traité de Washington, sa clause de défense collective », en déclarant que les attaques du 11-Septembre contre le World Trade Center (WTC) et le Pentagone constituaient « une attaque contre tous les membres de l’OTAN ».

On avait préconnaissance des événements du 11-Septembre. Les analystes militaires confirmeront que la guerre contre l’Afghanistan lancée le 7 octobre 2001 a été planifiée bien avant le 11-Septembre.

On a fait croire à l’opinion publique que les préparatifs de guerre ont été entamés le 12 septembre, à l’improviste, alors qu’il s’agissait du résultat de l’indignation et de l’outrage.

Homeland Security

« La patrie » (homeland) a émergé comme concept politique dans la foulée du 11-Septembre et a mené à l’instauration de l’US Department of Homeland Security (Département de la sécurité de la patrie des États-Unis [2])

La doctrine de guerre préemptive et la « défense de la patrie » sont intimement liées. Al-Qaïda, l’auteur présumé des attaques du 11-Septembre menace la « patrie étasunienne » avec l’appui des États finançant le terrorisme.

Feu Oussama ben Laden a été décrit comme le monstre, « l’ennemi numéro des États-Unis » menaçant la patrie.

Le but était de maintenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » par Al-Qaïda. Washington a un mandat divin autoproclamé pour anéantir le fondamentalisme islamique et « propager la démocratie » à travers le monde.

La logique de l’« ennemi extérieur » et du scélérat, prétendument responsable des morts civils étasuniens, prédomine sur le bon sens. Dans la conscience intérieure des Étasuniens, les attaques du 11-Septembre 2001 justifient des actes de guerre et de conquête dirigés contre les États appuyant le terrorisme, incluant l’Afghanistan, l’Irak et l’Iran.

À ce sujet, l’« Inquisition étasunienne » post 11-Septembre en tant que concept idéologique est, à bien des égards, similaire à l’ordre social inquisitorial qui prévalait en France et en Espagne durant le Moyen Âge. L’inquisition, ayant débuté en France au 12e siècle, a été utilisée pour justifier des interventions militaires et de conquête.

La guerre mondiale au terrorisme (GMAT)

On dit des actes terroristes qu’ils sont perpétrés par des organisations djihadistes non étatiques, prétendument appuyées et encouragées par les gouvernements de plusieurs pays musulmans, décrits comme les « États commanditaires » de la terreur. L’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Pakistan et l’Arabie Saoudite ont été accusés par Washington de soutenir Al-Qaïda.

Le 11-Septembre demeure le prétexte et la justification d’une guerre sans frontières. Après la « libération » de la Libye organisée par l’OTAN (août 2011), la Syrie et l’Iran, tous deux reconnus dans la doctrine militaire des États-Unis comme des États finançant la terreur, constituent la prochaine étape de la feuille de route militaire des États-Unis et de l’OTAN.

Al-Qaïda, dépeint comme un réseau fondamentaliste sunnite, est de plus en plus considéré comme une organisation djihadiste mondiale, une base, un réseau décentralisé composé d’organisations affiliées nationales et régionales.

La « guerre mondiale au terrorisme » est fondée dans le but de défendre la patrie étasunienne ainsi que le « mode de vie occidental ». Elle nécessite « la poursuite » des terroristes, et l’utilisation de systèmes d’armes sophistiqués, dont des ogives nucléaires. Elle prône une croisade préemptive contre le mal, de style religieux, servant à occulter les objectifs réels de l’action militaire.

L’acceptation de cette croisade contre le mal par le peuple étasunien ne se base sur aucune compréhension rationnelle ni aucune analyse des faits. Les mensonges sous-jacents au 11-Septembre sont connus et documentés. Les preuves confirment amplement qu’Al-Qaïda a été fondé avec l’appui de la CIA, en lien avec le renseignement pakistanais, la Direction pour le renseignement interservices (Inter-Services Intelligence ou ISI).

De la guerre soviéto-afghane à aujourd’hui, Al-Qaïda et ses organisations affiliées ont constitué des « atouts du renseignement » financés par les États-Unis et utilisés dans l’implantation des opérations clandestines de la CIA.

L’inquisition des États-Unis est employée pour étendre la sphère d’influence du pays et justifier des interventions militaires dans le cadre d’une campagne internationale contre le « terrorisme islamique ». Son but ultime, jamais mentionné dans les reportages, est la conquête territoriale et le contrôle des ressources stratégiques.

Dix ans plus tard : le discours présidentiel sur Al-Qaïda et le 11-Septembre continue

Le dogme de la GMAT a été initialement énoncé et formulé par les cercles de réflexions néoconservateurs de Washington. Il a été incorporé à la doctrine militaire étasunienne et fait toujours partie d’un consensus bipartisan. De George W. Bush à Barack Obama, ce dogme est devenu un thème central des discours présidentiels à la Maison-Blanche et dans les conférences de presse :

[George W. Bush, septembre 2001] « On nous a mis en garde contre la présence de personnes malfaisantes dans ce monde. On nous a avertit très clairement […] Et nous seront vigilants. Votre gouvernement est vigilant. Les gouverneurs et les maires sont conscients que des êtres diaboliques rôdent encore à l’extérieur. Comme je l’ai dit hier, des gens ont déclaré la guerre aux États-Unis et ils ont commis une grave erreur […] Mon administration a un travail à faire et elle le fera. Nous débarrasserons le monde des malfaiteurs. » (George W. Bush, CNN, 16 septembre 2001.)

[Barack Obama, septembre 2011] « Détrompez-vous, ils vont essayer de nous frapper à nouveau, mais comme nous l’avons encore démontré ce weekend, nous demeurons vigilants. Nous faisons tout en notre pouvoir pour protéger notre peuple […] Ils [les terroristes en Afghanistan et en Irak] veulent nous attirer dans des guerres sans fin en sapant notre force et notre confiance nationale. Toutefois, même si nous mettons une pression incessante sur Al-Qaïda, nous mettons un terme à la guerre en Irak et commençons à ramener les troupes d’Afghanistan à la maison. Après une longue décennie de guerre, il est temps de construire notre pays ici, à la maison. »  (Barack Obama, Free Internet Press : President Obama: Al-Qaeda Threat Still Remains, 11 septembre 2011).

L’objectif de la « guerre mondiale au terrorisme » lancée en septembre 2001 était de galvaniser l’appui du public en faveur d’une campagne planétaire contre l’hérésie. Depuis les dix dernières années, une compréhension des événements politiques et sociaux fondamentaux est remplacée par un monde de pure fantaisie, où rôdent « des être malfaisants ».

Entre-temps, dans la foulée des attaques du 11-Septembre, Al-Qaïda a établi de nombreuses organisations affiliées à travers le monde musulman.

Al-Qaïda a proliféré. Là où la CIA mène des opérations de contre-insurrection, il y a des organisations affiliées à Al-Qaïda, dont :

Al-Qaïda en Irak (AQI);

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (comprenant Al-Qaïda en Arabie Saoudite et le Djihad islamique yéménite);

Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI);

le Groupe islamique combattant en Libye (GICL);

Al-Shabaab (Mouvement de la jeunesse moudjahidine) en Somalie;

le Djihad islamique égyptien;

le Mouvement islamique du Turkestan oriental au Xinjiang, en Chine;

etc.

Partout où Al-Qaïda s’est installé, les États-Unis ont mené des opérations de contre-insurrection sous l’égide de la « guerre mondiale au terrorisme ». Il semble qu’un bon nombre de ces associations liées à Al-Qaïda aient été établies avec l’appui de la CIA, en utilisant l’ISI pakistanais comme intermédiaire.

Là où se trouve Al-Qaïda, là où « rôdent des méchants », les États-Unis ont l’obligation d’intervenir au nom de la « communauté internationale ». La menace terroriste est utilisée comme prétexte pour interférer dans les affaires internes des pays souverains, impliquant l’envoi de forces spéciales et des attaques de drones, sans qu’il y ait réellement de déclaration de guerre. Ce genre d’opérations est décrit dans le Project of New American Century (Projet pour un nouveau siècle américain, PNAC) comme une fonction de gendarmerie.

Par ailleurs, dans le cadre de la GMAT, des campagnes militaires de grande envergure ont été menées dans plusieurs pays, comme les guerres en Afghanistan et en Irak. Les gouvernements afghan et irakien ont tous deux été identifiés comme des « états finançant le terrorisme ».

On dit également de la République islamique d’Iran qu’elle appuie Al-Qaïda. La doctrine de guerre préemptive de l’administration étasunienne repose sur cette relation présumée entre des organisations terroristes non étatiques et les États terroristes qui les financent. Il est entendu, pari passu, que les États qui financent le terrorisme, peu importe lesquels, sont également responsables des attaques du 11-Septembre, c’est-à-dire d’avoir soutenu et encouragé Al-Qaïda.



Article original en anglais : The Al Qaeda Legend : Wither The « Global War on Terrorism »? Part I, paru le 3 octobre 2011.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca 

[1]  Note de l’éditeur : « préemptive » est une terme anglais qui a été utilisé par l’ex-président Georges W. Bush  en juin 2002. Le terme de « guerre préemptive » est ainsi différent de celui de « guerre préventive » et signifie plus précisément « devancer l’adversaire » face à une menace – soi-disant – réelle et constatée. Ce terme est employé en relation avec la guerre au terrorisme. Pour plus d’informations sur l’utilisation du concept de guerre préemptive voir le site web Ressources pour la Paix http://www.irenees.net/fr/fiches/notions/fiche-notions-175.html

[2]   NDT : Homeland Security signifie littéralement « sécurité de la patrie », mais on emploie communément « sécurité intérieure ».