Archive pour abstentionnisme politique

Aux veautards du 7 mai 2017

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 mai 2017 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

5 mai 2017

 

Vous tous qui allez remplir votre pseudo-devoir électoral en ce dimanche serez les complices toujours plus avant de l’ineptie et de l’obsolescence d’un système étatico-capitaliste qui n’existe plus que pour la satisfaction des privilèges du plus petit nombre et la perpétuation mortifère du fétichisme de la marchandise spectacle en marche vers l’annihilation de l’humanité.

On vous demande de choisir entre un nationalisme (celui-ci français, mais il a le même visage partout…) fait de chauvisnisme béat, de traditionalisme de foire et de la satisfaction de la perpétration d’un État fort, coercitif, exclusif, xénophobe, répresseur et toujours plus diviseur contre un ultra-libéralisme capitaliste émanant du fin fond des conseils d’administration de la haute finance transnationale, ne visant qu’au renforcement oligarchique du plus petit nombre, dans un chaos économico-politique d’où émergerait la fusion tant désirée par les théoriciens de la société marchande, de l’État et des grosses industries ainsi que des entités financières transnationales, remplissant par là-même les conditions économico-politiques du fascisme selon saint Benito (Mussolini) qui voulait que le fascisme soit en fait appelé le corporatisme, car étant la fusion de l’État et de la grosse entreprise industrio-financière. Il est donc évident vu sous cet angle, que le 7 mai 2017, gràce à la complicité de veautards par ignorance ou par complicité avérée, que le seul vainqueur de la mascarade électorale usuelle sera le véritable FASCISME, celui prôné par tous les chantres du Nouvel Ordre Mondial et dont St Benito avait annoncé la définition dans les années 1920.

Veautards, pourrez-vous un jour enfin comprendre qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura jamais ! Le “réformisme” est un leurre, vous êtes manipulés pour valider un système criminel et exploiteur.

Vous êtes les victimes volontaires ou non, de l’illusion démocratique mise en place par l’oligarchie depuis des siècles ; illusion dont un des rouages est le grand cirque pathétique électoral auquel on vous convie à intervalles plus ou moins réguliers. L’étatisme est un “isme” supplémentaire, c’est une invention humaine, il n’est en rien inéluctable et encore moins la “forme aboutie de l’organisation politico-écononique de la société humaine”.

Le 7 mai, la seule solution politique viable qui devrait s’imposer d’elle-même est L’ABSTENTION DE MASSE, qui en elle-même, si elle est un message de rejet puissant, se doit aussi d’être suivie par une action politique populaire: celle de former les associations libres, de nous regrouper entre nous, de reprendre le pouvoir qui nous a été volé, usurpé et le rediluer en nous-même, en cette société organique universelle, afin que renaisse sous une forme adaptée, le communisme primordial à l’humanité et inscrit dans sa lignée sociologique.

Nous devons ignorer État et institutions, réorganiser nos vies en associations libres confédérées et marcher sur le seul chemin viable pour l’humanité, celui de la société des sociétés, solidement ancrée dans la vie organique universelle à toute société, renverser le vide intersidéral de ce manque d’esprit comblé dès lors par l’État, en un big bang émancipateur des aliénations politico-économiques illusoires qui nous sont imposées depuis le haut de cette pyramide de contrôle tout autant criminelle qu’obsolète. En conséquence donc…

A bas les élections !

A bas l’État !

A bas l’argent !

A bas l’économie et les pseudo-marchés !

A bas le salariat !

Vive l’abstention politique !

Vive les communes libres confédérées !

Vive la Société des Sociétés !

Paix, amour, solidarité, émancipation et Liberté !

 

En signe de deuil, nous nous tairons jusqu’à l’après grande messe sectaire électorale du 7 mai. Nous répondrons néanmoins aux messages et commentaires de nos lecteurs.

= = =

A lire:

Notre dossier “Illusion démocratique”

Les_amis_du_peuple_révolution_française

Appel au Socialisme (PDF)

 

Rappel de nos écrits électoraux récents:

 

“Aux veautards du 23 avril”

“Pauvre France”

“Pour un mouvement abstentionniste politique”

 

Rappelez-vous toujours que:

 

Résistance politique: 2ème tour des régionales 2015… Appel à l’abstention (Comité Valmy)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 10 décembre 2015 by Résistance 71

Pour le deuxième tour des Régionales

LE COMITE VALMY APPELLE A L’ABSTENTION

Les résultats du scrutin du 6 décembre ont conforté notre analyse sur la situation à la veille des « régionales » et justifié la position prise par notre Comité.

La politique désastreuse pour la France et les Français menée tant par la fausse gauche que par la vraie droite depuis des décennies, a permis au Front national de se hisser au niveau d’influence auquel il est parvenu.

Aussi, pour le second tour, le Comité Valmy appelle à l’abstention, car il ne reste en lice que la fausse « gauche » et la vraie droite d’un côté, et le Front national de l’autre.

Or, le PS et « les Républicains », ensemble ou séparément, n’offrent que la continuité de leur politique d’abandon national et de régression sociale, avec, en toile de fond, la mise en détention de la Nation à travers l’état d’urgence.

De leur côté, les dirigeants frontistes restent volontairement flou quant à leurs perspectives d’action vis-à-vis de l’Union européenne, et n’entendent pas quitter l’Otan, machine de guerre de l’impérialisme contre les peuples.

Dans ces conditions, il ne reste qu’une solution :

l’abstention politique,

qui signifiera notre volonté d’œuvrer pour

l’Union du peuple de France

pour

L’INDEPENDANCE NATIONALE

LA SOUVERAINETE POPULAIRE

LA REPUBLIQUE SOCIALE ET LAÏQUE

Comité Valmy
9 décembre 2015

 

Source:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6606

Résistance politique: Ripoublique moribonde et abstention politique…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, syndicalisme et anarchisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 24 avril 2015 by Résistance 71

« Le capitalisme d’État ne fera qu’augmenter les pouvoirs de la bureaucratie et du capitalisme. Le véritable progrès réside dans la direction politique de la décentralisation à la fois territoriale et fonctionnelle, dans le développement de l’esprit de l’initiative locale et personnelle et de la fédération libre du simple au plus complexe au lieu de la hiérarchie actuelle du centre vers la périphérie. »
~ Pierre Kropotkine ~

 

Que crève leur démocratie

 

Guillaume Goutte

 

24 Avril 2015

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/syndicalisme/17704-que-creve-leur-democratie

 

Le prétendu « devoir » citoyen est tellement moribond que nos parlementaires en quête – hypocrite – de légitimité populaire en sont rendus à vouloir rendre le vote obligatoire ! Bah tiens. Il paraît que les Belges l’ont déjà mis en place depuis un baille. Tu votes, c’est bien ; tu votes pas, tu paies 30 balles. Avoir recours à pareille mesure en dit long sur l’état de décrépitude du système démocratique parlementaire, dans lequel les sujets de ces messieurs-dames de l’État ont de moins en moins confiance. Les échéances électorales passent, et les taux d’abstention explosent, traduisant de manière on ne peut plus explicite le désamour des potentiels électeurs à l’égard de cette démocratie putassière qui n’en finit plus d’avancer à marche forcée contre les classes populaires.

Politiser l’abstention

Bien sûr, il serait parfaitement idiot de penser que cette abstention grandissante trahit le désir de ces « mauvais citoyens » de ne plus se voir confisquer leur souveraineté par des cols blancs avides de pouvoir. Et l’abstention est probablement aujourd’hui le fruit d’un désintérêt pour la politique en général, y compris dans ce qu’elle pourrait avoir de « noble ». Nombre de ceux qui ne votent pas aux départementales se désintéresseront tout autant des élections professionnelles dans leur entreprise ou des mobilisations sociales qui secouent leur quartier. Mais si cette abstention populaire n’est pas à fantasmer, il nous reste cependant à en prendre la juste mesure et à en tirer les conclusions adéquates : à savoir l’urgence pour les révolutionnaires de faire valoir aujourd’hui, haut et fort, à destination de nos frères et sœurs de classe, la possibilité de faire de la politique autrement, en dehors des logiques de représentation verticale et, donc, de l’État. Politiser l’abstention, en somme, comme nous avons un jour politisé la nôtre. Mais le dire, c’est bien, reste à savoir comment s’y prendre – et la réponse est sans doute ailleurs que dans le seul collage d’affiches appelant à une « abstention révolutionnaire ».

Le mirage du vote blanc

Histoire de se la jouer cool et de diluer quelque peu la logique autoritaire que renferme cette possible obligation de voter, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone – en première ligne dans cette affaire –, avance aussi l’idée de comptabiliser le vote blanc, excepté lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. Une façon de dire aux électeurs : si aucun candidat ne vous convient, pas grave, votez blanc, mais, surtout, votez ! Tout est là. Tout est ici résumé. L’important, pour eux, n’est pas que les électeurs aient confiance dans les candidats, mais qu’ils participent à la mascarade électorale. Autrement, la perte de légitimité ne concerne plus les seuls candidats, mais le système électoral tout entier. En reconnaissant le vote blanc, ceux d’en haut aspirent moins à faire remonter le désaveu de ceux d’en bas à l’égard des candidats qu’à nous pousser à être les acteurs d’un système désormais moribond.

Démocratie de classe

Le président du Sénat, Gérard Larcher, et celui de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, tous deux porteurs de ces brillantes idées pour revitaliser la vieille démocratie (l’un de droite, l’autre de gauche), nous auraient presque émus dans leurs justifications. Ces deux présidents auraient ainsi à cœur de réaffirmer et de favoriser l’engagement républicain (quèsaco ?). Pour eux, l’abstention est dangereuse : c’est même un déni de démocratie (laquelle ?). Inutile, bien sûr, de démonter à nouveau leur langue de bois, ils sont tellement grotesques qu’il est probable que personne ne soit vraiment dupe de leurs discours et de leurs idées « révolutionnaires ». Reste qu’il est « amusant » – et somme toute assez révélateur – de voir que leur amour de la démocratie et du devoir électoral s’arrête aux institutions de leur classe, celle des dirigeants et des possédants. Car il y a quelques mois, en 2014, l’Assemblée nationale puis le Conseil constitutionnel ont adopté et validé la suppression… des élections prud’homales ! Jusqu’alors élus par les salariés, les conseillers prud’homaux sont désormais désignés par les organisations syndicales et patronales. La raison de cette mesure ? Les travailleurs étaient de moins en moins nombreux à participer à ces élections prud’homales. Pourquoi, alors, ne pas avoir proposé le vote obligatoire ? Sans doute est-il plus facile de contrôler la direction d’un syndicat que des hordes de travailleurs énervés.

Aux votards des européennes du 25 Mai…

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Qu’est-ce que voter ?

 

Résistance 71

 

19 Mai 2014

 

Demandons-nous au préalable qu’est-ce que la république dans laquelle nous vivons ? Une entité politique appelée “démocratie représentative”, qui comme son nom l’indique, fonctionne sur un système de “représentation” du peuple par, selon le dogme républicain aristocratique issus de la philosophie platonicienne, une “élite éclairée”, menant le peuple sur le chemin de la vérité et de la lumière. Ce dogme présuppose et postule au préalable que les “citoyens”, les gens constituant une “nation”, sont par essence ignares, incapables, non éduqués, infantiles et irresponsables et qu’ils ne peuvent par conséquent pas être responsables des affaires de la société organisée en État et se doivent de se laisser piloter par “ceux qui savent”, par les “éclairés” qu’ils délègueront à la majorité des voix, parmi une caste d’aristocrates auto-proclamée (ce qui ne veut pas dire “nobles” éthymologiquement, mot qui provient du grec ancien: aristoi qui veut dire les meilleurs et kratos qui veut dire pouvoir…”le pouvoir des meilleurs” donc…).

Pour ce faire, de grands rites sont mis en place ayant pour noms “campagnes électorales” et “élections” afin que la masse inculte choisisse ses “représentants”, ceux qui vont mener leurs affaires pour eux. Parce que c’est cela la représentation… C’est une délégation de son autorité, de sa souveraineté politique citoyenne à une personne ou un groupe de personnes, issus de partis politiques dûment estampillés “certifié conforme oligarchique”. Suite à un rite quasi-religieux revenant à intervalle de préférence le plus régulier possible, l’élection, la masse de citoyens “incultes et inaptes” délègue son pouvoir, sa souveraineté d’agir à un groupe de personnes qui n’ont absolument plus les mêmes intérêts que ses électeurs. L’électeur devenu votard (ou veau… tard pour certains) a alors abandonné son pouvoir souverain de gouverner pour et par lui-même. Il a délégué sa souveraineté à autrui en pensant, ou plutôt en ayant été préalablement convaincu, que cet autrui œuvrera pour ses intérêts et que tout ira pour le mieux, le pouvoir délégué étant en de bonnes mains. Turlututu… chapeau pointu… Les responsables aristocrates/oligarques ont expliqué et convaincu les votards que voter est un acte responsable. Qu’abdiquer sa souveraineté, sans aucun moyen de contrôle ultérieur, est non seulement une bonne chose mais un devoir ! Prendre plus les gens pour des cons que cela est probablement impossible !

De fait, le rite religieux électoral est la mise en scène de l’abdication de la souveraineté politique de millions de gens, qui le font comme un seul homme (ou femme) à titre de devoir. Y en a t’il encore pour douter que la propagande ne marche pas ?? Pour les politiques, rats dans un fromage riche et crémeux à souhait, faire voter c’est donner aux citoyens trois illusions:

  • L’illusion du choix
  • L’illusion de l’action
  • L’illusion de la responsabilité politique et civique

Pour que la recette fonctionne mieux, répétez cette démarche à intervalles réguliers de façon à ce que les votards, dépossédés, mais heureux de l’être, continuent de se soumettre aux diktats d’autrui sans aucun recours, mais en leur expliquant bien que gràce à eux, la “démocratie” est solide et fonctionne.

Voter ce n’est de facto pas agir mais s’engager à ne pas/plus agir, s’engager à ne plus participer à aucun débat politique efficace et concret, abdiquer sa capacité à véritablement influer sur le développement de la société et ne rester confiné qu’à l’illusion des discussions du café du commerce du coin. Voter c’est se déresponsabiliser. Voter c’est abdiquer sa souveraineté, réfléchissez-y ! Techniquement, le votard n’est souverain qu’un très court moment: celui où il met le nom du clown dans l’enveloppe et surtout, au moment où il lâche son papelard inutile dans l’urne, boîte à suggestions des esclaves. Au moment où le votard a lâché son bulletin, il a perdu toute souveraineté avec le “a voté” qui entérine sa démission et sa complicité ultime de la dictature de la majorité. Il est “souverain” une seconde et demie environ, tous les 4, 5 ou 7 ans !

Impressionnant non ??

Ce que l’on nous fait appeler “démocratie” est un système tout aussi totalitaire que le fascisme brun ou son pendant le fascisme rouge, revers de la même médaille aristo-oligarchique. Car, en y réfléchissant bien, il n’y a qu’une question de degré dans la dictature. Il suffit de voir où nos sociétés étatiques occidentales se dirigent depuis quelques décennies… Tout droit vers une fusion des états et des entreprises transnationales, ce qu’est le Nouvel Ordre Mondial et bizarrement, ce qui correspondait à la définition même du fascisme donnée par Mussolini soi-même.

Le vote est un pacte de soumission, répété à intervalles réguliers de façon à ce que les “citoyens”, rétrogradés au rang de spectateurs ayant abdiqués leur droit de réflexion et d’action politiques, valident vote après vote, grand-messe après grand-messe, leur soumission à la caste des aristo-oligarques. “droite ou gauche”, “gauche ou droite”, peu importe le résultat, ce qui compte vraiment, c’est l’acte de soumission et le paiement du tribut inhérent pour le concrétiser. Ainsi le citoyen, d’acteur de la société est devenu un passif votard et payeur/contribuable. Chaque grande messe électorale entérine plus avant sa soumission aux élus et à la classe politique et économique dominante, le tout en persuadant à grand renfort médiatico-propagandiste que les “citoyen” par leur acte de soumission, participent à la démocratie.

Votards, nous vous mettons au défi de retourner ou de démonter ces arguments de manière rationnelle et argumentée!

Ceci vaut pour toute “démocratie représentative” à l’échelle d’une nation. On nous demande maintenant de voter encore et toujours pour une entité politico-économique européenne.

Qu’en est-il exactement ? Qu’est-ce que l’Union Européenne ?

Une association de grosses entreprises transnationales, un cartel qui a déguisé son monople économique avec l’aide d’un autre cartel, banquier celui-là, représenté par la Banque Centrale Européenne (BCE) qui ne réfère qu’à la City de Londres, à Wall Street et à son QG de la Banque des Règlements Internationaux de Bâle (BRI), le GQG des banques centrales mondiales. Qui pilote l’UE ? La Commission Européenne, dont les “commissaires” (politiques) non élus, inféodés au cartel banquier privé de la BCE, écrivent les législations et amendements que leurs maîtres payeurs leur soufflent dans l’oreille, commission par commission. De là, toute “législation” européenne passe au parlement pour ratification, parfois des “amendements” cosmétiques sont ajoutés pour arrondir certains angles, tout cela étant décidé à huis clos, sans aucune consultation. La différence ? Dans les nations dites “parlementaires”, projet de lois, amendements et règlementations sont au moins écrites et débattues par les groupes et comités parlementaires élus, influencés bien sûr par toute sorte de lobbying possible et imaginable, mais néanmoins le processus se passe au sein des assemblées nationales. Pour l’UE, des commissaires politiques nommés, forcément sous influence, écrivent la législation qui est ensuite présentée devant un par-terre de bénis oui-oui qui entérinent ce qui doit l’être.

Question, pourquoi voter pour élire des représentants fantoches dont la seule fonction est d’acquiescer afin de donner une illusion supplémentaire de “démocratie” ?

La grand-messe électorale européenne du week-end prochain est non seulement un leurre futile à boycotter, mais la meilleure des raisons d’un boycott est, en plus de ce que nous avons déjà mentionné, le fait que le gros enjeu de cette mascarade est de continuer la délégation de pouvoir aux oligarques de façon à ce que le jeu d’enfumage continue comme à l’accoutumée. En ce moment même, la Commission Européenne et Washington sont en pourparlers directs, à huis-clos concernant l’infàme traité trans-atlantique de commerce et de partenariat (http://www.alternativelibertaire.org/?Partenariat-transatlantique-ne ). Traité qui ne vise qu’à une harmonisation des monopoles entrepreneuriaux et banquiers aux dépends des peuples. Un traité qui mettra l’UE et ses gouvernements membres pieds et poings liés devant les grandes entreprises transnationales, Monsanto et ses OGM entre autres, qui pourront attaquer directement devant les tribunaux (que ces entreprises contrôlent) les gouvernements refusant les directives imposées par le traité trans-atlantique. Personne n’est consulté pour ce traité, pas plus que pour son pendant côté océan Pacifique (TPP). Tout se passe dans la nébuleuse des commissions américaines et européennes, totalement infiltrées et inféodées au gros business transnational.

Si voter c’est abdiquer sa souveraineté, voter pour l’Europe c’est se faire le complice à part entière du capitalisme monopoliste qui ne vise qu’à une chose: Finaliser sa grille de contrôle des nations et des peuples à l’échelle planétaire. Quand on parle du Nouvel Ordre Mondial, c’est de cela qu’il s’agit: l’avènement d’un fascisme supranational par le vérouillage d’une grille de contrôle planétaire qui réduira les peuples à l’état de servage perpétuel. C’est le stade ultime du colonialisme ! L’UE et la CEE avant elle, est le “bébé” du groupe Bilderberg et de ses intérêts spéciaux.

Boycottons cette vaste fumisterie et reprenons le pouvoir !

Pour une société égalitaire du, par et pour les peuples émancipés de la société pyramidale coercitive et inégalitaire par essence.

C’est unis que nous établirons la société égalitaire, anti-autoritaire et libre !

Il suffit de dire NON ! et Cela passe par le boycott du vote et des institutions !

 

A lire sur ce blog au sujet de l‘Illusion Démocratique

 

Illusion démocratique: Dernières paroles avant l’échafaud électoral…

Posted in actualité, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, société libertaire with tags , , , , , , , on 20 avril 2012 by Résistance 71

«Messieurs, nous connaissons l’État : nous savons ce qu’il est et ce qu’il vaut. L’histoire de l’État est toute de sang et de boue !»

– Georges Clémenceau –

 

Aux votards de Dimanche…

 

par Résistance 71

 

 

Le 20 Avril 2012

 


Juste quelques derniers mots avant que la minorité votante ne sévisse pour occasionner toujours plus de dégâts dans notre société et ce de manière totalement irresponsable. Nous avons traité sur ce blog de la dissonance cognitive, le vote et la compréhension de son influence, impliquant un déni de la réalité, que la plupart des citoyens en ont, relève de la dissonance cognitive. Sûrement un cas d’école.

Notez que nous disons ici “minorité votante” parce que comme dans bien des élections précédentes le score que feront cumulativement au premier tour de manège les deux candidats du second tour, ne dépassera probablement pas le pourcentage d’abstention ou de non votant (non inscrits sur les listes alors qu’ils peuvent légalement le faire), laissant une fois de plus l’abstentionnisme politique (… ou non), comme le premier parti politique de France (et de fait de biens d’autres nations).

Alors avant de glisser votre papelard futile dans la boîte à suggestions pour esclave qu’on ose appeler “urne”, voici quelques idées et slogans exprimés au cours de l’histoire en France et ailleurs et qui sont toujours grandement d’actualité, preuve s’il en fallait une, que rien, rien n’a bien sûr changé depuis le début de la mascarade de la délégation de la souveraineté des peuples à une clique d’aristocrates pseudo-républicains ayant depuis bien longtemps franchi le rubicon de la ploutocratie et de l’oligarchie pour servir leurs maîtres de la haute finance et du gros business.

Elire les trublions de service n’a jamais rien changé et ne changera jamais rien car la finalité du cheptel politico-étatique est de renforcer coûte que coûte le consensus du statu quo oligarchique, celui du capital, du profit, de l’oppression, de l’exploitation et des magouilles d’arrière boutique. Il n’y a pas de “clivage gauche-droite” ; tout ceci n’est qu’un leurre, une illusion entretenue pour maintenir le peuple divisé, car même en se réferrant aux extrêmes, qui entre les fascistes qui fusionnent l’état et la grosse entreprise sous couvert banquier et le fascisme rouge marxiste qui fusionne l’état et la production en capitalisme d’état, toujours sous couvert banquier, il y a le ventre mou social démocrate néolibéral laminant le social toujours plus avant, sous couvert banquier bien entendu.

Le dénominateur commun n’étant plus politique mais économique et financier, car depuis les guerres napoléoniennes, le politique est devenu complètement assujetti au financier et c’est cette renverse de marée qui a occasionné le chaos entamé au XIXème siècle et dont nous ne sommes toujours pas sorti, bien au contraire…

Alors avant d’aller remplir ce que la propagande nomme pompeusement votre “devoir électoral”, qui n’est de fait que l’abdication de votre souveraineté et la délégation de votre pouvoir politique à des tiers parasites qui œuvrent exclusivement pour les intérêts particuliers du petit nombre du haut de la pyramide et en aucun cas, jamais, pour le bien commun des peuples, lisez ces quelques mots issus de la sagesse populaire et allez voter… Si vous l’osez encore !

“Voter c’est abdiquer”

*  *  *

“Agir au lieu d’élire”

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“Pendant que tu votes… Ils profitent !…”

*  *  *

“Soyons responsables… Abstenons-nous !”

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“Elections partout, démocratie nulle part !”

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“Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait illégal depuis longtemps.”

*  *  *

“Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent, chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouge, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes, si tu lisais parfois, au coin de ton feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur les maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles. Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave, et la belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.”

*  *  *

“En effet, à partir de vingt et un ans, tous les quatre ans (c’est-à-dire une fois en 1460 ou 1461 jours), l’électeur vote (c’est-à-dire essaie d’opprimer ceux qui pensent autrement que lui). L’autorité, elle, fonctionne tous les jours, à tous les instants. Suffrage universel signifie donc : 1 jour de droit à l’intrigue, 1459 ou 1460 jours d’abdication.”

*  *  *

“La révolution se fera quand les hommes cesseront de déléguer leurs pouvoirs, quand ils cesseront de se nommer des maîtres, quand ils cesseront de permettre à des gens pareils à eux de dire : «Vous m’avez donné le droit d’agir pour vous»… Tout homme qui abandonne la politique commence la révolution, car il reprend son activité abdiquée jusque là.”

*  *  *

“Quelle autorité aurait un individu élu par une petite portion des électeurs ? Quelle autorité aurait des assemblées d’individus délégués par des minorités ? Quelle autorité aurait le pouvoir exécutif élu par ces assemblées ? Du moment que l’autorité pour fonctionner, éprouve le besoin de se faire justifier par le vote, on peut conclure qu’il y a une limite de suffrages au-dessous de laquelle L’AUTORITÉ EST DISQUALIFIÉE. Et, tandis que l’on disqualifierait l’autorité, la masse prendrait conscience de sa force.”

*  *  *

“L’électeur, avons-nous dit, est conservateur parce qu’il fabrique un rouage de l’autorité, le rouage essentiel sans lequel point d’autorité. L’élu, qui est ce rouage, est nécessairement conservateur, étant portion agissante de l’autorité, étant l’autorité.”

*  *  *

“Tout abstentionniste conscient est un révolutionnaire puisque si personne ne votait, il n’y aurait pas d’autorité.— En votant, on ne peut espérer mettre des révolutionnaires au pouvoir, puisque le pouvoir ne peut être autre chose que conservateur. Il y a lieu, non de le conquérir, mais de détruire le pouvoir.”

*  *  *

“Abusivement présenté comme démocratique, le parlementarisme, produit de la délégation de pouvoir, favorise la démission au quotidien, déshabitue les individus de l’exercice du pouvoir politique et favorise les “spécialistes” de la politique et autres nantis. Défendre le parlementarisme, c’est accepter de se soumettre aux résultats des urnes.”

*  *  *

“la démocratie parlementaire n’est pas une « démocratie » au sens propre du terme (pouvoir du peuple), mais une oligarchie, puisque la gestion de la société repose dans les mains d’un groupe d’individus incontrôlables.”

*  *  *

“Ce que nous affirmons, c’est que le suffrage universel, considéré à lui tout seul et agissant dans une société fondée sur l’inégalité économique et sociale, ne sera jamais pour le peuple qu’un leurre ; que, de la part des démocrates bourgeois, il ne sera jamais rien qu’un odieux mensonge, l’instrument le plus sûr pour consolider, avec une apparence de libéralisme et de justice, au détriment des intérêts et de la liberté populaires, l’éternelle domination des classes exploitantes et possédantes.»

*  *  *

“La démocratie représentative repose sur la fiction du règne de la volonté populaire exprimée par de soi-disants représentants de la volonté du peuple. Ainsi permet-elle de réaliser les deux conditions indispensables à l’économie capitaliste : la centralisation de l’État et la soumission de la souveraineté du peuple à la minorité régnante.”

*  *  *

“La « démocratie représentative » a été voulue, pensée et pratiquée dès ses origines pour s’opposer à l’expression du peuple : elle a été conçue volontairement pour que seule une petite élite professionnelle au mandat indépendant décide à la place d’une population devant rester passive.”

*  *  *

“L’oligarchie dirigeante ne cherche que ses propres intérêts, son propre maintien, que viennent régulièrement légitimer les « consultations électorales ».

*  *  *

“L’État est le gardien des fortunes acquises : il est le défenseur des privilèges usurpés ; il est le rempart qui se dresse entre la minorité gouvernante et la foule gouvernée ; il est la digue haute et large qui met une poignée de millionnaires à l’abri des assauts que lui livre le flot tumultueux des spoliés. Dès lors, il est naturel, logique et fatal que les détenteurs des privilèges et de la fortune votent avec entrain et conviction, qu’ils poussent avec ardeur aux urnes, qu’ils proclament que voter c’est accomplir un devoir sacré.”

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Notre dossier « Illusion Démocratique »... A lire et diffuser sans modération !

Qu’est-ce que l’abstentionnisme politique ?

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , on 15 avril 2012 by Résistance 71

ABSTENTIONNISME n. m.

« Doctrine qui préconise l’abstention en matière électorale », dit le Larousse. Fanfani le définit plus précisément : « Ne pas vouloir exercer les droits politiques ni participer aux affaires publiques ». Ces définitions toutefois ne disent rien par elles-mêmes sur la raison, la signification et la portée de l’abstention. Une note du même Larousse va nous permettre de les établir contradictoirement. Elle est ainsi conçue : « L’abstention politique qui a pour cause la négligence ou l’indifférence prouve un oubli égoïste et blâmable des devoirs du citoyen. Quelquefois, elle est pratiquée systématiquement comme un mode de protestation, soit contre le gouvernement établi, soit contre un mode de suffrage qui n’offre pas de garanties suffisantes. »

Eh bien! ce n’est pas par négligence ou indifférence, ni par protestation contre tel ou tel gouvernement ou un mode particulier de suffrage que nous sommes abstentionnistes, mais bien par une question de principe.

Nous n’admettons pas un soi-disant droit de majorité. Remarquons en passant qu’il est mathématiquement prouvé qu’aucun parlement ou gouvernement n’a jamais représenté jusqu’à présent la majorité réelle d’un peuple, mais cela dût-il se produire, que nous contesterions toujours à ce parlement ou gouvernement le droit de soumettre à sa loi la minorité. Sans aller jusqu’à prétendre que les majorités ont toujours tort ; il nous suffit d’établir que les minorités ont souvent raison ou même simplement qu’elles peuvent aussi avoir raison, pour rejeter tout droit de majorité.

A moins du cas particulier de ne pouvoir choisir qu’entre deux décisions et d’impossibilité matérielle d’appliquer librement les deux à la fois, la minorité garde pour nous une égale liberté d’action que la majorité. Le droit de la minorité ne sera naturellement inférieur à celui de la majorité que dans la mesure où ses forces de réalisation le seraient aussi.

Ajoutons que nous revendiquons non seulement un droit du groupe minoritaire identique à celui du groupe majoritaire, mais aussi un droit individuel limité uniquement par le peu de moyens qu’un individu représente à lui seul.

Il y a à cela une raison fondamentale. Toute invention, découverte ou vérité nouvelle, dans tous les domaines de la vie, n’est jamais due qu’à des individus isolés ou à la coopération étroite de petits groupements, bien que ces individus et groupements aient profité en somme, entre temps, de l’ensemble des connaissances humaines, sans lesquelles le nouveau pas en avant deviendrait inconcevable. Or, rien n’est évidemment plus nuisible à un progrès, rien ne saurait le retarder davantage que d’en faire dépendre l’application de la conquête préalable de la majorité. La plus large liberté d’expérimentation, l’autonomie nullement entravée pour les plus différents essais, tentatives ou applications, voilà les conditions indispensables à toute nouvelle réalisation audacieuse et féconde, conditions en opposition formelle avec tout soi-disant droit de majorité. D’ailleurs, si les novateurs se trouvent être dans l’erreur, rien ne saurait mieux le prouver que l’expérience, après laquelle ils pourront soit abandonner leur tentative, soit la modifier.

L’adage que les absents ont toujours tort ne saurait s’appliquer à l’abstentionnisme anarchiste ; disons plus, c’est aux électeurs qu’il doit s’appliquer et non aux élus. Nous formulons ainsi non un paradoxe, mais au contraire une vérité assez facile à démontrer. En effet, l’absence la plus à regretter est-ce celle des quelques minutes nécessaires pour voter, ou celle de tous les jours de l’année? Car le fait de voter implique en somme le renoncement à s’occuper directement de la chose publique pour une période déterminée, au cours de laquelle l’élu reste chargé de s’en occuper au lieu et place des électeurs, ceux-ci devenant ainsi les absents toujours dans leur tort. Et les faits ne démontrent que trop qu’ils le sont réellement.

Evidemment, l’abstentionniste qui ne l’est que par négligence ou indifférence, se trouve dans le même cas ; mais il en est tout autrement de l’anarchiste. Il refuse, lui, de s’absenter partout où son sort se discute et se trouve en jeu, il veut s’y trouver présent pour peser de toutes ses forces sur la décision à intervenir.

L’abstentionnisme n’est donc logiquement anarchique que s’il signifie, d’une part, négation de toute autorité légiférante ; d’autre part, revendication – et application dans la mesure où cela est déjà possible – du principe de faire ses affaires soi-même.

Les « devoirs du citoyen » – si devoirs il y a – ne sauraient être ramenés à l’obligation de déposer un bulletin dans l’urne ; ils ne peuvent que trouver leur application à tout instant où le besoin s’en fait sentir, tandis que le vote ne signifie en somme que déléguer autrui pour faire son devoir propre, ce qui est évidemment un non-sens.

Que l’on envisage la participation à la chose publique comme un droit ou un devoir, elle ne saurait donner lieu à une délégation, à moins de nier pratiquement ce qui vient d’être affirmé théoriquement.

Voyons. Un homme peut-il s’instruire, s’améliorer, se fortifier par délégation? Non, et cela présuppose avant tout une activité personnelle de chacun, qui peut être, nous l’admettons, plus ou moins favorisée par d’autres, mais toujours dans le sens de l’adage : « aide­ toi, le ciel t’aidera. » « La superstition – a dit fort bien Gabriel Séailles – consiste à demander à une puissance étrangère ou à attendre d’elle ce qu’on ne se sent pas le courage ou la force de faire soi-même. » N’est-ce pas précisément cela que continuent à faire les foules électorales à la suite des malins de la politique?

Peut-on imaginer une plus mauvaise éducation que celle consistant à se décharger sur quelques rares individus du soin de traiter précisément les questions où l’intérêt de tous est en jeu, et dont la solution pourra avoir les conséquences les plus considérables pour l’humanité?

Nous nous abstenons ici d’insister sur les turpitudes de la politique et des politiciens, sur l’écœurant spectacle toujours offert par le parlementarisme. Il n’y aurait, par impossible, parmi les élus que des hommes probes, que nous n’en cesserions pas moins d’être les adversaires d »un système qui maintient dans un état de tutelle, de minorité, d’infériorité, la plus grande partie des citoyens.

Se refuser à être électeur ne signifie ainsi dans notre pensée, répétons-le, que revendiquer son droit à exercer dans toutes les affaires publiques une intervention directe, constante et décisive. Nous ne saurions abandonner cela à quelques individus.

Notre abstentionnisme n’est donc pas un oreiller de paresse, mais présuppose toute une action de résistance, de défense, de révolte et de réalisation au jour le jour.

Les socialistes parlementaires n’en ont pas moins prétendu que nous faisions ainsi le jeu de la bourgeoisie. Examinons les faits de près.

Tout le monde se trouve d’accord pour voir dans le parlementarisme une institution bien bourgeoise. Participer à cette institution c’est donc contribuer à son fonctionnement, à son jeu. Est-il possible de changer ce jeu de bourgeois en socialiste? Les faits sans exception répondent pour nous : Non!

La raison en est bien simple.

Ou la majorité restera bourgeoise et il est incontestable qu’elle imposera son jeu bourgeois à la minorité socialiste. Dans ce cas, toutes les parties sont perdues d’avance, et s’obstiner quand même à jouer avec les bourgeois est incompréhensible, à moins d’admettre que les joueurs socialistes, en perdant tout pour le peuple, peuvent néanmoins gagner quelque chose pour eux­mêmes.

Ou la majorité deviendra socialiste. En ce cas, il est évident que le jeu parlementaire, dont l’origine, le développement et le but sont strictement bourgeois, devra être remplacé par des institutions nouvelles, grâce auxquelles la masse travailleuse ne soit plus jouée.

Pratiquement, l’histoire de toutes les votations et élections, en Suisse surtout, où le système est le plus développé et perfectionné, nous apprend que la bourgeoisie arrive toujours à ses fins, en dépit de toutes les « consultations populaires ». D’ailleurs, les moyens ne lui manquent point pour faire illégalement ce qui ne lui est pas accordé légalement. La façon dont la journée légale de huit heures est appliquée devrait pourtant avoir appris quelque chose à nos votards. Et il en est ainsi, d’ailleurs, de toutes les soi-disant lois de protection ouvrière.

Et c’est précisément parce que le suffrage universel est le jeu bourgeois par excellence, même en dehors de toutes les tricheries auxquelles il se prête si bien, que nous sommes abstentionnistes.

Aux jours d’élections ou votations, le croupier bourgeois crie : Faites vos jeux! Les naïfs qui vont voter verront ramasser leurs bulletins de vote, après quoi ils s’entendront dire : Rien de va plus! Et ce jeu du pouvoir, où le croupier gagne toujours comme à tous les jeux, peut durer éternellement. Les joueurs peuvent bien s’illusionner en réalisant quelques petits gains de temps à autre, mais ils se les verront reprendre avec usure.

S’il y a un point sur lequel nous sommes absolument sûrs d’être dans le vrai, c’est en conseillant au monde ouvrier de s’abstenir de faire le jeu électoral bourgeois.

Ce principe s’applique pour nous non seulement aux élections des Chambres législatives, mais aussi des Conseils de canton, province ou département et des Conseils communaux, de même qu’aux élections des pouvoirs exécutif et judiciaire, là où elles ont lieu comme en Suisse. Nous l’appliquons en outre à toutes les votations découlant des droits de referendum et d’initiative et de l’introduction de la législation dite dlrecte. (Voir ces mots).

Dans l’impossibilité de contester le bien-fondé de nos objections, les partisans du vote finissent par s’écrier :

– Votre critique stérile ne rime à rien. Dites-nous donc une bonne fois ce qu’il faut faire.

Remarquons d’abord ce fait. Que nous puissions ou non dire ce qu’il faut faire, cela ne change rien à notre constatation qu’avec le bulletin de vote le résultat est nul. Or, si telle est la vérité incontestable, ce n’est pas à nous seulement que doit se poser la question : Que faire? – mais chacun doit se la poser individuellement.

L’abstentionnisme anarchiste n’obtiendrait que ce résultat de poser impérieusement et universellement cette question : Que faire ? – que sa valeur apparaî­ trait déjà très grande.

Avec le système électoral, la grande masse des électeurs s’en rapporte uniquement pour cela à quelques élus. Il en résulte que celui qui vote le fait surtout avec l’idée plus ou moins consciente de s’abstenir ensuite de s’occuper de la chose publique. Il s’en décharge sur son élu. Le vote plus qu’une participation à la vie publique, ne représente qu’un renoncement à s’y mêler. Chaque électeur pense qu’il vaut mieux qu’un autre le fasse pour lui.

Mais la chose publique est si immense, complexe et ardue qu’il n’est pas de trop de la participation directe de toutes les intelligences, capacités et forces pour bien la servir. Or, ou cela se fait en dehors du Parlement et l’utilité de ce dernier apparaît douteuse, ou le Parlement n’intervient que pour ordonner ce que lui Parlement ne sait pas faire à ceux qui le savent, et nous avons le règne systématique de l’incompétence.

Chacun ne pouvant répondre que dans le domaine propre à son activité à la demande : Que faire? – le Parlement apparaît une absurdité, car il doit par défi­ nition répondre à tous les besoins de toute la vie sociale.

Les phrases vagues des programmes électoraux n’ont jamais répondu à la redoutable question : Que faire ? C’est une réponse qu’aucune majorité électorale ne saura jamais donner ; mais chaque individu peut et doit la donner pour tout ce qu’il connaît pratiquement des formes innombrables du travail humain.

Et c’est précisément parce que le vote n’est que l’escamotage pour le grand nombre de cette question : Que faire? – que nous n’en voulons pas.

L. BERTONI.

 

Source:

http://www.encyclopedie-anarchiste.org/articles/a/abstentionnisme.html

L’illusion démocratique: Français.. Ne votez pas (plus) !…

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , on 21 mars 2012 by Résistance 71

« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait illégal depuis longtemps »

(Emma Goldman)

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Ne votez pas – Ils sont tous pareils

 

Par Robert Bibeau

 

url de l’article original:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/    

 

Français de toutes origines et de toutes classes, faites comme les ouvriers : défiez la légalité républicaine et « n’Élisez personne », ils sont tous semblables. S’il en est un seul qui ne soit pas pareil aux autres, qu’il se lève ?

VOTER POUR QUI AU JUSTE ?

Français de toutes origines et de toutes classes, faites comme les ouvriers : défiez la légalité républicaine et « n’Élisez personne », ils sont tous semblables. S’il en est un seul qui ne soit pas pareil aux autres, qu’il se lève ? Mais alors, il ne devrait pas être parmi eux et participer à cette mascarade électorale où seuls les pieds nickelés, les accrédités, les autorisés de la télé, ont la possibilité réelle de se faire voir, de se faire valoir, de se faire entendre, de recueillir le fruit de leur prestation parce qu’ils ont le soutien et l’argent de leurs pairs – bourgeois gentilshommes – habilités à administrer cette société d’exploités.

Si vous êtes de gauche et souhaitez jeter bas cette société mercantile construite par le travail des prolétaires pour le bénéfice des milliardaires, alors que venez-vous faire ici dans ce bureau de scrutin où les dés sont pipés et les élections truquées ? Croyez-vous qu’un milliardaire capable de fournir dix ou cinquante millions d’euros à son candidat préféré ait le même poids électoral que l’ouvrier muni de son seul et ridicule bulletin de vote mystificateur ?

S’il demeurait un risque que certains ne comprennent pas le message anti-démocratique (blanc-bonnet, bonnet-blanc) répandu par les médias à la solde, alors l’armée sortirait des casernes et viendrait les replacer sur le chemin des porte-faix en direction de la reproduction de la plus-value élargie et du profit.

Le jour où une majorité d’ouvriers aura décidé que c’en est assez – le jour où les prolétaires de cette terre de misère seront déterminés à ne plus supporter cette galère mortifère – courant de l’usine au métro jusqu’au loyer non payé, puis retour au métro-boulot – alors ce n’est pas au bureau de scrutin que l’on se donnera la main, c’est au palais de l’Élysée, dans le parlement à Québec, sur la colline parlementaire à Ottawa, au 10 Downing Street à Londres ou dans le bureau ovale de la maison blanche-pourpre, souillée du sang des esclaves, de celui des Peaux-rouges, des ouvriers des chantiers et des millions d’assassinés de ces dizaines de pays qu’ils ont envahis depuis un siècle et demi, l’Afghanistan n’étant que l’un de la série.

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE

Ils sont venus chercher les Roms, les gitans pour les parquer dans des camps en périphérie des cités mais je n’ai rien dit, je n’étais pas Roms, je n’étais pas gitan. Ils sont venus chercher les autres …et je n’ai rien dit… je n’étais pas « les autres ». Je vous parle ici de projets de lois et de débats qui ont cours en ce moment en France et en Europe à l’encontre de ce peuple martyr (1).

Le prochain Président de la République française sera assurément un tyran, mais un tyran distingué comme Harper au Canada et Obama aux USA. Les gens croient que les nouveaux fascistes ressembleront comme jumeaux à Mussolini, à Hitler, à Pétain ou à Franco, des despotes en bottes et redingote.

Que nenni, plus aujourd’hui, les temps ont changé. Moubarak portait veste et cravate, Ben Ali aussi. La nouvelle génération de tyrans se présentera en costar de chez Armani – cravate de chez Hechter – et souliers de chez Rusconi. Fini les bottes à talon avec éperons pour étalon, la Mercedes attend dans le stationnement, les cheveux frais coupés, juste un peu de sueur sur le nez indiquant l’affront qu’il cogite contre la communauté des séquestrés.

Les camps de réclusion furent les premières constructions du national-socialisme pour y parquer les communistes – les gauchistes, que les autres vinrent rejoindre par la suite : les Roms – Tziganes – gitans – bohémiens. Leurs noms sont multiples, mais ce sont toujours les mêmes nomades, ostracisés, surveillés, pourchassés, mal aimés, les premiers à vilipender. François Hollande s’y entraîne, Sarkozy aussi, les autres ont suivi.

ON COMMENCE PAR REFUSER DE VOTER PUIS…

Je sais comme il est difficile de se départir de cette conscience petite-bourgeoise – républicaine et « démocrate ». On vous gouverne sans vous écouter pendant cinq années puis – cynisme ultime – on exige que vous alliez voter pour confirmer par scrutin votre résignation, votre soumission par les urnes, avant un nouveau quinquennat pendant lequel l’on ne vous écoutera pas davantage. Et voilà votre conscience « citoyenne » qui vous turlupine et vous culpabilise. Ils sont tous pareils et celui qui ne l’est pas, il n’est pas sur la liste des malfrats.

Pire, vous irez voter puis on vous accusera ensuite que c’est de votre faute, vous n’aviez qu’à mieux voter, tant pis pour vous, vous n’avez qu’à endurer encore quelques années puis vous devrez à nouveau vous esseuler, derrière votre isoloir pour voter, inutilement, pour cinq autres années.

LE PLUS GRAND PARTI OUVRIER

On dit que le Front National est le plus grand parti ouvrier de France, c’est faux, Le plus grand parti ouvrier de France, d’Europe, du Canada et d’Amérique, c’est le parti « NE VOTEZ PAS, ILS SONT TOUS PAREILS ! ». Il y a belle lurette que les ouvriers ont compris et qu’ils s’accordent le privilège de bouder ces mascarades électorales. Il n’y a que la petite bourgeoisie qui reste à convaincre de rejeter ce système pourri. Évidemment, on ne renverse pas un système économique en le boudant mais, chaque chose en son temps, commençons par le commencement : ne plus croire dans leurs élections bidon, c’est déjà un pas. De toute façon le conflit qui nous oppose aux riches se règlera dans la rue en Grèce en France, au Canada, aux États-Unis et pas au Parlement, au Congrès ou à l’Assemblée nationale.

Harper gouverne le Canada par la volonté de 33 % des électeurs inscrits, c’est cela leur démocratie. La grande majorité des Canadiens ne veulent pas de soldats dans les pays de combat ; rien à faire, les soldats vont mourir pour satisfaire les hommes en complets gris qui commandent à Harper, à Sarkozy, à Merkel et à Obama. Il en est ainsi à Paris.

Les chambres réunies choisissaient le Président français sous la quatrième République – il en est encore ainsi dans la République des États-Unis d’Amérique et ça changera quoi, qu’ils soient 100 % des inscrits à voter pour désigner les grands électeurs qui choisiront qui d’Obama ou de Romney commandera la prochaine attaque contre l’Iran puis ordonnera le massacre suivant ?

La crise de la « démocratie » des ploutocrates, la crise de l’économie des nantis, ce n’est surtout pas le clash des civilisations – c’est seulement la lutte des classes qui s’exacerbe – c’est la lutte finale et demain nous serons le genre humain, voilà tout. Le secret est dans le tournemain pour extirper ces requins de leur tanière en place boursière et chez les banquiers où ils se sont terrés.

Comme les ouvriers, il faut commencer par défier leur légalité et ne pas s’y résigner. Osez refuser, vous verrez comme ce premier geste d’insoumission, de refus des compromissions vous fera plaisir et vous rendra fiers. Vous serez prêts pour le geste de déni-défi suivant : mettre au pilori leur dictature maquillée.

(1)  http://urbarom.hypotheses.org/122