Archive pour abstention politique

Grand cirque de l’élection présidentielle: ABSTENTION POLITIQUE !!…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, politique française, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , , , , , , on 13 avril 2012 by Résistance 71

Voter, c’est voter pour le capitalisme

 

CNT-AIT

 

Loin d’être un «non-acte» de démissionnaire, l’abstention consciente est un acte responsable de refus d’un système de domination où le droit de vote constitue l’acte public d’allégeance du plus grand nombre au pouvoir de quelques uns. L’histoire récente des social-démocraties montre combien le rituel électoral, qui devait garantir la liberté et les moyens de vie pour chacun d’entre nous, n’a fait que renforcer le pouvoir d’une caste de possédants et l’exploitation de l’immense majorité des êtres humains.

Parce que nous sommes pour l’abolition de ce système autoritaire où la propriété et le profit servent de valeur morale, et parce que nous savons qu’un monde de solidarité, de partage — riche de sa diversité — est possible, nous appelons à la lutte contre le pouvoir par l’abstention et l’action directe.

Cette édition augmentée contient en particulier des textes qui reviennent sur les dernières élections présidentielles, qui montrent que, contrairement au retournement de vestes de certains, la théorie et pratique abstentionniste révolutionnaire est plus que jamais valable.

 

En période électorale, les injonctions au « civisme » se font pressantes ; on vous le dit et le répète, faites voter, abonnez un ami, inscrivez-vous sur les listes électorales. Ce type d’appel s’adresse d’abord et avant tout aux « jeunes », avec des appels du pied vers la sous-catégorie dite « de banlieue ». L’argument massue qui est avancé est bien sûr que s’ils ont quelque chose à dire, c’est le moment. Plutôt que d’aller casser des voitures, qu’ils profitent de l’élection pour exprimer leur colère. C’est sans appel, c’est démocratique (puisqu’on vote et qu’on est dans un pays autoproclamé « démocratique », comme les Républiques du même nom !). Cela a le mérite d’être clair et compréhensible par tous.

Donnons-nous la peine d’y regarder de plus près. Voter, c’est voter pour qui ? Selon les élections, des listes plus ou moins exotiques font mine de s’affronter. En général, nous assistons à une compétition entre partis dits de droite (du FN au centre) et partis dits de gauche (du PS à la LCR et LO). Les candidats se présentent pour quoi ? Pour aménager le capitalisme. Certains vous le promettent dur, d’autres vous l’édulcorent et vous le refilent en douceur. C’est ce qu’il est convenu d’appeler la « social-démocratie », le plus sûr allié du capitalisme. Plus le capitalisme sera supportable pour ses victimes, plus il est sûr de durer. Quoi qu’il en soit, donc, voter, c’est voter pour le capitalisme. Or, voter pour le capitalisme, c’est voter pour l’exploitation du travail par le capital, c’est voter pour l’inégalitarisme exponentiel érigé en système de gouvernement, c’est voter pour l’épuisement des ressources humaines et écologiques, c’est voter pour l’asservissement des trois quarts de la population mondiale, c’est voter pour les guerres qui déchirent le monde sous couvert de nationalisme et/ou de religion, c’est voter pour la pollution, qui détruit la planète dans la mesure où elle est un des effets de l’exploitation industrielle forcenée liée à la logique de productivité, c’est voter pour la confiscation à des fins commerciales par des multinationales d’un bien aussi élémentaire que l’eau. Par cela même, loin d’être ce geste présenté comme le symbole de la responsabilité, voter c’est se montrer irresponsable vis-à-vis des générations futures. Car aucun des partis en lice ne combat véritablement le capitalisme, ils n’aspirent qu’à obtenir un strapontin au chaud pour l’hiver. Ils comptent sur votre crédulité pour l’obtenir. Voter, c’est collaborer, c’est se rendre complice des malfaiteurs capitalistes.

Un peu de sociologie

Elu, c’est un poste à profil. N’importe qui ne peut remplir ces fonctions, malgré ce qui est colporté par l’imagerie républicaine (élu du peuple, pour le peuple, par le peuple…). Pour être élu, il faut savoir se comporter comme un élu, c’est-à-dire comme un bourgeois. Pour se comporter comme un bourgeois, il faut en savoir la langue et les manières (imaginez-vous un député avec un fort accent alsacien, en uniforme des banlieues ou parlant beur dans le texte ?). Le fait est donc acquis, il n’est peut-être pas immuable, mais pour l’instant, et depuis longtemps, il l’est.

Admettons qu’un non-bourgeois passe la rampe et que, malgré les divers filtres (médiatiques, religieux, sociologiques, raciaux…), il parvienne à se faire élire. Observons ce qui se passerait dès que le candidat est transformé en élu par le scrutin, il accède au prestige de la fonction. La république a, en cela, succédé dignement à la monarchie. Elle en a adopté les ors et les palais avec un naturel qui voile à peine l’impatience qu’avait la bourgeoisie à déloger la noblesse et à se vautrer dans son lit. Si on ignore les quelques mandats sans intérêt financier, comme maire de petite commune, le mandat électoral est une fonction qui assure au minimum à l’élu les revenus d’un cadre ou d’une profession libérale, et, pour les parvenus, l’accès aux revenus royaux des patrons de grande industrie. C’est-à-dire que l’élu est objectivement intégré à la classe dominante, il fait désormais partie des possédants. Il va tout naturellement partager les préoccupations et les intérêts du groupe sociologique auquel il appartient et défendre bec et ongles les avantages si durement acquis. Il serait suicidaire pour lui de mordre la main qui le nourrit.

Revenons à notre prolo imaginaire qui, par on ne sait quel miracle, serait parvenu au siège d’élu. Si, dans les premiers temps, il tentait de poursuivre son idéal, combien de temps tiendrait-il devant un nouveau mode de vie, des relations, des contacts quotidiens qui ont perdu tout lien avec les victimes du capitalisme et qui s’acharnent à les neutraliser ? Combien de temps tiendrait-il devant les multiples occasions de croquer au gâteau de la corruption, des multiples occasions d’empocher des sommes colossales sans que cela se sache ? Qui résisterait ? L’élu est donc inéluctablement un bourgeois qui vit comme un bourgeois, qui pense comme un bourgeois et prend des décisions de bourgeois. Il sert le capitalisme, il accable ses victimes. Voter, c’est collaborer.

La nature du candidat

Imaginons que notre prolo du début soit une personnalité incorruptible comme on en rencontre peu, qu’il ait un idéal en béton (quel qu’il soit, d’ailleurs, cela ne change pas le sens de la démonstration), qu’il résiste à toutes les tentations et qu’il poursuive son petit bonhomme de chemin d’élu. Cette hypothèse frise le délire, mais c’est un cas d’école. Faisons un effort.

Donc, on sollicite votre voix. Vous devez transférer votre idéal, votre désir d’agir sur la société, votre droit à exprimer votre point de vue à tout moment, d’infléchir le cours des choses quand elles se présentent, bref, votre liberté d’être pensant sur le nom d’un candidat. Ce geste a un effet stérilisateur sur votre vie politique : durant le temps que dure le mandat, vous pouvez cesser de penser, cesser de désirer, cesser d’avoir un point de vue ; vous n’avez plus le droit d’infléchir le cours des choses, vous n’existez plus : l’élu pense et agit à votre place. Voter, c’est se déresponsabiliser.

Volontairement, voter, c’est abdiquer, voter, c’est accepter l’ablation de la pensée. Voter, c’est se donner l’illusion que l’on possède une parcelle de pouvoir le temps d’un scrutin. Le reste du temps, le système dit représentatif se substitue à vous, vous pouvez vous rendormir. Et encore, cette hypothèse est la plus optimiste, car si l’on croise cet effet avec tous les risques de dérapage que l’on a évoqués depuis le début de cet exposé, on doit pouvoir arriver à une conclusion encore plus noire ! Tiens !… Noire ?

 

Source:

http://kropot.free.fr/CNT-abstention.htm#III

L’illusion démocratique: voter c’est se soumettre (variante rafraîchissante)…

Posted in actualité, autogestion, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , on 19 mars 2012 by Résistance 71

“Être GOUVERNÉ, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu…

Être GOUVERNÉ, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est, sous prétexte d’utilité publique, et au nom de l’intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale !”

(Pierre Joseph Proudhon dans “Idée générale de la révolution au XIXème siècle », 1851)

 

*  *  *

 

Choisir son maître n’est pas une liberté

 

Par Lukas Stella

 

url de l’article original:

http://www.alterinfo.net/Choisir-son-maitre-n-est-pas-une-liberte_a73187.html

 

La démocratie républicaine est construite sur la représentativité de ses élus, au scrutin majoritaire. Mais il n’y a pas de majorité pour gouverner le pays. C’est le système électoral qui en fabrique artificiellement une, qui ne représentera en fait, qu’une petite minorité. Ainsi, étant donné que la moitié des électeurs ne sont pas convaincus par le candidat pour lequel ils votent, celui qui arrive en tête au premier tour ne représente donc, qu’environ 15 % des suffrages exprimés, qui eux-mêmes ne représente qu’environ 75 % des inscrits, sans oublier les 15 % de non inscrits. Au bout du compte, le candidat en tête se retrouve à ne représenter qu’environ 10 % de la population. Une personne sur dix fera une majorité fictive, qui décidera de tout. Ce système fait comme si la démocratie fonctionnait encore. Ayant largement fait la preuve de sa non-représentativité, il n’est plus ni crédible ni défendable.

N’étant pas représentatif, nos élus ne se considèrent pas comme mandatés par le peuple, mais comme étant mis en place dans un « job » qu’ils feront comme ils voudront. Comme dans n’importe quelle entreprise, ces cadres de l’État, spécialistes en gestion, ne pensent qu’à leur carrière. Ils ne nous représentent pas, ils ne représentent qu’eux-mêmes. N’étant pas révocables les élections leur donnent carte blanche. Ceci leur permet de promettre n’importe quoi, car ils savent qu’une fois élus, ils seront libres de faire ce qu’ils veulent. Même les référendums n’ont plus aucune incidence sur leurs décisions. Quant aux partis qui veulent rendre le pouvoir au peuple, certains se souviendront que ce slogan s’est trop souvent changé en « tout le pouvoir au parti », avec les conséquences que l’on connaît.

En élisant l’autorité suprême du pays, c’est un pacte de servitude volontaire que l’on signe jusqu’à la prochaine fois. « La démocratie (représentative) bourgeoise est l’appropriation du pouvoir politique des individus, rebaptisés électeurs, par des représentants. Ceux-ci, au nom de leurs électeurs, emploient ce pouvoir au bénéfice de la classe dominante. Le vote est la légitimation formelle des maîtres. »

(Robert Chasse, Situationist International, New York 1969)

Les représentants du commerce politique, domestiques du grand capital et de la haute finance escroquent le bien publique pour le livrer aux entreprises mafieuses de l’affairisme mondial. Le pouvoir est usurpé au peuple, c’est pourquoi son autorité est toujours abusive. Et comme le dit la chanson, « pour être heureux vraiment faut plus de gouvernement ».

Les professionnels de l’embrouille se lancent sur le marché du pouvoir. Les candidats montent leur campagne comme une campagne publicitaire dont ils seraient eux-mêmes la marchandise à promouvoir. Le but est de vendre son image et d’attirer l’électeur, comme une prostituée aguiche, séduit et trompe le client. Tout n’est que jeux d’apparences et manipulations des plus bas instincts. La crédulité et le masochisme se répandent dans la population comme une épidémie.

On voudrait nous faire croire que choisir son maître, c’est la liberté. Pourtant, ce maître n’est que le gérant du marché, le gestionnaire des affaires, le bureaucrate en chef, le chien de garde du système que l’on choisit parmi les moralistes, les démagos, les hypocrites, les malhonnêtes, les menteurs, les magouilleurs et les manipulateurs, les escrocs et les truands. On élit celui qui nous imposera les directives des technocrates européens, eux-mêmes aux ordres des mafias financières à dominante américaine, installant le contrôle et la maîtrise du système pour les meilleurs profits d’un groupuscule de grands bourgeois et quelques aristocrates des trafics financiers de grande envergure. Les élus ne nous représentent pas, mais seulement les intérêts de cette caste dominante, instaurant la dictature des affaires et des trafics en tout genre.

« Diviser pour régner » est la base opérationnelle du pouvoir. Les discours contradictoires ont ceci en commun c’est que chaque sujet est bien séparé des autres. La séparation fait le jeu de la bureaucratie, qui devient ainsi l’unification effective d’un monde parcellaire. En dissociant, fragmentant, morcelant, c’est la compréhension globale du monde qui disparaît, et le fonctionnement du système devient inaccessible. Alors, l’idéologie dominante effectue son tour de passe-passe et l’unité de la vie se fond dans une succession d’objets, la vie devient objet dans le spectacle des marchandises.

La société n’a plus ni mémoire ni devenir, on pare au plus pressé, on n’y réfléchit plus qu’à très court terme, en se moquant des conséquences, dans l’urgence aveugle du faire pour faire sans trop y croire. Le meilleur des mondes est aujourd’hui construit sur le meilleur des mensonges. En inventant la crise, l’escroquerie est parfaite, car elle passe par une fausse piste économique qui a été rendue indiscutable. La crise est crue, et l’exploitation capitaliste n’a plus de limite.

« La gangrène se propage dans un système livré à lui-même, sans réelle gouvernance, qui impose les contraintes implacables nécessaires aux affaires mafieuses de financiers multimilliardaires, libres de piller tout ce qu’ils trouvent, tels des charognards dévorant ce qui reste d’un monde en décomposition.

Le spectacle, qui n’est rien d’autre que la vision publicitaire du monde marchand sur lui-même, ne parle que de crise économique, doublée d’une récession sociale, pour mieux faire disparaître cette gigantesque rafle des richesses par quelques accapareurs au dessus des lois, au-delà du visible, qui provoquent la ruine progressive du système.

Le pire est à venir. La peur de l’avenir n’est que l’expression de l’incertitude du devenir des capitalistes qui n’ont plus de futur. Tous ceux qui n’ont plus grand-chose à perdre ont tout à espérer d’un nouveau monde émergeant par nécessité. Ce qui nous arrive n’est pas un accident de parcours, mais bien l’aboutissement du capitalisme, l’achèvement d’un monde suicidaire. »

(L’INVENTION DE LA CRISE, escroquerie sur un futur en perdition, aux Éditions L’Harmattan, 2012)

Pour en finir avec une survie de plus en plus insupportable, il s’agit maintenant de refaire un monde sans le monde des affaires, de reprendre le pouvoir sur nos conditions d’existence et construire ensemble par une démocratie directe à taille humaine avec des mandataires révocables, l’autogestion généralisée de la vie par tous et partout.

Lukas Stella

2012: objectif abstention politique massive !!

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 février 2012 by Résistance 71

Lettre ouverte à Stéphane Guyot et François Asselineau, par Vincent Vauclin

 

par dissidenceresistance

 

url de l’article original:

http://la-dissidence.org/2012/02/04/lettre-ouverte-a-stephane-guyot-et-francois-asselineau-par-vincent-vauclin/

Monsieur Asselineau (UPR), Monsieur Guyot (PVB),

 

Depuis plusieurs mois, avec courage et détermination, vous vous êtes lancés dans la course à l’élection présidentielle.

Dans un contexte exceptionnel et déterminant pour notre pays, vous portez tous deux des idées fortes, cohérentes, et sur le fond inattaquable. Que ce soit à propos de la reconnaissance du vote blanc, de la sortie de l’Union Européenne, de l’Euro, de l’OTAN, ou encore de la rupture avec le processus mondialiste d’américanisation, nul ne saurait aujourd’hui vous opposer de quelconques arguments fondés, tant l’état de notre nation révèle la faillite d’un système politique en état de décomposition avancée.

Toutes les énergies, toutes les richesses de la France sont aujourd’hui accaparées par une élite parasitaire et antinationale, qui pille les Français pour le seul profit des institutions bancaires apatrides. Une nouvelle féodalité nous est imposée. Par la tyrannie de la dette, les oligarques sacrifient l’avenir d’une nation pour laquelle ils n’ont que désintérêt et mépris.

Pour maintenir cette domination, cette élite a tout simplement verrouillé les institutions politiques Françaises, de sorte que les candidats aux élections sont nécessairement ceux qui partagent une vision commune, et « politiquement correcte », inscrite dans l’idéologie dominante.

Ce système, dont le principe n’est pas sans rappeler celui de l’Union Soviétique, ne peut subsister qu’à une condition : que les Français le nomment démocratie. Une illusion qui est entretenue périodiquement par des élections où tout est joué d’avance, et où les acteurs politico-médiatiques miment, de plus en plus maladroitement, le rôle qui leur est alloué. Ce spectacle guignolesque démontre à quel point la Vème République a été vidée de sa substance, l’élection présidentielle n’étant aujourd’hui rien d’autre qu’un combat de coqs encartés, aux discours entièrement façonnés par des agences de communication et sponsorisés par les multinationales bancaires et financières.

De ce contexte si particulier nait une question essentielle : celle de la légitimité. La « République Française » n’est pas une république – ne servant plus l’intérêt général – et n’est pas française – puisque totalement inféodée à des intérêts étrangers. Les élections auxquelles nous sommes invités à prendre part ne remplissent qu’une fonction : octroyer à l’édifice de la domination moderne cette onction démocratique qu’est le vote du citoyen.

Les institutions politiques ne sont pas un cadre d’expression neutre, mais un outil à part entière de cette domination. Participer au processus électif, et peu importe ce que l’on glisse dans l’urne, c’est d’ores et déjà cautionner le Système et contribuer à sa pérennité.

Il m’apparaît donc fondamental d’attirer votre attention sur la résistance que vous avez courageusement engagé, mais dont le vecteur – la candidature à l’élection présidentielle – m’apparaît comme une erreur stratégique de premier ordre.

Très clairement, vous êtes parmi les seuls candidats à faire le choix de la vérité, de l’intégrité, de la probité. Vous jouez le jeu et respectez les institutions. Vous posez des questions importantes, et apportez des réponses novatrices, là où d’autres font systématiquement l’inverse.

Vous n’obtiendrez pas les parrainages d’élus nécessaires pour valider votre candidature, pour la simple raison que ce qui motive votre engagement au service de la France et de son Peuple est précisément un motif d’exclusion de ces institutions corrompues. Et cela, vous le constatez vous-même amèrement…

Dans ces conditions, il m’apparaît nécessaire de poser les bonnes questions : la Résistance à cette domination doit elle emprunter la voie de son institution la plus dévoyée ?

Ou doit-elle, à l’inverse, s’incarner dans un mouvement d’abstention massive et active, visant à délégitimer l’oligarchie, en lui ôtant de force le voile démocratique dont elle se pare pour dissimuler sa réalité obscène ?

Très clairement, je soutiens la seconde option. Et aujourd’hui, je vous invite solennellement, et en toute amitié, à faire ce choix cohérent d’une dissidence politique claire et affirmée. Sortir de l’impasse, ce n’est pas emprunter la route qui y mène.

Cessons d’entretenir l’illusion que nous dénonçons, et brusquons l’Histoire en court-circuitant leur processus de domination.

En 2012, osons faire le choix de l’abstention. Et osons le faire ensemble.

/

Vincent Vauclin

Coordinateur National de la Dissidence

www.la-dissidence.org