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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Un peu d’anti-propagande occidentale sur l’Iran… avant la bagarre ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , on 5 septembre 2018 by Résistance 71


Téhéran et ses montagnes

 

Hello, ils vous ont menti au sujet de l’Iran !

 

André Vltchek

 

21 août 2018

 

Source:

https://www.investigaction.net/en/hello-they-lied-to-you-about-iran/ 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Avez-vous seulement considéré la possibilité que tout ce que vous avez appris sur le monde dans les médias occidentaux n’est que mensonge et fabrication ?…

Je suis sûr que vous l’avez envisagé, du moins récemment, lorsque l’insanité des médias occidentaux et leur propagande devient claire et évidente. Mais à quel degré avez-vous été endoctriné ?

Si vous vivez en Europe ou en Amérique du Nord, à quel point êtes-vous empoisonné par les mensonges au sujet de Cuba, du Vénézuéla, de la Russie et de la Chine, de la Corée du Nord et oui, au sujet de l’Iran également ? êtes-vous au-delà de toute guérison possible ? Si vous voyiez la vérité, si vous étiez confronté à la réalité, pourriez vous les reconnaître ? ou les percevriez-vous comme de la propagande et des mensonges ?

Je viens juste de quitter Téhéran, une ville à la très longue histoire et grande culture, remplie de musées, de théâtres, de superbes parcs remarquablement entretenus saupoudrés de culture et de sculptures modernes. C’est une ville aux transports publics modernes et totalement subventionnés, consistant en un métro de haute technologie, de voies de bus écologiques ainsi qu’un grand réseau de trains de banlieues. Une ville aux nombreux arbres, grands et sains, aux places tranquilles, aux cafés élégants et au peuple d’une rare gentillesse et hautement éduqué.


Université de Téhéran

Une ville qui pourrait parfaitement faire partie du classement des “10 meilleures villes du monde”, si elle n’était pas la capitale d’un pays que l’occident tente de ruiner, d’abord avec des sanctions économiques d’une injustice débordante et puis qui sait, au moyen d’une invasion militaire…

Que savent les occidentaux au sujet de l’Iran ? Que leur a t’on dit ? Je pense que l’image que veut projeter les merdias est celle de l’Iran, pays de l’islam radical, une sorte d’Arabie Saoudite chiite, peut-être pire. Bien pire, puisque l’Arabie Saoudite, proche alliée de l’occident, de Londres et de Washington (NdT: et de Tel Aviv…), ne peut pas être touchée en occident, quelque soit la barbarie et la terreur qu’elle répand chez elle et dans le monde.

Ceux qui connaissent à la fois Djeddah et Téhéran rient d’une telle comparaison. L’Arabie Saoudite et sa demie-colonie du Bahreïn, malgré leur richesse issue de la manne pétrolière, font parties des sociétés faisant preuve du moins de compassion sur cette planète, où la misère se frotte à la richesse repoussante, dégoulinante de vulgarité et son prosélytisme crâne.

L’Iran est essentiellement un pays socialiste, internationaliste et en solidarité totale avec les opprimés et les nations en lutte de notre planète. Non je ne parle pas seulement de la Syrie, du Yémen et de la Palestine ; mais aussi de Cuba, du Vénézuéla et de bien d’autres. Vous ne le saviez pas ? Aucune surprise: vous n’êtes pas supposés le savoir !…


Musée, Université, Téhéran

Vous êtes aussi supposés demeurer ignorants au sujet du système social iranien, clairement socialiste. Education gratuite, santé gratuite, transports publics modernes et culture subventionnés, très grands espaces publics et dans une certaine mesure, un gouvernement fort et au moins partiellement, une planification centralisée.

Note de R71: Nous ne faisons en rien une apologie de “l’état iranien” en traduisant cet article, notre position est claire depuis le départ sur le sujet: A bas l’État, quel qu’il soit !  cet ennemi viscéral des peuples. Nous publions cet article dans le seul souci de contre-balancer la propagande ambiante avec des informations de gens qui ont vu, visité et analysé le pays. L’auteur de cet article n’est pas le seul. Les chiens de guerre ne font que construire le mensonge permanent pour justifier de leurs actes d’agression et de guerre à l’encontre de nations dissidentes à l’ordre mondial occidental ethnocentrique et génocidaire. L’Iran est le grand pays de la région dont la tête doit orner le mur du bureau central, poliburo oligarque Inc.

Malgré les sanctions absolument injustes et terribles imposées, bien qu’avec quelques interruptions, par Washington et ses alliés, l’Iran reste debout et grandie, essayant contre vents et marées de s’occuper au mieux de son peuple. Et malgré ce à quoi les Iraniens doivent faire face, ils ne trichent pas et ne volent pas. La monnaie s’est effondrée après que Washington ait imposé de nouvelles sanctions les plus bizarres, déclenchant la frustration et certaines manifestations de mécontentement. Mais la grande majorité des Iraniens sait parfaitement qui est le coupable de cet état de fait et il n’est un secret pour personne que l’opposition est le plus souvent financée et pilotée depuis l’occident.

La plupart des visiteurs n’y comprennent rien au système monétaire et au taux de change. Je ne fais pas exception à cette règle. Lorsque je sois payer, je donne simplement mon porte-feuille aux chauffeurs de taxi ou aux serveurs de restaurant et ils y prennent l’argent nécessaire au paiement. J’ai contrôlé avec mes collègues iraniens: la somme prise à chaque fois est toujours la somme dûe.

Les Iraniens ne font jamais montre d’une “fièreté arrogante”, ils ne font que montrer la fièreté décente et déterminée d’une nation à la culture millénaire, qui sait parfaitement bien qu’elle est du bon côté de l’Histoire.

On nous a répété à quel point l’Iran était religieuse ; mais à l’encontre de l’Arabie Saoudite ou de l’Indonésie (NdT: succursale saoudienne), la religion ici ne vous est pas jetée en pleine figure. Elle n’est pas agitée en permanence comme un drapeau. En Iran, la religion est quelque chose d’interne, de profond, qui est exprimée humblement et sans tapage. Alors que les mosquées de Djakarta diffusent à longueur de journées par leurs hauts-parleurs, des sermons entiers, où les gens sont maintenant jetés en prison pour avoir critiqué cette imposition brutale de la religion sur le public au sens large, je n’ai presque pas pu détecter l’Adhan (l’appel à la prière) à Téhéran. La grande majorité des passantes féminines de Téhéran ne couvrent leurs cheveux que symboliquement, un tiers, ou même un quart gardant leurs cheveux exposés.

Mais l’occident n’infligera jamais de sanctions économiques sur l’Indonésie ni ne s’y opposera de quelque manière que ce soit et peu importe la brutalité démontrée sur son propre peuple: Washington, Londres et Canberra ont déjà ruiné son orientation socialiste avec le coup d’état de 1965 (NdT: voir ou revoir l’excellent film de Peter Weir “L’année de tous les dangers” sur le sujet avec Mel Gibson et la toujours exceptionnelle Helen Hunt…). Djakarta est maintenant asservie, obéissante, anti-communiste et turbo-capitaliste. Il n’y a plus rien de public, tout est privatisé (pillé). Les élites ont totalement pillé le pays pour le bien de l’occident. Les religions en Indonésie sont utilisées pour maintenir en place le régime fasciste pro-occidental.

L’Iran en est totalement opposé: son interprétation de la religion est “traditionnelle”, comme elle le fut avant même que l’occident ne parvienne à en faire dérailler l’essence dans tant de parties du monde. Elle est socialiste, emplie de compassion, spirituelle et oui, internationaliste. A l’encontre d’endroits comme Djeddah ou Djarkarta où sortir pour manger est maintenant le summum de la vie culturelle (et souvent la seule véritable option pour “jouir un peu de la ville”), Téhéran offre beaucoup de cinémas d’art et de qualité (les films iraniens sont parmi les meilleurs et les plus intellectuels produits au monde, NdT: voir pour s’en convaincre le petit chef-d’œuvre qu’est “Les enfants du ciel” de Majid Majidi, 1997, qui est dans la lignée du célèbre “Voleur de bicyclette”, de Vittorio De Sica, 1948 ou “Baran”, “La pluie” du même Majidi, 2001), des musées et des galeries d’art de classe mondiale, de très grands espaces publics ainsi qu’un grand nombre de facilités sportives et de loisirs, incluant des parcs superbes et remarquablement entretenus.

Vous voulez être suspendu à un câble et voler au dessus d’une vallée près d’une des plus grandes tours de télévision au monde ? Vous pouvez le faire à Téhéran. Vous voulez voir une série des tous derniers films chinois d’art et essai ? Vous le pouvez dans ce magnifique palace du cinéma appelé le Musée du Cinéma. Peut-être voudriez-vous voir des pièces de théâtres de Tennessee Williams ou de Tchékov, en farsi ?… Pourquoi pas ?

Bien sûr vous pouvez aussi rester assis dans votre voiture dans un embouteillage  comme vous le feriez à Riad ou Djakarta, mais vous pourriez tout aussi bien vous déplacer vite et facilement à travers la ville avec le système de métro très moderne. Vous pouvez flâner sur les grands trottoirs à l’ombre de grands arbres.

Que vous a t’on dit d’autre ? Que vous ne pouvez pas regarder une femme dans les yeux sous peine d’être lapidé ? Les couples se tiennent par la main partout à Téhéran et les filles ennuyées ou harassées giflent les hommes, souvent à titre de taquinerie, parfois sérieusement.

Mais le croiriez-vous si vous le voyiez ?… Ou est-ce trop tard, et avez-vous atteint le point de non-retour ?…

Un jour, un chauffeur de taxi m’emmenant de mon hôtel aux studios de Press TV m’a désespérément dit:

“Les Européens qui viennent ici même pour la première fois ne veulent pas apprendre. Même s’ils viennent pour la toute première fis, ils arrivent à l’aéroport, montent dans mon taxi et commencent à prêcher, à m’expliquer ce qu’il se passe dans mon propre pays ! Ils viennent tous avec la même histoire, avec la même critique de l’Iran. Il n’y a aucune diversité ! Comment peuvent-ils se prévaloir de venir de pays démocratiques s’ils pensent tous la même chose ?..”

A Téhéran, la diversité de pensée est absolument renversante. Avec mes collègues et camarades , on discute de tout, de la guerre en Yougoslavie, de l’Amérique Latine et bien entendu de l’Iran. Ils veulent toujours savoir sur la Russie et la Chine. J’adore ce que j’y vois et ce que j’y entends ; lorsque les gens sont curieux, respectueux des autres cultures, c’est toujours un excellent début !

L’Iran saigne, souffre, mais est forte. Tout le monde ici n’est pas d’accord avec la politique du gouvernement (bien que la plupart des Iraniens soutiennent leur gouvernement), mais tout le monde est déterminé à lutter et à défendre son pays s’il est attaqué économiquement ou par d’autres moyens.

Quand je viens ici, j’ai cette envie impolie, je veux crier à mes lecteurs: Venez ici et venez y apprendre quelque chose ! L’Iran n’est bien sûr pas parfaite, mais vraie, ici la vie est réelle et tout autant l’est son peuple. Grâce à leur culture et à leur histoire, ils savent comment séparer une pierre précieuse d’un simple caillou, la pensée pure de la propagande, le capitalisme bon marché et mortifère de la grande poussée pour un monde meilleur. Si vous ne me croyez pas, regardez simplement leurs films: un chef-d’œuvre après l’autre.

C’est peut-être pourquoi l’occident veut d’abord ruiner puis détruire ce pays. Pour l’occident, l’Iran est “dangereux”. L’Iran est dangereux et même mortel pour l’arrangement impérialiste du monde, tout comme la Russie, la Chine, Cuba, le Vénézuéla, La Bolivie le sont également.

Ruiner l’Iran ne sera pas chose facile. Je dirai même, cela peut-être impossible. Son peuple est trop intelligent, déterminé et fort. L’Iran n’est pas seul, il a beaucoup d’amis et de camarades. Mêmes ses voisins, la Turquie et le Pakistan sont en train de changer rapidement de direction et de s’éloigner de l’occident.

Ne me croyez pas sur parole. Venez et constatez par vous-mêmes. Mais ne prêchez pas: posez des questions et puis SVP, asseyez-vous, écoutez et apprenez quelque chose ! Ce pays a plus de 7000 ans d’histoire. Au lieu de le bombarder, lisez ses poètes, regardez ses films et apprenez de sa position internationale ! Et alors, alors seulement, décidez, si l’Iran est vraiment votre, notre ennemi ou un cher camarade et ami.


Pont piéton Téhéran

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Analyse géopolitique globale à l’été 2015…

Posted in actualité, colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 16 août 2015 by Résistance 71

Excellente analyse de Thierry Meyssan, notamment sur des épisodes « oubliés » de ce qu’il se passent au Moyen-Orient, comme l’analyse de la trahison du patron du Hamas Khaled Mechaal. Les emphases dans le formatage du texte sont de notre chef.

A lire et diffuser sans modération…

— Résistance 71 —

 

Après l’accord des Etats-Unis et de l’Iran, le monde se réorganise

 

Thierry Meyssan

 

14 Août 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188259.html

 

En juillet, le mensuel politique serbe de référence, Geopolitika, a interviewé Thierry Meyssan sur la situation dans les Balkans et au Proche-Orient. Nous reproduisons ici cet entretien avec des notes sur les dernières évolutions. Pour l’analyste, les relations internationales sont dominées par la volonté états-unienne de garder le contrôle économique global et d’empêcher l’émergence de nouveaux rivaux, la Russie, la Chine et l’Union européenne. L’affrontement se joue à la fois au Proche-Orient et en Ukraine. Le basculement de l’Iran, d’une position révolutionnaire et anti-impérialiste à une position nationaliste et à une ambition d’influence régionale, redistribue toutes les cartes.

Geopolitika : Monsieur Meyssan, la Serbie et le Sud-Est de l’Europe en général, ont été « inondés » par la vague des immigrants. S’agit-il d’un processus spontané ou est-ce que quelqu’un serait intéressé par le déplacement d’une partie importante de la population du Proche-Orient, d’Afghanistan et d’autres pays vers le vieux continent ? Est-ce qu’il y a quelqu’un qui voudrait priver le président el-Assad du soutien de son peuple en encourageant les migrations depuis la Syrie ?

Thierry Meyssan : Personne n’avait prévu l’ampleur de la vague de migrants actuelle. Ils proviennent principalement de Syrie, d’Afghanistan et de la Corne de l’Afrique. Contrairement à ce que prétendent les politiciens occidentaux, il ne s’agit ni de gens à la recherche du niveau de vie européen, ni de personnes qui tenteraient d’échapper à des régimes dictatoriaux. Ce sont simplement des êtres humains qui fuient les combats car leur pays est en guerre, généralement du fait des politiques occidentales.

Les politiciens européens n’ont toujours pas compris que cette migration est la conséquence de la stratégie états-unienne depuis 2001. Washington ne cherche plus à prendre le contrôle d’États, mais à détruire les États et à imposer un chaos dans lequel rien ne peut s’organiser sans leur volonté. C’est la théorie du philosophe Leo Strauss qui a formé de nombreux responsables du secrétariat à la Défense.

Cependant il est désormais évident pour les États-uniens que si le chaos sert localement leurs intérêts, il ne peut être contrôlé et tend à s’étendre. Les migrants sont désormais si nombreux qu’ils peuvent déstabiliser des États que Washington imaginait stables. Il semble que l’administration Obama vienne de modifier ses choix : abandonner la théorie du chaos et revenir à la confrontation classique de la Guerre froide. C’est en tous cas ainsi que j’interprète à la fois la nomination du nouveau stratège du secrétariat à la Défense, James H. Baker, la publication de la nouvelle Military Strategy par Ashton Carter, et les déclarations du prochain chef d’état-major interarmes, le général Joseph Dunford.

Nous devrions donc voir, dans les années à venir, ce flux migratoire s’atténuer. Mais il faudra au moins deux ans pour que les populations réagissent à ce changement de stratégie. La crise actuelle va donc d’abord s’amplifier avant de se résoudre lentement.

Geopolitika : Deutsche Welle et d’autres médias occidentaux annoncent avec malveillance la chute prochaine du régime en Syrie. Quelle est votre opinion sur la situation au front, qui est en train de devenir vraiment compliquée ? Comment aider l’armée syrienne, bien sûr, avant tout de façon militaire ? Est-ce que la Syrie peut toujours compter sur le soutien de la Russie pour l’armement, et sur l’aide de l’Iran, l’Irak et le Liban en ce qui concerne le personnel ?

Thierry Meyssan : Les médias occidentaux prennent les rêves israéliens pour une réalité. Cela fait quatre ans qu’ils nous annoncent chaque semaine la chute imminente du « régime ». En fait, la situation a été critique à la mi-2012, mais est parfaitement contrôlée aujourd’hui.

Sur 23 millions de Syriens, 3 à 4 millions sont réfugiés à l’étranger, 18 à 19 millions soutiennent la République arabe syrienne et environ 500 000 soutiennent les jihadistes. Les médias occidentaux masquent cette réalité en publiant des cartes absurdes sur les « zones libérées » par les jihadistes. Or, l’Armée arabe syrienne a prit le parti de ne sécuriser que les villes et d’abandonner les déserts, qui représentent plus de la moitié du territoire. De son côté, l’Émirat islamique tient 3 villes et des routes à travers le désert. Les médias occidentaux font semblant de croire qu’il contrôle tout le désert. C’est simplement ridicule.

La guerre a déjà été gagnée. Les événements actuels se poursuivront néanmoins tant que l’on fournira des mercenaires, de l’argent et des armes aux jihadistes. Ce qui logiquement devrait cesser après la signature de l’accord bilatéral secret entre les États-unis et l’Iran, parallèlement à l’accord multilatéral sur le nucléaire des 5+1.

Concernant les alliances, pour beaucoup d’habitants du Proche-Orient, la partition de la Syrie historique par les Britanniques et les Français en 1916 (accords Sykes-Picot) a créé des États, mais n’a pas changé les peuples. Beaucoup de Libanais considèrent qu’ils forment un seul peuple avec les Syriens. Et ce sentiment existe, dans une moindre mesure, en Jordanie et en Palestine. Lorsque le Hezbollah est venu se battre en Syrie, il a affirmé intervenir non pas pour protéger la Syrie, mais le Liban. On voit bien aujourd’hui qu’il avait raison : si le Hezbollah n’avait pas sécurisé la frontière syro-libanaise du côté syrien, le Liban serait aujourd’hui ravagé par la guerre.

La Russie, quant à elle, a toujours protégé la Syrie lorsque son existence était menacée, et elle continuera de le faire. Mais il serait naïf de croire que Moscou fera plus. Elle a soutenue la Syrie —comme la Novorossia— au Conseil de sécurité, mais n’est pas intervenue directement dans les combats —ni en Syrie, ni en Novorossia—. Elle a même refusé de fournir des armes essentielles comme des images satellitaires ou des détecteurs de tunnels [1]

L’Iran a changé au cours de cette guerre. Au départ, à l’époque de Mahmoud Ahmadinejad, les Iraniens étaient prêts à mourir pour leur idéal anti-impérialiste. Aujourd’hui, avec cheik Hassan Rohani, ils pensent à intégrer le commerce international et à étendre leur zone d’influence. Téhéran va donc continuer à soutenir Damas, mais il est vital pour la Syrie de se trouver de nouveaux alliés au risque d’être bientôt dominée par les Perses.

Geopolitika : Quelle est la vérité sur l’État islamique, qui commet des crimes épouvantables ? Les forces états-uniennes soutiennent qu’elles bombardent les positions de Daesh, mais de l’autre côté, qui a aidé à ce qu’une telle formation militaire et para-étatique monstrueuse naisse, et qui a conquis des parties importantes de plusieurs États ? Qui leur a donné des armes, fourni la logistique… ?

Thierry Meyssan : L’État islamique est un projet des États-Unis qui a trop bien marché et les encombre désormais. Au départ, il s’agissait de partitionner l’Irak en créant à la fois un Sunnistan (l’actuel Califat) et un Kurdistan (qui ne verra finalement pas le jour), conformément à la carte de Robin Wright publiée par le New York Times en 2013. Ces nouveaux États auraient coupé la ligne de communication entre l’Iran d’un côté, la Syrie, le Liban et le Palestine de l’autre. Pour les créer, il fallait séparer les populations comme cela a été fait en Yougoslavie. Or, ceci étant un crime contre l’humanité ne pouvait être fait par l’armée US. D’où le recours à une organisation non-étatique, l’Émirat islamique.

Nous disposons d’une documentation, certes incomplète mais déjà suffisante, pour conclure que l’Émirat islamique a été créé, sous sa forme actuelle, par Washington avec un financement saoudien et une aide israélienne. Cependant, aujourd’hui les États-unis ne savent plus comment traiter cette organisation qui s’est tant développée et dont le commandement est désormais assuré par la Turquie.

L’Émirat islamique se réclame d’une idéologie takfiriste, c’est-à-dire qu’il se réfère à un penseur des Frères musulmans, Moustafa Choukri, et anathémise tous ceux qui ne partagent pas son interprétation sectaire de l’islam. Sa stratégie a été définie dans un ouvrage publié en 2004, Le Management de la sauvagerie ; un livre signé sous pseudonyme et dont la structure intellectuelle est clairement occidentale.

Lors de sa création, en 2006, il s’agissait d’une organisation tribale composée de six tribus sunnites irakiennes et des combattants libyens d’al-Qaïda en Irak. L’Émirat islamique incorpore depuis sa réorganisation, en mai 2014, d’anciens officiers de Saddam Hussein, liés à l’Arabie saoudite, qui avaient soutenu la tentative de coup d’État des Frères musulmans en 1982 en Syrie. Mais son organisation rappelle celle des Moujahidines du peuple, une secte iranienne qui s’était réfugiée en Irak et que Saddam Hussein utilisait pour accomplir ses basses œuvres.

Geopolitika : Vous considérez les accords nucléaires entre les États Unis et l’Iran comme une tentative d’un accord plus large entre Téhéran et Washington. Quelles en seront les conséquences pour le Proche-Orient ?

Thierry Meyssan : En signant cet accord, la République islamique d’Iran a cessé d’être ce que signifie son nom. Selon l’imam Khomeiny, « islamique » désignait à la fois la religion musulmane et la lutte pour la justice, c’est-à-dire contre l’impérialisme. Désormais, l’Iran récupère le rôle qu’elle jouait à l’époque du Shah, celui de gendarme régional pour le compte de Washington. « Islamique » ne désigne plus que la religion musulmane.

D’un côté, c’est une bonne nouvelle pour les populations car cela devrait permettre un cessez-le-feu pour les dix prochaines années. D’un autre, c’est une catastrophe parce que cette paix est injuste et que ceux qui combattent l’injustice sont désormais seuls.

Geopolitika : Votre article sur la coopération secrète entre l’Arabie Saoudite et Israël est très intrigant. Quel est l’objet de cette coopération, et dans une sphère conspiratrice, où se rencontrent les intérêts de ces deux grands adversaires ?

Thierry Meyssan : Israël et l’Arabie saoudite ne sont plus des adversaires, mais déjà des alliés militaires. Ils ont réalisé ensemble l’attaque du Yémen. L’état-major de la Force arabe commune n’est pas à Riyad, mais à Hargeisa, au Somaliland. Cet État non-reconnu, situé en Afrique à côté de Djibouti, est une colonie israélienne. Les bombardiers saoudiens sont principalement pilotés par des soldats israéliens. Et Israël a même fourni une bombe à neutrons qui a tué de nombreux yéménites dans un silence assourdissant de la « communauté internationale ».

En vertu de la National Security Strategy de Barack Obama, la sécurité d’Israël, une fois opéré le retrait des troupes états-uniennes du Proche-Orient et leur transfert en Extrême-Orient, sera assurée par la « Force arabe commune », sous les auspices de la Ligue arabe, mais sous commandement israélien.

La collaboration entre Tel-Aviv et Riyad se poursuivra dans la décennie à venir avec l’exploitation du champ pétrolier de Rub al-Khali, principalement situé au Yémen, puis avec celui d’Ogaden, en Éthiopie. Dans cette perspective, le Saudi Bin Laden Group devrait construire un grand pont au dessus du détroit de Bab el-Mandeb, reliant Aden à Djibouti.

Geopolitika : Est-ce que le général Sissi et son armée résistent avec succès en Égypte et est-ce que la coalition britannique-US-qatari, qui en fait soutient les frères Musulmans, a subi une défaite dans la vallée du Nil ?

Thierry Meyssan : Le projet visant à placer au pouvoir, partout dans le monde arabe, la société secrète des Frères musulmans a échoué. Ils ont perdu l’Égypte et la Tunisie, ne parviennent pas à s’imposer en Libye, ont été balayés en Syrie et ont échoué à perpétrer un coup d’État en Arabie saoudite.

Au départ soutenus par le Qatar, ils le sont aujourd’hui par la Turquie. Le parcours de Khaled Mechaal est à ce sujet tout un symbole. Ce leader du Hamas incarnait la Résistance à Israël après que Tel-Aviv ait corrompu des dirigeants du Fateh et soit parvenu à ce qu’ils empoisonnent Yasser Arafat. Mechaal était réfugié en Syrie et y disposait d’un soutien sans faille. En 2012, considérant que le vent tournait et que les Frères allait l’emporter avec l’aide états-unienne, il a quitté Damas pour s’installer chez un des ennemis de la Syrie, le Qatar. Il a fait du Hamas la branche palestinienne des Frères et s’est allié à la fois à Al-Qaïda et aux Israéliens pour prendre le camp palestinien de Yarmouk, dans la banlieue de Damas, et assassiner les dirigeants palestiniens des autres factions dans le camp. Il a perdu. Aujourd’hui, il passe l’essentiel de son temps en Turquie et tente de se faire oublier. Sa trahison est un drame pour les Palestiniens.

Le général Abdel Fattah al-Sissi n’est pas libre. Son pays est économiquement ruiné et, pour nourrir sa population, il a besoin de l’aide saoudienne. Il est donc contraint de participer à la guerre au Yémen dans un camp qui n’est pas le sien. Et il ne peut venir aider la Syrie.

Geopolitika : En décembre vous avez annoncé la chute du président turque omnipotent, Tayyip Erdogan, en publiant des faits choquants de sa biographie… Quelle est la relation entre l’AKP turc et les Frères musulmans ? Que s’est-il vraiment passé après le mystérieux attentat contre le prince saoudien, Bandar ben Sultan ?

Thierry Meyssan : Recep Tayyip Erdoğan n’est pas un politicien, mais un ex-petit délinquant qui a réussi en politique. Il n’a pas de stratégie, juste un rêve —celui de créer un nouvel empire turc— et un grand sens de l’opportunité.

Après avoir laissé l’ambassade états-unienne gouverner son pays durant des années, il s’est laissé embarquer dans la guerre contre la Libye, bien que ce pays ait été un important partenaire économique de la Turquie. Puis, il a profité de la disparition du prince saoudien Bandar ben Sultan pour s’approprier les réseaux jihadistes internationaux. Bandar a été hospitalisé durant plus d’un an, suite à ses blessures après l’attentat en rétorsion de l’assassinat des membres du Conseil national syrien de sécurité. De même, il a profité de l’abdication de l’émir de Qatar pour récupérer la supervision des Frères musulmans. De sorte qu’il est aujourd’hui à la fois le parrain de la Confrérie secrète et le véritable chef de l’Émirat islamique.

Enivré par son succès, il s’est emparé du gazoduc Turkish Stream lorsque Vladimir Poutine est venu lui proposer de le construire, en décembre dernier. C’est évidemment une grave erreur car, ce faisant, il est devenu le partenaire économique privilégié de la Russie tout en étant, via l’Otan, un partenaire militaire des États-Unis. C’est pourquoi j’ai immédiatement pronostiqué sa défaite. Effectivement, l’ambassade des États-Unis a réorganisé son opposition et il a perdu les élections. Soit il fait amende honorable —ce qui va lui coûter cher—, soit il devra partir [2].

Geopolitika : Que pensez-vous de la situation en Ukraine, qui est devenue la raison pour une confrontation de plus en plus importante entre la Russie et l’Occident (les États-Unis et l’UE) ? Que pensez-vous de la politique de la Russie, sur le plan national et international, envers le monde, surtout concernant les sanctions que l’Occident a imposées à Moscou ? Beaucoup pensent que l’Ukraine est la vengeance des États Unis contre la Russie à propos de la Syrie.

Thierry Meyssan : Les États-Unis n’ont que faire de l’Ukraine, un pays ruiné et corrompu. Ils n’ont jamais souhaité qu’elle intègre l’Union européenne. Ils ont organisé la mise en scène de la place Maïdan non pas pour placer Petro Poroshenko au pouvoir, mais pour détruire l’État. Ce qu’ils sont parvenus à faire. La situation actuelle au Donbass et à Donetsk leur convient parfaitement.

La destruction de l’État ukrainien, comme celle de l’État irakien, correspond à leur grande stratégie : conserver leur supériorité mondiale en empêchant l’Union européenne, la Russie et la Chine de les concurrencer. Pour ce faire, premièrement, ils contrôlent les « espaces communs » —les océans, l’air, et le cyberespace—, et, deuxièmement, ils coupent les possibles routes continentales. Détruire l’État irakien, c’est couper la « route de la soie » reliant la Chine à la Méditerranée. Détruire l’État ukrainien, c’est couper le projet de corridor Pékin-Berlin pour lequel la Chine vient de créer la gigantesque Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB).

Certes, l’unification de la Crimée et de la Russie est un mauvais coup pour Washington, mais il sera toujours possible de fermer le Bosphore et les Dardanelles. Cela ne change rien à l’échelle globale.

Geopolitika : La Grande-Bretagne et d’autres pays occidentaux ont essayé de faire passer à l’ONU une résolution sur Srebrenica, qui est directement dirigée contre la Serbie et les Serbes de Bosnie et d’Herzégovine, ce que la Russie a empêché par un veto. Que pensez-vous de la situation dans les Balkans, surtout en Macédoine, et pourquoi est-ce que la Serbie est toujours la cible de pressions sans fin, même si tous les gouvernements de Belgrade, après le coup d’État de 2000 et la suppression de Slobodan Milošević, ont énormément cédé aux demandes de l’Occident ?

Thierry Meyssan : Les Occidentaux sont spécialistes dans la réécriture de l’Histoire. Le massacre de Srebrenica est sans aucun doute un génocide, mais ce ne sont pas les Serbes qui ont débuté le nettoyage ethnique en Yougoslavie. Dans un monde normal, nous devrions condamner les individus croates, bosniaques, serbes, qui ont commis des génocides. Encore devrions-nous leur reconnaître, à tous, des circonstances atténuantes. Car la folie qui s’est emparée de la Yougoslavie lui a été inoculée par les États-Unis. À l’époque, le département de la Défense considérait ce pays comme un « laboratoire » où il pourrait expérimenter la possibilité de créer ex nihilo une guerre civile. La résolution qui a échoué au Conseil de sécurité montre, qu’une fois de plus, les Occidentaux ne veulent condamner que les Serbes, parce qu’ils sont orthodoxes et culturellement proches de la Russie.

Quoi qu’il en soit, ceci n’est pas la priorité de Washington. Aujourd’hui ce qui fait agir les États-Unis dans les Balkans, ce sont les projets russes de gazoduc. C’est pour s’y opposer que le général David Petraeus a investi dans la presse serbe, que la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarović soutient l’indépendance de la Voïvodine et que la CIA a tenté d’organiser un coup d’État en Macédoine.

En outre, les Balkans sont toujours la seule base terroriste en Europe. Au début de la guerre contre la Syrie, la Turquie a organisé au Kosovo la formation de jihadistes d’Al-Qaïda. Actuellement, Daesh dispose de camps d’entrainement en Bosnie, à Gornja Maoča, Ošve et Dubnica.

Geopolitika : Que pensez-vous de la présence au Proche-Orient de votre patrie, la France, dont la politique, au début de la guerre en Syrie, s’est beaucoup distinguée dans le soutien aux « rebelles » ? Est-ce que la politique des affaires extérieures de la France concernant le Proche-Orient et l’Europe a commencé à s’améliorer, à avoir sa propre identité et à se rapprocher de la tradition diplomatique qu’avait dans l’histoire la République française ?

Thierry Meyssan : Malheureusement, la politique de Nicolas Sarkozy et de François Hollande répond aux intérêts d’un petit clan capitaliste français qui reste dans l’ombre. Ce sont ces gens qui ont poussé aux interventions militaires en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie, au Mali et en Centrafrique. Les Français constatent que les deux présidents ont conduit exactement la même politique, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur, pour la Défense ou pour l’Économie. Mais ils n’ont toujours pas compris qui tirait les ficelles.

Il existe pourtant des hauts-fonctionnaires, comme le secrétaire général de l’Élysée Jean-Pierre Jouyet, ou comme le chef d’état-major personnel du président, le général Benoît Puga, qui sont restés aux commandes malgré le vote populaire et le passage des « Républicains » aux « Socialistes ». De même, les deux présidents ont dans leur cercle le plus intime des amis communs, comme le comte Henri de Castries, président des assurances AXA et du Groupe de Bilderberg.

Ce sont ces gens, et non pas les partis politiques, qui font la politique de la France contre les Français. Au XIXème siècle, nous avions connu une situation comparable avec un groupuscule de grands patrons, d’hommes politiques et de militaires, mêlant personnalités de droite et de gauche, qui se faisait appeler « le parti de la colonisation ». Après avoir pressuré la classe ouvrière, ils sont partis à l’assaut de l’Afrique du Nord, de la Chine… et de la Syrie.

Geopolitika : Enfin, Monsieur Meyssan, on ne peut pas résister, en sachant les connaissances et la perspicacité que vous possédez, à vous demander ce que vous pensez du référendum en Grèce et le destin des négociations entre Athènes et Bruxelles sur les finances de la dette grecque.

Thierry Meyssan : Les Grecs n’avaient pas le choix. Les Traités les empêchaient de quitter l’euro sans quitter l’Union européenne, et les États-Unis leur interdisaient de quitter cette dernière. Chacun se souvient du coup d’État de 1967 et de celui de 1974 à Chypre.

Le gouvernement Tsípras a donc d’abord obtenu une très large majorité pour rejeter le plan de la Troïka, puis a accepté ce même plan en échange d’une aide de 83 milliards d’euros négociée pour lui par les États-Unis.

L’opinion publique n’y comprends rien, mais Aléxis Tsípras ne pouvait pas faire mieux. La Grèce a été écrasée par ses partenaires européens qui ont tellement peur de se retrouver libres —je veux dire de se retrouver sans le carcan de l’Union européenne— qu’ils acceptent tout et n’importe quoi de l’Allemagne. En l’occurrence, le gouvernement Merkel défend les principes du capitalisme global actuel. Il exploite de manière insensée sa classe ouvrière, dont le pouvoir d’achat a reculé, et agit maintenant sans se préoccuper des conséquences humaines pour la Grèce.

Geopolitika : Merci beaucoup pour cet entretien et votre temps.

Recadrage politique: Fabius se fait botter le cul par l’Iran…

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La vraie mission de ”Mr sang contaminé” en Iran ?

 

IRIB

 

24 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/376444-vraie-mission-de-m-sang-contaminé-en-iran

 

La véhémence avec laquelle Laurent Fabius attaque, voire, insulte

la RII, que ce soit, dans le dossier nucléaire iranien ou via le fameux argument droit de l’Hommiste, ne fera pas oublier aux Iraniens le « crime » que fut le sien, dans les années 80, et que les Français, toujours, adeptes des euphémismes langagiers, appellent l' »Affaire du sang contaminé » . L’ex-Premier ministre socialiste, qui se targue d’avoir dressé les plus sérieuses entraves à un accord nucleaire entre l’Iran et l’Occident, qui est fier de servir de caisse de résonance aux intérêts de l’axe Riyad/Tel-Aviv, quand bien même cela irait à rebours des intérêts de la France, est?  rappelons-le,  responsable de la contamination de 300 malades hémophiles iraniens? par le virus VIH! sur un total de 300 hémophiles, devenus, ainsi séropositifs, 125 sont, déjà, décédés. Il pourra, tant qu’il le voudra se montrer soucieux des risques de prétendues dimensions militaires cachées du nucléaire iranien et réclamer qu’on châtie l’Iran, pour la faute non commise, n’empêche que M.Fabius est,  lui-même, le « fautif « qui a échappé à la justice nationale et internationale par des combines dont seule la justice française a le secret!

Après près de 8 ans de relations tumultueuses irano françaises, le voilà M.  Fabius intéressé par l’Iran…. Non pas qu’il veuille, à l’instar de ses pairs allemands, italiens, autrichiens, polonais et autres, mettre à profit l’ouverture créée, dans la foulée de l’accord du 14 juillet. Non loin s’ en faut….M Fabius,  les yeux, si intensément  tournés vers Tel-Aviv, qu’il ne voit  ni la France, ni son secteur industriel, ni son Peugeot..ni son  Renaut, et encore moins, son Total….

La presse libanaise donne Fabius investi d’une autre mission : Outre le fait de réitérer à ses hôtes iraniens la condition, sine qua non, à une reprise des liens Paris/Téhéran, qui est, évidemment, la reconnaissance d’Israël, l’intéressé aurait trois noms à livrer aux Iraniens : Il s’ agit, en effet, de trois candidats à la présidence, pour le moment, vacante du Liban, le même Liban, que la France a jeté en pâture aux hordes takfiries, là, encore, pour plaire aux Al-e Saoud ! « Ad-Diyar » souligne que cette mission, ce sont les saoudiens qui l’ont définie, pour le patron de la diplomatie française, lequel voue, d’ailleurs, une haine incommensurable à und grosse partie de la population libanaise,  pour cause de lien ou de sympathie envers le Hezbollah.

Ainsi, tiraillé entre Tel-Aviv et Riyad, Laurent, le contaminateur, n’aurait-il aucun temps à consacrer au pays, dont il est le représentant…tant pis, pour les entreprises françaises, qui rongent, depuis 2013, les freins, pour retrouver leur place perdue, sur le méga-marché iranien…C’est vrai que la France hollandaise a trop de sang yankee, dans les veines, pour être intéressée par autre chose que la vente d’armes aux Emirats du golfe Persique……

Résistance politique: Accord sur le nucléaire iranien, le commencement de la fin pour l’hégémonie totalitaire occidentale…

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Comme d’habitude, excellente analyse de Georges Stanéchy sur l’accord nucléaire avec l’Iran et ses conséquences à court et moyen termes…

— Résistance 71 —

 

Accord nucléaire iranien: le reflux

 

Georges Stanechy

 

17 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2015/07/accord-nucleaire-iranien-le-reflux.html

 

« Quand, dans ce grand organisme qu’est l’espèce humaine, chaque groupe humain qui participe à sa constitution comprendra-t-il qu’il ne peut avoir qu’un seul but, la survie de l’ensemble et non l’établissement de sa dominance sur les autres ?

Aucun d’eux n’est représentatif à lui seul de l’espèce et ne détient à lui seul la vérité. »

Henri Laborit (1)

 

Enfin, se dit-on, cet  accord sur « le nucléaire iranien » est conclu !…

Procès en sorcellerie, ou procès d’intention, on ne savait plus comment qualifier ces négociations traînant depuis des années, serpent de mer ou escargot, déambulant, disparaissant, resurgissant, à petits pas, entre Suisse et Autriche : Genève, Lausanne, Vienne…

A n’en plus finir…

« Victoire diplomatique » ?… Dont le mérite serait à partager entre l’Iran et les grandes puissances ?…

Langue de bois.

Plus lucidement, je dirais : « victoire du bon sens ». Parvenir à un accord dans un contexte de tensions armées et belliqueuses, même mal ficelé, débordant d’ambigüités, étant préférable à « pas d’accord du tout ». (2)

L’essentiel de toute façon réside, tout comme pour une Loi, dans « l’esprit » d’un texte plutôt que dans sa « lettre »…

Comme les contrats commerciaux, traités, ou  accords, estampillés « diplomatiques » ou pas, ne valent que ceux qui les signent. Souvenons-nous des propos attribués au chancelier allemand Bethmann Hollweg, sous Guillaume II, à propos du traité de neutralité de la Belgique signé par les puissances européennes. Le considérant avec le plus complet mépris, alors que son pays en était signataire, et même un des « garants » statutaires : un « chiffon de papier ». Menant droit à la première guerre mondiale…

Le point focal d’une analyse sur le résultat de ces négociations doit porter, avant tout, sur « l’esprit » de l’accord signé.  A partir de là, la ligne prospective apparaît immédiatement.

Au départ, tout le monde savait que l’Iran n’était pas intéressé par l’arme nucléaire, et avait, en conséquence, renoncé aux recherches sur les applications militaires de la recherche atomique. Des spécialistes du renseignement l’avaient confirmé depuis plusieurs années, dans plusieurs pays occidentaux.

Même à la CIA, où se trouvent d’authentiques spécialistes, qui ne sont jamais entendus évidemment. Seuls ceux au service de la propagande belliciste ayant droit d’accès à une audience politique ou publique. Parmi ces experts de la région, aussi honnêtes intellectuellement que courageux, figure Flynt Leverett, qui le rappelle encore cette semaine : l’Iran n’entretient ni programmes de recherches, ni investissements, en nucléaire militaire. (3)

« Senior analyst » à la CIA pendant plus d’une décennie, il a été un des conseillers (peu écouté…) du ministère des affaires étrangères pour le Moyen-Orient, puis « senior director » pour les affaires du Moyen-Orient au « National Security Council ». Auteur d’un livre, non encore traduit en français, Going to Tehran: Why America Must Accept the Islamic Republic of Iran (« En route pour Téhéran : Pourquoi les Etats-Unis doivent accepter la République Islamique d’Iran »), professeur de Relations Internationales à Penn State (Pennsylvania State University), il est un des plus fervents partisans de l’établissement de relations pacifiques et prospères avec cette grande nation.

Inutile de revenir sur les mécanismes qui ont régi jusqu’à présent « l’iranophobie », véritable « croisade contre l’Iran« , dans une propagande continue, hystérique, délirante, à l’échelle planétaire, avec des milliards de dollars. Tout a déjà été dit, démonté et démontré : les occidentaux n’ont jamais toléré le renversement populaire, en 1979, de leur polichinelle, au régime sanguinaire, le Shah d’Iran. (4)

Il est vrai qu’il présentait la grande qualité d’acheter, à la saoudienne ou à la qatari, des armements par milliards de dollars, laissant piller les ressources pétrolières et gazières de son pays, dans l’appauvrissement et la terreur de son peuple.

Ce n’était qu’un prétexte pour provoquer une guerre et une destruction de l’Iran. Raser ce pays, selon la méthode appliquée dans les pays de la région : Somalie, Irak, Afghanistan, Libye, Liban, Syrie, etc.

Mais, l’Iran ne présente pas la même configuration géopolitique, sociale et économique, que ces pays facilement pulvérisés dans la dévastation par les pays de l’OTAN. Les stratèges du chaos découvraient au fil du temps que l’Iran, malgré un embargo instauré dès la révolution de 1979, dont la férocité s’accentuait (la plupart des dispositifs occidentaux, en dehors de toutes décisions internationales approuvées par l’ONU) proportionnellement à sa surprenante capacité de résistance, était plus qu’une grande nation.

En pleine mutation, émergeait une grande puissance régionale. Héritière des glorieux empires et espaces Perses, carrefour historique entre Moyen-Orient et Asie Centrale, aux fabuleuses ressources naturelles et perspectives de développement.

Plus de trois fois la France en superficie, aux colossales richesses énergétiques et minières, sa population a bondi de 53 millions d’habitants en 1988, fin de la terrible « guerre imposée » (1980-1988) – pour reprendre le qualificatif des Iraniens – par les occidentaux via l’Irak de Saddam Hussein, à 80 millions en 2015 (5). En route, pour les 100 millions…

Le plus spectaculaire est le haut niveau d’éducation de sa jeunesse et de son encadrement en général, un des taux les plus élevés dans le monde. Notamment, dans l’enseignement supérieur où – les médias occidentaux ne le mentionneront jamais – les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Tout particulièrement dans les domaines scientifiques.

La remarquable équipe de négociateurs iraniens est un exemple de compétence et de dignité, face à laquelle nos diplomates européens et américains, aussi incultes qu’arrogants, faisaient figure de minables. Les français en premier lieu, avec notre lamentable ministre des affaires étrangères Fabius, emblématique de stupidité… Déchéance de notre diplomatie

Paramètre fondamental, pour comprendre le vecteur principal des négociateurs Iraniens, l’objectif prioritaire du gouvernement est l’investissement dans l’enseignement et la recherche scientifique, garant de l’indépendance et de la souveraineté du pays : économique et militaire. Expliquant ainsi que l’Iran soit le pays le plus à la pointe dans la région : outre ses spectaculaires réalisations, et même exploits, ses publications scientifiques de grande qualité (occultées en Occident), par rapport au nombre de ses étudiants et chercheurs, témoignent d’une éminente vitalité. (6)

On comprend mieux, dans les négociations sur le nucléaire, l’inflexibilité des Iraniens pour résister à la volonté des occidentaux de lui interdire le domaine « atomique » (aérospatial et balistique, aussi), afin de le réduire au niveau de pays sous-développé en termes de recherche, d’enseignement et de culture. Le fait que le droit à cette recherche ait été reconnu à l’Iran, dans le cadre de cet accord – façon d’admettre au passage sa pleine souveraineté – représente une grande victoire sur la « mentalité coloniale » de l’Occident.

Conséquence, ou prise en compte du principe de réalité : l’embargo est un échec. Obsolescence d’une arme longtemps en usage dans la prédation coloniale. Malgré ses impacts, ou ses nuisances, sur le commerce extérieur de l’Iran, son économie, sa croissance, sa richesse nationale, n’ont cessé de poursuivre leur ascension. A la surprise du FMI, lui-même…

Structurant, rationalisant, modernisant, ses systèmes de gestion grâce à la mise en place d’une « économie de résistance » orientée prioritairement sur le « hors gaz & pétrole », le pays se trouve doté, à présent, d’une industrie diversifiée. Certains gisements de croissance étant encore quasiment inexploités. (7)

Non seulement, avec de grands groupes industriels et financiers locaux qui investissement jusqu’en Chine mais, encore plus important, suivant un « modèle à l’allemande », avec un maillage de PME-PMI animé par des entrepreneurs et des créateurs d’entreprises d’une impressionnante réactivité.

Paradoxe : dans un rythme accéléré, ne cesse de s’enraciner, s’élargir, s’étendre, ce qui disparaît dans nos pays d’Amérique du nord et d’Europe, débordante d’énergie : une moyenne bourgeoisie…

A l’opposé de l’effet recherché par l’Occident. Evidemment, certains enragent…

Quelle suite à cet accord ?…

Résumons-la en deux rapports de force, avec leur interaction.

L’un agressif, celui des pays de l’OTAN poursuivant une illusion hégémonique, unipolaire et délirante ; l’autre défensif, celui de l’Iran et de ses principaux partenaires, Russie et Chine, édifiant patiemment, méthodiquement, un monde multipolaire  :

 

  1. i)   Un déchaînement, dans la diabolisation d’une propagande alimentée en milliards de dollars, des milieux de la prédation coloniale, américains et européens, avec leur « direction régionale » pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, située en Palestine, qu’est l’entité sioniste.

Ceux qui ne se satisfont que de destructions et de morts, pour mieux assurer leur pillage avec leur enrichissement personnel aussi fulgurant que facile : marchands de canons, groupes spéculateurs aux activités spoliatrices dans les secteurs de l’énergie et des mines, charognards spécialisés en privatisations bradées dans la corruption, etc.

Pour eux, seule issue admissible : la destruction du potentiel de résistance de l’Iran, son pillage et son asservissement.

Dans cette logique, tout sera mis en œuvre pour saboter cet accord.

Au-delà des gesticulations frénétiques du Congrès des USA se croyant maître du monde, suivant plusieurs méthodes et tactiques déjà rodées, ou testées, contre l’Iran. Seule différence, elles vont être amplifiées à grande échelle, avec de très, très, gros moyens.

Suivant plusieurs cas de figures, combinées ou pas selon les circonstances :

=>  Attaques surprises, directes à la Yougoslave, sans mandat de l’ONU (prétextant la non application des clauses de l’accord signé…), ou via des « proxies » ; c’est-à-dire des Etats de la région. Exemple actuel de l’Arabie saoudite qui intervient militairement au Yémen.

=>  Financement et encadrement de « mouvements autonomistes », fabriqués de toutes pièces, pour déstabiliser le pays, dans ses provinces/frontières Est et Ouest (Azerbaïdjan, Kurdistan, Baloutchistan, « iraniens », etc.).

=>  Financement et encadrement d’agitateurs pour provoquer des pseudos « révolutions colorés » (« apporter la démocratie » et blablabla…) afin de mettre au pouvoir des politiciens corrompus, comme ce que vient de connaître récemment l’Ukraine.

=>  Guérilla informatique et cybernétique, aux virus difficilement détectables, pour saboter réseaux électriques, réseaux ferroviaires, grandes industries, aéroports et terminaux portuaires, radars et sécurité aérienne, etc.

=>  Multiplication des attentats et bombes, par des services spéciaux, dans les édifices religieux et centres de pèlerinage (nombreux en Iran), pour provoquer des tensions confessionnelles et ethniques, comme en Irak ou en Syrie.

=>  Assassinats de responsables portant des valeurs d’indépendance ou de fierté nationales, opposés à toute servitude coloniale : « managers » d’entreprises privées ou publiques, scientifiques, artistes ou écrivains, etc. Suivant les pratiques occidentales en usage en Irak, Syrie, Libye, Palestine, etc.

 

  1. ii)   Evidemment, l’Iran est prêt à toutes ces éventualités, après avoir minutieusement décortiqué, analysé, les modes opératoires, sur fond de destructions et de massacres quotidiens, des pays de l’OTAN dans la région. Il sait que l’Occident envisage de lui réserver, au minimum, le sort chaotique du Pakistan, avec guerre civile larvée dans les affrontements religieux et ethniques…

Le Chef de l’Etat, Ali Khamenei, vient de le rappeler au gouvernement dans ses félicitations à l’égard de l’équipe de négociateurs qui a brillamment représenté le pays lors des négociations :

« Certains Etats signataires de l’accord ne sont pas dignes de confiance » – « cannot be trusted », en anglais. (8)

C’est clair. C’est, chirurgicalement, mettre en lumière « l’esprit » de cet accord. C’est, aussi, rappeler les orientations politiques et stratégiques du pays.

Cet « accord » représente, ne l’oublions pas, une bataille que viennent de perdre les occidentaux.  Face à l’Iran et sa talentueuse équipe de négociateurs, certes.

Mais, aussi, face à la constante pression de la Russie et de la Chine envers le bloc de l’OTAN à la table des négociations : en tant que membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, ils ne pouvaient plus décemment cautionner une interminable mascarade. Etant exclu que l’Iran, ayant démontré sa bonne foi depuis des années, abandonne sa souveraineté nationale pour se transformer en colonie à la botte des occidentaux, sous des prétextes infondés relevant du procès d’intention et non d’une réalité évidente ou objective.

Ce recul de l’Occident n’est qu’apparent. Pathologiquement sclérosé dans son délire de suprématie mégalomaniaque, il ne peut tolérer la contestation de son hégémonie par d’autres pays. La lutte va donc se poursuivre, implacablement.

Il suffit de quelques coups d’épingle pour faire sauter le vernis de cet « accord sur le nucléaire iranien ». Pour y découvrir sa véritable substance : une pause, dans un affrontement mortel.

S’il y a « choc de civilisations », il est bien là.

Non pas le « choc de civilisations » fantasmé par idéologues, politiciens, médias, confits de racisme et de bêtise. Mais, celui plus souterrainement réel, tel une tectonique des plaques, fantastique collision entre deux projets d’humanité totalement irréconciliables : les prédateurs voulant asservir peuples et nations, et les résistants déterminés à combattre cette volonté de puissance. Entre un monde unipolaire et un monde multipolaire.

L’Iran, formidable de résilience, se trouve en contact frontal avec le délire hégémonique occidental. Imperturbable, pratiquant la politique de « la caravane qui passe », son intégration dans le clan multipolaire ne cesse de s’accélérer au cœur du pôle de développement le plus actif de la planète : entre Europe et Asie Centrale. Incessamment, membre des imposantes organisations transnationales naissantes : Marché Eurasiatique, SCO, BRICS…

Sa prospérité ne va que se consolider. Pays non endetté, possédant des avoirs gelés par les occidentaux depuis des années dont le montant est estimé à plus de 100 milliards de dollars, récupérables début 2016. Il ne peut être que confiant pour l’avenir…

Ses ultramodernes et redoutables forces armées, adossées à une puissante industrie d’armement totalement autonome, se prépare à toutes les formes d’agression. Multipliant les accords de coopération militaire avec la Russie et la Chine, qui ont fait comprendre aux occidentaux que toute attaque nucléaire contre l’Iran ne serait pas admise…

C’est assister à une rapide et inéluctable évolution. Historique et géopolitique.

Du « point d’inflexion d’une hégémonie » de l’oligarchie de l’Occident, symptôme du coup d’arrêt à sa politique de prédation, au déclenchement de l’inexorable reflux de sa prépondérance mortifère et spoliatrice dans la région.

Le commencement de la fin de son délire…

  1.  Henri Laborit, Eloge de la fuite, Collection Folio Essais – Gallimard, 1976, p. 73. Téléchargeable gratuitement.
  2. Le texte de l’accord, de 159 pages avec ses annexes, intitulé «  Joint Comprehensive Plan of Action – Vienna – July 2015 « , est disponible en anglais sur le Web. Via le journal latino-américain « El Tiempo », par exemple :
http://www.eltiempo.com/contenido/mundo/medio-oriente/ARCHIVO/ARCHIVO-16091855-0.pdf
Notons qu’aucun média français, à ce jour, n’a été en mesure d’afficher un lien avec l’original du texte… Des nuls.
  3. http://www.democracynow.org/2015/7/14/could_historic_iran_nuclear_deal_transform
  4. Activez le lien, ci-après, sur le musée de Téhéran (Ebrat Museum) consacré à la police secrète du régime du Shah, hallucinante de sadisme et de sauvagerie, formée et encadrée par des spécialistes occidentaux : la SAVAK. Un univers de cauchemars…
http://www.payvand.com/news/12/feb/1092.html
  5. Sources statistiques : http://www.countrymeters.info/fr/Iran/
  6. Exemple : les magistrales recherches et découvertes iraniennes dans les nanotechnologies.
  7. Exemple : le secteur du tourisme en plein boom, avec une croissance attendue de près de 7% en 2015. Le patrimoine historique, architectural, la beauté des paysages, la variété de sa succulente gastronomie, et la gentillesse des habitants, attirent de forts contingents de touristes des pays de l’Est et d’Asie. L’Iran cible 20 millions de touristes en 2025 (hypothèse basse…).
  8. Some P5+1 members cannot be trusted : Ayatollah Khamenei, Press TV, mercredi 15 juillet 2014,
http://www.presstv.ir/Detail/2015/07/15/420422/Iran-Ayatollah-Khamenei-Rouhani-Nuclear-Conclusion-P51

 

Partie d’échecs au Moyen-Orient: Prévoyant, Poutine lève l’embargo sur la livraison des S-300 à l’Iran…

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En fait l’affaire est simple: Les négociations sur le nucléaire iranien se déroulent très bien, il n’y a plus de raisons pour les sanctions/embargo et en plus, Poutine anticipe la trahison yankee qui sera blâmée sur l’Iran et mènera potentiellement à des frappes israéliennes sur les sites nucléaires iraniens. Ce qui est le but. Poutine profite du positif pour lever l’embargo et doter l’Iran du système de défense anti-aérien le plus perfectionné au monde, sachant pertinemment que les Iraniens sont les rois de l’ingénierie inversée, et qu’ils créeront depuis les S-300 leurs propres systèmes équivalents des S-400 tout en sachant que l’armée russe se dote pas à pas des S-500…

Finement joué Vladimir !

— Résistance 71 —

 

Enfin Poutine lève l’interdiction sur la livraison des missiles solair S-300 à l’Iran

 

Gilad Atzmon

 

14 avril 2015

 

url de l‘article original:

http://www.gilad.co.uk/writings/2015/4/14/at-last-putin-lifts-ban-on-delivery-of-s-300-missile-systems-to-iran

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Hier, le président russe a révoqué l’embargo interdisant la livraison par la russie des missiles de défense sol-air S-300 à l’Iran. Le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a commenté sur la décision en disant que l’embargo russe volontaire sur la livraison des S-300 n’était plus nécessaire au vu des progrès réalisée dans les négociations sur le nucléaire iranien à Lausanne.

Les Israéliens sont dans un état de panique totale. Le ministre du renseignement Yuval Steinitz a commenté hier en disant: “Au lieu de demander à l’Iran qu’il mette un terme au terrorisme qu’il inspire au Moyen-Orient et dans le monde, on lui accorde l’obtention d’armement très sophistiqué qui ne va faire que doper ses agressions.”

Quelqu’un devrait rappeler à Steinitz que c’est en fait l’état juif qui terrorise la région entière avec son arsenal nucléaire et autres actes génocidaires répétés envers les Palestiniens. Quoi qu’il en soit, il est très intéressant d’apprendre de la bouche du ministre Steinitz comment peut-il voir une menace dans un “système de défense anti-aérien” ? Je pense que la réponse est très simple: La nouvelle au sujet de ces S-300 interfère avec la soif de violence d’israël et la simple idée qu’un pays musulman puisse défendre son ciel et son espace aérien est quelque chose que les Israéliens ne peuvent pas du tout admettre ni tolérer.

Accord sur le nucléaire iranien… Alerte rouge attentat faux-drapeau !…

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Alerte à l’attentat faux-drapeau: Le monde est averti alors qu’Israël menace d’attaquer l’Iran après l’accord sur le nucléaire iranien

“Tel-Aviv n’a pas besoin de la permission des Etats-Unis pour attaquer l’Iran”

 

Veterans Today

 

2 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/04/02/israel-war/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Israël dit que toutes les options sont sur la table devant le programe nucláire de l’Iran.

Le ministre israélien du renseignement a dit que Tel-Aviv attaquerait l’Iran s’il n’avait pas d’autre choix. Yuval Steinitz a aussi dit qu’Israël n’avait pas besoin de la permission des Etats-Unis pour entreprendre une action militaire contre Téhéran.

L’Iran a déjà averti qu’il donnerait une réponse dévastatrice à toute agression que ce soit sur son sol. Israël, le seul possesseur d’armes nucléaires dans tout le Moyen-Orient, a dit à maintes reprises que Téhéran cherche à produire de l’armement nucléaire avec son programme. L’Iran a toujours fortement réfuté l’allégation comme étant fabriquée et sans fondement. (NdT: L’AIEA et les agences de renseignement occidentales, ainsi que l’imagerie satellite espionne donnent tous raison à l’Iran…)

Aux Etats-Unis, la bras politique de Netanyahou, l’AIPAC, travail d’arrache-pied pour donner aux membres de congrès qu’il contrôle leurs arguments tandis que les Américains insouciants vont être martelés par une campagne éclair de désinformation faite pour les forcer à penser que l’accord conclus est un danger pour leurs vies et leurs existences mêmes et que la guerre avec l’Iran est une bien meilleure option que la diplomatie globale.

De plus, des gens de l’intérieur rapportent que les faucons vont-en guerre pensent que l’accord sur le nucléaire iranien met en danger leurs projets de guerre mondiale et de profits. Ainsi une attaque fausse-bannière de dernier recours qui serait blâmée sur l’Iran pourrait bien frapper les Etats-Unis ou l’Europe très prochainement. Ceci serait fait pour effrayer les citoyens et faire basculer ceux qui pensent sur la voie de la paix et les faire monter dans le train de la peur des faucons bellicistes, des républicains et de l’AIPAC, qui ont besoin d’eux pour qu’ils aident à faire dérailler la paix et garantissent ainsi les méga-profits que la guerre rapporte.

Dans le même temps, le président Obama et les leaders du monde renforcent le business global pour assurer la paix et que le calme demeure de mise, de façon à ce qu’Israël et leurs amis faucons prennent conscience de leur soif de guerre. (NdT: peine perdu, ils le savent déjà très bien, mais cela peut les isoler politiquement).

Iran… Ce que les merdias ne vous dirons pas…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 16 juillet 2014 by Résistance 71

Rétablissons l’équilibre et montrons la face sciemment cachée des choses. Nous n’endorsons en aucun cas une théocratie quelle qu’elle soit. De fait nous n’endorsons aucun centralisme étatique de quelque bord que ce soit, il est néanmoins insultant pour l’intelligence humaine de passer sa vie sous le coup de la propagande des « justes », de la pensée unique du politiquement correct d’un occident colonialiste, décadent, oppresseur et criminel, mené à sa perte par une clique de psychopathes fondamentalement déraillés.

Rapport du FMI sur l’Iran d’Août 2011

— Résistance 71 —

 

L’Iran un modèle de résilience

 

Georges Stanéchy

 

9 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://stanechiran.over-blog.com/2014/07/iran-modele-de-resilience.html

 

Je ne souhaite que me tromper…

Lentement mais sûrement, les négociations de Genève sur le nucléaire Iranien, avec pour date limite le 20 juillet prochain, s’acheminent vers un échec.

Ce que tout le monde, anticipe. A commencer par les dirigeants Iraniens. Evidence, dès le début des négociations : l’Occident ne recherche, en fait, aucun accord. Multipliant les exigences les plus irrationnelles, pour ne pas dire farfelues. (1)

L’objectif étant, sous le prétexte nucléaire, d’asservir l’Iran, pour mieux le piller. Et, à défaut le détruire, afin de retarder son développement. L’idéologie prédatrice des « puissances arrogantes », pour reprendre les termes désignant en Iran les pays de l’OTAN, ne tolérant que deux modalités de relations à l’encontre du reste de la planète : la soumission ou la destruction.

Fund for Peace

Destruction directe par tapis de bombes et invasion, ou chaos de la guerre civile armée et financée par leurs soins. Quand ce ne sont pas les deux fléaux à la fois. Ravages et partitions imposés dans de nombreux pays, au Moyen-Orient notamment, le démontrent : Afghanistan, Egypte, Irak, Liban, Libye, Pakistan, Palestine, Somalie, Soudan, Syrie.

La résistance de l’Iran à cette logique exacerbe cette rage destructrice. Amplifiée par sa remarquable et courageuse ténacité face à une implacable « guerre économique » qui lui est imposée depuis 1979. (2) Aussi longue qu’impitoyable, totalement illégale au regard du droit international, n’étant en aucun cas prescrite par les instances de l’ONU. Contraire à sa charte fondamentale, constituant une agression, un acte de guerre, puisque décrétés unilatéralement par le Congrès des USA.

Contrevenant, sous l’appellation de « sanctions« , à tous les engagements internationaux régissant les relations commerciales et financières. Jusqu’au « droit aérien », les membres de l’OTAN refusant de ravitailler en carburant les avions civils Iraniens en escale sur leurs aéroports !… (3)

Malgré ces comportements de gangsters, rappelant expéditions et rackets d’un Al Capone s’appropriant les quartiers d’une ville ou une ville entière, l’Iran n’en progresse pas moins. Diabolisé en « menace pour la paix », justifiant obstacles et freins pour entraver son développement, ce pays de 80 millions d’habitants se montre étonnamment performant. Même les ONG et « observatoires » américains les moins disposés en sa faveur sont obligés, à contrecœur, de l’admettre.

« Fund for Peace« , par exemple, qui publie chaque année un classement des pays par niveau de « risques » ou de « fragilité » (Fragile States Index) vient, dans son édition du mois de juin dernier, d’en prendre acte (4) :
« En dépit de ces contraintes, l’Iran, grâce à son important marché intérieur et ses efforts d’intégration dans les grands courants d’échanges, a légèrement amélioré les indicateurs économiques du pays »
(« In spite of these challenges, Iran’s sizable market and greater desire to engage with global actors has slightly improved the country’s Economy indicator ».)

Reconnaissant que, dans son classement (5) :
« L’Iran représente le pays qui a le plus progressé dans le monde au cours de l’année passée sur le plan économique, social et politique. »
( » Iran proving to be the most improved country in the world over the past year socially, economically and politically ».)

Sur la douzaine de critères, ou d’indicateurs, de son Index, les analystes du Fund for Peace ont été particulièrement impressionnés par  (6) :
« … Les performances et améliorations du système de santé, la réactivité des services de la sécurité civile lors des deux importants tremblements de terre d’avril 2013, et la maîtrise de la pression démographique… »
(« … Because of an increase in total health care spending and guarded progress in performance and rapid and adequate emergency responses to two April 2013 tremors, the Demographic Pressures indicator has improved »…).

Le FMI aussi, dans son rapport du mois d’avril 2014, IMF (FMI) Country Report No. 14/93 – Islamic Republic of Iran, tout en traînant des pieds, le reconnaît (7) :
« L’Iran, au cours des décennies précédentes, a effectué de remarquables progrès en termes d’augmentation de revenu et d’amélioration du niveau de vie par habitant. »
(« Iran had achieved considerable progress in raising per capita income and living standards in previous decades ».)

Précisant, à la page 5 du document :
« Les indicateurs sociaux démontrent une diminution de la pauvreté et de l’inégalité des revenus, constituant un niveau relativement élevé de « développement humain ». »
(« Social indicators show declining poverty and income inequality, supporting a relatively high level of human development ».)

 

TVA  &  KIA           

Jusqu’à se montrer admiratifs de la gestion du système fiscal, modernisé depuis 2008 avec l’introduction de la TVA. Dont le taux actuel de 6 % va être progressivement généralisé à 8 %. Loin des taux confiscatoires européens

En France nous en sommes à 20 %, en voie de rejoindre le record de la Grèce : 25 % et 30 % suivant articles ou prestations.

Autre comparaison avec l’Europe… Malgré l’étranglement économique qui lui est infligé, l’Iran enregistre un taux de chômage qui n’est pas supérieur à celui de beaucoup de pays membres de la « paradisiaque UE », royaume du Libéralisme Economique triomphant, avec sa libre circulation des hommes et des capitaux. Notamment : Portugal, Espagne, Italie et Grèce…

Un  des rares pays dans le monde à ne pas avoir d’endettement extérieur (hors opérations commerciales courantes), mais au contraire des réserves excédentaires d’un montant équivalent à environ 100 milliards de dollars. Sans compter les nombreux avoirs et créances bloqués dans les pays occidentaux. Certains remontant à la révolution de 1979 pour des achats et commandes non livrés selon l’arbitraire et la mauvaise foi des débiteurs de l’Iran (Grande-Bretagne et France, n’étant pas les moins retors). Plusieurs milliard de dollars cumulés…

Comme le constate le FMI dans son rapport, embargos et sanctions ou pas, l’Iran poursuit méthodiquement la diversification de ses exportations de produits et services « non pétroliers ». En progression régulière, pour passer prochainement de 6 % à 10 % du PNB.

Cette politique extrêmement dynamique et volontariste s’applique aussi au tourisme. Autre grande richesse du pays, du fait de son exceptionnel patrimoine historique et de l’extraordinaire diversité de ses régions et paysages. Investissant dans un effort promotionnel, vers les pays asiatiques dans un premier temps, sur l’écotourisme et le tourisme « santé / bien-être ». L’Iran organise son premier salon international « ECO Health Tourism » dans la province de Mazandarar, les 18 et 20 août, prochains conjointement avec ses partenaires et Etats voisins.

L’attraction de l’Iran auprès des investisseurs internationaux ne cesse de s’amplifier au fil des mois. Accords et signatures de contrats se multiplient.

Illustrations…

Le constructeur automobile sud-coréen KIA développe une usine de montage de son modèle Cerato, avec une mise sur marché prévue le 20 mars 2015. (8)

Ou encore, Les Chinois, très bien implantés dans le pays, signant des contrats de coopération et d’investissements tous azimuts. Ainsi, dans la modernisation des chemins de fers Iraniens. Une des opérations les plus importantes portant sur la liaison Téhéran-Meshad, avec l’introduction de rames à grande vitesse ; permettant de réduire la durée de trajet de moitié et d’augmenter la capacité actuelle de passagers de 14 millions/an à 35 millions/an. (9)

Le Qatar, qui prend ses distances avec l’Arabie Saoudite, dans un rapprochement diplomatique et économique avec l’Iran. Concluant d’importants accords d’échanges et de transactions via la création de zones franches dans le port Iranien de Busher et dans deux ports Qataris. (10)

Encore plus significatif : une entreprise américaine de Californie, World Eco Energy, vient de signé un contrat portant sur un investissement de 1,175 milliard de dollars dans la construction d’une centrale électrique à partir de retraitement de déchets urbains. Au sud-ouest de la province de Chaharmahal-Bakhtiari. (11)

La liste serait interminable…

Oui, de quoi enrager les prédateurs occidentaux devant autant de résilience ! Un pays stable, un des rares de la région, se développant d’année en année.  Comment casser la renaissance d’une grande Nation ?… Hystériquement crispés sur le plan de destruction et de morcellement du Moyen-Orient, le Plan Oded Yinon de février 1982, ils n’en démordent pas : l’Iran doit être soumis ou détruit ! (12)

Imperméable aux fantasmes de champs de ruines et de dévastations des fous furieux de l’OTAN, sereinement, l’Iran retrouve sa place. Son importance économique et politique, de la Méditerranée à l’Océan Indien, du Golfe Persique à l’Asie centrale, ne cesse de croître, de s’affirmer.

Toutes les informations le confirment.

Evidemment, les médias de notre propagande veillent à ne pas les mentionner, encore moins leurs crapoteux colporteurs de l’opium iranophobe.

Désinformation ? Diabolisation ? Menaces ? Sanctions ?…

Qu’importe !

La caravane passe… La roue de l’Histoire tourne…

*  *  *

1.  La plus hilarante, formulée par les occidentaux, étant celle d’exiger la fermeture de l’installation souterraine de Fordo, sous prétexte qu’en raison de sa configuration il est difficile de la prendre pour « cible » lors de bombardements éventuels !… La délégation Iranienne en rit encore.
2.  Date du renversement du Shah d’Iran, dont le régime sanguinaire et corrompu servait d’auxiliaire au complet pillage des ressources du pays par les occidentaux.
3.  Même la France, dans la plus dégradante démonstration de servilité à l’égard du Congrès US…
4.  Felipe Umaña, Most Improved Country for 2014 : Iran, Fragile States Index 2014, 24 juin 2014,
http://library.fundforpeace.org/fsi14-iran
5.  Fragile States Index, Op. Cit.
6.  Fragile States Index, Op. Cit.
7.  IMF (FMI) Country Report No. 14/93 – Islamic Republic of Iran – 2014 Article IV Consultation – Staff Report : Press Release ; and Statement by the executive director for the Islamic Republic of Iran, Avril 2014,
http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2014/cr1493.pdf
8.  http://www.iran-daily.com/Newspaper/Page/4826/4/13202/0
9.  http://www.iranrail.net/gallery.php
10.  http://www.iran-daily.com/Newspaper/Page/4827/4/13284/0
11.  http://www.iran-daily.com/Newspaper/Page/4827/4/13282/0
12.  http://www.globalresearch.ca/greater-israel-the-zionist-plan-for-the-middle-east/5324815