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Recette de la greve vraiment efficace…

Posted in actualité, politique et social, politique française, Social & Retraite with tags , , , , , on 7 octobre 2010 by Résistance 71

Recette-conseil des compagnons de la CNT-AIT… Elle a fait ses preuves au fil du temps et de l’Histoire. Le véritable question est la suivante:

Veut-on réellement un succes ?… ou juste donner le change pour nous donner bonne conscience ?…

« Pour les travailleurs, le greve générale est la conséquence logique du systeme industriel moderne, dont ils sont les victimes et elle leur offre en même temps l’arme la plus forte dans la lutte pour leur libération sociale, pourvu qu’ils reconnaissent leur propre force et apprennent a utiliser cette arme a bon escient. »

— Rudolph Rocker —

Résistance 71

Qu’est-ce qu’une grève ?

Depuis près d’un mois, tous les 15 jours, les syndicats nous envoient dans la rue et
nous demandent de nous mettre en grève. Ce qu’ils appellent les « journées
d’action », les « temps forts »,…

Force est de constater que, depuis des années, cette tactique ne nous a apporté que des défaites (rappelons par exemple l’absence de rapport de force et l’échec de 2003).

Quand on regarde l’Histoire, les grèves victorieuses avaient toutes les mêmes
caractéristiques :

– Constitution d’une caisse de solidarité. Préparée des mois avant le lancement de la
grève, elle permettait de subvenir aux besoins des familles des grévistes au cours de
grèves longues de plusieurs jours ou plusieurs semaines.

– Assemblées générales dans chaque usine. Elles étaient l’expression de la base, et
elles dépassaient souvent les syndicats, qui dans tous les cas devaient leur rendre des
comptes.

– Blocages des usines. Afin que la grève soit efficace, la production devait
impérativement s’arrêter (il fallait également contrer la possibilité de « lock-out »).

– Dénonciation (voir plus) des « jaunes » (les ouvriers qui refusaient de faire grève, ou
qui venaient remplacer le personnel gréviste).

– Arrêt de l’activité jusqu’à acceptation des conditions posées par les travailleurs.

Ces facteurs permettaient aux ouvriers de créer un véritable rapport de force avec les
patrons. Or, que voyons-nous dans les grèves d’aujourd’hui ?

– Pas de continuité, une journée tous les 15 jours…

– Pas de caisse de solidarité. Les bureaucraties syndicales, qui sont là pour ça (à
ce qu’ils nous disent) ne lâchent pas un centime, et écourtent les grèves au prétexte que les ouvriers n’auraient pas les moyens de la faire.

– Des assemblées générales de plus en plus rares, et de plus en plus contrôlées
par les syndicats.

– Aucun blocage, au nom de la sacro-sainte « liberté de choix ».

– Des jaunes qu’il faut respecter, parce que l’on serait en « démocratie ».

En bref, les centrales syndicales opèrent la confusion entre la grève, lutte claire et
véritable, et le débrayage, signal flou, peu menaçant et sans enjeu. La grève, notre outil le plus efficace contre les patrons et l’État, a été dénaturée par les centrales syndicales et son efficacité tuée dans l’œuf ! À nous de la faire revivre !

Le 12 octobre, réclamons une grève générale autogestionnaire !