Archive pour AIEA nucléaire iranien

Accord de Genève sur le nucléaire iranien… Un paradoxe (suite mais pas fin…)

Posted in actualité, guerre iran, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme with tags , , on 24 novembre 2013 by Résistance 71

Le plus extraordinaire  à notre sens est ceci: La vaste majorité des gens va se « réjouir » de cet accord, car cela va « alléger » quelque peu les tensions au Moyen -Orient + cela donne une victoire diplomatique de plus à la Russie, l’Iran et cela dans le même temps « redore » un peu le blason des régimes impérialistes occidentaux à la dérive depuis un bon moment…

Mais, il y a toujours un « mais »… Qui dira en ces circonstances que le nucléaire dans un pays comme l’Iran sujet à de multiples tremblements de terre, à l’instar du Japon, le nucléaire est sans aucun doute un suicide à moyen ou long terme ? Mettre des centrales nucléaires dans des endroits sujets plus que périodiquement à des secousses telluriques dévastatrices est à notre sens (en plus des problèmes inhérents naturellement à la production nucléaire comme le traitement des déchets sans compter les issues militaires…) est du même niveau de responsabilité que de conduire les 24 heures du Man fin bourré. La seule différence est que le nombre de vies en jeu et l’impact sur l’environnement sont loin d’être les mêmes.

Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima sont les 3 caballeros du progrès humain… Question à dix balles: Que feront les Iraniens des déchets de la centrale de Natanz (et des autres…) accumulés pendant les 50 prochaines années ?

Pétrole, gaz, gaz de schistes, nucléaire… Exxon Valdez, Amocco Cadiz, Sables bitumeux d’Alberta, Three Mile Island, Tchernobyl, Fushima… Où va t’on ?

— Résistance 71 —

 

Accord à Genève: l’enrichissement de l’Iran reconnu, les sanctions allégées

 

Al Manar et IRIB

 

24 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=141821&cid=86&fromval=1&frid=86&seccatid=28&s1=1

et

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/293567-un-accord-entre-téhéran-et-washington-changera-t-il-le-monde

 

Après quatre jours de négociations marathon sur le programme nucléaire de Téhéran, les  et l’Iran sont parvenus à un accord au milieu de la nuit de samedi à dimanche à Genève.

Après plusieurs heures de blocage sur le « droit' » à l’enrichissement de l’uranium pour l’Iran, un accord a été finalement annoncé.

« Nous sommes parvenus à un accord » a écrit sur le réseau social Twitter Michael Mann, le porte-parole de la diplomate en chef de l’Union Européenne Catherine Ashton, qui menait les négociations, mandatée par l’ONU et les 5+1. Michael Mann n’a pas donné de détails.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, a pour sa part annoncé sur Twitter : « Nous sommes parvenus à un accord », a-t-il écrit.

Le « programme d’enrichissement reconnu »

S’exprimant devant les journalistes, à l’issue des négociations, M. Zarif a expliqué que cet accord est « un résultat important  mais c’est seulement un premier pas ».

« Nous avons mis en place une commission conjointe pour surveiller la mise en place de notre accord. J’espère que les deux parties pourront avancer d’une façon qui permettra de restaurer la confiance », a-t-il dit.

M.Zarif a en outre précisé que l’accord contient une « référence claire selon laquelle l’enrichissement va continuer » en Iran, une question qui a été considérée longtemps comme la principale pierre d’achoppement des négociations.

« Nous estimons que c’est notre droit », a ajouté le ministre iranien, qui a été applaudi à son entrée dans la salle de presse par les nombreux journalistes iraniens venus à Genève pour ces négociations.

« Notre objectif a été de résoudre cette question nucléaire », car c’était « un problème qui n’était pas nécessaire », a-t-il poursuivi.

Le ministre a encore indiqué qu’il espérait que « la confiance du peuple iranien envers les pays occidentaux » allait être restaurée suite à cet accord.

« Le droit à la technologie nucléaire est un droit inaliénable », a encore indiqué le ministre, en ajoutant que le « combat que nous avons mené depuis plusieurs années avait pour but que la communauté internationale reconnaisse » que l’Iran exerce ce droit.

« Nous pensons que cet accord et le plan d’action » signifie que « le programme nucléaire iranien va continuer », a-t-il conclu.

S’exprimant plus tard devant la presse iranienne, il a salué « l’immense 
succès de notre pays » car selon lui le document « reconnait le droit de l’Iran à 
l’enrichissement ». Celui-ci est selon lui « compris dans le TNP qui reconnait le 
droit à la technologie nucléaire civile d’une manière générale ».

« Les activités d’enrichissement à Natanz et Fordo vont se poursuivre. Le 
nombre des centrifugeuses (dans les deux sites) ne va pas changer. Le stock 
(d’uranium enrichi) à 5% sera préservé et le stock à 20% va être transformé en 
combustible pour le réacteur de Téhéran, selon nos besoins et nos plans », a 
souligné M.Zarif.

Le texte de l’accord

Le document de l’accord, publié par le site d’information iranien Irib, comporte quatre pages dont une consacrée aux sanctions.

Selon le texte, les 5 + 1 n’adopteront pas de nouvelles sanctions contre l’Iran. Les sanctions pétrolières contre l’Iran seront suspendues, le niveau de vente du pétrole actuel de l’Iran sera maintenu et les revenus pétroliers seront débloqués.

Les sanctions pétrochimiques seront entièrement levées et le secteur automobile iranien sortira également du régime des sanctions.

Le boycott sur l’or et les métaux précieux ainsi que les sanctions sur le secteur d’assurance lié au pétrole seront également éliminées.

Le droit iranien à l’enrichissement de l’uranium iranien figure à deux reprises dans le texte.

Les sites nucléaires iraniens seront maintenus, et les réacteurs de Fordo et d’Arak continueront leurs activités.

Mais, que va faire l’Iran ?  Pendant six mois, les activités nucléaires iraniennes à Arak, Natanz et Fordo ne s’amplifieront pas , mais l’enrichissement se fera à moins de 5%. Par contre, les travaux de recherche nucléaire se poursuivront.

L’enrichissement de l’uranium à 20% sera suspendu pendant six mois, mais l’Iran conservera la totalité de ses réserves en uranium enrichi sur son territoire sans en exporter un iota à l’étranger.

Rappelons que les 5+1, les Etats unis, la Russie, la Chine, la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne ont négocié depuis mercredi à Genève avec l’Iran à la recherche d’un accord intérimaire de six mois, qui apporterait des garanties sur le caractère pacifique du programme nucléaire iranien avec en contrepartie un allégement « limité » de sanctions imposées contre l’Iran.

Les ministres des 5+1 ont rejoint samedi les négociateurs.

Dans les dernières heures les discussions ont été bloquées sur la question du « droit » à l’enrichissement de l’uranium pour l’Iran.

L’Iran veut une référence explicite à son droit à l’enrichissement d’uranium dans l’accord en discussion avec les grandes puissances à Genève, a affirmé dans la nuit le négociateur en chef iranien Abbas Araghchi.

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Accord historique entre l’Iran et l’occident, les cons´quences stratégiques ?

 

IRIB

24 Novembre 2013

Les experts estiment que la conclusion d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran pourrait avoir des conséquences régionales et internationales très profondes.

Le site d’information al-Nashra a publié un article selon lequel un rapprochement entre les Etats-Unis et la République islamique d’Iran changerait profondément la carte géopolitique du Moyen-Orient, deux pays qui étaient alliés avant. Ainsi, la région du golfe Persique et le Moyen-Orient pourraient connaître une réduction considérable du rôle des pays comme la Chine et la Russie, ainsi que le renforcement de la position des Etats-Unis dans les pays de l’Asie centrale.

Par ailleurs, un rapprochement entre les Etats-Unis et la République islamique d’Iran pourrait avoir aussi une influence sur la position régionale de la Turquie, car un tel rapprochement pourrait renforcer la position de l’Iran dans la région de la Méditerranée. Par ailleurs, l’Iran et la République d’Azerbaïdjan pourraient espérer l’amélioration de leurs relations en convergeant d’avantage leurs intérêts dans le bassin de la mer Caspienne.

En outre, en ce qui concerne le président des Etats-Unis, Barack Obama, des experts estiment que le rapprochement éventuel avec l’Iran pourrait être considéré pour lui, une réussite politique importante dans les dernières années de sa présidence.

Et enfin, quant à la République islamique d’Iran, le rapprochement avec l’Occident pourrait améliorer la situation économique du pays, et réduire la dépendance du pays au soutien de la Russie ou de la Chine, sans oublier pourtant que Téhéran ne s’oppose jamais à une coopération étroite avec les pays membres de l’Organisation de Shanghai.

Cependant, il faut admettre que malgré les sanctions économiques des pays occidentaux, la République islamique d’Iran a toujours su renforcer sa place en tant que grande puissance régionale dans la région du Golfe persique et de l’orient , sans oublier le rôle axial qu’il joue dans le règlement de la crise syrienne. Un face à face par procuration s’est déroulé effectivement entre l’Iran d’une part la turquie, l’arabie saoudite et le Qatar de l’autre et qui a eu pour le décor la Syrie. l’atout iranien dans ce face à face est bien évidemment la Syrie et l’Iran conserve toujours cet atout et ce malgrès les sanctions et les pressions dont il fait l’objet. 
l’Arabie saoudite a tenté depuis 2011 de liguer les takfiris jihadistes contre le régime et l’armée syriennes. Quelques 40000 terroristes armés combattent en Syrie. mais les masques sont très vite tombés et les relations entre Riyad et les terroristes takfiris sont désormais connus de tout le monde. L’Arabie saoudite fait face à ce que les analystes qualifient de « défaite startégique » et dans son extrême désarrois il se pourrait qu’elle se livre même à une confrontation directe avec l’Iran. Les attentats suiscides de mardi dernier à Beyrouth dont les auteurs se revendqiuent des élements proches de Riyad aide à bien renforcer cette hypothèse.

Et la Turquie? le pays d’Erdogan s’est longtemps rangés dans le camp des ennemsi de la Syrie , se transformant en une véritable menace stratégique contre les intérêts géopolitiques de l’Iran. Mais depuis peu , la Turquie semble changer de cap et s’intéresse à régler ses divergences avec l’Iran. Les Turcs acceptent désormais à échanger leurs renseignements avec les iraniens en vertu d’un accord que leur renseignement  a signé avec le renseignement iranien. Ankara sait pertinemment que toute confrontation avec Téhéran risque de lui coûter cher dans la mesure où il y a la question très délicate des kurdes qui pourrait à tout moment surgir et devenir un réel problème pour l’AKP. de nombreux analystes affirment avoir percu dès la seconde moitié de 2013 les signes d’un retrait d’Ankara de ses positions hostiles à l’encontre de l’Iran et de la Syrie .

La Turquie semble être désormais sur la défensive. elle a perdu dans saguerrecontre l’Iran et la Syrie son allié américain . Mieux vaut dont opter pour plus de modération , moins d’hostilité ouverte.

Et l’Arabie saoudite? du côté de Riyad , rien n’indique la moindre volonté d’apaisement. au contraire , les saoudiens veulent s’armer non seulement de bombes atomiques pakistanaises mais encore de missiles balistqiues SS2 . . C’est un message direct à l’adresse de Téhéran . Certes le Pakistan qui offre un terrain sûr à l’entrainement de plus de 40000 terrorsites takfiris accueille à bras ouvert les investissemenst saoudiens l’offre d’achat de bombes atomiques comme il a bien accueilli la demande saoudienne d’envoyer des terroristes en Syrie.

Et pourtant Islamabad sait qu’il est dépendant du projet du transfert de l’énergie iranienne pour sauver son économie. En outre, les dirigeants pakistanais ont tiré leçon de leurs interventions dans les affaires intérieures de l’Afghanistan. Un rapprochement éventuel entre l’Iran et les Etats-Unis, aurait donc des conséquences significatives sur les relations entre Téhéran et Islamabad, ce dernier ayant besoin d’un Afghanistan stable….

Nucléaire iranien: La guerre d’Iran n’aura pas lieu…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis with tags , , , , , , , on 12 novembre 2012 by Résistance 71

De plus en plus difficile pour l’empire de monter un casus belli. La réthorique israélienne (d’un chef d’état major) est que seul une attaque nucléaire pourrait venir à bout de l’Iran… Il semblerait que l’empire n’attaquera pas un Iran renforcé militairement, du moins pas avant de l’avoir affaibli avec des années de sanctions économiques. Il semblerait que nous soyons partis pour 10 ans de sanctions (du moins l’empire le croit-il..) pour affaiblir l’Iran et l’attaquer comme l’Irak. Plus que probable que cela ne marche pas non plus…

Géopolitiquement, les contours d’une nouvelle guerre froide sont dessinés: l’empire anglo-américano-sioniste et ses satellites, de l’autre côté: la résistance à l’impérialisme des pays non-alignés, la Russie en tête de liste. Une question demeure: à quel jeu joue la Chine ? C’est la clef géopolitique actuelle.

— Résistance 71 —

 

Le chef de l’AIEA déclare que le programme nucléaire iranien est pacifique

 

Press TV

 

Le 11 Novembre 2012

 

url de l’article original;

http://www.presstv.ir/detail/2012/11/11/271619/iran-nuclear-energy-program-peaceful/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le directeur général de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA) de l’ONU, Yukiya Amano dit que les centrales nucléaires de l’Iran sont utilisées à des fins énergétiques pacifiques,

Dans une interview avec le quotidien russe Rossiyskaya Gazeta de dimanche, Amano a confirmé qu’un très grand nombre d’installations nucléaires iraniennes sont sous la supervision de l’AIEA et qu’elles ont des fins pacifiques.

Le chef de l’agence atomique de l’ONU a noté que beaucoup de missions de haut-niveau de l’AIEA ont visité les installations nucléaires iraniennes et que jusqu’ici les rapports de l’agence ne mentionne nulle part que l’Iran a des armes nucléaires.

L’AIEA va tenir de nouvelles négociations avec l’Iran à propos de son programme nucléaire le 13 Décembre 2012.

Les dernières négociations entre l’AIEA et l’Iran remontent au 24 Août 2012 à Vienne. Les deux parties avaient également négocié les 14 et 15 Mai de cette année, avant cette session, les représentants des deux côtés avaient tenu deux réunions de négociations à Téhéran en Janvier et Février 2012.

Les Etats-Unis, Israël et quelques uns de leurs alliés ont accusé à maintes reprises l’Iran de poursuivre des objectifs non-civils avec son programme  d’énergie nucléaire.

L’Iran argumente qu’en tant que signataire du Traité de Non Prolifération Nucléaire ou TNP (NdT: ce qu’Israël n’est pas et possède pourtant de l’armement nucléaire non contrôlé et donc illégal) et membre de l’AIEA, elle est en droit de développer et d’acquérir une technologie nucléaire à des fins pacifiques.

L’AIEA a conduit un grand nombre d’inspections sur les installations nucléaires iraniennes, mais n’a jamais trouvé quelque preuve que ce soit indiquant une diversion du programme énergétique nucléaire de Téhéran vers des buts militaires.