Archive pour 500 ans d’injustice l’héritage du racisme religieux du XVème siècle

Les origines du colonialisme: Inhumain trop inhumain… selon le Vatican

Posted in actualité, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 12 octobre 2013 by Résistance 71

Cette traduction d’un article de recherche de Steve Newcomb (grand spécialiste de la nation Shawnee concernant les origines de la loi fédérale sur les Indiens) est très complémentaire de notre série sur le vol, pillage et génocide commis à l’encontre des nations autochtones des Amériques depuis 1492 et des informations en découlant au sujet des origines profondes religieuses et vaticanes de la colonisation menée tambour battant par les nations européennes depuis le XIème siècle et les premières croisades et son apogée entre la fin du XVème et la fin du XIXème siècles.

Pour plus d’information lire ces articles:

Dans l’ordre chronologique de ce qui a été traduit/publié:

https://resistance71.wordpress.com/2013/09/19/societe-contre-letat-de-lorigine-du-genocide-introduction-au-livre-de-kevin-annett-hidden-no-longer-genocide-in-canada-past-and-present/

https://resistance71.wordpress.com/2013/09/19/colonialisme-et-genocide-au-nouveau-monde-a-decouvert-genocide-au-canada-passe-et-present-introduction-1ere-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2013/09/23/colonialisme-et-genocide-au-nouveau-monde-a-decouvert-genocide-au-canada-passe-et-present-introduction-2eme-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/01/resistance-des-peuples-le-droit-coutumier-doit-remplacer-le-systeme-legal-planetaire-corrompu-lexemple-donne-par-le-tribunal-international-sur-les-crimes-des-eglises-et-des-etats/

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/02/genocide-denfants-indiens-au-canada-quand-la-collusion-criminelle-de-letat-et-des-eglises-genere-la-farce-de-la-reconciliation/

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/04/resistance-politique-le-grand-mensonge-qui-regit-le-colonialisme-bulle-papale-de-1493/

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/05/au-sujet-de-lorigine-du-colonialisme-la-bulle-papale-inter-caetera-alexandre-vi-1493/

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/09/lorigine-profonde-du-colonialisme-occidental-les-bulles-pontificales-romanus-pontifex-1455-et-inter-caetera-1493/

 — Résistance 71 —

 

Cinq cents ans d’injustice

L’héritage du racisme religieux du XVème siècle

 

par Steve Newcomb

 

Source: Newcomb, Steve. « Five Hundred Years of Injustice. » Shaman’s Drum. Fall 1992, p. 18-20.

 

url de l’article original:

http://ili.nativeweb.org/sdrm_art.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Quand Christophe Colomb posa le pied pour la première fois sur les sables blancs de l’île de Guanahani, il pratiqua une cérémonie de “prise de possession” de la terre pour le roi et la reine d’Espagne, agissant sous la loi internationale de la chrétienté occidendale. Bien que l’histoire de la “découverte” de Colomb ait pris des proportions mythologiques dans la vaste majorité du monde occidental, très peu de gens sont en fait au courant que cet acte de “possession” est fondé sur une doctrine religieuse connue dans l’histoire sous le vocable de la “doctrine de la découverte”. Bien peu réalisent même qu’aujourd’hui, plus de cinq siècles plus tard, le gouvernement des Etats-Unis (NdT: et du Canada et les gouvernements des nations sud-américaines) continue d’utiliser cette doctrine archaïque judéo-chrétienne pour nier les droits des Indiens des Amériques.

Les origines de la doctrine de la découverte

Pour bien comprendre la relation entre le principe de la découverte érigé par la chrétienté et les lois des Etats-Unis, nous devons commencer par examiner le document pontifical qui fut écrit quarante ans avant que Colomb ne fasse son voyage historique de 1492 ; le pape Nicolas V émit pour le roi Alphonse V du Portugal la bulle Romanus Pontifex en 1455, déclarant la guerre contre tous les non-chrétiens à travers le monde et spécifiquement promouvant la conquête, la colonisation et l’exploitation des nations non-chrétiennes et de leurs territoires.

Sous le coup de doctrines théologiques et légales formulées pendant et après les croisades, les non-chrétiens furent considérés comme ennemis de la foi catholique et ainsi dégradés au statut de sous-hommes. De manièrre concordante, dans la bulle de 1455, le pape Nicolas V donna des instructions au roi Alphonse de “capturer, de vaincre et de subjuguer les sarazins, les païens et autres ennemis du Christ” et de les mettre “en état d’esclavage perpétuel” et de “saisir toutes leurs possessions et propriétés” [Davenport: 20-26]. Agissant ainsi selon ses privilèges papaux, le Portugal continua son trafic d’esclaves africains et étendît sa domination coloniale royale en faisant des “découvertes” le long de la côte Ouest africaine, clâmant ces territoires comme territoires portugais.

Ainsi, lorsque Colomb mit les voiles à l’Ouest à travers la Mer des Ténèbres en 1492, avec la  claire compréhension qu’il était “autorisé de prendre possession” de toutes terres qu’il serait amené “à découvrir” et qui n’était pas sous la domination d’un dirigeant chrétien, lui et les souverains espagnols d’Aragon et de Castille suivaient déjà une tradition bien établie de “découverte et de conquête”. De fait, après que Colomb s’en revint en Europe, le pape Alexandre VI émit la bulle pontificale Inter Caetera du 3 Mai 1493, “garantissant” a l’Espagne, à la requête expresse du roi Ferdinand et de la reine Isabelle, le droit de conquérir les terres que Colomb avait déjà trouvées, ainsi que toutes terres que l’Espagne pourrait “découvrir” dans le futur.

Dans ce document Inter Caetera, le pape Alexandre exprima son désir que les peuples “découverts” soient “subjugués et amenés à la foi elle-même”. De cette façon, disait le pape, “L’empire chrétien” pourrait se propager.. Lorsque le Portugal protesta contre cette concession à l’Espagne, le pape Alexandre stipula dans une bulle suivante le 4 Mai 1493, que l’Espagne de devait pas tenter d’établir sa domination sur des terres qui étaient “déjà sous la possession de seigneurs chrétiens”. Puis, avant de museler les deux monarques rivaux, le pape dessina une ligne de démarcation entre les deux pôles, donnant à l’Espagne le droit de conquête et de colonisation d’un côté du globe et au Portugal l’autre.

Durant le cinq-centième anniversaire du voyage de Colomb aux Amériques, il est important de reconnaître que les actes cruels de génocide et de conquête commis par Colomb et ses hommes contre les peuples pacifiques des Caraïbes, furent endorsés pleinement par les documents sus-mentionnés de l’église catholique romaine. En fait, ces documents papaux furent souvent utlisés par les conquérants européens des Amériques pour justifier d’un système de colonisation incroyablement brutal et sans merci, qui déshumanisa les peuples autochtones en regardant leurs territoires comme “n’étant habités que par des animaux sauvages”.

La leçon à tirer de ceci est que les bulles pontificales de 1455 et 1493 sont deux exemples très clairs du comment les “pouvoirs chrétiens” ou “les différents états de la chrétienté”, voyaient les peuples indigènes: comme “les butins et proies légaux de leurs conquérants civilisés”. En fait, la “loi des nations” chrétiennes estimait que celles-ci avaient un droit divin, fondé sur la bible, de clâmer le titre absolu et l’autorité ultime sur tous nouveaux habitants non-chrétiens “découverts” ainsi que leurs terres et propriétés. Au cours des siècles qui suivirent, ces croyances ont donné naissance à la doctrine de la découverte utilisée par l’Espagne, le Portugal, l’Angleterre, La France et la Holande et de fait toutes les nations chrétiennes.

La doctrine de la découverte dans la loi américaine

En 1823, la doctrine de la découverte chrétienne fut adoptée en catimini dans la loi américaine par la cour suprême des Etats-Unis dans le cas devenu célèbre de Johnson contre McIntosh. Ecrivant pour une cour unanime, le juge suprême John Marshal observa que les nations chrétiennes européennes avaient assumé la “domination ultime sous forme coloniale” (NdT: sens du mot “dominion” employé en anglais) des terres d’Amérique durant l’âge de la découverte et que avec cette “découverte”, les Indiens avaient perdu “leurs droits de souveraineté totale en tant que nations indépendantes” et ne retenaient que le droit “d’occuper” leurs territoires. En d’autres termes, les nations indiennes étaient soumises à l’autorité ultime de la première nation de la chrétienté qui clâma possession d’une région spécifique des terres indiennes.

D’après Marshall, les Etats-Unis, après avoir gagné leur indépendance en 1776, devinrent une nation héritière du droit de la “découverte” et acquérirent le pouvoir de “domination coloniales (dominion)” de la Grande-Bretagne. Bien sûr, lorsque Marshal définît en premier lieu le principe de “découverte”, il utilisa une langage qui n’attira pas l’attention sur le biais religieux, déclarant que “la découverte donne droit au gouvernement par les sujets ou l’autorité par lesquels la découverte fut faite, contre tout autre gouvernement européen”. Quoi qu’il en soit, en discutant le précédent légal soutenant les conclusions de la cour, Marshal cita de manière spécifique la charte anglaise donnée à l’explorateur John Cabot, afin de documenter la “reconnaissance totale” par l’Angleterre de la doctrine de la découverte. Ensuite, paraphrasant le langage de la charte elle-même, le juge Marshall nota que Cabot était autorisé de prendre possession de terres “sans se préoccuper de l’occupation des sols par les indigènes, qui sont des païens et dans le même temps en admettant le titre de propriété de tout chrétien qui en aurait pris possession au préalable.”

En d’autres termes, la cour suprême des Etats-Unis affirmait que la loi américaine était basée sur une règle fondamentale de la “loi des nations” et qu’il était possible de virtuellement ignorer les droits fondamentaux des “païens” indigènes et de clâmer que les “terres inoccupées” de l’Amérique appartenaient de droit aux nations européennes les découvrant. Il est bien sûr très important de comprendre que, comme l’a justement fait remarquer Benjamin Munn Ziegler dans sa Loi Internationale selon John Marshall, que le terme de “territoires inoccupés” se référait à “la terre en Amérique qui lorsqu’elle fut découverte était ‘occupée par des Indiens”, mais “inoccupés par des chrétiens’ ”

Ironiquement, la même année de la décision juridique de l’affaire Johnson contre McIntosh, lun des pères fondateurs des Etats-Unis, James Madison, écrivit: “La religion n’est pas la préoccupation du gouvernement humain. La religion est essentiellement distincte du gouvernement civil et exempte de sa reconnaissance ; une connexion faite entre les deux est injurieuse aux deux parties.”

La plupart d’entre nous ont été élevés dans la croyance que la  constitution des Etats-Unis fut faite pour maintenir une séparation de l’église et de l’état. Malheureusement, avec la décision de la cour suprême dans l’affaire Johnson, la doctrine chrétienne de la découverte fut non seulement pas écrite dans la loi américiane mais elle devint aussi la pierre angulaire de la politique américaine envers les Indiens au cours du siècle suivant.

De la doctrine de la découverte aux nations indépendantes intérieures

Utilisant comme base légale le principe de la “découverte”, la cour suprême déclara en 1831 que la nation Cherokee (et par implication toute autre nation indienne), n’était pas totalement souveraine, mais que “peut-être”, elle pourrait être étiquetée comme une “nation indépendante intérieure”. [Cherokee nation contre l’état de Georgie]. Le gouvernement fédéral en profita pour dire que les traités faits avec les nations indiennes ne reconnaissaient pas les nations indiennes comme étant libres du contrôle de l’état fédéral. D’après le gouvernement, les nations indiennes étaient des “nations indépendanes intérieures”, sujettes à l’autorité légale complète du gouvernement fédéral, ceci étant connu sous le vocable de “pouvoir pléniaire”. Ainsi, l’ancienne doctrine chrétienne de la découverte et sa conquête et sugjugation des Indiens “païens”, furent étendues par le gouvernement fédéral en une doctrine mythique disant que la constitution des Etats-Unis permettait l’autorité gouvernementale sur les nations indiennes et leurs territoires.

Le mythe du “pouvoir pléniaire” sur les Indiens, un pouvoir du reste, qui ne fut jamais voulu par les auteurs de la constitution, a été utilisé par les Etats-Unis pour:

  • Circonvenir aux termes des traités solennels liant les Etats-Unis aux nations indiennes, malgré le fait que tous ces traités sont “loi suprême de la terre, malgré tout écrit constitutionnel”.
  • Voler les territoires ancestraux des peuples indiens vivant à l’Est du Mississippi en les déportant de leurs terres par la loi de 1835 concernant la déportation des Indiens.
  • Utiliser un statut congressionnel connu sous le vocable de la loi d’alotement général de 1887, pour priver les Indiens de quelques 90 millions d’acres de leurs terres. Cette loi, expliqua John Collier (commissaire aux affaires indiennes), fut une “méthode indirecte, pacifique sous forme légale, de prendre la terre que nous étions déterminés à prendre, mais ne voulions pas prendre ouvertement à cause des traités”.
  • Voler les Collines Noires (Black Hills), territoire sacrée de la grande nation Sioux en violation totale des termes du traité de Fort Laramie de 1868 (NdT: Le SEUL traité de l’histoire américaine, qui vit le gouvernement américain qui avait perdu la guerre, faire des concessions à ses vainqueurs !… Traité qui fut violé par les yankees à maintes reprises depuis…), qui reconnait à la nation Sioux la propriété absolue et exclusive de son territoire.
  • Payer le secrétariat à l’intérieur la somme de 26 millions de dollars pour 24 millions d’acres des terres de la nation Shoshone, parce que le peuple Shoshone a constamment refusé de vendre ses terres et refuser de la même manière de prendre quelque argent que ce soit. Bien que les limites frontalières du territoire Shoshone et leur droit de souveraineté furent reconnus clairement par le gouvernement fédéral dans le traité de la vallée de Ruby en 1863, le gouvernement proclame maintenant que le fait de s’être lui-même payé au titre de la nation Shoshone a mis fin à la souveraineté territoriale de la dite nation.

Les cas cités ci-dessus sont juste quelques exemples du comment le gouvernement des Etats-Unis a utilisé les décisions de justice des affaires Johnson contre McIntosh et la nation Cherokee contre l’état de Georgie pour dénigrer abruptement les droits des peuples indigènes. De fait, un grand nombre de politiques intérieures américaines sur les Indiens sont fondées sur la “rationalité” cachée du principe “de la découverte chrétienne”, une vision qui “subordonne aux premiers découvreurs chrétiens” ou à leurs successeurs, les “païens” indigènes des Amériques.

Comme l’avait déjà observé Thomas Jefferson, lorsque l’état utilise la doctrine de l’église comme moyen coercitif, le résultat en est “l’hypocrisie et la méchanceté”. Bien malheureusement, l’utilisation par la cor suprême des Etats-Unis de l’ancienne doctrine chrétienne de la découverte, pour circonvenir à la constitution et comme moyen de saisir les terres indiennes et de placer les nations indiennes sous le contrôle du gouvernement fédéral, a prouvé que Madison et Jefferson avaient raison.

Mettre fin à cinq cent ans d’injustice faite aux peuples autochtones

Dans un pays fait pour maintenir une séparation stricte de l’église et de l’état, la doctrine de la découverte aurait dû être déclarée inconstititionnelle parce qu’elle est fondée sur un traitement raciste des nations autochtones pour le simple fait qu’elles n’étaient pas chrétiennes au moment de l’arrivée des Européens sur le continent. En pénalisant les peuples indigènes sur la base de leurs croyances religieuses non-chrétiennes et leurs pratiques cérémonielles traditionnelles, les privant de la vaste majorité de leurs terres ancestrales et de leur souveraineté, la décision Johnshon contre McIntosh devient un des piliers de la violation des “droits naturels” de l’humanité, tout autant que des droits fondamentaux des peuples indigènes.

Alors que nous allons au-delà des cinq cents ans de l’invasion des Amériques par Christophe Colomb, il est grand temps de renoncer de manière formelle et de mettre fin au racisme religieux qui fut écrit dans la loi des Etats-Unis par le juge de la cour suprême John Marshall. Que le peuple américain et spécifiquement la droite chrétienne, veuille assister les autochtones à abroger la décision Johnson, en dira beaucoup au monde sur le point de sérieux auquel se trouve les Etats-Unis en ce qui concerne les principes de liberté, de justice et de liberté religieuse.

Alors que nous approchons le 500ème anniversaire des bulles papales des 3 et 4 Mai 1493, il est important de garder présent à l’esprit que la “doctrine de la découverte” est toujours utilisée par un grand nombre de pays des Amériques pour nier les droits des peuples indigènes et de perpétuer la colonisation de tout le continent. Pour pouvoir mettre fin au système de colonisation et de sortir de la tradition culturelle et spirituelle de la subjugation, nous devons renverser la doctrine à sa racine. C’est pourquoi je propose que les personnes non indigènes, spécifiquement les chrétiens, s’unissent en solidarité avec les peuples autochtones du continent américain afin d’impressionner le pape Jean Paul II sur l’importance pour lui de révoquer la bulle Inter Caetera de 1493, dans une cérémonie formelle impliquant les peuples natifs.

Revoquer ces documents papaux et renverser la décision Johnson contre McIntosh sont deux étapes très importantes pour corriger les injustices qui ont été infligées aux peuples indigènes ces cinq cents dernières années. Ce sont aussi des étapes spirtituelles importantes vers la création d’un mode de vie qui ne sera plus fondé sur la veulerie et la subjugation et la coercition. Peut-être pourrons-nous alors utiliser notre nouvelle solidarité pour commencer à créer un style de vie fondé sur le principe des premiers occupants: “Le respect de la Terre et un respect sacré pour tout le vivant”.

References

Cherokee Nation v. Georgia 30 U.S. (5 Pet.) 1, 8 L.Ed. 25 (1831).

Davenport, Frances Gardiner, 19l7, European Treaties bearing on the History of the United States and its Dependencies to 1648, Vol. 1, Washington, D.C.: Carnegie Institution of Washington.

Johnson and Graham’s Lessee V McIntosh 21 U.S. (8 Wheat.) 543, 5 L.Ed. 681(1823).

Rivera-Pagan, Luis N., 1991, « Cross Preceded Sword in ‘Discovery’ of the Americas, » in Yakima Nation Review, 1991, Oct. 4.

Story, Joseph, 1833, Commentaries on the Constitution of the United States Vol. 1 Boston: Little, Brown & Co.

Thacher, John Boyd, 1903, Christopher Columbus Vol. 11, New York: G.P. Putman’s Sons.

Williamson, James A., 1962, The Cabot Voyages And Bristol Discovery Under Henry VII, Cambridge: Cambridge University Press.

Wheaton, Henry, 1855, Elements of International Law, Sixth Edition, Boston: Little Brown, and Co.

Ziegler, Benjamin Munn, 1939, The International Law of John Marshall, Chapel Hill: The University of North Carolina Press.

Steve Newcomb est un Indien Shawnee & Lenape. Pendant plus d’une décennie, il a étudié les origines  de la loi fédérale sur les Indiens des Etats-Unis et de la loi internationale, qui remontent toutes deux aux premiers jours de la chrétienté. Il met en ce moment même la dernière main à son livre , Pagans In the Promised Land: Religion, Law, and the American Indian.